Tag: sécurité

  • Fin de partie chaotique de la session parlementaire

    Fin de partie chaotique de la session parlementaire

    Les débats se sont nettement tendus peu après minuit dans la nuit de lundi à mardi, face au refus du gouvernement de permettre aux députés de voter sur des amendements déposés par plusieurs d’entre eux pour supprimer du texte sur l’urgence agricole le volet sur les néonicotinoïdes, introduit au Sénat. À ce stade de la procédure, le gouvernement bénéficiait en effet d’un droit de veto, et pouvait décider de leur mise au vote.

    Une partie du bloc central a protesté avec vigueur contre ce choix, encouragée par toute la gauche: « Si le débat doit avoir lieu, ayons ce débat », a plaidé l’ancienne ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher (Ren.), face à une ministre de l’agriculture, Annie Genevard, inflexible. Le président du groupe EPR Gabriel Attal s’est étonné que le gouvernement ne laisse pas le Parlement « trancher ». La ministre de l’Agriculture a finalement vu son texte approuvé par une large majorité
    – 296 voix contre 224 -, ce dont elle s’est dite « très satisfaite » mardi. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui assuré que le texte comporte des mesures « attendues par le monde agricole » et appelé à ne pas l’« instrumentaliser à des fins politiciennes ». Mais les divisions sont évidentes. Agnès Pannier-Runacher a dénoncé mardi « un passage en force du gouvernement » et un « déni de démocratie ». Au Sénat, ce projet de loi d’urgence agricole devait passer triomphalement, après avoir surmonté l’épreuve de l’Assemblée.

    Soutien de l’extrême droite

    Les textes sur le sport professionnel, et sur la montagne vivante et souveraine, approuvés lundi à l’Assemblée, devaient aussi être adoptés sans difficultés. Au Palais Bourbon, les projets de loi sur la sécurité du quotidien (Ripost), l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, ainsi qu’une proposition de loi sur l’immobilier de l’État, devaient eux aussi obtenir un ultime feu vert. Mais certains votes n’ont été obtenus qu’au prix de concessions majeures sur le fond – ainsi du projet de loi justice criminelle de Gérald Darmanin, amputé d’un article phare sur le plaider-coupable criminel, rejeté tant par la gauche que par le RN. Et pour nombre de textes, que ce soit sur le versant régalien ou économique, les majorités n’ont souvent été atteintes que grâce au soutien du Rassemblement national. Les députés d’extrême droite n’ont pas manqué de le souligner, moquant les bancs souvent clairsemés de la coalition gouvernementale.

    Fermeture du Parlement ce mercredi, pour 2 mois

    Une situation qui désole la gauche. Le député du groupe écologiste Pouria Amirshahi pointe une « accélération de l’agenda réactionnaire », avec la « bascule de nos institutions vers des dispositifs qui sont soit d’inspiration lepéniste (…), soit votés avec le concours de leurs troupes ». Dans son viseur notamment, la loi sur la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre, adoptée le 7 juillet à l’Assemblée, et contre laquelle plus de 700 000 personnes ont signé une pétition. Après cette salve de textes, l’Assemblée fermera mercredi, pour environ deux mois. Avec déjà dans toutes les têtes le casse-tête de la discussion budgétaire, qui s’annonce « inextricable » selon Pouria Amirshahi.

  • Après le refus d’obtempérer mortel, deux visions politiques s’affrontent

    Après le refus d’obtempérer mortel, deux visions politiques s’affrontent

    Après la mort d’un homme de 29 ans, tué après avoir été touché par deux coups de feu tirés par un policier municipal du Pontet, à la suite d’un refus d’obtempérer, ce mercredi 15 juillet vers 2h30 du matin au niveau du péage d’Avignon-Nord de l’A7, la polémique prend une tournure politique.

    L’agent auteur des tirs a été placé en garde à vue avant d’être mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner par une personne dépositaire de l’autorité publique ». Mais cette mise en examen n’est pas assortie d’une interdiction d’exercer.

