Tag: Vaucluse

  • À Avignon, la gauche ne compte pas lâcher le terrain

    À Avignon, la gauche ne compte pas lâcher le terrain

    La tête à la construction du mandat d’opposition mais l’esprit certainement encore un peu à la défaite de dimanche dernier. Ce samedi, les nouveaux élus de gauche d’opposition vont entrer dans une nouvelle ère, presque une semaine après avoir vu leur liste fusionnée portée par David Fournier (PS) être devancée de 760 voix (40,62%/38,01%) par Olivier Galzi (DVD). Les dix élus (PS, LFI, PCF, EELV ou l’Après sont représentés comme partis) ne devraient pas présenter de candidat et laisser seul le futur maire être élu en s’abstenant. David Fournier et Mathilde Louvain (LFI) prévoient de prendre la parole.

    Si les groupes ne seront pas officialisés dès ce samedi, la gauche devrait, à terme, parler à deux voix avec d’un côté les 6 élus issus de la liste initiale de David Fournier et, de l’autre, les 4 venus de Mathilde Louvain (LFI). La gauche est expérimentée puisque 6 élus sur 10 étaient déjà conseillers municipaux sortants. On peut aussi souligner que Maryline Croyet (PS) était élue lors du mandat précédent (2014-2020) et que Rémy Blanc (PCF) est conseiller départemental.

    « Avoir deux groupes permet d’instaurer une présence et une reconnaissance de nos marqueurs politiques », fait valoir Mathilde Louvain, qui entend bien « garder le lien permanent avec les habitants, on fera un travail pédagogique sur ce qu’il se passe en séance et le choix de nos votes ». La « défense des services publics » sera le fil rouge de la mandature. Même tonalité chez David Fournier : « Ensemble et solidaires [nom de la liste] va continuer, on a un devoir par rapport au plus de 11 000 voix qui se sont portées sur nous, nous devons répondre à l’urgence sociale et climatique », estimait-il, dès dimanche soir, promettant une « vigilance sur les services publics et la lutte contre le clientélisme ».

  • [Entretien] Olivier Galzi (DVD): « On n’arrive pas ici pour faire comme avant »

    [Entretien] Olivier Galzi (DVD): « On n’arrive pas ici pour faire comme avant »

    Même s’il n’est pas encore maire, ce qui sera chose faite ce samedi lors d’une séance d’installation à l’Hôtel de ville, Olivier Galzi a déjà eu une première semaine chargée avec une prise de connaissance des rouages municipaux et de multiples rencontres. Pour La Marseillaise, l’ex-journaliste TV livre quelques projections (lire page 3 les premières mesures).

    La Marseillaise : Près d’une semaine après votre victoire (40,62%) face à la gauche, quel est votre état d’esprit à l’heure d’être officiellement installé maire ?

    Olivier Galzi : On se prépare à la tâche immense qui nous attend. On en mesure l’ampleur et l’importance. Il sera urgent, dès lundi, d’essayer d’y voir plus clair sur les finances. On va passer par un audit, parce que c’est le nerf de la guerre (lire aussi page 3). On met tout en œuvre pour pouvoir être en position d’agir le plus rapidement possible. Sur la cérémonie en elle-même, je n’ai pas encore eu le temps d’y penser, de l’appréhender tellement les dossiers sont nombreux. Et notamment, ce qu’on appelle le troisième tour, c’est-à-dire l’élection à la présidence de l’agglomération [le conseil communautaire devrait se tenir le 8 avril] qui me prend beaucoup de temps.

    Est-ce que vous préparez votre premier conseil municipal comme votre premier journal télévisé ?

    O.G. : (Sourires) Non, pas du tout, ce n’est pas le même exercice. À la télé, vous êtes tout seul face à une caméra et vous parlez à des millions de personnes. Là, il n’y a plus le filtre de la caméra : on est en démocratie directe, pas seul, mais avec une équipe. Les enjeux du journal télévisé, c’est d’essayer d’expliquer les problèmes. Les enjeux du maire, c’est d’essayer de les résoudre. Donc, l’exercice est résolument très différent. Il est nouveau, mais ce n’est pas pour autant qu’il me fait peur. En revanche, je mesure la responsabilité que nous avons désormais avec une attente qui a été assez forte. À savoir un désir de changement, qui sera dans la cohérence de notre discours de campagne. Nos priorités seront et sont toujours la sécurité, la question de la propriété et la circulation. Très clairement, on n’arrive pas ici pour faire comme avant.

