Tag: Vie associative

  • Un plaidoyer pour favoriser le sport populaire

    Un plaidoyer pour favoriser le sport populaire

    Gouvernance partagée, accessibilité des équipements, financements sécurisés, égalité femmes-hommes, inclusion… Dans un plaidoyer co-construit depuis cet automne avec ses clubs et ses comités, la FSGT appelle les municipalités à remettre le sport associatif de proximité au cœur de leur action. Au-delà des mesures, elle propose une méthode.

    Née en 1934 de la fusion de deux fédérations de sports ouvriers (USSGT et FST) face à la montée du fascisme, la FSGT revendique un héritage et une vision. Celle d’un sport populaire, associatif et émancipateur. « La FSGT a mis l’accessibilité au sport pour toutes et tous au cœur de son projet », rappelle Thomas Valle, coordinateur général de la fédération.

    Le contexte budgétaire tendu renforce l’urgence. « Le mouvement associatif subit des coupes qui fragilisent un service d’intérêt général : l’accès aux activités physiques et sportives », alerte Céline Machado, coprésidente de la FSGT, qui plaide pour consacrer 1% du budget de l’État au sport. Et les municipales doivent être un tournant : « Le sport associatif ne peut plus être une variable d’ajustement. Les clubs, bénévoles et pratiquants doivent être associés aux décisions locales (…). Agir pour l’égalité, ce n’est pas communiquer, c’est transformer les conditions d’accueil, de pratique et de gouvernance. »

    Ce plaidoyer, adressé aux candidats de l’arc républicain, décline neuf propositions avec l’objectif de proposer des solutions opérationnelles, pensées depuis le terrain, et structurées autour d’une conviction : sans coopération locale, pas de service public du sport. Première brique : gouverner ensemble.

    Pour Timothée Brun, en charge du développement du pôle vie associative fédérée, il s’agit d’instituer des lieux stables de dialogue où élus, services, associations et habitants co-construisent les priorités. Cette « culture de coopération » s’incarne dans un projet associatif municipal, un document-cadre négocié, qui fixe les règles. Quand un conflit surgit pour un créneau retiré ou une subvention contestée, la FSGT préconise un dispositif de médiation. L’enjeu ? Protéger la capacité d’action des associations.

    Deuxième brique : faire du sport un bien commun local. La FSGT invite les villes à co-concevoir leurs politiques enfance/jeunesse et pratique familiale avec les clubs, en s’appuyant sur l’expertise de terrain en matière de créneaux ou d’accompagnements… Une approche qui doit irriguer la planification des équipements, leur rénovation et la construction d’infrastructures de proximité, multifonctionnelles et ouvertes sur la base d’une une mise à disposition gratuite et équitable et de critères objectifs entre clubs. La FSGT porte une attention particulière à l’application de la loi de 2022 pour l’accès aux installations scolaires hors temps d’école, et celle de 2005 leur accessibilité universelle.

    Troisième brique : agir à l’échelle réelle des pratiques, car les vies quotidiennes ignorent les frontières administratives. La FSGT prône une action à l’échelle des bassins de vie avec des coopérations intercommunales ou départementales, une articulation avec le tissu socio-économique (les CE propriétaires d’équipements), la mutualisation des infrastructures et les financements croisés.

    Sans moyen, il n’y a pas de sport associatif

    Quatrième brique : sécuriser l’assise financière des clubs en sortant de la logique des appels à projets pour revenir à des financements de fonctionnement pluriannuels, fondés sur des critères transparents. Ces conventions pluriannuelles d’objectifs partagés doivent être co-élaborées « avec des objectifs communs, lisibles, évaluables ». La FSGT propose d’intégrer l’égalité femmes-hommes dans les critères de subvention. On parle ici de conditions d’accueil, parité des responsabilités, accès aux fonctions dirigeantes, efforts de formation et encouragement à la pratique. Une incitation structurante qui pousserait les clubs à faire évoluer leurs gouvernances et leurs pratiques.

