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  • Simplification du droit de l’urbanisme

    Simplification du droit de l’urbanisme

    Chaque semaine, retrouvez « Robes noires », une chronique dédiée au monde de la justice, proposée par des avocats du SAF, issus des barreaux d’Aix-en-Provence, de Marseille et de Montpellier.

    La proposition de loi de simplification du droit de l’urbanisme a été présentée par des députés en avril 2025 car ils estimaient que le droit de l’urbanisme est « souvent perçu comme excessivement complexe et pénalisant l’émergence des projets ».

    Leur proposition a été débattue à l’Assemblée nationale en mai 2025 puis au Sénat en juin 2025. Elle a finalement été adoptée en commission mixte paritaire par le Sénat le 9 juillet 2025 et par l’Assemblée nationale le 15 octobre 2025.

    Le 21 octobre 2025, les présidentes du groupe parlementaire Écologiste et Social et de la France Insoumise ont déféré la loi au Conseil Constitutionnel, conformément à l’article 61 alinéa 2 de la Constitution qui permet cette saisine a priori de la promulgation de la loi par plus de 60 députés ou sénateurs.

    Le Conseil constitutionnel a examiné la conformité de plusieurs dispositions au droit à un recours juridictionnel effectif garanti par l’article 16 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (DDHC).

    La décision a été rendue le 20 novembre 2025.

    Le Conseil Constitutionnel a censuré la disposition qui prévoyait de restreindre aux seules personnes ayant participé à la consultation du public le droit de recours contre une délibération approuvant un schéma de cohérence territoriale (SCoT : document prévoyant des orientations d’aménagement à l’échelle d’un bassin de vie) ou un plan local d’urbanisme (PLU : document fixant les règles d’aménagement et d’occupation des sols à l’échelle d’une commune ou d’une intercommunalité).

    Il a validé :

    • la réduction du délai de recours gracieux contre une autorisation d’urbanisme (permis de construire, non-opposition à déclaration préalable) à 1 mois et le fait que ce recours gracieux ne proroge plus le délai de recours contentieux (art L600-12-2 C. urba applicable aux recours formés contre les décisions intervenues après le 28 novembre 2025). Donc, pour contester un permis de construire délivré après cette date, il ne sert plus à rien de faire un recours gracieux ;

    • la suppression de la possibilité d’invoquer l’illégalité de certains documents d’urbanisme (ex : PLU/ SCoT) pour vice de forme ou de procédure par voie d’exception, c’est-à-dire non pas à l’occasion d’un recours direct formé dans le délai de recours, mais à l’occasion d’un recours ultérieur contre une décision d’application de ce document (ex : permis de construire) ;

    • l’impossibilité qu’un permis de construire modificatif soit refusé ou assorti de prescriptions spéciales sur le fondement de dispositions d’urbanisme intervenues après la délivrance du permis initial.

    La loi a été promulguée le 26 novembre 2025 et est entrée en vigueur le 28 novembre 2025, le lendemain de sa publication au Journal Officiel.

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  • Minorité toujours en danger

    Minorité toujours en danger

    Chaque semaine, retrouvez « Robes noires », une chronique dédiée au monde de la justice, proposée par des avocats du SAF, issus des barreaux d’Aix-en-Provence, de Marseille et de Montpellier.

    Le 11 décembre était votée à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à inscrire dans la loi une présomption de minorité au bénéfice des mineurs non accompagnés : pendant tout le temps de la procédure d’évaluation de leur âge ils devraient être traités comme des mineurs. Si le SAF n’a pu que saluer cette avancée, c’est avec beaucoup de prudence et une bonne dose d’exaspération. De la prudence d’abord, puisque le texte doit encore être examiné et adopté par le Sénat. De l’exaspération surtout, car en réalité il ne devrait pas être nécessaire de voter une telle loi, l’application du droit international devant suffire. En effet, dans un arrêt du 21 juillet 2022 (Darboe et Camara c. Italie), la Cour européenne des droits de l’Homme a dégagé ce principe de présomption de minorité et a sur ce fondement condamné l’Italie pour avoir laissé les jeunes requérants dans un foyer d’hébergement pour adultes pendant le temps de la procédure.

    Du fait de la primauté de la Convention de sauvegarde des droits de l’Homme sur la loi, les juridictions françaises devraient faire une application directe de ce principe. Ainsi, les juridictions devraient traiter les MNA en cours d’évaluation, y compris en recours, comme des mineurs. En réalité l’administration et les juridictions refusent de reconnaître une présomption de minorité. Notamment, le Département met à la rue les jeunes, même lorsqu’ils ont formé un recours devant le juge des enfants. Et les juges des enfants du tribunal de Marseille refusent le plus souvent de placer même temporairement les jeunes pendant le temps de la procédure judiciaire. Une telle pratique aboutit pourtant à une véritable maltraitance des jeunes concernés.

    À titre d’illustration, le jeune Ahmed, originaire du Bangladesh est arrivé à Marseille à l’âge de 15 ans. Il a attendu plus d’un an et demi pour obtenir une réponse du juge des enfants. Pendant tout ce temps, il a d’abord été hébergé au centre d’hébergement d’urgence de nuit de Forbin, dont les conditions sont si difficiles que certains adultes sans-abri refusent d’y dormir. La juge a été régulièrement informée du mal-être de Ahmed, de ses crises d’angoisse, du suivi psy mis en place… Il disposait pourtant d’un acte de naissance dont il était possible de s’assurer de l’authenticité en ligne sur le site du Consulat. Il a fallu un an et demi pour que la juge refuse de reconnaître sa minorité avec pour seul critique de son acte, le fait qu’il était en anglais, ce qu’elle aurait pu soulever dès le début de la procédure.

    Ahmed ne supportant plus la situation a quitté la France pour l’Italie, où il a été rapidement reconnu mineur. Il ne garde comme souvenir de la France qu’un sentiment de gâchis et d’abandon.

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  • [Tribune] Marseille : « Nous refusons la fatalité du déni et le piège de l’excès »

    [Tribune] Marseille : « Nous refusons la fatalité du déni et le piège de l’excès »

    Par Martine Vassal

    « La Marseillaise », journal de progrès, fondé dans la Résistance, ne transige pas avec l’extrême droite. Après la polémique déclenchée par les propos de Martine Vassal, femme de droite, sur le RN, nous publions cette tribune où la candidate à la mairie de Marseille réaffirme son positionnement républicain par-delà les désaccords et les divergences.

    À l’heure où notre société s’interroge sur son avenir et sur la capacité du monde politique à changer les choses, nous avons une responsabilité immense. Nous, élus et citoyens marseillais, nous devons nous lever pour refuser la prise en otage de Marseille.

    Nous ne pouvons pas nous résigner au déni coupable de la gauche et de l’extrême gauche et à l’excès stérile du Rassemblement national. Les Marseillaises et les Marseillais doivent avoir le choix du courage du rassemblement et de la compétence pour réussir. Marseille ne doit pas subir l’union du désordre scellée par la majorité sortante et l’extrême gauche dans l’indifférence totale. Leur politique n’est pas une réponse, c’est une démission. C’est le règne du déni.