    Propreté, circulation sont des compétences liées au Grand Avignon, le 3e tour vous occupe déjà beaucoup. Confirmez-vous que vous souhaitez prendre la présidence et comment y parvenir alors que pendant les deux derniers mandats, ce ne fut pas le cas pour la ville-centre ?

    O.G. : Je rencontre déjà mes pairs de l’agglo pour leur expliquer ma vision du bassin de vie. Je confirme que je serai candidat. Pour d’autres éventuels candidats, Mme Bories [maire LR de Villeneuve] a clarifié en disant qu’elle ne serait pas candidate, mais il y a des positions qui me semblent un peu moins claires. Je connais certains maires [Paul Mély, réélu aux Angles a clairement affiché son soutien], pas tous, d’autres attendaient de voir si j’allais être élu pour commencer une discussion, ce qui est normal. J’ai rencontré Joël Guin [maire de Vedène et président sortant, aperçu à un meeting de David Fournier], ça s’est très bien passé (sourires). À l’époque où la ville-centre dirigeait l’agglomération [sous Marie-Josée Roig], peut-être s’est-elle comportée de manière un peu hégémonique. Il y a de grandes communes, des petites mais il n’y a pas des petits maires et des grands maires. Tous doivent donc pouvoir fonctionner dans un respect, dans un système de parité et aussi dans une solidarité, quelle que soit leur couleur politique. Si je suis élu à la tête de l’agglomération, je ne serai pas un président hégémonique, qui écraserait les communes alentour, sinon ce serait ne rien avoir compris à la force d’un collectif. Ce qui m’intéresse, c’est la capacité de porter une voie qui va peser encore plus que celle d’Avignon. Afin d’actionner les leviers notamment de financement d’un certain nombre de projets qui seront à la fois utiles pour Avignon et pour l’ensemble de l’agglomération.

    Vous avez rencontré mercredi Cécile Helle, avez-vous seulement parlé du fonctionnement de la mairie ou aussi de la campagne ?

    O.G. : Non, on n’a pas parlé de la campagne, mais des dossiers. C’était un exercice très républicain, respectueux des deux côtés, factuel, dans une logique de transmission pour l’intérêt général. Je la remercie d’ailleurs de m’avoir déjà mis à disposition un bureau. Après, elle a ses idées, j’ai les miennes. Mais il n’y aura pas ici de départ sous les huées, contrairement à d’autres endroits où l’extrême gauche a pris le pouvoir.

    Dans votre discours dimanche soir, vous vous posiez en rassembleur, en maire de tous les Avignonnais. Ce n’est pas un peu facile après une vive campagne où la gauche dit qu’elle a été
    «
     violente et dégueulasse » et où même le RN dit que vous avez
    «
     joué sur les peurs » ?

    O.G. : Il y a eu effectivement une grande violence, très facile à comprendre. C’est celle faite aux électeurs socialistes qui se sont retrouvés les cocus au second tour d’une fusion qu’on ne leur avait pas annoncé au premier. Ils ont été obligés de constater que leur candidat était prêt à brader un certain nombre de valeurs qui étaient les leurs. C’est la seule violence que j’ai pu constater.

    Il y a une grève en cours au sein de la cantine scolaire. C’est quoi le bon sens pour y mettre fin ?

    O.G. : Le bon sens pour sortir d’une grève, c’est d’écouter ce que les représentants du personnel ont à dire et qu’on n’a, semble-t-il, pas envie d’entendre. Je suis encore à l’extérieur du dossier, j’ai une vision probablement très partielle. Dans ce dossier sensible, sordide et scandaleux puisqu’on parle quand même des vols de viande destinés aux enfants de nos écoles, il faut très clairement établir toutes les responsabilités et sanctionner. Et je n’ai pas le sentiment à ce stade que ceux qui font grève soient ceux qui ont envie d’étouffer l’affaire. Bien au contraire. Donc, si c’est ça, on devrait pouvoir trouver des solutions rapidement.

