Tag: Théâtre

  • Jeux, spectacles et feux d’artifice au menu avant la nouvelle année

    Jeux, spectacles et feux d’artifice au menu avant la nouvelle année

    Quelques activités ludiques et familiales sont encore au programme dans les villes. Qu’il s’agisse d’animations qui jouent les prolongations, de parades, d’ateliers ou encore de spectacles, il y en a pour tous les goûts avant le début de l’année.

    Au programme le 30…

    Dans le cadre des vacances de Noël, le muséum d’histoire naturelle de la Ville d’Aix-en-Provence ouvre ses portes aux enfants de 7 à 12 ans pour un atelier pédagogique, de 14h à 16h. Avec « Dino, qu’est-ce que tu manges ? », observez les dents et griffes des dinosaures de Provence pour déduire leur régime alimentaire (infos et réservation : 04.88.71.81.81, 4,60 euros).

    Du côté d’Hyères, c’est la parade « Le réveillon des souris » qui attend les familles au départ de l’avenue Gambetta, à 15h et 17h30. Un moment féerique et participatif où les enfants pourront embarquer à bord de structures en musique !

    Dans le Vaucluse, à Avignon, c’est une activité pour les grands enfants qui vous attend avec un Cluedo grandeur nature de 15h à 17h. Le musée Angladon se transforme pour permettre aux participants de résoudre les énigmes cachées dans les collections, accompagnés de la médiatrice du lieu (infos et réservation : 04.90.82.29.03, 3 euros la participation).

    Initialement prévu le 23 décembre dans le cadre des festivités de Noël, le feu d’artifice de Brignoles a finalement lieu ce mardi et sera tiré à 18h45 depuis l’école Marie-Curie.

    … et le 31 décembre

    Le quai du Port de Bandol s’anime dès 18h avec un spectacle de drones offert par le port. à minuit, c’est un feu d’artifice tiré depuis le toit du casino Partouche qui vous attend !

    à Orgon, le feu d’artifice sera tiré à 19h au stade Taberner pour que petits et grands en profitent gratuitement.

    Le jardin Bonaparte, à Saint-Raphaël, se met au diapason du réveillon et donne rendez-vous à partir de 18h30 pour une soirée musicale animée par un DJ. Dès 19h30, le feu d’artifice marquera le passage à la nouvelle année.

    Sur les deux jours

    Des lectures de contes sont au programme à la bibliothèque municipale du Lavandou, de 15h à 17h, pour plonger dans la magie des fêtes avec la compagnie Chipoti Chipota. Le 31 uniquement, une parade participative et festive attend petits et grands dans une ambiance de pirates, à 15h et 17h. Elle sera suivie d’un vin chaud à 18h et du feu d’artifice à 19h, le tout sur le parvis de l’hôtel de ville.

    Les Noëls insolites se poursuivent au chaud à Carpentras, plus précisément au théâtre de la Charité, où les enfants à partir de 2 ans pourront découvrir gratuitement le spectacle le « Minimum Circus » de la compagnie les Baladins du Rire, à 14h30 et 16h30. Enfin, c’est au château de Lourmarin que les enfants pourront profiter d’un jeu de piste de Noël (de 10h30 à 12h45 et de 14h30 à 17h15, entre 3,50 et 8 euros).

  • [Comment préparez-vous les fêtes ?] À Martigues, des livres à partager en famille

    [Comment préparez-vous les fêtes ?] À Martigues, des livres à partager en famille

    L’avez-vous vu, ce petit bonhomme au chapeau pointu ? Si ce n’est pas le cas, les enfants de l’école maternelle Font Sarade ont en tout cas reçu sa visite ce mardi matin, pour recevoir sous le sapin quelques cadeaux peu anodins.

