Tag: Ville

  • Un centre d’imagerie médicale pour la clinique de l’Étoile à Aix

    Un centre d’imagerie médicale pour la clinique de l’Étoile à Aix

    Proche de la bâtisse mère de la clinique de l’Étoile, de nouveaux locaux sont récemment sortis de terre. 530 mètres carrés de bâtiments préfabriqués abritent désormais un IRM, et un scanner. Le centre d’imagerie, qui accueille déjà les patients depuis cet été va « compléter l’offre de soins qu’on avait sur l’Étoile, et pour les patients ici, mais aussi pour les patients de l’extérieur », précise sœur Marie Foucault, médecin généraliste. Ces machines ? « La technologie au service de l’humain », conclut-elle. Et installées dans un lieu « imaginé en circuit et en consultation avec nos équipes », précise de son côté Hugues Lebel, directeur de l’établissement.

    Une maternité à l’origine

    À la fois association à but non lucratif et établissement de santé privé d’intérêt collectif, la clinique est une référence sur le territoire en termes de service mère-enfant. Celle-ci vient de fêter ses 50 ans et la naissance du 100 000e bébé. Historiquement née comme maternité, la clinique propose désormais une offre plus large d’accompagnement, allant de la périnatalité, au post-partum, en offrant aussi soins et prise en charge autour de la fertilité, la ménopause… Sans compter son pôle orthopédique pour enfant, son centre de rhumatologie, son travail de dépistage du cancer… « On s’intègre aussi dans toute la vision portée par L’agence régionale de santé (ARS) et les CPAM, qui se demandent comment l’on peut diminuer le coût de la santé, en améliorant le diagnostic, en évitant les reprises, en comprenant donc mieux ce qu’il se passe », contextualise Hughes Lebel. L’investissement massif dans ce nouveau matériel, pour l’établissement – avec une caution financière du Département et de la Ville d’Aix ont permis de financer ce projet entre 5 et 6 millions d’euros – est l’une des étapes de son plan Clinique 2030, qui va vers la multiplication de ses offres de soin, notamment dans les hospitalisations de jour qui se développent sur la clinique. « Les gens qui viennent à l’Étoile viennent de très loin », précise Hughes Lebel, qui estime que d’ici janvier 2027, 18 parcours devraient composer l’offre de l’Étoile.

  • À La Seyne, Révolution Écologique pour le Vivant dénoncent la mauvaise gestion de l’eau par la droite

    À La Seyne, Révolution Écologique pour le Vivant dénoncent la mauvaise gestion de l’eau par la droite

    « Madame la Présidente, nous nous permettons de nous adresser à vous à propos de la situation inquiétante de la Seynoise des Eaux qui assure la gestion de la distribution de l’eau potable sur la Seyne », alerte le comité local de Révolution Écologique pour le Vivant.

    Et de rappeler que, créée en 2017, cette Société d’économie mixte à opération unique (Semop) était bénéficiaire jusqu’en 2022, y compris après une baisse des tarifs en 2017 qui a profité aux abonnés seynois.

    « Aujourd’hui, le constat est accablant, puisque le déficit cumulé pour les trois dernières années sous la présidence des équipes de Bicais-Minniti avoisinerait le 1,8 million d’euros », ajoutent les militants qui crient au scandale et à l’incompétence.

    Les comptes n’y sont plus

    Et de poursuivre : « Il est en effet inconcevable, et nous ne doutons pas que vous partagez notre avis, que la gestion de l’eau potable de la deuxième ville du Var soit traitée de façon aussi calamiteuse ».

    Le comité demande à ce que soit mis un terme à cette situation et considère « qu’il n’est pas question que l’argent public vienne renflouer une société incompétente ».

    Aussi pour que la clarté soit faite, les militants souhaitent l’organisation d’une réunion publique regroupant les administrateurs de la Seynoise des Eaux, avec donc les représentants de la municipalité, ceux de la Métropole et ceux de SUEZ, et les représentants des CIL pour prendre en compte les intérêts des consommateurs. Et de conclure : « Cela permettrait de mettre en œuvre des solutions pérennes qui ne devront en aucun cas pénaliser les abonnés seynois ».

  • La municipalité de La Seyne a-t elle des griefs envers la Résistance ?

    La municipalité de La Seyne a-t elle des griefs envers la Résistance ?

    L’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (Anacr) a été privée de parole pour la cérémonie du 26 août commémorant de la libération de La Seyne.