    Cinquième brique : inclusion et innovation sociale. De nombreux clubs FSGT portent des projets d’inclusion : actions contre les violences et discriminations, pratiques partagées entre personnes en situation de handicap et valides, événements dédiés à des publics éloignés… La FSGT demande aux villes de faciliter ces démarches, comme elle demande d’encourager la sobriété matérielle et d’accompagner la transition écologique par de la formation.

    Reste un pilier transversal : le bénévolat. Sans bénévoles formés, pas de club vivant. La FSGT propose que les municipalités déploient des offres de formation et orientent les acteurs vers les fédérations, Cros/Cdos (Comité régional ou départemental olympique et sportif), le Mouvement associatif. Un investissement à long terme qui professionnalise l’engagement tout en préservant sa gratuité.

    Au final, la FSGT ne livre pas un catalogue, mais une méthode de gouvernance locale du sport. « Sans moyens, il n’y a pas de sport associatif fort. Et sans sport associatif fort, il n’y a pas de société juste et solidaire », martèle Céline Machado, déterminée à faire du sport un levier de transformation sociale.

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    La FSGT adresse neuf propositions aux candidats et futurs élus municipaux, articulées autour de trois axes : le rôle des associations dans la vie démocratique locale, l’action municipale pour le développement du sport, de la vie associative et de l’éducation populaire, puis le soutien aux associations et clubs, espaces de construction de la citoyenneté.

  • La grande collecte est lancée dans toute la ville de Martigues

    La grande collecte est lancée dans toute la ville de Martigues

    Les bénévoles sont déjà à la sortie des commerces. Depuis le 17 janvier, l’opération Martigues solidaire se déploie dans les quatre coins de la ville, supermarchés, entreprises partenaires, services municipaux, centres sociaux, lycées, collèges, Maison des jeunes et de la culture… L’objectif : collecter un maximum de denrées alimentaires non périssables et de produits d’hygiène au bénéfice des associations Partage, le Secours populaire, la Croix rouge, le Secours catholique, les Équipes Saint-Vincent et les Restos du cœur. Chaque don est échangé contre un ticket solidaire permettant d’assister au concert de Chimène Badi, qui se déroulera le 6 février à la Halle de Martigues.

    Des synergies

    « Avec cet événement, il y a une double solidarité, affirme Valérie Fernandez-Campazzo, responsable du service de la vie associative. D’abord, la générosité des habitants, qui est toujours au rendez-vous. » « Une année, un gamin du collège avait oublié de ramener un don, se remémore Bernard Mercier, président de Partage. Il a mis son goûter dans le caddie à la place ! » L’agente de la Ville reprend : « Et puis, il y a la solidarité entre les associations, qui se partagent le trésor. »

    Mis en place il y a 9 ans, ce rendez-vous annuel est important pour ces structures. L’an dernier, 10 tonnes de dons avaient été collectées. Mais au-delà, cette manifestation orchestrée par la Ville de Martigues a permis aux associations de « créer de véritables liens d’amitié, de confiance, de vrais partenariats tout au long de l’année », glisse Valérie Fernandez-Campazzo. Une énergie commune et des synergies positives pour les bénéficiaires, qui ne s’en voient que mieux accompagnés.

  • Séverine Dellanegra se présente en gage de stabilité politique à la mairie de Saint-Martin-de-Crau

    Séverine Dellanegra se présente en gage de stabilité politique à la mairie de Saint-Martin-de-Crau

    À peine un an et demi sépare le début du premier mandat de Séverine Dellanegra des élections municipales de 2026. La maire (SE) de Saint-Martin-de-Crau, candidate déclarée à sa succession, a inauguré sa permanence électorale, vendredi matin, en centre-ville.

    « Aujourd’hui, la stabilité est revenue, la sérénité aussi, et le dialogue est renoué. Les projets avancent et la ville a retrouvé sa voix », affirme la candidate, élue dans un contexte politique local déstabilisé.

