Tag: tribune

  • [Tribune] « Assez des amalgames avec la chèvre du Rove ! »

    [Tribune] « Assez des amalgames avec la chèvre du Rove ! »

    Depuis trop longtemps, des articles de presse mentionnent la présence de chèvres du Rove ou « sauvages » sur les routes et entretiennent une confusion entre ces chèvres présentes dans certains secteurs du massif et la véritable chèvre du Rove, race patrimoniale reconnue et protégée. Cela suffit ! Je tiens à rappeler avec la plus grande fermeté que le terme approprié est celui de chèvres férales. L’utilisation d’expressions telles que « chèvres sauvages », et plus encore l’assimilation de ces animaux à la chèvre du Rove, constitue un amalgame inacceptable. On appelle chèvres férales des chèvres domestiques ayant repris leur liberté. Ces animaux ne se comportent pas comme des animaux sauvages qui cherchent à demeurer cachés. Leur grand nombre pose un véritable problème de sécurité lié à leurs déplacements et traversées des voies de circulation et d’équilibre sur notre environnement.

    La chèvre du Rove bénéficie d’une Appellation d’origine protégée (AOP) – la seule du département des Bouches-du-Rhône – reposant sur un cahier des charges strict, garantissant notamment les conditions d’élevage, l’alimentation, le mode de conduite des troupeaux et l’ancrage territorial de cette race emblématique. Elle est le fruit d’un savoir-faire reconnu, porté par des éleveurs et bergers engagés dans la préservation d’un patrimoine agricole et culturel unique.

    Assimiler ces chèvres dites férales à la chèvre du Rove revient donc non seulement à une erreur factuelle, mais également à une atteinte directe à l’image d’une AOP exigeante et encadrée, construite sur des décennies de travail. Cet amalgame porte un préjudice réel et sérieux aux bergers et éleveurs de la chèvre du Rove, qui voient leur activité, leur réputation et leur engagement remis en cause par des approximations médiatiques répétées. Il en résulte une confusion dommageable pour toute une filière locale, pourtant exemplaire en matière de qualité, de gestion des espaces naturels et de valorisation du territoire.

    Je déplore également la persistance de cette situation, alors même que la commune du Rove alerte depuis plusieurs années les services de l’État sur la présence de chèvres férales dans le massif et sur la nécessité de mesures de régulation adaptées. À ce jour, les réponses apportées restent insuffisantes au regard des enjeux.

    Dans ce contexte, et face à la répétition d’informations inexactes, je ne souhaite plus accorder d’interviews sur ce sujet tant que la rigueur terminologique et factuelle ne sera pas respectée et que des solutions concrètes ne seront pas mises en œuvre. En cette année mondiale du pastoralisme, la commune du Rove réaffirme son engagement total en faveur de la chèvre du Rove, de son AOP, de ses bergers et de la défense de son patrimoine.

  • [Tribune] Ne laisser aucun jeune au bord de la route

    [Tribune] Ne laisser aucun jeune au bord de la route

    La mort récente d’un jeune à Avignon, sur fond de narcotrafic, nous percute tous. Elle nous oblige à regarder lucidement une réalité : celle de jeunes happés par des logiques criminelles qui leur promettent reconnaissance, argent rapide et sentiment d’appartenance.

    Mais il faut aussi se poser une question essentielle : quel regard notre société porte-t-elle sur sa jeunesse ?

    Trop souvent, un regard de défiance, parfois même de renoncement.

    Depuis plus de trente ans à la Protection judiciaire de la jeunesse, j’ai accompagné des adolescents et des jeunes majeurs en grande difficulté. J’ai vu des parcours cabossés, des ruptures, des échecs. Mais j’ai surtout vu des potentiels, des intelligences, des capacités à rebondir lorsque quelqu’un croit encore en eux.

    Aucun jeune ne se résume à ses erreurs.

    Oui, la sécurité est une mission régalienne. Oui, la coordination entre police nationale, police municipale, préfet et autorité judiciaire est indispensable pour lutter contre les trafics et restaurer l’autorité de la loi. Mais nous savons aussi que la seule réponse sécuritaire ne suffira pas.

    Si nous voulons assécher durablement le vivier de la délinquance, il faut agir bien plus tôt et bien plus largement.

    Cela passe par la lutte contre le décrochage scolaire, le développement des activités périscolaires, l’accès au sport, à la culture, à l’apprentissage, à l’insertion professionnelle et au logement des jeunes. Cela suppose de construire des perspectives concrètes pour les 16-25 ans et de remettre en mouvement ceux qui ont décroché.

    Ne laisser aucun jeune sur le bord de la route doit devenir une priorité collective.

    Cela implique aussi d’apprendre à mieux travailler ensemble. Trop souvent, les politiques publiques fonctionnent en silos : sécurité, éducation, prévention, insertion. Pourtant, sur le terrain, tout est lié. Nous avons besoin d’une approche globale et transversale mobilisant associations, centres de formation, collectivités, acteurs économiques et services de l’État autour d’un objectif commun : redonner des horizons à notre jeunesse.

    C’est le sens de l’engagement que je porte avec Place publique, un mouvement qui a toujours fait de la jeunesse une priorité politique majeure.

