Tag: Vaucluse

  • Avignon : Cécile Helle « inquiète » face à la désunion à gauche

    Avignon : Cécile Helle « inquiète » face à la désunion à gauche

    Dix mois après avoir renoncé à briguer un 3e mandat, Cécile Helle voit toujours sa majorité se disputer sa succession à trois mois des municipales (15 et 22 mars). Avec, à ce stade, quatre possibilités (David Fournier, Paul-Roger Gontard, Joël Peyre et Avignon collectif) voire cinq avec Benoît Belvalette (Place publique), soutenu par le premier adjoint.

    « Je suis inquiète », nous confie-t-elle. Un sujet encore abordé, lundi dernier, en réunion de majorité préparatoire au conseil municipal.

    « Je ne comprends pas la difficulté qu’on a à se rassembler. Oui, il y a des ambitions, mais fondamentalement, les projets seront les mêmes, à quelques exceptions près, et dans la continuité de ce qu’il s’est fait, en approfondissant ou en faisant différemment certaines choses. Cela empêche aussi de revendiquer le bilan, sur les écoles et les solidarités par exemple, et les valeurs auxquelles nous sommes profondément attachés », prévient la maire.

    « Une dynamique de rassemblement doit absolument se mettre en place au risque de perdre la ville », redoute-t-elle. Quant à son choix parmi les prétendants, « j’ai ma préférence », glisse-t-elle, sans vouloir se prononcer, même si plusieurs bruits se tournent vers Joël Peyre.
    « Je vais m’exprimer », assure Cécile Helle. Certainement en janvier.

    Plus d’informations sur le 94e et dernier conseil municipal en tant que maire d’Avignon de Cécile Helle, à lire ce jeudi dans La Marseillaise.

  • Des enfants sans accompagnants en Vaucluse

    Des enfants sans accompagnants en Vaucluse

    Une vingtaine d’AESH étaient devant la direction académique de Vaucluse ce mardi 16 décembre pour réclamer de meilleures conditions de travail et un « vrai » statut de fonctionnaire catégorie B. Car actuellement, « ce n’est pas suffisant et ce sont les élèves qui en pâtissent », assure l’une d’entre elles.

    Car dans le département, d’après les chiffres communiqués à la rentrée de septembre aux syndicats, il y aurait 1 300 AESH sur le territoire, dont 893 à temps plein, pour 5 800 élèves qui ont besoin d’être accompagnés. 300 d’entre eux sont restés sur le carreau. Et ce, alors « que certaines sont obligées d’avoir un autre métier à côté car elles ne gagnent pas assez », regrette Magali Genin, cosecrétaire départementale Snes-FSU.

    Promesses de recrutements

    Une réunion est prévue avec le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) ce mercredi 17 décembre pour connaître les avancées sur les promesses de recrutement faites il y a quelques mois. Car la charge est de plus en plus lourde pour les AESH. « On doit désormais gérer des cas de handicap lourd et des enfants violents, ce qui n’est pas censé être le cas. Et on se retrouve souvent seuls avec les jeunes, ce qui n’est absolument pas légal », confie l’une d’entre elles, sans vouloir être nommée.

  • Orange : le procès Bompard pourrait faire vaciller l’extrême droite

    Orange : le procès Bompard pourrait faire vaciller l’extrême droite

    La campagne des municipales de Yann Bompard n’a pas encore commencé et ne pourrait jamais finalement démarrer. Maire sortant d’Orange, l’édile d’extrême droite (Ligue du sud) est pressenti pour se représenter, une première sous son nom depuis qu’il a succédé il y a 4 ans à son père, Jacques, condamné pour prise illégale d’intérêts et rendu inéligible. Une sanction qui pourrait aussi échoir à son fils, ce vendredi à l’issue du procès qui s’ouvre ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Marseille. Yann Bompard est soupçonné d’emploi fictif lorsqu’il était assistant parlementaire de Marie-France Lorho, députée RN. Également conseillère municipale à Orange, elle siège dans l’opposition depuis qu’elle est brouillée avec le clan Bompard.

    Des faits qui démarrent au jour de l’élection comme maire de Yann Bompard, la justice estimant difficilement cumulable les fonctions de maire, conseiller départemental et donc d’assistant parlementaire. Il est poursuivi pour détournements de fonds publics au préjudice de l’Assemblée nationale. Un grief également porté à Marie-France Lorho qui risque plus gros : la députée est aussi poursuivie pour subornation de témoin, le parquet de Marseille disposant d’écoutes téléphoniques dans lesquelles elle dit à un autre collaborateur de « mentir aux enquêteurs sur la réalité de l’emploi ». Marie-France Lorho et Yann Bompard ont contesté toutes les accusations dès le début de l’enquête.