    Les cantines ont été municipalisées il y a plus de 10 ans, une des plus grandes fiertés de Cécile Helle. Est-ce que vous comptez garder ce service en régie ?

    O.G. : D’un point de vue extérieur, ça a l’air de fonctionner et apparaît comme une réalisation intéressante de la majorité précédente. Cela a été une bonne chose pour l’accès à une nourriture de qualité dans des circuits courts pour des populations qui n’ont pas forcément énormément de moyens, avec un tarif intéressant pour elles. À partir de là, ça me paraît aller dans le bon sens. Maintenant, le bon sens, c’est aussi, une fois qu’on est à l’intérieur, de voir ce qu’on ne voyait pas à l’extérieur. Mais très clairement, le dossier de la cantine scolaire, en dehors de cette affaire de viande volée, ne me paraît pas faire partie des priorités de chantier pour la mairie.

    « La cantine municipale apparaît comme une réalisation intéressante »

  • L’Opéra d’Avignon invite au marathon de la danse

    L’Opéra d’Avignon invite au marathon de la danse

    « À l’époque, des couples dansaient pendant plusieurs jours jusqu’à l’épuisement dans un esprit d’endurance et de compétition spectaculaire », rappelle le Grand Avignon. Cet événement aura lieu le samedi 11 avril (14h-17h), sur le parvis de l’Opéra, place de l’Horloge. Il est ouvert à tous les danseurs amateurs * en duo (à partir de 16 ans), sur inscription jusqu’au 8 avril.
    « Les participants devront danser pendant 200 minutes, entrecoupées de deux pauses de 10 minutes, au rythme des musiques proposées pendant l’événement, avec des temps de chorégraphie imposée évalués par un jury de professionnels », précise l’Opéra.

    Infos : operagrandavignon.fr/le-marathon-de-la-danse

  • La ville d’Avignon ne « manque pas d’attractivité touristique »

    La ville d’Avignon ne « manque pas d’attractivité touristique »

    Avec le pont d’Avignon et le palais des Papes en arrière-plan, le site est une carte postale idéale pour tout support touristique. En bord du Rhône sur l’île de la Barthelasse, le restaurant le Bercail se prêtait parfaitement, ce jeudi midi, au lancement de la saison touristique avec remise des nouvelles brochures à l’ensemble des professionnels du tourisme.

    Si le printemps reste la saison encore ancrée pour ouvrir l’année touristique, Avignon est toutefois une destination prisée toute l’année. « Elle se visite de plus en plus en fin de saison, grâce notamment au tourisme d’affaires que l’on veut développer l’hiver », souligne Cécile Wiertlewski, directrice de l’Office de tourisme d’Avignon, insistant sur la « belle synergie des acteurs ». À commencer par son homologue au Grand Avignon, Claire Prost, qui gère la promotion des 15 autres communes de l’agglo. « On agit en complémentarité pour aller dénicher des pépites du territoire à faire connaître et, plus largement, faire en sorte que le Grand Avignon soit un camp de base pour les touristes dans un rayon de 50 km », fait-elle valoir.

    Le nombre de visiteurs sur le pont augmente de 12%

    En 2025, on assiste toutefois à un léger repli de fréquentation en Vaucluse (-4%). « Des résultats à relativiser car 2024 fut une année exceptionnelle notamment au printemps, 2025 enregistre ainsi pratiquement le même volume de nuitées qu’en 2019, avant la crise sanitaire », tempère l’office de tourisme. Côté monuments emblématiques, le Palais des papes enregistre un nombre de visiteurs quasi similaire (-0,85%) avec 778 551 entrées. En revanche, le pont d’Avignon voit sa fréquentation bondir de 12,13%, avec 606 607 visiteurs. « Nous avons mené une grosse campagne de communication sur ce monument, le fait aussi que l’exposition Othoniel parcourt le Pont a boosté les visites », se satisfait Cécile Wiertlewski. Parmi les touristes internationaux, Américains, Canadiens, mais aussi Sud-Coréens et Chinois, qui font leur retour post-Covid, sont à noter.

