Tag: travaux

  • Le Roucas de Vitrolles, un piton qui nécessite d’être conforté

    Le Roucas de Vitrolles, un piton qui nécessite d’être conforté

    Pour l’atteindre, il faut accepter de gravir pas loin de cent marches taillées dans l’imposant piton rocheux qui domine le vieux village de Vitrolles. À l’arrivée, c’est une double récompense : d’abord cette vue imprenable et contemplative sur l’étang de Berre et jusqu’à la Sainte Victoire. Ensuite deux monuments chargés d’histoire à découvrir : la Tour Sarrasine et la chapelle Notre-Dame-de-Vie.

    « Dès le Ve siècle, la situation privilégiée du Roucas de Vitrolles en fait un lieu de refuge et d’observation afin de se protéger des invasions barbares ou sarrasines. Mais la chapelle Notre Dame de Vie et la Tour Sarrasine n’ont été bâties toutes deux qu’entre le Xe et XIe siècles probablement après le départ des Sarrasins de Provence » décrit la Fondation du Patrimoine qui avec la Mission Patrimoine de Stéphane Bern soutient les travaux de sauvegarde et de restauration portés depuis plusieurs années par la mairie.

    Pour l’heure, la commune programme des travaux de confortement de son rocher pour réduire le risque de chutes de blocs. Le rocher qui culmine à 25 m de hauteur fait jusqu’à 75 m de long et 20 m de large, bénéficie déjà d’ouvrages de protection. Pour autant, de nombreuses instabilités ont été relevées sur les faces du rocher, notamment de gros pans de falaise décomprimés.

    « Un aléa très élevé

    de chute de pierres »

    « La face ouest la plus affectée présente 44 instabilités identifiées dont 15 à aléa élevé à très élevé. 4 des instabilités potentielles identifiées sont des pans de falaises volumineux et problématiques » énonce un rapport d’étude géotechnique qui a conclu en novembre 2025 à « un aléa très élevé de chute de pierres au droit de toutes les falaises. Un aléa variable, au cas par cas, d’écroulement de blocs, chandelles, voire de pans de falaise de volume important ».

    Ces risques exposent à des degrés divers la stabilité de la tour sarrasine, de la chapelle, la route en pied de falaise, quatre habitations, les piétons, le parking. Le rapport prescrivait d’interdire l’accès aux talus, de renforcer les mesures d’information « en insistant bien sur le risque accru pendant les périodes pluvieuses ». Il était demandé une surveillance instrumentée pour s’assurer de l’absence d’évolution d’un pan rocheux représentant une masse de 344 tonnes d’aléa élevé.

    C’est pourquoi la commune a lancé un marché public de réalisation de travaux de « réduction du niveau de risques » afin de conjurer ces risques liés à l’érosion naturelle de la falaise. Il prévoit la réalisation d’études géotechniques, l’exécution de mesures préventives telle que la pose de 5 fissuromètres électroniques connectés à des balises d’alerte au droit des instabilités critiques. Les premiers travaux consisteront en des opérations de débroussaillage, de purges manuelles et mécanisées par des cordistes des éléments les plus instables et les plus déconsolidés. Il est prévu la projection de béton projeté fibré et teinté et l’entretien des ancrages déjà installés. Des nappes de grillages et des barres d’ancrage seront posées. Des filets à haute limite élastique viendront recouvrir les falaises de la face sud et une partie de la face est du rocher de Vitrolles pour stopper les chutes de pierres et de blocs de faible volume et d’être le moins visible.

    Le risque résiduel de chutes de pierres et de blocs de faibles volumes reste encore possible après les travaux. C’est pourquoi sur la base de scénarii trajectographiques de chutes simulées, il est prévu de construire des parois de soutènement en béton cloué, de poser des écrans pare-blocs au pied du talus en face nord.

