Tag: Vaucluse

  • Fabienne Vera, en première ligne contre l’extrême droite à Vedène

    Fabienne Vera, en première ligne contre l’extrême droite à Vedène

    Élue depuis 2014, d’abord sur la liste de Patricia Talet, puis ensuite sur son nom il y a cinq ans et demi, Fabienne Vera (PCF) se lance à nouveau dans la course aux municipales (15 et 22 mars) à Vedène. La 4e commune la plus importante du Grand Avignon (11 000 habitants) est dirigée par Joël Guin (DVD) depuis 2008 et actuel président du Grand Avignon. Si ce dernier est prêt à rempiler pour un 4e mandat de maire, il ne briguera pas en revanche la tête de l’agglomération. Il aura déjà fort à faire pour conserver sa mairie face à une possible autre liste issue de sa majorité avec Philippe Maire et celle du RN, menée par l’élu sortant Geoffrey Fallami.

    « Face à la droite et à son extrême, les Vedènais doivent avoir une alternative », pose Fabienne Vera qui présentera une liste divers gauche, Vedène autrement. Alors que le RN a fait de la Ville une cible gagnable, « nous sommes en première ligne face à l’extrême droite qui sème la division parmi nos concitoyens et dans les communes alors que tout doit être mis en œuvre pour vivre ensemble, libres, égaux, dans la fraternité », appuie la tête de liste, qui sera secondée par Karim Benanane.

    « Avec les services publics de proximité, les communes sont des lieux de résistance, de construction et d’alternatives indispensables contre le délitement des liens sociaux dont souffrent les habitants », souligne cette militante, bien connue aussi du droit au logement. Fabienne Vera a, en perspective, des réunions publiques avec Anticor autour de la probité ou sur la laïcité, et plaide « pour des régies publiques agricoles et de l’eau ». Propreté et tranquillité publique, sécurité pour piétons et cyclistes, plan annuel pour la réhabilitation des routes et trottoirs, moratoire sur les futures constructions ou démocratie participative sont quelques-uns des axes du programme. « Nous appelons à choisir la voie des élus progressistes et de gauche pour refuser le désespoir d’une société libérale qui abandonne ces concitoyens », conclut Fabienne Vera.

  • Patrick Blanès pour incarner un « élan citoyen » à gauche à Cavaillon

    Patrick Blanès pour incarner un « élan citoyen » à gauche à Cavaillon

    Après avoir été le candidat du Nouveau front populaire aux élections législatives dans son canton, Patrick Blanès (PS) incarnera une liste Divers gauche à Cavaillon pour les élections municipales en mars prochain.

    Il a en effet été élu par la cinquantaine de membres du collectif « L’Élan citoyen » il y a quelques jours pour incarner une liste « en cours de constitution », mais d’horizons politiques divers, tels que des membres du PCF, des Insoumis, de Génération.s, et surtout « de deux tiers de personnes non encartées » autour « de valeurs communes », poursuit le cadre de l’industrie de 57 ans.

    Il planche désormais avec son équipe sur les éléments programmatiques. Sans en dévoiler les détails, il confie vouloir « remettre le bonheur et le bien-vivre des habitantes et des habitants au cœur des décisions municipales ». Pour cela, il entend « renforcer les services publics » pour des « quartiers apaisés ». Aussi « une économie locale dynamique », en donnant un « meilleur accès à l’emploi », mais pas « à n’importe quel prix, en ne cédant pas au chantage par l’emploi et en ne bradant pas des terres agricoles », appuie-t-il. Sans oublier des « actions concrètes face aux dérèglements climatiques ». Avant de glisser qu’il y a forcément « des sujets délicats qui se poseront, tels que la sécurité, qui peuvent appeler à la fermeté ».

    Le tout en établissant « un autre rapport entre élus et habitants ». Ce qu’il souhaite matérialiser en mettant en place des « commissions extra-municipales » sur des thématiques telles que la jeunesse, la vie associative ou l’environnement, et dans lesquelles des personnes pourront siéger. « Et pas juste un show descendant de 10 minutes pour la forme », embraye-t-il. Gauche Cavare ne se veut pas gauche caviar.

