Tag: sport

  • Les jeunes initiés à différents sports

    Les jeunes initiés à différents sports

    La Ville de Marseille, à travers le programme « Tremplin du sport », promeut depuis plusieurs années « des activités sportives variées, pour tous les jeunes de 6 à 14 ans, pendant les vacances », explique Eric Mery (MadMars), adjoint au maire délégué aux Sports. Des initiations sont proposées aux enfants, avec par exemple de l’escalade, du tir à l’arc, du rugby ou encore de la boxe, afin de favoriser la pratique d’une activité physique et le partage des valeurs du sport.

    « C’est important pour nous de faire découvrir des sports différents. Et qui sait, peut-être que l’on va créer des vocations », poursuit l’élu. « Les centres sociaux sont bien au courant désormais, donc on a toujours une affluence sympa. Mais le grand public connaît moins », précise-t-il, en rappelant que les initiations sont ouvertes aux centres sociaux comme aux autres jeunes, sans réservation.

    Au cours de ces vacances, le dispositif s’est décliné en huit événements dans l’ensemble des secteurs de la ville, afin de toucher le plus grand nombre de jeunes marseillais. L’après-midi de vendredi est venue clôturer une semaine de sport. « Pendant les vacances de la Toussaint, 800 enfants ont participé au “Tremplin du sport”. Depuis le début du programme, ce sont environ 5 000 jeunes que nous avons pu toucher », se satisfait Eric Mery.

    Pour Moon, qui travaille au centre social de la Corderie, « c’est cool comme projet, parce que, souvent, c’est dur de les intéresser ». Il est venu, cet après-midi, avec douze jeunes âgés de 11 à 15 ans. « Le beau temps et le fait que les activités changent régulièrement, ça les motive encore plus. »

  • Montpellier à la mode Lebrun

    Montpellier à la mode Lebrun

    Ils reçoivent à leur table. Jusqu’au dimanche 1er novembre, les frères Lebrun invitent le monde du tennis de table à la Sud de France Arena de Montpellier, leur ville d’origine, pour le WTT Champions, second échelon des tournois mondiaux. Pour la troisième édition du tournoi montpelliérain, tous les meilleurs pongistes sont là. Ou presque.

    Félix (20 ans) et Alexis (22 ans) ont renversé la table lors des JO de Paris. Depuis, les deux Montpelliérains ont drainé dans leur sillage ce sport par leur simplicité, leur popularité et leurs performances. Ils ont précipité leur ascension au plus haut niveau mondial et ont entraîné avec eux une ville pour ancrer le ping-pong dans sa vitrine. La Métropole, l’entreprise Nicollin, caution sportive, une famille élargie, dédiée à leur réussite et au club, et un public.

    Leur réussite s’incruste à tous les étages. Tout repose avant tout sur leur permanence au plus haut niveau. Leurs médailles de bronze à Paris par équipe, et en simple pour Félix, n’étaient pas le coup d’un jour. Valeurs émergentes sur la scène internationale, les deux frangins avaient pour objectif les JO de Los Angeles en 2028.

    Ils avaient juste un train d’avance sur les quais de la Seine. Et depuis, ils n’ont pas relâché la pression entre tournois au bout du monde, calendrier démentiel et sollicitations. En deux ans, Félix et Alexis ont fait un bout de chemin pour s’approcher un peu plus du sommet. Pour légitimer leur place nouvelle dans le sport français par leur savoir-faire et le caractère de champions.

    À mi-mandat entre deux olympiades, vraie borne populaire et médiatique, Félix (n°2) et Alexis (n°8) figurent parmi les dix meilleurs mondiaux. Avec son style particulier, le plus jeune a façonné son corps, entre fin d’adolescence et entrée dans le monde adulte, pour rivaliser avec les meilleurs. Il a conquis le titre de champion d’Europe, a remporté un grand Smash, équivalent d’un tournoi du Grand chelem au tennis, et flirte aujourd’hui avec la place de numéro 1 mondial.

    Cette semaine, il revient à Montpellier pour être prophète en son pays. Et refaire le coup de 2024 où il s’était imposé sur l’élan parisien. Pour aller au bout de ce défi, il pourrait croiser en quart de finale son frère Alexis. Et revivre la finale épique du championnat de France de 2025. Une finale mémorable, où Alexis avait cédé pour la première devant son jeune frère. Et perdu une bataille psychologique.

