Tag: sport

  • Aix-en-Provence : le stade Michel-Lopez et son terrain inaugurés

    Aix-en-Provence : le stade Michel-Lopez et son terrain inaugurés

    Le club pourra désormais user d’un terrain en liège, solution d’autant plus respectueuse de l’environnement et qui permet « une qualité de jeu optimale » estime la municipalité, qui précise que ce nouvel équipement « s’inscrit dans la stratégie municipale de modernisation et durabilité des infrastructures sportives ».

  • Cévennes : Saint-Jean-du-Gard sans randonneurs ?

    Cévennes : Saint-Jean-du-Gard sans randonneurs ?

    Grâce à son voyage en Cévennes avec son âne, dont il fera un célèbre livre en 1879, Robert Louis Stevenson a donné à Saint-Jean-du-Gard une renommée continentale. Chaque année des milliers (au moins 15 000) de randonneurs se pressent sur le
    « chemin de Stevenson », qui relie le Puy-en-Velay à Alès avec, comme avant-dernière étape, Saint-Étienne-Vallée-Française – Saint-Jean-du-Gard. Le pas des Huguenots (qui court jusqu’en Allemagne), célèbre parcours qui retrace l’exil des protestants, passe également par Saint-Jean-du-Gard.

    Dans ce village cévenol qui a aussi été touché par la désindustrialisation, l’essor économique passe donc désormais par le tourisme. Dès 1992, un festival de randonnée (le Fira se déroule chaque année début juin) a vu le jour. Mais le nouveau maire, Pierre Aiguillon, élu en 2023 après la démission de Michel Ruas, a l’intention d’aller encore plus loin. Ainsi, en 2026, ouvrira en face de la mairie un café rando qui devrait être accompagné, quelques mois plus tard, par une Maison de la randonnée, accolée au café. L’idée est de regrouper dans un même lieu l’office du tourisme, les associations de randonnée et des expositions.

    Le tracé de Stevenson bientôt dévié ?

    « La partie café sera de 108 m² plus une terrasse. Le lieu sera dédié à la restauration type café de pays avec des produits locaux, et tous les produits dérivés du chemin de Stevenson. Il y aura aussi la mise en avant de randonnées sur les thématiques locales, historiques, culturelles et tout ce qui est découvert du parc national des Cévennes… Nous avons aussi prévu un point accueil vélo pour les mobilités douces », détaille Nicolas Friedli, le porteur de projet.

    Financeurs d’une partie du projet, les élus régionaux Jean-Luc Gibelin (PCF), Aurélie Genolher (DVG) et Régis Bayle (PS) étaient à Saint-Jean-du-Gard pour suivre l’avancée du café, visiter les futurs locaux et échanger avec les porteurs du projet. Ils ont surtout été alertés par le maire et les associations d’un problème qui pourrait s’avérer fatal pour l’avenir de la randonnée dans ce village de plus de 2 500 âmes.

    « Il y a eu des inondations sur le parcours du GR en 2020. Nous avons trouvé un tracé de remplacement provisoire, jusqu’en 2027, qui passe chez un particulier. Il faudrait donc des travaux pour sécuriser 2,5 km à l’entrée du village, entre la route et la rivière. Cela coûterait 850 000 euros et le Département n’est pas prêt à investir cette somme. La solution avancée, c’est de prendre un autre chemin, qui ne demande aucuns travaux, mais qui rajoute 8 à 10 km de trajet et un énorme dénivelé. Nous craignons soit que les randonneurs prennent l’ancien tracé, qui ne sera pas sécurisé, soit qu’ils ne viennent plus jusqu’à Saint-Jean-du-Gard puisque cette dernière étape sera très longue », a prévenu Pierre Aiguillon qui ajoute : « C’est complètement paradoxal que le tracé ne passe plus par la commune au moment où un café rando et une maison de la randonnée vont ouvrir. »

    Les trois élus régionaux se sont engagés à porter cette question auprès du Département du Gard. Mais au vu des difficultés financières de la collectivité, il sera très difficile d’arracher le financement du projet. Sauf que pour Saint-Jean-du-Gard, cet investissement est jugé « vital ».