    Plus de temps

    La course à la mairie de Cavaillon est donc bien lancée, mais peu de voitures sont sur la ligne de départ. Pour l’heure, seule l’actuelle députée d’extrême droite de la deuxième circonscription de Vaucluse, Bénédicte Auzanot (RN), a officialisé sa candidature, tandis que celle du maire sortant, Gérard Daudet, est attendue dans les prochaines semaines. « On n’a évidemment pas l’intention de laisser la mairie au RN. Mais il faut être clair : on ne propose pas un programme en réaction. On souhaite surtout une adhésion à ce que l’on propose », confie celui qui est aussi secrétaire fédéral du Parti socialiste de Vaucluse. Tout en piquant la candidate à la flamme, qui « ne connaît même pas la ville », car n’y vivant point, alors que lui est né et a fait « tout » son « parcours à Cavaillon ». Et d’insister que, cette fois-ci, il a eu, avec le collectif, le temps d’organiser une campagne dans des « temps normaux et prévisibles », contrairement aux législatives où il « n’avait que 48 heures pour se décider ».

  • Cent conseillers municipaux de plus en Provence

    Cent conseillers municipaux de plus en Provence

    Il va falloir prévoir des chaises supplémentaires dans les salles du conseil. À l’issue du scrutin du mois de mars prochain, cent conseillers municipaux de plus par rapport à la précédente mandature siégeront en effet dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et de Vaucluse.

    Ce sont en effet les chiffres du dernier recensement de l’Insee publié ce jeudi qui font autorité pour déterminer le nombre d’élus pour ces prochaines municipales. Or depuis 2020, 79 communes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ont changé de tranche de population, dont 50 passées à la strate supérieure. C’est le cas pour huit d’entre elles dans les Bouches-du-Rhône, dont Gignac-la-Nerthe, Cabriès et Lambesc qui ont passé le cap des 10 000 résidents, et qui devront élire chacune quatre élus de plus, quand le département en gagne 30 au total. Le Var est particulièrement concerné, avec dix-huit municipalités qui verront leur conseil s’étoffer, apportant 66 élus de plus au total, jusqu’à Draguignan qui a dépassé les 40 000 habitants. Et une autre, Régusse, qui avec 233 résidents de moins sur le mandat perd quatre conseillers à compter du mois de mars. En Vaucluse, la balance reste positive aussi. Mais si huit communes gagnent des conseillers, avec là aussi 30 sièges de plus, en particulier à Carpentras ou L’Isle-sur-la-Sorgue, elles sont six à en perdre (-22 sièges), y compris Pertuis qui est passée sous la barre des 20 000 habitants.

    Une autre évolution concerne les 499 communes de la région dont la population est inférieure à 1 000 personnes, soit plus de la moitié des municipalités en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Au mois de mars pour la première fois, elles devront à leur tour présenter des listes paritaires, comme le reste des communes.

  • La fréquentation culturelle au plus haut à Avignon

    La fréquentation culturelle au plus haut à Avignon

    C’est une délibération rédigée par Cécile Helle elle-même : l’héritage de Terre de culture 2025 avec la pérennisation de plusieurs dispositifs lancés cette année concoctée pour marquer le 25e anniversaire d’Avignon capitale européenne de la culture. Portée par la présence des œuvres de Jean-Michel Othoniel, dont deux resteront à Avignon après un don de l’artiste, la fréquentation des sites emblématiques a été au plus haut cette année. « Il y a eu 720 000 visiteurs au palais des Papes, sur les bases du record de l’an dernier alors que le pont d’Avignon progresse de 15% et va atteindre un record historique à 530 000 visiteurs », révèle la maire PS. À cela s’ajoutent 330 000 visiteurs dans les musées, « dont 100 000 au musée Lapidaire qui a doublé sa fréquentation », précise Cécile Helle et espère que leur gratuité sera maintenue.