    C’est en compagnie de Bidule et Craquotte, deux lutins « du département du livre du père noël » comme elles se présentent, que la classe de petite section découvre Hector le Magichien, de Sophie Ledesma. Un chien qui, « abracadatchoum ! », se change en chat ou en paon lorsqu’il éternue. À l’aide de leur kamishibai, ce théâtre illustré de poche japonais, les deux lutins racontent des histoires à partir d’illustrations, comme le Noël des animaux où l’on trouve les rennes des neiges, un chat-pin de noël félin, et des kangourous qui n’ont pas besoin de hotte pour les cadeaux.

    Des thèmes et des histoires qui pourraient prêter à sourire, mais qui revêtent une grande importance pour le développement des enfants, selon l’adjointe à l’éducation (PCF) Annie Kinas, qui tend les livres aux enfants en leur expliquant que « ce cadeau là, c’est le maire qui l’a mis sur la liste, ce sont de jolis livres avec des belles histoires que vous regarderez avec la maîtresse en classe et avec vos parents ».

    Près de 2 300 livres offerts par la Ville aux enfants

    Hector le magichien est l’un des trois livres offerts aux enfants dans toutes les écoles maternelles et établissements d’accueils de jeunes enfants de la ville. Au total, ce sont près de 2 300 livres qui sont offerts aux enfants martégaux, pour un budget de 30 000 euros. « La tradition se poursuit car il n’est pas question d’enlever ce moment de rêve et de bonheur aux enfants », insiste Annie Kinas, qui parle de « permettre l’accès et encourager la lecture en classe et à la maison », comme de « rêver à travers un livre lu en famille ».

    Mais cela va plus loin. « Ça contribue aussi à faire les petits champions de la lecture de demain », complète l’adjointe, ce concours de lecture à voix haute que la Ville a accueilli l’année dernière et dont un élève martégal avait remporté la finale départementale. L’élue pense aussi que « lire dès le plus jeune âge repousse l’utilisation abusive du téléphone et des écrans », mais aussi « suggère l’idée d’aller feuilleter d’autres livres à la médiathèque ».

    Nul doute que les livres et le théâtre kamishibai stimuleront l’imagination des enfants, captivés par les lutins racontant l’histoire du loup voulant manger le petit chaperon rouge et que « le père noël prend par la peau des fesses », pour le gronder.

  • [Théâtre] « Un homme sans titre », hommage d’un fils à son père

    [Théâtre] « Un homme sans titre », hommage d’un fils à son père

    « Après la mort de mon père en 2020, j’ai partagé sa vie dans Un homme sans titre. J’ai voulu restituer son parcours, lui qui était taiseux et ne se plaignait jamais », écrivait Xavier Le Clerc. C’est cet ouvrage paru en 2022 que Jean-Louis Martinelli et Mounir Margoum adaptent du mardi 16 au samedi 20 décembre au Théâtre des Bernardines. Cet homme, c’est Mohand Saïd Aï-Taleb, engagé comme métallurgiste dans le Calvados, essoré par le labeur, les brimades et le racisme quotidien pendant les 30 glorieuses. Incarné seul sur scène par Mounir Margoum, « un ouvrier algérien noyé dans la masse de la main-d’œuvre pas chère », de retour dans son pays natal en 1979 où il épouse celle qui deviendra la mère de l’auteur.

    Dans les pas de Camus

    « Après le choc pétrolier, écrit encore Xavier Le Clerc, Mohand-Saïd aurait pu accepter la prime au retour de Giscard d’Estaing, de quoi se payer un aller simple et définitif. Une sorte de prime à la casse pour les immigrés relégués comme de vieilles machines, des bougnoules comme disaient les racistes de l’époque, mot qu’enfant, je confondais avec bagnoles, oui des bagnoles devenues inutiles, que nombre de politiques populistes rêvent encore de comprimer en César. »

    Un homme sans titre prend ainsi la forme d’une « chronique d’émancipation » dédiée à son père, dixit Jean-Louis Martinelli, pour lequel Xavier Le Clerc s’est inscrit « dans les pas d’Albert Camus et de son reportage en 1939, Misère de la Kabylie où est né le héros du roman quelques années plus tôt ».