  • La médiathèque Bonneveine tire le rideau pour cinq mois

    La médiathèque Bonneveine tire le rideau pour cinq mois

    La bibliothèque municipale de Bonneveine (8e) ferme ses portes le 14 août pour plusieurs mois de travaux. Une décision qui va priver les quartiers Sud de leur principal équipement de lecture publique, au moment de la rentrée scolaire, période de forte fréquentation des espaces de travail et de consultation.

    Elle va faire « l’objet de travaux d’isolation thermique destinés à renforcer durablement le confort des visiteurs comme des équipes. Des travaux d’entretien sont également prévus dans les prochains mois afin de préserver la qualité des équipements et de prévenir les fermetures ponctuelles pour divers problèmes techniques », précise la ville. La rénovation des sanitaires, le remplacement des colonnes d’évacuation des eaux usées et des interventions sur la performance thermique du bâtiment qui a pris l’eau lors du dernier orage de grêle, semblent actés.

    Pendant la période de travaux, une « médiathèque hors les murs proposée au Musée d’art contemporain », situé dans le même quartier pour « permettre aux usagers de continuer à bénéficier des services ». Si la rénovation du bâtiment est présentée comme nécessaire par la ville, sa fermeture intervient dans un contexte délicat pour le réseau marseillais, confronté cet été à des perturbations de service dans plusieurs établissements : fermeture de Salim-Hatubou pour raisons techniques, de Castellane pour les travaux du métro, réaménagements à l’Alcazar et pannes de climatisation au Merlan, à la Maison Diamantée qui accueille temporairement la bibliothèque du Panier.

    Dans le 8e arrondissement, la médiathèque fonctionnait depuis plusieurs semaines en mode dégradé. « En raison des fortes chaleurs et d’un défaut de climatisation dans le bâtiment principal », le public n’était plus accueilli que de 8h à 13h30.

  • Ce sable rapporté sur les plages de Saint-Mandrier qui fait grincer les dents des militants

    Ce sable rapporté sur les plages de Saint-Mandrier qui fait grincer les dents des militants

    Dominique Calmet pour l’Association pour la protection de l’environnement de Saint-Mandrier (APE) poursuit inlassablement, même au cœur de l’été, sa mission de lanceur d’alerte en mettant en avant de nouvelles entorses à la légalité ou du moins des libertés prises par les élus sans études d’impact. En cause toujours les recharges de sable effectuées, cette fois « par des travaux qualifiés d’entretien », dénonce-t-il. Ce qui permet aux communes de s’exonérer des demandes d’autorisation « en laissant les herbiers de posidonie protégés en payer le prix ». Une démarche qui se serait généralisée dans le département. Sauf bien sûr sur la plage de Sainte Asile qui fait office aujourd’hui, paradoxalement, d’îlot protégé, après une longue bataille en justice remportée par l’APE.

    Depuis 2019, l’association documentait ici les recharges répétées en sable de la plage effectuées sans étude d’impact. Et le 15 mai 2025, le tribunal administratif de Marseille a annulé l’autorisation préfectorale, jugeant les incidences sur l’herbier suffisamment notables pour exiger une étude d’impact complète. Résultat concret : le rechargement massif prévu pour 2026 n’a pas eu lieu. Seule une opération de reprofilage sans apport de sable.

    Herbiers de posidonies menacés et pollution

    Ce qui n’est pas le cas selon les défenseurs de l’environnement des quatre autres plages de la commune, notamment les 15 et 16 juillet derniers. « Un communiqué municipal précisait seulement que les travaux se dérouleraient de nuit, entre 22h et 6h, pour limiter la gêne. Aucune information sur l’origine du sable apporté, ni sur le fondement juridique de l’opération, n’a été communiquée, pas plus sur le site de la mairie que lors des conseils municipaux », s’époumone l’océanographe. Et de poursuivre : « J’ai demandé à la mairie de m’envoyer une copie de l’autorisation administrative de ces travaux sans que cela soit suivi d’effet. »

    Pour le scientifique le plus grave ce sont ceux réalisés à la vieille « à moins de dix mètres du récif frangeant de posidonie qui borde la plage », une formation d’herbier particulièrement fragile, dont l’ensablement des rhizomes est déjà en cours. « Sans intervention, cet herbier risque de connaître, dans les prochaines années un déclin progressif », alerte-t-il. Avec le sable déposé qui finira immanquablement dispersé sur le banc.