    La jeunesse ne peut plus être une variable d’ajustement budgétaire. Elle doit devenir une priorité majeure de l’élection présidentielle et des politiques publiques à venir.

    Car derrière chaque drame, une question demeure : qu’avons-nous proposé à ces jeunes pour qu’ils aient envie de choisir un autre chemin ?

    Faire le choix de la jeunesse, c’est refuser le fatalisme. C’est tenir ensemble l’exigence et l’accompagnement. C’est croire que notre société a encore quelque chose à transmettre et des perspectives à offrir.

    Il faut à nouveau faire rêver, faire naître des horizons, permettre à chacun de trouver sa place et rouvrir le champ des possibles. Nous n’éviterons pas ces drames sans une véritable ambition collective pour notre jeunesse.

    Croire en la jeunesse, c’est croire en notre avenir.

  • [TRIBUNE] Urgence solidarité avec Cuba

    [TRIBUNE] Urgence solidarité avec Cuba

    Depuis plus de deux mois, Cuba et son peuple font face à une crise économique sans précédent. L’interruption des livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, principal fournisseur de La Havane, suivie des menaces du président Donald Trump de sanctionner tout pays qui enverrait du pétrole à Cuba concourt à une volonté d’asphyxie de ses 9 millions d’habitant.es, sous embargo étasunien depuis 1962. L’arme des sanctions, montée à son cran maximal, devrait selon Donald Trump lui permettre d’économiser une intervention militarisée et attiser le mécontentement de la population. Les conséquences sont dramatiques. Les coupures d’électricité sont quotidiennes et de plus en plus longues. Écoles, universités, hôpitaux fonctionnent au ralenti. Les pénuries alimentaires, de médicaments et d’autres produits de première nécessité qui en découlent attisent la frustration des Cubains. Les secteurs clés que sont le tourisme, l’extraction du nickel, l’agriculture et la production de tabac sont frappés de plein fouet par les restrictions énergétiques. Par ailleurs, le président Trump a fait pression avec un certain succès sur les pays ayant recruté des médecins cubains. Comme au Venezuela, en Palestine ou en Iran, ce n’est nullement la démocratie pour les peuples de ces pays qui est visée. Ce qui est en jeu, c’est la volonté d’élargir un impérialisme prédateur des ressources naturelles, de consolider un système néocolonial et de poursuivre l’avancée idéologique de l’extrême droite sur le plan mondial. Alors que 80% de l’économie de l’île reposait encore il y a peu sur un système planifié et centralisé de production par des entreprises d’État, la crise a poussé le gouvernement à s’ouvrir davantage au secteur privé et à adopter un décret établissant un cadre juridique pour créer des entreprises mixtes entre entités étatiques et acteurs privés, une première sur l’île.

    Cuba doit aussi faire face à une dégradation de ses soutiens diplomatiques. L’île est lâchée par certains pays latino-américains comme le Costa-Rica, dont le ministre des Affaires étrangères a annoncé, le 18 mars dernier, la fermeture de son ambassade à Cuba à l’image d’un autre allié de l’administration Trump dans la région, l’Équateur, qui a expulsé début mars l’ambassadeur de Cuba à Quito, ainsi que l’ensemble de la mission diplomatique. Deux pays qui font partie d’une alliance de pays latino-américains en soutien au président étasunien. Le robinet des carburants coupé, Cuba est en voie de paralysie. Si les déclarations de soutien aux autorités sont nombreuses, brésilienne, chinoise, espagnole, mexicaine, russe, vietnamienne, aucune n’est assortie de livraisons pétrolières. Seule parvient à Cuba une aide humanitaire mexicaine, européenne, russe, espagnole comme la Flottille « Nuestra America ». La France n’est pas en reste où la solidarité s’organise fortement, mobilisant organisations politiques, syndicales et associatives telle que le Secours Populaire Français.

    Cette situation qui prend tout un peuple en otage est intolérable ! La France et l’Union Européenne doivent agir contre l’asphyxie du peuple de Cuba ! La France qui soutient depuis 1992, aux Nations Unies, la résolution présentée par Cuba demandant la levée de l’embargo étasunien qui affecte la situation économique et sociale du pays, ne peut rester indifférente à cette nouvelle situation. Elle a su aider en janvier 2025 au refinancement de sa dette avec le Club de Paris et envoyer vingt-sept tonnes de matériel après le passage de l’ouragan Melissa en octobre dernier. Elle a fait appel à des médecins cubains pour ses territoires en Caraïbe, lors de la crise du Covid. Elle doit donc renouer avec une telle collaboration notamment, par l’envoi d’une aide humanitaire conséquente, des accords de coopération bilatéraux plus nombreux et la sécurisation de possibles investissements d’entreprises françaises. Elle doit le faire en y associant l’Union européenne qui doit œuvrer à la recherche de solutions diplomatiques aux guerres et conflits qui se multiplient dans le monde depuis ces dernières années. Seul le respect du Droit international, la Paix et la Souveraineté des peuples peuvent redonner espoir en l’avenir. Nous invitons les Françaises et les Français, le mouvement social et syndical, les partis politiques, les collectivités territoriales, à exprimer concrètement leur solidarité avec le peuple cubain, et à appuyer comme relayer cet appel, en s’organisant partout en France dans ce sens.

