Tag: tourisme

  • Var Tourisme présente son plan d’attaque pour 2026

    Var Tourisme présente son plan d’attaque pour 2026

    La principale période d’afflux touristique terminée, l’heure était au bilan et surtout, aux projections pour Var Tourisme et les acteurs locaux du secteur, qui représente « 100 milliards d’euros en France, soit 5 points de PIB », insiste Jean-Louis Masson, président du Département et de la commission tourisme des Départements de France.

    Ce secteur concerne particulièrement le Var, première destination touristique nationale avec un record de 83 millions de nuitées en 2024, dont devrait s’approcher le cru 2025. Cela grâce au renforcement du tourisme quatre saisons, qui va se poursuivre en 2026 : « On a capitalisé sur nos marchés prioritaires, mais on déploie un plan d’actions ambitieux pour ouvrir les perspectives », introduit Anthony Matteuzzi, directeur adjoint de Var Tourisme.

    Une stratégie

    en six piliers

    Comme en 2025, Var Tourisme a défini une stratégie en six piliers. Le premier consiste à « structurer », à partir du « lien de confiance institutionnel au profit des acteurs privés », définit Martine Felio, directrice de Var Tourisme. À ce titre, plusieurs baromètres (prix, hospitalité, agritourisme…) vont être mis en place pour modeler l’offre, avec deux axes prioritaires : les activités de pleine nature et le luxe.

    Le deuxième, « fédérer », place au centre le réseau d’acteurs Destination Var, afin de valoriser l’offre à travers 550 sites annualisés. Un guide et trois rencontres verront le jour, avec, notamment, les premières assises départementales du tourisme en avril.

    Après avoir fédéré, il faut « séduire ». La communication va être renforcée et un accent sera mis sur le patrimoine. Enfin, la campagne « Le Var, l’unique : 365 jours de bonheur » sera diffusée via la presse et la publicité.

    Le quatrième pilier, « amplifier », implique de « renforcer la visibilité auprès des Franciliens, soit 25% de la clientèle française », précise Martine Félio, grâce à une présence accrue à Paris, via des événements et deux chartes : une pour attirer les télétravailleurs sur des lieux de vacances et une autre pour structurer une offre spécifique LGBT.

    Les deux derniers points, « préserver » et « renouveler », font appel aux échanges. Pour le premier, avec les territoires frontaliers, notamment les Alpes-Maritimes, avec le projet de géoparc, et les Alpes-de-Haute-Provence autour des voies cyclistes du Verdon. Pour le second, il s’agira d’élargir l’influence à d’autres milieux en étant présent sur des événements (Salon de la plongée de Paris, Salon de l’agriculture, Salon du randonneur à Lyon…). Et pour la première fois, sur trois missions fédérées avec les acteurs touristiques, aux États-Unis en mai, en Scandinavie en juin et en Italie en décembre. Var Tourisme se rendra également, en son nom, en Europe de l’Est en février.

  • La fréquentation touristique en augmentation à Martigues

    La fréquentation touristique en augmentation à Martigues

    « Martigues est une destination touristique », affirme le maire (PCF), Gaby Charroux, en marge du conseil d’administration de l’Office du tourisme, lundi matin, à l’occasion d’un point presse de clôture de la saison touristique.

    L’année 2025 fait figure de cru particulier, avec la retombée de l’« engouement des Martégaux », selon l’édile, pour le nouvel Office du tourisme qui a pris place dans l’hôtel Colla de Pradines, rénové en 2024. Mais aussi par l’arrivée en poste de direction de l’Office de Jean-Jacques Micoud, au mois d’avril dernier.

    En substance, ce dernier note « une progression de 7% de la fréquentation en nuitées » dans le secteur marchand, soit les hôtels, campings et autres locations touristiques, passant de 392 620 nuitées à plus de 420 000 pour l’année 2025. Des chiffres « basés sur la taxe de séjour ». Cette dynamique est double pour les seuls campings, avec une progression de 14%.

