Pensé pour s’intégrer au site classé voisin, le projet combine réhabilitation et extension neuve à haute performance énergétique. Aux côtés des 192 m² qui accueillent 19 agents de la police municipale, un local associatif sera occupé par des associations du quartier. L’ensemble est totalement accessible aux personnes à mobilité réduite.
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Jean-Marie Bernard visite le futur site scolaire à Serres
Bâti sur le site de l’actuel collège, le but est de redynamiser celui-ci, confronté à une baisse structurelle d’effectifs. « Le collège ne comptait plus qu’une centaine d’élèves. Avant même que le bâtiment n’ait vu le jour, le collège de Serres a retrouvé son attractivité. Il compte aujourd’hui 150 élèves », a affirmé Jean-Marie Bernard. Une première partie du bâtiment sera mise en service à l’automne avec l’installation des collégiens dans la partie « école » de la structure. La totalité du projet doit être livrée fin 2027 ou début 2028.
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La réhabilitation du Fort des Têtes et l’usine de la Schappe se précise
On connaît désormais les noms des entreprises chargées de l’ambitieux projet de réhabilitation et de transformation en village olympique, puis en quartier résidentiel, du Fort des Têtes. Ce Fort Vauban du XVIIIe siècle inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco sera donc rénové et réaménagé par Linkcity, filiale de Bouygues construction, Edifim, société spécialisée dans la réhabilitation de logements collectifs et Elegia, société de maîtrise d’ouvrages basée à Grenoble. En parallèle, l’ancienne usine textile de la Schappe, édifiée au XIXe siècle et en partie détruite par un incendie en 2014, sera elle aussi rénovée pour servir de lieu d’hébergement pendant les Jeux, puis accueillir des logements. La réhabilitation de cette usine sera menée par Icade promotion, filiale de la Caisse des dépôts avec le concours des architectes Jean-Michel Wilmotte et Nathalie d’Artigues. Fortement attendue sur la question de l’usage de ces ouvrages après les JOP 2030 et leur utilité pour le territoire et ses habitants, la Solideo affirme que l’usine de la Schappe rénovée comprendra « la réalisation de 117 logements en accession libre, conçus selon des standards environnementaux ambitieux, ainsi que des surfaces commerciales destinées à renforcer l’attractivité et la dynamique du quartier ». Quant au Fort des Têtes, il « accueillera une centaine de logements, dont 30 logements sociaux, 42 logements en prêt social location-accession (PSLA) ainsi que 26 logements commercialisés dans le cadre du dispositif Monument historique ».
Arnaud Murgia veut rassurer sur les coûtsDe son côté, le maire de Briançon Arnaud Murgia a qualifié le projet d’« accélérateur de particules hors-norme », permettant à la ville de gagner « une trentaine d’années » sur ses projets de réhabilitation patrimoniale et de création de logements dans un contexte où les investissements sont de plus en plus difficiles à obtenir selon lui. Quelques jours auparavant, lors du conseil municipal du 3 juin, Arnaud Murgia s’était exprimé sur l’opération, réaffirmant son engagement personnel pour que celui-ci profite à la ville. Il avait alors affirmé que le rachat symbolique à l’État du Fort des Têtes par la Ville de Briançon pour 25 000 euros, (sa valeur estimée par France Domaine) avant de le revendre à la Solideo au même prix serait « une opération neutre pour les finances de la Ville ».
