Tag: Toulon Provence Métropole

  • Le défi des nouvelles présidences

    Le défi des nouvelles présidences

    À Aix-Marseille, Toulon ou Avignon, une même musique semble résonner : l’heure est à la recherche de consensus et au retour
    à des intercommunalités plus lisibles, plus proches et moins fracturées. Après des créations menées tambour battant, parfois contre les élus eux-mêmes, les maires entendent reprendre la main.

    Nicolas Isnard à Aix-Marseille, Josée Massi à Toulon TPM, Olivier Galzi au Grand Avignon : trois visages différents, mais
    un défi commun, renforcer le lien entre territoires et institutions, dans un contexte où les élus RN se font plus nombreux.

    Depuis plusieurs années, les intercommunalités
    ont pris une place considérable dans la vie locale. Elles concentrent désormais des compétences structurantes, mobilités, habitat ou encore développement économique, qui conditionnent le quotidien des habitants. Leur montée en puissance
    en fait des acteurs incontournables,
    mais aussi des espaces politiques plus sensibles, où la gouvernance doit être à la hauteur des responsabilités.

    Les urgences sont là

    Partout, la promesse est identique : remettre les métropoles au service des communes, après des périodes de tensions et de défiance envers des structures souvent jugées trop technocratiques.

    Les urgences sont là, pressantes : logement, mobilités, transition écologique, réindustrialisation.

    Si ces nouvelles présidences veulent incarner un « nouveau départ », elles devront démontrer que l’intercommunalité peut redevenir un outil efficace, et non un échelon supplémentaire. L’apaisement est un début. L’action, elle,
    ne peut plus attendre.

  • À Hyères, Giran s’allie à l’extrême droite

    À Hyères, Giran s’allie à l’extrême droite

    Les défections de ses anciens adjoints n’annonçaient rien de bon. Et effectivement, le maire sortant de Hyères, Jean-Pierre Giran (LR) ne s’est vu créditer que de 21,31% des voix et a dû se contenter de la seconde place derrière son ancienne adjointe au commerce et à l’animation. Véronique Bernardini, tête de la liste DVD Hyères ensemble a en effet capté 26,94% des suffrages.

    Troisième place sur la liste

    Deux autres listes ont également réalisé des scores leur permettant d’être au second tour : celle d’extrême droite Jean-Michel Eynard-Tomatis (L’avenir Hyérois) avec 19,49% des voix et celle du centriste Nicolas Massuco (Hyères avenir) avec 15,93%. Deux dernières listes étaient sous la barre des 10% : Hyères unie à gauche de Caroline Moulin qui a fait 7,86% et, enfin, celle du candidat ciottiste François Cornileau. Son Union des Hyérois a fait 8,47%. Suffisamment pour fusionner. Et Jean-Pierre Giran a sauté sur l’occasion, avec une fusion annoncée mardi soir. « Un rassemblement avec la liste de Cornileau, dans un seul but agir pour Hyères et les Hyérois », plaide-t-il dans un communiqué avant de souligner qu’« ils partagent la même vision d’Hyères et le même amour des Hyérois ».

    Ancien adjoint de Giran au poste, le jeune François Cornileau a déjà connu plusieurs étiquettes : le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, Les Républicains tendance Retailleau et enfin l’Union des droites pour la république lancée par Ciotti en 2024. Un sacré pedigree.

    Si l’actuel président de la Métropole reste tête de liste, François Cornileau prend la troisième place et a imposé la présence de 12 des siens, le nombre « d’historiques » de la liste Gardons le cap se réduisant à 33.

    Une manière de préparer des alliances pour la future présidence de la Métropole, Toulon Provence Méditerranée, sachant que la ville centre est ciblée par l’extrême droite ? Alors même que le président de la fédération LR varoise, Jean-Louis Masson qui avait soutenu Michel Bonnus, vient de dire qu’il « souhaitait la victoire de Josée Massi » à Toulon ?

