Tag: Vaucluse

  • Troisième action des agriculteurs en une semaine en Vaucluse

    Troisième action des agriculteurs en une semaine en Vaucluse

    « Madame Von der Leyen, le Mercosur, c’est nein », a lancé à de multiples reprises, tel un slogan, Sylvain Bernard, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de Vaucluse (FDSEA 84), ce vendredi 19 décembre, lors d’un mouvement de son syndicat. C’est le troisième en une semaine, après celui de la Confédération paysanne lundi et déjà la FDSEA mercredi.

    Dès 6 heures du matin, plusieurs dizaines de camions et tracteurs sont partis de l’Agroparc en direction de la préfecture de Vaucluse, où ont été déversées des tonnes de produits invendus et de déchets agricoles. Les quelques petites collines de détritus ont ensuite été mises en flammes, dont la fumée noire a embaumé toute la Cité des Papes.

    Trêve de Noël

    Outre le Mercosur et la dermatose nodulaire, la FDSEA dénonce aussi l’aménagement de la taxe carbone aux frontières sur les engrais importés. « On ne peut pas prendre de charges supplémentaires car on ne fait pas de marges. Cette taxe n’a aucun sens alors qu’on importe des produits de pays qui ont massivement déforesté pour cultiver », assure le responsable syndical. C’est à quelques centaines de mètres de là, devant la Cité administrative donc, que les responsables syndicaux se sont exprimés, juste après un jet de pommes pourries sur les bureaux. Une action stoppée net après que l’un des fruits a heurté le visage d’un des policiers. « C’est un petit coup qu’on vient de mettre. S’il ne se passe rien, à la rentrée, ce sera un grand coup de pied qui sera mis », lance à la foule Jordan Charransol, président des Jeunes agriculteurs de Vaucluse. Tandis Sylvain Bernard évoque tout de même deux ou trois actions coup de poing pendant les vacances, la « trêve de Noël » demandée par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, devrait bien être respectée.

  • Un dernier conseil tout sauf anodin pour la majorité

    Un dernier conseil tout sauf anodin pour la majorité

    Ce n’est pas un exercice qui manquera à Cécile Helle. La maire (PS) va tenir, ce samedi matin, son ultime conseil municipal, sans a priori d’émotion spéciale. « C’est un conseil comme un autre, je ne me projette pas sur des choses particulières », nous a-t-elle confié (notre édition de jeudi). Après deux mandats, elle laissera son fauteuil en mars prochain. La multitude de prétendants à sa succession dans la majorité ne devrait toutefois pas permettre un hommage sans dissonance. « J’ai prévu de la remercier et de la féliciter », glisse Joël Peyre, élu aux finances. Les élus, par l’entremise du premier adjoint Claude Nahoum, ont toutefois organisé une collecte afin de remettre un cadeau à Cécile Helle à l’issue de la séance.

    « Cela reste un conseil important, puisqu’il va y avoir le vote du budget », note la maire. Une délibération qui sera la première des 44 du jour, auxquelles s’ajouteront 4 questions écrites du RN. « Un budget responsable et prudent, qui prépare aussi la transition municipale et garantit à la future majorité la latitude financière nécessaire pour mettre en œuvre son programme », peut-on lire dans le rapport. Le budget, qui s’élève au global à 246 millions d’euros, garde les mêmes grands principes de la majorité sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement, la stabilité des impôts, environ 38 millions d’euros d’investissements, et une dette en très léger repli. Plusieurs traductions trouveront place dans les délibérations suivantes, comme le vote des premières subventions aux associations sportives (1,8 million) et culturelles (1,9 million d’euros) dispatchées sur une soixantaine de structures.

    +65% de capacité pour la nouvelle cuisine centrale

    « On va créer un centre de loisirs du Clos de la Murette, qui va se positionner à la place de l’école maternelle de la Murette », souligne Cécile Helle. Avec une mise en activité prévue à la rentrée scolaire 2026. La première magistrate rapportera aussi un dossier qui lui tient à cœur, l’héritage de Terre de culture 2025, avec la volonté de pérenniser certains lieux (Maisons Folie) ou événements (Explorateurs de la culture, festival Tous artistes ou l’Odyssée des petits curieux).