    « Et ce n’était qu’un début », s’indigne Louis Vaisse, en expliquant que lors de la réunion du comité de coordination des anciens combattants de La Seyne, le 7 septembre, l’élu délégué par la municipalité a indiqué qu’elle ne serait plus autorisée à intervenir officiellement lors de cet hommage. Et qu’elle devrait se contenter de lire le message national lors de la cérémonie du 27 mai, Journée nationale de la Résistance depuis 2013. « Ce qui, aux dires du représentant municipal, est déjà bien suffisant ! », rapporte le militant.

    Plus grave encore, le comité local qui emmène une centaine de collégiens sur les lieux de mémoire à Signes où ont eu lieu des massacres de Résistants, en sollicitant les communes de La Seyne et Six-Fours pour le prêt d’un bus, s’est vu opposer un refus tout aussi catégorique de l’élu de l’ex-cité des Chantiers. Ce dernier déclarant : « Cela vous arrange bien que cela soit à Signes. Pourquoi n’allez-vous pas dans le haut Var ? » Pour mémoire, Signes fait également partie des communes tombées dans les bras du Rassemblement national. Le parti à la flamme, héritier de celui créé avec Jean-Marie Le Pen par d’anciens membres de la Waffen SS craignant peut-être que soit rappelé que leurs aînés n’étaient pas vraiment du bon côté de l’Histoire.

    Alors que la sortie pédagogique vise à faire vivre le devoir de mémoire en évoquant deux mouvements de résistance, un réseau de renseignement, et d’expliquer ce qu’est une nécropole nationale. Mais aussi leur faire découvrir, in situ, le lieu où s’est effectuée la jonction entre une partie de l’armée du général de Lattre de Tassigny et les résistants lors de la bataille de Toulon.

    Mais pas question d’en rester là, promet Louis Vaisse.« Nous allons donc réitérer nos demandes chaque année. Et nous serons à Signes, en espérant trouver une solution pour y emmener les élèves, comme chaque année sous les municipalités précédentes », conclut le comité local.

  • [Maj] Avignon : choc au sein de la majorité après le décès de Michel Adam

    [Maj] Avignon : choc au sein de la majorité après le décès de Michel Adam

    « Aujourd’hui, l’équipe municipale est en deuil », annonce ce mardi matin, Olivier Galzi. Le maire (DVD) d’Avignon fait part de la « disparition de notre ami Michel Adam, adjoint à la propreté et aux espaces verts ». L’élu, âgé de 65 ans, a été victime d’un malaise cardiaque lundi soir, peu après 20h, à la sortie du conseil communautaire tenu à Montfavet. Très rapidement pris en charge par les nombreuses personnes encore présentes à ce moment là, équipées d’un défibrillateur, avant l’arrivée des pompiers et du Samu, Michel Adam n’a donc pas survécu.

    « Michel n’était pas seulement un ami, c’était un frère d’armes dans la bataille que nous menons pour redresser notre ville. Le résultat spectaculaire qu’il avait obtenu en quelques mois sur le front de la propreté, était le fruit de son engagement : TOTAL, sans calcul, ni réserve », loue Olivier Galzi. Retraité de la fonction publique, Michel Adam avait travaillé pendant 40 ans dans les services municipaux d’Avignon jusqu’à devenir chef du service de la propreté. Une mission qu’il poursuivait désormais en tant qu’élu depuis mars.

    « Michel avait accepté à ma demande d’abandonner son travail au sein d’une société de nettoyage pour remplir la mission que je lui avais confiée : rendre notre ville, plus belle et plus propre. Il avait accepté de renoncer à une situation confortable, parce qu’il avait le sens de l’intérêt général, et qu’il aimait sa ville comme personne », rappelle le maire, très affecté, qui pense « aujourd’hui à ses enfants et à sa famille » et « pleure la disparition d’un homme de valeur et de conviction ». Michel Adam était un cadre de la majorité, en lien quotidien avec Olivier Galzi sur une thématique qui était l’une des trois priorités du mandat.

    Cette disparition brutale ébranle forcément la majorité, dont plusieurs membres ont été des témoins directs du drame, mais aussi car Michel Adam était apprécié. « Un homme doté d’un immense goût de vivre, d’un humour communicatif et d’un sourire généreux qu’il partageait volontiers », souligne la Ville dans un communiqué. La prochaine séance du conseil municipal lundi prochain, 28 septembre, sera forcément chargée en émotion. Cela reste encore à confirmer, mais selon l’ordre de la liste aux municipales, Stéphane Gérard est appelé à le remplacer au sein de l’assemblée municipale.

