Tag: Toulon

  • [Entretien] Jacques Pradel : « Le racisme anti-Arabe est de plus en plus décomplexé aujourd’hui »

    [Entretien] Jacques Pradel : « Le racisme anti-Arabe est de plus en plus décomplexé aujourd’hui »

    La Marseillaise : Vous allez rendre hommage, vendredi, à l’ancien président de la section varoise de la LDH François Nadiras, qui a toute sa vie refusé l’injustice et s’est battu contre les idées d’extrême droite…

    Jacques Pradel : Oui, cela nous a semblé tellement évident ! François Nadiras a adhéré immédiatement à l’association dès sa création en 2008, en tant qu’ami non pied-noir. On a été en contact très souvent. C’est quelqu’un pour qui personnellement j’avais beaucoup d’admiration. C’était un homme magnifique. On a donc proposé à la Ligue des droits de l’homme de Toulon et aux historiens qui ont poursuivi le travail qu’il avait entrepris à travers le site histoirecoloniale.net de se joindre à nous. Gilles Manceron sera d’ailleurs présent, vendredi soir, à La Garde.

    Vous partagiez les mêmes valeurs et la même volonté de ne pas laisser l’extrême droite réécrire l’histoire…

    J. P. : C’est certain. Nous avons créé l’association en 2008, mais nous aurions pu le faire bien avant parce qu’en vérité, toutes les raisons existaient avant. Nous en avions assez d’entendre les associations de pieds-noirs d’extrême droite qui occupaient le haut du pavé, reconnues par les médias, par les politiques, comme étant porteurs d’une parole pied-noire. Alors que les pieds-noirs, dans la diversité de ce qu’ils sont, ne peuvent pas être résumés à ce qu’en disaient ceux qui sont restés figés dans la haine et le ressentiment. Dans tous les cas, on leur déniait le droit de parler à notre place. Et, surtout, le droit de dire que l’ensemble des pieds-noirs avaient une vision politique du passé colonial qui était le leur.

    Une mémoire qui, on le voit, ne cesse d’être manipulée par l’extrême droite et même une partie de la droite…

    J. P. : C’est pour cela que nous tenions à faire entendre une autre voix et affirmer, en tant qu’association, que la lutte du peuple algérien pour se libérer du colonialisme était une lutte justifiée.

    Aujourd’hui, conjointement à la progression des idéologies d’extrême droite, le passé colonial est remis en scène de manière positive. Il résonne fortement dans notre société gangrenée par la diffusion de thèses dangereuses, avec en corollaire et sous couvert d’islamophobie, la légitimation d’un racisme anti-maghrébin, anti-algérien, restauré et assumé dans l’espace et le débat publics.

    Comment lutter contre cette haine ?

    J. P. : On se bat pour rapprocher nos deux peuples des deux côtés de la Méditerranée. Et nous affirmons que nous sommes, qu’on le veuille ou non, des enfants d’Algérie. Et en tant que tel, on veut dire notre solidarité, notre fraternité avec les autres enfants d’Algérie. Mais en vérité, aujourd’hui, lutter contre les idées de l’extrême droite sur la colonisation et lutter contre le racisme, c’est la même chose. C’est la philosophie dans laquelle on se situe aujourd’hui.

    Un travail d’information et de pédagogie gigantesque…

    J. P. : Oui, mais notre association est active dans un certain nombre de régions et relativement forte dans certaines villes comme Marseille, Toulouse, Grenoble, Lyon, etc. Ce qui nous permet de créer des initiatives et de participer activement à différents aspects de la vie démocratique et sociale.

    Nous privilégions également les activités culturelles qui permettent de parler de tout ce qui est commun, de tout ce qui rapproche nos deux pays. On fait également des interventions en milieu scolaire et participe à différents types de manifestations, de commémorations autour des dates importantes de la guerre d’indépendance algérienne.

    Samedi après-midi, après votre assemblée générale, vous organisez une rencontre-débat ouverte au public, au domaine de Masacan…

    J. P. : Oui, cela commence à 14h avec le politologue Nedjib Sidi Moussa, qui va expliquer « comment la décolonisation de l’Algérie façonne les passions françaises ». Et de 16h à 19h, le débat se poursuit « de l’Algérie à la Kanaky », avec l’historienne de la colonisation Isabelle Merle. Et la projection du film documentaire Kanaky-Nouvelle-Calédonie, la trajectoire interrompue du Caillou, en présence du réalisateur Mehdi Lallaoui.

