Tag: Vaucluse

  • [C’est l’été] Balade aux lanternes à Pernes-les-Fontaines

    [C’est l’été] Balade aux lanternes à Pernes-les-Fontaines

    L’occasion de découvrir à la lueur des lanternes, les trésors d’architecture ainsi que les légendes et anecdotes que Pernes abrite. Cette visite guidée ouverte à tous se fera au départ de la place Frédéric Mistral.

    Rendez-vous à 21h15.
    Gratuit, sans réservation.

  • À Avignon, six mois de prison ferme pour insultes racistes et violences

    À Avignon, six mois de prison ferme pour insultes racistes et violences

    Christian G., 23 ans, a été condamné par le tribunal d’Avignon à six mois de prison ferme pour violences aggravées par deux circonstances suivies d’une incapacité n’excédant pas huit jours, violences suivies d’une incapacité supérieure à huit jours commises avec une circonstance aggravante et en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion, ainsi que violences sur un mineur de 15 ans sans incapacité. De nationalité italienne, il a également été condamné à une interdiction du territoire français pendant cinq ans à l’issue de sa peine.

    Le mercredi 27 mai dernier, deux mères de famille, cousines, font leurs courses dans un Carrefour d’Avignon. Alors qu’elles rangent leurs achats, elles autorisent leurs trois filles, âgées de 8 à 11 ans, à aller observer les animaux du cirque installé à proximité. Selon le dossier, en passant devant une caravane, les enfants sont insultées à plusieurs reprises de « sales nègres » par un homme. Paniquées, elles retournent auprès de leurs mères, qui décident d’aller confronter Christian G. Toujours selon le dossier, alors qu’elles demandent des explications, l’homme s’emporte et pousse d’abord l’une d’elles au sol, puis frappe les deux mères de famille avec ses poings et ses pieds, tout en réitérant ses insultes racistes. Un coup de chaise est même porté à la tête de l’une des deux femmes, engendrant une blessure qui a valu dix jours d’ITT. « C’était tellement violent. Les filles doivent voir un psy, car elles ne comprennent pas pourquoi on leur dit des choses comme ça », lâche, en pleurs, l’une des deux mamans à la barre.

    Deux témoins présents ce jour-là, qui n’ont aucun lien avec les deux mamans, vont dans le sens du récit des victimes. De son côté, le prévenu, toujours détenu depuis les faits, a affirmé depuis le box qu’il « n’est pas coupable ». Il soutient ensuite que ce sont les deux femmes qui l’auraient insulté de « sale gitan ». « Si je les avais vraiment tapées, elles seraient dans le coma », assure-t-il, en rappelant qu’il pèse 115 kg.

    « Pas dans ces sphères »

    L’avocat des victimes, Maître Paul-Roger Gontard, pointe notamment les conséquences pour les mères de famille, tel que « devoir accompagner les filles face à un cauchemar, une peur, qui n’est que la conséquence de ce qui s’est passé ce jour-là ». Rappelant l’histoire du terme « nègre », qui « n’a pas été inventé à Avignon en 2026 », l’avocat a souligné qu’il s’inscrivait dans une longue histoire d’oppression. « Si on ne fait rien face à ce genre de propos, on risque de glisser vers des actes racistes étatiques. On se dirigerait vers des heures sombres », poursuit maître Véronique Marcel, avocate des parties civiles, pour la Ligue des droits de l’Homme. « Le mot “nègre” renvoie à la suprématie blanche, à la négation du statut de l’autre », rappelle la procureure, Sandrine Fabre.

    La défense de Christian G., Maître Jalil Amr, glisse qu’il pense effectivement que l’homme de 23 ans a bien prononcé les insultes à caractère raciste. L’avocat tente toutefois de tempérer en assurant que son client « n’est pas dans ces sphères-là » et que ce « n’est rien d’élaboré ». « Ce monsieur s’insulte lui-même dans ses propos. Il n’a jamais été éduqué », ajoute-t-il. Christian G. a en effet très peu fréquenté l’école au cours de sa vie et n’a jamais entrepris de démarches pour trouver un emploi.

  • [C’est l’été] Les arthropodes à Aubignan

    [C’est l’été] Les arthropodes à Aubignan

    Dans le cadre des Rendez-vous nature organisés par le département de Vaucluse chaque année, entre les mois de mai et de novembre, pour partir à la découverte de dame nature, petits et grands sont attendus sur la zone humide de Belle-Île, à la découverte de ces petites bébêtes souvent méconnues et mal aimées, seuls invertébrés à posséder des pattes… En compagnie de deux experts des associations Rêve et CEN Paca.