    Le déni de l’insécurité qui mine nos quartiers, le déni du laxisme qui envahit nos rues, le déni idéologique qui piétine nos traditions et sème la division. Quand les Marseillais réclament de l’ordre, cette union répond par l’idéologie. Elle prône le désarmement de la police municipale, elle entrave la vidéoprotection, elle ose affirmer que « la police tue ».

    Ce n’est pas seulement de l’incompétence, c’est une faute morale qui installe le désordre durablement. En refusant d’agir, ils abandonnent les plus fragiles d’entre nous. Ils nient ce que nous sommes, préférant la haine et le désordre à la fierté d’être Marseillais et Français.

    Marseille souffre aujourd’hui d’un déclassement, du déni qui entretient la culture de l’excuse, l’acceptation de l’inacceptable notamment en termes de sécurité.

    Une Marseille unie, fraternelle

    Face à ce déni, le Rassemblement national ne propose qu’un vertige : celui de l’excès. L’excès dans les mots, l’excès dans la posture, l’excès pour seul horizon. Mais la colère n’est pas un projet. Dire que tout va mal ne suffit pas à réparer Marseille.

    Leur réponse est une fuite en avant. Proposer l’état d’urgence permanent ou vouloir confiner les citoyens, ce n’est pas rétablir l’ordre, c’est sacrifier nos libertés. Là où la gauche s’enferme dans le déni, le RN l’instrumentalise et le caricature pour mieux fracturer notre société.

    Nous refusons que Marseille ait à choisir entre l’incurie qui laisse faire et l’agitation qui ne résout rien. Entre le déni et l’excès, il existe une autre voie. La seule digne de notre histoire : celle du courage et de la responsabilité car Marseille ne peut plus se permettre l’aventure et l’impréparation.

    Nous portons une espérance : celle d’une Marseille qui ne baisse pas les yeux, celle d’une Marseille fière, retrouvée. Celle d’une Marseille qui réussit. Une Marseille unie, fraternelle.

    Nous voulons l’apaisement pour recoudre ce que les extrêmes déchirent. Nous voulons libérer les énergies, pour que le travail émancipe et que l’assistanat cesse d’enchaîner les destins. Mais surtout, nous voulons restaurer l’autorité. Non pas l’autoritarisme bruyant et grotesque, mais cette autorité républicaine, ferme, juste et sans concession, qui est le socle indispensable de nos libertés. C’est elle qui protège, c’est elle qui met fin au déni et au laxisme.

    Marseille mérite mieux. Marseille n’est pas une ville d’expérimentation politique pour les aventuriers. Elle mérite mieux que ce saut dans l’inconnu.

    Contre les postures et le cynisme politique, nous faisons le choix du sérieux, du pragmatisme et des résultats.

    Pour Marseille, refusons le piège du déni ou de l’excès. Choisissons la grandeur de son destin.

    Marseille je t’aime.

  • [Tribune] Narcotrafic : Non à l’instrumentalisation par le Rassemblement National

    [Tribune] Narcotrafic : Non à l’instrumentalisation par le Rassemblement National

    Face aux drames humains causés par le narcotrafic à Marseille, nos luttes, nos mobilisations et le travail quotidien mené aux côtés des habitants, des associations et des familles de victimes ne sauraient être récupérés par le Rassemblement National.

    Nous dénonçons fermement cette instrumentalisation indécente, qui ne se limite qu’à la répression. Elle est d’autant plus choquante qu’elle vient d’un parti qui ne manifeste aucun intérêt, aucune présence, et ne formule aucune solution concrète.

    Le RN n’a jamais accompagné les acteurs de terrain, n’a jamais soutenu les familles endeuillées, et n’a jamais travaillé à comprendre les causes profondes de ces violences. Leur discours se résume à un fatalisme méprisant et raciste “tant qu’ils se tuent entre eux” qui abandonne nos quartiers, nos jeunes et nos familles à leur sort.

    La députée RN de Marseille dans le 13/14, Gisèle Lelouis, n’a, à ce jour, porté aucune proposition sérieuse sur la lutte contre le narcotrafic, la protection de la jeunesse ou les moyens pour les services publics.

    Nous, forces de gauche, sommes les seules à avoir :

    – travaillé au plus près du terrain, avec les associations, les éducateurs, les travailleurs sociaux, les habitants et les familles ;

    – proposé des réponses structurelles, fondées sur la prévention, l’éducation, la santé, la culture, l’insertion et le renforcement des services publics ;

    – défendu des lois visant à enrayer la pauvreté, à renforcer la justice en lui donnant les moyens nécessaires, à protéger les jeunes, à soutenir les victimes et à s’attaquer enfin aux réseaux criminels ;

    – porté une vision globale, qui refuse le fatalisme et affirme que nos quartiers ont droit à la sécurité, aux moyens, à la dignité et à l’avenir ;

    – s’être attaqué à la racine des mafias, qui utilisent les paradis fiscaux et les crypto-monnaies. Il faut des moyens pour mener des enquêtes patrimoniales, confisquer leurs avoirs, traquer les flux financiers opaques.

    Nos luttes ne sont pas des vitrines politiques.

    Nos combats ne sont pas des slogans.

    Ils sont le fruit d’années de travail, d’écoute et de présence réelle. Au RN, nous lui disons :

    Vous n’avez jamais soutenu les luttes des habitantes et habitants de nos quartiers.

    Vous ne les avez jamais comprises.

    Vous ne les représentez pas, pas plus que notre ville fraternelle.

    Vous ne parlez pas en notre nom.

    SIGNATAIRES : Katia Yakoubi ; militante associative promouvant un plan citoyen “Justice pour nos quartiers”. Hendrik Davi ; député BDR de l’Après dans le groupe écologiste et social. Laurent Lhardit ; député BDR du groupe socialistes et apparentés. Marie Batoux ; adjointe Mobilités au maire de Marseille du groupe Printemps Marseillais (coalition de partis, mouvements citoyens, associatifs et syndicalistes de gauche à Marseille). Sophie Camard ; maire Gauche républicaine et socialiste des 1er et 7e arrondissements de Marseille. Audrey Garino ; adjointe PCF au maire de Marseille, affaires sociales, solidarité, lutte contre la Pauvreté & Égalité. Anthony Krehmeier ; maire PS des 2e et 3e arrondissements. Jean-Marc Coppola ; adjoint Culture PCF au maire de Marseille. Audrey Gatian ; adjointe PS au maire de Marseille à la politique de la Ville, réussite éducative et vacances pour tous. Aurélie Biancarelli ; adjointe PCF au maire de Marseille, ESR et vie étudiante. Rebecca Bernardi ; adjointe au maire de Marseille en charge du commerce, de l’artisanat et des noyaux villageois et de la vie nocturne.

  • Face au narcotrafic, Amine Kessaci appelle à la révolte collective

    Face au narcotrafic, Amine Kessaci appelle à la révolte collective

    « Je vous attends nombreux. Levons-nous ensemble. Courage. On ne peut pas tuer tout un peuple. » On aurait pu croire Amine Kessaci définitivement anéanti par l’assassinat de Mehdi son frère, un très probable « crime d’avertissement » selon le ministère de l’Intérieur, alors que le militant écologiste, très engagé dans la lutte contre le narcotrafic et sous protection policière, avait reçu des menaces. Mais c’était mal le connaître.