    Rappelons que le Palais des papes et le pont sont gérés par Avignon tourisme, une société paramunicipale, qui pilote aussi le centre de congrès, le parc des expositions et trois parkings souterrains. Une structure en difficulté financière chronique, que certains candidats aux municipales n’ont pas manqué de souligner. Comme le futur maire, Olivier Galzi (DVD). « On entend souvent en ce moment qu’il faut redonner de l’attractivité à Avignon, mais on n’en manque pas d’un point de vue touristique », assure Cécile Wiertlewski, qui dirige le pôle développement touristique au sein d’Avignon tourisme. Comme d’autres, elle est pour l’heure dans l’expectative quant aux futures orientations municipales, aussi bien pour attirer du monde que dans la gestion pure d’Avignon tourisme.

  • À Carpentras, les lycées Fabre et Victor-Hugo luttent ensemble

    À Carpentras, les lycées Fabre et Victor-Hugo luttent ensemble

    Les deux établissements font face à une grosse baisse de moyens annoncée pour la rentrée prochaine. Un premier rassemblement s’était également tenu le matin même devant le lycée Fabre.

  • À Avignon, le lycée Mistral debout face à la baisse d’heures d’enseignement

    À Avignon, le lycée Mistral debout face à la baisse d’heures d’enseignement

    Quelques minutes après la sonnerie de la pause méridienne au lycée Frédéric-Mistral d’Avignon, alors que les derniers élèves se dépêchent de sortir de l’établissement pour aller manger chez eux ou dans un snack des alentours, ce sont une trentaine d’enseignants qui se sont regroupés devant les grilles pour protester contre « la baisse des moyens horaires prévue par le rectorat ».

    Panneaux en main, les messages sont divers. « Faire avec moins, c’est faire moins bien », « Plus de DHG [dotation horaire globale, c’est-à-dire le nombre d’heures d’enseignement dans l’établissement, Ndlr] pour mieux enseigner » ou encore « Rendez les heures au lycée Mistral » peut-on notamment lire sur les pancartes. Ce serait au total pas moins de 120 heures de la dotation horaire globale (DHG) qui seraient amputées à l’établissement sur décision du rectorat d’Aix-Marseille. Ce qui entraîne la suppression d’une classe de seconde et de terminale ainsi qu’un poste d’enseignant en français. Résultat, en seconde par exemple, les élèves seront dispatchés en huit classes à 35 apprenants et deux classes à 24. « Cette nouvelle augmentation d’élèves par classe est un non-sens pédagogique », regrettent les manifestants. Mais aussi des dédoublements de classes supprimés « en spécialité anglais, en physique-chimie, en sciences numériques… un peu partout en fin de compte », liste Sylvain Bartet, secrétaire départemental de la Snes-FSU en Vaucluse et enseignant dans l’établissement. Une baisse que le rectorat justifie « par une baisse démographique ». Contactée par La Marseillaise, la direction académique de Vaucluse n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Une suppression d’heures beaucoup trop élevée pour le responsable syndical. La DHG est calculée à hauteur de 1,1 heure par élève par les services de l’État. « On aurait dû perdre 80 ou 90 heures, ce qui était déjà beaucoup trop. Mais là, c’est un vrai coup de rabot », déplore Sylvain Bartet. Dans une pétition réclamant l’abandon de cette décision, il est revendiqué « un retour au dispositif de classes de seconde à effectifs réduits tendant à 25 élèves par classe ». Celle-ci a été signée par 70 enseignants de l’établissement scolaire. Une nouvelle manifestation est prévue ce mardi 31 mars devant la direction académique.

