Tag: Vaucluse

  • Après l’évacuation, la résidence Saint-Michel dans le flou

    Après l’évacuation, la résidence Saint-Michel dans le flou

    « Je suis propriétaire et maintenant je suis logée dans un bungalow », lâche avec dépit une ancienne habitante du bâtiment Rosier 1 devant son immeuble évacué le mercredi 29 octobre dernier, dans la résidence Saint-Michel à Apt, tandis qu’une banderole avec l’inscription « On nous a vendu du béton pourri » flotte sous l’impulsion d’un mistral glacial quelques pas derrière elle.

    Ce vendredi 21 novembre, la municipalité aptésienne et la préfecture ont convié la presse pour faire le point sur la situation, plus de trois semaines après que 33 foyers ont dû quitter leurs logements après des alertes sur la structure du bâti de trois immeubles.

    « On a fait, mais on aurait aimé pouvoir faire mieux », lance la première magistrate de la capitale du Luberon, Véronique Arnaud-Deloy (LR), après des sollicitations de membres de l’association Ahdasami, qui défend les intérêts des habitants du quartier. L’avenir de cette résidence, construite dans les années 60 pour la création du 1er groupement de missiles stratégiques du plateau d’Albion en y installant 3 000 militaires, est un enjeu majeur pour la commune, car elle représente presque un tiers de ses habitants. « L’enjeu est surtout de trouver une solution pérenne. Il faut rappeler qu’il y a une crise du logement à Apt. On n’a pas de logements dans la ville et heureusement que des communes voisines nous aident. Aidez-nous, car on en a besoin », pousse la maire.

    Terrain instable

    « Les bâtiments sont mal construits et mal fondés à l’origine. On voit même dans les analyses qu’à certains endroits, il n’y a pas de ferraille dans le béton. C’est un sinistre immobilier pour la ville d’Apt. On lance de nouveaux diagnostics sur tout le quartier et on ne peut exclure d’autres évacuations », confie de son côté René Bresson, à qui la municipalité a confié la mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage.

    Ouarda Belaid, présidente de l’Ahdasami et propriétaire d’un appartement évacué, appelle à ce que « les erreurs soient réparées par les responsables, au lieu de rejeter la faute sur d’autres », en visant l’État. Une action en justice devrait être menée prochainement par l’association.

  • Arthur Gea grimpe vers les sommets de sa discipline

    Arthur Gea grimpe vers les sommets de sa discipline

    On peut venir du petit village vauclusien de Velleron, à peine plus de 3 000 habitants, et figurer parmi les 250 meilleurs joueurs du monde. Le tennisman Arthur Gea, seulement 20 ans, est présent depuis plusieurs années sur le circuit mondial. Monastir, Bali, Guangzhou, Saint-Marin, Minorque, le jeune joueur a été vu un peu partout sur la planète dans sa quête de points pour grimper au classement. Nous l’avons rencontré à l’occasion des interclubs, qu’il dispute avec son club du TC Marignane. Gea est venu s’exprimer à propos de la meilleure saison de sa carrière. « C’était une superbe saison, j’ai fait beaucoup de progrès », dira-t-il simplement.

    Un déclic est arrivé en seconde partie d’année. Le Vauclusien a choisi de changer d’entraîneur et a directement vu des changements positifs dans ses résultats et son tennis. « J’ai embauché Gerald Melzer, qui est un ancien joueur. On a commencé à travailler ensemble il y a peu, mais je vois déjà les progrès. » L’Autrichien possède un nom bien connu sur le tour. Ancien 68e mondial, l’homme de 35 ans a pris sa retraite l’année passée. Il est le petit frère de Jürgen Melzer, ex-8e à l’ATP, demi-finaliste à Roland-Garros en 2010.