    « Les marcheurs ne viendront plus jusqu’à la commune »

  • Des ateliers pour conjuguer police, prévention et proximité

    Des ateliers pour conjuguer police, prévention et proximité

    L’initiative peut paraître légère, mais l’objectif poursuivi est majeur. Ce vendredi après-midi, de 13h30 à 17h30, des activités sportives et citoyennes gratuites seront proposées au centre social Nelson-Mandela, dans le quartier des Comtes. Au programme : initiation aux gestes de premiers secours, présentation des missions de la police, mur d’escalade mobile, structures gonflables, tatamis, présentation du matériel spécifique au métier de policier ou encore parcours de sensibilisation à l’alcool et aux drogues.

    Derrière cet après-midi porté par la Métropole, il y a l’association Raid aventure organisation, qui œuvre au rapprochement police-population depuis plus de trente ans. L’événement porte d’ailleurs le nom de « Prox », pour proximité. Laurent Belsola, maire (PCF) de Port-de-Bouc, explique : « C’est un moment ludique pour découvrir les missions des différents métiers de la sécurité, plus du côté de la prévention, de l’éducation, de la médiation et faire en sorte de casser les clichés et les a priori qu’il peut y avoir entre la jeunesse et la police, mais dans les deux sens. »

    « C’est vrai qu’il y a de ça quelques années, on avait une police de proximité, qui avait ce rôle-là d’aller vers la jeunesse des quartiers et les habitants, de ne pas faire que de la répression, mais aussi de la présence et de la prévention », note Valérie Rambaud, responsable de la Gestion urbaine et sociale de proximité de la Maison des projets, qui avait organisé la première édition de cette action, en août, aux Aigues-Douces. Mises en place en 1998, sous le gouvernement de Lionel Jospin, ces brigades locales, qui comptaient 13 500 agents, avaient été supprimées en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.

    Ces ateliers Prox ne remplacent pas cette unité, mais ont l’ambition de participer aux bonnes relations entre police et population. « Le fait de briser les appréhensions autour de l’uniforme permet aussi de désamorcer en amont d’éventuelles problématiques », affirme Laurent Belsola.

    Susciter des vocations

    Mais l’après-midi est aussi dédiée au recrutement, avec la présence des partenaires de l’emploi et de l’insertion comme la Mission locale. « Lors de la première édition à Fabien Menot, on était très agréablement surpris de voir que des jeunes des Aigues-Douces s’étaient attablés avec les recruteurs de la police nationale et de la gendarmerie et ont même, pour certains, signé des contrats et se sont engagés, se remémore Laurent Belsola. Cette initiative est aussi faite pour montrer que les forces de l’ordre, c’est aussi des débouchés, des métiers divers et variés qui peuvent présenter un intérêt et c’est pas parce qu’on vient d’un quartier qu’on ne peut pas intégrer la police. »

  • Le vivant, réponse aux enjeux futurs

    Le vivant, réponse aux enjeux futurs

    « Les solutions sont indiquées par la nature, elle est notre porte de sortie. » Devant l’amphithéâtre presque plein du Pharo, Patricia Ricard, présidente de l’institut d’océanographie Paul Ricard, insiste sur la source d’inspiration que représente la biodiversité. La 9e édition de Biomim’expo en est bien la preuve. Ce mardi, ingénieurs, entreprises, inventeurs et badauds se sont retrouvés dans l’enceinte historique du Pharo, à Marseille, pour échanger sur les réponses que la nature peut apporter aux problématiques futures.