  • [Entretien] Jacques Pradel : « Le racisme anti-Arabe est de plus en plus décomplexé aujourd’hui »

    La Marseillaise : Vous allez rendre hommage, vendredi, à l’ancien président de la section varoise de la LDH François Nadiras, qui a toute sa vie refusé l’injustice et s’est battu contre les idées d’extrême droite…

    Jacques Pradel : Oui, cela nous a semblé tellement évident ! François Nadiras a adhéré immédiatement à l’association dès sa création en 2008, en tant qu’ami non pied-noir. On a été en contact très souvent. C’est quelqu’un pour qui personnellement j’avais beaucoup d’admiration. C’était un homme magnifique. On a donc proposé à la Ligue des droits de l’homme de Toulon et aux historiens qui ont poursuivi le travail qu’il avait entrepris à travers le site histoirecoloniale.net de se joindre à nous. Gilles Manceron sera d’ailleurs présent, vendredi soir, à La Garde.

    Vous partagiez les mêmes valeurs et la même volonté de ne pas laisser l’extrême droite réécrire l’histoire…

    J. P. : C’est certain. Nous avons créé l’association en 2008, mais nous aurions pu le faire bien avant parce qu’en vérité, toutes les raisons existaient avant. Nous en avions assez d’entendre les associations de pieds-noirs d’extrême droite qui occupaient le haut du pavé, reconnues par les médias, par les politiques, comme étant porteurs d’une parole pied-noire. Alors que les pieds-noirs, dans la diversité de ce qu’ils sont, ne peuvent pas être résumés à ce qu’en disaient ceux qui sont restés figés dans la haine et le ressentiment. Dans tous les cas, on leur déniait le droit de parler à notre place. Et, surtout, le droit de dire que l’ensemble des pieds-noirs avaient une vision politique du passé colonial qui était le leur.

    Une mémoire qui, on le voit, ne cesse d’être manipulée par l’extrême droite et même une partie de la droite…

    J. P. : C’est pour cela que nous tenions à faire entendre une autre voix et affirmer, en tant qu’association, que la lutte du peuple algérien pour se libérer du colonialisme était une lutte justifiée.

    Aujourd’hui, conjointement à la progression des idéologies d’extrême droite, le passé colonial est remis en scène de manière positive. Il résonne fortement dans notre société gangrenée par la diffusion de thèses dangereuses, avec en corollaire et sous couvert d’islamophobie, la légitimation d’un racisme anti-maghrébin, anti-algérien, restauré et assumé dans l’espace et le débat publics.

    Comment lutter contre cette haine ?

    J. P. : On se bat pour rapprocher nos deux peuples des deux côtés de la Méditerranée. Et nous affirmons que nous sommes, qu’on le veuille ou non, des enfants d’Algérie. Et en tant que tel, on veut dire notre solidarité, notre fraternité avec les autres enfants d’Algérie. Mais en vérité, aujourd’hui, lutter contre les idées de l’extrême droite sur la colonisation et lutter contre le racisme, c’est la même chose. C’est la philosophie dans laquelle on se situe aujourd’hui.

    Un travail d’information et de pédagogie gigantesque…

    J. P. : Oui, mais notre association est active dans un certain nombre de régions et relativement forte dans certaines villes comme Marseille, Toulouse, Grenoble, Lyon, etc. Ce qui nous permet de créer des initiatives et de participer activement à différents aspects de la vie démocratique et sociale.

    Nous privilégions également les activités culturelles qui permettent de parler de tout ce qui est commun, de tout ce qui rapproche nos deux pays. On fait également des interventions en milieu scolaire et participe à différents types de manifestations, de commémorations autour des dates importantes de la guerre d’indépendance algérienne.

    Samedi après-midi, après votre assemblée générale, vous organisez une rencontre-débat ouverte au public, au domaine de Masacan…

    J. P. : Oui, cela commence à 14h avec le politologue Nedjib Sidi Moussa, qui va expliquer « comment la décolonisation de l’Algérie façonne les passions françaises ». Et de 16h à 19h, le débat se poursuit « de l’Algérie à la Kanaky », avec l’historienne de la colonisation Isabelle Merle. Et la projection du film documentaire Kanaky-Nouvelle-Calédonie, la trajectoire interrompue du Caillou, en présence du réalisateur Mehdi Lallaoui.

  • Le RC Toulon à la rencontre des enfants hospitalisés

    Le RC Toulon à la rencontre des enfants hospitalisés

    Des étoiles dans les yeux, des ballons dans les mains. Ce lundi, les jeunes patients du service pédiatrique de l’hôpital Sainte-Musse ont reçu la visite de cinq rugbymen du RC Toulon. Et pas des moindres : les internationaux français Baptiste Serin, Danny Priso et Antoine Fritsch, l’international écossais Ben White et la légende néo-zélandaise Ma’a Nonu, double champion du monde 2011 et 2015.