    De 18h à 20h30.

    Gratuit.

  • L’opposition au retour de la voiture se poursuit à Avignon

    L’opposition au retour de la voiture se poursuit à Avignon

    Sur le square Indochine, à Avignon, ce lundi 20 juillet en début de soirée, une soixantaine de personnes se sont mobilisées contre l’adaptation du plan Faubourgs, mais aussi, dans le même temps, pour la reprise de la végétalisation des cours d’école. Deux combats liés, portés par plusieurs associations qui avaient organisé cet événement auquel le maire et ses adjoints étaient invités. Ces derniers, absents, ont en effet décidé de rouvrir à la circulation automobile plusieurs axes de la ville, tout en réduisant le nombre de projets de végétalisation des cours d’école pour des raisons budgétaires. « Aujourd’hui, on constate qu’il n’a pas tenu une promesse de campagne, qui était de concerter les habitants de chaque quartier », regrette Valérie Villete, présidente de l’association Les Quatre Boulevards.

    Un regret également pour les parents d’élèves de l’école Monclar, à quelques mètres de là. « Ici, c’était devenu un lieu de vie. Là, un retour des voitures sur cinquante mètres ne changera quasiment rien au niveau de la circulation et mettra un peu plus en danger nos enfants », regrette Pauline, maman d’un élève de l’établissement.

    Pas de finances

    Si Valérie Villete prend pour modèle la politique de Singapour, « où il est montré que moins de voitures et plus d’arbres font baisser la température », assure-t-elle, l’adjoint au maire délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie, Nicolas Donadille, ne l’entend pas de cette oreille. Il assure dans sa réponse, que La Marseillaise a pu consulter, que les sujets n’ont « pas de liens directs ». Et que, au sujet de la concertation, « elle a été tranchée par les électeurs en mars dernier ». Il reprend, pour les cours d’école, que « les finances laissées » ne permettent pas de poursuivre le projet.

  • Après le refus d’obtempérer mortel, deux visions politiques s’affrontent

    Après le refus d’obtempérer mortel, deux visions politiques s’affrontent

    Après la mort d’un homme de 29 ans, tué après avoir été touché par deux coups de feu tirés par un policier municipal du Pontet, à la suite d’un refus d’obtempérer, ce mercredi 15 juillet vers 2h30 du matin au niveau du péage d’Avignon-Nord de l’A7, la polémique prend une tournure politique.

    L’agent auteur des tirs a été placé en garde à vue avant d’être mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner par une personne dépositaire de l’autorité publique ». Mais cette mise en examen n’est pas assortie d’une interdiction d’exercer.

    Une situation qui a suscité des réactions contrastées au niveau local. Le maire (RN) du Pontet, Joris Hébrard, apporte « tout son soutien » au policier et estime qu’il pourra reprendre son travail comme avant. Le député de Vaucluse Raphaël Arnault (LFI-NFP) dénonce des propos qui « laissent en effet entendre qu’une décision judiciaire pourrait être anticipée par le pouvoir politique ». Il établit aussi un parallèle avec la proposition de loi sur la présomption de légitime défense des policiers et gendarmes, adoptée le 7 juillet dernier. « Plusieurs autorités indépendantes de la République ont déjà alerté sur les dangers d’un tel texte », rappelle le parlementaire, citant, entre autres, la Défenseure des droits.

    David Pascal, secrétaire départemental du PCF, appelle à une « clarification des missions », en affirmant que « les missions régaliennes de sécurité, d’intervention et de protection des populations relèvent de la police nationale et de la gendarmerie ».

  • [C’est l’été] Jeux, loisirs et spectacles à Carpentras

    [C’est l’été] Jeux, loisirs et spectacles à Carpentras

    Consacré à la découverte de la nature cette semaine, le Village des loisirs est un rendez-vous estival proposé chaque été à Carpentras.

    Observer et apprendre

    en s’amusant

    Petits et grands sont donc attendus au jardin du château de la Roseraie, dès ce mardi et jusqu’à jeudi pour une nouvelle semaine thématique en collaboration avec l’association Les Francas.

