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Tag: Vaucluse
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![[Vaucluse] L’extrême droite veut s’enraciner](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/ecd67d11ec51cf6605723b52b88cbcb8.jpg)
[Vaucluse] L’extrême droite veut s’enraciner
Avec 4 députés vauclusiens RN sur 5 ou Jordan Bardella qui réalise 40% lors des dernières européennes, le Vaucluse a sa préférence nationale. Localement, l’implantation est plus complexe mais, municipales après municipales, des mairies sont glanées et jamais perdues, à l’exception notable de Bollène, gérée par Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud) de 2008 à 2020 avant qu’Anthony Zilio, à la tête d’une liste allant du centre gauche à la droite, ne reprenne la mairie.
Jusqu’à trois listes à Bollène
et CarpentrasAprès Orange en 1995, Camaret et Le Pontet en 2014, puis Morières en 2020, l’extrême droite entend conquérir d’autres communes. Pour ce faire, 25 listes ont été déposées, contre 17 il y a six ans. Les principales villes (Avignon, Apt, Carpentras, Orange, Cavaillon, L’Isle-sur-la-Sorgue) sont pourvues, de même que plusieurs du Grand Avignon (Morières, Le Pontet, Entraigues, Vedène) mais aussi nouveauté, des communes plus petites comme Pernes-les-Fontaines, Le Thor ou Châteauneuf-de-Gadagne, qui compte 3 500 habitants. Avec, en toile de fond, la quête de grands électeurs pour peser au Sénat où l’extrême droite ne compte que 4 élus.
Fait saillant, à Orange avec 2 listes, puis Bollène et Carpentras avec 3 candidats, l’extrême droite est divisée. On pourrait être tenté de se satisfaire de ses dissensions mais cela prouve surtout la notabilisation d’un parti qui il n’y a pas si longtemps peinait à monter des listes aux municipales faute de colistiers suffisants. Dont certains affichent toujours des profils racistes, à l’instar de Christian Richaud à Carpentras, désinvesti après la polémique sur ses tweets, mais toujours candidat. Ou frayant avec les royalistes et l’Action française comme à Avignon ou Morières. « Le RN est scruté par ce que j’appelle les proctologues de la presse d’opinion d’extrême gauche », réagit Hervé de Lépineau, interrogé par La Provence, sur ces profils. Dénigrer l’accusateur pour éviter de parler du fond, une stratégie en vogue au sein de l’extrême droite.
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![[Vaucluse] La droite espère conserver ses derniers bastions](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/f6dab5a496415fa33d430f7b904080a1.jpg)
[Vaucluse] La droite espère conserver ses derniers bastions
Satellisée à Avignon (lire page précédente), disparue de l’Assemblée nationale, la droite vauclusienne conserve toutefois plusieurs villes d’importance. À Cavaillon, sous giron de la droite depuis 1989, le maire Gérard Daudet se représente. Et comme il y a six ans, il affrontera Bénédicte Auzanot (RN) en principale opposante qu’il avait largement battue au second tour avec 65% des voix. Sauf qu’entre-temps, la représentante d’extrême droite a été élue par deux fois députée. Dans ce duel annoncé, Patrick Blanès (PS, union de la gauche) tentera de bien figurer.
La sous-préfecture d’Apt, 25 ans de droite au compteur, est aussi scrutée de près. Maire en 2020, Dominique Santoni (LR) a été contrainte de laisser la mairie un an plus tard, une fois élue présidente du Département. Sa successeure Véronique Arnaud-Deloy ne se représentant pas, c’est Jean Aillaud, 1er adjoint, qui a été désigné pour prendre la suite dans la majorité. Une décision longue à maturer où Dominique Santoni sera 2e de liste. Là aussi, l’extrême droite a monté une liste au dernier moment et risque d’affaiblir la droite classique qui a, en face, deux listes DVG. Ce vendredi, dans une vidéo, Dominique Santoni, s’est dite « révoltée, triste, désabusée » face « aux attaques personnelles, mensonges, documents manipulés, tracts anonymes » qui proviendraient de l’extrême droite.
Une domination sénatoriale
à garderDu côté de L’Isle-sur-la-Sorgue, Pierre Gonzalvez (LR) vise un 4e mandat consécutif. Le président de l’Association des maires de Vaucluse a trois adversaires face à lui, dont le RN et une liste d’union de gauche. Enfin, à Vaison-la-Romaine, les électeurs auront le même choix qu’en 2020 entre le maire sortant Jean-François Périlhou, président des LR 84, et la conseillère départementale Sophie Rigaut (PS). De ces résultats dans les communes donneront le La pour les sénatoriales de septembre, où la droite a deux sénateurs sur trois.