    Pendant près d’1h30, ils ont fait découvrir le ballon ovale à une petite dizaine de bambins, à travers de petits exercices d’initiation qui ont laissé des sourires indélébiles sur les visages « d’enfants qui ne devraient pas être ici, car leur place n’est pas à l’hôpital, mais certains y sont obligés. Ça doit être dur pour eux et pour leurs parents, alors on essaie de venir dès que le club nous le propose », explique Baptiste Serin, venu transmettre sa légendaire science de la chistera et du jeu au pied. Mais là n’est pas la priorité : « Le rugby sert de levier, mais on ne vient pas dans l’optique de leur apprendre, mais pour partager, qu’ils voient qu’il y a des personnes un peu “connues” qui ont envie de vivre des moments sympas avec eux. »

    Ce genre de rencontre revêt un certain intérêt dans le processus de guérison des enfants, comme l’explique le docteur Paul Casha : « Le sport est indispensable au développement de l’enfant. On pourrait penser que l’hospitalisation est un frein à la pratique. La venue de joueurs, avec leur notoriété, peut être un bon encouragement pour les pratiques ultérieures, voire inciter certains à s’y mettre. Ça aide aussi pour le moral, le bienfait psychologique a un rôle important à jouer, pour avoir un environnement agréable et pas que des chambres avec des potences de perfusion. »

    Une journée portée par l’association Premiers de cordée, « qui propose des animations sportives pour les enfants à l’hôpital », explique Julia Conti, chargée de mission pour Premiers de cordée. « Cette semaine, nous sommes là dans le cadre de la semaine du sport à l’hôpital. L’idée est de s’adapter au lieu. Ce n’est pas la première fois que le RCT participe, donc ça donne une animation très naturelle et spontanée. Ce n’est que du plus, car les joueurs donnent de leur temps. De plus en plus de sportifs s’investissent chaque année. » La semaine se poursuit avec une animation badminton, mercredi après-midi, et une initiation au Qwan-Ki Do, un art martial aux influences asiatiques, créé à Toulon.

  • Une application pour dépister les fragilités du vieillissement

    Une application pour dépister les fragilités du vieillissement

    Beaucoup de monde a répondu, ce mardi, à l’invitation lancée par le centre communal d’action sociale de Toulon pour assister à la présentation de l’application gratuite Icope* (Integrated Care for Older People). Elle permet de prévenir la dépendance grâce à un dépistage précoce des vulnérabilités au niveau de la mobilité, de la nutrition, de la cognition, de la vision et de l’audition. Mais, aussi, concernant l’état psychologique. L’objectif étant d’éviter le plus longtemps possible une perte d’autonomie qui fait peur à tout le monde. Et pas uniquement aux aînés, qui représentent l’essentiel de l’auditoire ce matin-là, les professionnels étant attendus dans l’après-midi.

    « Je suis kiné en retraite et je m’occupais justement de personnes âgées en fin de vie, à domicile. Alors, je connais bien le sujet, j’y ai été confrontée pendant des années avec tous les patients », confie avant le début de la conférence Monique Menu, bien décidée à essayer d’appréhender au mieux ce nouvel outil qu’on vient lui présenter, pour elle-même ce coup-ci.

    Prévenir la perte d’autonomie

    « On est tous là pour la même raison, je crois : c’est continuer à vivre en ayant un peu la patate, quand c’est possible », explique plus loin Cathy, une jeune infirmière retraitée. Et d’ajouter : « Comme je vois tout le monde s’écrouler autour de moi, je suis curieuse de tout ce qui peut éviter de prendre le même chemin. Vous savez, La moyenne de vie dans les Ehpad c’est entre 6 mois et 2 ans. »

    Samia, une retraitée de l’hôpital public, le dit avec d’autres mots : « J’ai une voisine qui a perdu du jour au lendemain son autonomie. Alors, on se dit qu’on sera peut-être les prochains… »

    « Le but de cette journée est d’informer la population et les professionnels de santé sur ce nouvel outil, qui permet aux seniors de pouvoir se tester eux-mêmes et être acteurs de leur vieillissement », explique la vice-présidente du CCAS de Toulon, Dominique Andreotti. Et d’insister sur l’importance, là encore, d’un diagnostic précoce.

    C’est un outil disponible sur les smartphones qui permet de s’autodépister afin d’accélérer le cas échéant la mise d’un plan de soins et de prise en charge du sujet âgé à partir de 60 ans, précise Frédéric Rodrigues, le directeur du Gérontopôle du Sud.

    Une autoévaluation déjà expérimentée dans la région de Toulouse, qui est aujourd’hui appelée à se développer sur tout le territoire, « afin d’accompagner au mieux cet axe de prévention nécessaire pour permettre le bon vieillissement de notre population ».

  • « La Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse »

    « La Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse »

    Créée en 1945 pour protéger la population des aléas de la vie, la Sécurité sociale reste un acquis fondamental, universel et solidaire. C’est ce qu’a rappelé avec force, lundi après-midi, la secrétaire générale de la CGT CPAM, Séréna Mauro, devant le bâtiment de l’organisme social, à Toulon.