    Dans un message sur les réseaux sociaux ce mercredi 19 novembre, il appelle au rassemblement ce samedi à 15h pour une grande marche blanche au départ du lieu du crime. Plus tôt dans la matinée, il a signé dans le journal Le Monde une tribune aux mots dont on devine qu’ils ont été soigneusement pesés. Un uppercut à destination de ceux qui ont tué son frère, de l’État dont il dénonce les carences, insistant sur « les failles de la République, les territoires abandonnés et les populations oblitérées ».

    Un texte qui dénote un courage admirable face à l’horreur, a réagi Annick Karsenty, présidente de Femmes solidaires Marseille, parmi les premières signataires de l’Appel de Marseille. Lancé en janvier 2024 à l’initiative du PCF 13 il entendait enrayer la spirale de violences du narcotrafic et a été depuis soutenu par des milliers de citoyens, élus, acteurs de la culture, du sport, du secteur associatif et syndical… Dont Amine Kessaci. Une démarche qui dans ce contexte, prend un sens tout particulier.

    « La terreur n’aura pas de prise, il faut qu’il y ait du monde à cette marche blanche », estime la militante associative. Même s’il faudra mener « une lutte de longue haleine », pour « rétablir les services publics dans les quartiers, les écoles » et « faire en sorte que les quartiers ne soient plus dans l’abandon », estime-t-elle.

    Déplorant une « situation effroyable », Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du Port, également parmi les premiers signataires, considère que « l’Appel de Marseille a été quelque part précurseur pour essayer d’interpeller tout le monde, et malgré les engagements, les actes concrets ne sont toujours pas au rendez-vous ». Et ce ne sont pas les « quelques coups d’éclat du gouvernement » qui vont remplacer un nécessaire « travail de fond » pour « qu’on reprenne possession de nos quartiers et qu’on arrive à éradiquer ces trafics », s’indigne le responsable syndical. Et d’insister : « Ce problème concerne tous les Marseillaises et les Marseillais et au-delà, on n’a pas d’autre choix que de s’en emparer. On sera là samedi. »

    Un minimum aussi pour Vincent Moutardier, chirurgien dans les quartiers Nord, aussi engagé dès le début dans l’Appel.

    « Un sursaut populaire »

    « Il n’y a plus de limites, c’est très impressionnant », nous confie-t-il entre deux opérations au bloc, toujours bouleversé. « On ne peut pas rester silencieux, c’est un problème de société majeur dont j’avais moins conscience il y a un an », reconnaît-il, faisant part de ses doutes. « Que faire à mon niveau ? La marche blanche évidemment mais la prise de conscience n’est pas encore là », analyse le chirurgien pour qui un « sursaut populaire » s’impose néanmoins.

    Pour crier sa colère et son espoir, Joël Dutto, secrétaire de la section PCF Marseille 15e et aussi partie prenante de l’Appel, avait pris la plume deux jours après l’assassinat. Une manière « d’inciter les gens à parler », explique-t-il, se souvenant des réticences des habitants à signer le texte de leur nom. « Beaucoup l’ont fait, ce n’était pas facile, on était là avec nos stylos à deux pas du réseau, à la Solidarité », raconte le militant communiste pour qui l’État n’agira que « si ça monte d’en bas ». Et si Mehdi est mort, analyse-t-il, c’est aussi que les trafiquants « ont peur pour leur empire ». Il appelle à dépasser le choc. « La République ne peut pas perdre face au narcotrafic, c’est ce que dit Amine », insiste Joël Dutto.

    Samedi, « il faut que toute la ville soit présente », exhorte Anthony Gonçalvez, oncologue à l’Institut Paoli Calmettes mais aussi chef de file des communistes de Marseille pour les municipales, « ce que l’on disait lors de l’Appel résonne d’une plus grande acuité encore ». Il en rappelle les termes et les propositions : s’attaquer au trafic de manière immédiate en venant en aide aux familles de victimes, « avec des moyens radicaux et des renforts de police, de douanes », mener un travail de long terme pour démanteler les réseaux, s’attaquer au blanchiment, apporter une réponse « sociale et de justice » à des quartiers délaissés. Il faut aussi « que ces questions de narcotrafic soient identifiées par le mouvement social et populaire comme une priorité », estime-t-il, quand « souvent à gauche on les a laissés aux fascistes, aux populistes alors que c’est une des manifestations de l’affrontement de classes, ces violences ne sont jamais que les conditions d’un capitalisme primitif ».

    Samedi 22 novembre, à 15h, rond-point Claudie-Darcy

    ET AUSSI

    Minute de silence

    Au Sénat le président Larcher (LR) a demandé un « moment de recueillement » en hommage à Mehdi Kessaci.

    Tondelier et Faure

    Les leaders du PS, Olivier Faure, et des Verts, Marine Tondelier, ont annoncé leur participation à la marche blanche de samedi.

    Stand-by

    Martine Vassal, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, a indiqué qu’elle serait présente samedi lors du rassemblement. Ses équipes ont annoncé mettre la campagne pour les municipales en stand-by jusqu’à la fin de la semaine.

    Plateforme

    La droite marseillaise a lancé une plateforme (Marseille-republicaine.fr) anonymisée où tous les Marseillais qui luttent « contre le crime, ce cycle de violence et de mort » peuvent exprimer leur soutien.

  • À Marseille, c’est toujours le printemps

    À Marseille, c’est toujours le printemps

    Nous, jeunes de Marseille,
    membres de collectifs citoyen·nes, élu·es, étudiant.e.s, travailleurs·ses, militant·es politiques, syndicaux et associatifs, actons par ce texte notre volonté de continuer à construire, à renforcer le rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyen.nes dans notre ville.

    C’est l’union, portée par Benoît Payan et l’équipe municipale qui transforme la ville et change la vie des habitant.e.s. C’est ce rassemblement de la gauche, des écologistes, des forces associatives et citoyennes, qui a permis, depuis 2020 de tenir tête aux libéraux et aux réactionnaires, de faire face à celles et ceux qui ne cherchent qu’à répandre la haine et attiser les peurs. Nous avons vu nos écoles, jusque-là la « honte de la République », être reconstruites, rénovées, permettant enfin à chacune et à chacun, d’avoir accès à une école qui réellement apprend, grandit et émancipe. Marqué.e.s pour toujours par le drame de la rue d’Aubagne, nous avons vu les logements en péril enfin être rénovés, une rénovation urbaine dans le Nord de la ville sans précédent et la fin du règne des marchands de sommeil et des Airbnb. Nous avons, à nouveau, accès à la culture et au sport, et ce peu importe nos revenus ou notre arrondissement. Les étudiants peuvent manger à leur faim, grâce aux repas gratuits, le littoral peut être préservé et la Ville, en s’engageant pleinement dans la préservation de l’environnement, se prépare aux conséquences du dérèglement climatique. Nous voyons la ville se recoudre, les services publics reprendre place dans tous les quartiers, l’urgence écologique être enfin prise en compte, et un collectif marseillais, riche de sa diversité, à nouveau exister. Des concerts de l’Été marseillais aux fêtes des noyaux villageois, en passant par la Voie est libre sur la corniche et la fête des écoles, le vivre ensemble réapparaît au grand jour, témoin de la vitalité de notre ville.

