Tag: sport

  • Créer lien et partage avec les Jeux de l’inclusion

    Créer lien et partage avec les Jeux de l’inclusion

    Sport et inclusion, un mariage qui marche à tous les coups. Les premiers Jeux de l’inclusion se sont déroulés ce jeudi 21 mai, au centre Epide (15e). Les équipes de l’Algernon, Marseille-Cassis, Courir pour la Mémoire et Marseille en Rose se sont alliées pour réaliser cet événement réunissant près de 350 enfants venant de différents horizons. « L’idée, c’était aussi de brasser les milieux sociaux. Nous avons des enfants des Aygalades, issus d’un quartier prioritaire, et en face il y a l’école privée Chevreul Blancarde », explique Arnaud Chikli, directeur de la course Algernon.

    Ces jeunes âgés de moins de 10 ans ont été mélangés avec 80 enfants issus de structures médico-sociales de la ville de Marseille. L’unique but de cette première édition : créer des liens, s’entraider et progresser. Chaque minot est logé à la même enseigne par les bénévoles du Collectif inclusion par le sport ainsi que les formateurs de l’Epide. L’Établissement pour l’insertion dans l’emploi est l’hôte de ce rendez-vous et ouvre son espace de quatre hectares à ces écoliers. Un terrain de jeu grandeur nature rendant possible la tenue de ces olympiades.

    Les enfants ont représenté vingt pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique et ont même eu le droit à une cérémonie d’ouverture dans la matinée. Tous ont défilé sous un soleil de plomb, frappant fort leurs bouilles juvéniles. Le sport étant l’un des meilleurs outils d’inclusion – si ce n’est le plus efficace –, ces jeunes Marseillais ont pu tester différentes disciplines. Trois le matin, deux l’après-midi, pour réaliser un pentathlon. La boxe, le skateboard, le hockey sur gazon, le tir à l’arc faisaient partie des sports proposés. La boccia, épreuve paralympique, était également en test, tout comme le flag, qui fera son entrée aux JO 2028.

    D’autres rendez-vous déjà en préparation

    Présidente du Collectif inclusion par le sport, Stéphanie Noguès-Besson explique que c’est « une journée importante. Nous avons décidé d’unir nos forces, avec les quatre courses, et nous avons envie de construire et de pérenniser ce rendez-vous. Le sport, ce n’est pas qu’une fabrique de champions, cela crée des liens, des amitiés ». Une initiative qui souhaite conserver l’élan des JOP de Paris 2024. Un héritage à poursuivre, même après l’olympiade parisienne et même si les financements sont plus délicats à obtenir.

    En tout cas, les sourires étaient nombreux sur le visage de ces participants hauts comme trois pommes. Les différentes activités permettaient également de travailler la coordination et les efforts en groupe. Sur l’atelier skateboard, deux CM1 se rassuraient, main dans la main : « T’inquiètes pas, je te tiens, tu ne vas pas tomber ! » Après avoir déambulé sur les quatre hectares du site, les enfants ont eu droit à un pique-nique bien mérité, un retour aux épreuves avant de recevoir chacun un diplôme, lors de la cérémonie des récompenses.

    Dans un cadre assez similaire, en septembre, une initiation aux sports nautiques sera guidée par le collectif et le Cercle des nageurs de Marseille. « Un forum de l’inclusion, sur les plages du Prado, se tiendra également en ouverture du mois de l’inclusion en octobre prochain », ajoute la fille de Colette Besson, championne olympique 1968 du 400 mètres.

  • Cinq tonnes de déchets récoltés sur le site de Corbière

    Cinq tonnes de déchets récoltés sur le site de Corbière

    Sur la plage de Corbière, ce mercredi matin, des dizaines de petites mains s’activent entre les rochers. « J’ai trouvé une bouteille ! » « Moi, j’ai un mégot ! ». Une centaine d’enfants venus de centres aérés voisins, mais aussi des particuliers, se sont réunis dès 9h30 pour un grand nettoyage de la côte. Munis de gants, sacs en plastique et pinces, ils sont tous vêtus de t-shirts floqués « le Grand bleu », l’association organisatrice de l’événement.