    Enfin, en guise de dessert avant de laisser une nouvelle équipe aux manettes, la Ville tient à lancer l’opération de construction d’une nouvelle cuisine centrale. Une première base d’un lourd projet à 18 millions d’euros qui doit permettre, toujours sur l’enceinte du MIN, de faire passer l’unité centrale de production alimentaire de 4 800 repas par jour à 7 300 repas. « L’outil actuel est vieillissant, sous-dimensionné et inadapté aux évolutions actuelles (+ de 1 000 couverts par jour en 8 ans) », indique la municipalité, qui a remis dans le giron public la restauration scolaire puis a baissé les tarifs.

  • La CGT exige plus de moyens pour le pôle solidarité

    La CGT exige plus de moyens pour le pôle solidarité

    Seulement une dizaine de personnes ont manifesté pour dénoncer « un manque de moyens », « des effectifs insuffisants » ou encore « une charge de travail intenable » devant le pôle solidarité du conseil départemental de Vaucluse, ce jeudi 18 décembre, à Avignon. Mais, chez ces quelques manifestants, le malaise est palpable.

    « Ces conditions endurcissent nos missions. On en perd le sens et c’est un danger à la fois pour les usagers et les agents », témoigne Amandine Laugier, secrétaire CGT au Département. Les quelques manifestants questionnent les investissements de la collectivité, en citant par exemple les centres de santé financés par le Département.

    Flou sur le RSA

    « C’est évidemment une bonne chose de lutter contre les déserts médicaux. Mais ce n’est pas censé être une priorité pour le Département. C’est l’État qui devrait le prendre en charge. On a l’impression que l’argent est investi là où il se voit », poursuit-elle.

    La mise en place de l’expérimentation du RSA sous conditions est aussi pointée du doigt. « On a de plus en plus de refus. Des gens reviennent cinq fois et ne l’ont toujours pas, et on ne nous donne aucune explication », confie, dépitée, Cécile Testenière, référente CGT au Service départemental d’action sociale (Sdas) de Vaucluse. « L’essence première de notre métier, c’est l’écoute. Et les gens finissent par craquer et je les comprends. Car, parfois, ils n’ont aucuns revenu pendant plusieurs mois », assure-t-elle.

    Du côté du Département, pas de réaction au mouvement de la CGT. Mais en séance, ce vendredi 12 décembre, le budget de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) a été augmenté de 3 128 661 euros, s’élevant à 77 532 447 euros en 2026.

  • La CGT exige plus de moyens pour le pôle solidarité

    La CGT exige plus de moyens pour le pôle solidarité

    Seulement une dizaine de personnes ont manifesté pour dénoncer « un manque de moyens », « des effectifs insuffisants » ou encore « une charge de travail intenable » devant le pôle solidarité du conseil départemental de Vaucluse, ce jeudi 18 décembre, à Avignon. Mais, chez ces quelques manifestants, le malaise est palpable.

    « Ces conditions endurcissent nos missions. On en perd le sens et c’est un danger à la fois pour les usagers et les agents », témoigne Amandine Laugier, secrétaire CGT au Département. Les quelques manifestants questionnent les investissements de la collectivité, en citant par exemple les centres de santé financés par le Département.

    Flou sur le RSA

    « C’est évidemment une bonne chose de lutter contre les déserts médicaux. Mais ce n’est pas censé être une priorité pour le Département. C’est l’État qui devrait le prendre en charge. On a l’impression que l’argent est investi là où il se voit », poursuit-elle.

    La mise en place de l’expérimentation du RSA sous conditions est aussi pointée du doigt. « On a de plus en plus de refus. Des gens reviennent cinq fois et ne l’ont toujours pas, et on ne nous donne aucune explication », confie, dépitée, Cécile Testenière, référente CGT au Service départemental d’action sociale (Sdas) de Vaucluse. « L’essence première de notre métier, c’est l’écoute. Et les gens finissent par craquer et je les comprends. Car, parfois, ils n’ont aucuns revenu pendant plusieurs mois », assure-t-elle.

    Du côté du Département, pas de réaction au mouvement de la CGT. Mais en séance, ce vendredi 12 décembre, le budget de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) a été augmenté de 3 128 661 euros, s’élevant à 77 532 447 euros en 2026.

  • Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Régulièrement, depuis qu’il s’est positionné dès le printemps dans la course aux municipales (15 et 22 mars), on entend dire que Joël Peyre n’ira pas au bout. L’actuel élu municipal en charge des finances a toujours démenti. Ce mercredi soir, il a apporté une preuve cinglante qu’il fallait bien compter sur lui en inaugurant son local de campagne, boulevard Saint-Roch. À la tête du Printemps des Avignonnais, Joël Peyre conduit un attelage un peu fourre-tout intitulé « rassemblement des citoyens de gauche, démocrates, féministes, progressistes, écologistes, humanistes et des femmes et des hommes de bonne volonté pour Avignon ». Comme une sorte de réponse à distance à son principal concurrent à gauche, David Fournier (PS), qui a reçu le soutien de plusieurs partis (Génération écologie, Les Écologistes, l’Après, le Parti animaliste).

    Une centaine de personnes était réunie mercredi soir, dont une dizaine d’élus de la majorité sortante. À trois jours du dernier conseil municipal du mandat, l’héritage de Cécile Helle a été évoqué. Nul doute que samedi en séance, au moment de présenter le budget 2026, Joël Peyre aura un mot chaleureux à l’endroit de la maire sortante qui en a fait son monsieur finances pendant douze ans. Cécile Helle, qui « a une préférence » pour prendre sa relève, devrait s’exprimer en janvier pour dévoiler vers qui va son soutien. Dans le camp de Joël Peyre, on est certain qu’il est l’élu. Sans s’avancer là-dessus, le candidat se pose dans le droit fil de la politique menée pendant deux mandats. « Je regrette que Cécile Helle s’arrête et tiens à la remercier pour sa sagesse et son courage dans la fonction de maire, son action sera une source d’inspiration », salue Joël Peyre, assumant de « s’inscrire pleinement dans la continuité ». Ce qui ne veut pas dire immobilisme », précise-t-il, sans s’appesantir sur son projet, dont il a déjà dévoilé quelques thématiques autour de la santé ou des mobilités.

    « Nous refusons

    les extrémismes »

    Joël Peyre pense tenir sa légitimité par son expérience et son sens des responsabilités, après avoir « assaini » les finances de la Ville. « Nous refusons les extrémismes affichés ou larvés et nous ne laisserons pas faire les professionnels de la parlote, ceux qui veulent accaparer Avignon au profit d’un camp par quelques petits arrangements inavouables d’arrière-boutique », prévient-il. Manière d’englober un peu tous les opposants. Autour de lui, plusieurs élus, ou l’ex-candidat DVG aux législatives Philippe Pascal, ont vanté les mérites d’un « vrai bosseur », « intelligent », « honnête et intègre », « raisonnable ».

    À moins de trois mois du premier tour, chacun a conscience à gauche de l’urgence à s’unir, mais personne ne semble prêt à s’effacer. Au local de Joël Peyre, certains misent sur une entente avec Avignon collectif, poussé par l’adjointe (PS) aux sports, Zinèbe Haddaoui, le PCF et Génération.s. La parution à venir, ce samedi dans La Provence, d’un sondage, devrait permettre à chacun de se compter.

  • Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Régulièrement, depuis qu’il s’est positionné dès le printemps dans la course aux municipales (15 et 22 mars), on entend dire que Joël Peyre n’ira pas au bout. L’actuel élu municipal en charge des finances a toujours démenti. Ce mercredi soir, il a apporté une preuve cinglante qu’il fallait bien compter sur lui en inaugurant son local de campagne, boulevard Saint-Roch. À la tête du Printemps des Avignonnais, Joël Peyre conduit un attelage un peu fourre-tout intitulé « rassemblement des citoyens de gauche, démocrates, féministes, progressistes, écologistes, humanistes et des femmes et des hommes de bonne volonté pour Avignon ». Comme une sorte de réponse à distance à son principal concurrent à gauche, David Fournier (PS), qui a reçu le soutien de plusieurs partis (Génération écologie, Les Écologistes, l’Après, le Parti animaliste).

