Tag: Toulon

  • Le PCF interpelle le député Yannick Chenevard

    Le PCF interpelle le député Yannick Chenevard

    La lettre ouverte envoyée par la section du PCF de Toulon au député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble), vise à éclairer en retour les électeurs de gauche sur le positionnement politique de celui pour lequel ils se sont, comme un seul homme, massivement reportés, en 2024, afin de faire barrage à l’extrême droite et empêcher le RN de réaliser un carton plein dans le Var.

    Les communistes proposent au parlementaire de s’exprimer sur les déclarations graves de sens du chef du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, entre les deux tours de la législative partielle dans le Tarn-et-Garonne opposant un candidat d’extrême droite à celui du Parti socialiste. Il appelait alors à ne donner « pas une voix pour la gauche ». Le candidat soutenu par le RN l’a emporté…

    Le PCF dénonce donc un honteux front antirépublicain unissant LR et le parti à la flamme créé entre autres, par d’anciens Waffen SS. Le PCF demande donc au député élu, lui, grâce au front républicain, de se déterminer, étant donné qu’il soutient aux municipales le candidat LR Michel Bonnus, un proche de Retailleau.

    La section communiste toulonnaise prévient que, s’il partage les positions du chef des Républicains, il « trahit la confiance des électeurs de gauche comme de droite ». Et dans le cas contraire, elle ajoute : « Nous nous demandons comment vous pouvez soutenir aux élections municipales un candidat qui est le délégué toulonnais du parti de M.Retailleau ? »

    Des contradictions auxquelles le député ne sera pas le seul à devoir répondre.

  • Premier zéro pointé pour les Toulonnais

    Premier zéro pointé pour les Toulonnais

    Ce déplacement à Clermont, lors de la 6e journée de Top 14, figure parmi les matches à oublier pour les Rouge et Noir. Ces derniers, pourtant rodés sur ce début de saison après avoir pris 14 points sur les quatre premières rencontres du championnat, sont complètement passés à côté de leur match, samedi soir, et ont encaissé leur deuxième défaite de la saison (27-10). Mais c’est bien la première fois qu’ils repartent sans le moindre point, après l’obtention du bonus défensif à Bayonne (35-32, le 28 septembre). « Il faut déjà féliciter Clermont pour son match », souligne sportivement Pierre Mignoni, manager du RCT, conscient que ses hommes ont été bousculés en conquête lors du premier acte. Ils sont repartis au vestiaire en ayant subi trois essais et en accusant 24 points d’écart (27-3).

    « Nous, on prend trop de cartons jaunes (trois), c’est compliqué quand vous jouez à 13. On n’entre pas dans une bonne dynamique dans ce match, ils nous attendaient devant et ils ont répondu présent. Ce n’est pas trop dans nos habitudes, on est vexés ce soir (samedi soir), mais c’est comme ça… Clermont a fait le job, il n’y a rien à dire », poursuit-il, persuadé que ce revers agit comme « un coup d’arrêt, une remise à l’heure, une remise en question ».

    Ses protégés sont ainsi retombés à la dixième place au classement, mais ont toujours un match en retard à jouer suite à l’annulation de la rencontre entre le RCT et le Stade Rochelais. « Ce n’est pas la fin du monde mais il va vite falloir repartir de l’avant car des défaites à zéro point, on n’aime pas trop ça. Les rotations, ce n’est pas une excuse. L’indiscipline et les fautes de main nous ont empêchés d’avoir le momentum, surtout qu’ils ont une grosse conquête. Encore une fois, bravo aux Clermontois », ajoute le technicien varois. Il espère retrouver le chemin de la victoire dimanche, à domicile (21h05), avec la réception du Racing 92.

  • Un repas partagé pour soutenir le monde associatif

    Un repas partagé pour soutenir le monde associatif

    Depuis quelques années, les associations sont malmenées et subissent une baisse régulière des subventions, alors qu’elles sont appelées à pallier toujours plus les défaillances de l’État », lance Roland Biache, le président de la section Toulon-La Seyne de la Ligue des droits de l’homme, adhérente du Mouvement associatif qui est à l’appel de cette journée d’action nationale. à Toulon, c’est sur la place d’Armes, dès midi, que le rassemblement revendicatif prendra forme avec au programme un pique-nique partagé.