    Brahim Timricht est son fondateur. Depuis 22 ans, grâce à cette manifestation, il sensibilise les plus jeunes à la protection de l’environnement. « C’est une goutte dans le sable, mais des milliers de gouttes font des rivières. Sensibiliser les tout-petits, dès 3 ans, c’est créer des réflexes pour plus tard. » Brahim Timricht, qui a été nommé cette année Chevalier de l’ordre du mérite, est un homme engagé socialement. Notamment au travers d’activités nautiques et de l’apprentissage de la nage, qu’il organise toute l’année. « On transmet aux jeunes marseillais le goût et le respect de la mer. »

    Cette journée s’inscrit donc dans la continuité de son action. À la base nautique de Corbière, kayak, paddle géant, voilier et même une double pirogue polynésienne, « la première de Marseille », sont mis à disposition des enfants pour récupérer des déchets en mer et pour beaucoup, découvrir ces sports nautiques souvent inaccessibles.

    La valeur du collectif

    La joie se lit sur le visage des enfants, qui sont 400 à participer aux activités de l’après-midi. Un moment de jeu et de découverte autour de l’écologie qui demande de la cohésion d’équipe et qui valorise les enfants. « Je suis fière, on a rendu notre plage plus propre », explique Mélissa, 8 ans, qui vit à l’Estaque.

    Les soutiens institutionnels et privés, notamment Suez et la Seramm, étaient présents pour assister à l’événement. Isabelle Epaillard, préfète déléguée à l’égalité des chances, espère que le projet s’élargisse au-delà de Corbière. « Nous soutenons désormais le développement des activités du Grand bleu à l’ancien village olympique. » Durant la journée, environ 5 tonnes de déchets ont été récoltées par les enfants.

  • Pierre Vaultier, le virage d’une vie dans les Hautes-Alpes

    Pierre Vaultier, le virage d’une vie dans les Hautes-Alpes

    S’il n’est pas né avec, la planche de snowboard a toujours été un attribut caractéristique de Pierre Vaultier. « Je suis né à 500 mètres de la télécabine, alors, glisser a été rapidement ma seconde nature, après avoir appris à marcher » confie le natif de Serre-Chevalier. Sa première ? « J’avais 4 ans, mon voisin, de 7 ans mon aîné, a été mon premier instructeur », enchaîne-t-il. Dès sa première descente, « sur des skis normaux, j’ai kiffé ». Très vite, le petit Pierre va opter pour le snow, « à l’âge de 6 ou 7 ans, c’est devenu ma philosophie de vie. Ma planche était devenue un prolongement de moi-même. »

    Il a appris à maîtriser un outil qui « naturellement a tendance à filer tout droit. Or, il faut savoir faire des tours et des détours, dans un savant jeu d’équilibre, sans être vraiment un équilibriste », détaille-t-il. L’objectif, « savoir gérer la vitesse et les trajectoires, sachant que la glisse peut te faire aller très vite et monter très haut ». Avec en compétition, un autre élément à prendre en compte et non des moindres. « Là, tu n’es plus seul en piste. Il faut donc anticiper ce que les autres vont faire. » Le plus dur ? « Éviter les chutes, surtout celles des autres lorsqu’ils ne maîtrisent plus rien. »

    Déblocage olympique

    À ce petit jeu, Pierre Vaultier a su aller plus haut, plus vite et plus loin. À l’image de la devise des Jeux olympiques, il s’est forgé un des plus beaux palmarès mondiaux. Après avoir connu quelques claques qui lui ont permis de rebondir. « La première, c’était en 2006 à Turin. Je l’ai prise en pleine poire. J’ai très mal géré ce rendez-vous alors que j’avais des ambitions », se souvient-il.

    Pierre Vaultier continuait à récolter les trophées, mais il lui manquait ce petit quelque chose lors des joutes olympiques. « Je suis arrivé aux Jeux de Sotchi avec une blessure au genou. Paradoxalement, ce handicap a été mon atout. J’y suis allé en laissant mes soucis au village car, dans ma tête, j’étais au top. » Et là, les titres ont suivi, notamment un second sacre olympique en Corée du Sud, à Pyeongchang. « Jusqu’à cette fichue blessure, en 2019. Celle qui m’a fermé définitivement la porte de la compétition. »

    Aujourd’hui consultant télé, Pierre Vaultier n’est jamais loin d’une piste. Il est surtout devenu un expert en nivologie et connaît sur le bout des doigts les caractéristiques de chaque type de neige. Sa préférée en France, « celle du Puy-Saint-Vincent. C’est mon spot favori, même si je suis de Serre-Che, je le trouve plus propice à la pratique de mon sport. » Il garde aussi des « souvenirs bluffants de Fukushima et sa neige très particulière avec son goût de reviens-y. C’est une poudreuse avec une bonne humidité. Tu as la sensation d’être posé sur un matelas à mémoire de formes. »

    Ailleurs, il retient la Finlande « et sa neige qui permet de faire des trucs super sur une planche et en Iran, c’était carrément furieux ». Il n’a qu’un regret, « ne jamais avoir testé la neige en Nouvelle-Zélande ».

