Tag: Sports

  • Grèves à Decathlon pour un meilleur partage des bénéfices

    Grèves à Decathlon pour un meilleur partage des bénéfices

    Alors que l’enseigne prévoit de célébrer ses 50 années d’activité, les employés ne sont pas à la fête. Ils revendiquent une revalorisation des salaires pour tous.

    « Decathlon fait 910 millions de bénéfices, mais oublie ses salariés », dénoncent les syndicats Unsa-Snad, CFTC, CFDT, CGT et CFE-CGC, rappelant que « ces objectifs sont possibles grâce à l’engagement quotidien des salariés ». Depuis le 1er juin, le Smic est revalorisé de 2,41%, mais « la direction a décidé de limiter cette revalorisation aux seuls salariés concernés par le minimum légal », déplorent-ils dans le cadre d’un mouvement social national.

    Les employés de l’enseigne Decathlon à Marseille et en Vaucluse se mobilisent ce samedi 6 juin. Un rassemblement est prévu à 15h devant le magasin de Bouc-Bel-Air, accompagné d’actions variées (débrayages, grève), afin d’ouvrir des négociations concrètes sur le pouvoir d’achat. Les salariés rappellent leur attachement à l’entreprise, mais refusent d’être les oubliés des performances économiques de l’enseigne. Ils demandent l’ouverture immédiate de discussions concrètes. De même, à Ensuès-la-Redonne, un rassemblement est prévu le 8 juin devant l’entrepôt logistique. Les personnels soulignent que « l’inflation, le coût de la vie et les exigences toujours plus fortes » sont le lot de l’ensemble des salariés et revendiquent « la reconnaissance concrète du travail fourni dans les entrepôts et plateformes logistiques, ainsi que des NAO à la hauteur des résultats exceptionnels de l’entreprise ».

    50 ans d’activité

    Réunis le 2 juin, les syndicats ont précisé : « Les salariés constatent chaque jour une augmentation de leur charge de travail, des effectifs insuffisants dans de nombreux magasins et entrepôts, ainsi qu’une pression toujours plus forte pour atteindre les objectifs commerciaux. »

    En 2025, le bénéfice net de l’entreprise a augmenté de 16% et son chiffre d’affaires de 4%. Distinguée en 2026 comme « 2e entreprise préférée des Français », et pour célébrer ses 50 ans, la marque donne rendez-vous au public, le 24 juin dès 15h, sur l’esplanade du Mucem à Marseille, « pour un après-midi placé sous le signe du partage ». Une invitation qui tranche avec la crise au sein de ses effectifs.

    Contacté, le groupe indique poursuivre un dialogue social « direct, régulier et constructif » et se dit « particulièrement attentif aux questionnements ainsi qu’aux revendications exprimées ». Samedi, la continuité de l’activité sera « assurée dans nos magasins partout en France », précise la direction.

  • Journée sport pour les patients et le personnel de psychiatrie à Toulon

    Journée sport pour les patients et le personnel de psychiatrie à Toulon

    L’objectif de cet événement placé sous le thème des super héros et mené en lien avec l’ASPTT de Toulon, la Maison sport santé de Toulon Var Est et l’association Ufolep, était de favoriser les échanges interservices et interétablissements. 800 patients en psychiatrie ont bénéficié de l’activité physique adaptée depuis début 2026.

  • L’OM réunit sur le thème des métiers du sport professionnel

    L’OM réunit sur le thème des métiers du sport professionnel

    Le décor intimiste de l’hospitalité du stade Vélodrome était l’hôte, ce mercredi, du forum Avenir olympien. Concrètement, cette journée était consacrée aux métiers liés au sport de haut niveau. Une rencontre mise sur pied par le programme « Treizième homme », l’association OM et la Région Sud. Devant un parterre de lycéens et jeunes adultes, deux tables rondes se sont déroulées. En amont, Lucie Venet, déléguée générale du « Treizième homme », Eugène Caselli, président de l’association OM et Ludovic Perney, vice-président à la Région, ont présenté l’événement.

