Tout s’organise, tranquillement mais mécaniquement », sourit Renaud Muselier, pilote pour Renaissance de l’union de la droite aux municipales, à Marseille. Un mois après que le parti présidentiel a mis sur la table ses propositions ainsi qu’une charte des valeurs pour le scrutin à venir, le président de Région est venu annoncer, ce mercredi midi, au côté de la candidate Martine Vassal, dans une brasserie de la place Castellane, qu’un accord programmatique avait été trouvé pour cette campagne.
« Le travail que l’on a présenté est issu d’un travail militant engagé il y a plus de six mois », présente Gérard Blanc, membre du bureau de Renaissance dans les Bouches-du-Rhône. « Dans ces propositions, il y en a 95% que je fais miennes, sourit de son côté Martine Vassal. ça ne m’étonne pas énormément, beaucoup de choses nous rassemblent. » Et de citer l’ouverture d’un bureau à Bruxelles pour travailler sur les financements européens, la végétalisation de la ville, un droit opposable à la garde d’enfants pour les familles monoparentales, des conventions pour transférer propreté, voirie et écoles aux mairies de secteur… En taisant les divergences. Quant à la charte de valeurs, « j’aurais pu l’écrire », jure-t-elle. Celle-ci défendait la nécessaire union, en appuyant : « Ces alliances devront exclure toute association, directe ou indirecte, avec l’extrême droite, LFI, ou des personnes dont la moralité serait incompatible avec nos principes d’intégrité, de transparence et d’humanisme. » Une alliance « exigeante », rappelle le co-responsable de la communication de Renaissance 13, Maxime Boudet. « Et c’est réciproque », rebondit la candidate.
L’investiture officielle des Républicains obtenue une semaine plus tôt, reste à obtenir celle du parti présidentiel. « J’ai demandé que Marseille soit programmée dans le dispositif, la date arrivera en temps et en heure », explique Renaud Muselier. C’est que, pour l’instant, la formation d’un gouvernement accapare les esprits au niveau national. Mais, glisse-t-il, la candidature de Martine Vassal est regardée « avec un œil bienveillant ». Quant aux équilibres sur la liste, « on fait le quoi avant le qui », glisse le responsable départemental de Renaissance, Bertrand Mas-Fraissinet.
Cela se fera, pourtant, sans l’ex-maire et député des 9-10, Lionel Royer-Perreaut. Dans un entretien à La Provence ce mercredi soir, celui-ci a annoncé se retirer de la vie publique, sans apporter de soutien à Martine Vassal. « Trop de choses aujourd’hui me séparent d’elle », explique-t-il. Et d’appuyer : « Pour qu’il y ait confiance, il faut qu’il y ait une forme de cohérence. »
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