  • À Gap, les habitants invités à s’exprimer sur la rocade

    À Gap, les habitants invités à s’exprimer sur la rocade

    Pensé dès les années 1970 pour désengorger le centre-ville, le projet d’aménagement de la rocade de Gap avance. L’enquête publique sur la section Sud de la rocade a débuté le 7 septembre et s’étend jusqu’au 9 octobre. Elle a pour but d’informer le public sur le projet, mais aussi d’assurer sa participation en lui permettant de donner son avis.

    Avec un coût total estimé à 28,3 millions d’euros, il est prévu pour la section Sud un aménagement de 2,4 km entre le carrefour du Sénateur et la route de Marseille (RN85). Une piste cyclable longera tout le long de cette rocade. Un pont sera aussi construit au-dessus de la voie de chemin de fer, ainsi qu’une passerelle piétons-cycles.

    « Ne pas perdre

    une minute de plus »

    « En dépit des difficultés techniques qui affectent la section centrale de la rocade, portée par l’état, la suite du projet, dont la Ville de Gap a obtenu la maîtrise d’ouvrage unique, avance », a indiqué la Ville de Gap dans un communiqué, en début de semaine.

    « L’objectif est de ne pas perdre une minute de plus dans ce dossier », explique le maire de Gap, Roger Didier. Il rappelle que parallèlement à cette enquête publique, les services techniques travaillent sur la section Nord. « Notre volonté est de lancer la concertation publique d’ici la fin de l’année ou au tout début de l’année prochaine. La priorité reste de mettre en service la section Nord le plus rapidement possible après l’ouverture de la section centrale, que l’état annonce pour la fin de l’année prochaine. » À la suite d’un glissement de terrain en septembre 2025, les travaux de la partie centrale ont été interrompus. Ils ont repris depuis le 20 juillet 2026.

    Le dossier d’enquête publique est consultable à la mairie ou sur le site de la préfecture. Le public peut porter ses observations en mairie ou via pref-rocadesudgap@hautes-alpes.gouv.fr

    Agathe Di Lenardo

  • À Toulon, des bébés tortues ont émergé de leurs œufs

    À Toulon, des bébés tortues ont émergé de leurs œufs

    Après 45 jours d’incubation, une vingtaine de tortillons de tortue caouanne ont émergé du premier nid de tortue marine jamais recensé sur la commune. Suivie par l’association Émergence avec le soutien de la Ville, de TPM, du Yacht Club et de la police municipale, cette naissance permet aussi de mener une étude scientifique sur le comportement des jeunes tortues dans un environnement urbain marqué par la pollution lumineuse.

  • À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    « C’est pour qui l’inscription, pour le loulou ? » « Il est déjà prêt et en tenue ! », lance une mère dans la file d’attente du stand des Golgoths 13. Parmi les centaines de chapiteaux blancs installés sur la pelouse du complexe sportif du Val de l’Arc, où se tenait ce samedi 5 septembre la 27e édition du Salon des sports, réunissant le public et les associations sportives de la ville, le club aixois de basket enregistre les inscriptions et présente ses calendriers. « Il y a une corrélation entre la fréquentation des clubs et les derniers JO, observe Max, directeur sportif des Golgoths 13. Il y a un impact sur le nombre d’inscrits. C’est le cas notamment pour le club de basket. »

    Un peu plus loin, l’association du Club handisport aixois interpelle les passants, flyers étalés sur la table. « Je dois dire que notre club se porte bien ! On est l’un des meilleurs clubs français en natation et en tennis de table, on est plutôt bien soutenus, estime Azzedine Mzouri, directeur sportif. Au niveau du Département, de la Région, la Ville, on n’est pas mal lotis. Même si l’on sait que ça va aller de pire en pire. Il va falloir qu’on compense, qu’on essaie de voir. »

    273 structures

    Pour l’instant, l’heure est surtout à la promotion des valeurs « de partage », conclut le sportif. Au club d’Escrime Pays d’Aix (EPA), on estime « que le cas est différent, on est un sport de niche », décrit Camille Leprince, président de l’EPA. Il ajoute : « On survit aux modes passagères, c’est là, c’est ancré. On a un savoir-faire exceptionnel. »