    Si Alexis avance aujourd’hui dans l’ombre du prodige, il a néanmoins remporté deux fois le Top 16 européen en Slovénie et s’est hissé en demi-finale du Grand smash de Singapour en janvier 2025. et les deux phénomènes restent parmi les meilleurs au monde en double.

    Parallèlement, la Métropole se mobilise pour faire de Montpellier « la capitale du ping-pong », écho lointain de la politique sportive initiée par Georges Frêche, ancien maire (1977-2004) et patron de la Métropole.

    Le maire Michaël Delafosse a lancé au début de l’automne la rénovation de la salle Alain Achille, qui jouxte le stade Philippidès du décathlonien Kévin Mayer. « L’ambition est de créer un pôle d’entraînement de référence pour l’équipe de France et le tennis de table de haut niveau », selon l’élu.

    Le chantier, qui sera bouclé en 2028, constitue un véritable investissement, à hauteur de 11ME, et vise à tout reconstruire. Le gymnase sera divisé en deux salles. L’une au rez-de-chaussée de 577m2 pour la compétition avec six tables et 436 places en gradins fixes. L’autre d’une superficie de 534m2 à l’étage avec 16 tables pour l’entraînement et une zone de musculation de 73m2.

    L’alliance Nimes-Montpellier, héritage du Montpellier Tennis de table de l’ex-président Dominique Bilbao, était à l’étroit dans les murs d’Alain Achille, antre historique depuis 1976. Avec l’effet JO, de plus en plus d’adeptes ont pris la raquette pour pratiquer pour le plaisir ou la compétition, délaissant la table au fond du garage. En effet, la progression du nombre de licenciés sur le territoire a atteint 250 000.

    Jusqu’au dimanche 1er novembre, ces pongistes du dimanche et surtout le grand public convergeront vers la Sud de France Arena, aux 8 500 places. Pour encourager les frères Félix et Alexis Lebrun, revivre les émotions des JO de Paris. L’écho ne cesse de se propager.

  • Geoffroy Roux de Bézieux prend la tête des Alpes 2030

    Geoffroy Roux de Bézieux prend la tête des Alpes 2030

    Réunies en assemblée générale extraordinaire ce jeudi, les parties prenantes d’Alpes 2030 ont nommé à l’unanimité Geoffroy Roux de Bézieux au poste de président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030 (Cojop). À un peu plus de trois mois des Jeux, cette désignation permet à l’instance d’ouvrir un nouveau chapitre, alors qu’elle était plongée dans une crise de gouvernance ces derniers mois. L’homme d’affaires de 64 ans prend la suite d’Edgar Grospiron, qui avait démissionné le 10 septembre, et de Vincent Roberti, qui avait assuré l’intérim.

    « C’est le job d’une vie ! », a lancé le nouveau patron après sa désignation au siège du Comité à Décines-Charpieu, près de Lyon. « J’y vais avec beaucoup d’enthousiasme. À titre personnel, j’ai vécu les deux quinzaines Olympiques de Paris 2024 comme un moment enchanté et j’aimerais pouvoir faire revivre ça à nos concitoyens en 2030. » Le chef d’entreprise devra faire basculer les JO dans leur phase opérationnelle tout en gérant la crise interne : « On n’est pas en retard, on n’est pas en avance non plus », a-t-il assuré. Revenant sur son profil d’homme d’affaires, il a souhaité rappelé qu’« il est arrivé, y compris dans des Jeux récents, à l’extérieur de la France, que ce soit un chef d’entreprise ou une personnalité n’étant pas champion olympique qui endosse cette responsabilité ».

    « Ses capacités reconnues de dialogue et d’écoute, sa connaissance des territoires comme du monde économique et sportif, constituent autant d’atouts essentiels pour réussir des Jeux ambitieux et responsables », a communiqué le bureau exécutif du Cojop (constitué de la ministre des Sports Marina Ferrari, de Fabrice Pannekoucke pour Auvergne-Rhône-Alpes, de Renaud Muselier pour Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la présidente du comité national olympique Amélie Oudéa-Castéra, de la présidente du comité paralympique Marie-Amélie Le Fur, et de l’ancien Premier ministre Michel Barnier). « Cette nomination donne un nouvel élan au projet, a souligné Amélie Oudéa-Castéra. Il faut maintenant mieux en rythmer l’action et les livrables, continuer à mieux embarquer les forces vives de la société civile et les territoires, sécuriser les équilibres économiques et budgétaires ».