    Une situation qui a suscité des réactions contrastées au niveau local. Le maire (RN) du Pontet, Joris Hébrard, apporte « tout son soutien » au policier et estime qu’il pourra reprendre son travail comme avant. Le député de Vaucluse Raphaël Arnault (LFI-NFP) dénonce des propos qui « laissent en effet entendre qu’une décision judiciaire pourrait être anticipée par le pouvoir politique ». Il établit aussi un parallèle avec la proposition de loi sur la présomption de légitime défense des policiers et gendarmes, adoptée le 7 juillet dernier. « Plusieurs autorités indépendantes de la République ont déjà alerté sur les dangers d’un tel texte », rappelle le parlementaire, citant, entre autres, la Défenseure des droits.

    David Pascal, secrétaire départemental du PCF, appelle à une « clarification des missions », en affirmant que « les missions régaliennes de sécurité, d’intervention et de protection des populations relèvent de la police nationale et de la gendarmerie ».

  • [Passerelle interculturelle] La vision et les actions de la Chine pour la gouvernance mondiale de l’IA

    [Passerelle interculturelle] La vision et les actions de la Chine pour la gouvernance mondiale de l’IA

    L’intelligence artificielle ouvre une nouvelle étape dans le développement de l’humanité. Elle renforce notre capacité à comprendre et à transformer le monde, tout en devenant un moteur majeur du progrès scientifique, technologique et industriel.

    Mais l’IA présente aussi des risques, notamment en matière de sécurité, d’éthique et d’inégalités technologiques. La communauté internationale doit donc trouver un équilibre entre innovation, prévention des risques et partage équitable des bénéfices de l’IA. Dans ce contexte, la Chine défend une gouvernance mondiale de l’IA centrée sur l’être humain et fondée sur le principe d’une « IA au service du bien commun ». Elle soutient l’égalité entre les pays, la coopération, le développement inclusif et un meilleur équilibre entre développement et sécurité.

    La Chine accorde une grande importance au développement et à la gouvernance de l’IA. Elle soutient le multilatéralisme et appelle à une coordination internationale plus forte.

    Aujourd’hui, les pays ont encore des positions différentes sur la sécurité, l’éthique, les responsabilités, les règles de gouvernance et les normes techniques.

    Réduire les inégalités technologiques

    En 2023, la Chine a proposé l’Initiative mondiale pour la gouvernance de l’intelligence artificielle. Celle-ci défend une IA au service du bien commun, sûre, contrôlable, inclusive et équitable. Elle appelle aussi à la création de mécanismes de gouvernance ouverts, efficaces et applicables.

    Tous les pays doivent pouvoir développer et utiliser l’intelligence artificielle. Pourtant, de nombreux pays en développement, notamment dans le Sud global, manquent encore de technologies, de compétences et de capacités de gouvernance.

    La Chine place donc le renforcement des capacités et l’accès aux technologies au centre de son action. Elle a proposé plusieurs initiatives, dont un plan d’action pour une IA au service de tous et l’Initiative de coopération internationale « IA+ ». Elle a également contribué à l’adoption de la première résolution de l’Assemblée générale des Nations unies consacrée au renforcement des capacités dans le domaine de l’IA, ainsi qu’à la création d’un réseau mondial soutenu par l’ONU. À travers des échanges et des formations, la Chine aide les pays en développement à renforcer leurs compétences et à réduire la fracture numérique.

    Transformer les principes

    en actions

    La communauté internationale a déjà adopté de nombreux principes sur la gouvernance de l’IA, mais ceux-ci doivent encore être transformés en actions concrètes.