    Meilleures conditions

    de travail

    Des effectifs moins fournis qui permettraient « d’aider au mieux les élèves de ce niveau à réussir leur entrée au lycée et leur orientation », insiste-t-on dans cette même pétition. Marie*, représentante des parents d’élèves et mère d’une élève de terminale, abonde en assurant que cette décision « aura une conséquence directe sur les enfants ». En évoquant par exemple « le non-dédoublement pour les matières scientifiques, ce qui empêche les organisations de travaux dirigés ou d’expériences », qui sont pour elle « des moments où on développe notamment son expression orale, ce qui est essentiel pour le grand oral » ou encore « des heures où ils peuvent exprimer leurs idées plus librement ».

    Un recul qui serait le plus marqué de ces six dernières années. « En 2020, on fonctionnait encore avec 26 élèves par classe en seconde. Là, ce serait presque un luxe », assure Sylvain Bartet. « Si on laisse passer sans rien dire cette baisse, cela ne ferait qu’empirer ces prochaines années », insiste Marie.

    L’an dernier, au mois de mai, une manifestation similaire s’était tenue face à une baisse de DHG de 56 heures dans le même lycée. « Au bout d’un moment, on s’inquiète aussi de la réputation de Mistral. Car moins d’heures, cela veut dire aussi moins de résultats aux examens. Certains élèves viennent de très loin pour les options proposées ici. Ce serait bête que cela s’arrête pour des calculs comptables », insiste la parent d’élève.

    *Prénom modifié

  • Avignon : Claude Le Roy donne le coup d’envoi du mandat

    Avignon : Claude Le Roy donne le coup d’envoi du mandat

    À 78 ans, Claude Le Roy retrouve un banc. Les amateurs de foot pourraient être surpris de l’apprendre mais en réalité l’ancien joueur et surtout entraîneur, connu pour avoir dirigé de nombreuses sélections africaines, ne reprend pas les rênes d’une équipe. Ce samedi, il prendra place sur les bancs du conseil municipal d’Avignon, où il a été élu dimanche dernier. Ou même réélu, après avoir brièvement siégé en 2001 dans l’opposition avec l’équipe d’Élisabeth Guigou (PS). Cette fois, Claude Le Roy a été sélectionné par Olivier Galzi (DVD). « Il sait très bien que je suis un mec de gauche, on ne partage pas les mêmes opinions sur tout, mais Olivier est une chance pour cette ville, c’est un capitaine fédérateur », estime Claude Le Roy, jamais encarté, mais qui a baigné toute son enfance dans le communisme avec un père, François, plusieurs fois candidat PCF aux législatives ou cantonales d’alors dans l’Eure dans les années 60. Une des premières personnes prévenues une fois son choix de soutenir Olivier Galzi fut « Cécile Helle, une amie, qui a fait de belles choses ».

    « Rendre hommage aussi à l’opposition »

    Ce samedi, Claude Le Roy jouera pourtant les capitaines de la matinée. Comme l’impose la loi, le doyen de l’assemblée présidera l’installation du conseil municipal. « Hélas, hélas, ça me ramène à un principe de réalité sur mon âge, vous vous rendez compte j’ai 60 ans d’écart avec la benjamine [Cyrine Blanc, 18 ans, élue aussi de la liste Galzi] qui sera aussi à mes côtés », sourit-il. L’expérience de Claude Le Roy lui permet d’aborder ce rendez-vous sans appréhension. « Ça n’a rien à voir avec une finale, mais il y a tout un protocole à respecter, j’ai passé mercredi une heure et demie en mairie avec tous les services juridiques », détaille-t-il. Celui qui a joué quelques saisons à l’Olympique avignonnais dans les années 70 remettra l’écharpe à Olivier Galzi à l’issue du vote. « Il faut que l’installation se fasse de façon très républicaine, courtoise, élégante, que tout se passe bien, en rendant hommage aussi à l’opposition, parce qu’ils ont tous bossé », prévoit-il.

    Dans la future majorité, Claude Le Roy ne compte pas jouer les premiers rôles. « Au départ, je voulais être 53e de liste [dernier], je suis finalement l’avant-dernier élu, je ne serai pas adjoint, je pense être utile dans le sport ou l’attractivité », ne s’avance-t-il pas encore dans l’attente des délégations qui ne viendront qu’un peu plus tard.