Questionné par l’élue d’opposition Aurore Marchand (Groupe Bien vivre à Briançon), Arnaud Murgia a également assuré « avoir imposé dans le cahier des charges une part importante de logements en accession sociale dans le futur quartier de ville du Fort des Têtes », sans pouvoir donner de chiffre exact en raison des négociations en cours avec les opérateurs. Interrogé par la même élue sur le fait que les remparts, et par extension le coût de leur entretien, reviendraient à la Ville, le maire avait répondu « que la totalité des autres fortifications sur la commune sont déjà la propriété de la Ville depuis vingt ans sans que ça n’inquiète personne », et que la municipalité ne ferait l’acquisition des remparts qu’à condition « qu’ils soient livrés remis à neuf » par l’État et la Solideo. À terme, l’objectif est donc que le Fort comme l’usine soient transformés en quartier résidentiel afin d’agir sur le manque structurel de logements sur le territoire. Demeurent toutefois plusieurs inconnues majeures : le nombre de logements, la proportion de logements touristiques ou saisonniers, en accession libre ou en accession social, les prix de sortie… Autant d’aspects qui font l’objet de négociations entre la Solideo et les opérateurs privés qui acquerront le foncier par la suite. Un flou que regrettent d’ailleurs certains élus d’opposition et associations, à quatre ans de l’événement.
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À quand la fin du calvaire de la « dame de fer » de Borély ?
C’est l’Arlésienne du patrimoine en péril. Depuis plus de vingt ans, on annonce, on promet, on applaudit sa restauration prochaine. Les délibérations, les appels d’offres, les communiqués se succèdent annonçant études préliminaires, diagnostics et plans de sauvetage de la grande serre en péril du jardin botanique du parc Borély, avenue Clot Bey (8e). Cette fois, c’est bon mais, encore un petit peu de patience.
Cette pyramide de métal et de verre de 200m² est un témoignage précieux des techniques de ferronnerie puddlée de la fin du XIXe siècle. L’ouvrage gracieux de style Baltard, surmonté d’un chapiteau central avec des lanterneaux était à l’origine le jardin d’hiver du château de Montcalm près de Vauvert en Camargue, l’espace de réception de la richissime famille Noilly-Prat. C’est Edmonde Charles-Roux qui souffla l’idée à Gaston Defferre de la sauver du château en ruine. Ce fut fait en février 1982 avec un chèque de 500 000 francs. Démontée, transportée à Marseille, remontée et surtout adaptée en serre tropicale, la « dame de fer » a été inaugurée en mars 1984 avec une exposition d’orchidées.
Redonner sa destination de serre botaniquePar manque d’entretien, l’édifice s’est lentement dégradé. Depuis 22 ans, il est interdit au public pour des raisons de sécurité. En mars 2006, le conseil municipal avait voté un budget, porté en 2010 à 350 000 euros. Puis rien ne s’est passé comme prévu. L’appel d’offres n’a pas eu de suite. La Ville a alors déposé en douce en octobre 2015 un permis de démolir, stoppé net par les Affaires culturelles. La Ville a ensuite vite promis aux crédules que sa restauration serait vite achevée en novembre 2019. Six mois plus tôt, l’agence Fabrica Traceorum avait rendu un sérieux rapport de diagnostic sur son piteux état. Une ligne budgétaire de 2 millions d’euros lui a été consacrée pour la recycler en halle pour des expositions temporaires. Vu le montant de l’ardoise pour la sauver, l’adjointe aux parcs et jardins, Nassera Benmarnia, a revu le projet pour lui redonner sa destination originelle de serre botanique et l’ouvrir pleinement au public toute l’année. Une maîtrise d’œuvre a alors été lancée en mars 2023 confiée à un groupement d’entreprises piloté par l’atelier d’architecture Ugo Nocera, primé pour son projet de restauration et aménagement du phare de l’Espiguette. Un permis de construire a été délivré en février 2026 pour la « restauration complète » de la serre, validé par la Conservation régionale des monuments historiques, l’ouvrage bénéficiant de la protection attachée depuis septembre 2024 à la totalité du domaine Borély. C’est ce qui la sauve.
