Tag: sport

  • Ancelle veut prendre le virage « quatre-saisons »

    Ancelle veut prendre le virage « quatre-saisons »

    En 1969, quand a ouvert ce camping, il y avait deux cents caravaneiges pour l’hiver, les gens montaient tous les week-ends faire du ski. Petit à petit, la tendance s’est essoufflée, c’est l’été qui a pris le dessus sur l’hiver. » Pour Laure Pellissier, gérante du camping des Auches à Ancelle, c’est clair, l’avenir du tourisme dans les Hautes-Alpes, c’est la saison l’été.

    D’après les données départementales, les Hautes-Alpes accueillent trois millions de visiteurs de plus l’été que l’hiver, un écart qui se creuse chaque année. Laure Pélissier explique cela par deux raisons : « D’abord, le portefeuille, la semaine de ski dans les grandes stations, plus grand monde ne peut se la payer. Ensuite, il y a une vraie demande d’activités de pleine nature. Il y a vingt ans, la montagne faisait peur, maintenant il y a des randonnées accessibles aux enfants de cinq ans. » Elle rapporte que la tendance aujourd’hui est clairement aux activités de pleine nature : rando, accrobranche, via ferrata, canyoning… « La saison d’été est bien plus diversifiée en activités », rappelle-t-elle. Contrainte économique, dérèglement climatique et diminution de la neige en montagne… De plus en plus, pour les stations de neige, le ski n’a plus le monopole.

    À Ancelle, village-station de 1 000 habitants, à 1 300 mètres d’altitude, l’objectif est de diversifier les activités tout au long de l’année. Depuis 2023, la commune ouvre les remontées mécaniques sept jours sur sept en été. Elle a également créé des cartes d’activités d’été et des sentiers ludiques dédiés à la faune, à la flore dès le plus jeune âge. « On n’est pas les seuls mais il y a toujours eu beaucoup d’activités en hiver comme en été ici, avance Vincent Bouchet, directeur des remontées mécaniques d’Ancelle. Par contre, on n’a peut-être pas su les mettre en avant. Aujourd’hui, on travaille avec l’État et la Région pour structurer notre offre, la diversifier et la mettre en lumière. »

    Pour autant, il n’est pas question de remplacer les activités de neige par celles de l’été, les deux ne se pratiquent pas sur la même durée. « Il y a eu un vrai boom des activités vélo post-Covid. Mais pour autant, on ne vient pas faire du vélo toute une semaine comme on vient au ski, tempère Guillaume Boinet, cogérant de La maison du vélo, boutique de vente et location de cycles à Ancelle depuis 2021. C’est plus inscrit dans les mœurs de prendre un cours de ski pour son enfant que de bicyclette. Le vélo va plus être l’une des activités d’un séjour, à côté du canyoning, de la rando, etc. »

    Face au déclin du ski, diversifier les activités

    « Le ski n’est pas fini, ça reste en quelque sorte la base, le tronc de notre activité, sur lequel peuvent se développer et se diversifier les branches, c’est-à-dire toutes les autres activités », détaille Antoine Ceccaldi du service animation d’Ancelle. Le village-station souhaite aussi ne pas se concentrer seulement sur la clientèle d’hiver. Pour cela, la commune a notamment fait rénover il y a deux ans sa base de loisirs. « On veut aussi attirer nos administrés et une clientèle locale tout au long de l’année, insiste Antoine Ceccaldi. Notre clientèle gapençaise est très importante, on est à vingt minutes en voiture de Gap. Des bases natures gratuites aux alentours, il n’y en a pas tant que ça. » Une diversification qui atténuera peut être le choc du dérèglement climatique, périlleux pour un territoire encore très axé sur le tourisme de neige.

    Les projections de MétéoFrance anticipent une perte d’environ cinquante jours d’enneigement en moins d’ici à 2050 pour les massifs autour de 1 800 mètres d’altitude.