    Organisé depuis 2018 à Paris, c’est la première fois que l’évènement pose ses valises dans la cité phocéenne. Avec 160 exposants et environ 1 200 visiteurs, cette réunion de professionnels et de curieux permet de mettre à l’honneur le biomimétisme. « Cela veut dire que l’on s’inspire de structures ou de conceptions qui existent dans la nature pour nos innovations », explique Aurore Torrigiani, exposante. Et les applications sont multiples pour lutter contre le réchauffement climatique, réduire les besoins énergétiques ou limiter les déchets.

    Revitaliser les ports

    Pour remettre de la biodiversité dans les ports, rien de mieux que de s’en inspirer. C’est en tout cas la certitude d’Aurore Torrigiani et Olivier Meynard qui ont fondé, à Marseille, Sea Blocks. En s’inspirant de la forme naturelle des récifs, les deux marseillais ont imaginés des blocks de bétons, renforcés par de la fibre de moule et des coquilles saint-jacques pour installer des récifs artificiels dans les ports et y faire revenir faune et flore.

    « On a voulu se servir de la force de la nature, explique la co-fondatrice. Ces blocs, fabriqués lors d’ateliers RSE d’entreprises qui financent donc leur fabrication, devront être mis au sein de ports pour les revitaliser. On ne peut pas se passer ces ports, donc on veut les rendre de nouveau vivant. » Les deux co-fondateurs espèrent installer leurs premiers blocs début 2026 à l’Estaque.

    Des textiles innovants

    La nature offre aussi des réponses aux nouveaux défis que connaît la mode, qui tente d’être plus éco responsable, en utilisant de nouvelles fibres ou de nouvelles structures. C’est ce qu’a voulu montrer Audrey Prat, présidente de Biom’inspi, dans un défilé de mode bio inspirée, présentée ce mardi lors de l’exposition. « Que la nature soit notre directrice artistique », s’enthousiasme-t-elle.

    Les spectateurs ont pu découvrir des vêtements réalisés avec des fils de papiers, des fibres d’algues ou un textile inspiré de la structure des poils de fourmis argentées du désert qui lui permet de résister aux grosses chaleurs. De nouveaux matériaux encore au stade de prototype. Ce défilé « permet de montrer que l’on peut dresser de nouvelles routes », félicite Alain Renaudin, fondateur de la Biomim’expo.

    Mieux naviguer

    grâce à l’os de seiche

    Les solutions que la nature offre peuvent également s’appliquer dans des domaines plus insoupçonnés, à l’image du sport nautique. Pour le Marseillais Marc Amerigo, co-fondateur de Zephir project, la nature peut offrir des moyens pour conjuguer décarbonation du matériel et performance. L’ambition est de rendre le monde de la voile le plus efficace possible, « en termes de décarbonation du matériel, mais aussi de vitesse », explique le co-fondateur.

    Pour cela, la nature semble regorger de solutions. « L’os de seiche, par exemple, a une architecture particulière qui permet une bonne flottaison. On va donc intégrer certains calculs de sa structure pour nos planches. Et puis on utilise aussi les innovations qui sont présentées ici. C’est pour cela que ces rencontres sont importantes », développe Marc Amerigo.

    Et les applications sont encore infinies. « Car la planète, c’est 3,5 milliards d’années de développement, donc on a de quoi s’inspirer », sourit Thibaut Fournel, exposant.

  • [Entretien] Julien Pontes : « C’est aux instances du football d’assumer leurs responsabilités »

    [Entretien] Julien Pontes : « C’est aux instances du football d’assumer leurs responsabilités »

    La Marseillaise : Quel constat établissez-vous au sujet de l’homophobie dans le football français ?