    Places encore restantes pour les mercredi 17 (19h), jeudi 18 et samedi 20 décembre (20h). Entre 10 et 38 euros. www.lestheatres.net

  • Un Grand Chœur va faire revivre cent ans du Comoedia

    Un Grand Chœur va faire revivre cent ans du Comoedia

    L’anniversaire du centenaire promet d’être haut en couleurs. Inauguré le 11 novembre 1925, cours Foch, ce théâtre d’abord privé, construit à l’initiative « de trois entrepreneurs », relate Jérôme Leleu, l’actuel directeur du Comoedia ; est ensuite devenu municipal. Parmi les particularités architecturales de ce théâtre à l’italienne tendu de velours rubis, « son plateau en forme de triangle. On y fait rentrer les décors au chausse-pied », s’amuse le directeur. Au-delà de l’aspect physique du centenaire, Le Grand Choeur*, à l’affiche les 13 et 14 décembre, va faire vivre au public ce que le Comoedia a vécu durant cent ans… Sur scène ce week-end, l’hommage à Félix Mayol, le chansonnier toulonnais, grande vedette des années vingt, va étonner le public avec ses chansons drôles. À ses côtés, un tourbillon de grands artistes, qui se sont produits sur cette scène, vont être incarnés par les comédiens : « Maurice Chevalier, Marcel Pagnol, Louis Jouvet, Marguerite Duras, Marcel Maréchal, Raymond Devos, Maxime Le Forestier, Galabru, Laurent Terzieff… », énumère Jérôme Leleu. En poste depuis fin 2022, le directeur du Comoedia lui-même va devenir un personnage du spectacle.

    Un public exigeant

    Metteur en scène, comédien et créateur de spectacles, le Marseillais Philippe Le Car, à la tête de l’Agence de Voyages Imaginaires « a écrit le spectacle sur la base de documents d’archives. Celles-ci ont été mises à disposition par Sandra Rouqueirol, directrice du service archives et patrimoine de la Ville d’Aubagne. Il a également recueilli les témoignages d’anciens membres des équipes du théâtre, questionnés sur leur façon de travailler, leurs souvenirs… », expose Jérôme Leleu. « Café-concert, musique, clown, burlesque, chanson, extraits de pièces classiques, d’œuvres de Marcel Pagnol… Le Grand Chœur va donner à vivre toutes les esthétiques du théâtre… », promet le directeur du Comoedia. À la question : « En cent ans, la manière de faire du théâtre a-t-elle changé ? », il répond : « On s’est orienté vers un jeu plus naturaliste, notamment dans la façon d’aborder les classiques. » On ne joue plus au théâtre comme la singulière Sarah Bernhardt… Mais sinon, l’objectif est toujours le même, soutient Jérôme Leleu. « Au théâtre, on veut toucher au cœur Créer l’émotion. Le théâtre est le miroir de l’humanité. Il a tout son sens dans ce qu’il nous renvoie de nous-même », poursuit-il. Quant au Comoedia lui-même, qui aujourd’hui travaille avec une équipe de dix personnes, propose 65 spectacles et 80 levers de rideau par saison (septembre à juin) pour 22 000 billets vendus, « les Aubagnais y sont très attachés », souligne le directeur. Il confie : « Quand j’ai rencontré son public pour la première fois, il m’a demandé avec insistance qu’il y ait de bons spectacles, et que je ne les déçoive pas… »

    * À 20h le 13, à 18h le 14.
    Tarifs
     : 4 à 15 euros. Réservations : 04.42.18.19.88.