    Geoffroy Roux de Bézieux avait déjà un pied dans le comité d’organisation des Jeux, puisqu’il était depuis avril président du comité des rémunérations. Il a aussi été membre du conseil d’administration de Paris 2024. L’entrepreneur a dirigé le Medef de 2018 à 2023 et l’Unédic. Il a aussi siégé dans diverses instances liées au sport. S’il pratique le vélo et le triathlon en amateur, il n’a en revanche, a priori, ni l’expérience, ni la fine connaissance de la montagne de son prédécesseur, champion olympique 1992 de ski de bosse.

    Agathe Di Lenardo

    RÉACTIONS

    Jean-Marie Bernard, président des Hautes-Alpes

    « Geoffroy Roux de Bézieux est certes connu pour avoir présidé le Medef pendant cinq ans. Je vois en lui avant tout un entrepreneur actif, constructif, et qui connaît les arcanes des organisations complexes, ayant notamment siégé au sein du Conseil d’administration de Paris-2024. Les JO 2030 ont besoin d’un profil comme le sien. Charismatique, qui n’a pas peur de travailler, qui sait mettre en valeur les atouts de nos territoires et plus largement de la France. Passionné de sport, je sais qu’il saura s’impliquer dans cette organisation sans relâche et qu’il saura emmener les équipes organisatrices jusqu’à la consécration de nos territoires au cours de l’hiver 2030. »

    Arnaud Murgia, maire de Briançon

    « Son expérience de chef d’entreprise, sa culture du résultat et son sens de l’exécution seront des atouts précieux pour mener ce projet à bien. Place désormais à la stabilité et au travail pour tenir nos engagements et faire de ces Jeux un succès : des Jeux sobres et qui dessinent la montagne française de demain. »

  • [Marseille-Cassis] Christine Bardelle, cinq ans de lutte contre un cancer du sang

    [Marseille-Cassis] Christine Bardelle, cinq ans de lutte contre un cancer du sang

    Il y a près de vingt ans, Christine Bardelle était au sommet de son art pédestre. Spécialiste du cross-country, la demi-fondeuse originaire de Provins, en Seine-et-Marne, s’est notamment illustrée en décrochant deux médailles d’argent consécutives, en 2012 et 2013. À son palmarès figurent également quatre titres de championne de France : trois sur 5 000 m et un sur 10 000 m. Elle aurait même dû participer aux Jeux olympiques de Londres en 2012, alors qu’elle était la seule Française à avoir réalisé les minima sur 5 000 m.

    Mais en février 2018, sa vie bascule. On lui diagnostique une leucémie aiguë, un cancer du sang. « Ça faisait un moment que j’étais fatiguée, que je me sentais un peu moins bien, mais je ne m’en inquiétais pas pour autant. Je mettais ça sur le compte de la fatigue. Puis, j’ai commencé à faire quelques petits malaises. Un jour, je suis allée aux urgences et je n’en suis ressortie que deux mois plus tard », raconte Christine Bardelle.

    Les biopsies ont rapidement révélé des cellules cancéreuses. « C’était une surprise, parce qu’en tant qu’athlète, j’étais en bonne santé. Je prenais soin de moi, je faisais attention à tout, notamment à mon alimentation, et je faisais du sport deux fois par jour. Ce n’est évidemment pas le genre de diagnostic auquel on s’attend dans ces conditions », poursuit-elle.