  • Deux coureurs à l’assaut de La Routo, jusqu’en Italie

    Deux coureurs à l’assaut de La Routo, jusqu’en Italie

    Après un voyage à vélo et en course à pied en Amérique du Sud, trois accompagnateurs en montagne ont décidé de jouer à domicile en parcourant la Routo, d’Arles vers le Piemont en Italie, puisque deux d’entre eux sont originaires de l’Ubaye, et le troisième de Nice. Jason Costa et Loïc Preghenella se sont donné le défi de battre le record de temps de parcours en course à pied, tandis que leur ami Bruno Maximim les suit en camion pour les ravitailler. « On nous a prêté un camion dans lequel on dort. On ne sait pas si c’est un bon cadeau ou un cadeau empoisonné vu toutes les galères qu’on a avec ! », lance ce dernier. « Les pratiques d’antan, la transhumance sont aussi importantes pour nous », explique-t-il.

    Les sportifs parcourent environ 62 kilomètres par jour, et se lèvent à cinq heures tous les matins. « Demain, on attaque les montagnes et les gros dénivelés », expliquent les coureurs de passage à Digne mardi. « Dès qu’il y en a un qui va moins bien, on se fait des blagues pour se remotiver », confie Jason. « Quand on repart après manger avec un ressenti de 39 degrés, en courant sur du bitume, on se demande pourquoi on fait ça », avoue-t-il.

    Sur leur route, ils rencontrent de nombreux personnages. « Avant-hier, on a dormi chez des gens qui sortaient d’une mise en bouteille de leur vigne. On leur a promis de boire la bouteille qu’ils nous ont offerte à notre arrivée à Cuneo », racontent-ils. « À Aix, un petit jeune de 13 ans est venu courir avec nous toute la journée ! », se rappelle Bruno. « Ce matin, on s’est arrêtés 30 minutes pour discuter avec un berger », se réjouit Jason.

    Les deux amis visent une arrivée à Cuneo en Italie ce dimanche au plus tard. Ils espèrent faire un film et écrire un livre sur leur aventure.

  • Alpes 2030 : les emblèmes olympique et paralympique révélés

    Alpes 2030 : les emblèmes olympique et paralympique révélés

    Au moment où apparaissent à l’écran, ce jeudi soir à Briançon, les deux formes triangulaires, représentant de manière épurée, mais claire, deux massifs montagneux, emblèmes des futurs Jeux d’hiver 2030, aussitôt, dans le public, les avis fusent. « C’est beau, sobre et élégant », pour l’un ; « c’est tout, juste deux dessins de montagne ? », questionne une autre.

    Désormais, pour chaque événement sportif international, JO ou Coupe du monde, la conception du logo et les débats qui en découlent constituent un passage médiatique majeur. Les Jeux de 2030 n’y échappent pas, bien au contraire. Mais, que l’on aime ou non, résumer le design des futurs logos à un simple dessin de montagne est un peu réducteur. Leur créateur a poussé loin le souci de communication et même de sémiotique.

    « Les Alpes françaises sont disposées du nord au sud et, avec le mouvement solaire, on a une épiphanie quasiment quotidienne, explique Mathieu Sakkas, directeur de la marque et de l’image du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) Alpes Françaises 2030. Cette traversée des cimes crée une diffraction de lumière, qui nous a beaucoup inspirés. On l’a capturée à la Pointe percée [sommet de 2 750 m d’altitude en Haute-Savoie] et l’on a pu en retirer une forme minimaliste et sa contre-forme. »

    Surtout, le double logo permet de représenter les Jeux olympiques et paralympiques « Ces deux formes sont complémentaires, se répondent, détaille Mathieu Sakaks. À partir de ce dessin, on s’est dit : pourquoi ne pas exprimer l’identité olympique et paralympique avec une forme chacune ? Pour la première fois de l’histoire, on aurait deux formes complémentaires. » Une idée qu’a appréciée Oscar Burnham, skieur para-alpin : « La complémentarité des deux emblèmes me touche beaucoup. En tant qu’athlète paralympique, on bénéficie de l’effervescence des Jeux olympiques. C’est important pour nous d’avoir cette mise en lumière et cela peut susciter des vocations », a-t-il réagi.

    Quant aux couleurs, là aussi, rien n’a été laissé au hasard. Le bleu azur représente le ciel méditerranéen reflété dans les lacs de montagne, et le rouge-rose les teintes que le soleil de l’aurore ou du crépuscule dépose sur les sommets. Les deux, associés, rappellent évidemment les couleurs du drapeau tricolore. Au total, Mathieu Sakkas a travaillé six mois avec l’agence Saint-Lazare, studio de design graphique basé à Paris, à la conception des logos et leur déclinaison sur les différents visuels et produits commercialisés.

