Tag: sport

  • Un nouveau terrain synthétique à la Ponsonne

    Un nouveau terrain synthétique à la Ponsonne

    Un nouveau terrain synthétique devrait être inauguré à Manosque à la mi-octobre, dans le cadre du dispositif national Quartiers de demain, qui permet à neuf villes françaises de réhabiliter des quartiers prioritaires en prenant en compte les impératifs écologiques.

    « La pose du gazon synthétique est prévue fin septembre, pour une semaine. L’avantage qu’on a sur le produit qu’on a pris, c’est qu’il n’y a pas besoin de substrats supplémentaires. Cela réduit largement le coût d’entretien », avance Laurent Fournaise, le directeur des services techniques. « À terme, la tribune devra également être étendue l’an prochain, et un tunnel sera construit sous une passerelle » pour séparer joueurs et public, selon le maire DVD de Manosque Camille Galtier. L’objectif de cette modernisation est aussi de créer « un lieu de vie dédié aux familles et convivial, en co-construction avec les habitants », a avancé Caroline Paolasso, conseillère municipale déléguée au Quartier de Demain. « Les épisodes pluvieux dégradent les pelouses. Le synthétique est une bonne alternative qui subit moins de dégradations, nécessite moins d’entretien et engendre un taux d’occupation plus important », a expliqué Allel Benferhat, directeur du service des sports.

    « Toutes les infrastructures sportives de la ville seront rénovées d’ici 2030, alors qu’en 2020 on était très en retard », a par ailleurs affirmé le maire. « On donne les infrastructures sportives aussi bien au basket, au hand et au rugby pour permettre de monter au dernier niveau national. » La modernisation du stade est réalisée pour un coût d’environ 1 million d’euros. La ville compte sur cette modernisation pour améliorer les conditions de pratique, la sécurité et la qualité de l’équipement. Ces travaux s’inscrivent dans le projet plus large de transformation de la Plaine des Sports et des Loisirs, destiné à moderniser le site et à favoriser la pratique sportive. Les travaux comprennent notamment les terrassements, la création d’un système de drainage et le passage de l’éclairage en LED.

  • [Un été au camping] L’Hippocampe à Volonne, un camping à la gestion familiale

    [Un été au camping] L’Hippocampe à Volonne, un camping à la gestion familiale

    Si l’art de camper n’est pas apparu au XXe siècle, son développementen France débute en 1936 avec l’instauration des congés payés. Les destinations côtières deviennent accessibles à tous. Aujourd’hui, l’offre s’est considérablement diversifiée mais le camping familial reste le symbole de vacances simples, économiques et populaires.

    Il n’y a pas de barrière, on est tous pareils, tous logés à la même enseigne » : pour ses vacances d’été, Géraldine Bonnici a choisi le camping l’Hippocampe, à cheval entre les deux communes de Volonne et de Château-Arnoux-Saint-Auban. « L’ambiance camping et l’ambiance location, ça n’a rien à voir », constate celle qui a réservé un emplacement avec toute sa petite famille, habituée au camping.

    L’établissement de 17 hectares compte 100 employés en haute saison, et 500 emplacements : 300 hébergements locatifs (mobil-homes, chalets, hébergement toilé) et 200 emplacements de camping. Une extension a ouvert en 2024 avec uniquement des places de camping, de l’autre côté de la Durance, côté Château-Arnoux-Saint-Auban. « Ce n’est pas la même mentalité, la clientèle camping et la clientèle mobil-home. Les clients qui sont là-bas qu’en camping sont contents d’avoir un espace plus calme, plus naturel, plus zen », explique Alys Bravay, directrice de l’établissement. « Je préfère le calme. L’autre partie, c’est beaucoup plus festif », abonde Géraldine Bonnici. « On reviendra l’année prochaine ! C’est un cadre apaisant, relaxant, aux portes des Alpes », conclut-elle.

    Le camping a été créé en 1965, par le grand-père d’Alys Bravay, ancien travailleur à l’usine Arkema. Son père et son oncle l’ont ensuite repris dans les années 1980, et elle est arrivée en 2018. Elle gère encore l’établissement aux côtés de son père, de son oncle et de sa tante.