    Revenant sur « le succès populaire » de Terre de culture 2025 dont une soirée bilan avait lieu vendredi, l’édile a acté la « pérennisation de nouveaux dispositifs d’action et d’éducation artistique et culturelle ». Comme les quatre Maisons folie, lieux hybrides de fabriques culturelles, mais aussi les Explorateurs de la culture (à destination des publics éloignés des pratiques culturelles), le festival Tous artistes, le métro Europa ou l’Odyssée des petits curieux. « Cette année a été l’illustration de ce que nous avons fait pour la culture depuis 12 ans », se félicite Cécile Helle. L’élue à la vie étudiante, Anne Gagniard, le premier adjoint, Claude Nahoum, ou l’adjoint à la ville démocratique, Éric Deshayes, ont également abondé. « Cette année a été un acte de résistance à l’heure où beaucoup de collectivités ont effacé de façon radicale la culture de leur programmation », appuie ce dernier.

  • La guirlande 100% provençale, un projet phare

    La guirlande 100% provençale, un projet phare

    Un Noël sans guirlandes qui font briller le sapin du salon ou les rues de nos villes, c’est difficile à imaginer. Et désormais, depuis octobre 2025, il est possible que ces artifices lumineux soient fabriqués en France, et même au pied du Mont Ventoux, dans les ateliers de Blachère Illumination.

    Un produit technologique fabriqué pour l’heure à 2 000 exemplaires et destiné seulement à un usage professionnel, et donc qui n’est encore pas en vente aux particuliers.

    La guirlande est produite entièrement dans la capitale du Luberon et conditionné en partenariat avec un établissement et service d’aide par le travail (Esat) de la commune, ce qui, pour le fabricant, « renforce l’écosystème industriel local autour d’Apt » et « renforce le circuit court ».

    Le directeur général de la firme, Johan Hugues, clame qu’avec cette avancée, l’entreprise aptésienne démontre « qu’il est possible d’allier en France excellence industrielle, innovation et compétitivité », et ce « au service de la magie des fêtes et des besoins concrets des collectivités ». Avec la création de ce nouveau produit, le souhait de l’entreprise est de « s’inscrire plus largement dans une vision de long terme ».

    Recherche et développement

    Le cap est fixé : « L’ambition est de développer une gamme plus large » de guirlandes fabriquées dans l’Hexagone, « renforçant ainsi notre contribution à l’industrie nationale », poursuit le directeur.

    Cette guirlande 100% provençale a été conçue par l’équipe recherche et développement de Blachère. Dans un bâtiment aux vitres teintées et un peu isolé des autres, huit salariés sont à l’écoute de Benjamin Debat, responsable R&D. Celui-ci confirme qu’effectivement, le travail sur les améliorations du produit « est en cours ». La discrétion reste de mise.

    Cette nouvelle guirlande est le fruit des 50 ans d’expérience de Blachère en la matière. Avec l’impression 3D maison de certains composants, fabriqués à l’aide des machines de l’atelier print, dont la mise en place a commencé en 2016. Ou encore l’utilisation de LED à faible consommation, généralisée dès 2002 par l’entreprise.

    Ce qui « répond par ailleurs aux enjeux d’économie d’énergie, dans la droite ligne des engagements de Blachère sur ce sujet depuis plusieurs années », assure le fabricant, qui se targue de l’avoir fait tout en gardant « un prix compétitif » et en étant conforme aux normes et réglementations en vigueur.

    Détails et vidéo sur blachere-illumination.com

  • De l’emploi local et un rayonnement mondial

    De l’emploi local et un rayonnement mondial

    Paris, Londres, New York et bien sûr Apt, en passant par Marseille, Nice, Toulouse… L’entreprise vauclusienne Blachère Illumination s’est taillé une réputation et des parts de marché lumineux dans le domaine des éclairages festifs sur toute la planète. Selon l’organisation Business Research Insights, spécialiste dans le conseil aux entreprises, le marché des illuminations de Noël devrait atteindre 10 milliards d’euros contre 7,3 milliards prévus en 2026.

    Magie de Noël

    De quoi conforter Blachère dans sa quête de toujours mieux se développer.

    La magie de Noël dans nos villes doit beaucoup à son savoir-faire et sa créativité renouvelée. Ses ateliers sont installés dans la capitale des fruits confits depuis plus d’un demi-siècle et sa croissance place Blachère parmi les leaders mondiaux de ce secteur en pleine expansion.

