Tag: tourisme

  • [Passerelle Interculturelle] Et si la Chine n’était pas si loin ?

    [Passerelle Interculturelle] Et si la Chine n’était pas si loin ?

    Si vous êtes déjà allé en Chine, vous aurez sûrement envie d’y retourner encore et encore. Si vous n’y êtes jamais allé, la Chine reste peut-être encore dans votre imagination : un pays lointain, immense, difficile à comprendre, où la langue semble être une barrière et où le voyage paraît compliqué.

    Et pourtant, aujourd’hui, partir en Chine est devenu beaucoup plus simple. Pour les voyageurs français titulaires d’un passeport ordinaire, il est possible de séjourner en Chine sans visa jusqu’à 30 jours, pour un voyage touristique, familial, professionnel ou de transit. Pour un séjour court, cela enlève une grande partie des démarches qui rendaient autrefois le voyage plus difficile à organiser.

    Exemption de visa

    Le trajet lui-même est aussi devenu plus direct. Depuis la France, notamment depuis Paris, il existe des vols vers plusieurs grandes villes chinoises comme Beijing, Shanghai, Guangzhou, Shenzhen ou Chengdu, selon les compagnies et les périodes. Une fois sur place, le train facilite beaucoup les déplacements. Les grandes lignes ferroviaires permettent de traverser le pays assez facilement, et les transports urbains sont souvent pratiques et peu coûteux.

    C’est aussi un aspect qui surprend beaucoup de voyageurs français : en Chine, manger dehors et se déplacer peuvent rester très accessibles. On peut prendre un métro, un taxi, un train, manger dans un petit restaurant local ou goûter des spécialités de rue sans forcément prévoir un budget énorme. Il y a beaucoup de choix, parfois même trop, et c’est souvent dans ces moments simples que le voyage devient le plus vivant.

    Bien sûr, Beijing, Shanghai et Hong Kong gardent une place particulière, surtout pour les jeunes voyageurs qui cherchent de grandes villes dynamiques, modernes et intenses. Mais la Chine ne se limite pas à ces grandes métropoles. Wuhan, Kunming, Lijiang ou Lhassa offrent d’autres rythmes, d’autres paysages, d’autres façons d’approcher le pays. Certaines villes sont plus faciles, d’autres plus dépaysantes, mais chacune laisse une impression différente.

    La Chine n’est pas toujours un pays que l’on comprend immédiatement. Elle peut surprendre, fatiguer parfois, impressionner souvent. Mais elle donne aussi beaucoup à observer : une rue animée le soir, un repas partagé, une gare immense, un vieux quartier, un paysage de montagne, une conversation faite de gestes et de sourires.

    Avec la politique actuelle d’exemption de visa, le voyage paraît simplement moins lointain qu’avant. Et au moment où revient la saison des vacances en France, la Chine peut devenir non pas une destination à cocher sur une liste, mais une vraie expérience à vivre, à son rythme. 

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • Sur la côte Bleue, le surf comme argument touristique

    Sur la côte Bleue, le surf comme argument touristique

    Du surf en Méditerranée ? Pas connue pour ses vagues déchaînées, elle accueille pourtant une certaine communauté de surfeurs. Sur la Côte Bleue et vers Martigues surtout, une véritable scène surf s’est développée au fil des années. Avec l’été en approche, l’office de tourisme de Martigues compte mettre en avant cette activité de son territoire. Sa particularité ? Une configuration géographique unique qui capte les houles et les vents pour créer des vagues.

    « C’est la chasse à la vague »

    « Au cœur du village de Carro, le spot de surf des Arnettes est l’un des lieux incontournables de la glisse en région Sud », renseigne l’office de tourisme. Martigues, Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins : de nombreux endroits le long de la Côte Bleue sont souvent investis par les planches. Pablo Pelle est surfeur depuis dix ans. Il habite Marseille et cela fait trois ans qu’il côtoie les vagues de Martigues : « Pas plus tard qu’hier [dimanche] soir, je surfais à La Couronne. Il y en a pour tous les niveaux sur la côte et les paysages sont vraiment magnifiques », décrit-il. La particularité de cet endroit, c’est justement cette configuration géographique qui capte houles et vents pour créer des vagues. La culture du surf ne se limite pas à l’Atlantique, mais en Méditerranée elle reste extrêmement dépendante de la météo…