    Un moment festif malgré la pluie

    « Je ne sais pas vous, mais moi, j’adore. Ils sont simples, purs, élégants. Finalement, ils ressemblent tellement à nos montagnes qui sont tout ça à la fois », s’est enthousiasmée la ministre des Sports, Marina Ferrari, qui s’est d’ailleurs rendue à Briançon avec le président de la Région Sud (Ren.), Renaud Muselier, à bord de l’Alpe Express. Ce train express relie Briançon à Marseille en 3h40 et sera mis en place pendant les Jeux, puis maintenu après, à raison de deux trajets par jour.

    Pour la présentation, la mairie de Briançon a organisé un moment musical et festif au Parc des Sports, avec concerts et prises de parole. L’événement, retardé d’1h30 à la suite d’un fort épisode pluvieux, a attiré près d’un millier de personnes.

    Ange Fabre

    La carte des sites validée ce vendredi ?

    Le comité d’organisation se réunit, ce vendredi, lors d’un nouveau bureau exécutif. L’objectif est de « stabiliser » la carte des sites, en vue de la validation par CIO, qui doit arriver début juillet.

    Si celle des Jeux paralympiques s’éclaircit, celle des JO reste incertaine. Les sites de ski alpin doivent encore être déterminés et les sports additionnels doivent, eux, être confirmés. Ces derniers seront de toute façon placés au sud, selon un accord entre Régions.

    P.G.

  • Des activités tous azimuts à la Maison Sport Santé

    Des activités tous azimuts à la Maison Sport Santé

    Dans la cour de l’école élémentaire Olivier-Gillibert de Marseille (5e), stands et clubs sportifs ont remplacé les jeux pour enfants. Organisé pour la première fois par la Ville de Marseille, ce mercredi 17 juin, cet événement vise à présenter la Maison Sport Santé (MSS) et les dispositifs d’accompagnement qu’elle propose. « Ça fait deux ans que la MSS existe et avec cet événement, on a voulu rassembler les adhérents et les personnes qui travaillent avec nous. C’est aussi l’occasion pour nos adhérents de se rencontrer entre eux et de tester de nouvelles disciplines », explique Perrine Roux, responsable de la Maison Sport Santé Ville de Marseille. Cette structure accompagne des personnes souhaitant reprendre ou maintenir une activité physique adaptée à leur âge, leurs capacités et leur état de santé.

    De 15h30 à 18h, les participants ont pu profiter d’initiations avec des activités sportives gratuites, comme du volley, du yoga ou encore du tennis de table. « Aujourd’hui, j’ai pu essayer le basket, le cardio-tir, le ping-pong et un jeu de raquette. J’ai beaucoup aimé le basket, car il se fait avec un ballon très léger », raconte Gaëlle, adhérente à la MSS depuis le mois de février, en raison de problèmes cardiaques.

    Un peu plus loin, Yann, enseignant en activité physique adaptée à la Maison Sport Santé, anime un cours de fitness baguette. Ce sport consiste à réaliser un enchaînement d’exercices tout en battant deux baguettes en rythme. « Le but c’est de faire découvrir cette activité qui est ludique. Elle peut s’adapter à tous et toutes selon les problématiques de santé », précise-t-il. Des stands d’information ont également permis aux visiteurs de découvrir les clubs sportifs et associations partenaires. « J’ai pris des renseignements pour la piscine, s’exclame Chantal, adhérente depuis six mois. Pour mon corps, ce sera bien, comme j’ai des rhumatismes. »

    Une activité sportive adaptée

    Les Maisons Sport Santé sont des dispositifs d’État qui s’inscrivent dans une politique de prévention et d’accompagnement par l’activité physique. « Il y en a quatre à Marseille, avec des statuts différents. La Maison Sport Santé Ville de Marseille est la seule municipale », précise Perrine Roux. Les adhérents sont suivis pendant deux ans pour leur permettre d’adopter un mode de vie actif. « On réadapte en fonction des besoins et de l’évolution de la santé de la personne à chaque bilan, tous les trois à six mois », explique Yann. La majorité des adhérents sont orientés vers ce dispositif par leur médecin traitant, comme l’explique Rachida : « C’est mon docteur qui m’a inscrite et ça fait maintenant un mois que je suis suivie. Je fais un sport souple, avec des exercices simples, car je ne peux pas faire d’effort intense à cause de ma santé. » Cette première édition a surtout rappelé que le sport est un outil de santé, de bien-être et de lien social.