    « C’est un projet né d’une question simple : comment l’OM peut être utile en dehors du terrain ? », explique Lucie Venet. « Avant tout, l’objectif est d’offrir aux jeunes une porte vers les métiers d’un grand club comme l’OM. Montrer une voie vers ces métiers du football mais aussi du sport de haut niveau », décrit, dans un second temps, Eugène Caselli.

    Partage d’expérience

    et discussions

    La matinée était coupée en deux parties avec l’intervention de trois membres du personnel administratif de l’OM puis ensuite de trois membres s’occupant directement du sportif. Tous ont pu partager leurs expériences, leurs parcours et montrer que les portes sont nombreuses. Même si les témoignages étaient différents, chaque route a montré son lot d’opportunités pour ces personnes ayant tout de même un bon niveau d’études et des compétences élevées.

    Plusieurs mots ressortent de ces échanges : la passion, la compétence, la persévérance et la polyvalence. Les six intervenants ont également mis en avant leurs difficultés avant d’obtenir ce qui ressemble pour chacun à un job de rêve. Des dizaines, voire des centaines de candidatures, beaucoup de refus et finalement le Graal. Les jeunes invités dans les loges du Vélodrome ce jour ont pu directement recevoir des conseils de la part de ces personnes puisque plusieurs stands étaient installés sur le lieu de l’événement. Environ 400 personnes travaillent à l’OM en ce moment et le catalogue de métiers est donc immense. Cette 2e édition de l’Avenir Olympien en appelle sûrement d’autres.

  • Le retour de bateaux de joutes au Port-Vieux de La Ciotat

    Le retour de bateaux de joutes au Port-Vieux de La Ciotat

    Le chantier a duré trois mois associant le travail d’agents de la Direction des politiques sportives et de la mer et d’autres acteurs locaux comme MB92, détaille la Ville. Le maire Alexandre Doriol a tenu à saluer l’engagement collectif des artisans mobilisés, lors de la mise à l’eau jeudi dernier. Plus qu’un simple coup de peinture, l’opération témoigne d’un véritable savoir-faire et d’une tradition provençale portée par l’association Leï Targaïres Ciotadens, à qui les bateaux ont été confiés. Un club qui se distingue régulièrement lors des championnats de France et de la Coupe de Provence.

  • Un sommet du sport rassemble autour des enjeux contemporains du secteur

    Un sommet du sport rassemble autour des enjeux contemporains du secteur

    Ce mercredi 29 avril, le World Trade Center Marseille Provence accueille la 3e édition du Sport Med Summit. Ce sommet doit réunir environ un millier de participants venant de différents clubs, institutions ou encore fédérations. Le but ? Créer un espace capable de rassembler l’ensemble des acteurs du sport autour des grands enjeux contemporains du secteur.

    François Singer, directeur général du Sport Med Summit, explique plus précisément l’utilité d’un tel événement : « Le sport traverse aujourd’hui des transformations majeures : enjeux climatiques, santé mentale, inclusion, nouvelles pratiques… Notre ambition est de réunir celles et ceux qui veulent agir et de créer un véritable catalyseur d’initiatives à impact pour le sport de demain. »

    Ce troisième opus prévoit une programmation et des sujets en lien avec l’actualité sportive. Avec en premier lieu les JO d’hiver 2030, défi écologique et économique pour les Alpes, du nord au sud. Des thématiques comme le sponsoring engagé, le sport santé ou encore le développement des territoires seront évoqués. Une table ronde autour de l’engagement et l’impact sociétal des athlètes se tiendra en compagnie de quatre sportifs.

    L’ancien gardien de l’OM Steve Mandanda, le double champion olympique de snowboard Pierre Vaultier, la cycliste paralympique Marie Patouillet et l’ex-nageur Fabien Gilot sont les invités de ce rendez-vous. Une édition qui doit permettre au secteur de faire un nouveau pas en avant pour assurer son futur.