    Fait remarquable, cette industrie cultive la haute technologie au cœur du Luberon grâce à des investissements dans des outils uniques au monde comme des imprimantes 3D colossales. Une dimension technique au service du plaisir des yeux et de l’enchantement des espaces urbains et ruraux. Blachère a su s’implanter durablement, via ses 28 filiales dans le monde et possède aujourd’hui 5 ateliers de production. Le cœur de l’entreprise est ancré en Vaucluse et permet de développer l’emploi local et maintenir cette industrie dans un département qui ne peut pas uniquement miser son avenir sur le tourisme estival et fortement besoin d’emplois. Blachère démontre que l’on peut rayonner mondialement sans renier ses origines.

  • Blachère, le roi des illuminations festives

    Blachère, le roi des illuminations festives

    Des zones « sensibles » ou « interdites d’accès » pour risque « d’espionnage industriel », on pourrait croire qu’on entre dans une base militaire ou un site nucléaire. Mais rien de tout ça à Apt : guirlandes et autres oursons et pères Noël illuminés et disséminés le long de la route dévoilent le pot aux roses. C’est l’entrée de Blachère Illumination, fleuron français et même mondial des illuminations de Noël, mais pas seulement.

    L’entreprise, fondée en 1973 par Jean-Paul Blachère en Vaucluse à Apt, capitale du Luberon, au sein de sa maison autour de laquelle s’est construit le désormais géant de l’illumination, éclaire aujourd’hui les plus belles avenues du monde. À commencer évidemment par les Champs-Élysées, véritable fierté pour tous les employés du site. Sans oublier d’autres axes et lieux phares des grandes et moins grandes villes françaises, comme la promenade des Anglais à Nice ou le Vieux-Port de Marseille. Mais aussi à l’international, avec par exemple les illuminations sur la 5e avenue de New York, du centre commercial The Palm à Dubaï ou encore du palace le Mandarin Oriental à Londres. En tout et pour tout, les illuminations issues des 28 filiales de Blachère se retrouvent dans 1 000 villes de 80 pays.

    Hiver comme été

    Et souvent, les décors sont personnalisés en créant « un projet unique, une scénographie », détaille Julie Taton, directrice artistique de l’entreprise. Les collectivités ont ainsi le choix de prendre des produits du catalogue, mais aussi de faire le choix du sur-mesure.

    Volontaire sur l’innovation, les avancées et investissements de ces dix dernières années ont également permis à Blachère Illumination d’être présent dans nos communes à d’autres périodes que celle des fêtes. Les décorations multicolores de l’Été Marseillais, qui ont enjolivé, entre autres, l’ombrière du Vieux-Port, ont par exemple été réalisées dans la capitale du Luberon.

    Des imprimantes 3D

    les plus grandes du monde

    Et précisément dans un grand local bien précis, « l’atelier print », comme on l’appelle sur place. En son sein tournent, en haute saison, soit les mois qui précèdent la période des fêtes, presque 24 heures sur 24, les sept imprimantes-robots 3D de presque 3 mètres de haut. « Des comme ça, il n’y en a que trois dans le reste du monde, et c’est tout », lance fièrement Franck Le Briquer, responsable de l’atelier print. En cette mi-décembre, seuls deux bras robotiques sont en marche en milieu de matinée. Des ornements dorés, destinés à décorer, sont réalisés à la chaîne en environ une dizaine de minutes par pièce d’un mètre de long.

    Et le tout à l’aide d’un plastique issu de bouteilles recyclées. Depuis la mise en place de ce système en 2016, plus de 4 millions de bouteilles ont été transformées en décors. Des installations « top secrètes », nous glisse-t-on, tout en nous enjoignant de ne pas les prendre en photo, par risque, comme évoqué précédemment, de copier le procédé, et donc de perdre l’avantage technologique sur la concurrence.

    Une grosse partie de l’espace occupé sert à recevoir les décors. Dans ce grand hangar, les employés, une douzaine en ce début de mois de décembre, car « ce sont les derniers à envoyer », glisse une « câbleuse », comme on les surnomme, s’activent à enrouler et dérouler des rennes et des ours polaires de dizaines de mètres de fils lumineux. « Ils sont testés et réparés un par un, à la main, avec minutie, selon des critères de réparation et de révision très pointilleux », assure-t-on du côté de la direction de Blachère Illumination. Magique !