  • L’ombre d’un président d’extrême droite se profile à Toulon

    L’ombre d’un président d’extrême droite se profile à Toulon

    Si le pire est loin d’être certain, mieux vaut prendre toutes les précautions pour qu’il n’advienne pas. C’est ce à quoi nous nous attelons sans relâche dans ces colonnes : alerter sur le risque que représente l’extrême droite. Et à Toulon, on sait plutôt bien de quoi il retourne, puisque la ville a déjà sombré dans son giron en 1995 et a mis vingt ans à s’en remettre, tant elle en était sortie exsangue, salie, avec une image profondément abîmée. Toulon fut alors la première grande ville de près de 100 000 habitants à tomber, le FN voulant en faire son laboratoire.

    Ne pas perdre une seule voix

    Pourtant, la menace est aujourd’hui encore bien présente dans la ville préfecture, comme un peu plus loin à La Seyne-sur-Mer, deuxième ville du Var. Et ce ne sont hélas pas les seules.

    Ce dont on doit avoir conscience aujourd’hui et qui devrait inciter tout le monde à prendre ses responsabilités, c’est que cette fois-ci, c’est la métropole tout entière qui pourrait basculer, avec à la clé une présidente RN.

    Un « troisième tour » dont il faut aussi avoir conscience. Ce qui est certain, c’est que le parti à la flamme brigue le poste avec convoitise, tant l’attrait est grand de pouvoir mettre dans son escarcelle une collectivité qui compte près de 500 000 habitants et un budget de plus de 700 millions d’euros.

    Mais loin est encore la coupe aux lèvres, puisque pour l’emporter, le parti lepéniste doit non seulement prendre Toulon ce qui lui permettrait de s’assurer 45 sièges sur 89, mais aussi conquérir une autre ville, ou, ce qui n’est pas tout à fait improbable, rallier à sa cause quelques maires de droite.

    C’est tout cela qu’il faudra garder à l’esprit les 15 et 22 mars en glissant son bulletin dans l’urne. Il s’agira de voter selon ses valeurs, mais aussi de se mobiliser fermement contre le retour de l’extrême droite dans le Port du Levant et à la tête de la métropole Toulon Provence Méditerranée.

  • Pour une métropole Toulon Provence Méditerranée solidaire et engagée

    Pour une métropole Toulon Provence Méditerranée solidaire et engagée

    Avant de laisser la parole au président de TPM Jean-Pierre Giran (LR), le directeur du Théâtre Liberté Charles Berling a pris la parole avec émotion, puisqu’il rend son tablier au mois d’août, pour remercier la collectivité du travail qu’on lui a laissé accomplir durant ces 15 dernières années.

    « J’espère qu’à l’avenir, nous continuerons à travailler pour la culture de ce territoire-là », a-t-il ajouté. Des vœux à méditer en cette période préélectorale tant on connaît la conception étriqué que s’en fait l’extrême droite, qui n’a cessé d’intervenir pour dire tout le mal qu’elle pensait de la programmation du Théâtre Liberté.

    L’acteur et metteur en scène promet pour conclure qu’il va continuer son travail pour la culture sans abandonner Toulon.

    « Les lois ne nous permettent de parler de rien, pas de bilan, pas de projets », commence le président de la Métropole Jean-Pierre Giran pour souligner l’exercice difficile auquel il doit se livrer en cette période. Mais c’est très mal le connaître que de penser que cela puisse assécher sa verve.

    Il poursuit donc : « On est dans une époque un peu originale où le président des États-Unis kidnappe le président du Venezuela, le président de la Russie envahit un pays voisin, le président chinois regarde avec avidité ce qui se passe à côté de lui, à Taiwan et au niveau national on cherche désespérément où on peut trouver une majorité et comment faire un budget. » Tout ça pour dire que « dans ce monde extrêmement liquide et fluctuant, anxiogène, les seuls éléments de stabilité ce sont les collectivités qui assurent la continuité des services publics et la continuité des valeurs républicaines ».

