Tag: Vie associative

  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.

  • Martigues organise la rencontre des bénévoles et des associations

    Martigues organise la rencontre des bénévoles et des associations

    « Si on devait mesurer le dynamisme d’une ville au nombre d’associations, avec plus de 900 pour 49 000 habitants, c’est dire que Martigues est dynamique ! » lâchait le conseiller municipal (PCF) Gilles Picard, nouvellement délégué à la vie associative, lors d’un point presse organisé le 2 septembre dernier.

    La journée « À la rencontre des assos » organisée par la Ville démontre ce dynamisme par l’accueil de 130 de ces organisations sous la Halle ce samedi, de 10h à 18h. Parmi les nouvelles invitées, Les prestataires du cœur, venant en aide aux personnes malades du cancer (voir notre édition du 3 septembre) ainsi que Zoo’logique et Mundus. Ce forum est non seulement l’occasion de découvrir les associations culturelles, sportives, de loisirs ou de solidarité, mais aussi de favoriser les rencontres avec de futurs bénévoles.

    « Un lieu de rencontre »

    L’un des enjeux majeurs de ce rendez-vous est de répondre à l’un des principaux besoins des associations, quand 40% d’entre elles affirment manquer de bénévoles d’après une étude réalisée pour la Ville par le Réseau national des maisons des associations (RNMA). Pour ce faire, deux tableaux sont installés dans le hall d’entrée, pour d’un côté annoncer la recherche de bénévoles et de l’autre la recherche d’association où donner un peu de son temps.

    « C’est un lieu de rencontre entre les personnes qui veulent donner de leur temps et les assos qui cherchent », indique Valérie Fernandez-Campazzo, responsable du service vie associative de la Ville. « Nous sommes aussi là pour guider les futurs bénévoles vers les assos qui cherchent. Ça peut aller du simple coup de main ponctuel comme à la contribution d’un trésorier expérimenté », poursuit la responsable. Le « coup de main ponctuel » est d’ailleurs ce qui intéresse le plus des associations dans leurs recherches, pour 61% d’entre elles, d’après la même étude. Le mur des rencontres se trouve aussi à l’année dans la Maison de la vie associative (MVA).

    Et un moment d’échanges et de conseil

    La création et le développement d’une association, avec souvent l’embauche de salariés, exige des capacités, des connaissances et parfois un accompagnement. Les équipes de la Maison de la vie associative (MVA) se tiennent justement disponibles pour les porteurs de projet ayant besoin de conseils pour la création et la gestion d’une association. « C’est une structure d’accompagnement des projets », explique Valérie Fernandez-Campazzo. « Le porteur de projet peut venir avec son rêve et nous l’accompagnons pour se former, développer sa structure associative dans l’intérêt général » détaille la responsable. Un atelier y est dédié à 14h30 ce samedi pour « créer du lien et construire un projet collectif ».

    Cet enjeu de formation s’explique par les associations créées chaque année à Martigues, avec 96 établissements employeurs de 983 salariés d’associations sur le territoire. Pour Gilles Picard, ce salariat associatif « vient avec des responsabilités d’employeur, impliquant de tenir une comptabilité qui dépasse les seules entrées et sorties. Cela demande de la formation et des interlocuteurs pour se faire aider ». D’où les propositions de la MVA, « une structure soutenue par la ville qui permet d’avoir accès à ce type de formations. L’engagement associatif est très important pour nous et le bénévolat doit être salué car il n’est pas reconnu comme il le devrait » affirme l’élu.

    Un apéritif est offert aux associations à 18h30 dans le hall en conclusion de la journée.

  • Des espaces boisés et une maison pour les associations toulonnaises

    Des espaces boisés et une maison pour les associations toulonnaises

    Avant de couper le ruban de la Villa l’Orient entièrement rénovée et repensée pour accueillir dans les meilleures conditions les associations, et à ses pieds son jardin public, le rendez-vous était donné aux petits bois Suzanne-Noël. Un espace en friche transformé en petit bosquet financé en partie par Soroptimist international. Une ONG qui œuvre selon sa devise « pour rendre le monde meilleur pour les femmes et les filles », a rappelé sa présidente nationale Élisabeth Herraiz. « Et pour le rendre meilleur il faut le végétaliser », insiste-t-elle. Un « petit bois » densément planté, afin de créer une forte synergie racinaire et une compétition vertueuse, qui se suffit à lui-même au niveau de l’entretien.

    « La Ville s’inscrit maintenant depuis plusieurs années dans cette politique de revégétalisation de l’espace », rappelle d’ailleurs un peu plus tard la maire de Toulon, Josée Massi (SE), y compris sur la place de la Liberté où cela a été « un vrai défi de planter sur une dalle, avec un parking en dessous ». Nous sommes à présent dans le jardin public de la Villa l’Orient. Un lieu de détente arboré de 1 300 m² équipé de jeux d’enfants, d’agrès sportifs, d’un terrain de pétanque et d’une fontaine.

    Le rôle éducatif du sport

    La bâtisse des années 20, entièrement modernisée pour un montant de 1,15 million d’euros TTC, va notamment abriter le siège de l’Union sportive du Mourillon (USM). Le club de rugby mythique du quartier qui a vu le jour en 1927. « Un des seuls en France qui représentent un quartier évoluant au niveau national en fédérale 3 et composé exclusivement de bénévoles », insiste son président Michel Grillo. Et remercie la municipalité de permettre au club d’avoir aujourd’hui d’avoir « un véritable lieu de vie » qui va contribuer, explique-t-il, à continuer de manière optimale de bâtir « les piliers d’éducation que nous devons à nos minots ». Avec, outre l’apprentissage du rugby, ceux aussi du respect des autres et de la citoyenneté. Le club peut désormais profiter entre autres d’un club-house de 60 m² avec un accès direct aux terrains de sport du stade Jean-Alex Fernandez, une salle de réunion et une buanderie.

    « C’est une preuve de plus de l’engagement de la Ville en faveur du sport et de la vie associative », déclare Josée Massi. « À l’heure où les institutions et les collectivités ont tendance à baisser les subventions aux associations, on a relevé le défi de les augmenter », ajoute-t-elle, en mettant en avant le pouvoir du sport et son rôle éducatif.

    En tout cas, « la Villa a déjà trouvé son rythme ». Et le succès qu’elle remporte auprès des utilisateurs, souligne la première magistrate, montre qu’elle répond à une vraie attente de la population. Et de conclure : « Cela renforce, si cela était nécessaire, ma volonté à continuer à orienter la politique publique de la Ville vers la préservation, le développement et la qualité de vie dans chaque quartier. »