Parcours de valorisation des plantationsQuarante-trois ans après son remontage à Borély, « le cœur du projet, c’est le démontage intégral de la structure métallique. Elle sera nomenclaturée, traitée, renforcée et remontée sur de nouvelles fondations », explique l’architecte du patrimoine Ugo Nocera conscient des aléas et de la complexité de l’opération. « C’est un ouvrage très intéressant, bien dessiné, très proportionné. Il ne fait aucun doute que d’un point de vue historique, on est vraiment dans les premières structures en fer puddlé très pur, obtenu à partir de fonte brute, une période qui n’a pas duré longtemps avant de passer à l’acier. » 90% de cette charpente à valeur patrimoniale avec ses douze colonnettes en fonte seront conservés, décapés, renforcés et traités contre la corrosion. Les éléments irrémédiablement détériorés seront recréés. Toute l’opération vise à lui restituer « son intégrité architecturale, structurelle et fonctionnelle » tout en assurant sa mise aux normes, son accessibilité PMR avec désormais deux entrées et sa pérennité.
Un nouveau système de chauffage par pompe à chaleur assurera une température stable toute l’année. Le sol en terre cuite sera constamment mouillé par un système d’arrosage qui maintiendra une ambiance humide. Les façades vitrées seront reconstruites à l’identique. L’espace intérieur sera réaménagé par l’architecte scénographe Flavio Bonuccelli afin d’offrir aux visiteurs un parcours de valorisation des plantations disposées autour d’un espace central de pleine terre. Ainsi après neuf à douze mois de chirurgie, la belle endormie renaîtra. Faudrait-il encore que le marché public de travaux sorte un jour. Encore une année ou deux de patience.
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À La Criée, une saison pour briser le silence et libérer la parole
« La saison repose sur un équilibre fragile. Les moyens consacrés à la création artistique diminuent et l’annonce tardive de coupes budgétaires crée une situation inédite », prévient d’emblée Robin Renucci. À l’occasion d’une conférence de presse de présentation du programme 2026-27, le directeur de La Criée enfonce le clou : « Si cela n’est pas encore pleinement visible, ces coupes auront une forte incidence sur les saisons à venir avec la fragilisation des projets et la mise en danger de l’emploi des artistes et techniciens. Des œuvres risquent de ne jamais voir le jour. » Autant d’incertitudes auxquelles se greffent des « travaux dont le bâtiment avait bien besoin », entraînant la fermeture au public du théâtre qui déploiera un programme hors les murs « entre septembre et fin novembre ».
Top départ de la saison le 18 septembre à la Friche Belle de Mai avec Rien plus qu’un peu de moelle, « plongée » mise en scène par Malte Schwind dans les « plaisirs de la langue » et l’humour corrosif rabelaisiens. Parmi les autres créations de La Criée, Ma pensée creuse (dès le 30 septembre au Théâtre Joliette), épopée philosophico-scientifique et « cri de résistance au productivisme qui abîme tout » si ce n’est « la foi joyeuse dans la puissance de la poésie », résume sa metteuse en scène Kristina Chaumont, ou encore Jouer la Mouette, d’après le classique de Tchekhov dont la compagnie Vol Plané déploiera les ailes dramaturgiques en ces mêmes lieux.
À noter, toujours dans le cadre de la programmation hors les murs, Le 6e jour, au Théâtre de l’Astronef, du metteur en scène François Cervantes et de la comédienne Catherine Germain qui « improvise » un récit clownesque de La Genèse. Pièce « entre documentaire et fiction », situe Robin Renucci, Boat people remettra quant à elle en lumière « l’accueil de réfugiés du Vietnam par une famille française en 1979 et cet élan de solidarité oublié ». À voir à la Friche Belle de Mai. Gros temps fort du retour à La Criée, Robin Renucci mettra en scène L’École des femmes de Molière. Face à Arnolphe, le « patron des cocus » incarné par François Morel, « la pureté d’Agnès » qui, près de deux heures durant, va passer « du silence à la parole. Pour que les jeunes femmes puissent se libérer des assignations dans lesquelles elles sont projetées par des hommes tout-puissants », résume-t-il à propos de cette pièce en alexandrins créée au XVIIe siècle mais toujours d’actualité.