    La Chine souhaite renforcer la coopération dans les stratégies de développement, les règles de gouvernance et les normes techniques. Son objectif est de fournir davantage de biens publics dans le domaine de l’IA et de contribuer à un système mondial de gouvernance plus ouvert, plus inclusif et plus équitable.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • [Violences conjugales] Des coups plus nombreux à chaque vague de chaleur

    [Violences conjugales] Des coups plus nombreux à chaque vague de chaleur

    Une femme sur un écran avec un thermomètre en direct. Plus la température s’élève, plus son visage porte les stigmates de coups… Avec l’arrivée de la canicule, l’ONG Care France a lancé une campagne de sensibilisation le 7 juillet sur des panneaux répartis dans la capitale et sur le web. Elle s’appuie notamment sur les résultats d’une étude d’avril 2025, « Crises entrelacées : comment la crise climatique alimente la violence basée sur le genre », par le programme « spotlight initiative », porté par l’ONU pour « mettre fin à la violence contre les femmes ». À chaque degré supplémentaire, c’est 4,7% de violences en plus pour les filles et les femmes dans le monde, assure l’ONG.

    « Chaque vague de chaleur, c’est un risque de féminicide augmenté de 28% », poursuit Care France, rappelant que « lors du précédent épisode de canicule en juin, les violences faites aux femmes ont, elles aussi, battu des records : +30% de signalements de harcèlement de rue ». Pour Adea Guillot, directrice de l’Engagement au sein de l’ONG, « la canicule que nous vivons n’est pas qu’une question environnementale. Pour des millions de femmes dans le monde, c’est une question de survie. Rappelons qu’en France, le 3919 -numéro national d’écoute pour les femmes victimes de violences- reçoit des appels chaque jour de femmes qui n’ont nulle part où aller. »

    Des chiffres en hausse

    Les effets de la crise climatique ne sont pas sans rappeler ceux vécus lors de la pandémie de Covid 19. La mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains, notait dans son rapport publié en juillet 2020 que « les moyens de communication “silencieux”[avaient] connu un essor exceptionnel », « les tchats de la plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles “Arrêtons les violences” [avaient] été multipliés par 4,4 par rapport à 2019 » pour tous les faits de violences et par 17 pour les faits de violences intrafamiliales.

    Dans son dernier bilan « insécurité et délinquance » en date du 9 juillet, le ministère de l’Intérieur pointe justement une montée de ces dernières de 6% en 2025 quand 9,4% d’appels au 3919 sont en provenance de Paca selon Solidarité Femmes qui gère ce numéro. Et ce malgré une « volonté de changer d’échelle », assure le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, commentant les résultats obtenus entre 2017 et 2025. Les ordonnances de protection ont été multipliées par 3, le nombre de téléphones grave danger distribués est passé de 300 en 2019 à 5 609 en janvier 2026. De 8 millions en 2020, le budget annuel de l’aide aux victimes de ce type de violence atteint 26 millions d’euros en 2025. Mais visiblement le chemin à parcourir reste encore long…

  • De la médiation contre les plongeons dangereux

    De la médiation contre les plongeons dangereux

    « Plouf. » Un adolescent plonge de plus de dix mètres de haut depuis la corniche Kennedy, ce lundi, près de l’Anse de la Fausse Monnaie. « Là-bas, là-bas ! », s’exclame un médiateur. Depuis début juillet, et jusqu’à fin août, une cinquantaine de médiateurs sociaux sillonnent le littoral marseillais et rencontrent de jeunes adeptes des plongeons sauvages pour leur rappeler les risques. « Vous connaissez les dangers de sauter à cette hauteur ? », s’adresse, aux amis du plongeur, Jérôme Borgeot, médiateur depuis plusieurs années. « Détruire sa vie à votre âge, c’est dommage. Imaginez les gens qui vont annoncer à vos parents que vous êtes blessés, paralysés ou décédés. Si vous vous loupez, vous allez arriver comment en bas ? Vous vous imaginez à 16 ans en fauteuil roulant ? », poursuit-il. En face, le groupe d’adolescents est à l’écoute. « Je compte sur vous les gars, vous faites pas de bêtise », conclut Jérôme Borgeot. « C’est bien de faire ça pour les jeunes, ça évite les blessures. On est conscient des risques. Ça me fait peur, mais je sais sauter », confie Alexandre, 15 ans, adepte des plongeons depuis un an. « On essaye de leur parler avec des mots forts. C’est du travail au quotidien. On gagnera peut-être pas la guerre dessus, mais c’est important de gagner des microbatailles », assure Jérôme Borgeot.

