Tag: Vaucluse

  • Le Medef Sud combat LFI mais « discute » avec le RN

    Le Medef Sud combat LFI mais « discute » avec le RN

    En conférence de presse, ce mercredi à Marseille, le président du Medef Sud, Stéphane Benhamou, a décidé d’envoyer les pieds à l’encontre de différents partis de gauche, sur fond de débat autour du budget et des consultations du Premier ministre, Sébastien Lecornu. « La démagogie, le clientélisme, l’incurie et l’inculture des politiques, notamment LFistes, m’insupportent de plus en plus. Raconter à ce point des bêtises, ce n’est pas possible ! », entame-t-il, visiblement remonté. Il fait notamment référence au passage d’Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, sur BFMTV, le 11 septembre dernier, qui s’était pour le moins emmêlé les pinceaux à propos du fonctionnement de la taxe Zucman. « LFI, Mélenchon, Coquerel… Ils surfent sur les angoisses des gens qui ne voient pas de perspectives et qui considèrent que faire payer les riches peut apporter des réponses à leurs difficultés, ce qui est totalement faux », développe Stéphane Benhamou. Il s’attaque également à l’économiste Gabriel Zucman et ses soutiens. « Ce nouvel économiste… Un pikettyste punaise ! [sic, référence à l’économiste classé à gauche Thomas Piketty] Il n’a jamais vu une entreprise. Il ne sait pas faire la différence entre un résultat d’exploitation et le patrimoine virtuel. » En passant, le PS en prend aussi pour son grade puisque l’entrepreneur varois dénonce ses « gesticulations ». « On ne peut pas se revendiquer élu de la république et tenir des propos clientélistes comme ça », tacle-t-il, accusant les socialistes de « surfer à 6 mois des municipales ». En bref, Stéphane Benhamou suit les traces de Patrick Martin, président du Medef, dans sa montée au créneau contre une potentielle reprise de mesures proposées par la gauche par le nouveau Premier ministre.

    « Ils veulent la stabilité fiscale »

    Mais il va bien plus loin dans son raisonnement, dressant un cordon sanitaire à l’encontre de LFI : « Je reconnais le travail des élus locaux et régionaux, de toutes couleurs politiques confondues, à l’exception de LFI. » Par contre, il n’a visiblement aucun problème à tendre l’oreille en direction d’élus d’extrême droite. « Je discute très régulièrement avec des députés du RN, tous me disent qu’ils veulent la stabilité fiscale, qu’ils demandent à ce que les entreprises ne soient pas davantage taxées », explique-t-il sans sourciller. De quoi contraster avec la position de son prédécesseur, Jean-Louis Maurizi, qui pointait un « programme économique vide et [qui] n’a aucun sens » du côté du RN lors des dernières élections européennes. Après l’invitation de Jordan Bardella à l’université d’été de l’organisation patronale, espérons que le grand patronat ne reprenne pas des positions que l’on croyait révolues depuis 1944…

  • Une nouvelle maison pour les enfants placés de La Verdière

    Une nouvelle maison pour les enfants placés de La Verdière

    « Quand on a emménagé en mars dernier, les enfants étaient éblouis. Ils disaient qu’ils se sentaient comme dans un hôtel », confie, sourire aux lèvres, Chérif Harid, directeur de la Maison d’enfants à caractère social (MECS) de La Verdière, à Montfavet, à l’occasion de son inauguration ce mercredi 17 septembre. Celle-ci peut désormais accueillir jusqu’à 33 enfants placés dans le cadre de l’article 375 du Code civil, c’est-à-dire des jeunes potentiellement en danger.

    Trois bâtiments flambant neufs, chacun dédié à une tranche d’âge, regroupent au total 28 chambres avec salles d’eau. Une quatrième unité, qui accueille jusqu’à cinq adolescents, a, elle, été partiellement rénovée. Les jeunes sont âgés de 6 à 21 ans. La MECS de La Verdière est autorisée et habilitée par le Département de Vaucluse et est gérée par l’Association départementale de Vaucluse pour la sauvegarde de l’enfance à l’adulte (ADVSEA). « Ce nouvel équipement a pour objectif d’offrir aux enfants un cadre de vie stable, chaleureux et protecteur pour qu’ils puissent grandir sereinement malgré les difficultés qu’ils ont rencontrées », précise le Département de Vaucluse dans un communiqué de presse.