    « Grâce à lui, j’ai réussi à me qualifier pour l’Australian. Je me languis de partir là-bas », raconte le jeune Français. « L’Australian », c’est l’Open d’Australie, premier des quatre Grand Chelem de la saison. Pour la première fois, Arthur Gea va participer aux qualifications d’un majeur grâce à son classement. En terminant 2025 à la 229e place mondiale, il a assuré son ticket pour Melbourne, ville hôte du tournoi. Une évolution positive dans sa jeune carrière, pour celui qui avait été invité par la Fédération française de tennis lors de la semaine de qualifs à Roland-Garros. Il avait battu un Belge de la génération 2005, comme lui, Alexander Blockx, avant de tomber au 2e tour.

    S’améliorer encore pour se rapprocher du top 100

    Mais ce classement, il ne veut pas y rester. Le Français vise plus haut. « Cette place ne me satisfait pas, ce n’est qu’une étape. Mais je suis content d’y être car j’ai maintenant accès aux Grand Chelem », rappelle l’élève de Melzer. Ses objectifs en 2026, se rapprocher du top 100 et se montrer plus régulier en Challenger, le circuit secondaire du tennis mondial. Avec trois titres cette année au troisième niveau, une première marche a été franchie. Le développement de son jeu est en cours et les progrès affichés sont prometteurs. « J’aimerais muscler mon jeu dans tous les compartiments, parce que je commence à avoir une base solide. Je veux m’améliorer partout mais peut-être plus spécialement sur l’agressivité et mes prises de balles », concède le joueur du TC Marignane.

    À 20 ans, la marge de progression d’Arthur Gea est encore conséquente. L’année 2026 sera charnière, pour savoir s’il peut atteindre ce fameux top 100, tant convoité par les joueurs professionnels du monde entier.

  • Le plan grand froid activé par la préfecture de Vaucluse

    Le plan grand froid activé par la préfecture de Vaucluse

    La préfecture de Vaucluse a activé ce vendredi 21 novembre le plan Grand froid « en raison des tensions sur les dispositifs d’hébergement d’urgence ainsi que des prévisions des températures ressenties en Vaucluse sur les tout prochains jours », précise-t-elle dans un communiqué de presse.

    Des mesures d’accueil d’urgence sont donc mises en place, avec notamment un centre d’hébergement exceptionnel pour les personnes sans abri, mis en place ce vendredi à partir de 15 heures à Avignon. Celui-ci se situe à la maison municipale Mérindol, au 15 rue Paul-Mérindol, et ce grâce à la mobilisation des services de la ville d’Avignon, du Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), de la Croix-Rouge et du Secours populaire, aux côtés des services de l’État. Dispositif déjà activé en début d’année.

    Un lieu d’une capacité maximale de 43 places qui sera ouvert chaque jour de 15 heures à 9 heures le lendemain. « Une évaluation quotidienne des besoins sera conduite par les services de l’État permettant le maintien de cet accueil jusqu’au radoucissement des températures », ajoute la préfecture. L’orientation des personnes en demande d’hébergement d’urgence vers le centre est réalisée uniquement par le SIAO en appelant le 115, joignable 24 heures sur 24. Un numéro qui peut également être utilisé pour signaler une situation préoccupante.

    La préfecture assure ensuite dans le même communiqué que le SIAO « continue d’assurer la coordination, le suivi des capacités d’hébergement d’urgence ainsi que l’orientation des demandes d’hébergement vers l’ensemble des structures adaptées » et appelle les maires « à la plus grande vigilance et à faire preuve de solidarité en accueillant toute personne en difficulté qui leur serait signalée ».

  • Vaucluse : une petite éclaircie financière en vue dans le budget du Département

    Vaucluse : une petite éclaircie financière en vue dans le budget du Département

    L’an dernier, au moment d’aborder l’exercice du rapport d’orientations budgétaires (ROB), Dominique Santoni évoquait « l’art difficile de gouverner, encore plus pour construire un ROB quand tant d’informations divergentes ajoutent encore à l’incertitude… ». La présidente LR du Département tablait sur 15 millions d’euros d’économies, actés finalement en janvier lors du vote du budget.