    Une intervention similaire selon l’association à celle effectuée sur la plage de Sainte Asile que le tribunal administratif de Marseille a jugé illégale. Autre vrai sujet de préoccupation : la pollution par un émissaire rejetant des eaux usées provenant du terrain militaire en surplomb.

    « On a carrément des eaux d’égout qui sortent des installations de la marine et qui se jettent sur la plage de Grave-Cavalas, j’ai fait des prélèvements et les résultats sont catégoriques », précise Dominique Calmet. Et de poursuivre : « Le laboratoire d’analyse a retrouvé par exemple 2 000 entérocoques intestinaux par 100 ml, c’est énorme ! » Des résultats que la ville réfute tout aussi catégoriquement partant plutôt de « pollution psychologique » de l’association, en assurant que les eaux de baignade sont de bonne qualité. « Le maire dit que je dois faire mes prélèvements avec une bouteille souillée. Or, plus jeune, j’ai passé un certificat de bactériologie, virologie pour pouvoir travailler à l’hôpital et payer mes études, donc prélever et conserver les échantillons c’est quelque chose que je sais faire », affirme le scientifique.

    Affaire à suivre donc.

  • [C’est l’été] La voie de Valdonne et ses fantômes

    [C’est l’été] La voie de Valdonne et ses fantômes

    « Le charbon descendait par charrettes, à dos de mulet sur Marseille. Il y avait des convois pour les savonneries, les huileries… Il y avait 500 à 600 muletiers qui descendaient tous les jours à Marseille, car à l’époque c’était le seul moyen de transport et de livraison du charbon », expliquent les témoins rencontrés au fil des entretiens par Marie d’Hombres, fondatrice de l’association Récits et auteure de Les portes de Valdonne. Un ouvrage publié en 2012, et réalisé en partenariat avec la communauté
    d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, pour rendre compte de l’histoire de cette ligne de chemin de fer, étroitement liée aux mines et au développement industriel de la vallée de l’Huveaune.

    Sauf que face à la concurrence de la houille anglaise et gardoise qui arrivait par bateau et en train à Marseille, les patrons des mines ont exigé de la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), la réalisation d’une ligne pour relier dans un premier temps Valdonne et Aubagne, afin d’acheminer le lignite par wagon entier. Les 17 km de ce premier tronçon sont inaugurés en 1868 pour charger la production des mines de Valdonne, Peypin, Saint-Savournin… Des mines à l’ancienne, travaillées à la main et à la pioche. « Et quand les mines se sont déplacées vers le nord du bassin minier, comme à Gréasque, la ligne a été prolongée », reprennent les témoins. Un nouveau tronçon est inauguré en 1904, faisant la jonction entre Valdonne et Fuveau. « Il existait le long de cette section plusieurs autres mines d’extraction de lignite ou de ciment », renseigne un historique réalisé dans le cadre de la rénovation de la ligne. En parallèle des trains de transport, la ligne assurait aussi une desserte pour les voyageurs des différentes villes et villages. Celle-ci effectuait quatre allers-retours par jour, suivant notamment le rythme des trois-huit appliqué dans les puits. Pourtant, dès 1939, la ligne de voyageurs ferma une première fois, victime de la trop forte concurrence des autobus, notamment entre La Bouilladisse et Marseille. Elle reprit du service avec un « train de mineurs » quotidien qui reliait Aubagne à Cadolive. Puis le train fit le chemin en sens inverse, au rythme des fermetures de mines. Le transport de marchandises s’arrêta entre la section de Valdonne et La Barque en 1964, puis c’est la fermeture définitive en 1987 du trafic de marchandises sur la section Aubagne-Valbonne.