    Entre deux visites de stands, Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix, qui a inauguré l’événement, rappelle les distinctions obtenues par la ville, le label Terre de Jeux 2024 et le titre de Ville européenne du sport 2024 : « C’est très important d’être regardé de cette manière-là, parce que ça attire évidemment les subventions – les temps sont complexes et le seront encore plus demain – mais c’est aussi une fierté pour tout le monde associatif que la ville soit qualifiée de cette manière. » L’élue qualifie Aix de « ville d’excellence sportive ». Hervé Liberman, adjoint aux sports, met en avant « l’engouement » pour la pratique du sport dans la capitale de Provence : 273 clubs sportifs, pour 60 disciplines et 35 000 licenciés, un chiffre « qu’on maintient ». La Ville indique consacrer aux associations sportives un budget de 3,2 millions d’euros en fonctionnement et de 810 000 euros en investissement. Sur le terrain du Salon étaient aussi présents des élus de l’opposition municipale de gauche, dont le député Marc Pena (PS). Ils appellent « la mairie à rouvrir une Maison des associations ».

  • À Carpentras, un arrêté « anti-mendicité » passé dans l’ombre

    À Carpentras, un arrêté « anti-mendicité » passé dans l’ombre

    Alors qu’à Avignon, l’arrêté « anti-mendicité » acté discrètement par le maire Olivier Galzi (DVD), fin août, avait finalement fait grand bruit avec des recours déposés contre sa mise en place, une décision similaire est passée entre les mailles du filet à Carpentras. En effet, dès le 8 avril, le maire Hervé de Lépinau (RN) a pris un arrêté qui poursuit « les troubles à l’ordre public et à la salubrité publique, provoqués notamment par les actions de mendicité et les comportements liés à la consommation abusive d’alcool ».

    Périmètre défini

    Sont interdits précisément « la consommation de boissons alcoolisées lorsqu’elle est de nature à provoquer des rixes, du bruit ou du tumulte », le « maintien prolongé, en position assise ou allongée, de personnes ou d’animaux qui gênent le libre passage des piétons ou perturbent l’ordre public », mais aussi « les quêtes d’argent faites de manière agressive aux terrasses de cafés, sur les parvis d’église, parvis de la gare SNCF, parcs, jardins publics et aux feux tricolores ». Le tout du 8 avril au mercredi 30 septembre inclus. L’arrêté s’applique aux voies, places, parcs, jardins et lieux publics de Carpentras « compris dans le périmètre délimité par les boulevards de ceinture », précise l’arrêté.

    Contactée par La Marseillaise, la municipalité carpentrassienne n’a pas répondu à temps à nos sollicitations pour que sa réponse puisse figurer dans cet article. Toutefois, l’arrêté expose plusieurs motivations, parmi lesquelles « assurer la sûreté et la commodité de passage sur les voies publiques », « garantir la quiétude des personnes fréquentant les jardins et parcs publics ainsi que les chalands » ou encore de « prévenir et faire cesser les troubles de voisinage, les bruits et les tapages, de prescrire toutes les mesures utiles, nécessaires au maintien du bon ordre ».

    Recours impossible

    Un arrêté évoqué dans la tribune libre du magazine de la Ville, en début d’été, par la conseillère d’opposition Pauline Cittadini (Parti Animaliste), du groupe « Ensemble, fiers de Carpentras », issue de liste du maire sortant Serge Andrieu, qui a depuis démissionné du conseil municipal. Le délai de recours étant de deux mois à compter de la publication du document, il était déjà trop tard pour engager une procédure. Ce que l’élue d’opposition regrette amèrement : « Il concerne quasiment tout le centre-ville, petites rues incluses. Donc, le principe de proportionnalité n’y est pas pour moi. Mais je suis tombée dessus trop tard. »

    Contactée, la section locale de la Ligue des droits de l’Homme assure qu’un recours sera déposé en cas de prolongation de l’arrêté.

    La confidentialité des courriers interroge

    Des inquiétudes ont également été soulevées par des élus d’opposition, à Carpentras, concernant l’apparition, dans un formulaire, d’une case demandant l’autorisation pour la municipalité d’ouvrir les courriers des conseillers municipaux. Des soupçons de manœuvre quelque peu fourbe qui ont fait tiquer. « J’ai bien refusé pour ma part. Il paraît que c’est normal, mais c’était tout de même bizarre », confie l’opposante Pauline Cittadini (Parti Animaliste). Mais cela semble en réalité émaner plutôt d’une très forte inspiration du premier résultat d’une recherche web, quand on tape « formulaire de collecte des données des élus ». En effet, sur cette page du site de partage de documents Scribd figuraient également ces fameuses cases et demandes. Contactée, la municipalité de la capitale du Comtat Venaissin n’a pas répondu à nos demandes.