    « Le bâtiment où l’on était avant était assez vétuste, car il avait plus de 50 ans. Là, c’est vraiment conçu pour une cohabitation avec les enfants, car c’est aussi un outil de travail. Cela permet de mieux répondre aux problèmes types que pourra rencontrer chacun d’entre eux dans sa vie personnelle », poursuit le directeur avant de faire visiter les lieux. La plupart des enfants ont leur propre chambre, comme Soan, 10 ans, tout fier de présenter ses jouets et sa décoration Pokémon aux élus locaux et aux représentants de la protection de la jeunesse. « C’est mieux qu’avant », lance-t-il en réponse aux questions de quelques curieux avant de retourner jouer avec ses voisins de chambre.

    Secteur en difficulté

    Un chantier qui a, au total, coûté 3,8 millions d’euros, entièrement financé par le Département de Vaucluse. « On a voulu une structure à taille humaine pour permettre aux enfants qui n’ont pas eu les mêmes chances que les autres de se construire, voire de se reconstruire. Un cadre protecteur pour ceux qui ne peuvent vivre dans un cadre habituel. Ici débute, pour beaucoup, une nouvelle page. La tâche est immense et on n’ignore rien de sa complexité », assure ainsi Suzanne Bouchet (DVD), présidente de la commission Enfance, solidarités et handicap au Département de Vaucluse.

    Pendant ce temps, Jean-Yves Chemin, président de l’ADVSEA, s’est réjoui de la fin d’un « projet long à monter et difficile à financer », avant de rappeler les difficultés financières rencontrées récemment par sa structure. « Il y a deux préoccupations majeures actuelles. Tout d’abord, le refus actuel du Département de payer la prime Ségur depuis son application légale en janvier 2024. Cela représente pas moins de 400 000 euros par an pour notre structure et impacte lourdement notre trésorerie. La seconde est l’incertitude pesant sur l’avenir du service de prévention spécialisée. Dans l’attente du renouvellement d’une convention avec le Département, il y a eu deux restructurations ayant conduit à la suppression de quinze emplois », assène-t-il.

  • « On déplace le problème de la Rocade ailleurs »

    « On déplace le problème de la Rocade ailleurs »

    La Marseillaise : Qu’attendez-vous du comité de suivi de ce mercredi 17 septembre avec les représentants de la mairie mais aussi de la préfecture de Vaucluse ?

    Jean-Yves Astouin : On attend que le préfet tienne compte de nos doléances et qu’il fasse un audit plus précis, notamment avec les entreprises qui utilisent cet axe, ce que la mairie d’Avignon n’a pas fait. On demande qu’un tour de table complet soit organisé pour élaborer un véritable projet de contournement d’Avignon, car, pour moi, le projet de Liaison Est-Ouest n’est plus d’actualité. Et quelque chose d’autre que de devoir se rendre jusqu’à Orange et revenir pour aller en Courtines, où se trouve la plateforme rail-route permettant de charger des conteneurs par voie ferrée, alors qu’il n’y a que deux kilomètres à parcourir. Ce n’est pas par gaieté de cœur que l’on envoie nos chauffeurs sur la rocade. Mais depuis 2013 et l’arrêt de la LEO, rien n’a été fait pour améliorer la situation, ce qui a mené à celle d’aujourd’hui.

    Une première réunion s’est tenue le 8 décembre dernier. Les représentants de votre syndicat ainsi que d’autres organisations l’ont quitté. Pourquoi ?

    J.-Y.A. : En arrivant à cette réunion que l’on pensait être une réunion d’information, on a été accueillis par un personnel technique. Ce qui veut dire que le projet avait été validé sans que l’on soit au courant. Donc, lorsque l’on a compris que l’on ne tenait pas compte de nos informations et que la décision était prise, on a décidé de partir. Et certaines entreprises menacent aujourd’hui de s’installer ailleurs si cette décision se confirme.

    La municipalité explique avoir pris cette décision pour améliorer la qualité de vie des habitants de la Rocade. Comprenez-vous ces arguments ?