    Ce vendredi matin, lors d’une séance plénière consacrée en ouverture au ROB, le ton sera certainement plus adouci qu’il y a un an. Le climat est loin d’être au beau fixe non plus. « L’exercice 2026 semble à ce jour extrêmement incertain notamment en raison du contexte parlementaire qui complique l’adoption d’une loi de finances avant fin décembre », lit-on dans le document. Si le Département redoute toujours une ponction de l’État sur ses recettes de fonctionnement [baptisée Dilico], le discours, la semaine passée, du Premier ministre lors de l’assemblée des Départements de France, a plutôt rassuré. Sébastien Lecornu a ainsi confié que le Dilico ne concernerait que les Départements les plus riches.

    « Les notes de conjoncture laissent augurer une tendance pour les finances locales 2025 plus favorable qu’espérée en début d’exercice », relève le ROB. Pour 2026, le conseil départemental table sur des recettes en hausse à 791 millions d’euros contre 776 l’an dernier, quand elles n’avaient progressé que de 10 millions entre 2024 et 2025. Le Vaucluse s’en sort mieux que la moyenne « grâce à la discipline budgétaire ». Les divers indicateurs en termes d’en-cours de dette ou de capacité de désendettement [1,9 an contre 6,7 en moyenne pour les départements] restent largement en dessous des ratios nationaux. Reste à connaître ensuite les choix politiques qui en découleront, le ROB restant très flou en la matière.

    La CGT encore sur le pont

    Cela devient une habitude. Depuis plusieurs séances, le syndicat CGT des territoriaux installe un barnum revendicatif devant l’hôtel du Département pour inviter les agents à faire part de leurs doléances et poser une heure de grève. Un nouveau rendez-vous est fixé ce vendredi (10h30). Dans un communiqué, le syndicat relaie également une lettre ouverte adressée à la présidente Dominique Santoni (LR) « à la suite du retrait abusif d’un agrément d’assistant familial ». Une décision, retoquée par la justice, mais qui selon la CGT est le symbole « de choix arbitraires et inhumains, contraires à l’intérêt supérieur des enfants ». Et de réclamer plus de « dignité dans la protection de l’enfance ».

  • La procureure Florence Galtier sur le départ

    La procureure Florence Galtier sur le départ

    Après presque quatre ans en Cité des Papes, la procureure de la République d’Avignon, Florence Galtier, quitte Avignon.

    En effet, un décret publié le mercredi 5 novembre au Journal officiel la nomme avocate générale à la cour d’appel de Montpellier.

    La magistrate a notamment été avocate générale lors du procès du meurtrier du policier Éric Masson, contre lequel elle avait requis la réclusion criminelle à perpétuité. Elle était également en fonction lors du procès des viols de Mazan. Elle quittera son poste le vendredi 28 novembre.

    Remplaçante de Charente

    Elle est remplacée par Stéphanie Loreau-Aouine, actuelle procureure de la République au tribunal judiciaire d’Angoulême (Charente). Dans un portrait publié sur le site de la préfecture de la Charente en mars dernier, on apprend notamment que la Parisienne de naissance est sortie major de promotion de son DESS grâce à un mémoire sur la femme victime de viol. Elle est nommée tout d’abord procureure de la République à Châteauroux (Indre) en 2014, où elle a été faite chevalier de l’ordre du Mérite en 2018, puis à Angoulême en mars 2020. « Aujourd’hui, je vois encore des jeunes filles qui ne s’autorisent pas certaines filières. Mais il ne faut pas se mettre soi-même des barrières, il faut se faire confiance. Rien n’est impossible si on travaille et si on a la chance, comme moi, de trouver des personnes qui vous renvoient que vous êtes compétente et que vous avez raison de faire les choses telles que vous les faites », confie-t-elle notamment dans ce portrait.

  • Le forum de l’orientation de Saint-Chamand bat son plein

    Le forum de l’orientation de Saint-Chamand bat son plein

    Le château de Saint-Chamand, à Avignon, était bondé de collégiens et de quelques jeunes plus âgés en ce jeudi 20 novembre, à l’occasion de la 3e édition du forum de l’Orientation qui se tient sur place.