    Près de 460 000 personnes sont diagnostiquées chaque année d’un cancer, selon les données de l’Institut national du cancer. « Je n’ai pas forcément cherché à comprendre pourquoi. J’étais tout de suite dans l’état d’esprit de tout faire pour m’en sortir. J’étais déjà dans le combat, même si on ne donnait pas cher de ma peau, parce que j’étais au stade 4 », insiste l’ancienne athlète de haut niveau. Elle a d’abord dû subir une quarantaine de chimiothérapies à Avignon, avant d’être prise en charge à l’Institut Paoli-Calmettes, à Marseille, où elle a passé sept semaines dans une chambre stérile, avant de bénéficier d’une greffe de moelle osseuse en septembre 2018. Ce n’était pas gagné d’avance puisque ses deux sœurs et son frère n’étaient pas compatibles. « Il y avait donc une chance sur un million pour trouver un donneur compatible. Et puis après, il fallait encore que la greffe prenne », note Christine Bardelle. « C’était aussi violent que le cancer », souligne-t-elle, consciente que l’opération lui a laissé des séquelles encore persistantes aujourd’hui. « J’ai passé trois mois et demi à l’hôpital après la greffe. Et quand je suis sortie de l’hôpital, je ne pouvais même pas marcher. J’étais incapable de tenir debout. Je me suis vite remise dans une forme de rééducation, de réathlétisation, mais ça a pris du temps », résume celle qui a mis près de trois ans avant de reprendre une pratique sportive.

    Marseille-Cassis symbolique

    Officiellement diagnostiquée guérie en septembre 2023, après cinq ans de lutte contre le cancer, Christine Bardelle s’est directement lancée sur le Marseille-Cassis. « C’était symbolique pour moi de prendre le départ d’une course à quelques kilomètres de l’hôpital qui m’avait sauvé la vie. C’était une forme de reconnaissance aussi pour tout le travail des oncologues et des chercheurs », confie la gérante d’une brasserie à Buis-les-Baronnies, dans le département de la Drôme. Au sein du mois de l’inclusion, cher à André Giraud, elle s’est engagée sur les quatre épreuves afin de faire passer un message. « Le sport, c’est quand même un super levier. Sur une ligne de départ, peu importe qu’on ait un cancer, un handicap ou une autre difficulté, le but est de passer la ligne d’arrivée. C’est une façon de se reconstruire, de faire face et de rebondir », assure la survivante. Compétitrice dans l’âme, de par son passé sportif glorieux, elle espère passer sous la barre des deux heures.

    EN CHIFFRES

    118

    118 jeunes issus de l’École de la 2e chance, de l’Epide ou encore choisis par France Travail participeront à cette édition de Marseille-Cassis. Que ce soit en tant que coureurs ou bénévoles.

    20

    C’est le nombre d’entreprises prêtes à embaucher les 118 personnes issues du dispositif Marseille-Cassis des quartiers 2026. Une rencontre aura lieu ce vendredi 23 au matin, à l’École de la deuxième chance.

  • [Marseille-Cassis] Les dossards solidaires ont directement fait un carton

    [Marseille-Cassis] Les dossards solidaires ont directement fait un carton

    Après les « Clean Up Dossards », qui encourageaient déjà les coureurs à adopter un comportement écoresponsable en échange de l’obtention d’un dossard, la SCO Sainte-Marguerite passe à la vitesse supérieure. Le club organisateur du célèbre semi-marathon provençal a lancé, le 4 mai, Marseille-Cassis Solidaire, un dispositif inédit permettant de décrocher son précieux sésame tout en soutenant une cause d’intérêt général grâce à la collecte de fonds. Pour cette première édition, 1 000 dossards ont été réservés à cette initiative solidaire. En contrepartie, chaque coureur s’est engagé à collecter au moins 200 euros au profit de l’une des quatre associations partenaires, représentant chacune un engagement solidaire : La Maison des Femmes Marseille Provence (voir ci-dessus), pour la cause des femmes ; Sauvage Méditerranée, pour la protection de l’environnement ; la Fondation Ambroise-Paré de l’Hôpital Européen, pour la santé ; et Sport dans la Ville, pour l’inclusion. « L’argent ne tombe pas du ciel. On s’est donc demandé comment aller au-delà de la course pour soutenir le tissu associatif local », explique Loïc Yviquel, référent environnement et solidarité de la course.

    Près d’un quart de million récolté

    Un appel à projet a été lancé, au terme duquel 50 associations ont candidaté. Huit d’entre elles ont été présélectionnées, avant de se décider sur les quatre heureuses élues. Celles qui n’ont pas été retenues ont été dédommagées à hauteur de 300 euros chacune. L’objectif fixé par l’organisation était de récolter 150 000 euros, mais près de 250 000 euros ont été finalement obtenus, avec plus de 6 000 donateurs mobilisés.