    Les premiers signataires

    Fabien Cohen, secrétaire général de France Amérique Latine, membre du secrétariat du Conseil International du Forum Social Mondial (FSM) André Chassaigne, membre honoraire du Parlement, ancien président du groupe d’Amitié France-Cuba de l’Assemblée nationale Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien Boris Plazzi, Secrétaire confédéral en charge de l’international de la CGT Jérôme Bonnard, Secrétariat National de l’Union syndicale Solidaires Fanny Metrat, porte-parole de la Confédération paysanne Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU Jean-Victor Castor, député de la Guyane, président du groupe d’Amitié France-Cuba de l’Assemblée nationale Denis Merklen, sociologue, directeur de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine Olivier Compagnon, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Sorbonne Nouvelle (IHEAL), membre de l’Institut universitaire de France Federica Matta, artiste plasticienne Eric Toussaint, Président du CADTM Sophie Thonon, avocate, Présidente-déléguée de France Amérique Latine Franck Gaudichaud, Professeur des Universités Toulouse, Co-Président de France Amérique Latine Hector Vasquez, président et le CA de l’association d’ex prisonniers politiques chiliens France Céline Meresse, Présidente du CRID Emeline K/Bidi, députée de la Réunion, coprésidente du groupe GDR Stéphane Peu, Député de la Seine-Saint-Denis, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale Fabien Roussel, secrétaire national, PCF Annie Lahmer, Coresponsable de la commission transnationale des Écologistes Éric Coquerel, Député de la Seine-Saint-Denis, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale Rodrigo Arenas, député de Paris, LFI Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine, PCF Marcellin Nadeau, député de la Martinique, LFI Jean-Paul Lecoq, député de la Seine-Maritime, secrétaire de la commission des Affaires étrangéres à l’Assemblée nationale, PCF Yannick Monnet, député de l’Allier, PCF Frederic Maillot, député de la Réunion, Pour la Réunion Soumya Bourouaha, députée de la Seine-Saint-Denis, PCF Julien Brugerolles, député du Puy-de-Dôme, PCF Edouard Benard, député de la Seine-Maritime, PCF Cécile Cukierman, Présidente du groupe CRCE-K au Sénat, Sénatrice de la Loire Laurence Cohen, sénatrice honoraire, ancienne présidente du groupe des amitiés parlementaires France-Brésil Akli Mellouli, sénateur du Val-de-Marne, EELV Fabien Gay, sénateur de la Seine-Saint-Denis, directeur de l’Humanité Cathy Apourceau-Poly, sénatrice du Pas-de-Calais, PCF Pascal Salvodelli, sénateur du Val-de-Marne, PCF Marianne Margaté, sénatrice de seine et Marne, PCF Jérémy Bacchi, Sénateur des Bouches-du-Rhône, Secrétaire départemental du PCF 13 Marie-Claude Varaillas, Sénatrice de la Dordogne, PCF Céline Brulin, Sénatrice de Seine-Maritime PCF Michelle Gréaume, Sénatrice du Nord, PCF Charly Bouhana (Cuba-Si France) Fabrice Leclerc (France-Cuba) Manuel Pascual (Cuba Coopération) André Ciccodicola conseiller éditorial François-Michel Lambert, ancien député, président Cercle Severiano de Heredia Plateforme Française de solidarité avec Haïti, Fabien Archambault, historien, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Charlotte Balavoine, coordinatrice de la campagne de solidarité avec Cuba Patricia Pol, membre pour ATTAC du secrétariat du Conseil international du FSM Laura Arguelles, présidente de l’ACAF (Argentine) Zelmar Michelini, président de Donde Estan (Uruguay) Françoise Escarpit, journaliste honoraire et ancienne correspondante de l’Humanité à La Havane Red Internacional de Apoyo a los Presos Políticos en Chile RIAPPECH, Collectif DDHH au Chili (France) Le Collectif de solidarité avec le peuple du Nicaragua (CSPN) Olivier Buirette, IHEAL – Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine Sylvie Bouffartigue, Professeure des Universités, UVSQ James Cohen, Professeur émérite, Sorbonne Nouvelle Juliette Dumont, enseignante-chercheuse en histoire, IHEAL-CREDA, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 Ravier Monique et Lucie (Paris) Helmuth Rudloff, Groupe d’Aide Genève (GAG) Christian Carzo (Nice) Luis Gálvez, Observateur DD HH-Suède.

  • Deux ans après son décès, la lutte contre l’amiante continue

    Deux ans après son décès, la lutte contre l’amiante continue

    Il y a deux ans, Marie Josée de la Cruz, professeur d’école à Marseille, nous quittait après cinq années d’une lutte acharnée contre un cancer de l’amiante. Le lien avec l’école de la Savine, où elle a exercé pendant 14 ans, ne faisait aucun doute : le Dossier Technique Amiante (DTA) et le délabrement des locaux témoignaient de la dangerosité des lieux lorsqu’elle y travaillait.