    Une centaine de personnes était réunie mercredi soir, dont une dizaine d’élus de la majorité sortante. À trois jours du dernier conseil municipal du mandat, l’héritage de Cécile Helle a été évoqué. Nul doute que samedi en séance, au moment de présenter le budget 2026, Joël Peyre aura un mot chaleureux à l’endroit de la maire sortante qui en a fait son monsieur finances pendant douze ans. Cécile Helle, qui « a une préférence » pour prendre sa relève, devrait s’exprimer en janvier pour dévoiler vers qui va son soutien. Dans le camp de Joël Peyre, on est certain qu’il est l’élu. Sans s’avancer là-dessus, le candidat se pose dans le droit fil de la politique menée pendant deux mandats. « Je regrette que Cécile Helle s’arrête et tiens à la remercier pour sa sagesse et son courage dans la fonction de maire, son action sera une source d’inspiration », salue Joël Peyre, assumant de « s’inscrire pleinement dans la continuité ». Ce qui ne veut pas dire immobilisme », précise-t-il, sans s’appesantir sur son projet, dont il a déjà dévoilé quelques thématiques autour de la santé ou des mobilités.

    « Nous refusons

    les extrémismes »

    Joël Peyre pense tenir sa légitimité par son expérience et son sens des responsabilités, après avoir « assaini » les finances de la Ville. « Nous refusons les extrémismes affichés ou larvés et nous ne laisserons pas faire les professionnels de la parlote, ceux qui veulent accaparer Avignon au profit d’un camp par quelques petits arrangements inavouables d’arrière-boutique », prévient-il. Manière d’englober un peu tous les opposants. Autour de lui, plusieurs élus, ou l’ex-candidat DVG aux législatives Philippe Pascal, ont vanté les mérites d’un « vrai bosseur », « intelligent », « honnête et intègre », « raisonnable ».

    À moins de trois mois du premier tour, chacun a conscience à gauche de l’urgence à s’unir, mais personne ne semble prêt à s’effacer. Au local de Joël Peyre, certains misent sur une entente avec Avignon collectif, poussé par l’adjointe (PS) aux sports, Zinèbe Haddaoui, le PCF et Génération.s. La parution à venir, ce samedi dans La Provence, d’un sondage, devrait permettre à chacun de se compter.

  • Après l’argent des Jeux, Sylvain André n’est toujours pas rassasié de trophée

    Après l’argent des Jeux, Sylvain André n’est toujours pas rassasié de trophée

    Saint-Quentin-en-Yvelines, le 2 août 2024. Jour historique pour le BMX français. Ils sont trois porteurs du maillot tricolore à monter sur le podium de l’épreuve racing des Jeux olympiques de Paris 2024. L’or pour Joris Daudet, le bronze pour Romain Mahieu. Et l’argent pour Sylvain André.

    Le Cavaillonnais est venu en voisin, samedi, inaugurer la piste de pumptrack de Grans (Bouches-du-Rhône). « Cela fait une dixième piste dans notre petite région, c’est fou. Cela montre que les gens ici, croient en nous », témoigne-t-il. La médaille d’argent olympique a changé la vision de son sport. « Je n’ai plus besoin d’expliquer ce que je fais et l’on ne me regarde plus comme si j’étais un grand enfant, mais comme un sportif de haut niveau. » Ce qu’il est.

    Car la pratique du BMX, dont il a fait son métier, est exigeante. « Mais cela reste une passion avant tout, car il me faut trouver des compléments pour en vivre. » Celui qui s’est mis au BMX à l’âge de 6 ans, il en a 33 aujourd’hui, « pour faire du vélo sur une piste fermée et sûre », ne regrette pas son choix.

    « J’ai vécu un moment historique, avec un triplé olympique que la France attendait depuis cent ans. La pratique m’a fait réussir, la passion m’a fait progresser », souligne le natif de Cavaillon.

    S’il est en pause sportive, car les compétitions ne reprendront qu’au mois de mars, Sylvain André est très actif. « Je fais des conférences, pour faire rentrer de l’argent, car les jambes ne suffisent pas », regrette-t-il. Ce qui ne l’empêche pas de « passer de très bons moments sur le vélo » et d’avoir encore des ambitions, car la compétition, « c’est bien quand tu es devant ».

  • Après l’argent des Jeux, Sylvain André n’est toujours pas rassasié de trophée

    Après l’argent des Jeux, Sylvain André n’est toujours pas rassasié de trophée

    Saint-Quentin-en-Yvelines, le 2 août 2024. Jour historique pour le BMX français. Ils sont trois porteurs du maillot tricolore à monter sur le podium de l’épreuve racing des Jeux olympiques de Paris 2024. L’or pour Joris Daudet, le bronze pour Romain Mahieu. Et l’argent pour Sylvain André.