    Du bleu de chauffe

    aux cols blancs

    « Elle a continué à tourner vers 1987 en approvisionnant la maison de Valdonne – fabriquant des célèbres sirops éponymes – en bouteilles vides, c’était le fameux train des bouteilles », rappelle Jean Pugens, administrateur de l’association Se déplacer en Liberté (ASDEL), qui milite de longue date pour la réouverture de cette ligne. La dernière locomotive est passée. Puis la rouille est venue ronger les rails tandis que les herbes hautes ont commencé à recouvrir la voie tombée, au fil des décennies, en désuétude. Au milieu des années 70, la construction de l’autoroute passant par Aubagne et reliant Aix à Marseille parachève le réseau autoroutier. Jusqu’à l’asphyxie. La route traversant la vallée de l’Huveaune culmine à plus de 17 000 véhicules par jour traversant les villages de La Bouilladisse à Roquevaire jusqu’à Aubagne. L’autoroute est également saturée. C’est dans ce contexte que « dès 2012, nous avons mis en chantier un collectif citoyen pour réfléchir à la réutilisation de cette voie, explique Jean Pugens. La ligne pouvait potentiellement aller jusqu’à Gardanne et, de l’autre côté, vers Canjuers », souligne-t-il… L’association préférait à l’époque la solution du « Tram-Train » au « Val’Tram », validée par la Métropole aujourd’hui. Celui-ci aura le grand mérite, dès 2027, si le calendrier des travaux est respecté, de redonner vie à cette voie sur 14 kilomètres et de relier les communes de La Bouilladisse, La Destrousse, Auriol, Roquevaire et Aubagne au fil des 11 stations prévues.

  • Vaucluse : des panneaux solaires sur les toits des collèges

    Vaucluse : des panneaux solaires sur les toits des collèges

    Sont concernés les collèges Alphonse Tavan de Montfavet,
    Jean Giono à Orange et Vallis Aeria à Valréas. Ce sont au total 514 panneaux photovoltaïques bifaciaux de dernière génération qui seront déployés jusqu’à la fin de l’année. Un investissement de près de 1,5 million d’euros qui permet de générer une puissance cumulée de 234 kWc. Des travaux qui comprennent également la rénovation des toitures afin « d’améliorer durablement la performance énergétique des bâtiments, leur confort d’usage et leur résistance », précise le Département.

  • Des écoles rénovées pour les petits manosquins à la rentrée

    Des écoles rénovées pour les petits manosquins à la rentrée

    Désimperméabilisation des sols, nouveaux espaces de jeux agrandis, plantation d’arbres, ascenseur pour les personnes à mobilité réduite… De nombreux aménagements sont prévus et devraient être livrés à la rentrée dans les écoles manosquines, pour l’instant en plein chantier. Des dizaines d’agents s’activent chaque jour avec leurs pelles et tractopelles, en pleine canicule, pour que les enfants retrouvent leurs écoles et leurs terrains de jeux transformés en septembre.

    « Toutes les écoles de la ville seront rénovées d’ici 2029, pour 25 millions d’euros », a promis Camille Galtier. « De 0 à 18 ans, les enfants auront des établissements neufs, adaptés aux aléas climatiques », a-t-il affirmé.

    Ces aménagements ont été décidés « en concertation avec les enseignants », selon Yann Crouhy, l’adjoint délégué à l’éducation.