    J.-Y.A. : On estime que les véhicules de plus de 38 tonnes représentent plus ou moins 5% du trafic sur l’axe. Je fais souvent la comparaison avec un paquet de cigarettes : si l’on fume 18 cigarettes par jour au lieu de 20, on a quand même de grandes chances d’avoir un cancer. Et je pense également que l’on déplace le problème ailleurs. Car si des entreprises décident de ne plus utiliser la plateforme rail-route de Courtines à cause de cela, plus de camions passeront par la route. Ce mode de transport permet d’économiser 90 000 tonnes de CO2 par an. Des zones comme celle de Valence seront plus fréquentées et donc plus impactées par la pollution.

    Qu’attendez-vous désormais ?

    J.-Y.A. : Il faut trouver une solution à long terme, car pour nous, cela ne peut pas rester en l’état. Pourquoi ne pas envisager une déviation par le privé, comme autour de Marseille ? Je préfère payer 5 euros et arriver en 5 minutes à destination que mettre 45 minutes à cause des bouchons. Ou encore déplacer la gare dans un endroit moins enclavé qu’actuellement.

  • Le titanesque déménagement des archives départementales

    Le titanesque déménagement des archives départementales

    Les couloirs étroits du Palais des Papes se vident petit à petit des milliers de documents des archives départementales dont le déménagement vient de débuter en direction de leur nouvelle maison, en l’occurrence le nouveau bâtiment construit tout récemment, Memento, situé à l’Agroparc à Avignon.

    Plus de 28 kilomètres de documents notariaux, de dons, d’archives communales ou hospitalières, conservés là depuis 1880, qui ont parfois plus de 250 ans, sont ainsi déménagés consciencieusement jusqu’en octobre 2026. « Le passé est en route vers son avenir », philosophe pour l’occasion Dominique Santoni, présidente (LR) du département de Vaucluse. Car le Palais des Papes, bien qu’étant un lieu chargé d’histoire, n’est plus adapté à conserver dans de bonnes conditions ces documents. Entre températures et taux d’humidité différents selon les étages et les salles, la difficulté d’accès de certaines zones étroites ou plusieurs étages à monter sans ascenseur, le temps de déménager est venu.

    L’équipe de l’entreprise Avizo, qui s’occupe de transférer les documents, a notamment dû s’adapter en créant une rampe spéciale pour charger leurs camions ainsi que des « jeannettes » (surnom donné aux armoires roulantes dans lesquelles sont chargés les documents) plus petites et moins larges afin de passer dans tous les endroits. « On est agréablement surpris du site. Mais c’est vrai que c’est un environnement très, très complexe. Mais on a un an pour faire cela dans de bonnes conditions », concède, tout en poussant un chariot, Stéphane Ohouo, technicien contremaître chez Avizo. « Les premiers documents que l’on envoie sont les plus consultés afin que les recherches continuent là-bas », confie Christine Martella, cheffe de service des archives.

    Travail minutieux

    Arrivé du côté du très moderne Memento, le travail des équipes de déménagement, mais aussi des archivistes, est loin d’être fini. À son arrivée, chaque jeannette est envoyée en quarantaine ou à l’isolement, s’il y a un doute sur l’origine du document, avant d’être minutieusement dépoussiérée à l’aide d’aspirateurs. Une salle de numérisation a également été installée sur place pour rendre les documents consultables à distance.

    Puis ceux-ci seront déposés dans l’une des 20 nouvelles salles de l’un des quatre niveaux du bâtiment, dans des conditions uniformisées de 25 degrés et environ 50% d’humidité. Chacune d’entre elles peut accueillir 1 600 mètres linéaires de documents. « On a essayé de faire en sorte que les documents les plus consultés soient à proximité des ascenseurs pour marcher le moins possible », glisse Guillaume Chauvet, archiviste et responsable des publics. En parallèle, de grands espaces de lecture aménagés pour la consultation sont à disposition. « Le but est également que ce soit accessible au public. On souhaite que ces documents soient mieux valorisés », précise Jean-Philippe Lallemand, responsable du site Memento.