  • « Faire du sport la journée et la fête le soir » : l’Outdoormix est de retour

    « Faire du sport la journée et la fête le soir » : l’Outdoormix est de retour

    « Notre slogan, c’est “Ride and Party”, faire du sport la journée et faire la fête le soir. Pour nous c’est l’esprit haut-alpin. Je pense qu’on est une grande famille avant tout. » Voilà, décrit en quelques motspar Germain Gasdon, de l’équipe organisatrice, l’esprit de l’Outdoomix festival.

    De retour à Embrun, du vendredi 22 mai au lundi 25, l’événement allie le sport de haut niveau la journée, et des concerts avec des têtes d’affiche nationales et des groupes le soir. Côté sport, les disciplines présentes en compétition et démonstration ne manquent pas : VTT (sauts et parcours de dirt), wingfoil, kite, pumpfoil, parapente, yoga, stand up paddle, kayak, escalade, slackline, BMX, pumptrack, longboard et handisport. « Chaque sport représenté en compétition donnera lieu à une initiation accessible au public, pour découvrir, à niveau débutant », explique Germain Gasdon, de la direction du festival.

    Têtes d’affiche et artistes locaux

    Côté musique, l’Outdooxmix, connu pour sa programmation électro, se partage entre une scène principale et une scène qui met à l’honneur des DJ haut-alpins, comme les collectifs des Louves du groove et DarkSide Events. Sur la grande scène, le vendredi, se produiront Arsene and the Crooks, Fatoumata Diawara, Etienne de Crecy et Synapson.

    Le samedi verra Tairo, F.U.R, La Pti’te Fumée et Acid Arab. Le dimanche, la scène principale accueillera Luiza, Matmatah et Gonzi. Le village du festival et les compétitions sportives sont en accès libres. Les prix des concerts, de 19h30 à 3h, commencent à 28 euros (tarif évolutif).

  • Les Foulées de l’Espoir à la veille de son défi des 20 ans

    Les Foulées de l’Espoir à la veille de son défi des 20 ans

    Il est à la fois « impatient et stressé de ne rien oublier. » Marc Arnal, major de Police à la CRS n° 59 d’Ollioules, n’est pourtant pas le perdreau de l’année. Voilà 20 ans qu’il parcourt la France en courant, au service de nobles causes : associations d’orphelins de la Police Nationale, de soutien aux enfants atteints de maladies rares ou porteurs de handicap… Plus de 5 500 km et 130 000 euros récoltés plus tard, le président de l’association « Les Foulées de l’Espoir » et ses compagnons de route se trouvent à la veille d’un nouveau défi sur les traces de leurs précédents périples.

    Des Pyrénées aux Alpes

    Du 20 au 29 mai, ils rallieront les Alpes depuis les Pyrénées. « Je cherchais qu’il y ait le plus de symboles possibles, à commencer par le départ et l’arrivée », indique Marc Arnal. En 2018, il avait traversé les Pyrénées d’Hendaye jusqu’à Cerbère pour les enfants du couple de fonctionnaires du ministère de l’Intérieur (une agent administratif et un policier) assassinés à Magnanville. C’est donc à Cerbère qu’aura lieu le prologue de 6 km, ce mardi, en présence de la sœur du policier. En 2022, ils avaient parcouru la route des grandes Alpes de Thonon à Nice. « Normalement, elle s’arrête à Menton. Nous avons des liens étroits avec le Lion’s club de Menton, qui nous soutient et va nous accueillir. C’est pourquoi l’arrivée aura lieu là-bas », précise-t-il.