    Julien Pontes : On dénonce des faits d’homophobie dans les stades depuis 2016. Sur ces deux, trois dernières années, on n’a jamais eu autant de faits d’homophobie qu’on a pu matérialiser par des vidéos très explicites, où on entend des chants homophobes. Je rappelle qu’une injure homophobe est punie d’un an de prison et 45 000 euros d’amende, et certaines relève de la provocation à la haine et de l’incitation au meurtre. Ce sont des qualifications pénales très graves. Et, malgré notre travail de matérialisation accablante de ces faits d’homophobie systématique, il n’y a pas de sanction de la part de la Ligue de football professionnelle (LFP) comme elle devrait en application du règlement. La situation n’est pas tenable, en l’état, et on ne voit aucun signe de volonté de faire plus de la part de la LFP. C’est bien beau d’avoir des droits pour les minorités et pour les LGBT. Mais, si ces droits ne sont pas respectés, ça ne sert à rien. Il faut de l’effectivité dans les droits. Il ne faut pas juste que ce soit réservé au Code pénal ou au Code du sport, il faut que ce soit appliqué sur le terrain.

    Au terme de vos échanges avec la députée Danielle Simonnet (L’Après), cette dernière a décidé, en septembre dernier, de porter, avec 32 autres députés, une proposition de loi visant à responsabiliser les clubs pour mettre fin à l’homophobie dans le football. Pourquoi s’attaquer directement aux clubs et non aux supporters concernés ?

    J.P. : Il faut quand même bien distinguer deux responsabilités : la responsabilité individuelle pénale de l’auteur d’un chant homophobe et la responsabilité administrative d’un club à qui on confie l’organisation d’un événement sportif. On considère que c’est d’abord aux instances du football d’assumer leurs responsabilités, avant de s’en prendre à des supporters qui ne sont quelquefois même pas informés des conséquences pénales de leurs actes. Une fois que le travail de prévention et de sanction contre les clubs aura été fait, ça provoquera des prises de conscience parmi les supporters. À ce moment-là, quand le travail d’information, de prévention, aura été fait correctement, on pourra s’intéresser de plus près à la responsabilité pénale des auteurs de chants homophobes. Mais, en l’état actuel de la loi et du Code du sport, il n’y a pas, de manière explicite, une obligation de résultat des clubs par rapport à la bonne organisation et au bon déroulement des matches, ce qui concerne la sécurité des matches. Cette obligation de résultat est d’ailleurs affirmée par le Conseil d’état et qu’il faut simplement la codifier dans la loi.

    Est-ce que cette proposition de loi vaut également pour d’autres discriminations ?

    J.P. : Cette loi concerne les obligations de résultat des clubs par rapport à l’ensemble des discriminations. Mais il se trouve que les faits de racisme, les saluts nazis, donnent lieu plus systématiquement à des sanctions disciplinaires et à des poursuites en justice par les clubs, comme ça a été le cas pour Nancy ou pour l’OGC Nice. Il y a moins de problèmes à prendre position publiquement pour des faits de racisme que pour des faits d’homophobie. Je prends l’exemple de Benoît Payan, maire de Marseille et propriétaire du Stade Vélodrome. Il a pris la parole publiquement pour dénoncer l’odieux chant raciste « les rats » des supporters parisiens, mais n’a jamais pris la parole pour dénoncer l’homophobie dans le football.

  • La Marseillaise des femmes Rose, première édition

    La Marseillaise des femmes Rose, première édition

    La Marseillaise des femmes est une course bien connue dans la cité phocéenne. Cette dernière a regroupé plus de 10 000 participants lors de sa 15e édition, cette année. L’événement est organisée par le club des Marseillaises, qui a souhaité se diversifier avec une nouvelle date à son calendrier. Ce samedi, dans le luxueux hôtel Villa M (8e), le club invitait toutes celles et ceux qui souhaitaient venir à cet « entraînement sportif et musical ». De la gym suédoise pour être précis. La première Marseillaise des femmes Rose est née, avec quatre mots mis en avant : sport, bien-être, solidarité et fun.

