Tag: travaux

  • Effondrement d’une voûte de cave à Aix : les travaux de consolidation lancés

    Effondrement d’une voûte de cave à Aix : les travaux de consolidation lancés

    Le numéro 3 de la rue des Cordeliers, à Aix, est toujours vidé de ses habitants ce jeudi matin. Mardi, en fin d’après‑midi, la voûte de la cave de cet immeuble s’est effondrée, « en raison d’une fuite de canalisation », selon la Ville, contraignant les occupants à être évacués par les sapeurs‑pompiers par mesure de sécurité. L’immeuble est composé de trois étages et de deux commerces en rez‑de‑chaussée.

    Par principe de précaution, l’immeuble mitoyen, situé au numéro 11 de la rue de la Verrerie, a lui aussi été évacué, tout comme les numéros 16 et 18 de cette même rue. Dans le même temps, la maire Sophie Joissains s’est rendue sur place et a signé dans la foulée des arrêtés de mise en sécurité concernant les quatre immeubles.

    Selon les pompiers du SDIS 13, une vingtaine de soldats du feu sont intervenus pour les évacuations et la sécurisation des bâtiments, et 18 appartements étaient concernés par un éventuel relogement. L’Unité de sauvetage, d’appui et de recherche (USAR) était également mobilisée. Dans la soirée, et « à la suite des investigations », indique la municipalité, les habitants des numéros 16 et 18 ont pu regagner leur logement. En revanche, ce jeudi matin, ceux du 3, rue des Cordeliers, et du 11, rue de la Verrerie, n’avaient toujours pas pu revenir chez eux.

    Selon nos informations, ils ont toutefois été relogés chez des proches, sans que le CCAS n’ait, pour l’instant, eu à intervenir. « Pour les logements dont les occupants sont actuellement absents ou non identifiés, le numéro du CCAS a été affiché sur les portes afin qu’ils puissent, à leur retour, contacter les services compétents pour être accompagnés et orientés dans leurs démarches », précisait la Ville. Tôt ce mercredi matin, les pompiers indiquaient que « suite à l’évaluation, l’eau présente en sous‑sol n’a pas d’impact sur la façade des bâtiments » et que « des travaux doivent être réalisés avant que les occupants puissent regagner leur logement », soit dans une dizaine de jours environ.

    Des travaux en cours

    Si la rue des Cordeliers était fermée à la circulation automobile mercredi soir, celle‑ci est de nouveau ouverte ce jeudi matin, aussi bien aux piétons qu’aux voitures. Seul « le tronçon de la rue de la Verrerie, entre la rue des Marseillais et la rue des Cordeliers, soit environ cent mètres, reste accessible aux piétons mais pas aux véhicules », indique la Ville, qui rappelle que l’incident « n’est pas structurel à l’échelle du quartier, mais lié à une inondation dans une cave. Cela relève du domaine privé ».

    Au moment où nous écrivons ces lignes, le syndic de copropriété, l’Agence de l’Étoile, n’avait pas répondu à nos sollicitations. Des travaux de consolidation ont néanmoins débuté dès ce jeudi matin dans la cave du numéro 3, désormais barricadée. « Nous allons remettre une poutre de fondation et reconstruire un mur porteur, explique Emmanuel Alongi, de LA Constructions. Avec la fuite d’eau, le mur s’est entièrement effondré : l’immeuble est aujourd’hui sans mur porteur côté façade. Nous allons le reconstruire au maximum. Il faudra une bonne semaine de travail. »

  • Avec le Louvre, Galzi tente de faire du neuf avec du vieux

    Avec le Louvre, Galzi tente de faire du neuf avec du vieux

    Fin janvier, lors de la présentation de son programme, Olivier Galzi (DVD) avait surpris l’auditoire en évoquant le partenariat prétendument méconnu entre le Louvre et le musée avignonnais du Petit Palais. « Apprenons à valoriser notre marque », enjoignait le candidat alors que pourtant, le musée a rouvert il y a deux ans, avec la venue de la directrice du musée du Louvre pour remettre à jour le partenariat qui fête ses 50 ans cette année.