    Séverine Dellanegra considère que « Saint-Martin-de-Crau est une ville avec une identité forte, un patrimoine à défendre, des traditions à préserver et un monde agricole auquel nous sommes profondément attachés ». « C’est une ville qui doit continuer à investir pour améliorer ses services publics, son environnement, sa qualité de vie », avance la candidate, pour qui « une ville doit écouter protéger rassemblés dans un esprit de solidarité et de respect ».

    « Un projet sérieux »

    Séverine Dellanegra annonce plusieurs réunions dans le cadre de la campagne « sur la santé, la solidarité, la sécurité, l’environnement, l’agriculture, les services publics, la culture, le sport et la vie associative ». « Ces rencontres ne sont pas des promesses, mais une méthode », affirme la candidate, pour « construire un projet municipal avec sérieux, sans clientélisme ni promesse irréaliste ».

    Élue avec 41% des voix au second tour des municipales partielles de novembre 2024, avec une abstention de 43%, l’actuelle maire pourrait faire face à Tania Teixier (SE), qui pourrait annoncer sa candidature prochainement.

  • Gaby Charroux veut préserver l’art de vivre des villages

    Gaby Charroux veut préserver l’art de vivre des villages

    « Nous voulons préserver ce qui fait notre ville, mais pas la figer », tel l’explique le maire-candidat (PCF) Gaby Charroux aux participants à la réunion publique organisée à la salle de réception du Domus, à Carro samedi matin, dans le cadre de la campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026.

    À Carro et aux alentours, le maire sortant affirme vouloir « conserver l’art de vivre de Martigues et ses villages » et cela implique la vie associative. Le président du comité des fêtes de Carro, Marc Troulier relève qu’« il n’y a qu’à lever la main pour avoir des tables, des chaises, de l’eau et le terrain, dont on a jamais payé de droit d’occupation pour les fêtes, contrairement au Port départemental. On a même un électricien sur les 3 jours de fête ».

    Marc Troulier observe une « saisonnalité » dans la vie des villages, parlant d’un « impact sur la population » notamment sur le plan du logement. Le maire sortant connaît cette contradiction : « C’est le revers de la médaille » de la préservation du territoire, « en contrepartie c’est dur et cher de se loger », reconnaît-il. Mais c’est un choix, « on ne bétonnera pas la Méditerranée », affirme Gaby Charroux, qui annonce travailler en prime « à la création de zones agricoles protégées » sur la plaine de Saint Julien, pour « figer » le rôle de ce lieu.

    Du logement contrôlé

    À propos de logement, un participant avance que « la perte d’identité » des habitants viendrait du fait qu’« une partie de notre population n’est pas martégale ». Il demande : « Allez-vous continuer à faire du logement social ? À être au-dessus des quotas ? Allez-vous demander à avoir la main sur qui on y met ? ». « La question se pose », répond Gaby Charroux, « nous sommes à 28% de logement social quand les obligations sont à 25%. On a besoin de rénover mais aussi de veiller au peuplement », argumente l’édile, indiquant travailler « avec les bailleurs pour ne pas servir de déversoir à d’autres endroits ».

    Le maire ne renonce pas à construire. « Il faut produire 180 logements par an pour les habitants actuels de Martigues (…) et 70 de plus pour l’arrivée de nouveaux salariés de la zone industrielle de Fos », indique Gaby Charroux, que ce soit par le privé ou en logement social. Soit 250 logements à produire à l’année, avec du social « contrôlé » de l’avis du maire, et du reste avec « de l’accession à la propriété pour les martégaux ».

    Autre sujet local, la « voirie dégradée » soulevé par un autre participant. Gaby Charroux rappelle que certaines sont communales, et d’autres départementales, comme la route des Bastides. « Un côté est rénové car nous avons demandé la maîtrise d’ouvrage temporaire, le reste le sera dès que nous aurons solutionné le ruissellement de l’eau avec la Métropole », annonce le maire candidat.

    Prochaine étape, le bilan de mandat de l’équipe sortante sera présenté samedi 17 janvier prochain à 10h, salle Raoul Dufy.