    D’autres passages emblématiques sont prévus, notamment au Luc, où vit Marc Arnal et où se trouve le siège des Foulées de l’Espoir. Près de 800 km, pour 6000 mètres de dénivelé positif. Pas de quoi effrayer celui qui a couru plus de 4000 km depuis décembre, à raison d’un semi-marathon par jour et d’une sortie longue (de 32 à 74 km) par semaine. « C’est trois fois moins de dénivelé que l’an dernier. Et je me sens encore mieux physiquement », assure-t-il.

    Au programme, entre 63 et 88 km de course par jour pendant dix jours, au profit de l’association « Les Mamans du Ciel », qui œuvre pour les enfants de victimes de féminicides ou d’attentats. 15 000 euros ont déjà été récoltés. Un bon début pour Marc Arnal, qui espère tout de même battre le record de l’année dernière (20 380 euros). Encore un défi supplémentaire.

    Dons sur la page Facebook des Foulées de l’Espoir, ou sur la cagnotte en ligne

  • À Port-de-Bouc, des ateliers pour aborder la retraite en toute sérénité

    À Port-de-Bouc, des ateliers pour aborder la retraite en toute sérénité

    « Pour parler de retraite, on aurait pu rester au rez-de-chaussée », plaisante cette néoretraitée, au moment de gravir les escaliers de la maison des services au public de Port-de-Bouc.

    La structure a accueilli un petit groupe de cinq personnes, mardi après midi, pour aborder en douceur les questionnements, craintes voire appréhensions du passage à la retraite. « Le but de ces ateliers est de vous faire réfléchir différemment sur cette période de vie qui doit être investie à fond », pose Céline Jauras, sophrologue et intervenante de Neosilver. Cinq séances d’accompagnement sont programmées jusqu’au 16 juin pour mieux cerner les enjeux du bien-être à la retraite, dans le cadre du dispositif « Pour bien vieillir », créé par l’ensemble des caisses de retraite.

    « On n’est pas juste vieux »

    Cette première séance pose les bases d’une méthode. Les retraités présents sont invités à livrer leurs moindres états d’âme, à la manière d’un groupe de parole. Si tous partagent l’idée d’un nouveau départ, Arielle, coiffeuse durant 48 ans, remarque « qu’il faut s’imposer quand même pour ne pas être mis en retrait. On a des choses à apporter, on n’est pas juste vieux », estime-t-elle.

    En filigrane, la crainte de l’isolement est présente. « Tout ce qu’on avait envisagé pour la retraite est tombé à l’eau lorsque je me suis retrouvée veuve », relate Marie-Paule, retraitée depuis deux ans. Même écueil pour Jeanine, « c’est compliqué d’être toute seule », confie-t-elle. Michel, retraité de l’industrie, trouve son compte malgré une maladie de 10 ans et une greffe. « Le sport m’apporte beaucoup et amène des connaissances. Le foyer de personnes âgées aussi, comme l’office de tourisme », partage-t-il.

    Le partage est un premier rempart à la peur.

  • [Entretien] Philippe Oddou : « 90% de nos jeunes sont actuellement en activité »

    [Entretien] Philippe Oddou : « 90% de nos jeunes sont actuellement en activité »

    La Marseillaise : Pouvez-vous décrire la mission de votre association Sport dans la ville ?

    Philippe Oddou : Nous sommes une association d’intérêt général qui existe depuis 1998 et dont la mission est de venir en soutien à des jeunes qui habitent dans des quartiers prioritaires. On va accompagner par deux biais. À la fois en leur proposant du sport au pied des immeubles sur les terrains de sport qu’on construit et qu’on anime, et puis en leur proposant quand ils grandissent, de les emmener. C’est vraiment la finalité de notre action, de les accompagner vers un projet d’emploi en entreprise où pour celles et ceux qui ont la capacité, on les aide même à créer leur entreprise.

    Comment accompagnez-vous ces jeunes au quotidien ?

    P.O. : Il y a plusieurs objectifs. D’abord, il a pour premier objectif de transmettre du plaisir aux jeunes, parce que quand on est enfant ou même un peu plus âgé, la pratique du sport, c’est d’abord du plaisir. C’est aussi permettre aux jeunes d’avoir un accès régulier à la pratique sportive, parce qu’on propose des séances tous les mercredis et les samedis. Ça fait trois heures d’animation gratuite, puisque toutes les animations sportives qu’on propose sont encadrées par des coaches professionnels qui sont salariés de l’association, mais les jeunes participent à ces animations de manière gratuite. Nos éducateurs sportifs sont là pour offrir un contenu sportif, mais ils sont là aussi pour transmettre des valeurs, de savoir-être aux jeunes qui vont leur être utiles dans la perspective d’accès à l’emploi.