    Christine Rollais est la présidente du club des Marseillaises. Elle raconte comment est née la manifestation du jour. « Nous sommes un club cool et féminin qui se réunit tous les samedis matin. Avec le succès grandissant de la Marseillaise des femmes, il y avait l’envie de se diversifier. Nous sommes un peu plus légitimes et nous pouvons faire plus qu’un rendez-vous par an. » Cette nouvelle course s’est réalisé en lien avec Octobre rose, avec un double objectif. Faire du sport et avoir un moment avec des associations pour parler du cancer et spécialement celui du sein. « Nous voulions commencer avec Octobre rose par cet entraînement de gym suédoise, mais aussi pour mettre en place un lieu d’échange avec des associations. ça permet de mettre en relation et de répondre à certaines questions que l’on ne se pose pas forcément », détaille Christine Rollais.

    Un événement qui pourrait en appeler d’autres

    Quinze associations étaient présentes sur place pour informer une foule d’une bonne centaine de personnes, composée à plus de 95% de femmes. L’une des salles d’accueil de l’hôtel Villa M s’est donc rapidement transformée en cours grandeur nature. Deux coaches étaient présentes sur une petite scène et montraient les mouvements à cette foule essentiellement vêtues de rose.

    Près d’une heure de sport s’est ainsi déroulé, avant la partie échange avec les associations et ravitaillement après s’être bien dépensé. Le club des Marseillaises souhaite pérenniser ce rendez-vous et possiblement en créer de nouveau, d’après sa présidente. « Nous souhaiterions faire d’autres événements aussi forts, toujours sur notre principal sujet, le sport-santé. » Un regroupement dont la Ville de Marseille était partenaire, avec la présence de la première adjointe au maire, Michèle Rubirola.

  • Top 14 : Face au Stade Toulousain, le RC Toulon au pied de la montagne

    Top 14 : Face au Stade Toulousain, le RC Toulon au pied de la montagne

    Les trois confrontations de la saison passée ont tourné au cauchemar pour les Toulonnais. La première (défaite 57-5 à Wallon), avait démontré un écart abyssal avec les champions d’Europe et de France en titre de l’époque. La deuxième, en quart de finale de Champion’s Cup, fut cruelle, avec une défaite – la seule de la saison à Mayol – sur pénalité dans les ultimes secondes (18-21). La troisième, au Vélodrome, fut largement précipitée par l’exclusion de Baptiste Serin, dans un match d’abord équilibré qui prit ensuite une tournure humiliante (16-50).

    Alors, à l’heure de retrouver celle que nombre d’observateurs qualifient comme « la meilleure équipe du monde », imprenable à domicile, l’humilité est de mise dans le camp rouge et noir : « On a beaucoup analysé ces matches. C’est une équipe qui aime avoir la possession, qui impose son rythme, son jeu debout, mais aussi son jeu d’avants. Elle met les choses dans l’ordre et quand elle met 50 ou 60 points aux équipes, c’est par là qu’elle commence », prévient un Pierre Mignoni, qui n’a pas pour autant invoqué l’esprit de revanche de ses joueurs : « Chacun fait appel à ce qu’il veut. Je ne suis pas amnésique, je sais ce qui est dur, mais aussi ce qui est possible. Ça relève peut-être d’un exploit, mais quelles conditions met-on pour le créer ? Ce sont les joueurs qui ont la recette. »

    Domon à l’ouverture

    Premier ingrédient, l’abord de la rencontre : « C’est la grosse interrogation qu’on doit avoir. Si on n’est pas aligné les uns avec les autres, ça donne les scores qu’on connaît. L’an dernier, on a pris deux raclées », se souvient l’entraîneur varois. Cependant, « quand tu repars sur la saison, les compteurs sont remis à zéro », relativise Jérémy Sinzelle. Faut-il, dès lors, se libérer de la pression, face à des champions de France largement favoris malgré leur défaite à Pau, samedi dernier (30-26) ? « Je ne sais pas. Chaque match, c’est la guerre, encore plus contre Toulouse. Allons-y avec fierté. »

    Sur le plan technique, après un match référence face au Racing, la donne semble plus simple : « Avant de penser au jeu d’attaque, pensons à ce qu’on doit faire pour avoir des ballons rapides, tenir le ballon… Il faut gagner ces duels. C’est la base du rugby, pour créer un exploit, sinon tu ne peux pas exister », martèle Pierre Mignoni. « Il faut être constant sur ce qu’on veut mettre en place. Si on commence à rendre des ballons, à faire des en-avant, on va prendre la marée », prévient Jérémy Sinzelle.