    Dès l’annonce de sa maladie, sa priorité fut les autres : ses collègues, les personnels et, par-dessus tout, les enfants. C’est avec cette volonté qu’elle a co-fondé l’association AVALÉ 13 (Association des Victimes de l’Amiante dans les Locaux de l’Éducation du 13). Elle s’est battue contre la maladie, mais aussi contre l’inconséquence des pouvoirs publics qui laissent, aujourd’hui encore, des vies exposées au danger. Après de très longues et fastidieuses démarches, elle a gagné sa bataille pour sa reconnaissance en tant que victime du travail, mais elle est partie sans un mot de condoléances de l’éducation nationale (qui doit protéger ses agents) ni de la Ville (pourtant propriétaire donc responsable des locaux).

    Aujourd’hui nous n’oublions pas. Nous réclamons toujours l’accès aux Dossiers Techniques Amiante qui permettent de savoir où, et dans quel état, se trouvent les matériaux amiantés qui envahissent encore tant d’établissements scolaires.

    Nous attendons toujours la sécurisation réelle des bâtiments avec le retrait des matériaux amiantés, partout où ils se trouvent, alors que ce matériau est interdit depuis bientôt 30 ans.

    Nous attendons toujours qu’une véritable politique de prévention soit faite auprès de tous les agents afin qu’à l’avenir plus aucun ne risque sa vie au travail. Nous attendons toujours une révision des seuils de tolérance d’empoussièrement : 5 fibres d’amiante tolérées par litre d’air est un seuil inacceptable quand une seule fibre peut tuer. Il est inacceptable que ce « seuil de tolérance » serve d’excuse à l’inaction.

    Pour Marie Josée de la Cruz, pour les personnels et pour les enfants : nous ne lâcherons rien. Plus que jamais, son combat reste vivant.

  • [Tribune] Abeilles et pollinisateurs : un enjeu majeur pour la région Paca

    [Tribune] Abeilles et pollinisateurs : un enjeu majeur pour la région Paca

    Le 7 avril 2026, la France accueillera à Lyon un sommet « One Health* », consacré à l’interdépendance entre santé humaine, animale et environnementale. Ce rendez-vous d’action ne peut ignorer un enjeu majeur pour notre territoire méditerranéen : la protection des pollinisateurs.

    La région Provence-Alpes-Côte d’Azur occupe une place majeure dans l’apiculture française. Elle accueille plusieurs milliers d’apiculteurs, professionnels et amateurs, et se caractérise par une forte diversité florale à l’origine de productions de miels reconnues. L’agriculture régionale – arboriculture fruitière, cultures maraîchères, semences, plantes à parfum, aromatiques et médicinales (lavande, thym, romarin…) – dépend largement de la pollinisation animale.

    Les abeilles domestiques, les bourdons d’élevage et les pollinisateurs sauvages assurent la reproduction de nombreuses plantes cultivées et sauvages. À l’échelle mondiale, 60 à 80% des cultures dépendent au moins partiellement de la pollinisation animale, représentant environ 35% de la production alimentaire. La pollinisation conditionne également la biodiversité végétale et, indirectement, la biodiversité animale.

    Pourtant, les constats scientifiques sont préoccupants. Ce service écosystémique** essentiel est aujourd’hui fragilisé. En Europe, les populations d’insectes déclinent fortement. En Paca comme ailleurs, certaines zones agricoles voient leurs paysages se simplifier, les ressources florales se raréfier et l’exposition aux pesticides persister. Le changement climatique accentue encore ces pressions, avec des étés plus chauds et plus secs.

    Notre région illustre aussi un paradoxe bien connu : des milieux naturels (garrigues, maquis, forêts…) en apparence riches peuvent manquer de ressources sur la durée. Après des floraisons printanières intenses mais brèves, les périodes estivales peuvent devenir critiques pour les pollinisateurs, soumis à un véritable stress alimentaire voire hydrique.

    Les abeilles sont également de précieuses sentinelles de l’environnement. En butinant, elles révèlent la présence de polluants dans leur environnement, faisant de la ruche un outil de surveillance à la fois agricole, écologique et sanitaire. Les informations données par les analyses des produits de la ruche sont essentielles dans le cadre d’une politique de santé publique efficace.

    Aujourd’hui, le diagnostic scientifique est posé. L’enjeu est maintenant d’agir. Cela suppose de mieux accompagner la santé des colonies, de faire évoluer les pratiques agricoles, de restaurer des paysages riches en ressources florales tout au long de l’année et d’intégrer pleinement tous les pollinisateurs dans les politiques publiques.

    Cela implique des choix concrets mais aussi concertés entre les collectivités locales – communes, intercommunalités, départements et Région – en matière d’aménagement, de gestion des espaces publics et de soutien aux apiculteurs et agriculteurs, afin de faire des pollinisateurs une priorité territoriale et non une variable d’ajustement.

    En Paca, la protection des pollinisateurs n’est pas une question secondaire. Elle conditionne la résilience de nos territoires, l’avenir de notre agriculture et, à terme, notre propre santé. Les solutions existent. Il appartient désormais aux décideurs de les mettre en œuvre.

    *Une Seule Santé

    ** Un service écosystémique désigne l’ensemble des bénéfices que les êtres humains et autres êtres vivants tirent des écosystèmes, directement ou indirectement.

  • Marseille, lève-toi contre la barbarie à Gaza !