  • La Boule Fleurie Crauroise obtient le label « club Mondial »

    La Boule Fleurie Crauroise obtient le label « club Mondial »

    Après les Boulomanes du Carénage en mai, et la Boule Phocéenne ce lundi 15 juin, c’est au tour de la Boule Fleurie Crauroise de recevoir le prestigieux label « club mondial ». Imaginé par le Mondial La Marseillaise, celui-ci a vocation à faire vivre, à travers un réseau de clubs et autour d’une charte commune, les valeurs et l’esprit de la plus grande des compétitions de pétanque au monde.

    « C’est très important pour nous d’être dans un club tel que la Boule Fleurie Crauroise, car il fait certainement partie des dix plus grands en France », se réjouit Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise.

    Des éloges qui ne sont pas galvaudés. Créée en 1911 et fort de 115 ans d’expérience, la Boule Fleurie Crauroise compte parmi ses plus de 200 licenciés quelques grands noms de la pétanque, tels que Laurent Matraglia, Ligan Doerr, et surtout Henri Lacroix, multiple champion du monde et l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport. Tous trois ont remporté les championnats de France de triplette en 2025.

    « Continuer à faire briller nos couleurs »

    « Ce club, c’est notre petit patrimoine local », sourit Anthony Coronado, son président depuis cinq ans, fier du chemin parcouru ces dernières années. « C’était un club des plus classiques au départ. On a voulu développer son image et le structurer. Ce label concrétise cinq ans de travail, c’est une grande surprise et une grande fierté. On s’y est mis à plusieurs, et on va essayer de continuer à faire briller nos couleurs. » Et cela, dans le milieu du sport-boule au sens large : « Même si on aime beaucoup la pétanque, ici, c’est surtout une terre de Provençale. On a mis en place il y a presque dix ans le National de la Crau, qui est devenu une référence, et organisé de nombreux championnats du Var. »

    Lui aussi grand amateur de boules, Christian Simon, maire de la Crau depuis 2008, laisse parler son chauvinisme : « C’est la reconnaissance d’un club varois, même si le Mondial se passe dans les Bouches-du-Rhône (sourire). » Une distinction finalement logique dans une commune où la pétanque « représente beaucoup. On a des places pour jouer dans le centre-ville, où on a organisé le championnat du Var tête-à-tête 2026, avec près de 600 joueurs. Cela nécessite 300 à 350 jeux, et la municipalité fait en sorte de pouvoir les mettre en œuvre. » Avec l’espoir que le Var brille du 5 au 8 juillet prochains, au Parc Borély.

  • Sorties tous azimuts pour les écoliers du Rove

    Sorties tous azimuts pour les écoliers du Rove

    Menu chargé pour les élèves du groupe scolaire communal la semaine dernière. Les minots de CM1 et CM2 ont tout d’abord participé au dispositif « Savoir rouler à vélo », encadré par des intervenants spécialisés. Tout au long de la semaine, ils ont appris à mieux maîtriser leur
    vélo et à adopter les comportements nécessaires pour circuler en toute sécurité. Le 5 juin, les CM1 ont validé leur bloc 3 lors d’une sortie dans le village. Cette journée a également été marquée par la présence
    de la maison de retraite la Carrairade, engagée dans son « Défi solidaire ». Les élèves ont parcouru près de 200 kilomètres à vélo, contribuant ainsi à l’objectif collectif de 2 500 kilomètres fixé pour le 1er juillet. Une belle initiative associant sport, prévention routière, solidarité et échanges intergénérationnels.

    Dans le même temps, les CM2A de Mme Bonnery et les CM2C de Mme Gondran ont participé à une classe de voile à l’AVCR de Carry-le-Rouet. Grâce à des conditions météorologiques favorables, les élèves ont pu découvrir les sensations de glisse et s’initier à la navigation dans un cadre privilégié. Au fil des séances, chacun a gagné en assurance et a su dépasser ses appréhensions. À noter, la visite d’Ilhem Delmas Zeghadi, adjointe à l’Éducation, venue représenter le maire et encourager les enfants.