    REPERES

    4 000 000

    de bouteilles plastiques transformées en décors

    35 000

    décors révisés chaque année au sein de l’entreprise

  • À l’heure du bilan et avant mars, la majorité affiche son unité à Avignon

    À l’heure du bilan et avant mars, la majorité affiche son unité à Avignon

    « J’espère avoir été à la hauteur de l’honneur que m’ont fait les Avignonnais ». Moment d’émotion et d’adieux ce samedi, en clôture du conseil municipal. Après presque 12 ans à la tête de la Ville, Cécile Helle présidait sa dernière séance. Une fois l’ordre du jour épuisé, la maire (PS) a adressé une série de remerciements à ses élus successifs, les services, son cabinet qui ont contribué à cette « aventure incroyable ». Dans la foulée, peut-être plus ému que Cécile Helle, Claude Nahoum le premier adjoint lui a, au nom de la majorité, rendu la pareille.

    Debout, la majorité mais aussi des élus d’opposition écologistes ou de centre droit, applaudissent l’instant. Point final d’un conseil dense, marqué par le vote du budget, où malgré l’échéance des municipales (15 et 22 mars), la majorité a parlé d’une seule voix. Bien sûr à l’heure du café, les conversations tournaient autour du sondage paru le matin dans La Provence, donnant Anne-Sophie Rigault (RN) à 22%, Olivier Galzi (DVD) à 21% mais surtout David Fournier (PS) à 18%, très loin devant ses autres concurrents de la majorité de gauche (Joël Peyre est à 5%). « On n’est plus dans la marge d’erreur », apprécie David Fournier, qui appelle plus que jamais au rassemblement.En séance, contrairement à la précédente fin novembre où certains candidats cherchaient à faire un (petit) pas de côté, la majorité a fait corps derrière Cécile Helle et son bilan. Et ce à l’occasion du vote du budget 2026. « Avignon a retrouvé une situation financière saine, bien meilleure qu’il y a 12 ans », souligne Joël Peyre, monsieur budget des deux mandats. « Une gestion exemplaire, je tiens à remercier mon collègue et ami Joël Peyre pour avoir conduit cela », flatte David Fournier, adjoint à l’administration municipale, qui remercie aussi ses « collègues élus et toi ma chère Cécile » pour les valeurs portées. « Ensemble et solidaires, nous en serons le garant », assure avec malice David Fournier, qui cite là le nom de sa liste. « Ce bilan n’est pas à rougir mais à honorer », embraye Paul-Roger Gontard (La Convention), adjoint à l’urbanisme et prétendant au fauteuil de maire, glissant que le budget est le fruit « d’une vision collective, eaucoup dans cette salle en auront besoin pour porter un projet ».

    « La tâche n’est pas facile »

    Personne n’avait envie et intérêt à gâcher ou faire de l’ombre à la sortie de Cécile Helle. Dans une longue intervention testamentaire, la maire estime laisser les clés d’Avignon « dans les meilleures conditions » et distille quelques conseils : « Je souhaite bon courage au maire qui me succédera, la tâche n’est pas facile, elle demande de l’audace, le don de soi, porter la quotidienneté tout en ayant une vision d’avenir ». Message directement adressé à Anne-Sophie Rigault. L’élue RN livre un alter bilan ultra manichéen : « Vous laissez un chantier colossal où tout est à refaire, tout à reprendre », ne s’embarrasse pas la candidate. « J’ai été une maire réélue, meilleur gage que votre action est reconnue, réplique Cécile Helle. Les Avignonnais ont déjà dit en 2020 qu’ils ne voulaient pas de vous, ils vous le rediront encore en mars, Avignon est une ville solidaire et progressiste. » Tout au long du conseil, la gauche aura concentré ses critiques sur l’extrême droite, son vrai adversaire. À l’instar de Mouloud Rezouali, siégeant dans l’opposition écologiste mais soutien de Davier Fournier : « Mme Rigault, vous fonctionnez comme une IA dont l’algorithme est basée sur la noirceur, le pessimisme et l’intolérance, vous n’aimez pas les Avignonnais ! ».