    Interdit depuis 2006

    Les médiateurs travaillent en collaboration avec la police municipale, en signalant les plongeurs aux agents. Les sauts de plus de trois mètres de hauteur étant interdits sur l’ensemble du littoral, depuis un arrêté municipal de 2006. Une fois qu’un plongeur est repéré, son identité est relevée et il peut écoper d’une amende, allant de 38 à 150 euros. « Le plongeur a l’obligation de venir en mairie pour un rappel à la loi. Lors de cette réunion, il y a également un ancien féru de saut qui s’est blessé lors d’un plongeon et aujourd’hui paralysé. S’il se rend à la mairie, l’amende est annulée », explique Pierre-Marie Ganozzi, adjoint au maire et délégué à la sécurité. Dans le programme du maire de Marseille, figuraient un aménagement de plongeoirs et un accompagnement de la pratique. « On est en train d’analyser les choses, ce n’est pas aussi simple que ça. On verra dans un futur proche, comment on peut, ou pas, arriver à aménager le littoral. Mais pour l’instant, ça fait partie des réflexions », déclare l’adjoint au maire. Depuis le début de l’été, deux personnes se sont gravement blessées en plongeant depuis le littoral marseillais.

  • Des contrôles contre les dangers de la mer

    Des contrôles contre les dangers de la mer

    Devant le stade nautique du Roucas Blanc, à Marseille, l’adjoint du préfet maritime, le commissaire Jean-Emmanuel Perrin fait le briefing aux unités prêtes à partir en mer cet après-midi. Un mot d’ordre : « Veiller au respect de la réglementation pour sauvegarder la vie humaine en Méditerranée. »

    Au programme, 50 à 70 agents à bord de huit Zodiacs vont sécuriser le plan d’eau. Les affaires et la gendarmerie maritimes, la douane, les polices municipale et nationale sont missionnées du 1er mai au 30 septembre. Ils agissent sur toute la façade Méditerranée.

    L’été dernier, sur les 12 000 contrôles effectués, 4 000 infractions ont été relevées. « En mer, il y a de plus en plus d’infractions parce qu’il y a plus de fréquentation », constate le Major Marc Foyer, responsable de la brigade nautique départementale, en poste aux côtés de quatre autres agents de la police nationale. À bord de leur intercepteur, nom donné au Zodiac, ils se veulent « visibles et crédibles ».

    Protéger et sanctionner

    à tous les niveaux

    Car les dangers sur l’eau sont multiples. Un équipement complet et en règle doit toujours être vérifié par le capitaine du bateau, même quand c’est de la location. Alors que l’intercepteur de la police navigue à proximité du Mucem, le Major fait signe à un bateau de location de s’arrêter. « On coupe le moteur s’il vous plaît. Vous me présentez la carte de circulation et le permis bateau. »

    La vérification des papiers faite, les policiers rappellent la réglementation : « Quel est l’équipement obligatoire à bord, Monsieur ? » Bonne réponse pour le capitaine contrôlé, qui présente cinq gilets de sauvetage pour ses cinq passagers. « On fait preuve de pédagogie sur nos contrôles, pour réduire les risques en amont des infractions », explique Marc Foyer. Parmi les équipements contrôlés, l’extincteur et sa date de péremption, ou encore la lisibilité de l’immatriculation du bateau.

    Le bateau de la police nationale ralentit de nouveau quand il croise un baigneur dans la rade du Vieux-Port. Une baignade interdite dans cette zone. « Je vous invite à rapidement retrouver la berge. » Les agents de police expliquent, contrôlent, et portent secours quand il y a urgence. Ils sont tous diplômés du BNSSA, du PSC1 et 2.