    « Le statut du bénévolat avance vraiment pas à pas et n’est vraiment pas à la mesure de l’engagement demandé aux gens », reprend le défenseur des droits humains. Pourtant, rappelle-t-il, les associations occupent une place centrale dans la société. Et de poursuivre : « Elles facilitent l’accès aux soins, à l’éducation, au sport, à la culture et aux droits, soutiennent la lutte contre la précarité et l’isolement, encouragent le départ en vacances pour le plus grand nombre et défendent l’environnement. »

    Autant dire qu’elles se retrouvent au premier plan pour faire face à l’urgence sociale. Le sous-investissement chronique dont elles pâtissent et qui risque de conduire certaines à la disparition n’est donc pas sans conséquence pour la cohésion sociale. Et va affecter encore plus durement les publics précaires.

    Sans compter, s’indigne Roland Biache, les entraves à la liberté associative introduites par une lecture parfois un peu trop zélée, par l’administration ou les politiques, de la loi Darmanin sur les principes et valeurs de la laïcité. Ou encore les retours de bâton d’élus vindicatifs ayant été épinglées par l’une d’elles. « Ça peut se traduire par des suppressions de subventions, ou par des refus d’accès à des salles municipales », insiste le président de la LDH de Toulon-La Seyne. Autant de raisons de rejoindre et soutenir les bénévoles, ce samedi, sur la place d’Armes.

  • « La droite trahit ses électeurs et le gaullisme »

    « La droite trahit ses électeurs et le gaullisme »

    Pendant que nous rassemblons la gauche et tous les humanistes, la droite toulonnaise se déchire », commence le conseiller municipal André De Ubeda (PCF), en pointant le soutien d’Hubert Falco, condamné pour détournement de fonds publics, au candidat LR, Michel Bonnus. Mais aussi l’accueil par ce dernier, sur sa liste, d’une grande partie de la majorité actuelle. Il ajoute : « Voter Bonnus, c’est voter Falco. C’est ce qu’ils ont dit. Moi, je rajoute, voter Bonnus, c’est voter Retailleau, voter Macron, et c’est voter pour la politique qui a mis la France dans cet état. »

    Selon l’élu d’opposition, « les deux hommes se sont mal comportés avec Josée Massi [maire sortante sans étiquette de Toulon, Ndlr.]. La traiter de cette manière montre le peu de morale qu’il y a à droite. » Il constate aussi « le virage à droite » de l’ancien patron du Département du Var, qui avait justement quitté LR pour son positionnement trop proche de l’extrême droite, et qui soutient aujourd’hui un candidat investi par Les Républicains, « dont le premier geste a été d’inviter Bruno Retailleau ».

    Les discussions avec LFI vont continuer

    Concernant justement le très droitier secrétaire général des Républicains, il en profite pour rappeler son appel à voter contre la gauche dans un duel opposant un candidat socialiste à l’extrême droite au second tour d’une législative partielle, dans le Tarn-et-Garonne. Il poursuit : « Nous mesurons ce que ça veut dire pour la France et ici à Toulon. Le rempart contre le RN que soi-disant représentait Falco n’existe plus, puisqu’il soutient un des admirateurs de Retailleau. Et que dans le Var, des maires LR font des accords avec le Rassemblement national, comme c’est le cas à Saint-Raphaël. »

    Le conseiller municipal de Toulon en Commun conclut, cinglant, à propos des élus qui ont suivi Michel Bonnus et Hubert Falco : « Ils ont tout trahi, les électeurs qui ne veulent pas du RN, la morale et le gaullisme. »

    Sur les relations entre Toulon en commun et la France insoumise, le syndicaliste Didier Quattropani a rendu compte de la dernière réunion avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Il a demandé si l’Assemblée populaire donnait mandat aux représentants de TEC de poursuivre les discussions. Ce sera chose faite, même si des réticences ont été exprimées, compte tenu des exigences de LFI. Parmi les plus surprenantes, celle de limiter à 20 maximum les personnes non encartées sur la liste.