    Les cagnottes sont encore disponibles jusqu’au 31 octobre. Avec ces résultats prometteurs, les organisateurs souhaitent doubler en 2027 les objectifs en ouvrant les dossards solidaires à 2 000 coureurs, avec huit associations partenaires. « Ce n’est pas définitivement réglé, mais c’est en tout cas notre volonté », Maïka Nuti, coordinatrice de l’initiative Marseille-Cassis Solidaire. « La question reste de savoir si l’on va continuer avec les quatre associations que l’on a soutenues cette année, afin de leur créer un modèle vertueux avec un revenu récurrent », conclut Loïc Yviquel.

  • Valentin Porte : « J’ai besoin de me sentir bien pour performer »

    Valentin Porte : « J’ai besoin de me sentir bien pour performer »

    Valentin Porte (36 ans) a prolongé son contrat à Montpellier, qui se déplace dimanche 11 octobre (16h) à Tremblay, pour deux ans. Capitaine, leader dans l’âme, fidèle au MHB depuis 2016, l’ancien international (198 sélections) est un joueur à part. Et une parole à part.

    La Marseillaise : Quel est votre état d’esprit après votre prolongation de contrat ?

    Valentin Porte : Je suis heureux et un peu fier de pouvoir durer, de me sentir bien physiquement et bien dans ce club. J’ai pris un peu de temps pour réfléchir. Ma première question, posée à Julien [Deljarry, Ndlr.] : est-ce que j’ai encore le niveau pour jouer au handball ? Et, à Montpellier ? La réponse a été positive. La prolongation de Zvonimir [Srna, Ndlr.] m’a conforté de rester. Mon boulot, c’est de rester le plus en forme possible. J’espère que le dernier jour de mon contrat, je serai aussi en forme qu’aujourd’hui. Je ferai tout pour.

    Avez-vous songé à la retraite ou à un départ ?

    V.P. : Je n’y ai pas pensé une seconde. Je regretterais de prendre ma retraite si tôt. Cela serait du gâchis. J’ai la chance de faire un métier passion. J’ai toujours dit tant que je peux jouer, je jouerai. Voir ailleurs, ça fait partie des réflexions de fin de contrat. Je suis dans un club où j’ai beaucoup évolué depuis 10 ans, que j’aide à faire évoluer aussi. Je ne me voyais pas tout quitter pour un an ou deux. J’ai besoin de me sentir bien, comme à Montpellier, pour performer.

    Quel est votre objectif pour la suite ?

    V.P. : Je suis un compétiteur. Tout ce que je peux essayer de gagner, je vais essayer de le gagner. Quand je retrace mon parcours, il me manque une ligne qui me fait un peu mal, c’est le championnat de France. On retrouve la Ligue des champions cette saison. C’est du bonheur. Quand on voit les deux premiers matchs, c’est quelque chose de différent. Ça m’avait manqué. C’est là qu’on voit à quel point on est capable de se sublimer sur ce genre de rendez-vous.

    Existe-t-il un sentiment d’usure physique et mentale ?

    V.P. : C’est plus dur aujourd’hui qu’il y a dix ans mais je me sens très bien. J’ai changé beaucoup de choses depuis la fin de ma carrière internationale. Aujourd’hui, je me sens peut-être mieux physiquement qu’il y a 4-5 ans. Je récupère mieux. Mentalement, ça va avec les résultats. L’année où on est 9e à la mi-saison, c’était dur. Le nerf de la guerre, pour moi, c’est le niveau physique.

    L’échec au JO de Paris, et l’élimination en quart de finale, a-t-il été dur à digérer ?

    V.P. : Oui et non, dans le sens où ça correspond aussi à la fin de ma carrière internationale. Que j’avais déjà actée. Ce qui a été dur à digérer, c’est de se dire, quel gâchis de finir sur ça. Cela aurait été magique de finir avec une médaille autour du cou à Paris. Ça m’a pris moins de temps de digérer ça que 2016 (médaille d’argent au JO de Rio). J’ai réussi de suite à zapper sur le fait que ça y est, c’est fini.

    À 36 ans, pensez-vous déjà à l’après ?

    V.P. : Oui, bien sûr. J’essaie de m’ouvrir le maximum de portes possibles, de voir ce qui pourrait me plaire. J’y réfléchis sans y passer toutes mes journées, parce que j’ai toujours dit qu’à trop y réfléchir, c’est peut-être le début de la fin de ma carrière de joueur.