  • Durance : les poissons vont revivre comme il y a 50 ans

    Durance : les poissons vont revivre comme il y a 50 ans

    Rarement une centaine de plots en acier aura procuré tant d’émotions. Pourtant, ils devraient permettre la résurrection d’une faune mise à mal depuis un demi-siècle. « C’est le plus important boom de biodiversité piscicole des 50 dernières années », s’enthousiasme Christian Doddolli, directeur général du Syndicat mixte d’aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD). Mardi matin, des dizaines de personnes étaient réunies sur les berges de la Durance, à Avignon, près du pont de Rognonas, pour inaugurer « la plus grande passe à poisson de la région », selon le directeur.

    « La concrétisation d’un projet de plus de 20 ans », rappelle Yves Wigt, maire de Charleval et président du SMAVD. « Des travaux titanesques pour réconcilier le développement des activités avec la pacification écologique », ajoute le préfet, Thierry Suquet. « Une immense fierté qui se mesure aux legs pour les générations futures », complète David Fournier, vice-président du SMAVD et adjoint (PS) avignonnais.

    Aider l’alose, saumon local

    Ce projet de 7,1 millions d’euros a été financé presque pour moitié par l’Agence de l’eau, ainsi que par l’Union européenne et les Départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône. Cette enveloppe comprend également la réalisation d’une autre passe à poissons, située à 500 m en amont. Les travaux ont été menés dans un calendrier contraint (deux fois 8 semaines durant les étés 2024 et 2025), entre lâchers d’eau des barrages EDF et reproduction de la faune.

    Quelques minutes avant les discours, la foule a assisté à la mise en eau de cette passe à poissons de 1 600 m2. « On essaie de recréer les conditions d’une rivière avec une centaine de plots en acier et un fond en béton à la rugosité artificielle, le tout compatible à toutes les espèces de poissons », développe Christian Doddolli. Bref, reconstituer la biodiversité d’avant les « Trente glorieuses, où il fallut des matériaux pour construire des routes et bâtiments dont on prit les granulats dans le lit de la Durance », resitue le directeur. Pour éviter l’effondrement des nappes phréatiques, des seuils ont été construits pour stabiliser le lit de la rivière. Des sortes de barrages qui ont condamné les poissons. « À la confluence [croisement du Rhône et de la Durance], on dénombre, selon les années, entre 10 000 et 100 000 anguilles, ici il n’y en a plus qu’une centaine », détaille Pierre Campton, directeur technique de l’association MRM (migrateurs Rhône Méditerranée).

    Le SMAVD suivra de près l’impact du dispositif et espère que les anguilles pourront remonter jusqu’à 50 km en amont et bientôt jusqu’à 100 km, après la pose d’une nouvelle passe à Mallemort. Outre les anguilles, le dispositif vise aussi l’autre grand poisson migrateur, l’alose, sorte de saumon local qui remonte la rivière pour se reproduire.

  • La Chambre régionale des comptes a démarré l’examen de la Ville

    La Chambre régionale des comptes a démarré l’examen de la Ville

    Cela bruissait dans les couleurs de l’hôtel de ville : les magistrats de la Chambre régionale des comptes (CRC) ont entamé un examen de la gestion de la Ville d’Avignon. Une information que nous sommes en mesure de confirmer et que la maire, Cécile Helle (PS), a communiquée aux élus de la majorité lors du séminaire de rentrée, fin août.

    Soit quelques jours à peine après la visite de la CRC, qui a rencontré Cécile Helle, seule élue à être auditionnée. « C’est un processus assez lourd, avec des questions adressées aux services, qui répondent, il y a beaucoup d’allers-retours », confirme l’élu en charge des Finances, Joël Peyre. Finances, administration et ressources humaines vont être auscultées. Du classique pour un exercice dont le dernier en date remonte aux années Marie-Josée Roig. Un premier rapport avait été rendu en juillet 2015 et un second, complémentaire, en mars 2017. Le rapport à venir portera donc sur le bilan de l’ère Helle.

    Reste la question du calendrier de publication, à six mois des municipales. Avec un début d’audit il y a deux semaines, il semble improbable qu’une version définitive aboutisse d’ici au 15 mars. À titre de comparaison, le rapport sorti en juillet 2015 avait été avisé en mai 2014. « Nous sommes sereins. Je connais les finances, il n’y a aucun problème », assure Joël Peyre. Sollicitée, la CRC n’a pas donné suite.