    Toulon en Commun a précisé ses deux lignes rouges. Premièrement qu’il ne peut y avoir de partenariat entre TEC et LFI, mais bien une intégration individuelle à Toulon en Commun de tous ceux qui acceptent de signer la charte, comme tous les adhérents des autres forces politiques. Et qu’il n’est pas question que soit remise en cause la tête de liste, Magali Brunel (PS), désignée de manière unanime par l’Assemblée populaire souveraine. « Nous avons été clairs sur la volonté réelle de gagner cette élection municipale à Toulon en précisant que seule une liste gauche unique pourrait y arriver », a conclu Didier Quattropani.

    Diplomate, Magali Brunel a dit comprendre les interrogations des participants, tout en rappelant que ce n’est pas la première fois que TEC est confronté à ce type de problématiques depuis 2010 : « Nous savons que c’est possible d’arriver quand même à cheminer avec des partenaires, même s’ils sont parfois très éloignés de nous. Même si l’expérience nous rend un peu circonspects, on ne peut pas s’afficher comme une liste d’union de la gauche et des progressistes si on n’a pas un discours d’union total. Nous avons suffisamment de cohésion interne pour accepter des différences si elles se jouent en toute sincérité. » La balle est dans le camp des insoumis.

  • #DisMoiPourquoi : Qui a été le tout premier scientifique ?

    #DisMoiPourquoi : Qui a été le tout premier scientifique ?

    Cette question demande qu’on définisse ce qu’est un ou une scientifique, avant de pouvoir répondre. Si c’est quelqu’un qui se pose des questions sur le monde, puis fait des expériences ou des hypothèses pour essayer de trouver des réponses, alors le premier scientifique était sans doute parmi les tout premiers humains. Mais tu voulais peut-être savoir qui est le premier à s’être appelé “scientifique” ; et là, c’est une autre question philosophique, qui touche à la mémoire et à la dénomination. À partir de l’Antiquité, après l’invention de l’écriture, on a gardé une trace des noms et des actions humaines ; il y avait alors des “savants”. Le mot “science” existe depuis longtemps comme synonyme de “savoir”. Toutefois, le terme “scientifique” n’est apparu que récemment, depuis 150 ans, pour désigner les personnes qui se consacrent à la recherche et à l’invention avec une méthode et dans une discipline précises : chimie, biologie, économie, géographie… »

    Caroline Antherieu-Yagbasan, chercheure en philosophie AMU
    au centre Gilles-Gaston-Grange

  • Top 14 : avant d’affronter Toulon, Clermont retrouve de l’allant offensif

    Top 14 : avant d’affronter Toulon, Clermont retrouve de l’allant offensif

    Douze essais et un pas dans l’histoire : Marcel-Michelin a retrouvé le sourire, samedi dernier, après la probante victoire (84-31) de l’ASM face à Montauban, au terme du match le plus prolifique de l’histoire du championnat. Un succès rassurant pour une équipe en mal de points.

    Désormais auréolés du statut de meilleure attaque du Top 14 (205 points), les Jaunards ont des arguments à faire valoir face à la meilleure défense (84 points), qui craint cependant la puissance auvergnate dans les mauls offensifs : « Ils sont très bien organisés, assez denses, très physiques. On va essayer de bien défendre sur les ballons portés, mais il n’y aura pas que ça », prévient Pierre Mignoni.

    Les Rouge et Noir pourront également se servir des enseignements tirés de la rencontre de pré-saison (défaite 31-24), fin août. Teddy Baubigny, lui, n’a pas oublié : « Les ballons portés, c’est un de leurs atouts. Je ne sais pas à combien d’essais ils sont là-dessus, mais on en avait fait les frais. On est conscient de cette force, on s’est entraîné en conséquence. J’espère qu’on sera prêt à répondre. »

    Le talonneur toulonnais a hâte d’en découdre : « C’est une équipe contre laquelle j’aime jouer, on avait perdu de peu l’année dernière [19-18, Ndlr] ». Une défaite qui avait fait sortir de ses gonds Pierre Mignoni, suspendu six semaines (avant de voir sa sanction annulée). « J’ai pris une leçon, c’est qu’il faut parfois que je ferme ma gueule (sic) », récite-t-il en bon élève.