    Expérience sportive

    Enfin, les élèves de CM2B de Mme Lillo et de CE1A de Mme Martinez ont découvert l’escalade sur le site de Châteauneuf-les-Martigues. Accompagnés de moniteurs diplômés, de l’AESH Sandrine et de parents accompagnateurs, ils se sont initiés aux techniques de grimpe, aux règles de sécurité, à la descente en rappel ainsi qu’à des activités plus ludiques comme la via corda et la tyrolienne. Une expérience sportive qui a permis aux enfants de développer leur confiance en eux tout en partageant des moments de plaisir et de dépassement.

    À travers ces différentes sorties, la municipalité du Rove confirme son engagement en faveur de l’éducation, de la découverte sportive et de l’épanouissement des élèves en leur offrant des activités variées et de qualité. À souligner que toutes les classes de l’élémentaire du CP au CM2 sont concernées par des sorties financées par la municipalité.

  • L’été marseillais revient avec un programme riche et festif

    L’été marseillais revient avec un programme riche et festif

    Le coup d’envoi de l’Été marseillais, organisé pour la 7e année consécutive par la Ville de Marseille, se fera au diapason du début de la saison estivale : le 21 juin, piétons et musiciens pourront envahir la corniche Kennedy (7e) en toute sécurité, à l’occasion d’une édition nocturne de l’opération la Voie est libre. De 17h à 23h, Marseillaises et Marseillais pourront donc célébrer la Fête de la musique au bord de l’eau, où seront installées cinq scènes aux styles musicaux éclectiques : latino, musiques urbaines, hits, musiques électroniques et disco. Une première étape d’un été qui s’annonce chargé.

    Côté musique, la traditionnelle Scène sur l’eau, installée au Vieux-Port, accueillera pas moins de 24 artistes marseillais, francophones et internationaux pour un total de dix concerts gratuits (lire sur lamarseillaise.fr). C’est Julien Clerc, icône de la chanson française, qui ouvrira le bal le 3 juillet, à la veille de la Pride Marseille. De nouvelles scènes feront aussi leur apparition cette année, notamment au stade nautique Florence-Arthaud (8e).

    Autre nouveauté : des DJ sets seront proposés tous les vendredis dans le cadre des « week-ends guinguette ». Dès 19h, ils se tiendront à l’Espace Mistral, à l’Estaque (16e) en juillet, puis au parc du Grand séminaire (14e) en août. Le karaoké géant, qui offre à tous la possibilité de devenir la star d’un soir, reviendra lui aussi, le 15 août, à partir de 19h sur l’esplanade du J4 (2e). Il sera suivi d’un feu d’artifice et d’un spectacle de drones.

    Sports, culture

    et convivialité

    Les parcs de la ville seront aussi mobilisés, chaque mercredi, pour divertir les plus jeunes. En juillet, c’est le spectacle Boom boom ! qui fera la tournée des espaces verts, suivi, en août, du jeu de piste Protocole Panthera.

    Côté sport, la Ville proposera aux petits Marseillais, entre le 7 juillet et le 29 août, plusieurs « journées tremplin sport », implantées directement au cœur des quartiers. Les volontaires pourront profiter d’activités sportives encadrées sur des équipements multisports. En parallèle, quatre bassins mobiles seront déployés dans les 3e, 9e, 13e et 16e arrondissements, pour favoriser l’apprentissage de la natation. Ouverts 7 jours sur 7, de 9h à 17h, ils accueilleront les enfants de 4 à 12 ans, mais aussi les adolescents, les associations et le grand public.

    À cela s’ajoutent les activités nautiques gratuites proposées à la base de Corbière (16e) et Florence-Arthaud, du 6 juillet au 31 août. Jeunes et moins jeunes sont invités, du lundi au vendredi, à découvrir gratuitement le voilier collectif, le kayak ou encore le paddle.