    La syndicaliste a alerté sur les conséquences des différents plans de financement, mis en place depuis 1995, qui ont complètement inversé l’idée fondatrice du « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». « Aujourd’hui, on n’est plus du tout dans cette logique, puisque c’est le besoin qui doit s’adapter aux financements, qui sont volontairement asséchés par les gouvernements successifs », explique-t-elle.

    Les politiques d’austérité dénoncées

    La secrétaire générale déplore la casse d’un système démocratique qui était géré par les assurés, et d’un modèle solidaire dans lequel chacun se protégeait mutuellement. Après de nombreuses attaques subies, il est aujourd’hui géré par l’État de manière comptable, avec comme résultat le recul des droits des assurés sociaux. « Et le plan de financement de la Sécurité sociale de 2026 ne fait pas exception à cette règle, puisqu’il prévoit le passage de 3 à 7 jours de carence dans le cadre d’un arrêt de travail, le gel de nos salaires, le doublement des franchises médicales et éventuellement la suppression de la cinquième semaine de congés payés », dénonce la responsable syndicale.

    Ce qui ne passe pas du tout non plus, pour la CGT, c’est « le détournement du financement par une TVA dite “sociale” très injuste, parce qu’elle pèse exclusivement sur les assurés, contrairement aux cotisations ». Et de poursuivre : « Ce qui nous inquiète, c’est avant tout que toutes ces politiques d’austérité mettent en péril l’accès aux soins, notamment pour les personnes les plus précaires, et fragilisent les organismes. » Séréna Mauro rappelle qu’en 30 ans, plus de 5 000 lits d’hôpital ont été supprimés, et que des millions d’assurés ont renoncé aux soins faute de moyens, en raison d’un reste à charge trop élevé.

    La responsable syndicale met également en avant « les conditions de travail des salariés de la CPAM du Var qui se dégradent de la même manière que les financements diminuent ».

    Une situation qui n’est pas en passe de s’améliorer, puisque « les différentes conventions d’objectifs et de gestion prévoient encore des suppressions de postes ». Et ce alors que la charge de travail augmente, du fait du vieillissement de la population et de l’augmentation de la précarité qui amènent à devoir traiter encore davantage de demandes. « Pour répondre à ces besoins, nos directions privilégient les embauches en CDD et, surtout, nous proposent des heures supplémentaires à répétition que les agents acceptent, puisque les salaires sont trop bas et qu’ils en ont besoin pour pouvoir boucler les fins de mois », précise la syndicaliste.

    Mais cela, constate-t-elle, se fait au prix d’une grande souffrance au travail qui augmente les arrêts de travail. Et d’ajouter : « Nous ne pouvons pas accepter tout ça, la CGT refuse que celles et ceux qui font vivre la Sécurité sociale ne puissent pas travailler dans des conditions dignes et respectueuses. »

    Des rassemblements organisés ce jeudi

    La CGT appelle donc les salariés, les assurés sociaux, les retraités et les privés d’emploi à se mobiliser jeudi, à Paris et dans plusieurs villes de France, pour rappeler que « la Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse ». Les Varois iront rejoindre le rassemblement marseillais à 11h, devant les locaux de l’Agence régionale de Santé. « Une délégation varoise d’une quarantaine de camarades va également rejoindre d’autres délégations devant le ministère de la Santé à Paris », précise Richard Roméo-Giberti.

    Le secrétaire général de l’UD CGT du Var en profitant pour annoncer que le 21 novembre, sous le chapiteau Circoscène, aux Sablettes, une grande journée et soirée débat va être organisée autour des 80 ans de la Sécurité sociale et au cœur des 130 ans de la CGT. Tout un programme.

  • Lauriane Nolot médaillée de bronze

    Lauriane Nolot médaillée de bronze

    Lauriane Nolot complète sa collection de breloques. Vice-championne olympique dans la marina marseillaise il y a un an, la Varoise s’est offert une médaille de bronze lors des Mondiaux de kitefoil. En Sardaigne, elle a été régulière tout au long de la semaine, jouant le titre jusqu’au bout. Les dernières manches ont plutôt tourné en faveur de ses adversaires. Néerlandaise aux quatre passeports, installée dans le Var, Jessie Kampman est allée chercher l’or. L’Américaine Daniela Moroz s’est parée d’argent au terme de la dernière course.

    Les athlètes ont dû faire avec une météo capricieuse tout au long de cette semaine de compétition. Le vent a changé son intensité d’une session à l’autre, parfois dans une même journée. Entre rafales et vent léger, il a fallu être patient et viser juste pour engranger de la vitesse.