    Pourtant, les forces politiques responsables du déclin de Marseille sont toujours là, à la tête de la Métropole comme de la Région. Elles ralentissent les projets structurants, bloquent les transports, tournent le dos à la culture, ignorent les besoins des jeunes, opposent le Nord et le Sud de la Ville en refusant de désenclaver les quartiers les plus pauvres accentuant les discriminations géographiques et sociales. Leurs logiques politiciennes d’humiliation et de représailles ne datent pas d’hier. Elles continuent d’abîmer cette ville. Élection après élection, l’extrême droite progresse à Marseille, notre ville, terre d’accueil et de fraternité, ne pourrait voir arriver à sa tête, ceux qui n’ont comme seuls projets la haine et la division. Ceux-ci qui sont prêts à laisser se noyer des milliers de personnes en Méditerranée, quand Benoît Payan, lui, vient en aide à SOS Méditerranée. La Ville de Marseille, fidèle à son histoire, œuvre pour la paix, pour la dignité de chacune et chacun. Elle constitue, face à l’extrême droite, un rempart, une terre de résistance et doit ainsi le rester. Face à une extrême droite chaque jour plus dangereuse, plus menaçante pour nos droits et nos libertés, face à une droite au pouvoir qui divise et aggrave les injustices, l’unité de toutes les forces de gauche, écologistes et citoyennes reste notre seule boussole et notre seule chance de faire réussir Marseille. Nous, jeunes citoyens, avons vu dans cette union un espoir et un exemple, puis une réalité. À Marseille, dans notre ville, nous voyons chaque jour le quotidien s’améliorer.

    L’union de la gauche des écologistes et des citoyen.ne.s doit être préservée, renforcée, pour que nos lendemains marseillais puissent continuer à être ensoleillés. Pour que la ville continue de se transformer et que la vie continue de changer. Nous, la jeunesse marseillaise, nous adressons à l’ensemble des responsables politiques, notre voix doit et mérite d’être entendue. Nous souhaitons l’union et ne pourrons pardonner à celles et ceux qui attisent les divisions et nous font prendre le risque de laisser basculer la ville dans le déclin.

    Pour signer et retrouver la liste complète des 100 premier.e.s signataires
    rendez vous sur https://bit.ly/tribuneprintempsjeunes

  • La justice pénale des mineurs

    La justice pénale des mineurs

    Parce que les mineurs sont des personnes en construction plus vulnérables que les adultes, ils ne sont pas soumis au même traitement judiciaire que les majeurs. Cependant, régulièrement, et souvent en réaction à un fait divers ultra-médiatisé, la question de la justice pénale revient sur le devant de la scène, et enflamme les plateaux.

    Il y est évoqué l’absence de réponse pénale, le laxisme vis à vis des mineurs et le désengagement délibéré des parents. Pourtant, les études révèlent une baisse quantitative des actes de délinquance reprochés aux mineurs (diminution de plus de 31 % du nombre d’affaires poursuivables concernant un mineur – période 2017-2024) : on le sait et c’est tu.

    Une fois encore, Les chiffres de la justice, Edition 2025, dont la publication est intervenue le 28 octobre dernier, mettent en lumière concernant les mineurs un taux de réponse pénale de plus de 86 % et il est noté qu’en 2024, pour 100 garçons âgés de 17 ans (âge au moment des faits), 6 seulement ont été impliqués dans des affaires poursuivables.

    La justice pénale des mineurs, depuis 1945, se déploie en consacrant la primauté du principe d’éducation sur ceux de répression et de sanction. Ce principe fondamental est reconnu par les lois de la République, réaffirmé par le Conseil constitutionnel en 2002, et appliqué de façon constante depuis.

    Les mesures prises à l’encontre des enfants délinquants doivent rechercher en priorité leur relèvement éducatif, être adaptées à leur âge et à leur personnalité, et être prononcées par une juridiction spécialisée (le juge pour enfants), et en partenariat avec une administration spécialisée (la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse).

    Protéger et éduquer

    La crise du secteur de la protection de l’enfance, déplorée par tous les professionnels depuis des années, a des conséquences évidentes sur la justice pénale : les retards voire les absences de prise en charge des enfants en danger, la piètre qualité des accueils, le manque de moyens notamment en pédopsychiatrie fragilisent les situations. Non-pris en charge de façon adaptée, ces adolescents peuvent devenir des proies pour des réseaux de délinquance et y plonger, même un temps. De plus, les conditions de détention des mineurs enfermés ne cessent de se dégrader.

    Dans un rapport publié au Journal Officiel le 29 août 2025, la Contrôleure Générale des Lieux de Privation de Liberté a alerté sur la violation grave des droits fondamentaux des mineurs privés de liberté au sein de l’EPM de Marseille « La Valentine », et en a préconisé la fermeture, au moins partielle.

    La justice pénale des mineurs sera véritablement efficace lorsqu’elle s’inscrira dans une politique de protection de l’enfance qui commence par la prévention, mise en œuvre par des professionnels formés, et lorsqu’elle continuera à protéger et éduquer.

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  • [Tribune] Halte au saccage du métro de Marseille ! Marseillaises et Marseillais, sauvegardons notre patrimoine commun

    [Tribune] Halte au saccage du métro de Marseille ! Marseillaises et Marseillais, sauvegardons notre patrimoine commun

    Le saccage a commencé à Saint-Charles en 2023, il s’est poursuivi à la Joliette en 2024, puis à Noailles et Estrangin-Préfecture cette année. Sous couvert de « modernisation », le coûteux programme « Rénov’ Stations » de la RTM et de la métropole Aix-Marseille-Provence efface peu à peu les œuvres qui ornaient depuis près d’un demi-siècle les stations du métro : mosaïques, tôles émaillées et décors originaux cèdent la place à des revêtements uniformes, salissants et sans âme.

    Réalisées entre 1977 et 1986 par des tandems artistes-architectes, les stations du métro de Marseille possédaient une identité forte et colorée, avec des œuvres liées à l’identité et à l’histoire des quartiers desservis. Le plan « Rénov’ Stations », censé « améliorer le confort et la sécurité » des usagers, transforme aujourd’hui ces espaces en lieux aseptisés, interchangeables, où tout se ressemble. Les nouveaux aménagements, mal conçus et fragiles, produisent des espaces illisibles aux ambiances d’hôpital et brouillent les repères des voyageurs.

    Pourtant, ces décors relèvent du patrimoine architectural et artistique du XXᵉ siècle, protégés par le droit français (Code du patrimoine et Code de la propriété intellectuelle), ainsi que par la Convention de Faro, qui reconnaît le droit des citoyens à participer à la valorisation de leur patrimoine. Leur destruction sans concertation bafoue ce double statut et efface une mémoire collective. Certaines œuvres ont purement disparu, comme Les Ports d’Albert Jaubert à la Joliette, évoquant le passé ouvrier et portuaire, remplacée par une photographie du quartier Euroméditerranée, représentant une image lisse et marchandable de la ville.