    « Et si demain le Petit Palais d’Avignon devenait le Louvre Avignon ? », clame, lundi, Olivier Galzi sur ses réseaux sociaux, au sortir d’une rencontre à Paris avec le nouveau directeur du Louvre, Christophe Leribault. La publication du néo maire laisse à penser qu’il est à la manœuvre pour monter de toutes parts un rapprochement inédit. Ce que n’ont pas manqué de dénoncer, dans les commentaires, d’anciennes élues de l’ex-majorité de Cécile Helle. « La récupération ne fait aucun doute, le travail initié avec le Louvre ne date pas de ce rendez-vous et il a fallu des négociations et pour arriver au Louvre en Avignon », recadre Anne-Catherine Lepage (PCF) quand la conseillère départementale (DVG) et ex-adjointe, Laurence Lefèvre ironise : « L’annonce témoigne que finalement Olivier Galzi apprécie ce qui a été fait pour l’attractivité de notre ville. »

    On serait tenté de dire que le maire est passé maître dans l’art de faire du neuf avec du vieux. « Depuis la venue de l’ancienne directrice, rien n’a été fait, le partenariat est tombé à l’eau et s’enfonçait dans les limbes », assure Olivier Galzi auprès de La Marseillaise. Son rendez-vous de lundi lui aurait permis d’acter un nouveau slogan. « Une marque Louvre Avignon, simple et efficace, plutôt que l’ancienne illisible Musée du Petit palais Louvre en Avignon », annonce-t-il. Depuis 1976, le musée du Petit Palais abrite le plus important dépôt de peintures du Louvre en région. L’an dernier, une œuvre du peintre florentin Cimabue avait été prêtée.

    En juin 2025, la municipalité avait voté pour le Petit Palais la « mise en œuvre du partenariat, grandes orientations du projet scientifique et culturel et des interventions bâtimentaires nécessaires ». « Quand on a la chance d’avoir des œuvres du Louvre dans un musée municipal, il faut aller au-delà de l’ouvrir de temps en temps », pointe Olivier Galzi qui revendique « quelque chose de plus ambitieux pour améliorer l’effet de marque et en réduisant le cahier des charges budgétaire ». Le maire évoque un projet à 30 millions d’euros, quand la délibération de juin avoisinait « les 15 millions d’euros HT ». Quoi qu’il en soit, l’exposition annoncée pour les 50 ans cette année n’est plus à l’ordre du jour.

    Galzi et le trop-plein palestinien au Festival

    Invité mardi sur France Inter et interrogé sur la pièce qui l’avait marqué l’an dernier au Festival d’Avignon, Olivier Galzi a confié ne pas y avoir été présent. Ce qui n’a pas empêché le maire (DVD) de constater une omniprésence gênante à ses yeux : « J’ai été un peu choqué par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne », se hasarde-t-il estimant que « la culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser ». Des propos largement repris et qui lui ont valu de nombreuses remontrances. F.C.

  • À Montpellier, le cinéma Diagonal fermera fin avril pour faire sa mue

    À Montpellier, le cinéma Diagonal fermera fin avril pour faire sa mue

    Pour sûr, ça va faire un sacré vide dans l’agenda des mordus de cinéma… À partir de fin avril, le Diagonal, cinéma indépendant du centre-ville chéri des cinéphiles, fermera ses portes pour cinq mois de travaux.

    Un chantier de taille, longtemps repoussé. « On n’avait plus le choix », confie Martin Bidou, dirigeant de la société de production et de distribution Haut et Court, qui gère le Diagonal depuis janvier 2023. « Le cinéma est dans un état critique. Il est dans son jus, vieillissant, mais surtout d’un point de vue technique : la clim, le chauffage, l’électricité, l’isolement, le toit… ça ne se voit pas, mais il faut tout refaire ! On a un super outil, mais qui a besoin d’un coup de jeune », résume Martin Bidou.

    C’est donc parti, ou presque, pour un coup de neuf intégral, du sol au plafond. « Comme on part sur la rénovation d’un bâtiment usé, on en profite pour être au top en terme de confort et de qualité : on change la chaîne sonore sur la grande salle, on passe au laser en projection, on change les fauteuils, les tentures… L’idée, c’est de le remettre en état pour 20 ans  ».

    « Un pari risqué »

    Seule une salle sur les six, la numéro 3, restera en l’état, faute de budget suffisant. « Ça sera la caution vintage », plaisante Martin Bidou. « On investit 2,7 millions dans ces travaux, dans un contexte de fonte des aides allouées par les collectivités à la culture. On a dû faire un gros emprunt. Pour nous, c’est énorme, un saut dans le vide  », confie le dirigeant du Diagonal.