  • Café, salon et marché pour relancer Shebba

    Café, salon et marché pour relancer Shebba

    Bien installée dans le fauteuil la tête renversée dans le bac à shampoing, Karima, huit fois grand-mère, se « laisse, enfin, chouchouter », entre les mains expertes d’Inès. « Ni le temps, ni l’argent, ça faisait un an que je n’ai pas vu de coiffeur », justifie-t-elle. à la Busserine, Shebba vient d’inaugurer son salon de coiffure solidaire, à destination des femmes aux revenus modestes, à partir de 8 euros la coupe.

    « On l’attendait depuis deux ans. Il y en avait un, il y a 20 ans », expliquent Haguera, Ouarda et Dalila, qui discutent au fond du salon, autour d’un café. Toutes adhérentes de Shebba depuis des années, elles y sont venues « pour des papiers, l’aide aux devoirs ou à l’alphabétisation, l’accès au numérique, un colis de Noël, les repas partagés, les fêtes, les sorties, les voyages, en Espagne, en Italie, une écoute, un conseil, ou simplement pour discuter… Sans ça, on resterait cloîtrées chez nous, avec nos soucis. »

    Ouarda y a même travaillé trois ans, avant de décrocher un emploi de médiatrice en économie d’énergie : « ça m’a aidé, alors aujourd’hui, j’aide à mon tour, en bénévole. »

    Mais l’association, qui œuvre sur tous les fronts, de la santé à l’éducation en passant par la lutte contre les violences, le décrochage scolaire et la prostitution des mineurs, se retrouve aujourd’hui confrontée à de grandes difficultés financières. Son activité est menacée, alors même qu’elle vient d’épurer une ancienne dette. Le poste d’adulte relais est arrivé à terme et Shebba n’a plus que trois salariées pour plus de 450 familles adhérentes, toutes très inquiètes.

    « Les subventions des pouvoirs publics ont diminué de 70 à 80% en dix ans, déplore Danielle Sautet-Vitiello, vice-présidente de Shebba, alors que les besoins augmentent dans nos quartiers, avec plus de primo arrivants, une population qui vieillit et se retrouve isolée, Shebba a toujours su s’adapter pour aider. » Pour Nina Guerrouj, coordinatrice, c’est l’incompréhension : « On est en pied d’immeuble à la Busserine. Quand les femmes rencontrent une difficulté, elles viennent nous parler. Ce n’est pas l’état qui leur vient en aide, c’est nous ! »

    Un Noël solidaire

    Parce qu’il s’y passe « de belles choses », les femmes de Shebba ne baissent pas les bras et diversifient « les actions qui pourraient aider à financer nos activités ». Un café solidaire a ouvert il y a un an, le salon de coiffure a été inauguré le mercredi 26 novembre. Un marché de Noël solidaire et une tombola avec de jolis lots à la clé (un canapé, week-end dans un mas provençal…) est également organisé le 13 décembre, de 10h à 18h, au 50, rue Breteuil (1er). On y trouvera les divines pâtisseries de Jasmine, des séances de sport, de yoga, des massages et de l’artisanat, le tout au bénéfice de l’association.

    Ce marché marque le lancement d’une campagne d’appel aux dons. « Une action grand public, avant de nous lancer dans une démarche auprès de fondations privées », précise Nina Guerrouj. Le désengagement des pouvoirs publics contraint le secteur associatif à repenser son modèle de fonctionnement… avec un air de retour à la charité.