  • Ardant, Dutronc ou Chedid seront sur la scène vauclusienne du Thor

    Ardant, Dutronc ou Chedid seront sur la scène vauclusienne du Thor

    Depuis plus de quatre décennies, le Conseil départemental de Vaucluse possède sa propre scène : l’auditorium Jean-Moulin au Thor, fort de près de 600 places.

    « L’épicentre culturel de Vaucluse », ose Élisabeth Amoros, vice-présidente LR déléguée à la culture. Une salle, il est vrai, centrale géographiquement, disposant de parkings, et de tarifs abordables entre 8 et 42 euros *. La saison 2025-2026, qui démarre le 11 octobre et présentée il y a 10 jours, se tient « dans un contexte budgétaire contraint », rappelle l’élue en soulignant que sa majorité « a fait le choix de préserver intégralement le budget de la culture ».

    L’auditorium, géré depuis trois ans par Sophie Duffaut, dispose d’un budget de 460 000 euros. Dont une partie est destinée à des spectacles pour les scolaires. Plus de 8 000 élèves issus de 105 établissements y ont été accueillis l’an dernier. La salle de spectacles a aussi pour ambition de renforcer les résidences d’artistes, à l’instar d’Agnès Jaoui, venue préparer et lancer en janvier dernier la tournée de son dernier album.

    Timsit et Demaison se donnent la réplique

    « Notre établissement continue d’ouvrir grand ses portes à la diversité des expressions artistiques et au plaisir du partage », se targue, dans l’édito de présentation, la présidente du Département, Dominique Santoni (LR). Humour, concert, magie, danse ou théâtre seront proposés aux spectateurs.

    Pour les trois coups, le 11 octobre, place à l’humour avec Yann Marguet, vu et entendu sur Quotidien et France Inter. Dans le même registre, Marine Leonardi le samedi 14 mars ou Blandine Lehout le jeudi 2 avril, seront sur scène pour faire rire. Alex Lutz, avec une touche sensible, revient pour la seconde année consécutive au Thor (7 mai) avec Sexe, grog et rocking-chair, qui parle d’un père absent. Patrick Timsit et François-Xavier Demaison misent sur l’humour noir dans la pièce La Famille (15 janvier).

    Fanny Ardant foulera pour la première fois les planches de l’auditorium, le 23 novembre, dans un seul en scène, intitulé La Blessure et la soif. La chanson française n’est pas oubliée avec des noms qui évoquent les filiations artistiques : Louis Chedid (16 octobre) ou Thomas Dutronc (5 décembre). Côté danse hip-hop, le chorégraphe Mourad Merzouki (2 décembre) présentera Cartes blanches.

  • Hôpital : la perte de gratuité du parking refait débat à Avignon

    Hôpital : la perte de gratuité du parking refait débat à Avignon

    Parmi les différentes actions menées ce mercredi lors de la journée « Bloquons-tout », celle tenue à l’hôpital avait un caractère hautement symbolique : rendre à nouveau gratuit l’accès au parking du centre hospitalier. Jusqu’à 18h, plusieurs dizaines de personnes se sont relayées pour laisser la barrière ouverte.

    « Il est absolument scandaleux de devoir payer une place de parking à un opérateur privé lorsqu’on va à l’hôpital public », tonne le mouvement Indignons-nous Vaucluse, à l’origine de l’opération. Dans un communiqué post-action, il « dénonce la privatisation rampante d’un nombre toujours plus grand de lieux et de services publics ». Depuis presque trois ans, la direction de l’hôpital a délégué à Indigo la gestion des 450 places, dont 45 minutes restent gratuites. Une délégation du mouvement a été reçue par le directeur de l’hôpital, Pierre Pinzelli, qui, lui, insiste sur des tarifs abordables « à 2,54 euros le ticket moyen ».

    Le 28 août, ce dernier avait également reçu le député PS de Meurthe-et-Moselle, Stéphane Hablot. Le parlementaire s’est lancé dans un tour de France des hôpitaux afin de déposer une proposition de loi interdisant le stationnement payant. Un projet qui rejoint celui déjà déposé, le 11 juillet, par les députés insoumis « visant à garantir la gratuité des parkings des établissements publics de santé ». Une démarche soutenue par les syndicats CGT et FO qui, au printemps, avaient rencontré le député local Raphaël Arnault (LFI) – présent mercredi sur l’opération – « pour aider à la rédaction d’un projet de loi qui mette fin à ce racket des patients de notre hôpital public », indiquent les deux syndicats dans un communiqué commun.