    « Le budget des ménages est contraint »

    Mais cette « belle dynamique » que qualifie Jean-Jacques Micoud a un revers. « Les chiffres confirment une augmentation de la fréquentation, mais les restaurateurs ont l’impression d’une baisse », remarque le directeur de l’Office, qu’il explique par « le budget contraint des ménages qui les conduit à arbitrer leurs dépenses sur les restaurants et les souvenirs ». « Beaucoup ne prennent plus qu’un seul dessert pour deux et certains restaurants ne proposent même plus les deux cuillères mais les amènent directement », observe-t-il.

    Du reste, l’objectif de la Ville est d’« accroître sa notoriété, d’étaler les flux touristiques dans le temps et d’améliorer les retombées économiques et d’image », comme l’indique Gaby Charroux. Notamment avec l’étang de Berre. « Ce joyau dont la situation s’améliore », juge l’édile, « un espace très apprécié des navigateurs et d’ailleurs, un championnat de France y est organisé l’été prochain ce qui promet une concentration très importante », annonce le maire.

  • Premières amendes pour les meublés illégaux à Marseille ?

    Premières amendes pour les meublés illégaux à Marseille ?

    C’est un rendez-vous attendu dans la lutte engagée par la Ville de Marseille contre les locations « sauvages Airbnb ». 6 000 meublés touristiques seraient exploités en violation de la loi dans la 2e ville de France où 12 937 meublés touristiques ont été identifiés par les services municipaux en 2024.

    Le Ville assigne ce lundi quatre propriétaires et multipropriétaires devant le tribunal judiciaire pour ne pas avoir respecté la réglementation en louant des logements de courte durée sans autorisation. Depuis avril 2025, une compensation est imposée pour tout changement d’usage et la location des résidences principales limité à 90 jours.

    Retour à l’usage d’habitation

    Les amendes réclamées ici se veulent exemplaires. Au 31, rue Barthélémy (1er), deux appartements ont été transformés en neuf meublés touristiques en violation du code de la construction et de l’habitation. Chiffre d’affaires en huit mois : 80 000 euros. Dans ce dossier, le gestionnaire de location, Lovely Keys est poursuivi pour absence de déclaration, numéros d’enregistrement frauduleux et non-transmission des données prévues par le code du tourisme. La Ville réclame 900 000 euros au propriétaire, 250 000 euros à Lovely Keys, et le retour à l’usage d’habitation sous astreinte de 5 000 euros par jour…

    Dans le 2e arrondissement, au 54 rue Sainte-Françoise, ce sont trois appartements qui sont dans le viseur. « Leur location répétée à une clientèle de passage établie par constats et documents fiscaux » a généré 128 000 euros entre 2021 et 2024 pour cet investisseur, juge au tribunal de commerce. La Ville réclame 300 000 euros d’amende et le retour à l’usage d’habitation.

    Elle lui en réclame encore 100 000 pour avoir loué en meublé touristique un duplex, la porte à côté. L’homme est aussi poursuivi pour deux cabanons à Malmousque et trois meublés rue Consolat… Rue Vacon (1er), enfin un couple est poursuivi pour un meublé non déclaré. Ici l’immeuble était en péril…

  • La CGT dévoile sa vision pour l’avenir de l’outil portuaire

    La CGT dévoile sa vision pour l’avenir de l’outil portuaire

    Un port à la croisée des chemins

    Comme un symbole, c’est dans l’espace « Les Rotatives » du journal La Marseillaise que la CGT du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM-Fluxel) a dévoilé sa feuille de route pour l’avenir de l’activité portuaire, ce vendredi. Une présentation qui ne vient pas de nulle part : l’outil industriel incontournable de la cité phocéenne est en pleine mutation au niveau des trafics traités (voir chiffres ci-contre). Et les « discours hostiles aux activités portuaires » refont surface à l’approche des élections municipales. D’où un « document travaillé » avec le cabinet d’expertise comptable Secafi, d’une quinzaine de pages avec des analyses « par bassin » et qui aborde tous les aspects du GPMM : Du J4 à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Objectif in fine : « Redonner une perspective industrielle et sociale au port, avec une politique ambitieuse. On refuse que son avenir se décide sans les travailleurs », campe Pascal Galéoté, le secrétaire général de l’organisation. Avant de prévenir : « On partage l’idée de la décarbonation, mais les enjeux environnementaux doivent être inscrits dans un calendrier qui ne pénalise pas l’emploi. » Le tout, alors que le projet stratégique du port doit être validé la semaine prochaine au conseil de surveillance du port. En bref, une CGT à l’offensive pour un port sur le devant de la scène industrielle, « loin des orientations du tout tourisme ou d’une transformation en port-musée ». Avec une première revendication majeure : « Pour une tonne industrielle perdue, une tonne d’un relais de croissance doit pouvoir émerger. »