    « La pleine saison, c’est entre novembre et mars. Quand il y a le Mistral, c’est mieux pour former les vagues. Avant ou après, c’est deux ou trois sessions par mois », explique Arthur. L’étudiant de 21 ans poursuit : « C’est un peu le souci de la Méditerranée, c’est la chasse à la vague. » Des sessions de surf précieuses qui n’ont pas empêché une communauté de se créer. Ces deux habitués croisent « souvent les mêmes visages dans l’eau, beaucoup de locaux », d’après Arthur, qui a commencé ce sport à 13 ans. Pour ces sportifs, promouvoir le surf à Martigues est une bonne chose. « C’est un sport de partage », se réjouit Arthur, tout en nuançant : « Plus il y a de monde, moins on peut surfer. »

  • Une collecte de sang sur le Vieux-Port avant la saison

    Une collecte de sang sur le Vieux-Port avant la saison

    Le chapiteau de la collecte du sang vient d’ouvrir depuis une heure ce lundi ensoleillé et déjà les premiers donneurs affluent sur le Vieux-Port. Environ 900 donneurs sont attendus sur l’ensemble de la semaine. Sur place, le professeur Jacques Chiaroni, ancien directeur de l’Établissement français du sang Paca-Corse et spécialiste des groupes sanguins rares, explique les attentes spécifiques pour cette collecte : « Le secteur Paca-Corse n’est pas autosuffisant en poches de sang pour les transfusions. En période de pré-vacances d’été, le risque de pénurie est plus élevé, lié au tourisme dans la région. Grâce à cette collecte, nous allons réalimenter notre stock. » Marseille et Paris sont les seules villes-réserves de sang en France, avec respectivement environ 1 800 et 8 000 poches pour alimenter les différents secteurs.

    « La dimension quantitative est tout aussi importante que la dimension qualitative », continue le professeur Chiaroni. « En effet, il existe 400 groupes sanguins dans le monde. Cela ne se limite pas au système “ABO”, qui représente la surface des globules rouges. La médecine française manque de sangs rares, principalement de populations d’ancestralité africaine. »

    Des donneurs rares attendus

    Le spécialiste explique l’importance des donneurs d’origine africaine dans les collectes. « Des antigènes spécifiques existent en Afrique, le berceau de l’humanité. C’est là que l’on trouve le plus de groupes sanguins différents. Il existe notamment le système Duffy, qui s’est développé dans le sang des populations subsahariennes contre le paludisme. » Un système sanguin que l’on retrouve chez la quasi-totalité des personnes originaires d’Afrique, mais presque inexistant en dehors. « C’est pour cela que les événements de collecte sont importants. Ils attirent des populations moins informées sur le don du sang, mais ces dons sont nécessaires pour la médecine. » Le professeur souligne l’importance de la communication dans des médias faisant le lien avec le continent, mais aussi dans des lieux locaux comme les mosquées.

    Outre ces sangs rares, les donneurs jeunes sont aussi attendus durant la semaine. Il est possible de donner son sang dès 18 ans, jusqu’à la veille de son 71e anniversaire et si l’on pèse plus de 50 kilos. « Notre intérêt est de sensibiliser les futures générations de donneurs », explique le spécialiste. Le parcours de don au chapiteau dure une heure au total. D’abord, les donneurs remplissent un formulaire. Ils réalisent ensuite un entretien avec une infirmière pour déterminer s’ils sont aptes à donner leur sang. Dans la majorité des cas, il n’y a pas de contre-indications et, si tel est le cas, « elles peuvent être liées à des maladies récentes, à des prises d’antibiotiques et sont souvent temporaires », précise le professeur Chiaroni. Le don de sang dure une dizaine de minutes. « Le corps humain contient 5 litres de sang. Lors d’un don, on prélève entre 350 et 450 millilitres. » Le conseil du spécialiste : « Ne pas venir à jeun ! ».

    Chapiteau de l’Établissement français du sang, sur le Vieux-Port, ouvert jusqu’au vendredi 15 mai de 13h à 18h30 et le samedi 16 mai de 11h30 à 17h.