    Historiquement, le camping s’est construit autour de la discothèque, ouverte en 1966. « On a acheté les terrains au fur et à mesure », explique Alys Bravay. La discothèque propose désormais des soirées adaptées aux mineurs, sans débit de boisson, pour les adolescents de l’établissement qui peuvent en profiter jusqu’à 2h du matin.

    La création du camping a également été encouragée par la construction d’un barrage sur la Durance, qui créa à l’époque un lac artificiel de 110 hectares, et donna au grand-père d’Alys l’idée d’ouvrir une guinguette avec location de pédalos.

    Des vacances à petit budget

    « Dans les gorges du Verdon, tous les campings étaient déjà complets, et c’était beaucoup plus cher », témoigne Sabrina Lebrun, venue de l’Aisne avec sa fille adolescente et la meilleure amie de cette dernière, Lovely et Timélia. La petite famille a fait le choix de louer un emplacement où poser deux tentes, pour leur première expérience en camping. « Un emplacement mobil-home, ça fait super cher. Il a fallu s’équiper, c’est un périple ! C’est un investissement, j’ai tout acheté sur Leboncoin : la rallonge électrique, un réchaud, des cartouches de gaz, une petite armoire de camping… Mine de rien, ça va vite, pour une semaine, ça chiffre ! », lance Sabrina. Pour économiser, elle lave son linge à la main et évite de prendre l’autoroute. « De chez nous, c’est 100 euros le péage ! Avec l’essence, ça nous fait 400 euros l’aller-retour », déplore-t-elle.

    « On est attentifs à ce que le personnel fasse le maximum pour bien accueillir les clients qui ont économisé toute l’année pour partir en vacances, et donc on fait le maximum pour que ça se passe bien », avance Alys Bravay.

    Le camping accueille environ 60% de Français, majoritairement de la Région Paca et du Nord, et 40% d’étrangers, majoritairement hollandais et belges.

  • [Entretien] Dorian Royère, Collectif France de jeu provençal : « On est vraiment sur la passion et la convivialité »

    [Entretien] Dorian Royère, Collectif France de jeu provençal : « On est vraiment sur la passion et la convivialité »

    La Marseillaise : Comment est-ce que vous êtes venu au Jeu Provençal ?

    Dorian Royère : C’est une passion que mon père m’a fait découvrir tout petit. En jeune, j’ai joué beaucoup à la pétanque parce qu’il n’y avait pas de compétition au jeu provençal mais une fois que j’ai eu l’âge je m’y suis mis, j’y ai pris goût de suite et j’ai arrêté la pétanque pour m’y consacrer totalement. J’ai vite adhéré au jeu et à l’ambiance très conviviale.

    Pourquoi êtes-vous passé de la pétanque au jeu provençal ?

    D.R. : C’est une question de plaisir personnel que ce soit au point ou au tir, et même à regarder. La pétanque, c’est plus compliqué aussi, dès qu’on ne joue pas trop bien, on ne s’en sort pas. Alors qu’à la longue, c’est différent, une boule peut changer complètement la mène et la partie. Je trouve ça très intéressant. On n’a jamais perdu, on n’a jamais gagné.

    Ce sont vraiment deux disciplines différentes ?

    D.R. : C’est quand même très similaire parce que les règles et les boules, sont les mêmes. Après, oui, il y a quand même quelques différences par rapport à la distance, aux règles pour pointer où il faut faire un pas, pour tirer avec il y a les trois pas. Après les parties durent plus longtemps, il faut de la patience et de la concentration. C’est vraiment un sport où tout se passe dans la tête.

    Il y a de moins en moins de jeunes qui jouent aux boules et ceux qui le font, jouent à pétanque.

    D.R. : C’est plus médiatisé, il y a un championnat d’Europe, un championnat du monde, il y a une vraie finalité. Le jeu provençal manque de cela. Peut-être que l’équipe de France qui a été créée, va donner envie à plus de jeunes de l’intégrer avec aussi un championnat d’Europe qui se met en place. Après, il y a surtout peu de concours et un vrai déficit de médiatisation pour donner envie aux jeunes de se montrer. On est vraiment sur la passion et la convivialité.

    Ce championnat d’Europe attendu d’ici 2027 est important ?

    D.R. : La fédération met en place des moyens pour donner aux autres nations l’envie de se développer et d’y participer. Il y a eu une rencontre à l’automne dernier avec la Bulgarie et l’Arménie.