    Un événement organisé par l’association Un Sourire pour Tous 84 avec l’aide de la mission locale du Grand Avignon pour montrer la diversité d’établissements et de formations à disposition. Se côtoyaient ainsi un stand de la gendarmerie, trois lycées professionnels du territoire, la CCI de Vaucluse et, quelques lettres plus loin, un représentant d’une prépa en médecine. Pendant la journée, entre 400 et 500 enfants, majoritairement de 13 classes de 3e des collèges Anselme-Mathieu et Roumanille, ont pu jeter un œil aux 30 stands de structures venues pour présenter leurs activités.

    « Il y a plein de trucs que je ne connaissais même pas. J’avoue que je n’ai toujours pas trop d’idées mais j’ai pris quelques papiers pour mes parents », lâche un des élèves, tandis que son camarade à côté de lui était particulièrement attentif aux formations proposées par le lycée professionnel Montesquieu, à Sorgues. « C’est possible de devenir agent immobilier en allant chez vous ? », demande-t-il au représentant de l’établissement, qui propose des formations commerciales, et qui le rassure avec des exemples d’élèves travaillant aujourd’hui dans des agences immobilières. « L’un des plus gros intérêts est de sensibiliser les élèves à l’apprentissage. Beaucoup pensent qu’en intégrant nos établissements, c’est la fin d’un schéma d’apprentissage classique. Mais on peut continuer les études et aller jusqu’en bac +5. On a longtemps renvoyé l’image d’un échec scolaire mais c’est loin d’être le cas. Et aussi de rappeler qu’il ne faut pas voir nos formations uniquement par le prisme du salaire », explique Jean-Emmanuel Lefèvre, responsable du CFA Provence de Miramas. « On a plus de 300 métiers chez nous. Le but est de transmettre l’amour du métier aux jeunes », ajoute Gaëlle, référente recrutement de la gendarmerie de Vaucluse.

    Autre image des quartiers

    « Ces formations ne sont pas mises en avant alors que l’on sait qu’il y a des débouchés. Il faut changer cette image-là des boulangers ou encore de l’industrie quand on sait que localement, il y a des besoins avec des difficultés à recruter », assure Lilou Quenesson, présidente de la mission locale jeunes Grand Avignon. Tandis qu’Hakima Kabbour, organisatrice de la journée avec l’association Un Sourire pour Tous 84, mais aussi mère de trois enfants qui ont grandi dans les quartiers populaires d’Avignon, souligne le choix du lieu. « Les quartiers de la Rocade n’ont pas bonne réputation et il faut que ça change. Il y a de belles choses qui se passent et on réfléchit déjà à une quatrième édition », confie-t-elle. Le rendez-vous est déjà donné.

  • Alinea doit proposer un plan de relance

    Alinea doit proposer un plan de relance

    L’enseigne française d’ameublement de la galaxie Mulliez, Alinea, qui compte 36 magasins dont six en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en tout 1 200 salariés, a été placée jeudi en redressement judiciaire par le tribunal des activités économiques de Marseille.

    Il y a cinq ans, l’enseigne avait déjà connu le même sort. Le 12 janvier prochain, la direction devra présenter à ce même tribunal un plan de relance. Le redressement judiciaire de l’entreprise en grande difficulté financière (moins 47 millions d’euros de résultat net en 2024 pour 162 millions d’euros de chiffre d’affaires), sera assorti d’une période d’observation de six mois, selon des sources syndicales. La première des conséquences du redressement judiciaire se traduit par le gel des dettes de l’entreprise. Cela signifie que les créanciers de l’entreprise en redressement judiciaire ont l’impossibilité de se faire rembourser les créances échues avant le jugement d’ouverture.