    « Appelez-moi Camille Galtier Tondelier », a plaisanté le maire, fier de présenter ces aménagements visant à « retrouver le côté nature ». Les copeaux de bois ont été privilégiés dans plusieurs cours d’école, car « recyclables », avec « un pouvoir amortissant si les enfants tombent ». Des arbres vont également être plantés pour apporter de l’ombre aux écoliers et créer « des îlots de fraîcheur ». Les espèces sélectionnées nécessitent d’être arrosées « pendant seulement trois ans, pour éviter de gaspiller de l’eau », a expliqué Guillaume Dominici, architecte de la ville. À l’école de la Ponsonne, des engins devront revenir en novembre, pendant les vacances de la Toussaint, pour installer les nouvelles plantations.

    Pour permettre de réaliser les travaux intérieurs, les élèves ont temporairement cours dans des préfabriqués installés pour l’occasion. Chacun de leurs déplacements coûte 40 000 euros, selon la mairie.

    Le sol amianté enlevé

    L’école du Colombier sera quant à elle enfin accessible aux personnes à mobilité réduite à la rentrée, grâce à un ascenseur installé le long du bâtiment. Dans l’école Saint-Lazare, le sol amianté a pu être enlevé au cours des travaux. Des gradins ont également été installés pour permettre de « faire l’école dehors », se réjouit Camille Galtier. Les enfants basculeront temporairement dans des préfabriqués pour permettre aux travaux de continuer. « Dans le prochain magazine municipal, l’opposition d’extrême gauche nous attaque sur la question des rénovations énergétiques », a regretté Camille Galtier… « On a des doutes sur le fait que ces travaux soient finis pour septembre » a réagi Claire Henriroux, élue écologiste de l’opposition, tout en rappelant que son parti n’était « pas d’extrême gauche ». « Dans la rénovation énergétique que Camille Galtier fait actuellement, il s’en tient aux standards du gouvernement, qui ne sont pas forcément appropriés à la Région Sud, où on aurait besoin de faire plus », a avancé l’élue d’opposition.

  • Le bailleur Erilia rafraîchit les 276 logements de Cap Janet

    Le bailleur Erilia rafraîchit les 276 logements de Cap Janet

    Les enfants s’en sont donné à cœur joie sous les jets des quatre mâts brumisants de l’îlot fraîcheur créé dans le petit parc au cœur des trois tours de 15 étages qui surplombent la rade nord. Erilia avait invité, mercredi après-midi, ses locataires et ses partenaires à inaugurer l’opération de rénovation engagée jusqu’en 2028.

    Le coup d’envoi des travaux visant à améliorer la performance énergétique des bâtiments, le confort thermique des logements et le cadre de vie des habitants a été donné en mars dernier sur la tour B. Une rénovation avait eu lieu dans les années 2000 mais « elle ne concernait que les façades nord particulièrement exposées aux vents et intempéries », explique Louis Arnaud, directeur régional Erilia Marseille. Or, réhabiliter ne s’arrête pas à un ravalement de façades pour le bailleur aujourd’hui : « C’est améliorer le quotidien, réduire les charges et redonner de la valeur au cadre de vie », précise le directeur général, Antoine Jeandet, « une participation à l’effort de cent euros par an environ sera cependant demandée aux locataires ».

    La fin des passoires

    Une hausse qui doit être compensée par des charges moindres « avec 40% d’économie sur la consommation d’énergie » estime Hafif Bey, conducteur de travaux principal de l’entreprise Girard. Au programme : Isolation, pose de doubles vitrages, persiennes, rénovation des salles d’eau et WC, remise en peinture et éclairage des parties communes, amélioration de la ventilation, installation de brasseurs d’air, sécurisation électrique, chaufferie hybride avec pompe à chaleur, panneaux solaires… L’objectif est simple : des logements plus confortables, été comme hiver, « moins énergivores et passés de classe D à B après travaux », précise encore le responsable d’opération Imad El Khouri.

    Pour Fatima, locataire d’un T3 « avec vue mer pour 400 euros » depuis 1998, « on va pas se plaindre » et les améliorations apportées « font supporter les travaux ». Zoubida, 87 ans, est pressée de troquer la baignoire contre une vaste douche. Elle habitait « la tour B alors que la C n’était pas finie » et « trois de ses enfants vivent ici ». Et malgré le vent, le taux de rotation à Cap Janet ne dépasse guère 3%.