    Quelles sont les marges de développement de votre association ?

    P.O. : Pour répondre à votre question, nous, on a envie d’aider plus de jeunes. Aider plus de jeunes, ça veut dire accueillir plus de jeunes dans les centres qui existent, ça veut dire ouvrir de nouveaux centres sportifs. En région marseillaise, on a cinq centres en activité dans les quartiers nord et à Aubagne. Je pense que dans les deux ou trois années à venir, nous allons ouvrir quatre nouveaux centres dans la région marseillaise. Aujourd’hui, tous les deux ans, on mesure l’impact de nos actions pour voir ce que sont devenus les jeunes qui ont suivi nos programmes sportifs et nos programmes d’accès à l’emploi. On a entre 85 et 90% des jeunes qui sont passés par nos programmes qui sont en activité. Soit ils ont un CDI dans une entreprise partenaire de l’association, soit ils poursuivent leurs études. On intervient dans des quartiers prioritaires où le chômage des jeunes est deux fois plus élevé que la moyenne nationale. La moyenne nationale, elle est aux alentours de 15%.

    Quels seront les prochains événements de l’association autour de Marseille ?

    P.O. : À Marseille, on va organiser un tournoi de football solidaire. Depuis plusieurs années, on est soutenu par l’OM Fondation, qui nous apporte un soutien formidable, notamment dans nos programmes d’accès à l’emploi. Depuis quatre, on a été accueillis sur l’OM Campus, au mois de juin, pour organiser un grand tournoi de football solidaire, qui rassemble des entreprises de territoire. Cette année, il ne sera pas là-bas, mais à l’entrée des calanques sur le site de Luminy, le 28 juin.

  • Quand les départements misent sur les cyclistes

    Quand les départements misent sur les cyclistes

    Depuis 2022, l’Hérault est labellisé « Terre d’excellence cycliste » par la Fédération française de cyclisme. Et pour cause, en comptant la trentaine de boucles cyclables, les voies vertes et les routes départementales à faible trafic, le département compte environ 4 000 kilomètres d’itinéraires cyclables. « La spécificité de l’Hérault est que le territoire offre à la fois des cols à plus de 1 000 mètres, la mer et le milieu lagunaire, explique Élodie Fonteneau, chargée des mobilités décarbonées et du vélotourisme au sein d’Hérault tourisme. Il y en a pour tous les goûts. Les boucles sont donc classées en termes de difficulté. » De son côté, Marie Doutremepuich, cheffe de service tourisme au Département, explique que de nombreux équipements sont mis en place sur le territoire pour favoriser ce mode de tourisme, tels que des stations de gonflage ou des kits de réparation. « Hérault tourisme travaille aussi au déploiement du label “accueil vélo”, ajoute-t-elle. Celui-ci garantit par exemple que des professionnels de l’hébergement ou des restaurateurs réservent un accueil de qualité aux cyclotouristes. Nous en avons déjà 339 sur le territoire. »

    « L’enjeu d’investir dans tous ces équipements est évidemment de décarboner les mobilités touristiques, continue Marie Doutremepuich. Mais il y a aussi un enjeu économique, puisqu’un touriste à vélo dépense davantage sur le territoire, c’est-à-dire environ 68 euros par jour et par personne, contre 55 euros pour un touriste lambda. »

    Le Gard investit lui aussi sur le développement du cyclotourisme : en février 2026, le Conseil départemental a inauguré un nouveau tronçon de la voie verte qui relie désormais le Pont d’Espeyran (commune de Saint-Gilles) au Port de Gallician (commune de Vauvert). Un équipement qui s’inscrit dans l’ambition européenne de la véloroute ViaRhôna, qui reliera, à terme, le lac Léman à la Méditerranée, en traversant le Gard.

  • [Entretien] Pascal Rousseau : « Je me dis que je devais être quelqu’un de bien »

    [Entretien] Pascal Rousseau : « Je me dis que je devais être quelqu’un de bien »

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est passé en 2019 ?