  • La Région met la main à la poche pour les associations

    La Région met la main à la poche pour les associations

    Le secteur associatif tire la langue. Premières victimes de la cure d’austérité ayant frappé les collectivités territoriales de plein fouet, les associations doivent maintenant se plier en quatre pour garder la tête hors de l’eau. Avec 160 000 structures en Occitanie, ces dernières représentent un pan non négligeable de l’économie régionale, avec pas moins de 5 milliards d’euros de budget cumulé. Dès lors, il devient nécessaire de sauver le secteur. « Les choix budgétaires 2025
    -que ce soit pour les associations ou les collectivités- ont entraîné l’aggravation des difficultés et posent des problèmes. Nous avons souhaité maintenir nos politiques publiques, bien qu’il y ait eu une baisse budgétaire de 5%. Mais nous avons amplifié nos relations politiques pour être le plus efficace possible avec les associations
     », soutient Pierre Lacaze, vice-président PCF de la Région, chargé de la vie associative. Comprendre, plus les associer sur le processus de décision. « Le réseau associatif a un rôle considérable dans la République, c’est un interlocuteur à part entière pour travailler les politiques publiques », poursuit le vice-président.

    Malgré cette baisse, l’Occitanie contribue à hauteur de 33 millions d’euros pour le secteur associatif. Et lance pour la seconde année un appel à projets « pour une Région Occitanie plus inclusive et solidaire » d’une enveloppe de 700 000 euros, qui bénéficiera à 134 lauréats.

    13 000 emplois menacés

    Parmi eux, l’Association d’entraide et de reclassement social (AERS), qui lutte contre l’exclusion – 40 000 personnes ont été aidées dans l’Hérault. « Nous avons créé un partenariat avec d’autres associations pour la collecte et la distribution des produits de première nécessité hors alimentation. Les petites et moyennes associations sont souvent confrontées à des problèmes de logistique et cette synergie a permis de distribuer 220 000 produits », détaille Charlotte Cedo, directrice générale de l’AERS. Grâce à ce dispositif, pas moins de 700 000 euros auraient été économisés.

    L’appel à projets bénéficie également au mouvement associatif de l’Occitanie, qui œuvre à accompagner les associations sur le territoire et représente près de la moitié des structures régionales. « Nous avons lancé plusieurs dispositifs, dont Prev’asso pour accompagner les associations au bord d’une procédure judiciaire. Dépendant des tribunaux judiciaires, les associations n’ont pas d’interlocuteur quand elles sont en mauvaise santé financière. L’idée était de proposer un espace avec des professionnels pour échanger afin de faciliter la prise de décision en ayant une meilleure visibilité sur leur modèle économique », développe Erwann Favre, délégué régional du mouvement. Une aubaine pour le secteur, car près de 13 000 emplois associatifs seraient menacés en Occitanie. Au vu de leur apport dans la société, il est primordial de les sauver.

  • Les associations font leur rentrée en force

    Les associations font leur rentrée en force

    « En 2021, Benoît Payan le maire de Marseille décide de faire venir le festival des associations sur le Vieux-Port. Il se tenait jusque-là au parc Borély de manière beaucoup plus confidentielle. Et c’est tout de suite un succès pour les exposants et les curieux qui découvrent la richesse de cette ville », détaille Ahmed Heddadi adjoint en charge du lien social et de la vie associative. Et « cette année encore, ce sont des milliers de Marseillais qui sont attendus », lance-t-il.

    Près de 500 associations sportives, culturelles, artistiques, sociales, environnementales, engagées pour la santé ou encore la défense des droits sont présentes pour aller à la rencontre du public toute la journée. Septembre, c’est la rentrée, pour les petits et pour les grands, le sport c’est important. Rollers, marche nordique, danse, gymnastique, athlétisme, capoeira, arts martiaux, savate boxe, aviron, tir à l’arc, escrime, volley-ball, rugby… L’espace sports permet de découvrir mais aussi de se tester, libre à chacun ensuite de s’inscrire pour intégrer un club sportif.