    Un pont entre

    les peuples

    Dans le viseur de l’organisation syndicale : « La préservation d’activités dans les bassins Est » et la « sanctuarisation du domaine maritime ». « Il faut maintenir des espaces pour que les bateaux, notamment de passagers, puissent continuer à arriver », développe Pascal Galéoté. Il met en garde contre « la concentration des activités dans le nord » et une forme de « congestion des flux », par exemple autour de la porte 4. D’où un rappel que le GPMM est « un pont entre les peuples » symbolisé par les traversées vers la Corse et le Maghreb. Autre position de l’organisation sur un sujet plus qu’épineux : les croisières. Une activité que la CGT appelle à « encadrer » mais « pas à supprimer ». « Cela représente plus de 250 millions d’euros de retombées pour la ville », insiste Pascal Galéoté. Et pour les croisières comme le transport de passagers : « Ces activités doivent s’appuyer sur des infrastructures modernisées, on doit améliorer l’accueil », insiste le secrétaire général. Dans ce cadre, la CGT GPMM rappelle son attachement aux délégations de services publics (DSP), notamment pour la desserte de l’île de beauté. Et donc son soutien aux marins dans ce combat.

    La réparation navale

    et la roro essentielles

    « L’activité remorque, c’est-à-dire la roro, est essentielle. Il y a là une opportunité qu’on doit saisir pour les bassins est », explique Pascal Galéoté. Pour rappel, il vise là un type d’activité où la marchandise est chargée en roulant par une rampe à l’arrière, notamment pour les remorques de camions, appelé la roro dans le jargon (pour roll on et roll off). Autre sujet majeur pour la CGT : « L’évolution de la réparation navale depuis 15 ans. Aujourd’hui, on a un outil brillant et performant. » De quoi rappeler que le maintien, et le développement, de la réparation navale vient directement des mobilisations des travailleurs et de la CGT. Et elle est toujours à l’ouvrage : « Il faut mieux intégrer la réparation navale dans les enjeux maritimes internationaux afin d’en faire un véritable hub méditerranéen. »

    Un besoin de report modal et de branchements

    En lien avec l’acheminement des remorques, la CGT insiste sur le besoin vital « d’un report modal avec des voies ferrées ». Un point « qui demande des investissements mais qui permettrait d’améliorer la circulation sur le port et la qualité de l’air ». Et qui est en lien direct avec les questions de la place du port dans la ville : « La fermeture de la gare du Canet a précipité l’arrivée de trains sur Miramas mais le dernier kilomètre se fait par camion jusqu’au port. » Et Pascal Galéoté hausse le ton : « Il faut contraindre les entreprises et opérateurs à utiliser ce moyen de transport. » Concrètement, la CGT revendique le maintien de cinq faisceaux ferroviaires. Dans cette lignée, l’organisation note aussi l’importance des branchements à quai : « On s’en réjouit : Cela montre que parfois la décarbonation peut amener des améliorations techniques et créer de l’emploi. » Mais elle précise que, là encore, ça nécessite « des recrutements supplémentaires et des formations ».

    Un avenir « serein » pour les bassins Ouest

    Autre point de vigilance de l’organisation : l’avenir industriel des bassins Ouest. « Ils doivent envisager l’avenir dans la sérénité, il faut une accélération significative des projets structurants destinés à renforcer les activités portuaires », tonne Pascal Galéoté. Son organisation revendique notamment « la création de la Zone de service portuaire 2 » et le développement de la plateforme logistique Distriport 2 en vue d’accueillir au mieux les projets en lien avec la décarbonation industrielle de la zone de Fos. La CGT fait aussi part de « son inquiétude » pour l’avenir d’ArcelorMittal à Fos-sur-Mer. Et de sa volonté de la finalisation de la ligne Très haute tension qui « conditionne » l’avenir du bassin d’emploi. Dans cette lignée, la CGT appelle à « redéfinir la feuille de route » de Fluxel, la filiale hydrocarbure du GPMM, par exemple en « diversifiant l’activité avec la filière de la chimie verte ». Mais Pascal Galéoté insiste : « Avec un maintien du statut public de Fluxel. » Tout un programme donc.