    Pascal Rousseau : J’ai fait un malaise et à mon réveil, ma mémoire était vide. Tous mes souvenirs d’une vie de 57 ans avaient disparu. J’avais une mémoire immédiate, j’avais conservé mes capacités d’analyse. Mais, pour ce qui est du reste, c’était le grand vide !

    Savez-vous ce qu’il vous est arrivé ?

    P.R. : J’ai fait ce qui s’appelle une dissociation. Tous les événements gravés dans ma mémoire ont été effacés. Pour les retrouver, j’ai fait des recherches, sur Internet, j’ai retrouvé des articles de journaux, des amis, des inconnus qui me croisaient dans la rue et me reconnaissaient m’ont ainsi aidé à retrouver une partie de mon histoire personnelle. À ce sujet, Franck Lebœuf, un ancien coéquipier, a été incroyable.

    Ainsi, qu’avez-vous appris ?

    P.R. : Comme Franck Lebœuf me l’a dit, j’ai eu une carrière de footballeur professionnel. Avec plus de 600 matches quand même, dont je n’ai aucun souvenir ! J’ai ainsi appris que j’ai débuté au Paris FC, que j’ai joué à Lille, qu’avec Rennes, j’ai fait partie de l’équipe qui s’est ancrée en Ligue 1 à partir de 1994. Et que j’ai même été champion de France avec l’OM. Je trouvais cela incroyable. Mais que des supporters marseillais me téléphonent pour m’en parler, je trouve ça exceptionnel.

    Vous ne vous souvenez donc d’aucun moment de votre carrière, ni de votre vie avant vos 57 ans ?

    P.R. : J’ai tout oublié. Ce que je retrouve, c’est grâce aux témoignages de gens qui me racontent ce qu’ils ont partagé avec moi. Comme, par exemple, mon premier match au Vélodrome, c’était un OM-Bordeaux, le jour où Claude Bez est arrivé au stade en Cadillac. J’imagine que j’ai dû vivre quelque chose de dingue. À Rennes, j’ai retrouvé les capos du kop, qui m’ont rappelé que nous regardions ensemble les matches de Ligue des Champions, chez moi. Ainsi, de ce que j’entends dire sur moi, je me dis que je devais être quelqu’un de bien. Mais tout est effacé.

    Pour vous, ce livre est une autre forme de thérapie ?

    P.R. : Ce n’est pas mon idée. Mais des proches m’ont suggéré de l’écrire, pour en faire une thérapie et, surtout, faire connaître la dissociation. Certains ont encore du mal à croire ce que je vis. En témoignant, cela va permettre d’essayer de comprendre. Même si je sais, sept ans après, que seuls les témoignages m’ont aidé. Sans cela, ma mémoire serait repartie à mes 57 ans, le reste aurait totalement disparu.

    Avez-vous des projets ?

    P.R. : Grâce à Franck Lebœuf, je vais en faire un seul en scène, dans lequel je vais me raconter. J’aimerais le tester dans les salons des stades des clubs où j’ai joué.

    « Amnésique », avec Florence Bouté.
    City éditions, 256 pages

  • Le Toulon Futsal Métropole à la rencontre des jeunes des quartiers

    Le Toulon Futsal Métropole à la rencontre des jeunes des quartiers

    Des terrains de foot au Palais des sports. Mardi, une quarantaine de jeunes footballeurs ont participé à une initiation au futsal, initiative conjointe du Département, du Toulon Métropole Futsal (TFM, D1 Futsal) et de l’AS la Beaucaire dans le cadre d’une mission d’intérêt général. Une occasion pour eux de (re)découvrir ce proche parent du football aux côtés de joueurs de haut niveau, dans la prestigieuse enceinte qu’ils partagent avec le Hyères Toulon Var Basket.

    Pour le TFM, c’est aussi une opportunité de « promouvoir le futsal et le club », explique son chargé de développement Kaïs Dridi. « L’intérêt est de faire découvrir les valeurs du sport, s’intéresser à d’autres disciplines, et développer la cohésion d’équipe, la confiance et de nouvelles compétences. »

    Romain Bouvier, président de l’AS la Beaucaire, y voit aussi « l’occasion de les faire sortir du quartier. Une dizaine d’enfants ne connaissaient pas le TMF. Quand on parle de Toulon on parle rugby. On a une équipe pro en futsal, autant en profiter. Ils découvrent une autre discipline, une autre manière de travailler, avec des joueurs plus expérimentés que nous. »