    Préserver le sens

    du service public

    Et de poursuivre : « On voit bien qu’il n’y a pas de mutation particulière, que l’essentiel n’est pas en cause, c’est-à-dire l’action publique. » Pour le président de la Métropole, « si d’aventure le fonctionnement des institutions locales étaient de la même nature que celui aujourd’hui de l’Assemblée nationale, la France serait en danger, puisque rien ne tiendrait ».

    Et à l’attention de ses agents, il a salué l’importance qu’il y ait une bonne entente entre les élus et le personnel, « parce qu’autrement ceux qui ont des projets ne les verraient pas pousser par ceux qui en ont la capacité ».

    Et de rappeler que la Métropole a connu quelques péripéties puisque sur ce mandat de six ans deux présidents se sont succédés, après l’empêchement de son prédécesseur Hubert Falco (DVD) devenu inéligible après sa condamnation pour détournement de fonds publics. Ce qui ne l’a pas empêché « de préserver la continuité de l’action publique ».

    « Servir l’intérêt général »

    Et à Jean-Pierre Giran de lancer : « C’est grâce à vous. Je le dis sans complaisance. »

    L’occasion pour le président de TPM de rappeler la mission du fonctionnaire territorial qui est de « servir l’intérêt général et non pas des intérêts particuliers ». Et de privilégier le sens du service public à tout autre considération.

    « Et dans ces périodes compliquées, je vous souhaite beaucoup de sérénité pour vous permettre d’accomplir cette mission efficace », ajoute-t-il. Et ce quels que soient les aléas électoraux. Cela sera certainement plus compliqué selon les résultats des urnes, si jamais d’aventure le RN prenait la collectivité. Difficile en effet de continuer à défendre l’intérêt général si ceux aux manettes optent plutôt pour l’idéologie. Mais l’année 2026 ne fait que commencer. La campagne aussi, pour une métropole solidaire et engagée.

  • Ce qui va éclore sur la métropole : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans le Var

    Ce qui va éclore sur la métropole : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans le Var

    Le chantier d’extension

    du parc des Lices

    Parmi les grands chantiers qui seront prochainement livrés, on peut relever, pour ce qui concerne le Port du Levant, celui de l’extension et de la renaturation du parc des Lices, qui s’étendra sur 100 000 m². Ce poumon vert de la ville deviendra ainsi « la pierre angulaire d’un arc vert permettant de connecter la gare à la porte d’Italie ». Son agrandissement a été rendu possible grâce à la démolition de six bâtiments municipaux vétustes, opération permise par le regroupement des services autrefois installés au Pôle Famille du Port Marchand. Sur cet hectare de nature gagné en plein cœur de ville, 390 arbres ont été plantés, ainsi que 3 200 m² de massifs végétalisés et 1 500 m² de prairie.

    Une maison de services

    à La Beaucaire

    La Ville de Toulon a racheté, en 2025, l’ancien site de la Caisse d’allocations familiales (Caf) situé en plein cœur de la cité de La Beaucaire pour 3,8 millions d’euros. Le projet prévoit la construction d’un groupe scolaire, l’installation d’un centre social et d’une maison des services, ainsi que d’une petite médiathèque. Mais, aussi, un parc arboré de 12 000 m². Bien sûr, l’ensemble ne sortira pas de terre dès cette année, mais dans l’ancien bâtiment rénové de la Caf, où quelques mises aux normes étaient nécessaires, des services publics commenceront à ouvrir dès le début de l’année 2026.

    Le chantier de rénovation

    de l’école Saint-Roch

    Les travaux, débutés en octobre 2024, ont été planifiés en deux phases : une première portant sur l’école basse, dont le réaménagement devrait s’achever début 2026, puis la réhabilitation de l’école haute, prévue pour 2027. L’ensemble de l’établissement sera remis aux normes actuelles, tant en matière d’apprentissage que d’accessibilité. Coût total de l’opération : 8,9 millions d’euros.