    En France déjà, ça ne se joue quasiment que dans le Sud-Est.

    D.R. : Oui et il y a aussi cette volonté de développement dans la France entière. Il y a quand même un peu des concours qui se font dans le Sud-Ouest et aussi dans le centre, où justement, le collectif France est envoyé pour participer.

  • [C’est l’été] Les Nocturnes d’Aix attirent les jeunes

    [C’est l’été] Les Nocturnes d’Aix attirent les jeunes

    Jusqu’au 21 août, les mercredis, jeudis et vendredis de chaque semaine, les Nocturnes d’Aix proposent de nombreuses activités sportives pour plus d’un millier d’enfants. En plus de la Ville, des associations comme Fête le mur, créée par Yannick Noah, sont coorganisatrices de l’événement.

    BMX, football, rugby, tennis, boxe, escalade font partie des sports initiés durant ces soirées.

    L’accès aux Nocturnes est prévu de 18h à 21h30 au stade Maurice-David, au gymnase Yvan-Gros et
    à la salle 300.

  • Deux minotes en 4L pour un rallye humanitaire

    Deux minotes en 4L pour un rallye humanitaire

    Sur le parking de la place du Jaï à Marignane, cette petite voiture blanche iconique détonne à côté des gros SUV devenus la règle en matière automobile. À bord d’une Renault 4 – que tout le monde appelle 4L du nom d’une de ses versions – Marine Proto et Juliette Wharmby. Ces deux étudiantes de 22 ans, respectivement infirmière puéricultrice et ingénieure en agroalimentaire, sont inscrites comme équipage 663 pour la 30e édition du rallye étudiant 4L Trophy en février 2027. Elles relieront Marseille à Marrakech en deux semaines, dont dix jours de rallye, en près de 3 300 kilomètres, sans le retour.

    Le but de cette aventure est d’amener des fournitures scolaires à Merzouga, au Maroc. « C’est à but humanitaire, on doit prévoir au minimum un sac à dos rempli de fournitures ainsi qu’un sac de sport rempli d’affaires de sport », détaille Marine Proto, « tout ce qui est alimentaire est limité à 10 kg et sera donné à la Croix-Rouge à Biarritz », point de départ de la course.

    « Pas là pour la vitesse »

    C’est une véritable compétition automobile. « Sans GPS, ni téléphone, juste une carte papier, juste une boussole et le roadbook », explique Marine Proto. « Celui qui fait le moins de kilomètres gagne », poursuit-elle, en cas de panne, il faudra compter « sur la famille ou sur l’aide des autres équipages ». « Il y a beaucoup d’entraide, même si c’est une course, on n’est pas là pour la vitesse », ajoute Juliette Wharmby.

    De toute façon, la Renault 4 n’est pas une Formule 1. « C’est le châssis qui compte », estime l’ingénieure, quand bien même sa collègue est « franchement surprise, elle marche super bien, même en montée ! On est allé faire des photos à la Sainte-Victoire », illustre-t-elle. Normal, elles ont choisi le plus gros moteur : « Le Cléon-fonte de 1 100 cm3, on ne voulait pas le Billancourt », plus ancien, développe-t-elle. Achetée en mars, « à Aubagne, l’annonce postée à 9h30, j’ai appelé à 9h32 », se rappelle Marine Proto. Révisée pour la route, l’idée était « de la faire rose pâle, mais vu la carrosserie nickel on va juste mettre des stickers », poursuit-elle. Juliette Wharmby aimait déjà les voitures anciennes. « On est amies depuis le collège et on voulait refaire une aventure ensemble », retrace-t-elle. « C’est elle qui m’a embarquée », reconnaît Marine Proto, qui depuis « se passionne » pour les anciennes. La passion incombe de chercher les financements pour un budget total estimé à 13 500 euros via sponsoring, loto et cagnottes. La course est aussi contre la montre pour le départ dans 6 mois.

  • Tous à l’eau pour les Olympiades du Grand Bleu à Marseille

    Tous à l’eau pour les Olympiades du Grand Bleu à Marseille

    Une journée autant festive que sportive pour ces enfants qui n’ont pas tous bénéficié d’un départ en vacances. Mais c’est avec un engouement visible et sonore qu’ils ont pris celui de la course ce samedi 8 août. Dix équipes se sont affrontées en paddle géant, kayak, pirogue, natation et match de water-polo à l’occasion de la 6e édition de ces Olympiades.