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![[Vaucluse] À Entraigues, Carpentras et Bollène, la gauche en résistance pour se maintenir](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/790db543305e9f8eb56f8634d62be149.jpg)
[Vaucluse] À Entraigues, Carpentras et Bollène, la gauche en résistance pour se maintenir
Si à Velleron, Philippe Armengol (DVG) est seul en lice pour ces élections municipales et est assuré de rester maire, la situation est plus complexe pour la gauche dans le reste de Vaucluse. À Carpentras, Entraigues et Bollène, la gauche devra se battre pour rester au pouvoir.
À commencer par la capitale du Comtat Venaissin où Serge Andrieu (DVG) se représente en tête de sa liste « Ensemble, fiers de Carpentras ». Maire depuis 2018 (suite à la condamnation du maire de l’époque Francis Adolphe pour violences contre son ex-compagne), il a été élu en 2020 et figure en tête d’après plusieurs sondages. Mais face à lui, Francis Adolphe se représente à nouveau, étant redevenu éligible. Et les deux anciens élus de la même majorité ne s’entendent plus. De là à aller jusqu’à une défaite de la gauche ?
Car de l’autre côté de l’échiquier politique, les forces progressistes font face à trois listes d’extrême droite. L’élu d’opposition Bertrand de la Chesnais, directeur de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour en 2022, se représente à nouveau après avoir récolté 39,17% des suffrages au second tour en 2020. Le député RN Hervé de Lépinau s’est lui présenté en urgence après la découverte de tweets racistes du candidat investi initialement par le parti à la flamme, à savoir Christian Richaud Simoni. Mais celui-ci s’est maintenu et présente une liste de son côté. Et selon les résultats, une union au second tour est envisagée selon nos confrères.
L’héritagede Guy MoureauAprès 42 ans en tant que maire d’Entraigues, Guy Moureau (PCF) ne briguera pas un 8e mandat et passe le relais à William Bouquet, non encarté, qui était pendant les deux derniers mandats adjoint aux sports et aux associations. Celui qui est responsable de formation et auparavant directeur d’un réseau de transport logistique se présente comme un « natif du village » qui n’a « pas envie qu’Entraigues tombe aux mains de personnes qui sont parachutées, qui ne connaissent même pas les rues de ma ville et sont là pour un parti national et pouvoir élire des sénateurs ». Car se présente en face de lui Catherine Chavrier (RN), candidate aux législatives 2022 sous l’étiquette Reconquête dans la cinquième circonscription de Vaucluse.
Zilio et BarrièreÀ Bollène, Anthony Zilio, officiellement sans étiquette mais issu du centre gauche, se représente aussi à nouveau après sa victoire en 2020 contre Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud) avec 51,81%. Dans sa liste figurent de multiples sensibilités, de la droite à des proches du PCF. « Dans une ville de 14 000 habitants, il ne s’agit pas d’être de gauche ou de droite mais de bon sens ; ne nous dispersons pas sur les sujets nationaux quand les solutions sont locales », glissait-il. Mais se présente en face de lui le communiste Daniel Barrière qui « relance Bollène à gauche », nous confiait-il en novembre dernier. Ce dernier estime que la politique menée « est insuffisante pour suffisamment pousser à gauche » et regrettait l’échec d’une liste d’union. Car en face, Marie-Claude Bompard va tenter de reprendre la mairie qu’elle a dirigée de 2008 à 2020. S’ajoutent aussi deux listes d’extrême droite supplémentaires, à savoir Franck Marest (RN) et Sophie Lorenzo, actuelle élue RN d’un village en Ardèche.
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À Avignon, la gauche entend rester papesse en son palais
Depuis les années 80 et la fin de l’époque Henri Duffaut -maire PS de 1958 à 1983-, Avignon aime bien pratiquer l’alternance. Un coup à gauche, un coup à droite avec parfois plusieurs mandats, comme les trois de Marie-Josée Roig (UMP) ou les deux de Cécile Helle, maire PS sortante qui ne se représente pas. Si l’on s’en réfère à l’histoire politique, David Fournier devra déjouer les statistiques. Actuel adjoint (PS) à l’administration municipale, il s’inscrit dans le sillage de Cécile Helle. Mais chaque maire élu pour la première fois a remplacé un maire d’un autre camp politique.