    La culture n’est bien sûr pas oubliée, avec le retour des emblématiques séances de « ciné plein air » et l’apparition des « jeudis à la Vieille Charité » (2e). Deux jeudis par mois, le bâtiment édifié au XVIIe siècle ouvrira ses portes, à partir de 19h, pour que le public puisse découvrir sans frais les expositions temporaires au rythme d’événements musicaux imaginés par quatre collectifs d’artistes différents.

    La saison se clôturera avec la Grande braderie, le 6 septembre, organisée de 10h à 19h dans le centre-ville et dans plusieurs noyaux villageois.

    Plus d’informations sur le site de la Ville de Marseille

  • Un challenge d’aviron pour le nouveau gymnase du campus

    Un challenge d’aviron pour le nouveau gymnase du campus

    Au milieu de la grande halle sportive qui sent encore le neuf, quatre rameurs attendent leurs équipes. Pour célébrer l’ouverture de la halle sportive à la Cadenelle de 1 200 m2, le campus organise les 24 heures d’aviron en salle, du mardi 2 au mercredi 3 juin. Un relais en continu et ouvert à tous, sous forme de course de 150 m. De quoi challenger les élèves du campus, issus de différentes filières, comme l’hôtellerie ou le médico-social. Les enseignants et les entreprises partenaires répondent également à l’appel. La halle porte le nom de Nathalie Benoit, triple médaillée paralympique d’aviron : « C’est un grand honneur, un cadeau merveilleux qu’on m’a fait quand on m’a appelé », sourit-elle. Pour la triple médaillée, l’aviron est bien plus qu’un simple sport : « Il est tout ce que j’aime. L’essayer c’est l’adopter. Et avec mon handicap, j’avais besoin de cette liberté. » Elle lance ce challenge aux côtés de Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région sud, Pierre Durand, président de la Cadenelle, et Romain Birot, directeur général, sous les applaudissements des futurs participants.

    Le choix de l’aviron n’est pas un hasard : « Déjà, parce que c’est la discipline de Nathalie Benoit, figure d’exemplarité et de détermination. C’est aussi une pratique qui peut se faire en intérieur, ouverte à tous, même aux personnes en situation de handicap », affirme Romain Birot, le directeur général du campus. « Et puis, le volet sportif est toujours rassembleur », ajoute-t-il.

    Un challenge solidaire

    Quant au challenge du jour, « il faut environ cinq minutes pour faire un kilomètre, donc il y aura beaucoup de relais », explique Nathalie Benoit. Les 24 heures d’Aviron en salle ont pour objectif de collecter des fonds au profit de Cadenelle Solidaire. Depuis 2 ans, l’association aide les étudiants du campus à prendre en charge des difficultés financières et sociales. Romane et Luna, élèves en prépa’ maths et métier de l’hôtellerie-restauration, encouragent leur amie, qui tente de remporter la première place de cette mini-course. Pour Luna, les fonds de l’association lui permettent « de payer une part de l’internat, qui peut être très cher ». Romane, quant à elle, pourra passer son permis à plus faible coût. Au-delà de sa pratique, « le sport est alors un moyen de développer la solidarité », rappelle Renaud Muselier, la Région a mobilisé 1,8 million pour cette modernisation. Bien plus qu’une simple halle sportive, elle pourra accueillir différents événements.

  • [Passerelle interculturelle] Valentin Debise, le pilote moto français qui fait vibrer la Chine

    [Passerelle interculturelle] Valentin Debise, le pilote moto français qui fait vibrer la Chine

    Ici, loin du bruit des circuits et de l’image spectaculaire que l’on se fait souvent d’un pilote moto, Valentin mène une vie simple et discrète. Et pourtant, à plusieurs milliers de kilomètres de là, en Chine, son nom circule de plus en plus sur les réseaux sociaux. À 34 ans, ce pilote français est devenu l’un des visages les plus suivis de la saison. Pourquoi ? Parce qu’il enchaîne les belles performances avec ZXMOTO, une marque chinoise encore peu connue du grand public français, mais qui commence à se faire une place sur la scène internationale.