  • Un mois pour offrir des espaces de liberté aux jeunes à Martigues

    Un mois pour offrir des espaces de liberté aux jeunes à Martigues

    Slackline, ateliers de skateboard, initiation au beatbox ou encore découverte du scratch sur des platines… Au parc des sports Florian-Aurélio, les jeunes Martégales et Martégaux ont pu explorer toutes les facettes de la culture urbaine à l’ombre du viaduc, sous un soleil de plomb, lors de la deuxième édition de la journée Lez’Arts Urbains. « C’est ce qui nous était remonté : il manquait ce genre d’événement dans la ville, affirme Vanessa Zaidi, du service jeunesse. Notre municipalité est à l’écoute des jeunes et n’a pas d’a priori ni de jugement, elle met à l’honneur ce que les adolescents demandent. Et qui mieux que la jeunesse pour savoir ce que veut la jeunesse ? »

    Fanny, qui pratique le hip-hop au sein du conservatoire Pablo-Picasso, est ravie de pouvoir faire découvrir son monde à d’autres jeunes. « J’arrive mieux à m’exprimer en dansant qu’avec les mots, la culture urbaine m’a permis de me trouver, de me rendre compte de ma valeur, relate la lycéenne. Je souhaite à tout le monde de trouver une passion, ça aide à se sentir bien dans sa peau, soi-même ! »

    L’adjoint au maire délégué à la jeunesse Pierre Dharréville (PCF) affirme : « Ce n’est pas une affaire de mode, mais de liberté. (…) Dans ce monde qui marche à reculons, Martigues veut prendre soin de ses jeunes dans toutes les dimensions de leur vie : sportive, culturelle, citoyenne, professionnelle… et leur donner les moyens de construire leur avenir pour ne pas renoncer à l’espoir pour eux-mêmes et la société et au droit au bonheur. »

    Cette journée n’était que l’ouverture d’un mois entier dédié aux jeunes. Parmi les prochains rendez-vous : des soirées gaming à la médiathèque les 24 avril et 29 mai à 21h, les 50 ans de l’association pour l’animation des centres sociaux le 20 mai ou un tournoi entre jeunes et policiers municipaux et nationaux « pour favoriser le dialogue et la cohésion » organisé au sein du stade Francis-Turcan ce samedi matin.

  • La plaine des sports du Mourillon offerte à tous

    La plaine des sports du Mourillon offerte à tous

    Un terrain de foot à cinq, du beach-volley, du tennis, du rugby, des tables de ping-pong, des agrès de fitness… Il y en a pour tous les goûts et tous les publics sur la plaine des sports du Mourillon. Et de toute évidence, chacun s’en donne à cœur joie. À l’arrière, des seniors en plein cours de gymnastique ; devant, les minots sur le skatepark ; et ailleurs, les adeptes des sports collectifs.

    « Toulon est une ville de sport et de sportifs », a déclaré la maire de Toulon, Josée Massi, lors de l’inauguration de ce nouvel équipement public, ouvert à tous et en libre accès, se félicitant du nombre de Toulonnaises et de Toulonnais qui ont déjà investi cet espace de 6 000 m2, ouvert depuis le 4 avril. Une très bonne nouvelle puisque l’ambition est d’en faire « un lieu qui regroupe, un lieu qui rassemble et qui relie ». à l’image d’ailleurs des plages du Mourillon, rappelle la première magistrate.

    Un investissement de 1,285 million d’euros d’autant plus salutaire que le projet vise également à « promouvoir une société plus inclusive, plus éducative ». « Car le sport, en plus d’être bon pour la santé, éduque, j’en suis persuadée », insiste Josée Massi.

    Et de citer, « un célèbre joueur de football, Pelé », qui « disait que le sport est un langage universel ». « En voyant ici tellement de visages différents, jeunes, seniors, Toulonnais, visiteurs… Comment ne pas être d’accord ? », interroge-t-elle.

    La diversité des pratiques comme celle des publics donne envie, c’est certain, de venir bouger, partager l’espace et transmettre les valeurs du sport.