  • Femmes et progressistes : le double combat

    Femmes et progressistes : le double combat

    C’était la grande nouveauté de ce scrutin 2026 pour les communes de moins de 1 000 habitants : l’obligation de listes paritaires. Cette loi vise à améliorer la représentativité des femmes dans les conseils municipaux. Pourtant, cette année, elles ne seront par exemple que 38, dans les Alpes-de-Haute-Provence, à être maires, contre 50 en 2020. Dans le Vaucluse également, elles seront moins nombreuses, passant de 36 à 29, pour ce nouveau mandat. Les Bouches-du-Rhône voient toutefois leur nombre de femmes maires augmenter, passant de 17 à 20 (hors mairies d’arrondissement à Marseille).

    Au niveau national, le nombre d’édiles féminines a quelque peu augmenté par rapport aux élections de 2020, passant de 21,1% à 22,6%. Une hausse continue depuis la première loi imposant la parité en 2000, mais qui reste lente et tend même à s’essouffler. Au sein des conseils municipaux, on comptait 42% d’élues en 2020.

    Même si la parité est établie dans les listes engagées lors de ce scrutin 2026, dans la région, moins d’un quart d’entre elles étaient menées par des femmes. C’est donc dès le choix des têtes de liste que le plafond de verre se fait sentir pour elles.

    Selon Sandrine Raymond Lucarini, maire (SE) réélue à Saint-Pierre-de-Vassols, dans le Vaucluse, et initiatrice d’un groupe WhatsApp pour les maires vauclusiennes, le manque de femmes à la tête de municipalité s’explique avant tout par un manque de représentativité. « à chaque élection, on a le droit au portrait-robot d’un maire. Et souvent, c’est un homme de 60 ans. Il faut que nous, les femmes, nous nous inspirions entre nous, pour montrer que l’on peut être maire. Car beaucoup se disent que ce n’est pas un rôle pour elles. »

    Pour la membre du bureau de l’association des maires de France et des maires ruraux, l’autocensure est l’un des facteurs explicatifs de cette sous représentation, mais n’est pas le seul : « Il y a aussi un problème financier. Car les indemnités pour les maires ruraux sont très faibles, et les femmes étant plus souvent dans des situations de précarité, elles envisagent moins de s’investir dans ce rôle. »

    Sans étiquette

    L’édile vauclusienne évoque aussi la question de la parentalité : « Souvent, on vous fait des reproches, on vous demande comment vous pouvez vous occuper de vos enfants… Alors qu’on ne fait jamais ce genre de remarques aux hommes. […] Et puis, il y a plus de femmes monoparentales qui ne peuvent donc pas faire garder leurs enfants », explique la mère de famille.

    Des barrières qui semblent un peu moins présentes dans les Hautes-Alpes, où les petits villages sont surreprésentés. Le rôle de maire est légèrement plus féminisé dans ce département, avec 22,6% de femmes maires en 2026, soit autant qu’au niveau national, alors qu’elles représentent 19,59% dans l’ensemble de la zone regroupant Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence.

    Par ailleurs, l’absence d’affiliation à un parti politique semble leur être favorable. Alors qu’elles n’étaient qu’un peu plus de la moitié à mener des listes sans étiquette (SE), celles-ci représentent au final 84,5% des femmes maires, dans toute la zone des cinq départements. Au niveau national, les élus sans étiquette ne représentent pourtant qu’un peu plus de la moitié des maires français.

    à droite toute

    Et lorsqu’elles portent des couleurs politiques, elles sont très souvent bleues, voire brunes. Les deux plus grandes villes de la région Sud ayant installé des femmes dans le fauteuil du maire sont toutes deux situées à droite de l’échiquier politique : Sophie Joissains (UDI) à Aix-en-Provence et Josée Massi (DVD) à Toulon.

    Car ce que révèlent également ces élections, c’est la quasi-absence de femmes élues marquées à gauche. En effet, les femmes étaient moins présentes à la tête de listes de gauche ou d’extrême gauche (52) que sur des listes de droite ou extrême droite (63), dans la zone des cinq départements. Une féminisation de l’extrême droite qui a notamment pour but aussi de féminiser son électorat, autrefois majoritairement masculin. Il est donc urgent que le camp progressiste brise ce plafond de verre s’il souhaite porter plus haut et plus loin son ambition d’une société plus juste.