    « La plage c’est nul, ici on s’amuse mieux ! », assure Inès, 12 ans en plein briefing avec Roudayana et Naila et Nesrine. Gilets de sauvetage endossés, le petit équipage s’apprête à grimper dans le kayak. Comme la plupart de ces jeunes venus des cités Font-Vert, Le Mail, Campagne Lévêque, Jean-Jaurès, Consolat, la Calade ou Frais-Vallon, elle connaît bien l’association : « C’est eux qui m’ont appris à nager. »

    Alors que le top départ est donné par le moniteur, sur le quai de la base, les autres compétiteurs hurlent des encouragements. Téléphone en main, trois mamans filment la progression, quelque peu hasardeuse, des deux paddles de dix places lancés à grands coups de pagaies. « Mon fils est là, désigne Rania. On est adhérents du Grand Bleu depuis trois ans. Tous les samedis on vient, on s’éclate. C’est gratuit. Sinon on ne pourrait pas, les activités nautiques, c’est 25 euros la demi-heure », souligne-t-elle. Rania s’est aussi jetée à l’eau grâce aux cours de natation destinés aux adultes. « J’étais phobique de l’eau. Maintenant je suis à l’aise. » S’il faut poursuivre le redressement du plan piscines à Marseille, contrairement aux idées reçues, « on peut apprendre à nager dans la mer », atteste Brahim Timricht, président du Grand Bleu.

    Quartiers d’été plébiscités

    Isabelle Epaillard, préfète déléguée pour l’égalité des chances fait le tour des animations nautiques, soutenues depuis 2021 par l’État. « Dans le cadre des quartiers d’été, nous déployons cette année plus d’un million d’euros pour financer 272 actions. On rouvre aussi les centres sociaux avec la Ville pour un maximum d’activités pour tous », précise-t-elle. Cet été, vu de la base de Corbière, le niveau de natation des Marseillais semble remonter.

    Au loin, près du terrain flottant de water-polo, cinq rameurs à la mer. La pyrogue rouge a chaviré. Sur la rive, L’équipe Aquaman peaufine sa stratégie pour affronter les Warriors en paddle. À son bord Elissa aborde l’épreuve en battante, « grave emballée » par sa deuxième sortie avec l’association. Elle n’a plus de voix à force de rire et crier. Dans le petit bassin, sous l’œil d’un moniteur, sa fille s’égaye avec sa « nouvelle copine ».

  • Des Olympiades aquatiques pour se réapproprier la mer à tout âge

    Des Olympiades aquatiques pour se réapproprier la mer à tout âge

    À vos maillots de bain ! Après l’édition 2024 des « JO des Corbières », Le Grand Bleu renouvelle ses Olympiades ce samedi 8 août, de 13h à 17h. « On a vécu un moment très intense en 2024 avec les familles, les jeunes et les moins jeunes », se rappelle Brahim Timricht, fondateur et directeur du Grand Bleu. Évènement concomitant à l’accueil des épreuves olympiques de voile à Marseille.

    L’association, fondée en 2000, souhaite « rendre accessible l’éducation à la natation, la formation aux métiers de l’eau et l’offre d’activités nautiques à tous ». Pour son fondateur, lui-même né dans la cité phocéenne, « savoir nager, c’est aussi important que de savoir lire et écrire. On apprend à nager à 2 500 enfants par an à Marseille et on fait naviguer 16 000 pratiquants à travers diverses activités », se félicite-t-il. Le Grand Bleu, actif toute l’année, est installé au stade nautique Florence-Arthaud ainsi qu’à la base nautique des Corbières, où se dérouleront les Olympiades de ce samedi. La journée commencera par « un échauffement le matin, pour pouvoir pratiquer les activités en toute sécurité. Puis, autour de 13h, ce sera le départ des Olympiades ! », annonce Brahim Timricht. Au programme, « on a des challenges de paddle géants, des relais en kayak, des pirogues polynésiennes… », énumère l’organisateur du challenge. « On a aussi un tournoi de water-polo en mer. Ça, ça n’existe que chez nous, à Corbières ! », s’impatiente-t-il.