    Et d’ici quelques semaines, un parcours ninja sera construit et ouvert aux seniors comme aux plus jeunes, afin de travailler l’agilité, la force, l’équilibre et l’endurance. Il n’y a plus qu’à s’y mettre.

  • Le pôle glace de Nice des JO 2030 délocalisé ?

    Le pôle glace de Nice des JO 2030 délocalisé ?

    Nouveau coup de chaud pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030. Les discussions entre la Ville de Nice, la Région et les instances olympiques pataugent dans une soupe digne d’un bas de piste de fin de saison à Pra-Loup. Déjà plombé par les démissions et les retards, la possible délocalisation des épreuves de hockey, patinage, short-track et curling fait désordre.

    Depuis l’élection d’Éric Ciotti (UDR) à la mairie de Nice, les équilibres du projet ont été fragilisés. Si un cadre de travail commun a pu être posé lors d’une réunion technique le 1er avril, une seconde rencontre, organisée vendredi, a mis en lumière un blocage majeur autour l’Allianz Riviera, le stade de l’OGC Nice, dont le président, Jean-Pierre Rivère, figurait sur la liste de Ciotti.

    Présentation ce lundi

    Si la Région note que des convergences ont été trouvées sur le village olympique et le complexe omnisports de Nikaïa, la couverture et l’immobilisation pour trois mois minimum du stade, appelé à accueillir les épreuves de hockey, n’a pas obtenu l’accord de la nouvelle municipalité. L’alternative proposée entraînerait un surcoût de 45 millions, jugé incompatible avec la trajectoire budgétaire des Jeux et porteur d’un « risque majeur d’impasse procédurale et de dérive calendaire ».

    Face à cette impasse, un ultimatum a été fixé à ce lundi. Une présentation technique détaillée doit être soumise à l’ensemble des parties prenantes du comité d’organisation, avec l’objectif d’acter une décision. En filigrane, plane la menace d’une remise en cause pure et simple du pôle niçois. La ville de Lyon s’est déjà portée candidate.

    Initiateur de la candidature alpine, Renaud Muselier(Ren.) ne cache plus son inquiétude. « Après m’être battu pour garantir la parité des épreuves et des médailles avec nos partenaires du nord, je constate que les blocages actuels exposent directement le pôle niçois », alerte le président de la Région Sud, qui appelait vendredi à sortir du blocage.

    Il en va de la crédibilité d’un projet sommé de sortir de l’ornière politique, alors la carte définitive des sites est attendue pour fin juin par le Comité international olympique.

  • Des minots initiés aux pratiques du journalisme sportif à Marseille

    Des minots initiés aux pratiques du journalisme sportif à Marseille

    C’était la consécration d’un projet plus qu’abouti pour les jeunes du 3e arrondissement. Mercredi dernier se déroulait une restitution d’ateliers que les collectifs Résidence et Canapé Lit menaient avec les jeunes du centre social Thubaneau. L’objectif : l’éducation aux médias par le journalisme sportif avec une série de sorties pour découvrir différents sports, sur le terrain.

    Les minots ont alors découvert trois pratiques : le hockey sur glace, la boxe et la pétanque. En parallèle à ces rencontres et sessions découverte, ils ont aussi réalisé une émission radiophonique – qui a été diffusée – et effectué un reportage photographique pendant un entraînement de boxe thaï.

    « On essaye de prôner l’accessibilité aux pratiques artistiques et sportives », explique Léonie Gobion, codirectrice de Canapé lit. Une association faisant le lien entre les deux collectifs pour élargir le champ des pratiques et des métiers, le Canapé lit est initialement porté sur la radio tandis que Résidence est spécialisé dans la photo et la vidéo.

    Ouvrir la voie aux jeunes

    « On veut accompagner les jeunes à écrire leurs propres récits et on travaille plus sur des thématiques comme l’autocensure, la légitimité et la confiance en soi », décrit Inès Svartz, qui a rejoint l’association Résidence il y a deux ans. Les collectifs le disent, ils ne sont pas là pour former les nouveaux journalistes et les réalisateurs de demain. Ils œuvrent à mobiliser les jeunes et faire découvrir un milieu professionnel que la plupart ne connaissaient pas.