    En chiffres

    155

    femmes ont été élues maires, en 2026, dans les 791 communes des Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence. Soit 19,59% de l’ensemble des édiles.

    22,8%

    C’est le taux de femmes élues maire dans les Hautes-Alpes. Un meilleur chiffre que les Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse et Alpes-de-Haute-Provence. Le Var affiche seulement 16,9%.

    52

    listes affiliées à la gauche ou l’extrême gauche ont été portées par des femmes dans les cinq départements, contre 31 pour l’extrême droite et 32 pour la droite.

    84,5%

    des femmes élues sont sans étiquette.

  • Chauffeurs-livreurs : la grève maintenue à la cuisine centrale d’Avignon

    Chauffeurs-livreurs : la grève maintenue à la cuisine centrale d’Avignon

    Pas encore de sortie de grève pour les chauffeurs-livreurs des cantines des écoles d’Avignon.

    Trois réunions entre la direction générale des services, le personnel de la cuisine centrale, les représentants CGT et FO ont bien eu lieu, ces derniers jours. Mais celles-ci n’ont abouti à aucun accord. Depuis le jeudi 13 mars, les livreurs qui s’occupent d’acheminer les repas des cantines, mais aussi des CCAS et autres structures municipales, travaillent en activité réduite, livrant tout de même les structures accueillant des personnes en difficulté.

    Ils reprochent à la direction des services une enquête administrative orientée sur une affaire de soupçons de vol de plusieurs centaines de kilos de viande de bœuf au sein même du service, par certains employés. Celle-ci avait été dénoncée, en novembre, par une douzaine de salariés. Des « parts nobles » qui auraient été volées de façon régulière pour une somme totale cumulée de plusieurs dizaines de milliers d’euros. « Certaines personnes sont ciblées alors que des aveux ont été faits et que ces personnes travaillent toujours dans le service », assurait l’un des lanceurs d’alerte suite à une réunion, le jeudi 19 mars.

    Selon nos informations, un nouveau rendez-vous est prévu ce jeudi 26 mars. « Cela pourrait se décanter car, jusqu’ici, la direction bottait en touche. La balle est dans leur camp », confie un employé. Le préavis de grève court jusqu’au 31 mars et pourrait être reconduit.

    Négociations

    Les représentants syndicaux ont également transmis un dossier à la procureure d’Avignon.

    Dans une réponse communiquée après la réunion du 19 mars, les services de la Ville affirmaient que l’enquête administrative était menée « de manière objective et impartiale ». Ils n’ont toutefois pas apporté d’éléments sur l’avancée des négociations.

    Dans le même communiqué, il est également évoqué « des revendications salariales qui concernent six chauffeurs chargés de la livraison des repas aux cantines et qui seront traitées selon les modalités présentées aux agents et à leurs représentants lors de la réunion de ce jour ».

    Mais, du côté des livreurs en question, le volet salarial n’a aucun rapport avec le mouvement de grève en cours.

  • Le futur maire d’Avignon, Olivier Galzi, a rencontré sa prédécesseure Cécile Helle

    Le futur maire d’Avignon, Olivier Galzi, a rencontré sa prédécesseure Cécile Helle

    Des échanges de plus de deux heures, « très positifs, constructifs, dans l’apaisement républicain pour une transition dans les meilleures conditions », nous confie-t-on dans l’entourage du futur premier édile. Samedi matin, les 38 élus de la nouvelle majorité devront s’engager sur une charte éthique autour de l’intégrité, lors d’une séance présidée par Claude Le Roy, ancien entraîneur de football, déjà élu entre 2001 et 2008 dans l’opposition de gauche de l’époque. Face à eux siégeront 10 élus issus de la liste de gauche de David Fournier et 5 élus de celle de la candidate RN Anne-Sophie Rigault. Comme ce fut le cas pour Marie-Josée Roig en 2014, Cécile Helle ne devrait pas assister au conseil d’installation, selon nos informations.