« De l’orée à l’onde »Pas pour rien que la thématique de la prochaine saison de La Criée suggère : « de l’orée à l’onde ». De libération de la parole, il sera notamment question dans Mémoire de fille, création d’après le roman autobiographique d’Annie Ernaux, « seul en scène sur sa première nuit avec un homme, une nuit de violence. Une pièce sur le désir écrasé par le patriarcat », développe Robin Renucci. Ou encore dans Chevaleresses, écrit, mis en scène et incarné par Nolwen Le Doth. « Elle brise le silence autour de l’inceste, passe du déni à la honte. Mais c’est aussi l’histoire d’une survivante », désobscurcit le directeur de La Criée. Fracasser le mutisme, un leitmotiv toujours plus vital, comme l’illustrera également La peau des autres, pièce autour des violences intrafamiliales programmée à l’Astronef, qui montre comment « l’amitié permet de déchirer le silence ».
Programme complet sur www.theatre-lacriee.com
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Les défenseurs d’Issanka prêts à passer à l’action
« Si les élus ne prennent pas leurs responsabilités, des associations comme ALT TGV pourraient faire un recours. » Tandis que le sujet devait être évoqué lors du Conseil de Sète Agglopôle, jeudi 28 mai en soirée (après que ces lignes ne soient écrites), Christophe Aucagne annonce la couleur.
Pour ce membre de l’association Bancs Publics opposé à l’actuel tracé de la LGV Montpellier-Perpignan qui passe par le site protégé d’Issanka situé entre Poussan et Balaruc-le-Vieux, il est hors de question de rester les bras croisés. Or, si aucun recours juridique n’est déposé d’ici le 8 juin, l’arrêté préfectoral du 8 avril deviendra effectif. Celui même qui autorise les forages exploratoires au niveau de la source d’Issanka qui « abreuve la ville de Sète à 60% sauf en cas de sécheresse », rappelle Christophe Aucagne.
Selon l’activiste, les sondages prévus en vue de fixer les futurs piliers du Viaduc de Poussan censé faire enjamber le Bassin de Thau à la future ligne à grande vitesse (LGV), ont « 90% de chances d’engendrer une rupture du captage ». Parmi les opérations prévues figurent trois sondages de 80 mètres de profondeur, deux forages carottés à 20 mètres et une quinzaine d’autres à 1,5 mètre maximum.
Marche samedi 6 juinAutant d’investigations à risques autorisées à titre dérogatoire par la préfecture de l’Hérault dans l’intérêt général du projet LGV. Problème : un autre arrêté préfectoral de 1988 sacralise justement la source d’Issanka déclarée d’intérêt public. « La préfecture n’a aucun argument pour aller à l’encontre. Une étude d’Antea Group dit clairement que ce site n’est pas compatible avec des forages », alerte Christophe Aucagne.
Au-delà de la ressource en eau, le militant ajoute qu’un tel chantier serait une « aberration » pour la biodiversité. « Le site a des arbres bicentenaires et compte une vingtaine d’espèces d’oiseaux, des hérons, des poules d’eau… Pierre Maigre, le président de la LPO, est venu faire une reconnaissance. Ce serait un gâchis. »
En espérant que le maire de Sète Hervé Marquès (DVD) et que le président d’Agglo Loïc Linarès (PS) ne se positionnent, les défenseurs d’Issanka appellent à une marche entre Frescaly et Issanka, samedi 6 juin à 9h30.
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À Béziers, une rocade de 15 km pour fluidifier la circulation
Ça roule mieux à Béziers et ce n’est pas grâce à Robert Ménard. Si les automobilistes sont moins pris dans les bouchons et que les riverains sont moins gênés par le bruit ou la pollution en ville, c’est le Département de l’Hérault qu’il faut remercier.