    1 000 salariés licenciés

    en 2020

    La marque espérait atteindre la rentabilité en 2024, selon les prévisions affichées en 2023, lorsqu’elle avait présenté son plan prévoyant la transformation d’une vingtaine de magasins Zodio (également galaxie Mulliez) en enseignes Alinea.

    Fondée en 1989 à Avignon, Alinea avait déjà été placée en redressement judiciaire en 2020 en pleine pandémie de Covid-19. Elle avait été finalement reprise par ses propres actionnaires, opération rendue possible par une ordonnance gouvernementale prise à la faveur de la crise sanitaire, perdant au passage 17 magasins sur 26 et près de 1 000 salariés sur 1 800. « La direction a exprimé l’espoir de trouver un ou des repreneurs, mais pour l’instant elle est dans la confidentialité et nous ne pouvons rien savoir. Nous craignons cependant que cette éventuelle reprise ne soit que partielle, et ne porte pas sur tous les magasins », a déclaré une source syndicale proche du dossier.

  • Collège Schoelcher : des élèves sans prof de français

    Collège Schoelcher : des élèves sans prof de français

    Les parents d’élèves du collège Schoelcher de Sainte-Cécile-les-Vignes, dans le nord de Vaucluse, organisent un rassemblement devant l’établissement pour protester contre l’absence de cours de français depuis la rentrée pour quatre classes.

    En cause, le non-remplacement d’un professeur, en arrêt maladie de longue durée. « Cette carence grave compromet directement la réussite scolaire de nos enfants, leur préparation aux examens et leur accès à un enseignement fondamental. Le français n’est pas une matière secondaire : c’est le socle de toute formation, de toute expression, de toute compréhension », s’indignent les représentants de parents d’élèves dans un courrier envoyé au Dasen de Vaucluse début novembre.

    Soutien de la CGT

    Ils demandent un remplacement immédiat du professeur pour les classes concernées, mais également un « plan d’action pérenne pour éviter la répétition de ces carences, incluant des mesures d’attractivité pour les postes vacants » et une « communication transparente sur les mesures prises et les délais de résolution ».

    Sur place, des professeurs tentent de proposer quelques heures à droite à gauche lorsque leur emploi du temps le permet. Tandis que la réponse apportée par le DSDEN de Vaucluse est de proposer des cours en visioconférence aux élèves. Ce que refusent les parents d’élèves mais aussi le syndicat CGT Éduc’action 84, qui estime que « la visioconférence ne saurait remplacer un enseignement en présentiel dans des classes qui ont déjà accumulé un retard considérable. Elle ne répond ni aux besoins pédagogiques des élèves, ni aux exigences de qualité du service public. »

  • Relancer la vaccination pour les personnes à risque en Vaucluse

    Relancer la vaccination pour les personnes à risque en Vaucluse

    Le retour du froid est synonyme de retour des pathologies hivernales telles que la grippe ou la bronchiolite. Face à ça, comme le rappelle l’ARS de Vaucluse, la vaccination permet de protéger les plus fragiles. Mais le message ne passe pas forcément.

    « Il y a eu une baisse de 49% de vaccinations pour la population à risque », déplore ainsi Loïc Souriau, directeur départemental de l’ARS Vaucluse, ce mercredi 19 novembre depuis ses bureaux à Avignon. Le taux étant descendu en dessous des 50% en 2024 pour les catégories à risque, à savoir les plus de 65 ans, les femmes enceintes et les personnes atteintes d’affections de longue durée et de maladies graves. Tout en précisant que l’idéal pour réellement freiner serait un taux de 75% pour ces populations. Un geste qui a toute son importance en termes d’impact sur la santé publique. En effet, toujours d’après l’organisme de santé, deux tiers des personnes admises en réanimation à cause de ces maladies hivernales n’étaient pas vaccinées. Tout en rappelant que le spectre du Covid plane toujours au-dessus de nos têtes et qu’il est possible de se vacciner simultanément pour les deux maladies, et d’ainsi éviter de surcharger le personnel de santé.