    En matière d’accessibilité, les trois salles du rez-de-chaussée vont faire l’objet d’aménagements de mise aux normes, avec toilettes adaptées, sas permettent le passage et la manœuvre des portes pour les personnes handicapées. Impossible, en revanche, d’installer un ascenseur pour leur donner accès aux salles du haut. « C’était 600 000 euros de plus, absolument inaccessible financièrement  ».

    Martin Bidou en a bien conscience : ces 5 mois de fermeture sont « un pari risqué », d’autant qu’aucune salle de repli n’a été trouvée pour poursuivre l’activité. « On maintient toutefois, cet été, “Le Diago en Plein Air” [des films en avant-première diffusés sur écran géant à la halle Tropisme, du 1er au 4 juillet, NDLR]. Ce sera une façon d’être un peu là… » Pour le reste, Martin Bidou compte sur la fidélité des habitués du cinéma de la rue de Verdun, dont la fréquentation record en fait l’un des principaux cinémas art et essai de France. Bien sûr, il faudra s’attendre à une petite augmentation des tarifs. « Tout ça doit se financer quand même. Notre seule recette, c’est le film : chez nous, pas de publicité, pas de pop-corn ! Mais on restera bien en dessous des tarifs pratiqués par les grands groupes », promet Martin Bidou.

  • Rue de Tivoli : l’hommage aux victimes avec l’amertume sur l’accord-cadre oublié

    Rue de Tivoli : l’hommage aux victimes avec l’amertume sur l’accord-cadre oublié

    « Nous nous réunirons pour ne pas oublier l’explosion effroyable qui a eu lieu à cet endroit et qui a coûté la vie à huit personnes, Anna, Anne-Marie, Antonietta, Marion, Nicole, Jacky, Jacques et Michael, pour nous remémorer cet instant qui a aussi démoli deux immeubles, entrainé le délogement de plus de 300 personnes, délogement encore d’actualité pour certain-es d’entre nous – et modifié à jamais le visage de tout un quartier », déclare le Collectif Tivoli 9 Avril dans un communiqué.

    L’information judiciaire est toujours en cours. Trois immeubles impactés par l’explosion n’ont pas encore vu débuter des travaux, deux immeubles et une maison de fond de cours sont en attente d’une totale reconstruction et plusieurs immeubles alentour sont encore en travaux partiels ou en attente de travaux.

    Ses membres remercient les marins-pompiers, les associations et les commerçants, les solidaires qui leur ont tendu la main, leur ont offert aides psychologiques et financières, recherches de logement, dons et matériels. Ils saluent aussi les agents municipaux dans l’accueil des 350 évacués, la mairie de Marseille « toujours présente dans notre combat pour l’élaboration d’un accord-cadre avec les assurances, qui permettrait d’indemniser les victimes à hauteur des préjudices réels », mais aussi les différents préfets, avocats qui les accompagnent et les soutiennent. Depuis le débarquement des deux coordonnateurs nommés en 2023 par la Première ministre, Élisabeth Borne, ce renoncement des autorités à aboutir à un accord-cadre avec les assurances « pour encadrer des dépenses exceptionnelles dues à un accident exceptionnel », ne passe pas.

  • Une tour menace de s’effondrer sur un village du Verdon

    Une tour menace de s’effondrer sur un village du Verdon

    Tout a commencé en 2022, lorsque les habitants et les élus du village sud alpin constatent « des vidanges sédimentaires sur les blocs », soutenant la tour construite au XIVe siècle, dans les failles rocheuses. « Cela nous alerte, nous intrigue. On s’aperçoit que ça a bougé à plusieurs endroits », se rappelle Laurence Dépieds, la maire (SE) de la commune. « Il y avait eu en 2022 un précédent avec la chute d’un pénitent aux Mées », ajoute l’édile.

    « Les signaux sont négatifs, on engage sans attendre une étude, un diagnostic précis qui va nous permettre d’y voir clair », explique-t-elle. Le diagnostic tombe début 2023, et conclut à un danger imminent dû à une bascule de la tour, résultat d’un « grand glissement de terrain, un mouvement majeur de plaques » qui provoque le mouvement de l’édifice, « fracturé, fissuré, éclaté ». À ce moment-là, « il faut prendre une décision, on ne sait pas si l’effondrement est pour tout de suite ou dans 10 ans, mais s’il y a un événement majeur du type pluie intense, sécheresse, tremblement de terre, ça ne résistera pas », s’alarme Laurence Dépieds.