    Marseille, lève-toi contre la barbarie à Gaza !

    Au début du mois d’avril 2026, une flottille partira du port de Marseille en direction de Gaza. Elle ne porte pas seulement du matériel médical mais également du matériel pour tenter de reconstruire des moyens de subsistance (pêche, agriculture…) et d’éducation ; elle est un acte de rupture face à l’innommable et un moyen pacifique de dénoncer la barbarie qui s’exerce contre le peuple palestinien.

    Briser le silence et les complicités À Gaza, des enfants meurent de faim et des familles entières sont exterminées. Face à ce génocide, nous refusons le silence des « gouvernements complices ». Nous dénonçons

    • La responsabilité directe de nos dirigeants qui, par leur connivence avec l’état israélien cautionnent l’horreur.

    • Le silence des grands médias dans leur devoir d’informer sur la réalité du massacre.

    • La complicité active de grandes entreprises françaises, telles que Carrefour ou la BNP, qui participent au maintien d’un système d’oppression.

    Nous exigeons la levée immédiate et totale du blocus imposé par l’État israélien, un siège illégal et génocidaire.

    Marseille : Port de résistance et de dignité Marseille, ville d’exil et de solidarité, ne peut rester complice par son inaction. C’est pourquoi nous, habitants de l’Estaque et citoyens de tous les quartiers de Marseille, appelons à une mobilisation massive autour de la Flottille pour Gaza. Nous interpellons les élus de notre ville : l’heure est aux actes politiques clairs pour placer Marseille du côté de la dignité humaine.

    Nous demandons que le prochain conseil municipal vote le jumelage officiel de Marseille avec Gaza, un jumelage de résistance et de solidarité pour signifier à sa population qu’elle n’est pas seule

    Rejoignez le mouvement.

    La flottille ne transportera pas des armes, mais l’exigence que le droit à la vie et aux soins ne soit plus négociable. Ceux qui monteront à bord risquent leur sécurité pour porter notre message. Nous devons leur assurer un départ digne et une ville unie derrière eux.

    Signataires :

    La liste des signataires personnalités et organisations en soutien à la Tribune : Imotep pour les membres de IAM. Gari Greu du Massalia Sound System. Mousse et Hakim de Zebda ; Sanseverino Stephane ; Eric Antoine humoriste ; Mourad Musset de la rue ketanou ; Hazem pour le Molotof ; Toma Feterman de la Caravane Passe ; Hakim Hamadouche de Rachid Taha ; Gérard Meylan et Malek Hamzaoui de l’équipe de Robert Guediguian; Karim Dridi cinéaste ; Pierre Stambul de l’UJFP.

    Organisations déjà signataires : collectif 13 droit des femmes ; ATTAC Marseille ; Mrap ; Ufjp ; MassalaVox  ; «Éclosion 13» (avec les femmes artistes de Gaza) ; CQFD ; L’harmonie (estaque) ; Le donut ; FCP (festival Ciné Palestine) ; Association Rizoma ; MAGPAL (Marseille Gaza Palestinne)  ; Palestine 13 ( AFPS locale) ; Didac’Ressources.

    Les habitants de l’Estaque et de Marseille membres du collectif de soutien à la Flottille : Agnès Mazzocco, Ambrine Brik, Aminda Huille, Anne Bonnaire, Anne Boluda, Anne Keller, Arianna Cecconi, Badra Delhoum, Cathy Chatzopoulos, Chadia Tachouaf, Christine Verniere, Claude Hirsh, Corinne Lefort, Daniella Failla, Djamel Khenouf, Djazaïr Yacoubi, Elisabeth Stephanus, Elise Meouchy, Emilie Ribaute, Fathi Bouaroua, Florencia Carlin, Florian Lando, Héloïse Roydiy, Henry Saint-Jean, Jean-Charles Mathieu, Kader Atia, Kevin Vacher, Léa Bouaroua, Luci Lando, Margo Chou, Michel Teule, Michèle Bitton, Mireille Lando, Myriam Guiral, Pierre Ciaravela, Philippe Stephanus, Raïb Setita, Régine Fiorani, Sarah Righl, Sophie Etienne, Sébastien Barles, Thierry Lando, Thierry Louchon, Thomas Figuera, Valentina Corro, Valerie Bournet, Youssef Khafif, Christophe Oudelin, Mohamed Bensaada, Manuel Bompard (député), Sébastien Delogu (député), Vincent Geisser, Aicha Sif, Nouriati Djambaé, Aicha Guedjali, Nicolas Memain, Philippe Foulquié, Cyrille Hanappe, Isabelle Bourboulon, Hubert Colas, Charles Hoarau, Samy Joshua, Sébastien Thierry, Samuel Wahl, Frédéric Michel, Laurent Mucchielli, Marc Mercier, Sophie Epstein, Jérôme Mazas, Soizic Beaumier

  • « L’extrême droite n’a rien à voir avec le judaïsme »

    « L’extrême droite n’a rien à voir avec le judaïsme »

    Marseille n’est pas une ville comme une autre », c’est ainsi que Nicolas Vidal-Naquet débute son texte intitulé « Un juif avec Benoît Payan », et publié à quelques jours du second tour des municipales. 105e sur la liste de Benoît Payan, Nicolas Vidal-Naquet rappelle que l’histoire de Marseille est basée sur l’immigration.