    Pourquoi ce recul ? « Il y a malheureusement des croyances erronées à ce propos. Les fake news ont la vie dure. Alors qu’on se pose beaucoup moins de questions lorsque l’on prend un Doliprane et des antibiotiques, alors qu’il y a un risque hépatique pour l’un et que cela crée des bactéries résistantes pour l’autre », embraye le directeur de l’ARS. Pour y remédier, la campagne a démarré plus tôt, soit avant le 14 octobre cette année. Tout en insistant sur les gestes barrières, notamment à l’approche des fêtes et l’inévitable brassage de la population.

    Papillomavirus

    Autre vaccin pour lequel l’ARS est mobilisée : celui contre le papillomavirus, en particulier dans les collèges du territoire. Depuis trois ans désormais, l’organisation s’associe avec le centre hospitalier d’Avignon afin d’organiser une campagne dans les établissements pour les élèves de 5e, avec deux doses nécessaires données à plusieurs mois d’écart. Mais souvent, très peu de jeunes sont vaccinés « alors que c’est une question de santé majeure », regrette Loïc Souriau, le virus pouvant dégénérer en cancer de l’utérus, de la gorge, des testicules ou encore de l’anus. Et surtout pour les jeunes hommes, pour lesquels le taux de vaccination ne dépasse pas encore les 20%. Le directeur de l’ARS prend exemple sur l’Australie et la Nouvelle-Zélande où « la dynamique très engagée a permis une disparition des lésions précancéreuses pouvant dégénérer », assure le responsable. Pour rappel, d’après une étude publiée en 2023, près d’un tiers (31%) des hommes de plus de 15 ans serait atteint par au moins l’un des variants du virus.

    Hôpital d’Apt et médecins volontaires

    Loïc Souriau a également confirmé l’arrêt de la chirurgie à Apt, assurant que l’hôpital a besoin « d’un nouvel élan » et que les équipes de Cavaillon « sont prêtes depuis des années » à accueillir l’activité. Concernant l’accueil de médecins volontaires sur les zones en manque, les débuts « restent timides », mais confie que de nouvelles permanences ont été ou vont être assurées à Lapalud, Sault et Valréas ces prochaines semaines.

  • Alinea fixée sur son sort ce jeudi

    Alinea fixée sur son sort ce jeudi

    Nouvelle zone de turbulences pour Alinea. Jeudi 14 novembre, a relayé le quotidien La Provence, l’enseigne aux 36 magasins en France, dont deux dans les Bouches-du-Rhône (Aubagne et Cabriès), un à Avignon Vedène (Vaucluse) et un à Toulon (Var) a déposé auprès du tribunal de commerce de Marseille une déclaration de cessation de paiements. Ce qui signifie que la trésorerie dont elle dispose n’est plus suffisante pour régler ses dettes. Alinea, spécialisée dans le mobilier et la décoration, a été créée en 1988, et le 1er magasin a été ouvert à Avignon Le Pontet en 1989. Elle compte aujourd’hui plus de 1 000 salariés en France. La précédente grosse crise pour l’enseigne, dont Alexis Mulliez (de la famille Mulliez, propriétaire de Leroy Merlin, Decathlon…) a repris les rênes en 2017, date de 2020.

    « Un peu cher mais beau ! »

    À cette date, rapporte Libération, Alinea ferme 17 magasins et licencie près de 1 000 collaborateurs.

    Mardi, dans les allées de l’enseigne à Aubagne, aucun salarié n’a souhaité s’exprimer sur la situation : « On ne sait rien. On n’a pas d’informations. » Ni de la direction du magasin, ni de l’enseigne. Patricia, 68 ans, sort de chez Alinea. « Il y a vingt ans, on pouvait y trouver des rideaux en organdi pas cher. Aujourd’hui, l’offre est devenue plus lambda. L’enseigne cible des produits d’appel pour attirer les clients, mais globalement c’est pas donné… ». Camille, 28 ans, estime que ce qu’on y trouve « est peut-être un peu cher, mais c’est beau ! C’est pas de la camelote ».