  • RC Toulon : avec de nombreux blessés, le pack avant en question face à Clermont

    RC Toulon : avec de nombreux blessés, le pack avant en question face à Clermont

    à l’annonce du groupe concocté par Pierre Mignoni pour ce déplacement à Marcel-Michelin, la liste des absents au sein du pack avant toulonnais interpelle : Lucchesi (en phase de reprise), Mezou (doigt), Ivaldi (cervicales), Narmania (problème musculaire) et Gros (repos) manquent à l’appel. Au même titre qu’Hallagahu, opéré avec succès de l’orteil cette semaine. « On a même nettoyé le genou », ajoute Pierre Mignoni, qui affirme également rechercher un joker médical pour pallier son absence : « On fait le maximum avec la cellule de recrutement, mais ce n’est pas évident. » Charles Ollivon (contusion), capable de jouer en 2e ligne, ne pourra pas non plus apporter sa polyvalence.

    Il va donc falloir innover, surtout dans les cinq de devant. Mais pas question de s’alarmer pour le technicien toulonnais : « On est un peu tendu. Mais on n’a fait que quatre matches. J’espère que Corentin Mezou va bientôt revenir. Sur le poste de pilier droit, on est plutôt bien avec le retour de Kyle (Sinckler), car on a Dany Priso qui est une vraie option, qu’on prépare depuis trois mois. Il a montré qu’il était compétitif. Quand tu as en plus Beka Gigashvili et les jeunes, ce n’est pas un sujet. »

    C’en est davantage un en ce qui concerne le talon, où de jeunes joueurs comme Jérémy Toevalu frappent à la porte, mais où les nouvelles sont en revanche peu réjouissantes concernant Mickaël Ivaldi : « On ne prendra pas de risques. C’est un joueur en fin de carrière », pose son entraîneur. Le retour de Gianmarco Lucchesi, « qui pourra éventuellement jouer dans quatre semaines », est attendu et offrira une précieuse cartouche à la première ligne toulonnaise qui ne compte que deux véritables solutions à ce poste (Damond et Baubigny). « C’est un sacré joueur, il sera forcément utile à l’équipe. On essaye de tendre vers un jeu de mouvement, et Gianma remplit toutes ces qualités », se réjouit ce dernier. En attendant, « il faut tenir bon. On est à flux tendu, mais je ne peux rien y faire », avoue Pierre Mignoni. « On s’est bien débrouillé avec la polyvalence de chacun. Mais il va falloir que les blessures s’arrêtent car à un moment donné, on va devoir tout chambouler », prévient Teddy Baubigny.

    Un peu plus bas, en 3e ligne, au rang des joueurs qui auront l’opportunité de se montrer, on attend la promesse Patrick Tuifua après un début de saison un peu compliqué : « Il a joué le premier match, j’attendais plus de lui et il le sait. Il a vraiment un gros potentiel. Ça prend un peu de temps. Le Top 14, changer de club, de nouveaux coéquipiers… Ça fait partie de son apprentissage », tempère Pierre Mignoni, qui n’a pas encore déballé tout son arsenal.

    REPÈRES

    Dréan absent, Smaïli de retour

    Toujours sous protocole commotion après son spectaculaire choc à la tête subi face à Bayonne, Gaël Dréan devra encore attendre une semaine pour retrouver les terrains. En revanche, Matthieu Smaïli fait sa première apparition dans le groupe, cette saison. « Il y a de la concurrence au centre. Il aura sa chance, il va la jouer à fond », affirme Pierre Mignoni.

