Ce n’est pas souvent que la mention « favorable » est apposée à côté de l’aéroport d’Avignon. Un avis, qui ne concerne pas le devenir même de la plateforme, mais qui va la doter d’un document obligatoire et qui faisait défaut depuis 18 ans : un plan de servitudes aéronautiques (PSA). Sorte de plan d’urbanisme propre à l’aéroport, qui a fait l’objet d’une enquête publique en juin dernier.
La commissaire enquêteur a donc donné un avis favorable au PSA, qui impacte 21 communes de Vaucluse et Nord des Bouches-du-Rhône. Ce document « détermine les altitudes que doivent respecter les constructions ou obstacles (ponts, infrastructures routières, lignes électriques, mats, arbres…) qu’ils soient fixes ou mobiles ». Sur le fond, un bémol est relevé au sujet de la coupe éventuelle d’arbres. Les conclusions du rapport font état de deux recommandations : « Faire figurer dans les documents d’enquête publique les éléments modérateurs pour la destruction de construction, l’élagage ou l’abattage d’arbres déjà existants. »
La seconde émane directement des 51 contributions à l’enquête, dont seules 5 concernaient le PSA. Les autres traitaient « de l’existence même de l’aérodrome », qui fait l’objet de vives oppositions quant aux nuisances et son déficit, absorbé par la Région. « Il serait important que l’exploitant prenne en compte les oppositions afin d’améliorer les relations avec les riverains en diminuant par exemple le nombre de mouvement d’ULM et de vols de voltige les jours de fin de semaine et jours fériés notamment », recommande la commissaire enquêteur.