  • [Théâtre] Charles Berling annonce sa retraite de Châteauvallon-Liberté

    [Théâtre] Charles Berling annonce sa retraite de Châteauvallon-Liberté

    « Après 15 ans passés à la tête du Liberté d’abord, de la Scène nationale Châteauvallon-Liberté ensuite, j’ai décidé de faire valoir mes droits à la retraite au 31 août 2026 », affirme par voie de communiqué de presse Charles Berling, 67 ans, annonçant ainsi la fin de son aventure varoise amorcée en 2010. à cette époque, il participe alors, avec son frère Philippe, à la création du Théâtre Liberté, sur la place éponyme de Toulon. Les lieux seront inaugurés le 29 septembre de l’année suivante par une représentation de L’art de la comédie.

    « De ces débuts bouillonnants jusqu’à la célébration des 60 ans de Châteauvallon en 2025, en passant par l’obtention du label Scène nationale en 2015, rappelle-t-il, je suis fier d’avoir œuvré aux côtés d’une équipe paritaire particulièrement engagée et compétente, dans un climat heureux et passionné, pour donner à Châteauvallon-Liberté la place qu’elle occupe aujourd’hui : l’une des scènes nationales les plus importantes dans le paysage culturel français. »

    Lutte pour les « valeurs républicaines »

    « Avec l’équipe de la Scène nationale, nous n’avons eu cesse de préparer l’avenir de cette magnifique institution, en la rendant la plus accessible possible à toutes et à tous, aux jeunes en particulier. Elle est prête à affronter de nouveaux défis artistiques, culturels, budgétaires, sociaux et politiques », souligne celui qui, même s’il quittera ses fonctions de directeur de théâtre, poursuivra ses activités artistiques, de comédien et metteur en scène essentiellement. Une évocation des challenges qui attendent la scène nationale, alors que la Ville de Toulon et ses électeurs menacent de se jeter à nouveau dans les bras du RN et de l’extrême droite pour les prochaines élections municipales de 2026, 30 ans après la parenthèse brune et mortifère du maire FN Jean-Marie Le Chevallier. « Quand le FN a été élu », rappelait, l’été dernier, Charles Berling à La Marseillaise, « les pouvoirs politiques voulaient la mort de Châteauvallon, un endroit où l’on pouvait échanger librement. Jean-Marie Le Chevallier fleurissait la tombe du maréchal Pétain. Il voulait la disparition de ce lieu ».

    Mais, si Charles Berling partira à la retraite en 2026, cela ne l’empêchera pas de se « battre, encore et toujours, pour la culture et pour les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité ».

  • [Théâtre] Kahraba pose ses valises au Théâtre Joliette

    [Théâtre] Kahraba pose ses valises au Théâtre Joliette

    Dès le 9 décembre, le collectif Kahraba pose ses valises au Théâtre Joliette. « Nous y invitons des amis, des complices, ceux que nous avons croisés sur nos chemins, dont la compagnie nous fait nous sentir à la maison », indique ce groupe libanais qui s’adonne aux arts de la marionnette et de la danse. Autant de conversations artistiques déclinées jusqu’au dimanche 14 décembre, à commencer ce mardi, par Et le cœur ne s’est pas arrêté. Une « fiction poétique » aux « résonances très concrètes » imaginée avec la compagnie L’entreprise de François Cervantes. « Si on devait résumer, c’est l’histoire d’une personne qui continue à lire un livre pendant un bombardement », explique l’auteur metteur en scène marseillais du spectacle.

    Miroir d’humanités

    Cofondateurs du collectif Kahraba, Eric Deniaud et Aurélien Zouki dispenseront du 10 au 12 décembre des ateliers gratuits « Petite migration » au cours desquels le public est invité à fabriquer des maisons en papier, avant d’en faire une fresque collective sur les murs du Théâtre Joliette. Contrebassiste et chanteuse de Hayeli, musique dont le nom « signifie miroir en arménien », Donna Khalifé donnera quant à elle un concert samedi 13 décembre, après avoir elle aussi prodigué quelques rudiments aux spectateurs les jours précédents. Avec, en première partie, Ce que les dieux nous ont laissé, création de Kahraba où la flûte, danse et « dessin en direct » défient le « chaos » du monde ambiant.