David Fournier est le dernier rescapé des prétendants internes à la succession de Cécile Helle. Il y a plus d’un an, à la surprise générale, la maire avait annoncé ne pas briguer de 3e mandat, laissant le champ libre aux ambitions de sa majorité. Une très longue séquence, qui s’est décantée il y a un mois lorsque Paul-Roger Gontard s’est retiré de la course. David Fournier a compilé les soutiens de partis (les Écologistes, Génération écologie, l’Après, PRG, Place publique, Parti animaliste). Pourtant pas son favori initial, Cécile Helle a fini par apporter son soutien à David Fournier, acté notamment par sa présence à deux meetings, dont le dernier ce jeudi. « Il incarne la continuité politique mais c’est à David d’écrire la 2e étape de l’histoire », a-t-elle fait valoir. Tout en assumant le bilan, David Fournier promet des pas de côté, misant sur la proximité et une gestion plus concertée et transversale.
Une autre partie du terrain à gauche est occupée par Mathilde Louvain (LFI), qui a aussi reçu le soutien de partis de la majorité (PCF, Génération.s) ou d’un mouvement citoyen, Avignon collectif. Encore inconnue il y a six mois, cette jeune salariée d’une structure culturelle a su se faire une place dans la campagne, malgré les tensions internes initiales sur sa désignation (son concurrent et insoumis historique Farid Faryssy ayant ensuite rallié David Fournier) et l’impact du drame de Lyon, impliquant des collaborateurs du député Raphaël Arnault (LFI), fort soutien de Mathilde Louvain. Avec un programme « de rupture », elle compte capitaliser sur la mobilisation née des législatives de juin 2024.
Toutefois, pour que la ville reste à gauche, l’option la plus crédible reste une entente entre les deux listes au second tour. Comme Cécile Helle l’avait fait en 2014 avec le Front de gauche. Ce jeudi en meeting, Mathilde Louvain a posé l’alliance sur la table, récusant tout désistement en cas de seconde place. David Fournier, lui, louvoie à dessein sachant que certains sur sa liste (PRG, Place publique) sont fermement opposés à un tel rapprochement. Notons enfin, la candidature de dernière minute de Stéphane Geslin pour le Parti des travailleurs.
En face, difficile de dire que la droite est en reconquête tant le cadre classique a évolué. Ni LR, ni Renaissance ne sont officiellement engagés dans la campagne qu’Olivier Galzi a largement préemptée. L’ex-journaliste TV, qui a passé sa jeunesse à Avignon et se retrouve continuellement taxé de parisianisme, s’est lancé, souhaitant mettre « aux vestiaires » les étiquettes politiques mais incarnant la droite locale. En tête d’un dernier sondage serré, il se pose en apôtre du « bon sens ». Il appelle au « vote utile », concurrencé par Stéphan Fiori, lui aussi DVD, un entrepreneur avec des colistiers sans passé politique. S’il dépasse les 10%, il martèle son intention de se maintenir et refuse toute alliance. Enfin, Anne-Sophie Rigault (RN) est la dernière rescapée du scrutin de 2020 où elle était déjà tête de liste. La conseillère régionale, qui a mené un mandat d’opposition de dénigrement permanent, aime à se montrer en reine du quotidien. Preuve d’une absence de totale confiance, le parachutage d’un cadre national du RN avait été envisagé.
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Ces assos vauclusiennes qui rejettent l’extrême droite
Il faut arrêter de dire qu’on n’a jamais essayé alors qu’on voit que, localement, il y a plein de cas qui montrent que les municipalités d’extrême droite sont contre les associations », lance en ouverture d’une rencontre ce jeudi 12 mars avec des associations locales Thomas Renaux, représentant de VoxPublic. Cette structure basée à Paris accompagne les organisations qui le souhaitent dans leur démarche et vient de produire un bilan des gestions municipales des villes gérées par le Rassemblement national.
Devant une trentaine de personnes sont évoquées les grandes lignes de ce rapport. Et comme La Marseillaise l’évoquait également dans notre dossier publié dans notre édition du 13 février, les associations sont les premières à pâtir d’une prise de pouvoir du parti de Jordan Bardella. « On constate des attaques très très fortes contre le tissu associatif et le secteur culturel. Et même des mairies qui arrêtent de mettre à disposition des locaux, ce qui a donc un très fort impact local », insiste Thomas Renaux. Dans le document, que nous avons pu consulter, VoxPublic pointe par exemple la suppression de la cantine et de la garderie gratuites au Pontet au début du mandat de Joris Hébrard. Ou encore le départ forcé de la compagnie Okkio de locaux mis à disposition par la mairie de Morières suite à une prise de position contre l’extrême droite. « Une note complète pour vraiment éclairer sur ce qu’est le Rassemblement national au niveau local », poursuit Thomas Renaux.