  • En Vaucluse, une intersyndicale pour la justice sociale

    En Vaucluse, une intersyndicale pour la justice sociale

    Ils étaient huit autour de la table de l’intersyndicale ce lundi 15 septembre, représentant la CGT, la CFDT, l’Unsa, la FSU et FO, pour évoquer l’appel national à la grève et la mobilisation de ce jeudi 18 septembre à Avignon. Ils appellent à la grève et à une manifestation qui se tiendra à 10h30 au départ de la cité administrative, avec un cortège jusqu’à la place du Palais des Papes où une prise de parole unitaire aura ensuite lieu.

    « Cette journée, qui est à l’appel de l’intersyndicale, est essentielle pour la mobilisation. D’autant plus que le gouvernement Bayrou a sauté et que Lecornu est aujourd’hui Premier ministre, et on sait bien que changer de visage ne change pas la politique économique et libérale de Macron, qui sera toujours au service des plus riches ainsi que du patronat », pose d’emblée Laurence de Villèle, secrétaire générale de l’UD CGT de Vaucluse, en amorce de la conférence. En insistant, pendant que les participants acquiescent, qu’il « faut mettre le gouvernement sous pression syndicale » afin de reprendre « l’agenda politique et social et imposer nos exigences sociales ».

    « Bien sûr, nous voulons des moyens budgétaires qui soient à la hauteur des missions de service public et des politiques publiques. Surtout des investissements pour une transition écologique juste avec, derrière, une réindustrialisation, car il y a des enjeux liés entre eux », enchaîne Frédéric Pelleing, secrétaire général de l’UD CFDT de Vaucluse. « Si on doit revenir sur les dernières déclarations du gouvernement, on leur répond que l’on n’est pas dupe. L’abandon de la suppression des deux jours fériés n’enlève en rien les offensives antisociales qui demeurent », confie de son côté Étienne Raoul, secrétaire départemental de Force ouvrière. Avant d’évoquer plusieurs chiffres pour illustrer son propos, comme l’augmentation de 6,5 milliards d’euros du budget des armées, le fait que les 500 plus grandes fortunes de France ont dépassé les 1 128 milliards d’euros cumulés, soit trois fois plus qu’il y a dix ans, ou les milliards d’euros reversés à leurs actionnaires par les entreprises du CAC40, tandis que « le gouvernement demande toujours aux plus précaires de faire des sacrifices », poursuit-il. « Le projet de budget n’a en rien disparu. On ne va pas se laisser aveugler par l’arbre qui cache la forêt », ajoute Nicolas Odinot, secrétaire départemental du SNUipp-FSU.

    Appel à se syndiquer

    Si c’est bien la première mobilisation intersyndicale, le mouvement fait suite à celui du 10 septembre, constitué en partie de personnes sans étiquette syndicale revendiquée. Mais pour continuer le combat, Laurence de Villèle appelle « tous les citoyens et les citoyennes qui partagent nos idées d’augmentation de salaire, d’abrogation de la réforme des retraites, de plus de justice fiscale, de plus de justice sociale, de lutte contre les licenciements, pour une transition écologique, à se syndiquer ». Et ce, car « le rapport de force, c’est au sein de l’entreprise qu’il doit se produire. Tant que l’on n’arrêtera pas la production, la vente ou les administrations, on n’y arrivera pas. C’est seulement dans ce cadre-là que l’on gagnera ».

    D’autant que les orientations du gouvernement de « remettre en cause les politiques d’élévation sociale, comme l’école ou l’hôpital, font le lit d’une certaine frange politique qui est l’extrême droite », dénonce de son côté Nicolas Odinot. « On le constate de plus en plus dans nos entreprises, la digue a cédé. Il ne faut pas se cacher de cette réalité », ajoute Frédéric Pelleing. Ils souhaitent ainsi faire de cette date du 18 septembre une occasion de « vraiment peser sur les orientations budgétaires afin qu’elles soient à la hauteur de l’attente des citoyens et d’une société civile en cohérence avec le monde actuel et non pas avec les espèces de maraudes de certains autoritaristes », conclut le secrétaire FSU.