    L’échéance de fin de carrière fait-elle peur ?

    V.P. : Aujourd’hui, on a beaucoup de clés pour s’y préparer, avec notamment l’association des joueurs pros. On a beaucoup d’exemples de sportifs qui arrêtent et peuvent finir en dépression. Ça fait peur, évidemment, parce qu’on vit dans un rêve depuis qu’on est professionnel. C’est magnifique avant la bascule dans la vraie vie. Passer de tout à rien, ça fait un peu peur.

    Vous avez justement connu un moment difficile. Y a-t-il eu un avant et un après votre dépression ?

    V.P. : Il y a clairement un avant et un après. Je suis un homme complètement différent de celui d’avant. Et c’est ça qui me permet aujourd’hui d’être plus épanoui. Sans ça, je ne pense pas que j’aurais prolongé. J’étais trop dans tout. Dans un surinvestissement permanent. Je prenais trop à cœur les choses. J’occultais tout ce qu’il y avait autour de moi. Je ramenais le travail à la maison. Je n’étais pas de bonne compagnie. Et, je ne le voyais pas forcément. C’était un gros travail à faire pour s’en rendre compte et évoluer. Avec plus de recul, j’essaie de moins mettre sur un piédestal ce métier. J’y accorde de l’importance mais quand c’est fini, c’est fini. Il y a une vie autour. C’est ça qui a changé.

  • Pierre Mignoni démissionne de ses fonctions au RC Toulon

    Pierre Mignoni démissionne de ses fonctions au RC Toulon

    Coup de tonnerre à Toulon. Pierre Mignoni a décidé de mettre fin à sa mission de directeur du rugby, mardi, avec effet immédiat, suite à l’acceptation du club. « Cette décision intervient dans un contexte de résultats sportifs insuffisants depuis le début de la saison », est-il indiqué dans un communiqué. En effet, les rugbymen rouge et noir ont subi quatre défaites après les cinq premières journées de Top 14 seulement, dont une leçon encaissée lors du dernier déplacement à Montpellier, dimanche soir (défaite 28-0), et pointent à la treizième et avant-dernière place au classement.

    « Face à cette situation, Pierre Mignoni a choisi d’assumer pleinement ses responsabilités. Après avoir mobilisé l’ensemble des leviers à sa disposition, il a estimé qu’un changement était désormais nécessaire pour redonner un nouvel élan au groupe professionnel. Par cette décision, il souhaite permettre au collectif de retrouver rapidement le chemin de la performance », ajoute le club varois.

    Franck Azéma, jusqu’ici simplement installé au poste d’entraîneur principal depuis son retour dans la rade cet été, a pris dès lors « la responsabilité du groupe professionnel » et « assurera la direction sportive de l’équipe jusqu’à nouvel ordre ». La formation varoise n’avait plus connu un tel début de saison depuis l’exercice de 2021-2022, moment où un certain Franck Azéma avait été invité à prendre les rênes de l’équipe sportive et remplacer Patrice Collazo.

    « Vous n’êtes pas

    des professionnels »

    Comme l’a révélé L’équipe, le président du RCT, Bernard Lemaître, a tenté de convaincre Pierre Mignoni que son départ « n’était pas la solution ». « La solution n’est pas chez lui, ni dans le staff, elle est chez les joueurs, et c’est à eux de la trouver », pointe le dirigeant toulonnais. Ce dernier s’est adressé, mardi matin, de manière sèche aux joueurs. « Je leur ai dit : “Vous n’êtes pas des professionnels, vous faites joujou. Vous donnez l’impression d’être professionnels, vous vous mentez à vous-mêmes. Vous faites semblant” […] À partir du moment où les joueurs sont à l’origine du départ de Pierre, je leur en veux », révèle-t-il, sans avoir sa langue dans sa poche.

    Avec la démission de Pierre Mignoni, définit par le président Lemaître comme « un pilier du projet RCT », les fondations de la stratégie post-formation, « dont on voyait enfin les effets », se retrouvent fragilisées. Contre Castres, le 19 septembre, une dizaine de joueurs formés au club était présents dans le groupe varois. Soutenu par le successeur de Mourad Boudjellal, l’ancien demi-de-mêlée toulonnais avait pourtant perdu l’adhésion d’une grande partie des supporters.