  • La couleur des émotions pour tous au théâtre

    La couleur des émotions pour tous au théâtre

    Un album tout en douceur et en poésie pour aider les plus jeunes à pouvoir, eux aussi, mieux comprendre et exprimer ce qu’ils ressentent.

    De la douceur et des couleurs

    Sur scène, c’est Oumria Mouffok qui incarne cette histoire s’inspirant librement de l’album. La compagnie « La fabrique des rêves » propose ainsi un spectacle à destination du jeune public et des plus grands qui s’émerveillent encore ces samedi et dimanche sur les planches du théâtre de La Carreterie à Avignon.

    Cette fois-ci c’est sous l’œil des monstres de couleurs incarnant chacun une émotion accompagnés de leur amie qu’il va falloir remettre de l’ordre au milieu de ce bazar où les couleurs et émotions sont sens dessus dessous. Un spectacle mêlant le clown et le kamishibaï qui désigne un ensemble de planches utilisées pour raconter une histoire.

    Une invitation à l’exploration des émotions, entre autres, pour les enfants et ceux qui le sont restés à travers le théâtre.

    Un voyage d’une trentaine de minutes qui invite le public dès 1 an à participer pleinement à cette épopée poétique pour réussir à remettre de l’ordre dans son cœur et retrouver son équilibre.

    Spectacles samedi et dimanche à partir de 10h et 11h15.

    Comptez 10,50 euros
    pour une place

    Informations et résa : 06.65.21.63.45

  • [Théâtre] « Phèdre », aux racines de la scansion à Toulon

    [Théâtre] « Phèdre », aux racines de la scansion à Toulon

    « Cette pièce raconte un empêchement. Le personnage, Phèdre, souffre de ne pouvoir dire, de ne pouvoir jouir de son désir. Oenone souffre de ne pouvoir garder Phèdre. Hyppolite souffre de ne pouvoir être libre et Thésée souffrira d’avoir perdu son fils par sa faute. Chacun est en prison de lui-même », résume Muriel Mayette-Holtz au sujet de Phèdre. Jusqu’ici, rien de nouveau pour ce classique écrit en 1677 par Racine. Sauf que cette metteur en scène mêle les alexandrins du grand tragédien au slam pour cette pièce qui se joue au Théâtre Liberté du jeudi 4 au samedi 6 décembre.

    « Un chant du cœur »

    Après Andromaque, puis plus récemment Bérénice, Muriel Mayette-Holtz aime décidément se frotter au répertoire racinien. Dans Phèdre, elle dote son spectacle d’une distribution reluisante : Eve Pereur dans le rôle-titre, Nicolas Maury qui prête ses traits à Oenone et Charles Berling incarne le sanguin Thésée. « Rouge sang », comme le thème des décors et costumes de la pièce, symbole de « l’étouffement » qui enserre tous les personnages, animés tour à tour par le désir, la folie et la perfidie. Sans oublier le rôle pivot de Théramène, interprété par le slameur Jacky Ido, qui « casse d’emblée le quatrième mur en s’adressant directement au public », pose la metteur en scène. « L’alexandrin est un chant tout comme le slam, un chant du cœur. »

    Les 4 et 5 décembre à 10h.
    Le 6
     décembre à 18h. Entre 5 et 30 euros. www.chateauvallon-liberte.fr

  • Une mise en abyme d’« Angèle » à Marseille

    Une mise en abyme d’« Angèle » à Marseille

    Le texte est tiré du film de Pagnol. L’essentiel est gardé. Le public assiste au texte joué et, simultanément, au tournage évoqué, simulé et chorégraphié du film. Six acteurs se partagent la distribution et lorsqu’ils ne jouent pas les scènes, ils deviennent l’équipe technique du tournage », plante Patrick Ponce, fondateur de la compagnie Cartoun Sardines il y a plus de 40 ans, à propos d’Angèle. Un film réalisé par Marcel Pagnol en 1934, lui même adapté du roman de Jean Giono, Un de Baumugnes, qu’il réinvente du 2 décembre au 17 janvier, au Théâtre des Bernardines.