    Retrouvailles avec Tolofua

    Transféré à l’ASM cet été, Selevasio Tolofua va retrouver ses anciens coéquipiers, ce samedi. « C’est une personne des plus attachantes, qui était hyper importantes pour nous. Il faisait beaucoup de sacrifices pour ne pas le montrer, pour que le groupe soit le meilleur possible, mais c’est vrai que sportivement, il n’a pas pu profiter comme il l’aurait espéré. On est content qu’il s’épanouisse et ça nous fera forcément plaisir de le rencontrer ce week-end », appuie Teddy Baubigny

    Clermont – RC Toulon

    6e journée de Top 14

    Samedi 11 octobre, 21h

    Stade Marcel-Michelin, Clermont-Ferrand

    Arbitre : Luc Ramos

    ASM : Guillaud, Delguy, Newsome, Darricarrère, Jurand, Plummer, Jauneau (cap.), Tolofua, Kremer, Sowakula, Ceyte, Simmons, Montagne, Massa, Akhaladze

    RCT : Jaminet, Rebbadj, Smaïli, Sinzelle (.Cap), Ferté, Garcia, White, Mercer, Coulon, Tuifua, Alainu’uese, Rebbadj, Gigashvili, Baubigny, Priso

  • Accès aux droits : pour ne pas qu’à la galère s’ajoutent les soupçons

    Accès aux droits : pour ne pas qu’à la galère s’ajoutent les soupçons

    Les militants associatifs du Comptoir des idées ont repris, ce jeudi, leur bâton de pèlerin, ou plutôt leur seau de colle, pour interpeller une nouvelle fois les Toulonnais, par affichage interposé, sur des sujets qui dérangent et sur lesquels les citoyens ne peuvent pourtant fermer les yeux. Cette fois, c’est sur la pauvreté que leur réflexion est sollicitée. Celle que l’on voit dans nos rues et, plus sournoise, celle qui se cache dans des logements insalubres et (ou) qui vient grossir les rangs des bénéficiaires de l’aide alimentaire, qu’ils soient étudiants, chômeurs, retraités ou même salariés.

    C’est ce que rappellent, devant le panneau d’expression libre du boulevard Tessé, les défenseurs des droits humains à nouveau mobilisés. L’occasion pour Guy Cochennec de rappeler que 15,3% des Varois vivent sous le seuil de pauvreté et que 22,8% de ménages pauvres sont locataires du parc privé à cause de la pénurie de logements sociaux.

    Un difficile accès aux droits

    Face à cette situation et à l’occasion, la semaine prochaine, de la Journée mondiale du refus de la misère, le Comité du 17 octobre organise deux rencontres pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, et alerter le plus grand nombre sur l’urgence qu’il y a à respecter la dignité de ceux qui vivent la galère au quotidien et qui ont de plus en plus à supporter un regard pas toujours bienveillant.

    « On part du constat que non seulement être pauvre est déjà un combat en soi, mais qu’en plus, il y a une vraie maltraitance de la part des institutions due à un manque de moyens des services publics pour accomplir leur mission, ou à des directives qui font peser le soupçon sur ces personnes que normalement on devrait aider », commence Michèle Monte d’ATD Quart-Monde.

    Avec un accès aux droits rendu difficile. Des obstacles, ajoute-t-elle, aggravés « par la dématérialisation des services, par l’absence de contact humain, donc qui se révèle vraiment dramatique ». Et de poursuivre : « On a également des gens qui sont à la rue et qui n’arrivent pas à avoir le 115. À 6h du matin, c’est déjà complètement saturé pour la nuit à venir. »

    Plusieurs associations seront présentes pour témoigner, lors de la table ronde organisée à partir de 18h le 16 octobre à l’Hélice*, de ces situations multiples qui demandent un accompagnement spécifique. Le Mouvement du Nid sera là par exemple pour évoquer la sortie de la prostitution et le manque de moyens, en termes de logement notamment, pour les soustraire à l’emprise des réseaux.

    Un comptoir des idées qui compte bien aussi mettre en avant le rôle indispensable que joue le monde associatif pour faire vivre la solidarité et pallier les carences de l’État dans l’urgence sociale. Afin de susciter des vocations et recruter des bénévoles.

    La deuxième manifestation se déroulera le 18 au 55 rue de Dakar, à Saint-Jean-du-Var. Une journée conviviale d’échanges et de rencontres avec un repas partagé et l’après-midi, des jeux et des animations sur les Droits de l’homme et les enjeux de notre temps.

    L’association Kaïré offrira une représentation sur le thème de l’avenir et de l’écologie : « l’Espoir vert ».