  • Une rentrée charnière pour les grands ensembles sociaux du pays de Martigues

    Une rentrée charnière pour les grands ensembles sociaux du pays de Martigues

    De grands travaux sont attendus dans les deux grands ensembles sociaux gérés par 13 Habitat à Martigues et Port-de-Bouc, respectivement dans les quartiers Notre-Dame-des-Marins avec 669 logements et ceux de la Presqu’île de Port-de-Bouc avec 515 logements.

    Sollicité par La Marseillaise au sujet des plans de rénovation après le changement de présidence intervenu le 9 juillet dernier, le 1er office public de l’habitat des Bouches-du-Rhône, 13 Habitat, a détaillé les mesures et le calendrier des opérations.

    Concernant Martigues, « le programme de réhabilitation de Notre-Dame-des-Marins figure dans le nouveau plan stratégique du patrimoine 2026-2035 adopté par le conseil d’administration de 13 Habitat le 9 juillet dernier » détaille l’office. « Le plan de 44 millions d’euros pour Notre-Dame-des-Marins à Martigues est donc bien confirmé », précise 13 Habitat, comme il avait été annoncé en décembre 2025 auprès des élus et de la population. 669 logements sont concernés : « les interventions les plus urgentes ont été réalisées depuis 2025, les autres travaux seront menés de 2027 à 2029 et seront présentés aux locataires et aux partenaires à l’automne prochain », annonce le bailleur.

    Une rentrée

    en concertation

    La rentrée des locataires se fera dans la concertation. Comme à Martigues, les habitants de la Presqu’île de Port-de-Bouc se verront présenter les travaux de réhabilitation dans leurs quartiers des Aigues Douces et de la Lèque « à la rentrée prochaine » annonce 13 Habitat. « Les programmes de réhabilitation de nos résidences La Lèque et Les Aigues-Douces à Port-de-Bouc s’inscrivent dans le cadre d’opérations de renouvellement urbain » pilotées par l’Agence nationale de renouvellement urbain (Anru). Ceux-ci concernent 421 logements en catégorie D et E du Diagnostic de performance énergétique (DPE) aux Aigues douces, pour un chantier « prévu de 2027 à 2030 », selon le bailleur, ainsi que de 96 logements en DPE D à La Lèque, prévus entre 2028 et 2030.

    « Ces programmes, conduits en partenariat avec les mairies concernées, en sont aux phases préparatoires » précise 13 Habitat.

    CHIFFRES

    44 millions

    d’euros consacrés par 13 habitat pour la réhabilitation de Notre-Dame-des-Marins.

    669

    logements sont concernés par la réhabilitation de ce quartier de Martigues.

    2027

    Année de démarrage des travaux à Notre-Dame- des-Marins à Martigues et les Aigues Douces à Port-de-Bouc (421 logements) d’après le plan stratégique de 13 Habitat.

  • La piscine de Font Obscure à Marseille rouvre en 2027

    La piscine de Font Obscure à Marseille rouvre en 2027

    C’est le début d’une nouvelle histoire pour la piscine de Font Obscure » se ravit Tina Biard-Sansonetti, maire (PM) des 13e et 14e arrondissements de Marseille. Cette piscine avait été fermée par le maire précédent, Stéphane Ravier, du Rassemblement national, pour cause « d’insécurité ». Presque 10 ans plus tard, le premier coup de pelleteuse est donné dans la terre qui a enseveli le bassin.