    Ce chantier illustre la fragilité du regard porté sur le patrimoine marseillais. Dans la plus vieille ville de France, il est dommage que le patrimoine soit si peu considéré et perpétuellement détruit. Alors que les stations Castellane et Désirée-Clary s’apprêtent à subir le même sort, il est urgent d’ouvrir un débat public sur notre métro. Dénonçons collectivement cette modernité rétrograde, et retrouvons l’enthousiasme et l’avant-garde qui faisaient l’essence du métro de Marseille à son inauguration. Le temps est venu de nous rassembler pour construire la suite de l’histoire de notre métro !

    Par Liam McCORLEY et Sandro PISCOPO de l’Université HLM (hors les murs) de marseillologie

    Cosignataires : François AVEROUS (architecte), Alain BARLATIER (documentariste), Pascale BARTOLI (architecte), Joël BARTOLOMEO (artiste), Arthur BATTESTI (architecte), Mariam BENBAKKAR (artiste), Claire BENIT-GBAFFOU (urbaniste), Jean-Daniel BERCLAZ (artiste), Aurore BIZE (artiste), Julien BLAINE (poète), René BORRUEY (historien), Jean-Noël BRET (historien de l’art), Christine BRETON (conservatrice du patrimoine), Guillaume CALAS (architecte), Roland CARTA (architecte), Clément CHAFFAIE (architecte), Jean-Marc CHANCEL (architecte), Julie DE MUER (guide urbaine), Sylvie DENOIX (historienne), Anke DOBERAUER (artiste), Paul DOMELA (curateur), Elisabeth DORIER (géographe), Thierry DUROUSSEAU (architecte), Mary FITZGERALD (journaliste), Anne-Valérie GASC (artiste), Teodoro GILABERT (écrivain), Milan GIRAUD (artiste), Benoît GUILLAUME (illustrateur), Stéphane HERPIN (architecte), Pierre-Alain HUBERT (artiste), Albert JAUBERT (artiste), André JOLLIVET (architecte), Baptiste LANASPEZE (éditeur), Carole LENOBLE (architecte), Sylvain MAESTRAGGI (auteur), Éric MAILLET (artiste), Nicolas MAISETTI (sociologue), Nicolas MÉMAIN (urbaniste), André MÉRIAN (photographe), Gilbert ORSONI (juriste), Matthieu POITEVIN (architecte), Garance POUPON JOYEUX (artiste), Justine PRUVOT (cheffe), Tilman REICHERT (architecte), Rudy RICCIOTTI (architecte), Suzel ROCHE (réalisatrice), Jean RODET (architecte), Sandrine ROLENGO (Déléguée Sites & Monuments Paca), Ana RUBIO (architecte), Jacques SBRIGLIO (architecte), Oliver SALWAY (artiste), Loévan SICARD (architecte), Alexis STEINMAN (journaliste), André STERN (architecte), Bernard TARAZZI (architecte), Paul-Elias TOURNÉ (architecte), Stephan ZAUBITZER (photographe)

    Pour signer la pétition « Stop à la rénovation moche des stations du métro de Marseille ! », c’est ici.

  • [Tribune] Monsieur le président, laissez-nous accueillir nos confrères et consoeurs palestinien.nes de Gaza

    [Tribune] Monsieur le président, laissez-nous accueillir nos confrères et consoeurs palestinien.nes de Gaza

    Nous sommes plus de 400 journalistes et professionnels des medias français et francophones apportant notre soutien, depuis le mois de juillet, à la constitution de dossiers d’évacuation et à l’accueil de nos confrères et consœurs palestiniens de Gaza, qui entretiennent pour la plupart des liens avérés avec la France. Parmi eux, certains collaborent avec de grandes rédactions comme Le Monde, BFM TV, l’Agence France Presse ou encore LCI. Ces journalistes, au péril de leur vie, permettent aux Français d’accéder à l’information malgré le «black-out» médiatique imposé par Israël, qui a transformé Gaza en une véritable «zone létale» pour la profession.

    De notre côté, nous nous plions aux conditions drastiques de constitution des dossiers de nos confrères et consœurs. Nous récupérons leurs documents d’identité, nous rassemblons les attestations de travail auprès des organes de presse français ou étrangers pour lesquels ils ont travaillé, nous réunissons des promesses d’embauche, des attestations d’hébergement et de soutien financier, nous leur trouvons des logements pour les accueillir dignement. Nous les connaissons : ce sont des journalistes méritants, intègres, qui font honneur à leur profession, loin de l’image que leur attribuent les campagnes de propagande visant à les assimiler à des militants du Hamas. En août, un média israélien a ainsi révélé l’existence d’une «cellule de légitimation» de l’armée, chargée de fabriquer de faux dossiers liant les journalistes au Hamas pour tenter de justifier leur exécution.

    Selon les derniers décomptes d’ONG reconnues, 220 d’entre eux ont déjà été tués dans des frappes israéliennes, faisant de Gaza le conflit le plus meurtrier de l’histoire pour la presse. Or depuis la suspension des évacuations, onze journalistes ont été tués ; l’ONU a déclaré l’état de famine à Gaza ; l’IAGS (International Association of Genocide Sholars) a adopté une résolution inédite qui reconnaît que les actions d’Israël à Gaza répondent à la définition du crime de génocide ; Israël a lancé l’invasion de Gaza-ville, et l’administration Trump a proposé un plan assimilable à un projet de nettoyage ethnique.

    Le sort de ces journalistes tués pourrait être celui de ceux que nous aidons, de ceux figurant déjà sur la liste du ministère des Affaires Étrangères. «En tant que journaliste travaillant sur le terrain, j’ai commencé à avoir peur de sortir, de me déplacer. J’ai peur d’être tué et de n’être qu’une simple brève oubliée après quelques heures», nous écrit un journaliste dont le processus d’évacuation a été suspendu.

    Pourtant, depuis plus d’un mois, toutes les évacuations de Palestiniens de Gaza, sans exception, sont suspendues par les autorités françaises. Cette suspension fait suite à la découverte d’une ancienne publication antisémite, sur les réseaux sociaux, d’une étudiante gazaouie évacuée vers la France, ce qui a entraîné l’ouverture d’une enquête interne. Quelles ont été les conclusions de cette enquête ? Comment une seule publication a-t-elle pu conduire à la suspension de toutes les évacuations, y compris celles des malades, des blessés, et des familles relevant du regroupement familial ? Et ce, alors que chaque évacuation est soumise à des procédures de sécurité et d’investigation menées en premier lieu par le Cogat, unité militaire israélienne rattachée au ministère de la Défense. Pour nous, cette décision s’apparente à une punition collective.