    Hommage(s)

    Fille de paysans, Angèle vit avec ses parents dans une ferme en Provence. Face au dilettantisme d’Albin, qui tarde à lui déclarer sa flamme, elle va se laisser charmer par un garçon qui l’embarque à Marseille pour la prostituer. Jusqu’à ce que Saturnin, valet de la ferme familiale, ne retrouve sa trace avec un enfant « bâtard » et les ramène tous deux au bercail, où le patriarche les fait vivre dans sa cave pour se prémunir d’un déshonneur. Une histoire qui a « provoqué en nous l’envie mature de porter à la scène ce vibrant hommage à la terre, à la vie et à la femme », mentionne Patrick Ponce.

    Et, comme souvent dans le répertoire de Cartoun Sardines, une ode au cinéma ainsi qu’à sa conception et à son univers qui donne corps et voix aux débuts du cinéma parlant dont Angèle a été l’incarnation.

    P.A.
  • Le Terrier ramène le spectacle en ville à La Seyne-sur-Mer

    Le Terrier ramène le spectacle en ville à La Seyne-sur-Mer

    Après 27 années de bons et loyaux services, le café-théâtre de la 7e Vague tire sa révérence, sans pour autant disparaître. L’association continue d’exister en tant que régie artistique, mais cède ses murs au Terrier. Un changement qui s’opère dans la continuité, puisque ce nouveau café-théâtre associatif a été créé par Benjamin Lull, ancien de la 7e Vague, dont il avait pris la direction en 2022 avant de cofonder le Terrier, en compagnie de huit compagnons artistes.

    « On en avait besoin, et il était temps pour moi de prendre mon envol, explique ce jeune comédien de 28 ans. On a changé le nom, le bureau, une nouvelle équipe artistique et j’ai pris le projet à bras-le-corps. La 7e Vague m’a suivi, et on a gardé leur ligne de base. »

    Pour un lieu « populaire »

    Cette ligne, c’est celle d’un « laboratoire artistique. Le but est d’avoir une offre hétéroclite, avec de la musique, du théâtre, du clown… On va rajouter des drag show, des spectacles de marionnettes et on va faire des spectacles enfants dans l’année », détaille le président du lieu, nommé le Terrier car « j’ai connu le théâtre avec le Roman de Renart. Le Terrier, c’est le lieu où les renards mettent bas. C’est symbolique du fait que c’est ici que les artistes pondent leurs projets ».

    Son terrier, Benjamin Lull le veut ouvert, au carrefour de son passé et de son avenir : « On souhaite faire en sorte que les artistes qui se produisaient à la 7e Vague ait encore leur place, tout en ouvrant le lieu à de nouvelles personnes, à de jeunes artistes. D’ailleurs, quand les spectacles sont un peu fragiles, on leur donne le statut de spectacle à venir. » Avec l’objectif d’en briser les murs : « On veut créer pour le lieu et pour en sortir, avec des spectacles de rue, et pourquoi pas se produire dans d’autres théâtres. »

    Ce samedi marque donc le début d’une nouvelle aventure. De 18h à 20h, les visiteurs pourront venir découvrir le lieu, désormais doté d’une seconde entrée, avant un concert de tango du quatuor Anthéa à partir de 20h30. L’entrée est libre, et le concert à 10 euros. « On est le seul café-théâtre de la ville. On se veut populaire, l’entrée la plus chère est à 10 euros, il y aura des entrées à 5 euros et au chapeau. On veut donner accès à tout le monde. Le centre-ville est une zone prioritaire, on vient tous de la classe moyenne prolétaire, donc on veut offrir des spectacles pour cette catégorie-là. On veut que les gens cessent de penser que le théâtre est un lieu bourgeois », soutient Benjamin Lull.

    Infos et réservation sur leterrier.assoconnect.com