    Valentin Debise n’est pourtant pas un nouveau venu. La moto l’accompagne depuis l’enfance. Valentin Debise m’a dit « Moi, je ne suis pas né avec un talent de pilote moto. J’étais même assez nul, c’est la vérité. Il m’a toujours fallu plus de temps que les autres pour comprendre les choses. Quand j’étais jeune, à l’école de moto, je voyais les autres y arriver facilement, et moi, je n’y arrivais pas. Mais finalement, c’est aussi ce qui m’a aidé dans ma carrière : j’ai toujours appris, même si j’ai mis plus de temps. »

    Son parcours touche particulièrement les internautes chinois. Beaucoup découvrent un pilote qui n’a jamais vraiment cessé d’y croire. Cette saison, Valentin Debise participe au Championnat du monde Supersport, l’une des catégories importantes de l’univers WorldSBK. Dans cette discipline, la réussite ne dépend jamais d’un seul homme. Il faut un pilote, une moto, une équipe, une stratégie, et surtout une vraie alchimie entre tous.

    Une manière très naturelle d’échanger avec les internautes

    Avec ZXMOTO et Evan Bros Racing, cette alchimie semble fonctionner. Ensemble, ils ont déjà signé plusieurs victoires cette saison. Mais en Chine, l’histoire dépasse vite le simple résultat sportif. Les fans commentent ses courses, bien sûr, mais aussi sa personnalité, sa simplicité, son humour, et sa manière très naturelle d’échanger avec les internautes chinois.

    Ce qui plaît, c’est peut-être justement ce contraste : un pilote discret dans les Pyrénées, encore relativement peu connu du grand public français, mais suivi avec passion par de nombreux fans chinois. Pour beaucoup, cette histoire raconte aussi autre chose : la rencontre entre un pilote français expérimenté, qui a longtemps attendu son moment, et une marque chinoise qui cherche à se faire une place dans un univers dominé depuis longtemps par les constructeurs européens et japonais.

    En septembre, le Championnat du monde Supersport fera étape en France, sur le circuit de Nevers Magny-Cours. Ce rendez-vous attirera sans doute encore plus d’attention autour de Valentin Debise. Pour la suite de la saison, on lui souhaite surtout de continuer à prendre du plaisir, comme il le dit lui-même : « Je vis ma passion. »

  • La plaine sportive de Rousset enrichie de deux nouveaux terrains de padel couverts

    La plaine sportive de Rousset enrichie de deux nouveaux terrains de padel couverts

    «Être maire est un engagement de chaque instant », a estimé Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, lors de l’inauguration des deux nouveaux équipements sportifs sur l’avenue Robert-Bienvenu, en présence du maire, Philipe Pignon (LDVC). Une cérémonie marquant l’engagement de la collectivité « aux côtés des élus de proximité pour les accompagner dans leurs projets au service des habitants de leur commune ».

    « Transition écologique, amélioration du cadre de vie… Le Département des Bouches-du-Rhône est, plus que jamais, le partenaire de confiance des maires au quotidien », a insisté la présidente, rappelant que la collectivité a contribué à hauteur de 300 000 euros à ce projet. Depuis 2015, plus de 2,2 millions d’euros ont ainsi été investis pour soutenir le développement du padel en Provence.

    Plus globalement, ces 11 millions d’euros ont été engagés par la collectivité depuis le début du mandat de Martine Vassal, pour soutenir la commune de Rousset. Modernisation de la cantine scolaire, construction d’une nouvelle usine de filtration d’eau potable, réalisation du complexe sportif communal… Le Département des Bouches-du-Rhône accompagne Rousset dans la mise en œuvre de projets structurants.

    Une dynamique amenée à se poursuivre

    Une dynamique qui doit se poursuivre, annonce le Département, « avec de nouveaux financements dédiés à la restauration d’équipement municipaux, à des opérations de sécurité routière et de transition écologique, ainsi qu’à l’acquisition d’équipements pour la police municipale ». Martine Vassal entend ainsi conforter la place du Département comme « premier partenaire des communes ». Malgré les contraintes budgétaires imposées par l’État, le Département maintient « son cap », avec près de 100 millions d’euros mobilisés chaque année pour accompagner les projets de proximité portés par les maires des Bouches-du-Rhône.

    À l’approche des élections départementales en 2028, cet engagement revêt également une dimension politique. Après avoir perdu la confiance d’une partie des électeurs marseillais lors des dernières municipales, avec environ 5% des voix au 2d tour, ainsi que la présidence de la Métropole, Martine Vassal entend conforter sa position à la tête du conseil départemental.