    Un certain nombre d’entre eux réclamait son départ depuis quelques semaines. « Il faut créer un électrochoc et je ne vois qu’une solution, que Mignoni s’en aille » ou « Mignoni, si tu aimes le club comme tu nous le dis, tu dois partir », pouvait-on notamment lire sur les réseaux sociaux. Au-delà du staff, les fidèles de Mayol déplorent le jeu développé par leurs héros sur le carré vert, surtout lors du dernier match à Montpellier.

    L’arrière Melvyn Jaminet, qui a notamment manqué d’efficacité dans l’occupation et face aux perches, est particulièrement décrié par les supporters. Il n’a plus inscrit la moindre pénalité depuis la deuxième journée de championnat contre La Rochelle.

    « Tous les buteurs du monde ont des périodes creuses. L’important, c’est de la rendre la plus courte possible », souligne Maxime Petitjean, responsable de la stratégie du jeu au pied au RCT, à nos confrères de Var Matin. « Melvyn, c’est ce qui se fait de mieux dans le monde au niveau du jeu au pied et, croyez-moi, il n’a pas perdu tout son génie en l’espace de trois semaines. C’est une période difficile à passer, mais il va retrouver la confiance », poursuit-il, en évoquant la possibilité que Jaminet puisse souffler un peu et voir, ainsi, le poste de buteur être confié à un autre joueur.

  • [Entretien] Ariane Carré : « Une fille sur deux décroche le sport à cause des règles »

    [Entretien] Ariane Carré : « Une fille sur deux décroche le sport à cause des règles »

    La Marseillaise : Comment avez-vous eu l’idée d’organiser cet événement ?

    Ariane Carré : Mes enfants font tous partie du Handball Club Verdon. J’avais discuté avec l’entraîneur
    et la secrétaire de mes activités. Et tout de suite, ça a répondu présent. Ils avaient des questions des jeunes qu’ils ne savaient pas comment gérer. Et puis, il y avait une envie de faire quelque chose pour les jeunes femmes sur le territoire, plus largement qu’au club.

    Quelles questions se posaient
    les jeunes ?

    A.C. : C’était surtout des questions sur les règles, sur comment faire quand on a mal. L’entraîneur ne savait pas toujours quoi faire pour adapter la pratique sportive dans ces moments-là. Il avait envie de pouvoir répondre présent et de savoir comment répondre.

    L’idée est donc de former
    les hommes, les entraîneurs,
    les papas à être présents pour
    des adolescentes qui peuvent
    se poser des questions ?

    A.C. : Oui, ça et puis aussi, ce qui était important pour nous, c’était que les garçons qui sont avec ces jeunes filles en sport, soient aussi sensibilisés pour savoir la réalité de ce que les jeunes filles vivent, savoir comment réagir, comment soutenir, que ce soit une réalité sportive vraiment prise en compte. Une fille sur deux décroche le sport à 14 ans, à cause de ses règles, de la puberté. Une fille sur deux ne va régulièrement pas à l’entraînement à cause de ses règles.

    L’événement que vous organisez porte, plus généralement, sur
    la féminisation du sport
     ?

    A.C. : L’idée, c’est de montrer qu’on peut faire du sport à tous les âges de la vie, et qu’une femme, malgré toutes les étapes qu’elle va rencontrer, la puberté, la grossesse, le postpartum, la ménopause, cela ne doit pas s’empêcher de faire du sport. Et qu’au contraire, cela doit être une réalité sportive à prendre en compte et faire bouger les lignes, autant chez les femmes que chez les hommes, les conjoints, les entraîneurs.

    Il y aura donc des interventions sur le postpartum, la ménopause et les effets que cela a sur
    les performances sportives
    des femmes samedi
     ?

    A.C. : Il y aura un stand qui va traiter de ces sujets. Il y a une intervention sur la nutrition de l’athlète sportive, faite par un ancien cycliste professionnel qui a fait son sujet d’études sur la nutrition de l’athlète sportive.