    Des habitants évacués

    « En avril, il se met à pleuvoir tous les jours, ça dure, on se dit qu’on ne peut plus reculer donc on établit un périmètre d’effondrement de la tour qui nous permet de savoir quelles maisons on évacue », se rappelle la maire. « Cela a été très difficile pour les habitants, du jour au lendemain, je suis allée les voir pour leur dire de partir. » Pendant plus d’un an, ils sont relogés par la mairie.

    Comme solution de sécurisation d’urgence, deux contrefiches ont été installées « pour éviter un effondrement en cas de mouvement léger. Évidemment, si on a un tremblement de terre, ça ne retiendra pas la tour », regrette Laurence Dépieds. « On ne connaît pas le point de rupture, on ne sait pas jusqu’où la tour va supporter l’inclinaison et le mouvement de sol. » Des capteurs connectés ont également été installés pour détecter les mouvements des rochers et l’inclinaison de la tour. « On reçoit des alertes quand les seuils tolérés sont dépassés, une alarme sonne dans le village en cas d’alerte », explique l’édile. Elle constate chaque jour les mouvements de la tour, qui continue à s’incliner.

    « Il faut éviter tout mouvement. On a bloqué une rue sous la tour pour éviter que les passants causent des vibrations », précise Laurence Dépieds. Elle a reçu jeudi dernier les résultats de l’étude concernant les travaux de sécurisation définitive, qui devraient commencer en septembre ou octobre et coûter 1 million d’euros. Le village au petit budget a déjà recueilli 70 000 euros de la Fondation du patrimoine et espère d’autres subventions.

  • Le sentier de Niolon à l’Erevine sécurisé et rouvert au public

    Le sentier de Niolon à l’Erevine sécurisé et rouvert au public

    La réception officielle des travaux s’est tenue en présence des représentants du Conservatoire du littoral, des entreprises mobilisées, ainsi que du maire du Rove, Paul Sabatino (PCF). Engagé le 3 novembre 2025, ce chantier visait à sécuriser, nettoyer et requalifier cet itinéraire emblématique de la Côte Bleue, fortement fréquenté et fragilisé par l’érosion et l’usage intensif.

    Les aménagements ont permis de consolider les portions les plus exposées, améliorer les conditions de circulation et préserver le caractère naturel exceptionnel du site. La signalétique d’entrée et les panneaux directionnels sont en cours de finalisation et seront prochainement installés. La municipalité appelle les visiteurs à un comportement respectueux et vigilant afin de préserver ce « véritable joyau du littoral rovenain ».

    En parallèle, le maire du Rove a réuni en mairie les acteurs concernés par la gestion et la sécurisation des calanques de La Vesse et de Niolon : gendarmerie, sapeurs-pompiers, police municipale, UCPA, comités des calanquais et élus municipaux. Cette réunion de coordination visait à anticiper l’afflux de visiteurs à l’approche de la saison estivale et à prévenir les risques.

    Dès le 1er mai, un dispositif de filtrage des accès sera mis en place les week-ends et jours fériés, de 10h à 20h. Une vigilance particulière est prévue lors des périodes de forte affluence, notamment le pont de l’Ascension et le 14 juillet. Les patrouilles de la police municipale et de la gendarmerie seront renforcées, avec une attention spécifique portée au stationnement anarchique, incivilités et comportements dangereux. Des renforts significatifs de gendarmerie sont également annoncés pour l’été. Par ailleurs, un projet de vidéoprotection est à l’étude. « Nous devons être à la hauteur des enjeux que représente la fréquentation de ces sites exceptionnels », a souligné le maire, rappelant que « la tranquillité publique est l’une de nos priorités » et insistant sur la nécessité d’une coordination sans faille entre tous les acteurs.

  • [Occitanie] Sports et villes : à chacun son chantier

    [Occitanie] Sports et villes : à chacun son chantier

    Ils repartent pour un long mandat. À Montpellier et Béziers, Michaël Delafosse (PS) et Robert Ménard (qui avait par le passé le soutien du RN) ont été réélus à la tête d’une Ville qu’ils connaissent parfaitement pour l’avoir déjà dirigée. À Nîmes, le communiste Vincent Bouget a été élu dimanche dans une triangulaire pour devancer Julien Sanchez (RN) et Franck Proust (Les Républicains), héritier de l’ex-maire Jean-Paul Fournier.