    Et c’est une charnière inédite White-Domon, titularisé en 10 à Vannes l’an dernier, qui devrait être responsable de l’animation du jeu : « Marius a cette polyvalence. Il a fait de bonnes entrées. Il avait déçu à Vannes, mais comme les 23 présents ce jour-là. Ce n’est pas forcément le match le plus facile pour jouer à ce poste. Mais avec les entrées qu’il fait, il faut avoir des garanties et le lancer dans un tel match. Il a tous les atouts pour jouer à ce poste, le courage, le jeu au pied, l’intelligence », affirme Pierre Mignoni.

    TOULOUSE – TOULON

    8e journée de Top 14

    Dimanche 26 octobre, à 21h05. Lieu : Stadium de Toulouse Arbitre : Ludovic Cayre

    TOULOUSE : Ramos – Kinghorn, Gourgues, Chocobares, Mallia – R. Ntamack, Graou – Jelonch, Roumat, Willis – Meafou, Flament – Aldegheri, Marchand (cap.), Neti. Remplaçants : Cramont, Ainu’u, Elias, T. Ntamack, Saito, Costes, Thomas, Colombe.

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Smaïli, Sinzelle, Ferté – Domon, White – Coulon, Ollivon (cap.), Quere-Karaba – S. Rebbadj, Ribbans – Sinckler, Damond, Gros. Remplaçants : Baubigny, Brennan, Mézou, Alainu’uese, Ludlam, R. Rebbadj, Nonu, Priso.

  • Le Téléthon prend de la hauteur jusqu’à la Sainte-Victoire

    Le Téléthon prend de la hauteur jusqu’à la Sainte-Victoire

    Au pied de la Sainte-Victoire, Victoria, Tom, Alice et Louis s’apprêtent à gravir l’un des flancs de la montagne. D’ici quelques semaines, le Téléthon rayonnera un peu partout en France (5 et 6 décembre). Mais, ce vendredi matin, les élèves officiers de l’école nationale des sous officiers de sapeurs pompiers (Ensops) lancent les premières actions locales. Ce jeudi matin, épaulés par les équipes de l’AFM Téléthon (voir ci-dessous), les élèves de la 120e promotion ont enfilé les baskets, malgré la pluie, pour accompagner ces quatre jeunes âgés 8 à 19 ans jusqu’au Prieuré Sainte-Victoire, à l’aide de trois joëlettes et un fauteuil tout-terrain prêtés par le Parc national des Calanques de Marseille et l’association Dunes d’espoir.

    L’action a aussi été coorganisée avec l’association des Amis de la Sainte-Victoire. « Dans notre promotion, nous avons deux parents d’enfants en situation de handicap. On a voulu faire une action qui puisse montrer notre soutien à leur engagement au quotidien », explique le lieutenant Thomas Chabay. La promotion, nommée « ambassadrice » et responsable d’organiser une mission en vue du Téléthon 2025, s’est constituée en équipe chargée de projet.