  • Les seniors en forme à la Vieille Charité

    Les seniors en forme à la Vieille Charité

    « J’ai trouvé ce dispositif qui est gratuit et qui a l’air génial ! » s’exclame Anne-Marie, 67 ans et retraitée depuis le 1er septembre, qui a découvert le dispositif cet été. Elle fait partie des plus de 1 000 seniors qui bénéficieront de séances hebdomadaires gratuites de sport-santé sur neuf sites de la ville, notamment au parc Longchamp ou à l’Espace Mistral, à l’Estaque.

    Cette matinée marquait donc la rentrée sportive pour ces seniors qui, après avoir partagé un petit-déjeuner offert et un temps d’échange, se sont mis en mouvement sous la conduite des six coachs présents. De la danse, de la marche à pied au sein du bâtiment historique de la Vieille Charité et plusieurs ateliers motricités étaient proposés.

    Pour Faty Maoulida, coach sportive pour l’organisation depuis quatre éditions, cet événement est indispensable : « J’avais vraiment envie de cibler ce public car il est super intéressant. On fait beaucoup d’agilité, de motricité, d’équilibre, de la coordination aussi. On voit l’évolution chaque année pour les personnes qui reviennent ».

    « Un engouement exceptionnel »

    Le dispositif a été perturbé en raison des fortes chaleurs cet été, empêchant la pratique de plusieurs activités en plein air. Eric Méry, adjoint au maire de Marseille délégué au sport, est revenu sur le sujet : « On a clôturé la saison dernière avec un engouement exceptionnel, on en a moins fait cet été à cause de la canicule, mais nous sommes de retour, encore plus nombreux cette année pour vous accompagner et vous écouter ». L’accompagnement s’accentue avec le lancement du pass séniors et la gratuité des piscines municipales pour les plus de 60 ans depuis 2025.

    Détails sur le site marseille.fr

  • Des séniors aux minots, du sport pour tous à la Foire

    Des séniors aux minots, du sport pour tous à la Foire

    Le Village des Sports accueille, tout au long de la Foire, les visiteurs curieux de découvrir ou redécouvrir des sports comme le pickleball, le basket, ou du Handisport. Le tout est organisé et encadré par plusieurs associations sportives.

    Ce mardi est une journée dédiée aux femmes sur la Foire, pour qui l’entrée y est gratuite. À cette occasion, deux sportives de haut niveau seront présentes sur le Village. Une joueuse de flag football et prétendante à une sélection en équipe de France, et une joueuse de hockey sur glace, membre de l’équipe des Spartiates, répondront aux questions des visiteurs de 10h30 à 11h30, avant de passer à une démonstration de leur sport respectif. De plus, les joueurs du Marseille Provence Handball seront également présents ce mardi pour partager leur passion et leur expérience à travers divers ateliers et défis.

    Accueil des élèves

    en semaine

    « Pendant les jours de semaine on accueille surtout des classes d’école, et on leur fait découvrir les différents sports représentés sur le Village », précise Jean-Baptiste Bremond, responsable de la communication du Comité départemental olympique et sportif des Bouches-du-Rhône. Lundi après midi, c’est la classe de CM2 de l’école Pomme Sainte Madeleine, qui a pu en profiter. « Le Village est vraiment super cette année. L’an dernier on était dans un endroit bien moins adapté, mais cette année on nous a installés sur la grande esplanade rénovée », confie M. Guirado, leur enseignant. « Je trouve ça bien qu’ils découvrent d’autres sports. Y’a pas que le football dans la vie », poursuit-il avec le sourire. Au total, ce sont 28 élèves qui ont pu découvrir notamment le flag football et une déclinaison de hockey handisport pendant une après-midi. Malgré la quarantaine de minutes de transports en commun pour venir à la Foire et pour rentrer à l’école dans le 11e arrondissement en fin de journée, il trouve que ce déplacement « vaut le coup ».

    « C’est les encadrants du Comité olympique 13 qu’il faut saluer, c’est grâce à leur travail que tout ça a lieu », conclut-il avant de rejoindre ses élèves. Lui-même ravi de donner la possibilité aux minots d’avoir accès à ce type d’activités, et d’inciter ces collègues à faire de même : « Certains profs se plaignent que les élèves ne font pas assez de sport… mais il reste encore des créneaux libres pendant la Foire ! ».

    En plus de l’accueil des écoles, des activités douces liées au sport-santé étaient proposées, ce lundi, aux seniors, pour favoriser l’autonomie et profiter des bienfaits du mouvement.