    Au programme, des ateliers culturels, scientifiques ou encore artistiques mais aussi des découvertes et expériences en tous genres autour du vivant, de l’eau, des plantes et des petites merveilles que l’on a parfois tendance à oublier. Un moment familial pour respirer, observer, créer et découvrir. Jeudi, la soirée jouera les prolongations avec une projection en plein air. Le tout accessible gratuitement.

  • Les pieds dans l’eau, la SNCF rénove le viaduc de Bédarrides

    Les pieds dans l’eau, la SNCF rénove le viaduc de Bédarrides

    À Bédarrides, alors que le Département achève la restauration du pont roman, fermé jusqu’au 1er août et qui permet d’entrer dans le cœur de ville (notre édition du 08/08/25), la SNCF s’attelle, de son côté, à rénover un autre ouvrage enjambant la rivière : le viaduc, l’un des 2 686 que compte le réseau ferré dans la région. Inauguré en 1854, il se situe sur la ligne classique Paris-Lyon-Marseille et recevait les TGV jusqu’en 2001. Désormais, entre 110 à 150 trains le franchissent chaque jour, qu’ils soient des TER et de marchandises (fret).

    Un ouvrage presque bi-centenaire qui présentait quelques signes de fatigue au sein de ses fondations. « L’ouvrage est sain, mais il a subi, avec le temps, l’érosion dans le lit de la rivière, les variations de courants et de niveaux d’eaux », présente Karim Touati, directeur régional de SNCF Réseau, qui organisait, ce vendredi, une visite de chantier. Démarré à la mi-juin, il devrait s’achever au plus tard fin octobre. « On profite de la période où l’eau est à son plus bas niveau en minimisant le risque de crue, expose Karim Hassani, pilote de l’opération pour SNCF Réseau. Ce n’est pas un chantier classique et facile sur une voie, mais dans l’eau, un contexte différent. » Des capteurs permanents mesurent d’ailleurs les vibrations du viaduc, dont les travaux ne nécessiteront aucune interruption du trafic.

    Le viaduc prêt à repartir « pour 100 ans »

    « Il y a trois phases de chantier : le terrassement, le forage des deux piles du pont pour réinjecter du béton jusqu’à 6 m de profondeur et la protection des culées, piles et berges avec un enrochement », détaille Alexandra Cattarello, ingénieure et cheffe de chantier chez Soletanche-Bacchy, une des nombreuses sociétés mandatées par la SNCF pour les travaux. En intervenant en milieu aquatique, les contraintes sont plurielles. « Chaque soir, aucun matériel ne reste dans le lit de la rivière », détaille Karim Hassani. « Ce sont des installations fusibles, faites pour sauter très vite en cas de crue », précise Guillaume Raccasi, responsable hydrologique chez Actierra, cabinet de conseil spécialisé en ingénierie écologique.

    La SNCF n’a évidemment pas embauché des plongeurs pour réaliser son chantier. Le cours de l’Ouvèze a été détourné, de manière à assécher une première pile. Une fois que les travaux seront achevés sur celle-ci, l’opération sera renouvelée en remettant en eau la pile rénovée et assécher la seconde, fin août. Le tout sans altérer la digue naturelle en construisant par-dessus une rampe d’accès. Un chantier à 1,8 million d’euros, « permettant au viaduc de repartir pour 100 ans », conclut Karim Hassani.

  • [C’est l’été] Tu connais la chanson ? à Valréas

    [C’est l’été] Tu connais la chanson ? à Valréas

    Au programme, un blind-test où les paroles prennent le dessus avec Louis Caratini pour mener la danse.

    Il chante, interroge, improvise. À la fin de chaque morceau, les spectateurs doivent deviner qui a écrit les paroles. Des tubes, aux oubliés en passant par les autrices trop peu connues, les styles effacés ou les mythes à démonter… Tout se mêle avec humour et tendresse pour jouer avec la langue.

    Dès 21h30. De 6 à 18 euros.

  • Un changement de dates du festival d’Avignon sur la table

    Un changement de dates du festival d’Avignon sur la table

    « Peut-être qu’un jour, on envisagera de faire le festival d’Avignon à Pâques ou à la Toussaint », s’est risquée la ministre de la Culture, Catherine Pégard lors de sa venue à l’ouverture il y a deux semaines. Une éventualité assez lointaine, alors que le festival s’est déjà doté d’un protocole canicule important, avec un travail de nuit pour les techniciens et la multiplication de points d’eaux et d’ombres.