    Informer sur la maladie

    Le lieutenant Chabay poursuit : « étant donné qu’on était proches de la montagne Sainte-Victoire, on a fait le lien avec la symbolique portée dans le nom et proposé un défi sportif solidaire qui est l’une des valeurs du métier de pompier. »

    « L’ascension de la Sainte-Victoire est quelque chose qui permet de fédérer le collectif (…), il y a une vraie culture du sport, de l’effort, de la cohésion dans énormément de casernes en France, précise Salomé. Il y a des initiatives qui sont portées, chaque année, par des dizaines de milliers de projets pour lever des fonds à l’intention de l’AFM Téléthon. »

    Une cagnotte en ligne est accessible sur les pages de l’Ensops. Si elle n’est pas directement liée à l’ascension de ce jour, la promotion espère que la médiatisation de la randonnée permette de l’étoffer. En milieu d’après-midi, ce jeudi, 210 euros avaient déjà été récoltés. « Mais le Téléthon, c’est aussi mettre en lumière les pathologies et montrer au travers de ces enfants accompagnés sur cette ascension que le handicap n’empêche pas d’avancer dans la vie », note le Colonel Laurent Kihl, directeur de l’Ensosp.

    « C’est une super expérience pour Tom (16 ans), dans un environnement de pompiers qu’il affectionne, dans l’environnement Téléthon qui est une organisation qui a du sens pour lui, forcément. Il est pressé, il attend ça depuis des semaines, ajoute Alexandra, sa mère. Le souhait de Tom n’est pas de bénéficier des fonds, mais à travers les pompiers, cette action, participer et aider les autres enfants en situation de handicap. » En route donc, pour une journée de randonnée sur 10 km. D’autres actions internes à l’école seront également organisées pour soutenir le Téléthon et collecter des fonds. Eva Bonnet-Gonnet

  • Des vacances quand on a Alzheimer, c’est possible

    Des vacances quand on a Alzheimer, c’est possible

    La lutte contre la maladie d’Alzheimer n’a pas de frontières. Les associations France Alzheimer Vaucluse et Alzheimer Gesellschaft München organisent un séjour d’échange franco-allemand pour la 13e année, depuis le 6 octobre et jusqu’à ce lundi 13 octobre, avec pour destination, cette année, la Bastide des Joncas, à la Couronne.

    Peu avant midi, vendredi, un groupe de seniors s’adonnait à un jeu de balle sur le terrain de sport, pendant que d’autres profitaient d’un atelier bien être avec une esthéticienne. « Mixer les malades et les proches permet de ne pas perdre en motricité », commente Lisa Junglas, organisatrice franco-allemande de l’échange. Une odeur d’ail flotte dans l’air : la cuisine est communautaire et une participante prépare une soupe au pistou.

    Le programme du séjour est conséquent, avec notamment l’intervention des services neurologie de l’hôpital de la Timone et d’Avignon pour la remise du prix de la fondation Hertie le mardi, une excursion au Frioul le mercredi, visite du Mucem le jeudi, entre autres activités. « Ce cadre offre de vraies vacances aux aidants, un soulagement », confie Marcel Blanc, adhérent français. Daniel Di Natale abonde : « ça nous permet de nous aérer l’esprit en tant qu’aidant, car on a moins de contraintes en groupe. On sort du quotidien. Si on était que tous les deux, on pourrait pas relâcher l’encadrement. »

    « Unique en Europe »

    Mais comment faire quand on ne parle pas la même langue ? « Certains traduisent, d’autres n’en ont pas besoin. Il y a quelque chose qui se passe dans les tablées », estime Marcel Blanc. Peut-être car « le même thème nous réunit, nous connaissons les mêmes choses, alors on arrive à rire et danser, malgré la barrière de la langue », relève Lisa Junglas.

    L’organisation d’un tel séjour pour 68 personnes, dont 35 venues de Munich, est particulière. « Ça se prépare sur une année avec des réunions régulières », commente Thierry Sanchez, l’un des cinq accompagnateurs français aux côtés des cinq Allemands. Plusieurs sont des professionnels. « Thierry est bénévole et éducateur spécialisé, je suis conseillère conjugale et familiale salariée de l’association », indique Lisa Junglas. La chargée du programme côté allemand, Anna Walner, tient au « vivre ensemble » développé lors du séjour. « Nous avons réussi quand ils rentrent à la maison et passent l’année à dire que c’était sympa », lance l’éducatrice spécialisée de formation.