    « Le Rassemblement national a toujours le même réflexe : fermer dès qu’il y a de l’insécurité », s’indigne l’édile du secteur. Au moment de sa fermeture, étaient mises en cause des intrusions et des incivilités à répétition. « S’il y a eu des intrusions, c’est qu’elle n’était pas assez ouverte. On va ouvrir sur des plages horaires de plus en plus larges, pour que tous les habitants se l’approprient, insiste Eric Méry, adjoint au sport (Mad Mars) du maire de Marseille. Il y aura aussi en permanence un agent de sécurité. »

    Cette piscine sous les arbres, rattachée au centre municipal d’animation dans le parc de Font Obscure, « ouvrira d’abord pour les enfants du centre et, au fur et à mesure, pour l’ensemble de la population, explique Tina Biard-Sansonetti. Cela permettra de créer un îlot de fraîcheur pour les habitants qui vivent dans des petits logements sans climatisation ».

    Apprendre à nager

    Ce sont donc 150 enfants qui pourront profiter en priorité des 60 m² de la piscine. « L’objectif de cette piscine c’est que les enfants du centre apprennent à nager », insiste l’adjoint au sport. « En 2020, on avait 10 000 enfants qui apprenaient à nager, aujourd’hui, ils sont 30 000, grâce à l’élargissement des créneaux d’ouverture », indique-t-il.

    Le premier coup de pelleteuse est mis, les carreaux bleus de la piscine se révèlent. « La terre a l’air de l’avoir conservée ! », s’exclame la maire. Une fois la terre retirée du bassin, « une expertise sera faite et soit il faudra démolir puis reconstruire, soit il faudra simplement reconstruire », détaille le directeur des travaux. Le coût dépendra de ce qui sera décidé suite à l’expertise, dans une fourchette « entre 60 000 et 130 000 euros », estime-t-il, ensemble des équipements type vestiaires compris.

    « On continuera d’aller aussi à la mer, mais ça va nous soulager cette piscine » , se réjouit une personne du centre d’animation municipal.

  • Une nouvelle avenue pour les mobilités douces à Toulon

    Une nouvelle avenue pour les mobilités douces à Toulon

    Végétalisation, nouvelles places de stationnement et pistes cyclables : à Toulon, l’avenue de-Lattre-de-Tassigny se refait une beauté. Les travaux engagés par la métropole Toulon Provence Méditerranée et la Ville de Toulon ont débuté au mois de juin. Un chantier d’envergure, qui s’étend du boulevard Bazeilles jusqu’au stade Mayol. Objectif : transformer « cet axe très routier en un axe tourné vers les mobilités douces », explique la mairie sur son site internet. L’opération devrait coûter aux collectivités 7 millions d’euros.

    Pour conjuguer « déplacements et végétalisation », la métropole et la ville veulent planter une centaine d’arbres : jacarandas, ficus australiens ou savonniers, afin de créer des îlots de fraîcheur. Autre point clé de cette transformation, l’ancienne station-service, au niveau du rond-point Bonaparte, devrait disparaître, remplacée par un « espace partagé ». Au programme : des places de stationnement et un lieu arboré.

    Si de nombreux travaux sont nécessaires pour cela, Josée Massi, maire (DVD) de Toulon et présidente de la Métropole l’assure : « Notre volonté est que cette requalification entraîne le moins possible de perturbations sur la circulation ». Les travaux doivent en revanche permettre de délimiter les « zones réservées à la voiture de celles octroyées aux piétons », argumente la mairie.

    Vers les mobilités douces

    Passant de quatre à trois voies, « un abaissement naturel de la vitesse » devrait être constaté, selon Josée Massi, permettant « l’accueil d’autres modes de déplacement, à savoir les bus et les vélos », précise-t-elle.

    « Longtemps perçue comme un simple couloir de transit automobile entre le Mourillon et le port, l’avenue de-Lattre-de-Tassigny accusait un déficit de continuité pour les piétons et les cyclistes », affirme la mairie, qui souhaite « s’attaquer à cette rupture ». Une fois la partie sud de l’avenue terminée, ce sera au tour de la partie nord d’être transformée, pour une fin des travaux prévus fin 2027.