    *68 rue Victor-Agostini, à Toulon

  • Une filière excellence toulonnaise pour les mineurs non accompagnés

    Une filière excellence toulonnaise pour les mineurs non accompagnés

    Délaissés, stigmatisés, victimes de violences symboliques : le parcours d’intégration des mineurs non accompagnés (MNA, mineurs réfugiés présents sur le territoire sans autorité parentale) est bien souvent semé d’embûches, notamment en ce qui concerne l’accès à l’éducation des non-francophones. C’est pourquoi l’Éducation nationale a mis en place, dans les années 1970, les Classes d’initiation pour non francophones (Clin), puis les classes d’accueil, regroupées en classes d’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A), en 2012.

    Dans le Var, ce dispositif a été renforcé en 1996 au niveau 3e, avec des classes « passerelles », soutenues par l’Éducation nationale, l’ASE et les associations, intégrées au sein des lycées Cisson et Claret, pour offrir un cadre adapté à leur maturité aux bénéficiaires, âgés de 16 à 18 ans. Il prévoit des cours renforcés de français (18 heures par semaine) et donne accès à des diplômes (brevet des collèges, certifications de langue…), en vue d’une insertion dans une filière classique.

    Un concours et une expo pour valoriser les talents

    Cette année, un nouveau dispositif voit le jour : le Projet mérite nouveauté ambition « Parcours d’excellence pour les MNA ». Porté par deux associations (Femme dans la cité et En chemin), il permet, à travers des évaluations individuelles, des programmes de formation adaptés à leurs intérêts, du conseil à l’image et des partenariats avec des structures culturelles, sportives et éducatives, ou de bénéficier d’opportunités pour développer compétences et confiance en soi. Le projet prévoit également la valorisation de leurs réalisations, via une exposition, et l’organisation d’un concours annuel, permettant de récompenser et de favoriser l’insertion des meilleurs talents.

    Celle-ci est accessible à tous les élèves MNA du département, qui auront droit, pendant 3 heures chaque mercredi après-midi, au sein du lycée Bonaparte, à des séances d’aide pour approfondir leurs projets professionnels. « Cette idée a été inspirée par un jeune, qui a un projet dans le milieu de la couture. Il y a l’école, mais aussi d’autres talents à développer », conclut Jean-Marie Beitz, enseignant UPE2A au lycée Cisson et référent de l’association En chemin, et Samira Harmel, enseignante UPE2A au lycée Claret et référente Femmes dans la cité.

  • Une histoire coloniale qui, faute de reconnaissance, ne passe toujours pas

    Une histoire coloniale qui, faute de reconnaissance, ne passe toujours pas

    Le colloque qui va se dérouler vendredi à partir de 14h, à la Maison de la Méditerranée, propose d’analyser les effets de la colonisation au travers de l’hégémonie occidentale et de l’impérialisme économique, et ses effets dans le département du Var.

    Pour y répondre, l’historien Gilles Manceron, auteur entre autres de l’essai Marianne et les colonies (La Découverte, 2003) apportera son éclairage sur l’histoire de la colonisation française, en revenant notamment sur les crimes massifs et organisés qui ont accompagné la colonisation pendant plusieurs siècles et qui ont systématiquement été déniés par le discours officiel. Et même que les autorités de la République peinaient encore jusqu’à très récemment à reconnaître. Le président Macron déclenchant alors une vive polémique en 2023 en qualifiant, lors d’une visite à Alger, la colonisation de « crime contre l’humanité ». Un tout premier pas.

    Autour de la table ronde également Théo Tardy, ancien membre de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage qui fera, avant cela, découvrir l’exposition « C’est notre histoire », en 15 panneaux, qui se donne pour objectif de raconter l’esclavage colonial et ses héritages à travers les siècles, tout en mettant en avant les luttes pour son abolition.

    Quant au président de la section de Toulon-La Seyne de la Ligue des droits de l’homme, Roland Biache, il tentera de faire le lien entre les images de la période coloniale et les questions d’identités, de racisme et d’antisémitisme aujourd’hui.

    Un programme donc riche et ambitieux qui va permettre de rouvrir le débat et de porter un regard lucide sur tout un pan de notre histoire.