    Dans le cadre de ces ateliers, ils ont pu assister à une rencontre de l’OM avec le groupe de supporters des South Winners 87, découvrir les coulisses de l’équipe des Spartiates de hockey sur glace, la pratique de la boxe thaï et de la pétanque. Les intervenants de hockey sur glace, de pétanque et de boxe étaient au rendez-vous pour participer à une table ronde. « Cette journée est dédiée aux jeunes qui ont participé aux ateliers, c’est le résultat de leur travail », insiste Léonie Gobion. Les collectifs ne comptent pas s’arrêter sur cette réussite. Après le volet sport, les équipes de Canapé lit espèrent faire découvrir le monde de la musique selon les mêmes modalités. Quant au collectif Résidence, il travaille à de nouveaux projets dont l’un sur la réappropriation des espaces naturels.

  • [Passerelle Interculturelle] Le boom du running en Chine : d’un sport de niche à une pratique du quotidien

    [Passerelle Interculturelle] Le boom du running en Chine : d’un sport de niche à une pratique du quotidien

    Au cours de la dernière décennie, une transformation silencieuse s’est opérée en Chine. Ce qui n’était autrefois qu’un sport d’endurance de niche est devenu une habitude urbaine largement répandue.

    Le running ne se définit plus uniquement par la compétition ; il est désormais un moyen concret et accessible de rester en bonne santé, de gérer le stress et de s’inscrire dans le rythme de la ville. Le développement du marathon moderne en Chine est généralement associé à 1981, lorsque le marathon de Beijing organisa sa première édition avec seulement 86 participants. En tant que premier marathon international officiel du pays, il a introduit la course sur route auprès d’un public plus large et posé les bases d’un mouvement qui allait s’étendre à l’échelle nationale.

    L’ampleur et la dynamique économique

    Aujourd’hui, l’ampleur du phénomène est sans commune mesure. Rien qu’en 2024, environ 7 millions de personnes ont participé à des courses sur route. En 2026, la demande a atteint un niveau record : le marathon de Wuxi a enregistré 500 000 inscriptions. Obtenir un dossard est devenu un véritable défi statistique, comparable à une loterie pour l’attribution des plaques d’immatriculation. Cette intensité se traduit également sur le plan économique. En 2024, les dépenses liées aux marathons ont atteint 16,8 milliards de yuans (environ 2,46 milliards de dollars), soit une hausse de 26% par rapport à l’année précédente.

    Une intégration au mode de vie urbain

    Le running est désormais devenu un véritable écosystème, reliant activité physique et tourisme, notamment à travers le phénomène du « racecation » : les participants voyagent, prolongent leur séjour et consomment davantage, générant ainsi des retombées économiques locales significatives.

    Le running est devenu un repère temporel dans les villes chinoises, s’étendant sur l’ensemble de la journée. Le matin, les parcs sont investis par ceux qui cherchent un moment de clarté avant le travail. À midi, de courtes courses apparaissent dans les quartiers d’affaires, comme le CBD de Pékin ou Lujiazui à Shanghai. Lors des week-ends de course, les villes se réorganisent temporairement : les routes se ferment, les rues s’ouvrent, et l’espace urbain se transforme en piste collective. Le phénomène le plus marquant est sans doute celui du running nocturne. À la tombée de la nuit, les berges des rivières se remplissent de coureurs venus se détendre après la journée.

    Ce cycle quasi continu sur 24 heures est soutenu par des politiques publiques, comme l’initiative du « cercle de fitness de 15 minutes », ainsi que par le développement de pistes de course intelligentes, équipées d’éclairage et de dispositifs de sécurité.

    Pour de nombreux jeunes actifs, courir est devenu non seulement un moyen de faire du sport, mais aussi un espace de sociabilité, de routine et de construction identitaire. Sur des plateformes comme WeChat et Xiaohongshu, la trace d’une course n’est plus privée : elle est visible, partageable et socialement valorisée.