    EN BREF

    Un public nombreux et bruyant

    Si habituellement, le nombre de présents dans le public tient sur les doigts d’une main, la cinquantaine de chaises était remplie ce samedi. Le dernier conseil municipal du mandat, ultime également pour Cécile Helle, a attiré du monde. Pas d’Olivier Galzi, candidat (DVD) cette fois, mais Farid Faryssy, ex-LFI soutien de David Fournier. Mais aussi le président du bailleur GDH Michel Gontard, premier adjoint lors du mandat précédent. Un public qui s’est bruyamment applaudi l’intervention d’Anne-Sophie Rigault, élue et candidate RN. La maire a rappelé l’usage que le public ne devait pas se manifester. Elle redira la même chose après la conclusion de Joël Peyre, élu aux finances. Et même, sourire aux lèvres, lorsque sa majorité s’est levée pour l’applaudir à l’issue de sa conclusion sur le budget.

    Un nouveau centre de loisirs

    Les élus ont acté la création d’une nouvelle base de loisirs municipale à la Murette en lieu et place de l’ex-école maternelle du clos de la Murette, fermée en juillet dernier. L’ouverture, prévue en septembre prochain, nécessite 400 000 euros d’investissement. « Cela répond à des objectifs de demande des familles, de diversifier des lieux d’accueil et d’optimisation du patrimoine municipal », présente Zinèbe Haddaoui, adjointe (PS) aux sports, précisant que le centre ne déshabille pas le site de la Souvine (transformé en base de loisirs sur les périodes de vacances) pour rhabiller la Murette. « Ce n’est pas un transfert d’activité, on monte en puissance avec 170 places supplémentaires », détaille l’adjointe.

    Unanimité pour la nouvelle cuisine

    Si les élus RN ont, par le passé, voté contre la baisse des tarifs de cantine, l’unanimité a régné pour acter la construction d’une nouvelle cuisine centrale au MIN (18 millions d’euros), permettant de répondre à la demande croissante du nombre de repas dans les cantines.

  • Le collectif Tous orangeois entre vraiment en campagne

    Le collectif Tous orangeois entre vraiment en campagne

    Ils tenaient à marquer le coup avant les fêtes. Créé l’hiver dernier avec l’ambition de bâtir une large liste citoyenne et républicaine pour les municipales afin de mettre fin aux 30 ans d’extrême droite, le collectif Tous orangeois a acté son entrée en campagne ce vendredi. « C’est une période grave et historique à Orange, nous voulons apporter un peu de joie et bonne nouvelle entre le procès Bompard et les Chorégies, et prouver ensemble qu’il est possible de faire triompher une liste citoyenne représentative de tous les Orangeois », expose Gilles Taillardas, libraire et l’une des figures de proue du collectif.

    Si un vote interne a acté qui sera la tête de liste, celle-ci ne sera dévoilée que début janvier. La liste prendra le nom de « Orange cœur citoyen ». Le collectif, qui ne souhaite aucun soutien officiel de partis politiques bien qu’être encarté ne soit pas interdit pour être sur la liste, regroupe majoritairement des novices en politique mais comptera trois élus, anciens ou actuels, de gauche, à l’instar de Patrick Savignan qui siège aujourd’hui dans l’opposition. Dans l’attente du verdict du procès Bompard le 26 janvier, Tous orangeois est la 3e liste déclarée après celle du RN Jean-Dominique Artaud et de la macroniste et élue d’opposition, Carole Normani. Un temps moteur du collectif, Gilles Laroyenne (UDI) l’a depuis quitté, l’estimant trop à gauche.