Une gestion qui « a évolué depuis quelques années », pointe un responsable associatif. « Le Rassemblement national n’a pas la même politique que le Front national. C’est beaucoup plus insidieux », poursuit Nicolas*, membre d’une structure organisant des événements musicaux à travers la région. Il regrette que « cela nous engage à danser avec le diable, car c’est le diable qui mène la danse » et qu’il « faudra être très vigilant ». « On met des événements en suspens, car il est hors de question de travailler avec des collectivités de ce bord-là », poursuit-il, pointant notamment les listes déclarées à Carpentras.
25 listes d’extrême droiteEt il faut dire que le département de Vaucluse n’est pas en reste. Les villes du Pontet, de Morières-lès-Avignon et de Camaret-sur-Aigues sont sous pavillon RN. « Et on pourrait ajouter quelques villes de par leur proximité et leurs discours », glisse Philippe Jaffré, militant local. Il a comptabilisé 25 listes d’extrême droite en Vaucluse, contre 19 il y a 6 ans. « Et certaines intercommunalités risquent de glisser par la suite, ce qui serait catastrophique », ajoute Philippe Jaffré, citant le Grand Avignon, les Sorgues du Comtat ou la Cove.
D’autres s’inquiètent également des sénatoriales à venir et de la présence de personnes proches ou passées par le parti d’extrême droite sur des listes qui ne sont pas étiquetées de ce bord-là. « On en voit plusieurs se mettre en position favorable pour être dans un conseil et être des grands électeurs pour le Sénat. C’est une vision développée par le RN. Ils ont ciblé 700 communes. Mais au-delà, ils placent des pions partout pour faire en sorte de faire basculer des agglos et autres », pointe, inquiet, Nicolas*. « La nouveauté, c’est qu’ils ont pu former des cadres. Et ceux-ci sont placés parfois en sous-marin », ajoute Philippe Jaffré.
*Prénom modifié
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Quand l’aéroport d’Avignon atterrit dans le débat
Actuellement, les services de la Région sont en pleine réflexion quant à l’avenir de l’aéroport. Le site est actuellement confié à une société satellite de la chambre de commerce et d’industrie, dont la délégation de service public s’achève à la fin de l’année. Sans se projeter vers le futur lauréat, la CCI semble définitivement hors jeu depuis sa mise sous tutelle et, avant cela, les remontrances de Renaud Muselier, président (Ren.) de Région.
Structurellement déficitaire, sans vols commerciaux depuis 4 ans, l’aéroport questionne sur son utilité. Si la Ville n’a pas la main à 100%, elle a toutefois son mot à dire lors de comités de site ou via les règles d’urbanisme. Dans le sillage du député Raphaël Arnault (LFI) qui y voit un « non-sens écologique et social » et avait interpellé l’an dernier le ministre des transports, Mathilde Louvain est la seule candidate à souhaiter la fermeture de la structure. Pollution atmosphérique, gouffre financier d’argent public sont pointés du doigt par l’insoumise qui veut transformer le foncier existant en agriculture.
Côté David Fournier (PS), son programme indique vouloir « réduire les nuisances sonores et améliorer la qualité de l’air avec des études environnementales ». Dans son entourage, on récuse tout développement de vols commerciaux et d’aviation privée, qui serviront les intérêts du Luberon ou des Alpilles. Il y a une semaine, David Fournier s’est rendu sur site en compagnie de Raquel Garrido et Alexis Corbière, du parti l’Après. Bien aiguillés par leurs responsables locaux, Yves Marie-Cardine et Frédérique Boyer, également responsables de l’Un-Adrac, association de riverains de l’aéroport. Dans un communiqué, l’Un-Adrac attend de la période « un débat démocratique sérieux sur l’utilité réelle de cette infrastructure, son coût pour les finances publiques et ses impacts environnementaux ».
À droite, le candidat Olivier Galzi est soupçonné d’entrisme par son récent passé professionnel chez Edeis, qui l’a amené « à avoir géré 17 aéroports de territoire », confie-t-il à La Marseillaise. Sans surprise, « ces infrastructures constituent un véritable atout pour l’avenir ». Non pas en « développant des vols commerciaux vers des villes balnéaires ou vers Paris, mais d’imaginer des infrastructures tournées vers l’avenir, par exemple autour de l’économie des drones », détaille Olivier Galzi, qui croit beaucoup en « l’aviation verte décarbonée, hybride, voire totalement électrique qui pourrait devenir le mode de transport le plus écologique qui existe ».