    Cette suspension frappe aussi des universitaires et des étudiants, dont la rentrée de septembre est désormais compromise, des artistes, et des familles qui devaient être réunies au titre du regroupement familial. Elle rappelle le sort tragique d’Ahmed Shameia, architecte et professeur d’ingénierie, décédé en mai dernier faute de soins, alors qu’il devait être accueilli en France grâce au programme PAUSE – aujourd’hui suspendu ; ou celui de Omar Harb, universitaire renommé, mort de maladie et de malnutrition le 5 septembre.

    De nombreuses rédactions, des syndicats et sociétés de journalistes, ainsi que RSF, se sont mobilisés afin que le ministère des Affaires Étrangères lève la suspension de ces évacuations. Après vingt-deux mois à subir des conditions de travail inhumaines, aggravées par la famine, ces journalistes n’ont désormais plus même la force de survivre.

    Nous, journalistes français et francophones, réaffirmons notre solidarité avec nos confrères et consoeurs palestinien.nes qui, jour après jour, documentent la destruction de la société palestinienne de Gaza. C’est pourquoi nous voulons leur offrir un accueil digne de leurs nombreux sacrifices. Et la France gagnerait à appliquer les principes humanitaires et de protection de la presse qu’elle met en avant partout ailleurs. «Pourquoi n’avons-nous pas de protection internationale, comme les autres journalistes dans le monde ? Ou bien notre sang est-il sans valeur ?» interpelle un journaliste figurant sur la liste d’évacuation.

    Il est aujourd’hui essentiel que la France mobilise ses moyens pour contribuer à prévenir le génocide et les crimes contre l’humanité en cours, afin que les Palestiniens puissent vivre dignement sur leur terre. Son rôle diplomatique devrait être déterminant pour garantir l’accès de journalistes internationaux à Gaza et soutenir la reprise des évacuations de leurs confrères gazaouis, dont les dossiers sont déjà constitués ou en cours. Enfin, une simplification des procédures et la création d’un programme spécifique dédié aux journalistes est indispensable pour faciliter le départ de celles et ceux qui ne peuvent plus rester sur place.

    Allan Kaval, journaliste Le Monde, prix Bayeux et prix Albert Londres ; Agnès Briançon-Marjollet, journaliste et première secrétaire du SNJ ; Annette Gerlach, journaliste ARTE ; Ariane Lavrilleux, journaliste Disclose ; Antoine Chuzeville, journaliste et premier secrétaire du SNJ ; Aurélie Charon, journaliste et documentariste France Culture ; Aziza Nait Sibaha, rédactrice en chef France 24, vice-présidente de la SDJ France 24 ; Benjamin Barthe, journaliste Le Monde ; Christophe Boltanski, journaliste, écrivain, chroniqueur ; Dominique Vidal, journaliste et historien ; Edith Bouvier, journaliste et réalisatrice ; Edwy Plenel, journaliste Mediapart ; Elise Descamps, secrétaire générale de CFDT-journalistes ; Hélène Lam Trong, journaliste réalisatrice, prix Albert Londres ; Hervé Kempf, journaliste, Reporterre ; Inès Léraud, journaliste et autrice ; Mona Chollet, journaliste essayiste, cheffe d’édition Monde Diplomatique ; Nicolas Hénin, auteur, ancien journaliste ; Nicolas Vescovacci, journaliste-réalisateur indépendant ; Pablo Aiquel, journaliste, sec. général du SNJ-CGT, vice-président de la FEJ ; Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de Regards ; Paul Moreira, journaliste réalisateur Premières Lignes ; Pierre Jacquemain, rédacteur en chef Politis ; Rosa Moussaoui, rédactrice en chef à L’Humanité ; Sophie Nivelle-Cardinale, journaliste, Prix Albert Londres ; Véronique Gaymard, journaliste RFI