    Dimanche, l’éventail des possibles est encore plus large avec une centaine d’associations de plus que l’édition précédente. Initiation aux échecs, ateliers d’écriture, activités d’astronomie, ou encore apprentissage des gestes de premier secours sont au programme à moins que votre cœur ne penche vers une activité artistique. Ateliers de percussions, démonstration de chant ou encore de danse…

    Sans oublier l’engagement et le bénévolat, maillons essentiels de l’associatif, regroupés dans un espace dédié. « Moi, j’aimerais bien aider les petits jeunes à faire leur CV », confie Mounir, 61 ans, sans emploi depuis peu. Devant la grille des offres de la maison des associations, le sexagénaire se dit prêt « à consacrer du temps plusieurs fois par semaine ». Et de poursuivre : « L’associatif j’en ai déjà fait, mais dans un tout autre domaine. »

    La Ville propose ce week-end son stand pour mieux faire connaître tous les services associatifs mis à disposition des Marseillais. « Le Covid a mis en difficulté ce maillage, nous avons été beaucoup vers les mairies de secteur, pour proposer des formations, pour apprendre à remplir les dossiers de subvention car c’est très complexe », explique l’élu. Et de compléter « nous avons mis ponctuellement à disposition gratuitement des espaces publics. De mémoire, nous n’avons jamais laissé tomber une association qui nous demandait de l’aide ». Pour lui pas de doute : « Marseille est une des villes, les plus engagées de France. Je le constate quand je parle en terrasse, le tissu associatif est très fort. »

    Toujours plus de solidarité

    « En termes de fréquentation du public, il y a environ 500 personnes qui passent par jour à la maison des associations notamment pour une activité sociale » note Erick Espel, responsable de la division services aux associations (DSA) pour la Ville. Par exemple « L’encre bleue association d’écrivains publics aide gratuitement tous les publics. Ils sont présents une demi-journée tous les jours, onze mois par an ». Cours de langues, aide pour les démarches juridiques, oasis de clubs sportifs, mais aussi culturel, la maison des associations est un lieu emblématique sur la Canebière depuis 35 ans, un incontournable tant pour la demande que pour l’offre avec un peu plus de 750 structures adhérentes. « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans », explique le responsable DSA. Par exemple « on voit des étudiantes venir monter leur structure pour faire de la distribution alimentaire ». La pandémie a été un révélateur pour la population notamment en termes de solidarité. « Mais l’existence de ces associations, est ponctuelle. Elle répond à un besoin », poursuit-il. Travailler en transversal, se connaître, échanger est très important. Pour exemple, « une fois par mois, une rencontre ouverte à tous, adhérents ou pas se tient en présence de l’adjoint en charge du lien social pour faire émerger des projets communs, c’est le Bla Bl’Asso ». L’objectif de la maison des associations est de passer le millier d’adhérents. Une antenne dans le 2e arrondissement a ouvert ses portes en février, et en novembre, ce sera au tour du 14e. Dans tous les cas, ce dimanche des centaines d’associations seront sur le pont pour rencontrer leurs futurs adhérents.

    « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans »

  • Ne pas déchirer le tissu associatif

    Ne pas déchirer le tissu associatif

    Septembre rime avec rentrée et fêtes des associations dans
    les communes. C’est l’occasion pour les bénévoles de rencontrer
    le grand public et de proposer une mosaïque d’activités et d’engagements. Mais derrière les sourires qui accueillent le public sur les stands, une vive inquiétude perce. Et pour cause. Comme le souligne la fédération des maisons de la jeunesse et de la culture, « entre 2005 et 2020 la part des subventions publiques a baissé de 41% dans le budget des associations au profit de logiques marchandes ».

    Après 2020, la tendance ne s’est pas inversée mais confirmée. Les collectivités locales ont été prises à la gorge par la crise énergétique, les conséquences de la Covid et le tour de vis budgétaire du gouvernement. Même situation chez les associations.

    Le pass Sport sacrifié

    Au sein de ces structures, indispensables pour la vie en société et la cohésion sociale, ce sont les bénévoles qui assurent l’essentiel du fonctionnement. Outre que ces derniers prennent de l’âge, les réformes antisociales, à l’instar de l’allongement de l’âge de départ à la retraite, fragilisent cet équilibre déjà précaire.