    Lauriane Nolot se satisfait finalement de cette médaille, avec encore des points à améliorer dans sa gestion : « Je suis contente d’être sur le podium, j’ai été régulière toute la semaine. Il m’a manqué un peu de vitesse, mais ma lecture du plan d’eau et mes décisions se sont améliorées au fil des jours. J’ai encore des axes de travail à explorer. Aujourd’hui, j’ai eu un gros “crash” sur la première finale, puis un départ moyen sur la deuxième… Je termine finalement troisième. Avec Benoît, on est très heureux de ramener deux belles médailles à la France : cela montre le niveau des Français ! »

    En effet, le kitefoil français s’est bien comporté avec également une médaille de bronze pour le Girondin Benoît Gomez. Plus tôt dans la semaine, Louise Cervera a dompté la météo sarde pour aller chercher un titre mondial en catégorie Ilca 6. Tom Arnoux, en planche à voile, a reçu une breloque argentée. Un bilan de quatre médailles pour la voile tricolore et de grands espoirs dans ce début de cycle qui doit mener les Bleus vers les Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.

  • Toulon retrouve le podium après la victoire face à Pau

    Toulon retrouve le podium après la victoire face à Pau

    Conquérants devant leur public, les pensionnaires du RC Toulon ont réalisé une brillante opération (33-17), samedi après-midi, face à la Section Paloise. Ce succès maîtrisé, le troisième de la saison sur les quatre premières journées des Rouge et Noir, leur permet de siéger sur le podium du Top 14. « On prend cinq points, on est très content sur le plan comptable », se réjouit Pierre Mignoni, conscient que son équipe « aurait pu perdre le bonus », suite à une fin de match poussive des Palois inspirés dès l’entrée en jeu de l’international argentin et ancien membre de la maison varoise, Facundo Isa. « Cela aurait été une grosse déception. Maintenant, j’ai envie de rester positif et il faut l’être un peu. Nous avons fait des choses très intéressantes, il faut contrôler davantage le jeu sur nos annonces et être plus clair pour aider nos avants. Par moments, on les met une difficulté. C’est la première chose », pointe-t-il, avant de poursuivre : « Dès qu’on enchaînait et qu’on était précis, on les mettait en difficulté avec de beaux essais. C’est une bonne chose, il faut continuer et progresser. Je vois le potentiel de ce groupe. On a perdu trois rucks de trop ce soir. On va en faire la semaine prochaine, on va se préparer. »

    Grand Ribbans

    L’un des grands points positifs de cette rencontre reste l’excellente défense appliquée par les héros de Mayol. « Je crois qu’on a été dur sur l’homme, on a bien travaillé sur des efforts dans les rucks, on était bien connecté », remarque le manager toulonnais, toutefois persuadé que ses protégés ont « par moments manqué de connexion » et qui l’ont « payé cash ». « Je veux que l’on soit encore bien meilleur sur cela. On ne doit pas laisser revenir cette équipe au risque de perdre un point. C’est lié à la défense mais aussi sur des décisions à la fin. Il faut être bien meilleurs. » Parmi ses cadres, le capitaine David Ribbans s’est montré exemplaire sur le terrain, aussi bien en défense où il a réussi onze des douze plaquages qu’il a tentés dans la partie, qu’en attaque où il a été l’auteur d’un essai en force et a aidé Esteban Abadie à filer jusqu’en terre promise. « C’est un des leaders de cette équipe, c’est quelqu’un qui a besoin de sentir la connexion avec ses trois-quarts. Il ne peut pas s’épuiser à chercher des solutions. Il doit faire son job comme il le fait très bien. Je veux des garçons autour qui lui apportent des solutions car il ne va pas faire tout tout seul. Il fait déjà beaucoup de choses », reconnaît Mignoni.

  • Gérard Paquet, créateur de Châteauvallon : « C’était l’aventure humaine qui nous intéressait, pas l’art »

    Gérard Paquet, créateur de Châteauvallon : « C’était l’aventure humaine qui nous intéressait, pas l’art »

    La Marseillaise : Comment et pourquoi vous est venue l’idée
    de créer Châteauvallon ?

    Gérard Paquet : Quand j’avais 18 ans, je faisais la cour à une fille qui s’appelait Monique. Pour se débarrasser de moi, elle m’a présenté Komatis [Henri, architecte qui a créé Châteauvallon avec Paquet, Ndlr]. Il est devenu mon meilleur ami, malgré nos 22 ans d’écart. On rêvait et un jour, on s’est dit qu’on allait faire un truc ensemble. On avait décidé de trouver une belle baraque à retaper, avec une idée très vague. Un jour, une amie de ma mère lui a suggéré de me parler de Châteauvallon. Je suis allé le repérer un samedi matin.