    Un rendez-vous

    « des congés payés »

    Jeudi dernier, lors d’un échange en amont des états généraux de la culture, Tiago Rodrigues a reposé les conditions d’un tel bouleversement dont on comprend, en creux, qu’il n’est pas fan : « Ce n’est pas un festival d’été mais un festival de congés payés et de vacances scolaires qui répond aux enjeux de décentralisation, martèle le directeur du festival d’Avignon. Il commence le premier jour des vacances pour proposer une aventure culturelle inouïe qui n’est pas possible le reste de l’année », rappelle-t-il sur le fond.

    Autrement dit, s’il faut changer les dates du festival c’est à condition de faire évoluer en même temps le calendrier des grandes vacances. « à partir du moment où le code génétique du festival est respecté et que l’on change les congés d’été, oui, sinon cela ne se fera pas avec la même direction », prévient Tiago Rodrigues. L’artiste portugais dirige le festival depuis 2022 et a été reconduit, fin septembre, dans ses fonctions jusqu’en 2030.

  • [C’est l’été] Avignon Off : de farouches volontés à ne pas suivre les règles

    [C’est l’été] Avignon Off : de farouches volontés à ne pas suivre les règles

    Pays Bonheur

    Thierry Pina ferme le troisième volet d’une trilogie d’Emmanuel Darley. Après Qui va là, et Le mardi à Monoprix, il donne la parole à un homme d’ailleurs qui espère échapper à sa vie misérable et atteindre un éden où la vie serait plus douce. Il connaîtra la cruauté, l’inconfort absolu, la peur vissée au ventre. Avec Pays Bonheur Thierry de Pina affirme sa détermination artistique : s’engager dans une lutte sans merci pour une humanité meilleure en dehors de toute idéologie, de toute ambition politique. Utopie ? Sans doute pas : tous ses spectacles voyagent d’un établissement scolaire à l’autre, d’associations humanitaires à d’autres lieux improbables. Dans ce Pays bonheur il montre d’autres facettes de son talent. Il se lance dans la composition de personnages odieux et cupides : les passeurs, un chef de chantier peu scrupuleux… Il réussit à donner chair et âme à des individus qu’on croirait sortis d’un film d’épouvante. Il traque la réalité, mais ne la noircit pas. Elle n’en a pas besoin ! La longue pérégrination qui l’entasse dans les cales aveugles d’un bateau nous laisse pantois, essoufflés, solidaires des souffrances et des humiliations d’un être qu’on a dépouillé de tout : de son argent, de sa condition humaine, de ses rêves. Éjecté dans cet eldorado fantasmé, les conditions criminelles de sa survie sont greffées pour toujours dans sa peau. Comédien aux sourires naïfs ou carnassiers, Thierry donne tout son sens au mot « Misère », tend un miroir à nos indifférences, sans pathos, avec un respect immense pour cet Élias venu d’où ne sait où, pour aller sur on ne sait quelle terre promise. Il lui suffit pour cela de quatre chaises, d’une mise en scène sobre et inventive, signée Emmanuelle Lorre. Son calvaire empathique peut commencer.

    Olympe Audouard

    Personne ne la connaît. Grâce au Théâtre du Petit Monde, quelle délectation de découvrir cette femme aventureuse qui, en plein XIXe siècle, fut non seulement la première femme journaliste, mais la première femme à fonder son propre journal au nom évanescent : Le Papillon. Elle fréquente les plus grands noms de son époque : Théophile Gautier, Dumas et même Victor Hugo. Nous suivons avec passion les heurs et malheurs d’une femme déterminée, plus passionnée que courageuse, nous semble-t-il. Y a-t-il vraiment du courage à se battre pour défendre ce en quoi l’on croit ? Martin Loizillon a mis en scène la pièce de François de Mazières qu’il présente en courts tableaux. Les obstacles s’acharnent contre les projets d’Olympe et les coups durs de la vie ne l’épargnent guère. On enjambe les années avec souplesse. Gwenaël Ravaux dans le rôle-titre, incarne une femme « garçon manqué » mais diablement féminine avec toute sa rouerie et son acharnement volontaire à obtenir ce qu’elle veut, même vis-à-vis du trop sérieux baron Haussmann. Son partenaire, Nicolas Rigas, interprète tous les rôles masculins avec un plaisir communicatif. Sourire au coin de l’œil ou regard noir aux relents machistes, ses compositions sont un vrai régal. Olympe meurt en 1890 à l’âge de 58 ans. Elle méritait largement cet hommage admiratif.