    « Nous prônons la liberté idéologique, la coconstruction et l’intelligence collective », défend Gilles Taillardas. Rétablir de « la vie démocratique » est un mantra du collectif. « Il faut une politique apaisée, à l’écoute de tous », fait savoir Hinda Aït-Lalamma, souffrante vendredi mais très active dans la campagne. « Nous voulons gagner pour instaurer une action publique plus humaine, rendre Orange plus désirable et rétablir une sérénité politique », avance Antoine Boudet, ostéopathe, investi aussi dans la vie associative sportive. Difficile pour les futurs colistiers de ressortir une mesure prioritaire ou d’urgence. Valérie Féral, assistante dentaire, cible « la jeunesse mais aussi l’accès aux soins et la sécurité ». Plusieurs réunions thématiques sont prévues à partir de janvier, afin de dévoiler le programme issu d’enquêtes de terrain menées depuis 10 mois par le collectif.

  • Un trésor de 1460 fait son retour à Avignon

    Un trésor de 1460 fait son retour à Avignon

    « Livre d’heures d’Hélary-Laudun. » Sur le papier, ou plutôt le parchemin, le titre de cet ouvrage n’est pas très vendeur. Et pourtant, il s’est vendu 93 500 euros, financé à moitié par la Ville et l’État. Un prix hors norme pour un ouvrage qui l’est tout autant et qui vient d’enrichir le patrimoine avignonnais, en l’occurrence la bibliothèque Ceccano et ses 200 000 documents. Il s’agit d’un manuscrit médiéval, enluminé à Avignon autour de 1460, et dans un remarquable état de conservation. « Je suis trop contente », se réjouit Karine Klein, conservatrice des bibliothèques. « Depuis 13 ans que je suis là, c’est la plus belle acquisition », poursuit-elle. « Quand je l’ai reçu, j’ai appelé toute l’équipe pour qu’on le déballe ensemble », raconte la responsable des fonds patrimoniaux. D’une dimension de 180×127 mm, l’ouvrage de 460 pages est conservé dans un boîtier datant, lui, plutôt du XVIIIe siècle.

    Arrivé comme une lettre

    à La Poste

    Plus de 560 ans plus tard, le manuscrit retrouve donc sa terre natale et le giron public. Impossible de remonter la trace de son histoire au-delà de 1968. Le manuscrit était propriété d’une librairie spécialisée américaine à New-York. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il est arrivé à Avignon classiquement par La Poste… « On avait le stress en se disant, pourvu qu’il ne se perde pas », redoutait Karine Klein. Très régulièrement, la conservatrice scrute les catalogues de vente spécialisées ou les ventes aux enchères pour faire l’acquisition d’une dizaine de documents par an liés à l’histoire d’Avignon. « J’avais déjà fait d’autres dossiers qui n’ont pu être suivi financièrement mais la ténacité a payé », se réjouit-elle, saluant le geste du libraire : « Au départ le prix était de 120 000 dollars et il a fait un effort car le manuscrit revenait à Avignon. » Et la matière est potentiellement abondante, Avignon ayant été à partir du XVIe siècle un haut lieu d’imprimerie. Auparavant, « il y a eu tout autour de la cour pontificale des enlumineurs, des copistes qui a donné lieu à la naissance d’un courant d’enluminure, l’école d’Avignon, très peu conservé ici », retrace Karine Klein.

    Le fameux manuscrit nouvellement propriété de la Ville est un recueil « en latin de prières de dévotion féminine, on se demande si ce n’est pas la commanditaire, qui a elle-même choisi les prières et les a agencées », se questionne la responsable des fonds patrimoniaux. Les enluminures et feuilles d’or ont encore leurs couleurs éclatantes. « On est sur des pigments naturels et pas chimiques, qui se conservent très bien dans le temps », note-t-elle. Quelques rares historiens de l’art vont certainement se presser à la bibliothèque Ceccano pour enrichir les savoirs sur le rite cistercien ou l’école d’Avignon.

    Mais, reconnaît volontiers Karine Klein, « pour le grand public, ça n’a pas vraiment d’intérêt, ce qui est intéressant en revanche pour la ville d’Avignon, c’est l’histoire de l’objet plus que son contenu ». Le manuscrit pourrait être présenté au public l’an prochain au cours du rendez-vous « Admire ton patrimoine ». « Le public ne vient pas de lui même voir un manuscrit médiéval en latin, on monte des opérations de médiation pour valoriser ce patrimoine », projette Camille Espinasse, responsable de ce secteur.