    C’était un bel endroit, mais il n’y avait rien et la bastide était en ruines. Le maire d’Ollioules n’avait jamais voulu la louer. Mais comme il avait été réélu grâce à mon père, il nous l’a louée, à hauteur de 10 francs par an pour 33 ans. On a mis 100 balles (sic) chacun, et on s’est mis au boulot. Komatis était doué de ses mains, moi je ne savais rien faire à part commander, sans ne jamais donner d’ordre. Les choses se sont faites naturellement et on en a fait un lieu culturel. J’ai toujours pensé que j’avais un destin. Châteauvallon a été constitué de plein de hasards, qui ont fait le mien.

    Nous étions alors au cœur
    d’un âge d’or de la culture
    en France, avec la présence au gouvernement d’André Malraux. Cela vous a-t-il été favorable ?

    G.P. : Oui, clairement. J’ai même l’outrecuidance de penser qu’on a été les seuls fidèles à ce qu’il souhaitait, c’est-à-dire une vraie ambition liée à la création. Mais on n’a pas été subventionné par le ministère de la Culture tout de suite car on était un lieu d’initiative personnelle. C’est Guy Brajot, ancien administrateur d’outre-mer, qui avait intégré le ministère de la Culture, qui nous a choisis. Mais ce n’est pas vraiment l’art qui nous intéressait, c’était l’aventure humaine. Avec Henri [Komatis], on n’avait pas de discussion à ce sujet. La seule qui en était passionnée c’était Simone, sa femme.

    En 1995, le FN arrive à Toulon. Vous refusez ses subventions
    et, en fin de compte, vous êtes licencié et l’association est dissoute. Comment l’avez-vous vécu ?

    G.P. : Dès le lendemain de l’élection, j’ai déclaré que je ne demanderai plus de subvention à la Ville. On ne demande pas d’argent à quelqu’un du Front national, c’était une question de principe. Personne n’était d’accord avec moi. Les gens se sont dit que j’avais combattu le Front national, mais ils n’ont pas compris que refuser de l’argent dans un monde dominé par l’argent, ça a du sens. C’est fondateur de quelque chose. J’ai ensuite continué à diriger le lieu, avant d’en être viré, mais pas par le Front national. Eux étaient contents d’avoir le théâtre sans avoir à donner de l’argent. C’est à cause de Jean-Charles Marchiani, préfet du Var de l’époque [de 1995 à 1997], qui était un immonde salopard (sic), et un ami de Charles Pasqua. Comme il représentait l’État au sein du conseil d’administration et que j’avais refusé l’argent, il a nommé un administrateur judiciaire, alors que pendant un an, j’avais réussi à faire fonctionner le lieu sans subvention. Il avait tous les pouvoirs et il m’a viré.

    La raison, c’est qu’on publiait un programme tous les deux mois. Dans l’ours [page indiquant les personnes ayant pris part à l’élaboration de la programmation, Ndlr], on n’avait pas mentionné l’administrateur judiciaire, ce qui a été considéré comme une faute grave. Le lendemain, après 33 ans de Châteauvallon, j’ai été viré sans un centime d’indemnité. Mais ça m’a sauvé car je n’aurais jamais pu travailler avec le Front national.

    Comment est-ce que cela vous
    a sauvé ?

    G.P. : Catherine Trautmann, qui était alors ministre de la Culture, m’a récupéré. À Châteauvallon, on était les seuls à joindre l’art et la science. Au ministère, on réfléchissait sur celle-ci, car c’est ce qui a changé le monde du XVIIIe au XXe siècle. Trautmann m’a fait écrire une étude sur le rôle que la science pouvait jouer dans l’univers de la culture. Elle était d’accord, mais son cabinet n’a pas voulu de moi. On m’a viré vers la cité des sciences. De là, j’ai fini à la Maison des Métallos [ancien siège de la CGT converti en lieu culturel par la mairie de Paris, que Paquet a participé à ouvrir, en tant que directeur de 2003 à 2009, Ndlr]. Je l’avais d’ailleurs fait visiter à de vieux militants, qui m’avaient fait le plus beau compliment qu’on pouvait me faire, en me disant « on se sent encore chez nous ».

    Votre gestion financière a aussi été remise en cause au moment
    de votre éviction…

    G.P. : J’ai eu à côté de moi une femme qui s’appelait Nicole Jarier [administratrice historique de Châteauvallon, Ndlr]. Elle gérait très bien et elle est arrivée avant que je n’aie le temps de mal gérer. Je me payais très mal, avec Henri, on a eu notre premier salaire de 200 francs en 1971. On a eu un déficit en 1994, qui s’est expliqué par la programmation de West Side Story et Martha Graham, cette même année, durant laquelle le dollar est passé de 4 à 10 francs. On a eu 1 million de francs de déficit, qu’on a remboursé intégralement un an après. Mais il est vrai que je n’aurais jamais été un bon gestionnaire financier. En revanche, j’avais quelqu’un de solide à mes côtés.

    N’avez-vous pas regretté d’avoir été dépossédé de votre œuvre ?