    Le Cavaillonnais est venu en voisin, samedi, inaugurer la piste de pumptrack de Grans (Bouches-du-Rhône). « Cela fait une dixième piste dans notre petite région, c’est fou. Cela montre que les gens ici, croient en nous », témoigne-t-il. La médaille d’argent olympique a changé la vision de son sport. « Je n’ai plus besoin d’expliquer ce que je fais et l’on ne me regarde plus comme si j’étais un grand enfant, mais comme un sportif de haut niveau. » Ce qu’il est.

    Car la pratique du BMX, dont il a fait son métier, est exigeante. « Mais cela reste une passion avant tout, car il me faut trouver des compléments pour en vivre. » Celui qui s’est mis au BMX à l’âge de 6 ans, il en a 33 aujourd’hui, « pour faire du vélo sur une piste fermée et sûre », ne regrette pas son choix.

    « J’ai vécu un moment historique, avec un triplé olympique que la France attendait depuis cent ans. La pratique m’a fait réussir, la passion m’a fait progresser », souligne le natif de Cavaillon.

    S’il est en pause sportive, car les compétitions ne reprendront qu’au mois de mars, Sylvain André est très actif. « Je fais des conférences, pour faire rentrer de l’argent, car les jambes ne suffisent pas », regrette-t-il. Ce qui ne l’empêche pas de « passer de très bons moments sur le vélo » et d’avoir encore des ambitions, car la compétition, « c’est bien quand tu es devant ».

  • Dialogue de sourds sur le pont de Rognonas

    Dialogue de sourds sur le pont de Rognonas

    Ce lundi, Fabrice Tocabens, adjoint (PS) aux mobilités, vidait son sac « de colère » au sujet de gros dossiers transports du territoire, accusant notamment l’État de « mentir », quant à la LEO ou l’arrêté anti poids lourds. La Ville dénonçait également l’arrêté pris « en catimini » par le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, interdisant aux plus de 26 tonnes d’emprunter le pont de Rognonas qui franchit la Durance et entre dans Avignon.

    Le tout pour des raisons avancées de fragilité de l’ouvrage et dans l’attente d’études complémentaires. Furibard, Fabrice Tocabens fustigeait « un acte de mépris » sans concertation ni étude transmise. « Le Département des Bouches-du-Rhône peut la communiquer aux services qui en feraient la demande, nous répond la collectivité. Le Département de Vaucluse en a fait la demande et en a donc été destinataire. La Ville d’Avignon n’en a pas fait la demande mais nous nous tenons à sa disposition. » Du côté d’Avignon, on reconnaît qu’il n’y a pas eu peut être de « formalisme avec courrier de demande d’étude » mais des échanges sur le sujet ont eu lieu mi-novembre entre services.

    Idem, la Ville doutait de la réelle application de l’arrêté, dont un simple panneau de mise en garde a été installé sur le rond-point en amont, côté Bouches-du-Rhône uniquement. « L’arrêté est bien en vigueur et le Département des Bouches-du-Rhône n’est pas chargé du contrôle de sa bonne application, qui relève des forces de l’ordre. Au même titre que pour les autres arrêtés de ce type, les services du Département et les forces de l’ordre travaillent en étroite collaboration pour sa bonne mise en œuvre », nous répond le CD 13. Selon la Ville d’Avignon, quelque 700 poids lourds sont concernés par l’interdiction mais ne constate pas, depuis un mois et demi et l’entrée en vigueur, de baisse du trafic. « L’arrêté ne mentionne aucune déviation, si on veut qu’il fonctionne et soit réellement applicable il aurait fallu une volonté d’avancer collectivement », déplore-t-on au sein de l’Hôtel de ville qui, à ses frais, est en train d’installer des panneaux d’information côté Vaucluse.

  • Avant sa dernière séance, Cécile Helle livre ses conseils

    Avant sa dernière séance, Cécile Helle livre ses conseils

    Le der des der. Selon notre décompte, hors conseils municipaux d’installation, Cécile Helle vivra ce samedi son 94e et dernier conseil municipal en tant que maire d’Avignon. La première magistrate a reçu, ce mercredi, La Marseillaise pour un bilan de cet exercice spécifique du rôle de maire, mené pendant deux mandats.