    Ces trois hommes s’apprêtent à gérer notamment le dossier des sports plus ou moins présents dans les débats tout au long de la campagne.

    La question de la Mosson

    À Montpellier, Michaël Delafosse a promis au cours des derniers mois d’investir pour soigner les infrastructures vétustes des clubs de haut niveau, mis en lumière par son mentor : Georges Frêche (1977-2004). Deux chantiers l’attendent en priorité. Celui de la rénovation du stade de la Mosson, vieux serpent de mer, celui de la construction d’une grande salle pour le Montpellier Handball, double champion d’Europe longtemps cornaqué par son ami politique Patrice Canayer.

    Pendant près de dix ans, le président du MHSC Laurent Nicollin s’est engagé en faveur d’un déménagement du stade de la Mosson, inondé en 2014 et fermé à l’époque durant trois mois environ. Le successeur de Loulou a conduit divers projets à Cambacérès, Pérols ou au Parc des Expositions sans pouvoir aboutir faute d’un plan de financement suffisant.

    Michaël Delafosse, qui a refusé de miser un euro dans un nouveau stade, préconise une rénovation de la Mosson, estimée par le maire de Pérols Jean-Pierre Rico à 70ME. « Il s’inscrira pleinement dans le cadre de la rénovation de la Mosson, avec un stade épaissi (expérience supporters, bar, boutique, restaurant…) », a-t-il répété peu avant le scrutin. Début octobre, en marge de la vente de l’équipe féminine, le maire de Montpellier avait lancé l’idée de ce plan de rénovation. Désireux de rester implanté à la Mosson, au cœur du quartier de la Paillade, dans le droit fil de Georges Frêche.

    Loin de ses réticences initiales, Michaël Delafosse ambitionne de sortir de terre une grande salle de 6 000 personnes pour permettre au MHB d’avoir l’outil nécessaire pour répondre à son développement. Et quitter le palais des sports Bougnol (moins de 3 000 places) peu conforme aux critères de l’EHF, fédération européenne de hand.

    La réélection de Michaël Delafosse ferme par ailleurs la porte à une vente du complexe Du Manoir au président du MHR : Mohed Altrad, par ailleurs rival lors des dernières élections.

    Béziers et l’ASBH

    Robert Ménard fait le beau temps et surtout la pluie sur le sport biterrois. Le maire de Béziers, qui préserve son trône pour la seconde fois, va suivre jusqu’au bout le sort de l’ASBH, engagé dans la course au maintien. Avec un effet boomerang ?

    La passation de pouvoir entre la mairie, ancien propriétaire et du fonds d’investissement irlandais Strangford capital dirigé par l’ancien Springbok Bobby Skinstad, n’a rien d’une réussite pour l’heure. Après deux saisons réussies, bouclées à la 3e et 7e place de la Pro D2, le XV biterrois est en ballottage défavorable pour préserver son rang dans le rugby professionnel.

    Robert Ménard est en première ligne. Il est très présent dans les arcanes du club au point d’avoir reçu à l’automne une délégation de joueurs, mécontente du comportement de l’ex-entraîneur Rory Teague et manager Johnny Howard. Dans la foulée, David Irazoqui avait été nommé à la tête de l’équipe.

    L’autre fleuron du sport de haut niveau biterrois est bien évidemment l’équipe féminine de volley. Tout au long de la saison, il a usé de son influence politique et financière pour pousser vers la sortie le président Bernard Farges et l’entraîneur. Le nouveau technicien : Fabien Simondet roule pour lui.

    Nîmes et l’imbroglio du stade

    Le nouveau maire Vincent Bouget hérite de la patate chaude de Nîmes Olympique et de la gestion désastreuse de l’ex-président Rani Assaf, cautionné par l’ancienne municipalité. Pendant une décennie, Assaf a multiplié les mauvaises décisions et bénéficié d’un soutien absolu de l’ancien maire Jean-Paul Fournier. Rupture avec les supporters, fermeture du centre de formation, fracture avec l’association et gestion du stade des Costières : il a laissé Nîmes Olympique, élément du patrimoine local, en ruine.

    Au cours de la campagne, Vincent Bouget avait dénoncé « un scandale démocratique, un fiasco sportif et financier et quand il faut sauver le club, on est piégé » au sujet de l’imbroglio des stades. Celui des Costières, où évoluaient les Nîmois jusqu’en novembre 2022, est aujourd’hui à l’abandon. Et nécessite une rénovation selon le nouveau maire. Au-delà du sort des Crocodiles, Vincent Bouget veut développer le sport féminin et investir sur une nouvelle piscine. Les défis ne manquent pas.