    Lors de la visite de chantier, au mois de juin dernier, il ne restait plus que l’ossature de l’établissement dans sa partie basse. Plus de fenêtres. Plus de portes. Plus de pièces. Juste une charpente recouverte de tuiles, des cloisons et une dalle neuve coulée il y a quelques semaines.

    Une rénovation d’ampleur, menée par la Ville de Toulon en maîtrise d’œuvre interne, qui s’opère en site. Ce qui complexifie davantage la tâche. Les quelque 200 enfants scolarisés ont été regroupés en partie. Les CM1 et les CM2, eux, ont été accueillis dans l’école voisine André-Filippi.

    La plaine des sports

    du Mourillon

    De nouveaux aménagements sportifs et de loisirs verront le jour sur le site des plages du Mourillon, d’ici le mois de mai. Ils comprendront notamment l’installation de nouveaux équipements de glisse et la création de deux terrains de pickleball, d’un terrain polyvalent de beach et de tables de ping-pong. Cette plaine de sports ainsi nommée formera une continuité avec l’aire de pique-nique, sur laquelle des tables supplémentaires seront ajoutées. En cette année électorale de tous les dangers, il revient aux électeurs d’empêcher l’extrême droite de couper tous ces rubans.

  • Une nouvelle société portuaire pour gérer le port de commerce de la rade

    Une nouvelle société portuaire pour gérer le port de commerce de la rade

    C’était dans les tuyaux, c’est désormais officiel. Jeudi, la Métropole TPM a acté la création de la société portuaire de Toulon – La Seyne pour la gestion, l’exploitation et l’aménagement du port de commerce. Un choix de gouvernance qui vise à mettre en commun les missions d’exploitation, et à lancer un programme d’investissement de modernisation : poursuite de la transition énergétique, maintien de la compétitivité, réfection des services portuaires, et adaptation à la montée des eaux. Une première phase de 35 millions d’euros, au cœur d’un programme public et privé estimé à près de 150 millions, sera menée sur 5 ans.

    Cette nouvelle entité entérine la récupération de la compétence portuaire par la Métropole. La concession pour la gestion et l’exploitation du port avait été confiée à la CCI du Var par l’État en 1956, initialement pour 50 ans, puis prolongée par plusieurs avenants jusqu’au 31 décembre 2026. En 2017, la législation a confié la compétence portuaire à la Métropole TPM, consacrant cette dernière Autorité Portuaire propriétaire du port de commerce Toulon- La Seyne Brégaillon. En parallèle, elle est en charge d’investissements tels que la connexion électrique des navires à quai, l’entretien lourd des quais, ou encore le dragage et le remorquage.

    Un pôle multi-activités

    Effective au 1er janvier pour 50 ans, cette société de droit privé à capitaux 100% publics doit répondre aux enjeux de développement du territoire et des multiples activités du port, avec la spécificité de la présence de la Marine nationale. TPM en est l’actionnaire majoritaire, aux côtés de la CCI, de la Région Sud et du Département du Var. Les communes de Toulon, La Seyne et Saint-Mandrier, ainsi que le ministère des Armées, seront membres du Comité des partenaires, institué pour permettre l’expression des territoires et de la Base de Défense. Les salariés de l’actuelle concession seront intégrés à la nouvelle structure.

    Le port de commerce regroupe les terminaux de Toulon – Côte d’Azur, de Brégaillon et du Môle d’armement sur la commune de La Seyne. Il accueille des ferries et des navires de croisière, du fret, des yachts, des navires scientifiques, et des entreprises en lien avec les activités maritimes (chantiers navals, centres de recherche…). Parmi les grands projets à venir, la construction des infrastructures d’accueil du Porte-avions de nouvelle génération (PANGI) en 2027. Dans ce cadre, la Marine nationale a prévu la réquisition d’une partie du foncier portuaire de deux hectares sur La Seyne-Brégaillon.