    G.P. : Non, parce que je savais que je ne pouvais pas aller plus loin. J’ai compris une chose assez tard, c’est que qu’on ne peut pas aller au-delà de ce qu’une ville peut porter, peu importe son talent. Et je pense qu’en portant Châteauvallon, on a été à l’extrême limite de ce qu’une ville comme Toulon pouvait faire. En étant parti, j’ai vécu un certain nombre d’aventures, et je ne regrette pas. J’ai pu faire des choses dont je n’ai pas trop à rougir.

    Quel regard portez-vous
    sur l’évolution de la culture
    en France ?

    G.P. : Je ne connais rien à la culture, je n’ai par exemple jamais été au Théâtre Liberté, que j’ai pourtant créé. En revanche, la culture faisait à l’époque partie des deux ou trois préoccupations au cœur de la vie politique française. Ce n’est plus le cas. Ça s’est perdu, on fait beaucoup de choses, il y a des artistes. Mais à l’époque, et c’était sûrement dû à de Gaulle, mais pas que, il y avait une volonté d’État de faire exister la culture dans la vie politique. Je ne sais même pas quoi dire sur son évolution. Ce qui m’intéresse, c’est la vie humaine. Mes livres, ce sont les gens que je rencontre.

    Et sur l’évolution de Châteauvallon ? Est-ce toujours une « utopie réaliste » ?

    G.P. : C’est une chose que j’ai faite par hasard et dont je suis assez fier. Châteauvallon, c’est la culture en rapport avec l’humanité, l’histoire, l’ensemble des choses de la vie, c’est quelque chose de vital. L’art n’est pas suffisant. L’utopie réaliste, c’est un terme que j’avais glissé à Edgar Morin pour les 20 ans de Châteauvallon. Pour moi, le résultat de toutes ces années d’existence reste une utopie réaliste, mais ce que je sais surtout, c’est que j’ai beaucoup d’amitié et de respect pour Charles Berling. Je trouve qu’il travaille trop, mais c’est un homme extrêmement ouvert, honnête, très loyal.

    On va d’ailleurs faire ensemble ma dernière œuvre, intitulée Une pensée pour le Monde. Une réflexion sur la mondialisation, qui existe sans ne jamais avoir été pensée. Elle révèle que les gens se combattent, dans un monde qui est tout sauf une unité. J’aimerais contribuer en développant un narratif sur ce que pourrait être un monde de paix, où les gens se parlent sans s’entretuer. En ce qui me concerne, l’utopie réaliste continue.

    « Avec Berling, on va faire ma dernière œuvre, “Une pensée pour le monde”,
    une réflexion sur
    la mondialisation »

  • RC Toulon : Après neuf mois d’absence, Charles Ollivon va faire son retour face à Pau

    RC Toulon : Après neuf mois d’absence, Charles Ollivon va faire son retour face à Pau

    On aurait parfois presque oublié qu’il faisait encore partie de l’effectif toulonnais, tant sa convalescence a semblé longue. Absent des terrains depuis le 4 janvier et sa rupture du ligament croisé du genou droit contractée face au Racing Metro, à Mayol, le « Grand Charles » voit enfin la lumière au bout du tunnel. Après avoir mangé son pain noir pendant neuf mois – au jour près –, le troisième ligne international aux 46 sélections va retrouver le groupe ce samedi face à Pau. Qui plus est dans un stade qui attend son capitaine (même s’il ne portera pas le brassard) depuis longtemps.

    Mais, le plus pressé reste le principal intéressé, pour qui les fourmis dans les jambes sont devenues des araignées : « Charles est excité, se réjouit Pierre Mignoni. On lui a laissé le temps de revenir. Je suis heureux pour nous, mais surtout pour lui. Quand tu vois des joueurs se blesser en pleine saison, louper les phases finales… Ça a vraiment été dur pour lui, mentalement ce n’est pas facile quand c’est une blessure que tu as déjà connue. »

    « Jouer avec Charles

    est un honneur »

    Un retour qui a nécessité beaucoup de résilience pour l’ancien capitaine des Bleus et qui pourra lui servir pour la suite selon son coach : « Il a gagné en crédibilité, il a bien travaillé. Je pense qu’il va jouer encore plus longtemps, il est frais, en forme. »

    Ce retour sera une arme importante pour le groupe : « Son retour va avoir de l’impact sur les autres. Mais il faut qu’il pense à lui, qu’il retrouve du plaisir, des sensations. Que les joueurs qui sont sur le terrain l’aident à revenir », insiste Pierre Mignoni. Parmi eux, Dany Priso, heureux de voir revenir un joueur majeur : « Ça fait deux semaines qu’il ronge un peu son frein. Il a discuté avec le staff, il se sent à 100%. On connaît ses qualités de leader. On est content. » « C’est un très grand joueur, qui peut jouer à un très haut niveau. Jouer avec Charles est un honneur. Quand il est là, tu as davantage de confiance », se réjouit aussi Ben White.