    « Trahisons » en plein conseil municipal

    En attendant le verdict de vendredi, les grandes manœuvres ont démarré au sein de l’extrême droite, en responsabilité depuis 30 ans à Orange. Il y a une semaine, prudent, le RN a investi comme candidat Jean-Dominique Artaud plutôt que Marie-France Lorho. Sauf que la tête de liste était jusque-là un discret conseiller municipal de la majorité Bompard. Au sein du RN 84, on a fait d’Orange une cible prioritaire, pariant sur la fin de l’ère Bompard. Un débouchage en forme « de trahison », a fulminé le lendemain de l’annonce, en conseil municipal, Yann Bompard. D’autant que, en pleine séance, deux autres élus de sa majorité ont aussi rejoint le banc du RN. Encore suspicieux, le maire a insisté auprès de son premier adjoint s’il le soutenait encore, ce dernier étant le beau-père de Jean-Dominique Artaud… « Il a pris une autre voie que la mienne », a répondu le premier adjoint, gêné aux entournures. « C’est une opération blanc bonnet et bonnet blanc », a ironisé Fabienne Haloui, élue (PCF) d’opposition.

  • Vaucluse : fin de la grève à Ducros-Vahiné

    Vaucluse : fin de la grève à Ducros-Vahiné

    Fin de la grève sur les trois sites Ducros-Vahiné de Monteux et Carpentras après un accord entre la direction et les salariés, trouvé ce lundi 15 décembre.

    L’augmentation générale a été doublée, passant pour les ouvriers de 19,6 euros nets en plus par mois à 40 euros par mois. Le travail a été repris par l’ensemble des grévistes ce mardi 16 décembre en matinée. Après quatre jours de grève, ce n’est « ni une victoire, ni une défaite » pour Denis Cauchy, secrétaire général CGT. Le syndicat réclamait, « à la demande des salariés », une égalisation des augmentation car deux tiers de l’enveloppe allait à l’encadrement et non aux ouvriers.

  • LEO, poids lourds, la Ville d’Avignon accuse l’État de « mentir »

    LEO, poids lourds, la Ville d’Avignon accuse l’État de « mentir »

    Habitué ces derniers mois à convier la presse pour communiquer autour de travaux de voirie et d’aménagements dans les quartiers, Fabrice Tocabens, adjoint (PS) aux mobilités, avait le ton plus grave ce lundi matin. « Je suis en colère, tout et n’importe quoi circule en ce moment sur la LEO, l’arrêté anti-poids lourds et le pont de Rognonas, il faut remettre les pendules à l’heure », annonce-t-il. S’il est le seul élu à parler, c’est bien la parole de la Ville qu’il engage et, à travers elle, la maire Cécile Helle (PS). « La véritable histoire, c’est ça », conclura-t-il plus tard au sujet de trois dossiers connexes liés aux mobilités et à la santé : la liaison Est-Ouest (LEO), l’arrêté anti-poids lourds sur la Rocade retoqué par l’État, et l’arrêté pris fin octobre par le Département des Bouches-du-Rhône, interdisant la circulation des plus de 26 tonnes sur le pont de Rognonas qui franchit la Durance pour entrer dans Avignon.

    « Je regarde avec intérêt l’arrêté pris par la présidente des Bouches-du-Rhône [Martine Vassal, DVD] qui n’a pas eu besoin de faire de concertation pour, mais je m’en réjouis car cela va diminuer le trafic sur la Rocade », glissait, fin novembre, Cécile Helle en conseil municipal. Un « arrêté politique en catimini », grince Fabrice Tocabens pris pour raisons de sécurité sur la base d’une étude « que ni les services de la Ville, ni ceux du Département de Vaucluse n’ont eu, un véritable acte de mépris ». Un simple panneau sur le rond-point d’avant a été installé. Depuis ce lundi, la Ville a déployé plusieurs panneaux d’information, « en amont pour se mettre en conformité ». Quelque 700 poids lourds seraient impactés par des détours de 24,5 km au sud et 16 km au nord. « Mme Vassal* et le préfet des Bouches-du-Rhône doivent prendre leurs responsabilités et faire appliquer cet arrêté sinon ils mettraient en danger la population », relève l’adjoint benoîtement.