    et Aabla Jounaïdi, reporter RFI ; Abdallah Shokair Khaled, journaliste, correspondant Journal al Wafd (Egypte) ; Adèle Surprenant, journaliste ; Adrien Labit, journaliste ; Adrien Vicente, journaliste, AFP ; Agnès Duperrin, journaliste Notre Temps Bayard ; Akram Belkaïd, journaliste ; Alberic de Gouville, journaliste, France 24 ; Alex Robin, Radio Zinzine ; Alexandra Henry, photojournaliste indépendante ; Alexandre Rito, journaliste ; Alexandre-Reza Kokabi, Reporterre ; Alice Fabre, journaliste free lance ; Alice Froussard, journaliste ; Alix de Crécy – Marsactu ; Amanda Jacquel, journaliste, collectif La Friche ; Amaury Baqué, journaliste La Marseillaise ; Amel Zaki, journaliste Libération ; Amina Kalache, journaliste indépendante ; Amira Souilem, reporter, RFI/ARTE ; Ammar Abd Rabbo – journaliste photographe ; Amélie Mougey, directrice de la rédaction Reporterre ; Amélie Zaccour, journaliste ; Anaïs Delmas, journaliste indépendante ; Anaïs Moran, journaliste Libération ; Anaïs Renevier – journaliste pigiste ; Andreina De Bei, journaliste ; Anne Ilcinkas, journaliste ; Anne Paq, photojournaliste ; Anne Pitoiset, journaliste et réalisatrice ; Anne Proenza, journaliste free lance ; Annika Will, journaliste ARTE ; Antoine Boyer, journaliste AFP ; Antoinette Lorenzi, journaliste ; Antonin Maja- journaliste – La Marseillaise ; Aude Lorriaux, journaliste ; Barbara Lohr, journaliste à ARTE ; Barioulet Lucas, journaliste indépendant ; Benjamin Beraud, journaliste ; Benoît Christal, journaliste TF1 – CFDT Journalistes ; Boris Petzold, journaliste ARTECamille Khellaf – journaliste pigisteCamille Malplat, journaliste, AFP ; Camille Balzinger, journaliste indépendante ; Carole Duffréchou, journaliste pigiste ; Catherine Deunf, journaliste à Splann ! ; Caroline du Saint, journaliste Nova Production ; Catherine Deunf, journaliste à Splann ! ; Caroline Fontaine, journaliste ; Camille Paix, journaliste, Libération ; Caroline Renaux, journaliste indépendante ; Catherine Le Gall, journaliste ; Catherine-Marie Degrace, journaliste ARTE ; Cécile Andrzejewski, journaliste ; Cecilia Baeza, chercheure ; Celia Izoard, journalisteCelia Mebroukine, journalisteCéline Cammarata, journaliste ; Céline Cantat, chercheure ; Celine Clery, journaliste AFP ; Céline Martelet, journaliste ; Cemil Sanli, journaliste, réalisateur ; Chanaël Chemin, journaliste ; Charlotte Gauthier, journaliste ; Christian Dauriac, journaliste ; Clair Rivière, journaliste ; Claire Gatinois Bernaud, journaliste réalisatrice ; Claire Grazini ; Clara Hage, journaliste ; Clara Gabillet, journaliste à RMC ; Claudine Cordani, journaliste indépendante ; Clément Guillou, journaliste Le Monde ; Clément Pouré, journaliste ; Coline Charbonnier – journaliste – 15-38 Méditerranée ; Cristina L’Homme, journaliste free lance ; Cyrielle Granier, journaliste ; Cyril Castelliti – journaliste ; Damien Coquet, journaliste, France 24 ; Daniel Vallot, journaliste RFI ; David Arnold, journaliste ARTE ; David Courbet, journaliste AFP (SNJ-CGT) ; David Zurmely, journaliste ARTE ; Delphine Banas, journaliste au Républicain Lorrain ; Delphine Tanguy, journaliste ; Dilnaz Saadalla, traductrice interprète ; Djamel Belayachi, journaliste France 24 ; Djilali Belaid, journaliste ; Donnia Ghezlane-Lala, journaliste ; Dorothée Haffner, journaliste ARTE ; Dounia Rachati, journaliste ; Eden Ezra, coordinatrice vidéo AFP ; Eléonore Sens, journaliste AFP ; Elena Boffetta, coordinatrice vidéo AFP ; Elena Qleibo, chercheuse associé, Ifpo Amman ; Eliott Brachet, journaliste ; Elisabeth Fleury- journaliste à l’Humanité ; Elodie Safaris, Journaliste Arrêt sur images ; Elsa Casalegno, journaliste ; Elsa de La Roche Saint André, journaliste Libération ; Elza Goffaux, journaliste ; Emilie Baujard, journaliste ; Emilie Beraud, journaliste, AFP ; Émilie Laystary, journaliste ; Emilie Parente, journaliste – La Marseillaise ; Emmanuelle Fauret Cheffe de fabrication JT TF1 ; Emma Audrey, Journaliste / Membre SNJ-CGT ; Emmanuel Clévenot, journaliste à Reporterre ; Emmanuel Haddad, journaliste à L’Orient-Le Jour ; Emmanuel Poupard, journaliste Le Courrier de l’Ouest ; Emmanuel VIRE, journaliste (GEO), SNJ-CGT ; Enrique Klaus, MCF en SIC, École de journalisme de Cannes ; Enzo Quenescourt, journaliste ; Eric Aeschimann, journaliste, le Nouvel Obs ; Erin Flanagan, journaliste, AFP ; Esther Meunier, journaliste ; Eva Janus, journaliste La Marseillaise ; Eve Simonet, réalisatrice et cofondatrice d’on.suzane ; Evelyne Herber, journaliste ARTE ; Fabien Rives, journaliste Off Investigation ; Fabienne Loiseau, journaliste Reporterre ; Fabrice Babin, journaliste, Prix Bayeux ; Falestin Naïli, chercheure associée, Ifpo ; Fanny Doumayrou, ancienne journaliste et juriste ; Fanny Marlier, journaliste membre du collectif Hors Cadre ; Farida Soliman, journaliste ; Feriel Alouli, journaliste pigiste ; Fiona Unewisse – journaliste pigiste ; Frantz Durupt, journaliste, Libération ; Frédérique Le Brun, photojournaliste ; Gabrielle Richard, journaliste, La Croix ; Gallagher Fenwick – éditorialiste ; Georgia Makhlouf journaliste ; Gilles Bader photoreporter à La Provence ; Grégory Marin, journaliste, président de la Société des personnels de l’Humanité ; Guenael Lemouée, journaliste ; Hajar Ouahbi, journaliste ; Hamza Dridi, journaliste ; Hervé Dhinaut, journaliste ; Hervé Favre, journaliste honoraire ; Houda Benallal, journaliste pigiste ; Hélène Ferrarini, journaliste ; Imanol Corcostegui, journaliste L’Equipe ; Inès El Kaladi, journaliste Libération ; Ines Gil, journaliste ; Inès Zeghloul, journaliste à RMC ; Isabelle Baillancourt, journaliste ex TF1 et freelance ; Isabelle Piroux, Journaliste ; Isabelle Tirant, icônographe ; Isya Okoué Métogo, journaliste indépendante ; Jean-Baptiste Mouttet, journaliste ; Jean-Francois Poupelin, journaliste pigiste ; Jean-François Eyraud, journaliste – Gomet’ ; Jean-Marie Barrère, documentariste, grand reporter, auteur ; Jean-Pierre Canet, grand reporter, réalisateur ; Jenny Lafond, journaliste au Liban ; Jimmy Hutcheon, journaliste freelance ; Jose Rexach, journaliste à Blast ; Joseph Sotinel, journaliste AFP ; Julie Connan, journaliste, La Croix ; Julie Dungelhoeff, Grand Reporter France 24 ; Julie Pacorel, journaliste AFP ; Julie Schneider, ancienne journaliste, humanitaire et juriste ; Julien Fouchet, journaliste, prix Albert Londres 2014 ; Kamel Boudjemil – journaliste – Reuters ; Karl Laske – journaliste, Mediapart ; Kenan Augeard, journaliste AFP ; Khadija Toufik reporter indépendante ; Kristell Bernaud, journaliste réalisatrice ; Kristen Falc’hon – journaliste ; Latifa Madani, journaliste – l’Humanité ; Laura Menassa, photographe documentaire ; Laura Raim, journaliste ; Laure Piraud, ingénieure de recherche ; Laure Watrin – journaliste ; Laureen Piddiu, journaliste, La Marseillaise ; Laurence Geai photojournaliste free-lance ; Laurent D’Ancona -journaliste ; Laurence Defranoux, journaliste à Libération ; Laurent Mardelay, journaliste SNJ CGT ; Laury-Anne Cholez, journaliste Reporterre ; Laëtitia Moreau