    Les acteurs des Rencontres sans frontières présenteront leur projet « unique en Europe », selon Lisa Junglas, au congrès international de Lyon, en 2026.

  • Les centres sociaux en fête ce week-end sur le Vieux-Port

    Les centres sociaux en fête ce week-end sur le Vieux-Port

    « Cela fait depuis mars que l’on travaille pour faire une belle fête pour tous les Marseillais », se félicite Nacer Azzoug, directeur du centre social de la Rouguière. Sur le Vieux-Port, à côté de l’hôtel de ville, les centres sociaux vont investir l’espace pour proposer des animations et présenter à tous les Marseillais leur travail. De 11h30 à 20h30, des repas, spectacles, ateliers et DJ sets seront organisés sur la place Bargemon. Un emplacement stratégique pour Nacer Azzoug : « de la Solidarité à Bonneveine, on se retrouve au milieu et tout le monde se rencontre ».

    Lancé pour la première fois il y a trois ans à l’initiative de la ville de Marseille, cet événement est financé par la Municipalité, mais entièrement organisé par les centres sociaux. Après la ligue de l’enseignement et l’Ifac, c’est l’association Synergie family qui prend cette année en charge l’organisation en travail étroit avec les autres fédérations.

    « L’objectif de cet événement, c’est quand même de valoriser le travail qui est fait, qui est dans l’ombre, explique Joseph Richard-Cocher, délégué départemental de l’Union des centres sociaux. Parce que les centres sociaux ont toujours été au cœur des territoires et sont essentiels dans l’animation des quartiers. » Des villages santé, sport, culture ou encore petite enfance seront présents pour montrer les différentes facettes de ce travail.

    Diversité des activités

    Pour le délégué de l’Union des centres sociaux, la force de ces structures est leur diversité. « Tout le monde connaît les centres sociaux de son quartier, mais ils ne savent pas nécessairement tout ce qu’ils font de la garde d’enfant à l’informatique, en passant par la citoyenneté », insiste-t-il.

    Une soixantaine de centres sociaux seront présents. Un repas partagé « autour du monde » est prévu par les farandoleurs, avec des spécialités thaïlandaises, comoriennes, guyanaises et françaises. Chaque centre a pu inscrire 20 personnes pour participer gratuitement à ce repas « On aurait aimé faire plus mais en termes de logistique ça aurait été compliqué », sourit Nacer Azzoug. Pendant le repas un DJ set est prévu par The Only One Geemoney, ancien animateur en centres sociaux. À 15h30, ce sont d’autres talents issus de ces structures qui seront mis en avant grâce à une scène ouverte. Théâtre, humour, musique, de nombreux numéros d’environ huit minutes chacun vont s’enchaîner, créés par des jeunes qui fréquentent ces maisons pour tous.

    Casser les préjugés

    Pour l’adjoint (RDG) au maire chargé des Centres sociaux, Ahmed Heddadi, cet événement est aussi l’occasion de casser les préjugés qui entourent ces lieux. « Beaucoup pensent qu’ils sont réservés aux personnes précaires ou marginales. Mais ces maisons de quartiers sont pour tous les Marseillais », insiste-t-il. Il rappelle que bien qu’il y en ait plus « dans les quartiers prioritaires de la ville car ce sont des endroits où les populations sont précaires, il y en a dans tous les quartiers de la ville. Ils sont là pour tout le monde ».

    Pour le directeur de Synergie family, Frank Tortel, « c’est une belle journée qui s’annonce festive et conviviale. » Un événement qui prend chaque année un peu plus d’ampleur. Les organisateurs attendent ce samedi entre 3000 et 4000 participants sur le Vieux-Port.

    Plus d’informations sur l’Instagram @fetedesc.s.marseille