  • Airbnb : dans le Var, la nécessité de trouver un point d’équilibre

    Airbnb : dans le Var, la nécessité de trouver un point d’équilibre

    Dans le Var, l’offre Airbnb a augmenté de 12% entre 2019 et 2024. De quoi inquiéter les professionnels de l’hôtellerie, qui déplorent les avantages fiscaux dont bénéficie ce type de logement, malgré la loi Airbnb 2025 qui permet aux mairies de limiter le nombre de logements, et à 90 leur nombre de nuitées touristiques. « Les professionnels interpellent sur cette différence de réglementation, note Guillaume Decard, président de Var Tourisme. On entend, car s’il y a réglementation, c’est qu’il y a abus et une tension avec les habitants sur le logement. »

    Mais, selon lui, « il faut trouver le bon curseur, car Airbnb, dans le Haut-Var ou le Verdon par exemple, est une offre complémentaire sur laquelle l’hôtellerie traditionnelle et les campings sont en recul. On en a besoin ». à prendre en compte également, les changements de consommation. « Les meublés représentent 28% des locations, dont 75% de Airbnb. Il y a un bouleversement dans la manière de partir en vacances, les gens se centrent sur l’expérience. C’est une valeur ajoutée pour la consommation », affirme Guillaume Decard, qui ajoute : « Il faut faire cohabiter l’offre. Il y a un changement de conjoncture économique, mais l’hôtellerie a un rôle important à jouer, autour du haut de gamme ou du 3-4 étoiles, qui se renouvellent sans cesse. » Dans cette optique, Airbnb a été invité à participer aux assises du tourisme du Var, en 2026.

  • Emploi : bilan mi-figue mi-raisin au 2e trimestre en Occitanie

    Emploi : bilan mi-figue mi-raisin au 2e trimestre en Occitanie

    Toujours pas de rebond économique notable en Occitanie, qui néanmoins ne s’en sort pas si mal comparé au reste de l’Hexagone. Voilà la tendance issue de la dernière note de conjoncture de l’Insee pour le deuxième trimestre 2025.

    Comme les autres régions, l’Occitanie souffre d’une mauvaise conjoncture. « En France, il n’y a pas de confiance et peu de croissance », résume Katia Le Goaziou (Insee) qui avance deux causes majeures. D’abord le fait que « le protectionnisme des États-Unis [les droits de douane de Trump, Ndlr.] a mis à mal le commerce mondial. La zone Euro est fortement affaiblie ». Ensuite la morosité dans l’Hexagone due à l’impasse politique. Malgré une moindre inflation (+0,8% en août), « les taux d’épargne battent des records. Les ménages ne consomment pas et les acteurs économiques hésitent à investir ». Et la cheffe du service études et diffusion de l’Insee de préciser : « Il existe un attentisme traditionnel avant les périodes électorales, et le contexte budgétaire peut jouer sur les investissements. »

    Malgré tout, l’Occitanie tire plutôt son épingle du jeu. Le second trimestre est synonyme de « léger mieux » côté emploi salarié qui s’accroît de 0,3% (+5 700 emplois), soit 0,1 point de mieux qu’en France. Une légère hausse due à un rebond dans le tertiaire marchand hors intérim (+0,4% ; +3 600 emplois), essentiellement grâce à l’hôtellerie-restauration (+2 400 emplois). L’intérim progresse lui aussi (+1% ; +500 emplois). En revanche, en dépit d’une hausse dans l’aéronautique et le spatial, l’emploi industriel reste stable comme en France et se contracte dans la construction (-0,6% ; -800 emplois). À noter qu’avec les Hautes-Pyrénées (+0,5%) et le Gard (+0,4%), l’Hérault (+0,6%) fait partie des trois bons élèves d’Occitanie.