Vendredi 22 mai, le président Kléber Mesquida (DVG) a inauguré le rond-point de l’Ardide (coût 14 millions d’euros). Avec une route élargie en deux fois deux voies et son dénivelé, le nouveau giratoire et ses deux ponts permettent de franchir la rivière le Lirou et de séparer les flux de la route de Saint-Pons-de-Thomières et du centre-ville de Béziers. « Cela permet d’améliorer le point noir de ce carrefour en le désenclavant », se félicite Philippe Vidal.
Le vice-président socialiste sait aussi qu’il s’agit du point quasi final aux grands travaux de la rocade de Béziers. Débutés en 2010, ils ont tour à tour permis l’aménagement des échangeurs de la Minervoise avec la route de Montady (2010), de la route de Narbonne (2013), de la Crouzette (2022), de la Devèze (2023). Mais aussi le passage en deux fois deux voies et la création du carrefour de la Montagnette (2014), de la rocade nord (2019) et enfin les dénivellations des ronds-points Vincent-Badie (2015) ou Edgar-Faure (2018).
La suite des travauxPlus de 15 ans de travaux avec une route élargie, 12 ponts, 3 giratoires surélevés pour un total de 99 millions d’euros investis dans l’intérêt général. « En ville, cela permet de limiter les nuisances et de fluidifier le trafic. Sur la rocade, on est passé de 18 000 véhicules par jour à 50 000. Sans cette prise de décision politique il y a 15 ans, la ville de Béziers serait congestionnée », assure Philippe Vidal.
Si le chantier initial est achevé avec cette rocade biterroise de 15 km, le Département veut aller plus loin et boucler la boucle. « L’essentiel est fait mais pour permettre le passage de la deux fois deux voies jusqu’à l’échangeur ouest de l’A9, on a besoin d’agrandir certains ouvrages d’art (notamment 4 ponts : celui de la SNCF, de la Minervoise, du Canal du Midi et de la route de Narbonne) ». La prochaine étape concernera le rond-point de la Méditerranée (au niveau de Cers) afin, là encore, de fluidifier le trafic. Le calendrier de ces travaux additionnels, dont l’avancée dépendra de l’état des finances du Département, n’a pas encore été défini.
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Une posidonie échouée utile pour lutter contre l’érosion
Opération mille-feuille ce mercredi 27 mai de bon matin sur une bonne moitié de la plage de la Pointe Rouge (8e). Depuis 5h, histoire d’éviter la cagnade et de s’adapter au public, les agents de la Ville sont à pied d’œuvre pour d’abord ramasser à la pince les macro-déchets pris dans les herbiers de posidonie morts, échoués, puis pour racler sable et plantes pour en faire des couches successives. L’objectif est à la fois esthétique avant l’ouverture de la saison estivale mais aussi écologique, explique Hervé Menchon (EELV), adjoint au maire de Marseille, délégué à l’environnement et à la biodiversité.
Travailler à une acceptation sociale« C’est une expérimentation qui permet d’aplanir la plage pour la surveillance des baignades, parce qu’une banquette de posidonie d’un mètre de haut, un enfant pourrait tomber derrière et être moins facilement repérable pour les équipes de secours et cela permet de d’avoir une plage lisse qui correspond à un stéréotype touristique », précise l’élu. Un stéréotype contre lequel il lutte, ajoute-t-il tout de suite. Car dans le cadre d’un « plan posidonie » voté en 2023, il entend faire comprendre au plus grand nombre toute l’utilité de cette plante marine, à la fois capteur de carbone et nurserie à poissons.