    La préparation

    d’un conseil municipal

    « Une séance rythme l’engagement de la vue de maire. Lors du premier mandat, je m’étais calée sur les pratiques de Mme Roig [prédécesseure] avec un conseil par mois le soir à 18h. Mais le rythme était trop lourd, pour les services aussi. Là, on est à une séance tous les deux mois, c’est mieux. Le fait de les tenir le matin, on est globalement moins fatigués et les débats sont plus apaisés. A priori, le temps de préparation d’un conseil, c’est l’équivalent de la durée du conseil. C’est ma façon de travailler si vous souhaitez maîtriser tous les sujets. En général, j’analyse les rapports toujours dans la semaine qui précède, tout un après-midi ou toute une matinée pour me permettre de bien me les réapproprier, même si je connais la plupart d’entre eux. Cela me permet de bien relire, de vérifier qu’il n’y a pas d’erreurs, ou de poser des questions aux services pour me retrouver en situation, au moment de la séance, d’avoir la réponse à toutes les questions possibles. Présider un conseil, c’est aussi une épreuve physique. J’ai un tempérament de sportive. Donc la veille, j’allège le programme en soirée, je prends un bon dîner et petit déjeuner pour éviter les fringales. Je ne sors quasiment jamais de la séance. Il faut être attentive du début jusqu’à la fin, parce qu’il suffit d’un moment où vous pouvez laisser votre esprit un peu vagabonder pour que d’un seul coup, il se passe quelque chose. Au bout de 5 heures ou 6 heures, vous en sortez bien fatiguée, physiquement mais aussi intellectuellement. Ce n’est pas un exercice qui risque de me manquer. »

    L’état d’esprit pour cette dernière

    « C’est un conseil comme un autre, important avec notamment le vote du budget. Je ne me projette pas sur des choses particulières, comme ça, je serais peut-être surprise. En général, à la fin du conseil de décembre, je remercie les services pour l’ensemble du travail fait sur l’année, donc là, simplement, je dirais peut-être la même chose, mais pour les 12 ans d’exercice. »

    La délibération qui rend le plus fier

    « C’est toujours difficile de répondre à ce genre de questions, parce que ça veut dire qu’on va citer un projet plutôt qu’un autre. S’il y avait peut-être une délibération à sortir, c’est celle sur la remunicipalisation des cantines scolaires. Elle a été prise au tout début du précédent mandat, où on m’a dit clairement dans les services, que ça ne pourrait pas se faire. Donc il fallait une vraie force et conviction politique pour porter à bout de bras et à marche forcée ce projet dans un timing très court. L’objectif était qu’au 1er septembre 2015, il fallait qu’on soit en capacité de confectionner des repas pour les enfants des cantines. On a réussi à relever le défi, ce qui a permis après aussi d’enclencher la baisse des tarifs sur l’autre mandat. »

    Le moment le plus dur

    à gérer

    « Je retiendrai le contexte lié à la crise sanitaire, ce n’était pas évident. Les assemblées délibérantes ont été bousculées dans leur fonctionnement habituel. Si on m’avait dit en 2014 qu’un jour je présiderais un conseil municipal en visioconférence, je ne l’aurais pas cru. Il y avait des difficultés techniques, des questions de sécurité sur les votes… Cela a été un début de mandat particulier, c’était compliqué aussi, du coup, de créer de la cohésion de groupe. »

    Rires et émotions

    « On peut avoir des fous rires, parfois en fin de séance, lors des questions orales. Mais les conseils d’installations restent symboliquement forts. Il faut profiter de cet instant, où on est encore dans la dynamique de la campagne, du succès, souvent avec des proches dans le public. Mais l’instant est très éphémère parce qu’après, on met les mains dans le cambouis et on est vite rattrapés par la réalité de la fonction municipale. »

    Conseils au successeur

    « L’une des règles, c’est de vraiment faire vivre la démocratie locale : être respectueux de tous les élus, de faire en sorte que quand il y a du débat, y compris contradictoire, ça se fasse dans le respect dû à chacun. Je n’aime pas les attaques personnelles, ce n’est pas comme ça qu’on combat des adversaires politiques, mais sur leurs idées, sur leurs convictions. Je me suis beaucoup inspirée de l’expérience que j’avais eue en tant qu’élue municipale d’opposition, où j’ai siégé pendant 7 ans face à Mme Roig. J’ai été plusieurs fois malmenée, y compris par des attaques personnelles dures. J’ai toujours essayé de me rappeler de ces moments-là et faire en sorte de garantir un vrai débat démocratique. »