    L’occasion effacer la déception du week-end dernier sur le terrain de Bayonne : « Il y a un mot qui me revient, c’est regret. On prend un point, on en voulait trois ou quatre de plus. Sur notre dernière action, qui se retourne contre nous, on était en passe de pouvoir mettre ce 3e essai de plus que l’adversaire. Au final, on perd quatre points », regrette Pierre Mignoni, qui veut quand même capitaliser sur « les choses positives. On n’a pas lâché à la mi-temps. Les joueurs ont mis le bleu de chauffe qu’ils n’avaient pas mis sur la première. Ça, je ne l’accepte pas. » Avec le retour d’un de ses meilleurs guerriers, qui débutera sur le banc, gageons que ce RCT ira au combat pendant 80 minutes.

    Toulon – Pau

    5e journée de Top 14

    Samedi 4 octobre, 16h35.

    Stade Mayol, Toulon.

    Arbitre : M. Blasco Baque.

    TOULON : Domon ; R. Rebbadj, Brex, Frisch, Ferté ; Garbisi, Serin ; Abadie, Ludlam, Quéré-Karaba ; Ribbans (cap.), S. Rebbadj ; Priso, Damond, Gros.

    PAU : Luc ; Arfeuil, Klemenczak, Decron, Manu ; Desperes, Souverbie ; Credoz, Tuipulotu, Zegueur ; Picquette, Jo.Kpoku ; Tokolahi, Rey (cap.), Kaulashvili.

    Lucchesi sur la voie du retour, protocole commotion pour Dréan

    Blessé au genou gauche (rupture du ligament croisé antérieur) en avril dernier face aux Saracens en Coupe d’Europe, le talonneur international italien Gianmarco Lucchesi (25 ans) est sur la voie du retour. « Il est plutôt bien dans sa rééducation. Il est actuellement au CERS, et il est en avance. Il peut avoir le feu vert pour reprendre assez rapidement. On peut espérer l’avoir d’ici cinq à six semaines », se réjouit Pierre Mignoni. Concernant Gaël Dréan, sorti sur civière la semaine dernière face à Bayonne après un violent choc au sol, « il suit le protocole commotion classique. Il devrait revenir d’ici 12 jours », annonce le technicien.

    Mignoni sur les mêlées : « Des intros sont sanctionnées à l’excès »

    Pierre Mignoni a également donné son avis sur la gestion des mêlées depuis le début de saison, pour lesquelles les arbitres ont désormais la consigne d’être intransigeants : « Il ne faut pas tomber dans la loi du millimètre près. J’ai vu des introductions sanctionnées, comme d’habitude, à l’excès. Vraiment, tu ne vois pas la différence entre une bonne et une mauvaise intro. Quand c’est trop en travers, il faut prendre. Quand c’est limite, on joue, sinon on ne jouera jamais une mêlée. En ce qui me concerne, je suis plutôt content de mes numéros 9. Qu’ils continuent. »

  • RC Toulon : La Section Paloise, un dauphin à respecter

    RC Toulon : La Section Paloise, un dauphin à respecter

    Avec trois victoires en quatre rencontres, dont un dernier succès probant face au LOU, samedi dernier (40-15), la Section Paloise réalise un début de saison plus que convaincant. Avec 14 points, il n’est devancé par Toulouse qu’à la différence de points.

    Pas une surprise pour Pierre Mignoni : « Pau a un jeu en place depuis des années. C’est une équipe très joueuse, qui aime avoir la possession et joue très bien au rugby. Ils posent énormément de problèmes, car ils dominent les collisions, ils portent beaucoup le ballon. C’est une équipe intelligente. On a prévu des choses, j’espère les voir. » « Ils ont un gros pack, ils ont marqué pas mal d’essais sur ballon porté. Derrière ça court, il y a de la vitesse et beaucoup d’internationaux. C’est une équipe dangereuse partout », prévient Dany Priso

    Privés pour plusieurs mois de leur international français Théo Attissogbe, les Palois pourront compter sur leur meilleur marqueur (3 essais) Reece Hewat… Et sur une vieille connaissance du RCT, Facundo Isa, qui retrouvera Mayol, non sans émotion, quelques mois après l’avoir quitté. « Recroiser Facu, ce sera bizarre. Il est venu nous voir à Bayonne. Ça faisait trois ans que je jouais avec lui. C‘est un ami en dehors, mais pas sur le terrain. On connaît ses qualités, il faudra se mettre en face et bas quand il prendra le ballon, sinon, on risque de se retrouver 15 mètres derrière. On est prêt à l’accueillir comme il faut, le public sera heureux de le revoir aussi », annonce Priso.