    Un « mépris de classe » pour la Rocade

    Autre arrêté, cette fois concernant la Rocade et les plus de 38 tonnes que la Ville voulait interdire en journée du carrefour de l’avenue Pierre-Semard à celui de l’avenue de Tarascon. Un projet retoqué par la préfecture. « Même s’il y a un enjeu de santé publique, les enjeux de ferroutage et de desserte locale n’étaient pas résolus, les solutions de contournement et de déviations avancées par la Ville ne fonctionnaient pas », justifiait le préfet Thierry Suquet il y a 10 jours. « On a concerté pendant dix ans, l’État nous a baladés et a enfumé la galerie, à force de mentir je souhaite que la population soit au courant qu’on nous mène en bateau et que l’État ne joue plus son rôle », fulmine Fabrice Tocabens, rappelant que la réduction du nombre de poids lourds sur la Rocade est une mesure qui figure dans le plan de protection de l’atmosphère qui s’apprête à être validé en préfecture.

    Enfin, sur la LEO, l’adjoint accuse l’État de se « défausser sur la Ville ». « Les 300 millions d’euros [coût réévalué de la LEO], personne ne les as, donc si l’État pouvait arrêter de mentir, le débat serait un peu plus serein », accuse Fabrice Tocabens, qui n’exclut pas de saisir la justice pour « mise en danger des populations ». « Si la Rocade passait au pied des Alpilles ou du Luberon, le problème serait réglé depuis longtemps, il y a un mépris de classe, les pauvres on s’en fout », attaque-t-il. LEO reconfigurée le long de la Durance, réalisation du barreau de Rognonas, jonction A7/A9 à Orange ou encore gratuité de l’autoroute entre Avignon nord et sud, « il n’y a pas une solution unique mais une boîte à outils », réitère l’adjoint.

    * Contacté, le Conseil départemental n’a pu donner suite dans l’immédiat.

  • L’hébergement d’urgence sur la corde raide à Avignon

    L’hébergement d’urgence sur la corde raide à Avignon

    En 2025, le Service intégré de l’accueil et de l’orientation (SIAO), gestionnaire du numéro d’appel d’urgence le 115 qui accueille toute personne en situation de précarité et d’exclusion, a reçu 55 000 appels. Un chiffre « révélateur de l’activité que l’on a et de l’importance du problème à résoudre pour les personnes concernées », glisse Michel Portefaix, président de l’association.

    Face au préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, en visite dans les locaux de la structure ce lundi 15 décembre, la directrice du SIAO, Sabine Girardin, affirme que la priorité pour sortir les personnes en grande précarité de la rue dans le département est d’améliorer la « fluidité du parcours ». Car si, en 15 ans, les places d’accueil d’urgence dans le département sont passées d’une quarantaine à 272 aujourd’hui, et même 330 en cas d’activation du plan grand froid, comme du 21 au 25 novembre dernier, et que celles-ci sont « toujours pleines », il faut mettre « de l’huile dans la machine », assure la directrice.

    Entièrement financé par l’État à hauteur d’environ un million d’euros par an, le SIAO travaille sur plusieurs aspects, notamment l’insertion et un accompagnement « plus personnalisé ». « Les structures doivent se réadapter. Par exemple sur les addictions ou les problèmes psy, sur lesquels on est accompagnés, mais ce n’est pas suffisant », appuie la directrice.

    Enquête en cours

    Face aux salariés, le préfet de Vaucluse assure qu’il « partage » les « préoccupations » du SIAO. « Il faut arrêter de raisonner en structures et en disponibilités. Tous les acteurs doivent converger. Se dire comment faire pour avancer sur telle ou telle situation humaine. D’arriver à lier aide immédiate et processus d’insertion », enchaîne-t-il. Une enquête commandée par la Ville d’Avignon et l’État a également été lancée par le SIAO pour en savoir plus sur le public accompagné et ainsi améliorer la prise en charge. Plus de 400 questionnaires ont été remplis et les résultats sont en train d’être étudiés.