    L’accès à la mer démocratisé

    « Le projet est né en 2021, d’une volonté de la préfecture pour l’égalité des chances, de mettre en place des activités pour les familles qui ne partaient pas en vacances », explique le directeur de l’association. « Il a été pensé pour inclure les parents, composés à 95% de mamans qui accompagnent leurs enfants. Elles font partie intégrante du projet depuis 6 ans. Maintenant, elles savent nager et le plaisir est partagé entre les enfants et les parents. » Brahim Timricht prévoit près de 200 participants cette année, « encadrés par des moniteurs et maîtres-nageurs diplômés, salariés à l’année ou vacataires du Grand Bleu ».

    En attendant samedi, tout le monde semble impatient, enfants comme adultes… « Il y a déjà des invitations qui sont parties vers les associations et les centres de la ville qui sont venus s’entraîner toute la saison. Les Olympiades du 8 août, c’est le point d’orgue de ce projet ! Moi, je vis ces Olympiades avec autant d’enthousiasme que je les prépare », se réjouit Brahim Timricht.

    Olympiades du Grand bleu, samedi 8 août, plage de Corbières, à partir de 13h. Gratuit.

  • Sisteron fière d’accueillir l’étape du Tour de France Femmes ce samedi

    Sisteron fière d’accueillir l’étape du Tour de France Femmes ce samedi

    Ce samedi, les coureuses du Tour de France partiront de Sisteron à 13h40, avant d’emprunter le pont de la Baume, puis de longer la Durance. Elles parcourront ensuite l’historique route Napoléon, en passant par Malijai, Mallemoisson, Aiglun, Mézel… Le maire de Sisteron, Jean-Pierre Templier, espère des « retombées économiques et en termes d’image » et « faire connaître la ville de Sisteron ». « Faire parler de soi dans le monde entier, c’est l’avantage de cette épreuve », avance Philippe Dubernard, coordinateur de l’accueil du départ de l’étape pour la ville de Sisteron.

    De nombreuses perturbations et fermetures de routes sont prévues sur le parcours de la course, entre 11h et 15h. Pour certains endroits dans le centre-ville de Sisteron, la circulation sera interdite dès 4h du matin pour permettre la pose des barrières sur près de 2 km. Le pont de la Baume fermera lui à 11h pour laisser passer la caravane du Tour, vers 11h45. Les parkings du centre-ville étaient déjà vidés vendredi, pour laisser place à l’aménagement notamment de la fan zone. La place de la République accueillera le village VIP, réservé aux personnes accréditées, avec le podium signatures. Les coureuses monteront sur le podium, avant de se ranger sur la ligne de départ. « Il a fallu adapter le dispositif mis en place, d’autant plus que cette année, pour la première fois, le Tour propose des fan zones avec des stands », explique Philippe Dubernard. La Ville, la communauté de communes et le département ont dû débourser 60 000 euros pour accueillir cette étape.

  • [C’est l’été] Des activités mutualisées pour les petits alpins

    [C’est l’été] Des activités mutualisées pour les petits alpins

    « Ce que j’aime au centre de loisir c’est que c’est un travail d’équipe, on est jamais seuls. Si tu es triste, dans ton coin, quelqu’un vient te voir. » Raquette de badminton en main, encore essoufflé de ses efforts, Gabin, 8 ans, savoure son été. Ce jeudi après-midi, le gymnase du parc des sports de Briançon résonne des cris d’une petite centaine d’enfants venus des différents centres de loisirs pour participer à des olympiades intercentres.

    « Chaque jour de la semaine, on leur fait découvrir un nouveau sport, explique Hervé Michaux, coordinateur enfance au centre social. Des activités proposées tous les jours sur l’ensemble des centres de loisirs. Au Monêtier on a un groupe qui est en bivouac cette nuit à la montagne et qui a participé à une animation astronomie hier soir. » Les activités sont proposées sur les centres sociaux et de loisirs de Briançon, Villar-Saint-Pancrace, Val-des-Prés, Monêtier les bains et Villar-d’Arrêne. Au total, un peu plus de 200 places sont ouvertes pour tous les centres cumulés. C’est la communauté de Communes qui s’est vue attribuer cette compétence suite à la fermeture de la MJC de Briançon en 2023 pour raisons budgétaires. « On met notamment des tarifs communs entre les communes, un projet pédagogique commun. Ça permet d’éviter les inégalités entre les communes et de mutualiser les compétences des équipes », affirme Marie Chouissa, directrice du centre intercommunal.