    Le taux de chômage régional n’en reste pas moins « très élevé » (8,9% contre 7,5% en France) tout en étant stable car « la population active continue d’augmenter en Occitanie », explique François Hild, chargé d’études. La Lozère est épargnée (4,7%) mais les Pyrénées-Orientales conservent leur bonnet d’âne national avec un chômage qui culmine à 11,9%.

    Au deuxième trimestre, l’activité économique régionale est donc relativement stable
    (-0,1%). Elle diminue dans la construction, les services marchands (communication, informatique…), les services immobiliers et aux ménages. L’activité progresse dans les services non marchands et l’industrie, notamment la fabrication de matériel de transports « malgré les difficultés d’approvisionnement d’Airbus », précise François Hild. À noter des disparités : l’Hérault accuse un léger retrait (-0,2%), le Gard un regain (+0,4%).

    Concernant les secteurs d’activité, le tourisme affiche la meilleure santé avec 7,2 millions de nuitées (hors campings), avec un rebond pour les hôtels (+2,2%). Le littoral et les zones urbaines (surtout Montpellier et Toulouse) profitent d’une recrudescence des touristes étrangers (+7,6%). En dépit d’un niveau encore « historiquement faible » (36 200 logements en un an, soit -4,5%), la construction amorce peut-être sa reprise. Entre avril et juin, 10 800 logements ont été mis en chantier (+18%).

    Enfin, on note un dernier contraste chez les entreprises. Si les créations (26 300 ; +0,7%) se maintiennent à un niveau élevé en Occitanie, la hausse reste supérieure en France (+4,2%). Quant aux défaillances d’entreprises, elles continuent de croître. En un an, la région a ainsi perdu 6 100 sociétés. C’est de 10 points de plus que l’année précédente.

    « En France il n’y a pas de confiance et peu de croissance »

  • À Aubagne, la visite sur les « maîtres de l’argile » se poursuit

    À Aubagne, la visite sur les « maîtres de l’argile » se poursuit

    Après une première visite le 22, une seconde est programmée ce mercredi 29 octobre. Elle emmènera les visiteurs à la poterie Ravel, l’une des plus anciennes manufactures de céramique de France. Créée en 1837, elle est toujours en activité et fabrique plus de 20 000 vases de jardin en terre cuite, mais aussi des pièces emblématiques d’art de la table. La visite fait également une étape à la faïencerie Sicard, là même où fut façonnée la cigale sur sa branche. Réservation sur le site de l’OT ou sur place, 8 cours Barthélémy. Tarif : 6 euros.

  • La gauche seynoise travaille ses dossiers

    La gauche seynoise travaille ses dossiers

    C’est cette fois au Café des Arts que Stéphane Sacco (GRS) et toute son équipe de La Seyne à Venir ont convié ceux qui partagent les valeurs de progrès social, de solidarité et de développement durable. L’objectif : présenter une partie des travaux réalisés en ateliers par 157 personnes sur 17 chantiers thématiques différents. L’idée est de continuer à coconstruire, avec les habitants, un programme alternatif porteur des valeurs de la gauche et de l’écologie.

    Après notamment l’éducation et la démocratie locale, place cette fois-ci aux dossiers tourisme et transports. Pour le premier, il s’agissait de mettre en évidence autant les enjeux liés au développement économique que les écueils à éviter pour ne pas qu’il s’opère au détriment des habitants. C’est ce qu’a souligné d’emblée Valérie Romboni, rapporteuse du groupe de travail sur ce thème.

    Sans perdre de vue, donc, que le tourisme peut « générer également des effets pervers » avec, par exemple, un fort impact sur les prix de l’immobilier et l’aggravation de la pénurie d’offres locatives. Le marché se concentrant sur les locations saisonnières, plus lucratives. Le défi est donc de réguler les dérives liées à la forte attractivité touristique du territoire. « La municipalité en a les moyens », insiste la militante en rappelant que « le logement est un sujet essentiel de nos politiques publiques ».

    Un sujet qui interroge également la gestion des déchets, dont la quantité s’accroît significativement en période estivale. Mais aussi la préservation du patrimoine naturel et la politique culturelle.