  • Les agriculteurs réclament la vaccination au lieu de l’abattage

    Les agriculteurs réclament la vaccination au lieu de l’abattage

    Alors que le gouvernement fait face à une nouvelle crise agricole, cette fois sanitaire, avec de nombreux blocages, le Vaucluse se mobilise aussi (lire page 21). Dans un département très agricole mais où le maraîchage supplante largement l’élevage, la Confédération paysanne ne reste pas les deux pieds dans le même sabot. Le syndicat agricole a appelé, ce lundi, à la mobilisation pour dénoncer la gestion par l’État de la dermatose nodulaire. Cette maladie qui touche les bovins au nom de laquelle les autorités imposent aux éleveurs l’abattage complet du troupeau dès le moindre cas détecté.

    Une cinquantaine de personnes s’est ainsi retrouvée en tout début d’après-midi devant la cité administrative d’Avignon avant de mener une opération escargot jusqu’à la préfecture où se tenait une réunion, prévue de longue date, sur les normes administratives. « Cet abattage total est le symbole d’une gestion brutale et d’une incapacité à imaginer d’autres scénarios de gestion de crise épidémiologique », dresse Didier Brun, élu de la Confédération paysanne à la chambre d’agriculture. Ce vigneron de Châteauneuf-de-Gadagne dénonce le deux poids deux mesures selon les maladies. « Lorsque la salmonelle avait touché de la volaille, il y avait la possibilité de faire deux tests au lieu d’un », rappelle le responsable syndical.

    Une indemnité de moitié

    Mégaphone en main, débout sur une remorque accrochée à un tracteur, Allan Sorriaux en a gros sur le cœur. À un peu plus de 30 ans dont « 10 d’un travail titanesque » à créer son cheptel de 80 vaches de race Gasconne des Pyrénées, « tous les matins je me lève en espérant que ça ne me tombe pas dessus », redoute cet éleveur installé à Gordes. Si la dermatose venait à toucher l’une de ses vaches, « je n’aurais plus l’énergie de reprendre tout à zéro », confie ce passionné installé dans sa ferme « Les vaches du Luberon ». Et, au-delà du drame sentimental d’éliminer tout un cheptel, n’allez pas lui parler d’indemnisations : « Une vache est estimée entre 2 500 et 3 000 euros, on nous indemnise 2 100 euros bruts dont 44% sont imposables donc au final on perçoit 1 200 euros », décrypte Allan Sorriaux.

    Mais l’éleveur n’est pas dupe des enjeux sur fond de libre-échange et Mercosur. « Si l’on vaccine, on perd le statut d’indemne épidémiologique qui permet d’exporter, or la France est l’un des premiers pays exportateurs de viande bovine », expose Allan Sorriaux, ulcéré par cet « attentat sanitaire qui met à mal l’élevage français au profit du libre-échange ». « Il faut privilégier l’élevage nourricier plutôt que l’agriculture d’export », embraye Didier Brun. La Confédération paysanne réclame la mise en place de la vaccination. « La dermatose tue dans 1% des cas, l’an dernier, lors de la fièvre catarrhale, en 6 mois tous les élevages français avaient pu être vaccinés », fait valoir Allan Sorriaux.

    Parmi les soutiens ce lundi, Raphaël Arnault, député (LFI) et Mathilde Louvain, tête de liste insoumise pour les municipales. Une présence dans le droit fil du positionnement national : « Il y a un manque de discernement avec la volonté de ne pas être dans une étude au cas par cas », souligne Mathilde Louvain, pointant aussi « la répression avec l’envoi de CRS ». Ce mardi, le préfet doit visiter deux exploitations agricoles à Malemort-du-Comtat. Des vergers certes mais la question de la dermatose ne sera pas loin.

  • Avignon : une banderole en soutien d’une féministe marocaine emprisonnée

    Avignon : une banderole en soutien d’une féministe marocaine emprisonnée

    Sur fond violet, la couleur des luttes féministes, le message réclame la libération de Betty Ibtissame Lachgar, « féministe marocaine en prison depuis plus de 100 jours ». Cette dernière était passée par Avignon lors du procès Pélicot. Elle a été condamnée en appel, en octobre dernier, à deux ans et demi d’emprisonnement au Maroc pour « atteinte à la religion islamique », après avoir publié sur X une photo d’elle avec un t-shirt, où il est écrit : « Allah is lesbian » (Allah est lesbienne). Depuis son arrestation en août, plusieurs manifestations et appels à sa libération ont eu lieu dans la région.