Après un plan de communication mené à l’aide d’un questionnaire pour « recueillir l’évolution de l’acceptation sociale de la présence des posidonies sur le trait de côte » et des actions de sensibilisation des enfants avec les « aires marines éducatives », une partie du chemin a été faite estime Hervé Menchon. « On ne considère plus que c’est gênant visuellement et quand ça colle aux pattes, même si on est quand même content que ça soit caché sous le sable pour pouvoir étendre sa serviette… » résume-t-il. Il espère que « petit à petit, la raison va l’emporter et que les gens vont comprendre tout l’intérêt qu’il y a à avoir une nouvelle carte postale méditerranéenne avec ses banquettes de posidonie toujours en place, même l’été ». Ce que les enfants de Corbière, à l’Estaque, ont déjà intégré puisqu’ils ont demandé à ce qu’on laisse les banquettes de feuilles mortes de posidonie intactes cette année se réjouit Hervé Menchon.
L’autre intérêt de cette laisse de mer constituée par l’herbier, c’est aussi de lutter contre l’érosion de la plage. « Ici, la nappe de sable tourne, et à l’endroit où la plage était la plus large, au fond, les vagues tapent sur les bâtiments », précise l’élu. Les feuilles de posidonie, suivant le courant, se déposent en nombre à l’endroit où la plage est la plus mince. « On peut espérer, estimant qu’un mètre cube de posidonie peut piéger entre 100 et 300 litres de sable, que par des moyens naturels on ait un réengraissement de la plage, avec un élargissement ou un maintien du trait de côte », ajoute-t-il. C’est ce qui s’est notamment passé en à peine un an, en amont, sur la partie Nord de la plage du Prophète (7e) se félicite Hervé Menchon. Le principe du mille-feuille sera en phase de test jusqu’en 2027. « Après on verra si on avait raison », sourit Hervé Menchon.
Côté baigneurs, on n’est pas convaincu. « Ces trucs, y en a partout, on se baigne dedans c’est pas très agréable », estime l’une d’entre eux. Et pour cette habituée, les dépôts de posidonie « plus nombreux qu’avant » ne sont pas le problème principal. « Ici ce qui nous empêche de profiter de l’endroit, ce sont les restaurants qui étendent de plus en plus leurs terrasses, on est parqués », déplore-t-elle. Plus loin, ce riverain approuve, dénonçant aussi la vétusté des équipements dont la propreté des douches et l’état de l’escalier d’accès alors qu’« on nous avait promis des travaux… » assure-t-il.
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À Aubagne, rentrée retardée pour les minots à l’école des Passons
« Ce chantier s’éternise dans une lenteur presque absurde, un feuilleton interminable de retards accumulés sous l’ancienne majorité », assénait le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari, sur ses réseaux sociaux mardi. Conduite par l’ancien maire (LR) Gérard Gazay, une ouverture en 2017 avait été fixée, puis décalée à 2020 avant que la crise sanitaire ne bouscule les calendriers. Après de nombreux retards, le précédent maire avait lancé le chantier en janvier 2025. Contrairement à ses promesses en juin dernier, l’école des Passons, qui devait « ouvrir en septembre », ne pourra finalement pas accueillir les minots avant 2027.
Un retard accumuléEt pour cause : « Un retard sur les mises hors d’air et hors d’eau du bâtiment, qui ne permet pas de lancer l’installation de l’électricité », recense la nouvelle municipalité. En outre, la Ville relève notamment « des problèmes d’étanchéité au niveau des fenêtres non achevées », qui empêcheraient la pose du circuit électrique. Des problèmes techniques qui retardent, un à un, les travaux prévus et « augmentent logiquement leurs coûts », déplore la municipalité. Un retard accumulé, qui « entraîne les entreprises ne pouvant pas intervenir à faire payer des surcoûts à la Ville », précise-t-elle. « Mais le plus grave est ailleurs », martèle le maire sortant : « Nous avons découvert un projet pas assez financé ! », s’indigne-t-il. Un trou d’« un million d’euros » dans les financements de la Ville, nécessaire à l’achèvement du chantier. Des soucis que la mairie compte régler avec des emprunts bancaires et un suivi plus rigoureux des travaux à force de « visites plus régulières du chantier ».