    « Les touristes ont soif de culture et, à La Seyne, on a ce qu’il faut, mais il est nécessaire de la mettre en valeur », ajoute Valérie Romboni. Une des pistes évoquées est la création d’un comité consultatif composé des représentants des professions concernées, mais aussi de citoyens et de membres de comités d’intérêts locaux, de conseils de quartier…

    La gratuité des transports

    Stéphane Sacco, candidat soutenu par plusieurs partis de gauche, dont le PCF, s’est ensuite attaqué au très lourd dossier concernant les mobilités. Il a rappelé que « La Seyne est en proie, depuis des décennies, à de graves problèmes de déplacements et d’aménagements de ses axes de circulation ».

    Concernant la traversée par l’axe longeant les quais, constamment congestionné aux heures de pointe, La Seyne à Venir propose le recouvrement d’une partie du port par une dalle, afin de créer de nouvelles voies de circulation, mais aussi une zone apaisée côté centre-ville. « Cela permettra aussi le passage du tramway ou du BHNS », précise Stéphane Sacco. Avec, donc, des fonds débloqués par la Métropole pour ce faire.

    « Pour nous, La Seyne à Venir, seul le tramway répondra aux défis du XXIe siècle », martèle-t-il à l’occasion. Il poursuit : « Nous mettrons tout en œuvre pour que soit mise en place la gratuité des transports en commun, comme cela a été fait avec succès dans d’autres grandes communes ou métropoles gérées par la gauche. »

    Le candidat de la gauche évoque également, parmi les pistes à l’étude, « un omnibus maritime électrique de cabotage qui desservirait la côte seynoise ».

    La Seyne à Venir propose également la création de 900 places de parking en centre-ville, avec un certain nombre réservé aux résidents, afin de rendre le commerce local plus accessible et de libérer les trottoirs trop souvent encombrés faute de places disponibles.

    Tout cela est, bien sûr, loin d’être exhaustif.

  • La dérive complète du 31, rue Barthélémy à Marseille

    La dérive complète du 31, rue Barthélémy à Marseille

    La fuite en avant du propriétaire du 31, rue Barthélémy se poursuit, continuant, malgré les interdits, de décloisonner et diviser les grands appartements de 140 m² de ce bel immeuble marseillais, pour les exploiter en meublés saisonniers sans autorisation de changement d’usage.

    Alors que la société MessieursDames (propriétaire de l’immeuble racheté 1,7 million d’euros en octobre 2023) et la société Lovely Keys (qui loue les neuf meublés touristiques créés au rez-de-chaussée et au 1er étage) sont assignées, lundi prochain, par la Ville de Marseille devant le tribunal judiciaire, aux côtés de trois autres investisseurs, pour violation du règlement sur le changement d’usage, des travaux dangereux et non autorisés ont été entrepris la semaine dernière, au 3e étage.

    « Un jour de plus

    et ça s’effondrait »

    « Lundi dernier, ça s’est mis à trembler de partout », relate Julie, en état de choc et qui vivait en colocation au 4e étage. « En quelques jours, ils ont tout pété, tout détruit. C’est samedi en revenant qu’on a découvert de grosses fissures. Les portes ne fermaient plus, le sol s’affaissait. C’était la panique totale. Un jour de plus et ça s’effondrait. C’est du mépris et de la mise en danger. » Les marins-pompiers et techniciens de la Ville ont constaté la déstructuration du 4e étage avec une descente du plancher. Les 3e et 4e étages sont désormais interdits. Aidés par des membres du Collectif du 5-Novembre et des amis pour déménager leurs affaires, Julie et ses deux colocataires ont trouvé refuge loin de la rue Barthélémy. « J’ai mis 7 ans de vie dans des sacs et là je dors chez des amis. »

    Ce mardi, des ouvriers évacuaient des gravats. Interrogé par La Marseillaise sur la situation de son immeuble et de ses locataires, dont une jeune étudiante en « bail mobilité » au rez-de-chaussée, Mehdi Guenouni, le gérant des deux sociétés, a répondu très posément : « Il n’y a pas de situation. Il n’y a pas de péril. » Il n’a pas souhaité davantage s’exprimer.