  • 50 ans de carrière en dédicace à L’Isle-sur-la-Sorgue

    50 ans de carrière en dédicace à L’Isle-sur-la-Sorgue

    Il y a quelques jours de cela, le chanteur Renaud a dédicacé l’ouvrage que sa fille Lolita Séchan lui a consacré à l’occasion de ses 50 ans de carrière. Il s’intitule Renaud, le livre et a été écrit aux côtés d’Erwan L’Eléouet. L’événement était organisé par la libraire isloise Le passeur de l’Isle. Dès l’annonce de l’initiative, les réservations étaient pleines en vingt minutes. Renaud, qui réside depuis quelques années à L’Isle-sur-la-Sorgue a une affection particulière pour cette ville où il avait donné un concert exceptionnel il y a quelques années. Pour mémoire, il était aussi venu à Apt aux côtés du réalisateur Claude Berri présenter le film Germinal dans lequel il avait tourné. Il était également passé au festival d’Oppède de Michel Leeb, où il avait chanté Mistral gagnant avec Hugues Aufray.

    Lien vauclusien

    Passé par la suite par l’auditorium du Thor, ou encore à La Scala à Avignon pour sa remontée sur scène, il avait aussi rendu visite à son ami Bénabar au festival de Gordes. Pour fêter ses 50 ans de carrière voilà donc ce livre. De sa fille Lolita qui raconte sa carrière magistrale. Des témoignages, des écrits « manuscrits reproduits » nourrissent l’ouvrage.

    Renaud va remonter sur scène l’année prochaine. Sa fille Lolita à laquelle il a consacré une merveilleuse chanson, Morgane de toi, a aussi dédicacé aux nombreux lecteurs présents.

    Autant de fans à qui Renaud et sa fille ont offert un beau cadeau.

  • Grand Avignon : un appel à projet pour devenir une des capitales de l’animation

    Grand Avignon : un appel à projet pour devenir une des capitales de l’animation

    L’odeur de peinture fraîche dénote de l’impression d’aisance que dégagent les employés des studios d’animation installés depuis seulement quelques mois dans les locaux de la tout juste nommée Grand Avignon Animation, hôtel d’entreprises des industries créatives qui a ouvert ses portes en début d’année. Un secteur qui a le vent en poupe en Cité des Papes et que l’intercommunalité souhaite pérenniser et développer encore plus avec la candidature à l’appel à projet de l’État « Pôles territoriaux d’industries culturelles et créatives ».

    Un projet monté avec d’autres acteurs locaux pour « inscrire Avignon sur la carte nationale de manière plus globale », explique Antoine Kerrand, directeur général adjoint du Grand Avignon, en charge de l’aménagement et du développement. Et plus concrètement de créer plusieurs parcours et projets. À commencer par la création « d’un compagnonnage complet et innovant » en intégrant une option animation dès le lycée par exemple. Mais aussi d’un nouvel espace dédié aux entreprises avec un studio équipé et mutualisé, avec des salles de formation. Ainsi qu’un développement du festival dédié à l’animation « Loop », dont la première édition s’est tenue début octobre en Cité des Papes. Et enfin d’un « Campus de l’innovation » intégré à la Villa Créative. « Un portail des dispositifs de soutien à l’innovation, une cellule de détection et d’accompagnement des projets innovants, et une animation et médiation scientifique et culturelle », précise l’intercommunalité.

    Déposé en octobre, une réponse est espérée courant 2026. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que ce projet est attendu. Comme pour Laurent Lombard, de l’Université d’Avignon, qui veut « créer de l’osmose dans un contexte morose » avec ce « projet visionnaire pour le territoire et la jeunesse ».

    Installation réussie

    Mais pour ce qui est d’ores et déjà en cours, à savoir l’hôtel de studios d’animation, l’installation se passe bien au vu du fourmillement ambiant. Même si « les choses sont encore balbutiantes », confie Mathieu Morfin, fondateur de Chromatik Studio, l’un des premiers à s’être installé sur le site. Et ce notamment en raison « d’une crise du film d’animation », estimant même que le secteur « est actuellement au fond du gouffre », mais qu’on ne peut en conséquence qu’avoir des perspectives d’évolutions positives dans les mois à venir.

    Un rebond attendu par les acteurs économiques avignonnais. Cathy Fermanian, directrice générale de Vaucluse Provence Attractivité, tout juste sortie des studios Chromatik, se réjouit d’un aboutissement après « un travail de fond de plusieurs années ». Ou encore Joël Guin, président (SE) du Grand Avignon, qui estime que la Cité des Papes est « sur la bonne voie » pour se hisser « au premier rang de l’animation en France ».