    « Outre toutes les « communautés » issues du monde entier, il y a la deuxième “communauté” Juive de France », poursuit-il.

    Petit-fils de Margot et Lucien Vidal-Naquet déportés et assassinés à Auschwitz-Birkenau, il est l’auteur du roman Un secret d’Auschwitz publié en juin 2025 aux éditions Z4éditions. Il y raconte son histoire familiale marquée par la déportation de ses grands-parents paternels depuis Marseille par les nazis.

    Origines du RN

    Dans son texte, il rappelle les origines du parti d’extrême droite, le Rassemblement national : « Aujourd’hui, sur la liste du candidat d’extrême droite, se trouve un avocat qui se revendique comme juif. De nombreux juifs font campagne en sous-main ou ouvertement pour cette liste, notamment soi-disant car seul, en France, le parti d’extrême droite RN aurait soutenu l’État d’Israël après le 7 octobre. Cependant, ils ont probablement oublié, au mieux, que le RN est le successeur légal, juridique et en pensée du FN qui fut fondé avec Le Pen père par les Waffen-SS Léon Gaultier et Pierre Bousquet membres de la division Charlemagne de la Waffen-SS ainsi que par François Brigneau (de son vrai nom Emmanuel Allot) membre de la Milice française et Roland Gaucher vichyssois et militant d’extrême droite. »

    Nicolas Vidal-Naquet affirme que le « RN porte ce fardeau d’avoir été soutenu et d’être encore soutenu par des personnes aux idées similaires et il en reste le porte-drapeau. Ce n’est pas parce que son président, avec la petite fille de Le Pen, est allé à Yad Vashem qu’il se serait repenti comme le laissent entendre de nombreux juifs à Marseille ».

    Et de conclure : « En tant que Juif, membre de la liste de Benoît Payan, je ne peux imaginer que la mémoire de la Shoah ait été mise au rebut et remplacée par les horreurs des massacres du 7/10 par ceux des Juifs qui ont et vont voter pour l’extrême droite. L’extrême droite qui exclut, qui divise, qui attise la haine entre les personnes, n’a rien à voir avec le judaïsme. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » est-il écrit dans la Torah. Seule aujourd’hui la liste de Benoît Payan peut permettre d’apaiser la plus belle ville de France. »

    « Le RN est
    le successeur légal du front national »

  • Ces commerçants marseillais disent « non à l’extrémisme »

    Ces commerçants marseillais disent « non à l’extrémisme »

    Une soixantaine de commerçants marseillais ont signé une tribune contre l’arrivée potentielle de l’extrémisme à la tête de la cité phocéenne, en annonçant choisir la liste du Printemps Marseillais, « la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville ». Parmi ces commerçants, on retrouve par exemple Amaury Lapinte et Pierre Da Silva (Marché des argonautes), Aurélien Lecour et Tony Van Hua (Ginger phœnix), Hazem El moukaddem, président des commerçants de la Plaine, Dorian de Blasis (Optique République), Mohamed Bouslama (Potager de Saint-Barnabé) ou encore Lena Cardo (Le réfectoire – 13 solidaire).

    La tribune débute ainsi : « Marseille doit demeurer attractive et rayonnante, ouverte à toutes et à tous, accueillante et généreuse. Nous, commerçants de Marseille, sommes attachés à l’image de notre ville. Nous ne voulons pas qu’elle soit marquée, pour les années qui viennent, par le stigmate de l’extrémisme, de la division, de l’exclusion ».

    Avant un scrutin décisif, les 35,02% de suffrages obtenus par le candidat d’extrême droite, Franck Allisio, inquiètent. Ce score, inattendu pour beaucoup, a agi comme un signal d’alarme. Les commerçants signataires soulignent : « Dans les rues du centre-ville, dans nos quartiers, dans nos noyaux villageois comme sur les plages, nous ne voulons pas d’un tri entre les uns et les autres, entre les couleurs de peau, les origines, les religions. »

    Autre inquiétude évoquée : les conséquences d’une prise du pouvoir du RN sur le tourisme. « Nous connaissons l’effet délétère de l’extrémisme sur l’attractivité d’un territoire », écrivent-ils. Pour appuyer leur propos, le texte met en avant l’exemple de Donald Trump : « Depuis son élection, les États-Unis anticipent une baisse de 25% du tourisme et des pertes allant jusqu’à 15 milliards de dollars ». Ces commerçants marseillais se positionnent clairement : « La vitalité de nos commerces doit prendre appui sur le rayonnement de notre ville en France, en Europe et dans le Monde. Cela passe par des grands événements populaires, par des services publics efficaces et solidaires, par une politique municipale apaisée ». « En conscience, fidèles à nos valeurs et soucieux de l’image de Marseille, dimanche, nous ferons donc barrage à l’extrémisme en choisissant la liste du Printemps marseillais, qui est aujourd’hui la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville », conclut le communiqué.