  • Arcelor va relancer le haut-fourneau n°1 en juin

    Arcelor va relancer le haut-fourneau n°1 en juin

    C’est une nouvelle que beaucoup attendaient. ArcelorMittal a annoncé vendredi par communiqué le redémarrage du haut-fourneau numéro 1 du site de Fos-sur-Mer, fixé pour juin 2026, après une série de travaux visant à « prolonger sa durée de vie », selon la direction du site. Une « bonne nouvelle » accueillie par le syndicat CGT de l’entreprise, employeur de 2 500 salariés organiques et missionne 1 200 travailleurs sous-traitants. Le deuxième, en production, poursuivra son fonctionnement.

    La décision de redémarrage de ce haut-fourneau endommagé par un incendie en octobre 2025 a été prise au regard d’une confiance retrouvée dans le marché de l’acier européen et en « considérant que les mesures de défense de l’Union européenne seront mises en œuvre rapidement », d’après la direction de l’usine.

    L’une de ces mesures est le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), règlement européen visant à soumettre les produits importés à un tarif équitable, au regard du carbone émis lors de la production de biens à fort impact carbone entrant en Europe. L’autre est l’ensemble des contingents tarifaires qui limitent l’import sans frais de douane et doublent ces frais lorsque les quotas francs sont dépassés.

    Des recrutements et 60 millions d’euros investis

    Ce plan de relance comprend un volet humain et financier. D’abord, l’entreprise va compléter ses équipes avec des recrutements d’opérateurs et de techniciens de maintenance tels que des électriciens, mécaniciens ou automaticiens. D’autre part, un budget d’investissement dédié est prévu par la direction, « portant ainsi l’enveloppe d’investissements du site de Fos-sur-Mer à 90 millions d’euros » pour l’année 2026 « afin d’accompagner cette montée en puissance du site ».

    ArcelorMittal précise que « dans le même temps, la démarche d’amélioration de la productivité et de la performance se poursuit afin de renforcer la compétitivité du site ». Les études pour la décarbonation ne sont pas remises en question : « Les études d’installation d’un four à arc électrique se poursuivent » conformément à la trajectoire initiée en 2024. Ces sujets ont été présentés au personnel en CSE « dans le cadre du dialogue social », conclut l’entreprise.

    Une avancée « satisfaisante » pour Stéphane Martins de Araujo, secrétaire du syndicat CGT du site de Fos-sur-Mer. Mais insuffisante : « il y a certes des investissements pour les hauts-fourneaux, mais à court terme, entre 3 et 5 ans », considère le syndicaliste. « Quand on veut faire marcher un four pendant 15 à 20 ans il faut entre 120 et 150 millions d’euros. Quid de l’avenir au-delà de 2030 ? De plus le projet de décarbonation n’englobe que 20% de notre capacité de production, ce n’est pas suffisant pour pérenniser notre activité », détaille le responsable.

    Sur le plan humain, « 80 des départements du site vont perdre du personnel par rapport à l’ancienne marche à deux fours », indique Stéphane Martins de Araujo, parlant de 210 emplois en moins. Un manque couplé, selon le syndicaliste, « au recours à l’intérim sur des postes clés avec des risques d’accident qui s’accroissent », considérant qu’« il faut entre 6 mois et un an pour former des agents autonomes, voire plusieurs années pour certains postes de maintenance les plus importants, alors que le redémarrage est prévu dans 3 mois », pointe-t-il. Dans ce contexte, Stéphane Martins de Araujo et la CGT « ne lâcheront pas » sur la nationalisation du groupe, à défaut « de vraies annonces à Fos et Dunkerque à hauteur des besoins d’acier de la France ».

  • La santé, une priorité à Saint-Martin-de-Valgalgues

    La santé, une priorité à Saint-Martin-de-Valgalgues

    Les allers et retours ne faiblissent pas devant la façade rouge criarde de la maison de santé Ambroise-Croizat. Sur le bassin alésien, les soignants et notamment les médecins se font rares. Alors, les habitants des communes voisines sont nombreux à se déplacer à la maison de santé de Saint-Martin-de-Valgalgues. Celle-ci a été inaugurée en 2023 en présence de Pierre Caillaud-Croizat, le petit-fils du ministre communiste et père de la Sécurité sociale.