    M.S.

  • La mairie d’Avignon s’oppose à la fermeture des bureaux de poste

    La mairie d’Avignon s’oppose à la fermeture des bureaux de poste

    La municipalité d’Avignon ne veut pas voir fermer les bureaux de poste de la place Pie et du quartier Saint-Jean.

    Contactée par La Marseillaise, la Ville confirme militer pour le maintien de ces lieux qui « font partie des services nécessaires aux Avignonnais ». Un courrier a été adressé au groupe en ce début de semaine pour demander des explications à La Poste. Tandis qu’un rendez-vous avec le syndicat Sud PTT devrait être organisé sur la question.

    Le groupe avançait de son côté comme arguments de « nouveaux usages des clients », une « baisse du volume du courrier envoyé » et une « digitalisation des opérations postales et bancaires » entraînent une « une diminution de la fréquentation des bureaux de poste ».

    Services publics et Sénat

    Une situation qui entraîne des réactions jusqu’aux candidats aux sénatoriales. Cette fois, alors que le sénateur Lucien Stanzione (PS) s’était dressé contre la fermeture du bureau de Saint-Ruf, c’est la liste insoumise qui s’insurge. « Ce n’est pas une fatalité, c’est le résultat de choix politiques et budgétaires dont les sénateurs sortants doivent répondre », avancent les membres dans un communiqué de presse. Sont évoqués divers votes, notamment celui d’une Charte constitutionnelle des services publics en 2024. Mais aucun des sénateurs n’a voté pour en Vaucluse.

    « On ne peut pas prétendre “défendre les territoires”, puis, à Paris, voter contre les garanties de financement et de proximité des services publics ou laisser passer les budgets qui les fragilisent ! », concluent-ils.

  • [C’est l’été] À Marseille, les jeudis, tango nocturne place de l’Opéra

    [C’est l’été] À Marseille, les jeudis, tango nocturne place de l’Opéra

    À Marseille la référence majeure, c’est depuis le début des années 1990 la place de l’Opéra. Pionnière pour sa création en novembre 1989, l’association les Trottoirs de Marseille actuellement présidée par Michel Raous avait obtenu l’autorisation de la mairie pour investir cet espace. Installer la sono, des tables conviviales pour les pauses et les rafraîchissements est une évidence de l’été : excepté pendant la Covid, cette tradition s’est rarement interrompue.

    Pour les balades urbaines, une danse idéale.

    Jeudi 13 août, 80 ou 100 danseurs, les couples se succédaient. Olga Chalica, DJ venue d’Alicante, accompagnait les séquences. Cinq ou six couples « meilleurs » que d’autres donnaient le ton de la soirée. Les danseurs pensent avec leur corps et ne savent pas exactement de quoi ils sont capables. Leur ressenti, ce peut être un sentiment brusquement intense, un mystérieux mixte d’intimité, de technique et de musicalité. Chacun connaît sa grammaire personnelle tout en restant à l’écoute des intuitions et des mouvements d’autrui. Talons hauts et jupes fendues ne sont pas fréquents. Point de machisme abusif, la domination masculine et le consentement féminin s’estompent. Presque aussi souvent que les hommes, les femmes font les premiers pas pour changer de partenaire. Dans de nombreuses configurations, le guide du couple est à présent une femme. Des couples queer, hommes et femmes viennent volontiers danser. Dans un récent article, le sociologue marseillais Christophe Apprill a raconté cette évolution.

    Chez tout danseur de tango on peut approcher une partie de son histoire. Chercheur au CNRS, Michel Raous affectionne dans les textes de tango une exagération proche du meilleur humour. Lily estime que sans tango, sa vie n’aurait pas la même saveur. Par ailleurs requise par la photographie, Estelle Doehr a voulu approfondir les amitiés et les rencontres que lui procura cette danse en animant avec d’autres, entre 2005 et 2011, l’association Rue du Tango. Elle a produit des milongas en compagnie de la géographe Élisabeth Dorier qui a inventé pour les danseurs des itinéraires pas du tout conventionnels, du côté du Racati, de Saint-Barnabé ou bien de Gèze.