réalisatrice-journaliste ; Laure-Maïssa Farjallah, journaliste à L’Orient-Le Jour ; Léa Cornu, journaliste – la Provence ; Léa Guedj, journaliste ; Lea Martinez, journaliste Off Investigation ; Leïla Beratto – 15-38 Méditerranée ; Leslie Fauvel, journaliste AFP ; Lionel Dian – RMC ; Lionel Jullien, journaliste ARTE ; Lisa Legeay, journaliste – Blast ; Lise Kiennemann, Journaliste ; Loïc Radenac, journaliste BFMTV ; Loreline Merelle, journaliste ARTE ; Lorène Lavocat, journaliste à Reporterre ; Louis Rengard, journaliste ; Louis Witter, journaliste à RMC ; Louisa Benchabane, journaliste ; Louise Bihan, journaliste à Espaces ; Louise Mohammedi, journaliste, Reporterre ; Louizart Lou photographe indépendante ; Luc Mathieu reporter à Libération ; Lucas Lauber, journaliste freelance ; Lucas Roxo, journaliste, collectif La Friche ; Lucien Chapotte, Ouest France ; Lucien Lung, journaliste ; Lucile Leclair, journaliste ; Ludovic Finez, secrétaire général adjoint du SNJ-CGT ; Madjid Zerrouky, journaliste, Le Monde ; Mael Daniel, Journaliste ; Manuel Dantas, journaliste ARTE ; Manuela Bermudez, journaliste France Médias Monde ; Marie Poupinel, journaliste ; Margaux Bergey, journaliste AFP ; Margaux Houcine, journaliste ; Margaux Seigneur, journaliste ; Marianne Skorpis, journaliste ARTE ; Marianne Truffert, ARTE ; Marie Albessard, journaliste pigiste ; Marie Anne Gongora, journaliste indépendante ; Marie Astier, journaliste, Reporterre ; Marie-Claire Polo, journaliste ; Marie Jo Sader journaliste et réalisatrice ; Marie-José Sirach, journaliste l’Humanité ; Marie Gall, journaliste ; Marie-Madeleine Sève, journaliste ; Marie-Noëlle Battaglia, journaliste indépendante, réalisatrice ; Marine Penot, journaliste, BFMTV ; Marius Rivière, journaliste indépendant, membre du collectif Presse-Papiers ; Martin Dumas Primbault, journaliste ; Martine Monti, journaliste – La Marseillaise ; Marin Lefèvre, journaliste AFP ; Mario Lawson, journaliste AFP ; Martin Roux, journaliste à Reporters Sans Frontières (RSF) ; Mathieu Grégoire, journaliste – l’Equipe ; Mathieu Magnaudeix, journaliste, Mediapart ; Maud Vergnol, codirectrice de la rédaction de l’Humanité ; Maël Galisson, journaliste ; Melissa Chemam, journaliste à RFI ; Mélanie Ferhallad, journaliste ; Mellit Derre, journaliste ; Meriem Bioud pigiste ; Meriem Laribi, journaliste ; Michel Despratx, journaliste ; Mohamed Errami, journaliste ; Momolemalin, reporter indépendant pour Taragüi Média ; Mona Hammoud, journaliste réalisatrice indépendante ; Morad Ait-Habbouche Journaliste ; Morgan Large Journaliste ; Muriel Rozelier, journaliste independante ; Mylene Sauloy, réalisatrice reporter, enseignante TV ; Myriam Guillaume, La Marseillaise ; Nabia Makhloufi, journaliste, France 24 ; Nadia Ettayeb, journaliste Aligre FM ; Nadia Henni-Moulaï, journaliste ; Nadia Leila Aissaoui, sociologue, journaliste indépendante ; Nadja Vancauwenberghe, journaliste ; Natacha Marbot, journaliste ; Nathalie Kamileris, Radio Zinzine ; Nathan Gallo, journaliste ; Nicolas Ancellin, journaliste indépendant ; Nicolas Cossic, journaliste ; Nicolas Legendre, journaliste, Prix Albert Londres ; Nicolas Mayart, journaliste au Média TV ; Nicolas Puig, journaliste ; Nicolas Rouger, journaliste ; Nina Droff, journaliste ; Nina Hubinet, journaliste, collectif Presse-Papiers ; Nina Moreno, journaliste Libération ; NnoMan – photojournaliste ; Noé Pignède, journaliste ; Nolwenn Weiler – journaliste ; Noura Doukhi, journaliste à L’Orient-Le Jour ; Nouran Gad, doctorante en science politique, Aix Marseille Université ; Olivia Snaije, journaliste ; Olivier Da Lage, journaliste ; Olivier-Jourdan Roulot, journaliste à Blast ; Olivier Koch, maître de conférence en SIC, Université Paris Sorbonne Nord ; Oriane Mollaret, journaliste ; Oriane Marty, journaliste à Blast ; Ouissem, Urbania ; Paloma Moritz, journaliste Blast ; Pascal Riché, journaliste, Le Monde ; Pascale Mariani, journaliste indépendante ; Patrick Gherdoussi, photojournaliste indépendant ; Paulina Benavente, journaliste RMC ; Pauline Pidoux, journaliste ; Pauline Piraud-Fournet, chercheure – Univ.Paris 1 Panthéon Sorbonne ; Pedro Brito da Fonseca, réalisateur, photojournaliste ; Pierre Labrousse, journaliste – La Marseillaise ; Pierre-Yves Bulteau, journaliste à Splann ; Quentin Bonade-Vernault, journaliste et photojournaliste ; Rachid Laïreche, journaliste Libération ; Rachida El Azzouzi, journaliste, Mediapart ; Remi Dybowski Douat, journaliste ; Rislene Achour, journaliste, présidente du Club de la presse de Marseille ; Romane Frachon, journaliste ; Régine Fiorani – Radio Galère ; Rémi-Kenzo Pagès, journaliste ; Ryad Ouslimani, journaliste ; Sabine Colpart, journaliste AFP ; Sabrina Djellal, photographe ; Sandrine Issartel, journaliste SNJ-CGT ; Sarah Benichou – journaliste ; Sarah Boumghar, journaliste reporter indépendante ; Sarah Tahlaiti – réalisatrice et cofondatrice on.suzane ; Severine Sajous, photojournaliste ; Simon Leplâtre, journaliste, le Monde ; Solène Gripon, journaliste indépendante ; Solène Leroux, journaliste à RMC ; Solenn Guillanton, journaliste à RMC ; Sophie Bouillon, journaliste, prix Albert Londres ; Sophie Boutière-Damahi – journaliste pigiste ; Sophie Shihab, Le Monde ; Sophie Tardy-Joubert, journaliste indépendante ; Soraya Morvan-Smith, secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT, journaliste à France 24, enseignante, école de journalisme de Lannion ; Stenka Quillet, journaliste réalisatrice ; Stéphane Antoine, journaliste L’Equipe ; Stéphane Foucart, journaliste Le Monde ; Stéphane Herbert, photographe ; Stéphanie Maupas, journaliste ; Sylvain Mercadier, journaliste ; Sylvie Briet, journaliste indépendante ; Sylvie Dellus, journaliste ; Sébastien Fontenelle, journaliste à Blast ; Ségolène Ragu, photographe indépendante ; Tarek Kai, grand reporter, France 24 ; Thibault Izoret, journaliste à Blast ; Thibaut Schepman, journaliste indépendant ; Thierry Vincent, journaliste à Blast ; Thilelli Chouikrat, journaliste ; Thomas Dandois, journaliste, réalisateur ; Thomas Hofnung, La Croix ; Thomas Lemahieu, journaliste à L’Humanité ; Tristan Arnaud, La Marseillaise ; Vahid Shamsoddinnezhad, journaliste RFI ; Valentina Napolitano, sociologue, IRD ; Valerie Rohart, journaliste indépendante ;Victor Joanin, journaliste à RMC ; Vinciane Joly, journaliste, La Croix ; Véronique Meynier, journaliste La Marseillaise ; Veronique Rossi, graphiste indépendante ; Walid Bourouis, journaliste ; William de Lesseux, journaliste ; Wilson Fache, journaliste ; Wissam Charaf, journaliste et réalisateur ; Xavier Monnier, journaliste à Blast ; Yannis Angles, journaliste ; Yanis Mhamdi, journaliste à Blast ; Yann Plougastel, journaliste (CFDT-Journalistes) ; Yaël Goujon, journaliste et réalisateur ; Yasmine Canga-Valles, coordinatrice vidéo AFP ; Yohanne Lamoulère, photographe ; Youssef Charifi, ancien formateur au CFJ, producteur indépendant ; Yves Souben, journaliste à La Marseillaise, délégué Filpac-CGT ; Zoé Cottin, journaliste ; Zoé Neboit, journaliste pigiste.