  • Avignon : le Palais des Papes s’ouvre à des espaces inédits

    Avignon : le Palais des Papes s’ouvre à des espaces inédits

    C’est ce qu’annonce Avignon Tourisme dans un communiqué de presse. « Cette nouvelle étape de valorisation du monument proposera, à terme, trois parcours thématiques permettant d’explorer autrement la richesse historique, architecturale et symbolique du site », précise l’organisme. Avignon Tourisme annonce également la mise en ligne, depuis ce 1er mai, de la web‑application « Les clefs du palais », « conçue pour enrichir la découverte du monument directement depuis un smartphone ».

  • L’Office de tourisme vote son budget dans la foulée

    L’Office de tourisme vote son budget dans la foulée

    L’Office de tourisme, central pour maintenir la réputation culturelle de la Ville, a lui aussi adopté son budget primitif. Un budget, selon Karima Zerkani-Raynal, adjointe au tourisme et à l’attractivité, qui « traduit d’une gestion sérieuse et prudente, reconnue par le label d’État destination d’excellence. Celui-ci s’inscrit dans une logique de continuité et de consolidation. Il vise à prolonger l’élan de Cézanne 2025, à maintenir l’image d’Aix-en-Provence comme grande destination culturelle et développer le tourisme d’affaire afin de mieux répartir la fréquence sur l’année », déroule Karima Zerkani-Raynal, adjointe au tourisme et à l’attractivité. « Il se stabilise à 7,311 millions d’euros en fonctionnement et 631 815 euros en investissement. » Côté recettes, « la Ville contribue à hauteur de 3,2 millions d’euros via le reversement de la part communale de la taxe de séjour », poursuit l’élue. « Si on n’avait pas cette taxe de séjour, c’est la ville qui paierait cette subvention, c’est quand même très important. » Précision apportée alors qu’un peu plus tôt dans le conseil, Cyril di Méo (PS), en demandait la réévaluation. « La règle à Aix est un plafonnement à 4 euros hors taxe additionnelle de cette taxe de séjour. Quelqu’un qui loue une chambre à l’Hôtel Renaissance pour 400 euros, aurait une taxe de séjour de 4 euros, la même que paierait quelqu’un qui loue une nuitée dans un camping à 66 euros, déplore Cyril di Méo. La loi permet de moduler cette taxe séjour de 1 à 5% du montant sans plafonnement. Est-ce qu’il serait possible, que la ville étudie dans les tarifications de cette taxe de séjour – puisque vous vous vantez d’être une ville touristique attractive – qu’il y ait une différenciation et une progressivité dans l’usage de cette taxe de séjour de façon à dissuader Airbnb et toute une partie du locatif, pour attribuer un caractère plus social à ces logements ? » La question reste en débat.

  • L’emblématique Fort de Bouc rouvre ses portes à Martigues

    L’emblématique Fort de Bouc rouvre ses portes à Martigues

    C’est l’attractivité phare du côté de Martigues. Le Fort de Bouc se dévoile au grand public avec des visites guidées que l’office de tourisme organise tous les mois. Un monument connu pour sa position stratégique dans le domaine maritime. Le fort contrôlait également la région en tant qu’ouvrage défensif et phare au XVIIe siècle. Au programme de cette visite : une traversée en bateau jusqu’au fort, une découverte des espaces intérieurs, des récits captivants autour de son histoire et de ses usages et des points de vue uniques sur le littoral martégal. Depuis des années, l’office du tourisme organise les visites à la même période de l’année.

    « C’est une visite qui fonctionne toujours bien, on remplit très souvent la billetterie. Les habitants ont envie de découvrir une autre facette de Martigues et ça leur plaît puisque tout le monde connaît le lieu mais pas son histoire », déclarent les organisateurs des visites.

    Depuis de nombreuses années, la structure organise les visites et compte énormément sur l’événement : « On a été coupé par la crise du Covid-19 mais depuis 2023, c’est un rendez-vous phare de la saison estivale », annonce l’office de tourisme. La prochaine visite aura lieu le samedi 2 mai à partir de 9 h 30, d’autres créneaux seront proposés en juin, juillet et août avec deux dates par mois, les samedis aux mêmes horaires. Une bonne occasion pour les touristes aussi de découvrir ce haut lieu.