    Encourager les familles

    à travers les enfants

    Le prix des activités dépend de l’âge et du quotient familial des ménages. Pour les centres de Briançon par exemple, les tarifs vont de 5,24 euros la journée à 13,60 euros selon le revenu familial. « Notre mission c’est de proposer des activités à destination des familles, des enfants, des adolescents, pour que ce beau territoire soit accessible à tous. Chaque semaine, on essaye de mettre en place une activité payante qui donne l’opportunité aux enfants de pratiquer, de découvrir des choses qu’ils ne pourraient pas forcément faire dans leur famille. Par exemple, cet été on a beaucoup développé le rafting », détaille Marie Chouissa. « Le rafting, en dehors du centre, c’est 45 euros par personne et il faut compter papa, maman… Ça fait tout de suite une grosse sortie. Moi, par exemple, je n’y vais pas avec mes enfants, complète Mathéo Posada, directeur d’un des centres de loisir de l’intercommunalité. Mais ils peuvent y aller avec le centre, et aussi faire de l’escalade, du cheval, des choses qu’on peut se permettre de faire avec la structure. »

    Comme à Marseille où certains enfants ne vont que très rarement à la mer, vivre dans un environnement exceptionnel ne suffit pas toujours à s’en emparer, faute de moyens, de temps, de renseignements… Le but du centre est aussi qu’à travers les enfants, les familles osent plus s’approprier et découvrir le territoire exceptionnel du Briançonnais. « Il y a des gens dans le Briançonnais qui n’osent pas, même si c’est gratuit et que c’est à côté. Il faut amener quelque chose de nouveau par notre savoir-faire, rappelle Hervé Richaux. Faire pétiller les yeux des enfants, qu’ils découvrent et que les familles se disent “ah tiens, ils ont fait ça, c’est où ? On pourrait y aller !“ »

  • Le Tour de France féminin à l’assaut de la légendaire étape du mont Ventoux

    Le Tour de France féminin à l’assaut de la légendaire étape du mont Ventoux

    Une grande première pour le Vaucluse qui n’a jamais accueilli d’épreuve du Tour de France féminin, malgré un total de 19 accueils d’épreuves masculines. Ajoutée en 1951 au Tour de France, l’étape du mont Ventoux a depuis gravé son nom parmi les parcours de grande renommée.

    La septième épreuve féminine confrontera les coureuses à plus de 3 000m de dénivelé qui se dérouleront sur les 146 km du parcours. La portion finale verra s’affronter les meilleures grimpeuses sur les 15,7 km d’une pente à 8,8%, menant aux 1 910 mètres d’altitude du Géant de Provence.

    Si les projecteurs seront pointés sur les professionnelles le vendredi, le jeudi sera réservé au monde amateur. Une épreuve spéciale simulant un tracé professionnel a été ouverte à toutes et à tous sur inscription. Plus de 12 000 passionnés ont répondu présent pour le tracé de 111km et de 2 950m de dénivelé. C’est la première fois que « l’Étape du Tour » a comme terrain de jeu les côtes du mont Ventoux.

    Des mesures de sécurité

    De fortes perturbations du trafic sont à prévoir sur le tracé, avec notamment la fermeture des accès au mont Ventoux dès le matin du 6 août. Pour le passage des professionnelles le 7 août, la circulation sera petit à petit fermée sur le tracé à partir de 13h15. Le facteur des risques d’incendie entre également en jeu, avec des restrictions en cas de risque élevé.

    Au niveau du stationnement, il sera strictement interdit sur l’ensemble du parcours, à l’exception des communes traversées où il est utile de se rendre sur leurs sites internet respectifs afin de connaître les disponibilités de stationnement. Sur le mont Ventoux, 4 parkings seront accessibles : celui des Ermitants – ouvert le jeudi de 18h30 à minuit – le parking de la station du Mont Serein – ouvert le jeudi de 19h30 jusqu’au vendredi à 10h – le parking de la Frache – seulement pour véhicules légers le vendredi de 6h à 10h – puis le parking du Chalet Reynard – fermé du 5 août 17h jusqu’à la fin de l’événement.