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À Avignon, les insoumis tendent la main à l’autre liste de gauche
Au lendemain de David Fournier (PS), l’autre candidate de gauche à Avignon, Mathilde Louvain (LFI) tenait, ce jeudi soir, son ultime grande réunion publique à la salle de Montfavet. Deux salles, deux ambiances, mais un objectif commun affiché : être en tête de la gauche dimanche soir. « La ville est à un tournant, il va falloir tourner à gauche, très à gauche », campe Mathilde Louvain, en maîtresse de cérémonie, donnant la parole à plusieurs colistiers – venus du PCF, Génération.s ou Avignon collectif -, lançant clips de campagne et même un intermède musical avant de laisser conclure Manuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise.
« Nous sommes la gauche la plus proche de l’esprit du Nouveau front populaire, qui tient bon ses promesses, car on ne peut localement se mobiliser contre le logement insalubre et pour l’école et accepter les budgets à l’Assemblée nationale », pique Manuel Bompard à l’endroit, sans le citer, du PS. Le député marseillais s’est attelé aussi à déconstruire « l’extrémisme » dont on affuble son parti. « Est-ce violent que de réclamer des repas de qualité gratuits à la cantine ou du logement social de qualité ? », questionne-t-il. Juste avant, Mathilde Louvain a décliné la même idée. « Notre radicalité fait peur ? Peur des cantines bio et gratuites, de la régie publique de l’eau, de la gratuité des transports », abonde la tête de liste qui a oscillé entre mantras programmatiques (fabrique des communs, démocratie) et punchlines : « L’écologie sans les besoins sociaux, c’est du jardinage » ou Olivier Galzi (DVD), qualifié de « technocrate fascisant ».
Fusion oui, désistement nonMathilde Louvain s’est aussi revendiquée de Louis Gros, ancien maire bâtisseur et député qui avait refusé les pleins pouvoirs à Pétain. La veille, David Fournier, l’a aussi cité en exemple. « Nous travaillerons à une liste unique à gauche, dans le respect de nos marqueurs », annonce Mathilde Louvain quand son concurrent réserve sa réponse après le premier tour. Si côté David Fournier on serine l’idée d’un vote utile, Manuel Bompard répond « vote efficace » pour Mathilde Louvain, car « elle tendra la main pour rassembler la gauche au second tour et battre la droite et son extrême ». « Si on n’est pas en tête à gauche, on sera disponible pour une fusion technique pour constituer un front antiraciste et antifasciste », assure Manuel Bompard déclinant tout désistement, comme certains le réclament. « Pas au programme », certifie aussi Mathilde Louvain.
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Des agents ferroviaires récompensés en Vaucluse
Les cinq agents de la Sûreté ferroviaire SNCF affichent un grand sourire en recevant ce mercredi 11 mars, dans une salle de l’hôtel Novotel d’Avignon, leur médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement.
Ces derniers avaient, le 7 septembre 2023, immobilisé un homme violent suite à un contrôle en gare d’Avignon-Centre. Celui-ci avait sorti un couteau et menaçait les personnes autour de lui.
Un geste que salue Thibaut de Cacqueray, directeur de cabinet du préfet de Vaucluse. « Cela aurait pu finir avec un drame. Ils permettent aux millions de voyageurs de circuler librement », clame-t-il devant un parterre constitué d’agents et de leurs familles.
Services publics« Et ce sont avant tout des agents de la SNCF », s’exclame fièrement Alexandre Dumens, directeur de la zone sûreté Méditerranée pour la SNCF, qui couvre une grosse partie du sud de la France. Il estime que ces agents « sont les premiers à représenter le service public » de par leur statut particulier. Car ces derniers sont assermentés et armés. « On est un peu l’équivalent de policiers », résume Renaud*, chef de l’unité opérationnelle des agents récompensés. Tout en expliquant que leur « mission principale est la prévention et la dissuasion », leurs tâches peuvent évoluer. Ils ont notamment été formés ces dernières années contre les atteintes sexuelles et sexistes dans les transports en commun. « À Marseille, on a eu cinq outrages en une semaine. C’est un vrai sujet de société », insiste l’agent. « Ce qui les distingue, c’est leur connaissance du système ferroviaire sous toutes ses formes, y compris le côté commercial car ils sont confrontés aux clients. Et sont capables d’intervenir dans des milieux contraints qui peuvent être dangereux », abonde Alexandre Dumens. Et avec la loi Tabarot, ces agents pourraient bientôt être équipés d’armes à feu et de tasers.
*Le prénom a été modifié
![[DIRECT] Revivez le premier tour des élections municipales](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/b9309f5b771557e18384ce032bef0a0a.jpg)
![[Vaucluse] Les profs remplaçants contre le regroupement](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/1c96c05d0c133dacb89d932b2b73cc1c.jpg)