    Pour tout renseignement
    et réservation : martigues-tourisme.com ou
    04.42.42.31. 10.

  • Lac de Saint-Cassien : une cellule de veille pour sécuriser le plan d’eau

    Lac de Saint-Cassien : une cellule de veille pour sécuriser le plan d’eau

    Prévue par l’arrêté préfectoral du 2 avril 2026 qui réglemente la police de la navigation, les activités aquatiques, nautiques, sportives et de loisirs sur ce plan d’eau très touristique.

    Réunie en début et fin de saison estivale avec les professionnels, les élus, les responsables associatifs, les services de secours, les services de l’État, les services d’Électricité de France, elle a pour mission d’identifier les problématiques présentes sur l’ensemble de la retenue et la sécurisation du plan d’eau : information des usagers, interventions et missions de secours.

  • [Entretien] Jean-Louis Gély :  En matière touristique, notre priorité est la qualité »

    [Entretien] Jean-Louis Gély :  En matière touristique, notre priorité est la qualité »

    La Marseillaise : Qu’est-ce que la labellisation Géoparc va changer pour le département ?

    Jean-Louis Gély : Pour visibiliser ce patrimoine, en prendre conscience d’abord et le communiquer à tout le monde ensuite, afin de le rendre le plus accessible possible, encore fallait-il le structurer, l’organiser et le valoriser. Le label de l’Unesco nous permet de concrétiser et de valider cette démarche, bien mieux que si nous n’étions qu’entre nous, et de l’inclure concrètement dans notre vision territoriale globale et dans notre philosophie de tourisme durable. C’est une chance pour les entreprises, les artisans, les associations, les agriculteurs, entre autres acteurs, d’attirer et de développer de nouveaux projets.

    Comment comptez-vous accompagner cette labellisation ?

    J.-L.G. : Dans l’immédiat, un événement convivial est prévu pour associer à cette réussite tous les acteurs qui y ont contribué : communes, communautés de communes concernées, géomédiateurs, géopartenaires, autres partenaires institutionnels. Ce sera en juin.

    Quelles sont les retombées touristiques et économiques attendues ?

    J.-L.G. : C’est difficile à évaluer précisément. Dans d’autres Géoparcs labellisés par l’Unesco, une hausse de la fréquentation a été observée à hauteur de 30%. Mais nous ne sommes pas dans une course à l’échalote et surtout pas dans une recherche de massification. Bien sûr, l’appréciation quantitative des flux est un objectif, en vue, notamment, de faire tourner l’économie de nos territoires : hébergeurs, restaurateurs, commerçants… Et je ne doute pas que cela va se produire. Mais notre priorité, en matière touristique, c’est la qualité et la valorisation.

    Kléber Mesquida parle du « commencement d’une nouvelle étape », quels sont les nouveaux objectifs ?

    J.-L.G. : C’est une nouvelle étape parce que l’obtention du label de l’Unesco est à la fois une distinction, une reconnaissance et un moment fort pour notre engagement concret. Il est attribué pour une durée de quatre ans : à cette échéance, une réévaluation devra intervenir. Les acteurs du territoire vont donc conduire un travail s’articulant autour des cinq axes stratégiques définis : coordination de la démarche, communication, préservation et valorisation, éducation et développement du tourisme durable.

  • [Tourisme] Le nombre de réservations impacté par le prix de l’essence

    [Tourisme] Le nombre de réservations impacté par le prix de l’essence

    Alors que la hausse du coût du carburant impacte nombre de professions, en témoignent les diverses mobilisations qui ont essaimé dans l’Hexagone ces derniers jours, qu’en est-il pour les vacanciers ?

    Dans le secteur du tourisme, certains semblent avoir pris les devants, à l’instar du camping Maïana, à La Grande-Motte, où les gérants ont mis en place une ristourne sur le carburant. Pour une semaine de réservation complète cet été, les futurs touristes pouvaient recevoir un bon d’achat d’une valeur comprise entre 30 et 80 euros.