    Cet aboutissement a été le fruit d’un important travail et fait suite à un référendum organisé sur la commune en 2018 où les Saint-Martinois ont plébiscité à 96% cet investissement. Malgré une ouverture retardée par la pandémie de la Covid, ce centre a permis de garder la présence des trois médecins qui avaient des velléités de partir et d’attirer de nombreux autres soignants. Ainsi aujourd’hui, la maison de santé compte des infirmières, des kinésithérapeutes, ostéopathes, psychologues, orthophonistes, podologues, sages-femmes, naturopathes et d’autres soignants qui travaillent aussi en lien avec le centre comme les pharmaciens ou un chirurgien-dentiste.

    « Nous avons un logiciel commun entre les soignants et nous faisons des réunions entre nous pour parler des situations complexes », explique Marielle Auvergne, psychanalyste qui est également la coordinatrice de la maison de santé et ne serait pas venue travailler à Saint-Martin-de-Valgalgues sans la création de cette maison de santé. « J’aime beaucoup travailler avec les autres professionnels de santé. C’est dommage d’être enfermé tout seul dans un cabinet. C’est bien d’avoir aussi l’avis des autres. Je pense que les médecins ont aussi des peurs et ça peut rassurer de travailler en groupe au lieu d’être isolé. »

    Si la structure cherche toujours désespérément un dermatologue, des renforts de médecins pourraient arriver rapidement. Les trois docteurs saint-martinois étant formateurs et salariés du groupe de santé Filieris – garantissant la présence d’un médecin en permanence – la structure devrait accueillir un docteur junior en octobre et pourrait participer à l’accueil de médecins cubains si le projet aboutit.

    Trois listes en concurrence

    « Beaucoup de retraités viennent s’installer ici pour trouver du soleil ou trouver du vivre-ensemble mais ils cherchent forcément un médecin. Le fait d’avoir réalisé cette maison de santé et d’être en capacité d’accueillir de nouveaux médecins, c’est vraiment un atout. Parce que des gens me disent que s’ils n’ont pas de docteur, ils vont devoir repartir d’où ils viennent », explique Claude Cerpedes.

    Face à l’édile communiste s’est hissée son ancienne première adjointe. Officiellement pour une opposition sur le budget et officieusement pour des désaccords personnels, Lucile Pialat a quitté la majorité et s’est lancée dans la course aux municipales. Soutenue par trois anciens membres de la majorité, elle avance aujourd’hui sur une corde raide en tentant de critiquer un bilan auquel elle a participé. À la tête de la liste « Ambitions et perspectives pour Saint-Martin », elle critique des travaux réalisés avec « précipitation » ou la propreté dans certains quartiers « laissés à l’abandon ».

    Déjà opposant durant ce mandat, Mickaël Thery assume une ligne dure à droite où il est surtout question de sécurité avec le « renforcement de la police municipale » et l’embauche de deux agents supplémentaires. Il est également très critique à l’égard des soutiens financiers à des causes internationales comme l’Ukraine, la Palestine, la paix ou le secours en mer.

    Des critiques vite balayées par l’édile qui préfère s’appuyer sur son bilan : « Les habitants voient que notre gestion est faite de compétence et de bienveillance. Sur 3 500 inscrits, il y a près de 1 000 nouveaux inscrits depuis six ans. Je crois que les gens connaissent le maire et qu’ils sont contents de la manière dont la ville est gérée », conclut Claude Cerpedes.

  • La transformation massive du cours Sextius se poursuit à Aix

    La transformation massive du cours Sextius se poursuit à Aix

    Lancé en septembre 2025, l’imposant chantier de requalification du cours Sextius, au cœur du quartier Faubourg à Aix, commence à prendre forme. « À la clé, une piétonnisation progressive du quartier Faubourg et le renforcement de sa végétalisation », rappelait la Ville, au lancement des travaux.

    La première phase du chantier, qui attaquait le haut de cette artère, touche à sa fin et l’eau s’est remise à couler entre la fontaine des Thermes et la rue des Cordeliers. C’est dans ce secteur que doit naître le futur jardin des Thermes, le projet comportant un important volet végétalisation, qui promet « 2 700 m² d’espaces verts ». D’ici la semaine prochaine, les plantations qui composeront le nouveau Jardin des Thermes démarreront, indique la Ville, et la phase 2 devrait démarrer d’ici le printemps.