Besoin de « transparence »
Malgré cette reprise en mains, la rentrée décalée de l’école inquiète bon nombre de parents qui comptaient sur cette ouverture en septembre. Le maire se veut rassurant, et prévoit donc un plan de transition pour accompagner les familles et accueillir les minots dans « des conditions dignes et sécurisées ». Pour la rentrée de septembre, sept classes élémentaires seront donc « maintenues sur le site des Passons, dans une école provisoire, une classe de maternelle sera installée à l’école Bernard-Palissy, et trois autres à l’école Gaimard ». Enfin, une classe élémentaire et l’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants seront reconduites vers l’école Chaulan.
La Ville s’engage notamment à faire preuve d’honnêteté quant au suivi du chantier avec « un point de situation en toute transparence » communiqué aux parents des 320 élèves concernés, leur expliquant l’état des lieux. Une initiative primordiale pour la mairie qui s’engage à être « présente, et dire la vérité, en dépit des enjeux électoraux ».
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Après l’incendie de 2020, un sentier pour arpenter Castillon
Les versants de l’étang du Pourra portent encore les stigmates de l’incendie du 24 août 2020. « Avant, c’était aussi arboré que sur le plateau au-dessus », confie le directeur de l’agence des Bouches-du-Rhône de l’Office national des forêts (ONF), Julien Panchout, en pointant la différence de végétation d’une strate à l’autre. Le mégot d’un automobiliste a eu raison de 120 ha de la forêt domaniale du Castillon. Dans sa course effrénée, « aussi rapide qu’un cheval au galop », se rappelle le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola (PCF), le feu a également ravagé 40 ha de végétation du Conservatoire du littoral et 170 ha de forêts privées.
Un peu moins de six ans plus tard, grâce à une démarche partenariale public-privé, un sentier de découverte renaît. Le chemin serpente au-dessus de l’étang du Pourra sur 1,2 km, en contrebas de la cabane des chasseurs. « C’est la dernière pierre d’un projet qui aura duré cinq ans, révèle Alice Triquenaud, adjointe au directeur territorial de l’ONF. (…) Après la gestion d’incendie, il a rapidement fallu planifier les opérations, identifier les enjeux prioritaires. On est sur un site classé remarquable en termes de biodiversité, avec des étangs qui sont des relais pour les oiseaux migrateurs. On a une diversité faunistique et floristique considérable, mais aussi des enjeux d’accueil du public et donc une priorité donnée par nos équipes sur la sécurisation du site. »
400 000 visiteurs par anAu lendemain de l’incendie, les équipes de l’ONF ont donc réalisé un inventaire des dégâts et commercialisé une partie du bois brûlé pour en faire de la plaquette forestière. « Les engins n’ont pas pu passer sur une quarantaine d’hectares, donc on n’a pas pu tout exploiter, il a fallu y aller à la main, et il y a une partie qu’on laisse pour accompagner la régénération naturelle parce que notre stratégie à l’Office », explique Alice Triquenaud. Les bois morts, eux, ont été évacués le plus rapidement possible pour éviter une prolifération de scolytes dans les années à venir.
Une fois ces premiers travaux réalisés, l’ONF s’est penché sur la réhabilitation du sentier de découverte. « On est partis sur des pierres sèches, on n’est pas repartis sur du bois, avec les impacts budgétaires que ça peut avoir », souligne l’adjointe, fière de l’ingénierie et de l’inventivité déployées pour l’intégration paysagère de ce parcours de randonnée ponctué de panneaux pédagogiques.
Chaque année, près de 400 000 personnes arpentent les 250 ha du domaine de Castillon. « C’est le poumon vert du territoire, affirme le maire de Saint-Mitre-les-Remparts, Vincent Goyet (DVD). L’industrie est une richesse, on y est attachés, mais on cherche l’équilibre entre son développement sans pour autant renoncer à défendre et valoriser cette nature. »