    Célia Sennegon
  • [Tribune] Pour que Marseille rayonne : non à l’extrémisme

    [Tribune] Pour que Marseille rayonne : non à l’extrémisme

    Nous ne voulons pas qu’elle soit marquée, pour les années qui viennent, par le stigmate de l’extrémisme, de la division, de l’exclusion. Dans les rues du centre-ville, dans nos quartiers, dans nos noyaux villageois comme sur les plages, nous ne voulons pas d’un tri entre les uns et les autres, entre les couleurs de peau, les origines, les religions.

    Nous connaissons l’effet délétère de l’extrémisme sur l’attractivité d’un territoire : depuis l’élection de Donald Trump, les États-Unis anticipent une chute de 25% du tourisme et des pertes allant jusqu’à 15 milliards de dollars.

    À Marseille, la vitalité de nos commerces doit prendre appui sur le rayonnement de notre ville en France, en Europe et dans le Monde. Cela passe par de grands événements populaires, par des services publics efficaces et solidaires, par une politique municipale apaisée.

    En conscience, fidèles à nos valeurs et soucieux de l’image de Marseille, dimanche, nous ferons donc barrage à l’extrémisme en choisissant la liste du Printemps marseillais, qui est aujourd’hui la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville.

    Signataires :

    1 Amaury Lapinte / Marché des argonautes

    2 Pierre Da Silva / Marché des argonautes

    3 Aurélien Lecour / Ginger phœnix

    4 Tony van hua / Ginger phœnix

    5 Hugues M benda

    6 Mathilde Godart

    7 Hazem El moukaddem / Président des commerçants de la Plaine

    8 Sandra Hassaine / Marché noir

    9 Fred Dravet / Coutellerie Dravet

    10 Michel Zerabi / Le Square

    11 Charlotte Crousillat / Carlotta with, Pompe

    12 Aude Emery / La laiterie marseillaise

    13 Cédric Rubini / Casa Rubini focacceria

    14 Pierre Breuvart / Brasserie sociale la Camaraderie

    15 Boris / Brasserie sociale la Camaraderie

    16 Dorian de Blasis / Optique République

    17 Alice Rafa / Dunes concept store

    18 Laurence Mallaret / artisane

    19 Alexandre Puig / PampaCruz

    20 Anaïs Labate / Absolupro

    21 Sébastien Jaudeau / Tripletta

    22 Dienaba Ba / Tripletta

    23 Marion Penicaud / Eclectic wines

    24 Samantha Grenouiller / Alma Réal

    25 François Ghirardi / Franklin

    26 Maxime Agostini / Cave Agostini

    27 Hedi Hassaine / Bamboche

    28 Thomas Tarek / Mina

    29 William Gebara / Fofoca

    30 Cathy di Meglio / Freedom

    31 Mathieu Bovis / Francette

    32 Maeva Hocini / Bistrot Baya

    33 Laura Nicol / Michou Marseille

    34 Isabelle Valero / oZ le salon

    35 Lilie Ribeiro / Lily dry cut

    36 Éloïse Bridge / Joy coiffure

    37 Mohamed Bouslama / Potager de Saint-Barnabé

    38 Marine Crousnillon / La Fabriquerie

    39 Géraldine Cabarrot / L’ébénisterie

    40 Jean-Claude Hermitte / commerçant 13009

    41 Michel Lecour / Librairie, édition et production coopérative Ubik

    42 Rémi Lonclas / gérant de bar

    43 Jean Hoang / Nguyen hoang

    44 Claire Guerin / Boisson soif

    45 Anne-Sophie Baudouin / Zinzin épicerie café cantine

    46 Serje Banna / Mouné

    47 Yamina Lassal / Baguelerie marseillaise

    48 Nacera Legarrec / Centre formation couture

    49 Raouf Marref / La rose de Tunis

    50 Yassine Guedadi / Chez Yassine

    51 Guillaume Miard / Pas vu pas pris tatoo shop

    52 Odile Lecour / Archipel 49

    53 Johakim Chiarenza / Mio Panino

    54 Lena Cardo / Le réfectoire – 13 solidaire

    55 Stéphanie Borelli / chef de cuisine

    56 Yann Djeddou / Café de la muse

    57 Lenny Dos Santos / Cave Fondère

    58 Louella Coll et Yohan / Bol

    59 Emmanuel Jean / Natto du Dragon

    60 Sandra Malka / Grande pharmacie Saint-Barnabé

  • [Tribune] Juives et Juifs de Marseille contre le RN

    [Tribune] Juives et Juifs de Marseille contre le RN

    De la participation de Franck Allisio, candidat RN au dîner du CRIF local, candidat juif revendiqué sur la liste RN aux municipales, tracts RN à la caisse de certains commerces, etc. Depuis des années, le RN tente de séduire les électrices et électeurs juifs à Marseille. Le vote RN monte partout en France, dans toutes les tranches de la société. Nos communautés n’échappent pas à cette tendance : nous constatons une banalisation de la présence et du vote RN parmi elles.

    Avec près de 80 000 personnes, Marseille est la ville avec la deuxième communauté juive de France et la troisième d’Europe après Paris et Londres.