    « Changer
    de visage ne change pas la politique de Macron »

  • Engagée dans le foot, la candidate des Écologistes mise sur la touche

    Engagée dans le foot, la candidate des Écologistes mise sur la touche

    Cinq ans d’inéligibilité pour tentative de corruption, fraude, faux et usage de faux. Une sanction qui vise Sabah Badji, désignée en juin cheffe de file des écologistes en vue des municipales à Avignon, en mars. De quoi jeter tout discrédit sur sa candidature. Heureusement pour elle, cette peine ne relève pas du pénal, mais uniquement des instances sportives locales. Ces dernières ont pris cette décision le 25 août, en commission de discipline.

    Depuis plusieurs années, Sabah Badji s’est investie bénévolement dans plusieurs clubs de football, dont le dernier en date est celui de Montfavet. Cette activité de dirigeante lui a permis d’accéder aux instances du district Grand Vaucluse et notamment la présidence de la commission d’arbitrage. « J’ai pointé du doigt ce qui n’allait pas, ça ne leur a pas plu, donc ils ont voulu m’écarter », résume Sabah Badji.

    Rappelons que début 2023, plusieurs démissions, au sein du bureau du district, ont précipité des élections anticipées. Sabah Badji, en avril, a soutenu une procédure de révocation du comité directeur du district. Une procédure qui, pour être inscrite à l’ordre du jour, doit au moins recevoir l’assentiment d’un tiers des clubs.

    C’est là que résident les fortes accusations, que La Marseillaise a pu consulter dans le procès-verbal (PV) de la commission de discipline. Des faits également transmis au parquet, qui décidera ou non d’ouvrir une enquête judiciaire. Il est reproché à Sabah Badji d’avoir menti sur l’objet des signatures récoltées. Si une majorité de clubs reconnaît bien avoir signé pour une procédure de révocation, d’autres estiment avoir été dupés, évoquent des pressions ou accusent une falsification de signatures -une expertise graphologique a été demandée- à l’instar du président de Visan. Les responsables des clubs de L’Isle-sur-la-Sorgue ou de Piolenc pensaient, eux, avoir signé une pétition pour soutenir la réintégration de Sabah Badji à la commission des arbitres ou pour la parrainer pour des élections.

    Une première sanction annulée en appel

    L’intéressée jure que ces revirements -empêchant ainsi la procédure de révocation de s’enclencher- ont été faits « sous la pression. Il y a des faux témoignages. » « J’ai les preuves de ce que j’avance, je ne vais pas en rester là et je vais déposer plainte », assure Sabah Badji, qui a fait appel de la décision du district. Sollicité, Chaib Kinnous, président de la commission de discipline, préfère ne « pas commenter », étant donné l’appel en cours. Il dément toutefois les pressions et rappelle le fonctionnement interne. « La démonstration, tant sur le plan juridique que sur le plan disciplinaire, est construite avec les éléments factuels du PV. La personne qui mène l’instruction de l’enquête est indépendante de la commission de discipline », précise Chaib Kinnous.

    Parlant de « blague » et de « comédie », Sabah Badji ne s’est pas éternisée, le 25 août, devant la commission de discipline. « Je n’ai rien fait, ce sont des dénonciations calomnieuses », déplore-t-elle, « écœurée du foot » et ayant quitté le club de Montfavet. Car cette affaire est déjà la seconde du genre. Fin juin, la même commission de discipline a déjà sanctionné d’un an d’inéligibilité Sabah Badji, pour « complicité de triche/fraude » lors de formations d’arbitrage. Une sanction déjugée en appel, au début du mois, par la Ligue Méditerranée de football, qui l’a « rétablie dans ses droits », lit-on dans la décision. « J’ai été déjà acquittée d’une première affaire, je le serai de la deuxième », soutient-elle.

    Même internes au foot, ces affaires ont des répercussions politiques. Le cas de Sabah Badji a été remonté au niveau national chez les Écologistes. Selon la cheffe de file, le candidat malheureux face à elle en juin, l’actuel élu d’opposition Jean-Pierre Cervantès, a eu du mal à encaisser le fait de ne pas être désigné. « On veut me salir pour m’enlever cette tête de liste, mais je me sens toujours légitime. Clairement, je ne me laisserai pas faire », promet Sabah Badji.