    « C’est un exemple assez sidérant de la dévitalisation d’un immeuble qui passe de l’habitation classique à la location hôtelière sauvage en chassant les habitants et en fracturant leurs murs », commente Dominique Dias, expert appelé par des locataires. Les travaux opérés sur la base de déclarations préalables visant un « changement de destination de bureau en hébergement hôtelier » ne sont pas réguliers. En effet, à la suite d’un recours contre trois déclarations préalables et après visite d’un inspecteur de l’urbanisme, des illégalités ont été constatées. « L’analyse approfondie des pièces de ces trois dossiers a mis en lumière plusieurs éléments susceptibles de conduire à un retrait pour fraude de la décision implicite de non-opposition dont vous bénéficiez depuis le 13 juin 2024 », avait signifié l’adjoint à l’urbanisme, éric Méry, dans une mise en demeure du 17 décembre 2024. « Des éléments précis et concordants laissent penser que les surfaces objet du changement de destination étaient en réalité des surfaces d’habitation, et non de bureau », écrivait la Ville. Les déclarations décrivent des travaux « sans modification des structures porteuses » or, « contrairement à ce que laissait penser sa présentation, le projet de changement de destination s’accompagne nécessairement de modifications des structures porteuses du bâtiment et aurait donc dû, à ce titre, faire l’objet d’une demande de permis de construire ».

    En conclusion, pour la mairie, « les trois projets visent à la création d’un grand nombre de meublés de tourisme » qui « engendrera inévitablement des nuisances sonores graves pour le voisinage, notamment la nuit ». Avertissements et assignation n’ont pas empêché la fuite en avant.

  • Le terminal des croisières de luxe prend encore l’eau

    Le terminal des croisières de luxe prend encore l’eau

    La croisière ne s’amuse plus. Sept mois après la publication par le Grand port maritime de Marseille d’un avis de concession pour aménager l’esplanade du J4, qui jouxte le Mucem, afin d’y installer un terminal dédié aux croisières de luxe, aucun candidat ne s’est présenté avant la date butoir, le 15 septembre dernier. Malgré la promesse d’accueillir 90 escales cette année, puis 126 en 2026, soit quelque 90 000 croisiéristes en deux ans, l’avis de résultats publié mercredi dernier n’a pu que constater : « Aucun lauréat n’a été choisi et la mise en concurrence est close. »

    Comme un goût de déjà-vu. En décembre dernier, en effet, le Grand port maritime avait été contraint de revoir sa copie. Un consortium pourtant s’était formé suite à un premier appel d’offres publié en décembre 2021, pour y aménager cette gare maritime haut de gamme au pied de la Major, sur un terre-plein de 20 000 m². Celui-ci avait même déjà obtenu l’avis de l’architecte des bâtiments de France. Mais l’Américain Royal Caribbean, engagé à travers sa filiale Silversea, a finalement jeté l’éponge, pour des raisons économiques. De quoi décourager ses partenaires Ponant et Viking Cruises, qui à leur tour avaient abandonné le projet, ne pouvant assumer la centaine d’escales réclamées et les 15 millions d’euros nécessaires d’investissements. Sans rebuter les autorités du port, qui promettaient déjà un nouveau projet dans la même veine, garantissant de « rendre le projet plus attractif aux yeux des investisseurs ».

    Coûte que coûte

    Ainsi, au-delà de la seule gare maritime haut de gamme projetée sur l’esplanade, le bâtiment de 1 000  m² prévoyait « des activités liées à l’hospitalité, à la culture et à l’événementiel » qui « assureront la viabilité et la rentabilité du projet présenté ». Le tout « en cohérence avec la clientèle des navires de croisière haut de gamme accostés au J4 ». Si l’investissement de 8 millions d’euros minimum devait être porté par le délégataire, celui-ci pouvait occuper le site pour une durée allant de dix-sept à vingt-cinq ans, reversant cependant 3 % de son chiffre d’affaires au Port. Des conditions qui n’ont pas suffi à convaincre.

    Le Grand port maritime, malgré tout, souhaite maintenir ce projet. « Nous voulons qu’il y ait une activité économique liée à la croisière sur cet espace », fait-on savoir auprès du site. Un autre appel d’offres, donc, devrait être lancé dans le même sens. « Nous verrons sous quelles modalités dans la prochaine semaine », nous précise-t-on.