    Nous sommes trop longtemps restés silencieux et silencieuses face à ce mouvement d’extrême-droitisation qui paraît pourtant insensé tant les fondements du RN le renvoient à l’antisémitisme, au néofascisme et au négationnisme. Aujourd’hui encore lors des municipales : un membre d’une formation pétainiste sur les listes à Amiens, un membre de l’Action française à Dunkerque, des candidats qui font des « plaisanteries » humiliantes antisémites et racistes à Carpentras, Chambéry, Belfort… Le fond idéologique n’a pas changé, et ces candidats et candidates racistes le savent bien.

    S’il n’utilise plus la haine des Juifs et Juives comme point de campagne, ce n’est pas par changement de ligne directrice, mais par stratégie : ils se servent de nos communautés pour se blanchir. Le RN déteste la diversité et ne défend aucune minorité (religieuses, ethniques, de genre, sexuelles…). Sa stratégie de mise en concurrence des communautés lui a permis de désigner « les Musulmans », comme un groupe monolithique et antisémite, et de se positionner en défenseur des Juifs.

    Nous ne sommes pas dupes : islamophobie et antisémitisme sont les deux faces d’une même pièce. Un parti qui désigne une communauté à la meute comme responsable de tous les problèmes pourra ensuite en désigner une autre.

    De plus, nous ne votons pas seulement pour notre propre sécurité, mais pour la société dans son ensemble. La tradition juive porte des valeurs de justice qui, dans leur essence, sont incompatibles avec celles de l’extrême droite et de son racisme.

    Nos familles, en grande partie exilées d’Afrique du Nord, venues d’Europe de l’Est, ou provençales depuis toujours, ont trouvé refuge à Marseille, où nous pouvons pleinement embrasser nos identités et nos histoires. Nous sommes profondément choqués par ce rejet de la diversité, et par la confiance donnée à nos bourreaux historiques.

    La stratégie du RN est de semer la peur et la division, puis de se poser en seul protecteur possible. Ne nous laissons pas avoir : le RN ne sera jamais notre allié, ne nous protégera jamais. Refusons la division communautaire tant espérée par le RN pour fragmenter notre ville. Nous avons besoin de résister ensemble, de continuer à tisser des liens entre les communautés et à promouvoir la solidarité.

    Les signataires

    Mathilde Arock, avocate

    Hannah Amar, productrice

    Robin Assous, animateur de centre social dans les quartiers Nord

    Charlotte Ayache, enseignante

    Léna A., enseignement supérieur

    Eliaou Balouka, psychologue clinicien, chercheur

    Elisha Baskin, libraire

    Haim Bendao, rabbin

    Eve Benhamou, enseignante-chercheuse

    Esther Bensadon, productrice

    Hannah Bensoussan, psychologue et poétesse (Radical Mitzvah Marseille)

    Louise Berrebi, consultante

    Benjamin Bitane, directeur associatif

    Michèle Bitton, sociologue indépendante

    Alice Boccara, artiste

    Cecilia Breuil, travailleuse dans l’art

    Zohar Cherbit, chercheur

    Cléo Cohen, réalisatrice

    Charlotte Daled, chargée de projet

    Chloé Darmon, directrice RH

    Rémi Decoster, photographe – chef opérateur

    Daniel Disegni, mathématicien

    Maya Eyal, ingénieure pédagogique

    Agnès Freschel, journaliste

    Yael Greenberg, creative consultante

    Sarah Grin, juriste

    Lionel Guetta-Jeanrenaud, réalisateur

    Delphine Guyomar Ponsot, enseignante

    Marielle Hababou, chercheuse

    Marie-Hélène Hadjadj, orthophoniste

    Noémie Hadjedj, dessinatrice

    Alain Hayot, sociologue

    Sacha Hendrickx, président d’Ani Veata

    Jonathan Henzinski, réalisateur-vidéaste

    Odelia Kammoun, illustratrice

    Josiane Korobeinik, militante

    Jessica Laik, accompagnatrice d’initiatives sociales et solidaires

    Eloise Langer, entrepreneuse

    Dan Lascar, infirmier

    Elodie Lascar, dessinatrice

    Rebecca Levy, designer

    Philippe Levy, comédien

    Sarah M., travailleuse associatif

    Émilie Marchandin, artiste peintre

    Caroline Melloul, médecin biologiste

    Elina Melloul, consultante résilience/gestion de crise

    Jany Melloul – Goguillot, Orthophoniste

    Serge Melloul, psychiatre

    Yoram Melloul, journaliste

    Lauren Miller, formatrice

    Ed Mills-Affif, réalisateur et enseignant

    Mia Oustry, cinéaste

    Lauranne Esther Pestre, professeure de piano

    David Pierret, producteur

    Salomé Riviere, danseuse et chanteuse

    Laura Sahin, journaliste réalisatrice co-responsable des Guerrières de la Paix Section Sud

    Evelyne Sitruk Warschawski, responsable d’association

    Anaëlle Smadja, étudiante

    David Stoleru, directeur associatif

    Carole Tauflichen Mills, éditrice

    Clara Teper, réalisatrice

    Hannah Thuriere, cheffe (Radical Mitzvah Marseille)

    Samuel V, médiateur

    Justine Van Minden, Juive « du Pape »

    Véronique Ventola, médecin

    Saskia Waledisch, scénariste-réalisatrice

    Lévanah Zeidenberg, étudiante

    Yael Zerbib, chargée de projet