    D’autres mesures s’attaquent au tissu associatif à l’instar de
    la révision honteuse du pass Sport, désormais supprimé pour les enfants âgés de 6 à 13 ans. Cette aide aux familles, d’un montant de 50 euros par enfant, était pourtant essentielle pour nombre de foyers aux revenus modestes. Les associations sportives sont vent debout et dénoncent ce grave recul.

    En dépit des mauvais coups, les associations restent déterminées à jouer leur rôle citoyen dans la cité.

    Allez les rencontrer !

  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.

  • Martigues organise la rencontre des bénévoles et des associations

    Martigues organise la rencontre des bénévoles et des associations

    « Si on devait mesurer le dynamisme d’une ville au nombre d’associations, avec plus de 900 pour 49 000 habitants, c’est dire que Martigues est dynamique ! » lâchait le conseiller municipal (PCF) Gilles Picard, nouvellement délégué à la vie associative, lors d’un point presse organisé le 2 septembre dernier.

    La journée « À la rencontre des assos » organisée par la Ville démontre ce dynamisme par l’accueil de 130 de ces organisations sous la Halle ce samedi, de 10h à 18h. Parmi les nouvelles invitées, Les prestataires du cœur, venant en aide aux personnes malades du cancer (voir notre édition du 3 septembre) ainsi que Zoo’logique et Mundus. Ce forum est non seulement l’occasion de découvrir les associations culturelles, sportives, de loisirs ou de solidarité, mais aussi de favoriser les rencontres avec de futurs bénévoles.

    « Un lieu de rencontre »

    L’un des enjeux majeurs de ce rendez-vous est de répondre à l’un des principaux besoins des associations, quand 40% d’entre elles affirment manquer de bénévoles d’après une étude réalisée pour la Ville par le Réseau national des maisons des associations (RNMA). Pour ce faire, deux tableaux sont installés dans le hall d’entrée, pour d’un côté annoncer la recherche de bénévoles et de l’autre la recherche d’association où donner un peu de son temps.

    « C’est un lieu de rencontre entre les personnes qui veulent donner de leur temps et les assos qui cherchent », indique Valérie Fernandez-Campazzo, responsable du service vie associative de la Ville. « Nous sommes aussi là pour guider les futurs bénévoles vers les assos qui cherchent. Ça peut aller du simple coup de main ponctuel comme à la contribution d’un trésorier expérimenté », poursuit la responsable. Le « coup de main ponctuel » est d’ailleurs ce qui intéresse le plus des associations dans leurs recherches, pour 61% d’entre elles, d’après la même étude. Le mur des rencontres se trouve aussi à l’année dans la Maison de la vie associative (MVA).

    Et un moment d’échanges et de conseil

    La création et le développement d’une association, avec souvent l’embauche de salariés, exige des capacités, des connaissances et parfois un accompagnement. Les équipes de la Maison de la vie associative (MVA) se tiennent justement disponibles pour les porteurs de projet ayant besoin de conseils pour la création et la gestion d’une association. « C’est une structure d’accompagnement des projets », explique Valérie Fernandez-Campazzo. « Le porteur de projet peut venir avec son rêve et nous l’accompagnons pour se former, développer sa structure associative dans l’intérêt général » détaille la responsable. Un atelier y est dédié à 14h30 ce samedi pour « créer du lien et construire un projet collectif ».

    Cet enjeu de formation s’explique par les associations créées chaque année à Martigues, avec 96 établissements employeurs de 983 salariés d’associations sur le territoire. Pour Gilles Picard, ce salariat associatif « vient avec des responsabilités d’employeur, impliquant de tenir une comptabilité qui dépasse les seules entrées et sorties. Cela demande de la formation et des interlocuteurs pour se faire aider ». D’où les propositions de la MVA, « une structure soutenue par la ville qui permet d’avoir accès à ce type de formations. L’engagement associatif est très important pour nous et le bénévolat doit être salué car il n’est pas reconnu comme il le devrait » affirme l’élu.

    Un apéritif est offert aux associations à 18h30 dans le hall en conclusion de la journée.