    À l’aune de la saison estivale, d’autres dispositifs émergent pour tenter d’attirer la clientèle. « Nous avons un rôle à jouer pour maintenir le pouvoir d’achat. Chacun fait son truc. Par exemple, j’ai décidé de ne pas augmenter le prix de la restauration et de baisser celui de certaines boissons. D’autres mettent en place des bons d’achat sur le gasoil mais cela reste marginal », développe Philippe Robert, président de la Fédération de l’hôtellerie de plein air d’Occitanie et gérant du camping 4 étoiles La Méditerranée, à Vias. Tous espèrent que la guerre et l’augmentation du prix du carburant seront de courte durée et qu’ils pourront faire le plein au cœur de l’été. « Sur le début de l’année, les réservations étaient bien engagées, à un niveau similaire à 2025, une très bonne saison pour le tourisme. Mais depuis un mois et demi, il y a un ralentissement dû à la guerre. Ce qui se traduit par une baisse des réservations et un changement de comportement : les gens séjournent plus près, des établissements ont eu des annulations justifiées par le fait qu’ils se trouvaient trop loin », observe Philippe Robert. D’autres encore préfèrent partir moins longtemps. Preuve que le porte-monnaie pèse sur le choix des vacances : « On observe un regain d’activité sur le camping avec emplacements nus, l’offre la plus accessible », note Philippe Robert.

    « Un effet ciseau »

    Des tendances qui semblent se restreindre à la France. « Nous travaillons beaucoup avec des Allemands, des Hollandais : eux sont au rendez-vous. Seuls les Français pêchent, c’est étonnant », précise Philippe Robert. Néanmoins, ces réticences impactent les professionnels. « Les réservations sont bonnes pour les mois de mai et juin, mais nous avons des difficultés sur la haute saison, alors que nous sommes déjà complets en temps normal », poursuit le président de la fédération. Au point d’avoir un impact sur l’emploi ? « On reste prudent et on regarde nos dépenses car on a bien compris que tout peut arriver à tout moment. On n’a aucune visibilité contrairement aux autres années. Il y a une part de risque et on est prudent sur les embauches. »

    Le gérant de camping veut croire en sa bonne étoile en tablant notamment sur le fait que des Français, partant initialement à l’étranger, se rabattent sur l’Hexagone. « Il y a aussi un effet ciseau. On voit qu’il est compliqué de partir du fait du problème de pouvoir d’achat mais, d’un autre côté, avec ce climat anxiogène, on a besoin de s’échapper, de partir », soutient Philippe Robert.

    Toutefois, ces changements de comportement sont à l’œuvre depuis la crise sanitaire, amplifiée avec la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine. Les gens partent moins longtemps et plus près pour un tourisme plus vert. Cette nouvelle hausse à la pompe ne serait-elle pas l’accélération d’un changement inéluctable ?

  • Hérault : l’État muscle son dispositif estival

    Hérault : l’État muscle son dispositif estival

    À l’approche de l’été, l’État prépare le terrain dans l’Hérault. Réunie à Gignac avec les maires du département, la préfète Chantal Mauchet a présenté le dispositif estival de protection des populations pour 2026. Dans un département où la population peut atteindre 1,2 million de personnes durant la saison, l’objectif est de répondre à l’afflux touristique, au risque incendie, aux noyades et aux événements festifs.

    L’État annonce un dispositif du même niveau que l’an dernier. 162 gendarmes supplémentaires viendront renforcer chaque jour les effectifs départementaux, sur le littoral, dans l’arrière-pays et les hauts cantons. La police nationale bénéficiera aussi de renforts extérieurs, notamment à Agde et Sète.

    Des renforts sur tous les fronts

    La sécurité civile sera elle aussi fortement mobilisée. Le Sdis 34 prévoit un socle quotidien de 500 sapeurs-pompiers pour les interventions courantes. En cas de risque incendie élevé, ce volume pourra être renforcé de 50 à 400 pompiers supplémentaires. Sur le littoral et autour des plans d’eau, 250 sapeurs-pompiers volontaires saisonniers assureront la surveillance des baignades dans 50 postes de secours.

    Autre point de vigilance : les férias, fêtes votives, festivals et feux d’artifice qui jalonnent l’été héraultais. La préfecture insiste sur l’anticipation, avec des réunions préparatoires en amont et un guide remis aux maires pour mieux encadrer les festivités. Enfin, la préfète annonce une évolution prochaine des règles de fermeture des massifs forestiers, pour simplifier et renforcer la prévention.