    L’autre danger majeur sur l’eau, ce sont les excès de vitesse des bateaux. « Sur la bande des 300 mètres, c’est-à-dire les eaux proches de la berge, il ne faut pas dépasser les cinq nœuds [10 km/h ndlr]. » Au moment où Thierry, aux commandes du Zodiac, détaille la réglementation en mer, il remarque une écume particulièrement épaisse autour d’un plaisancier, témoin d’une vitesse trop élevée. Le bateau transporte une dizaine d’adolescents, conduits par un guide professionnel. « Vous savez pourquoi vous êtes arrêté ? », lance Marc Foyer. En quelques minutes, le procès-verbal est rédigé, et le permis levé. « Pour un délit de cinquième classe comme ça, c’est le procureur qui décidera du montant de l’amende et de la durée de suspension du permis. »

    Tout au long de l’après-midi de contrôles, les agents de police repèrent les comportements à risque et sensibilisent aux bons réflexes. Notamment lorsqu’ils voient des touristes en vacances, en train de consommer de l’alcool. « C’est vous qui pilotez ? Il n’y aura pas de troisième bière, on est bien d’accord ? », met en garde le Major Foyer. Un avertissement d’autant plus important depuis l’adoption du décret anti-ivresse le 2 juin dernier. L’ivresse manifeste est punie d’un retrait du permis et de la confiscation du navire. « L’objectif de ces journées, c’est de renforcer le volume de contrôles. C’est une opération coup de poing », insiste le Major. « Pour que la mer reste un espace de plaisir. »

    REPÈRES

    3 536

    L’été 2025 a été particulièrement chargé pour les secours en mer en Méditerranée. Le CROSS MED a coordonné 3 536 opérations, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente. Au total, 8 072 usagers ont été impliqués dans ces interventions (+4 %). Les départements du Var, des Bouches-du-Rhône, des Alpes-Maritimes, de la Corse-du-Sud et de l’Hérault concentrent à eux seuls près de 80 % des opérations. Cette augmentation confirme une accidentologie estivale toujours élevée sur un littoral très fréquenté.

    Contrôles

    Pour faire face à la multiplication des pratiques nautiques et aux comportements à risque, la préfecture maritime de la Méditerranée a renforcé sa présence en mer. Durant la saison 2025, près de 12 000 contrôles ont été effectués sur le littoral. Ces opérations ont permis de constater environ 4 000 infractions, soit un contrôle sur trois donnant lieu à une verbalisation ou un constat d’irrégularité. Les autorités pointent surtout l’inexpérience, l’impréparation et les comportements irresponsables comme principales causes d’interventions de secours.

    38

    Si le nombre d’accidents reste important, la mortalité en mer recule. En 2025, 38 décès ont été recensés sur la façade méditerranéenne, soit une baisse de 17 % par rapport à 2024. La plongée sous-marine, particulièrement touchée l’année précédente, enregistre une diminution notable avec six décès, en recul de 33 %. Les autorités attribuent cette amélioration aux campagnes de sensibilisation et aux actions de prévention renforcées menées auprès des pratiquants, qui seront poursuivies cet été.

  • Excès de zèle

    Excès de zèle

    L’an passé, 75 % des interventions coordonnées par le Crossmed étaient concentrées sur la période estivale, de mai à septembre, et elles concernent en majorité des plaisanciers.

    La Méditerranée, avec ses ports, ses îles, ses calanques, ce ciel haut, cet espace de liberté, donne envie de prendre le large et de s’échapper des villes, le temps d’une après-midi. Mais ce n’est pas un lac, loin de là.

    L’insouciance des vacances est passablement incompatible avec les
    « loisirs » nautiques, maritimes ou du littoral, à partir du moment où les activités comportent une prise de risques. Il en est des estivants qui louent une embarcation pour la journée comme de ces jeunes qui se défient sur la corniche Kennedy. L’excès de vitesse et l’excès de zèle augmentent vertigineusement les risques, pour soi, pour ses proches et pour les autres.

    De l’insouciance à l’inconscience

    Quand l’insouciance culmine parfois à l’inconscience. C’est cette mise en garde, ce rappel formel, que les autorités entendent exprimer d’abord et avant tout, du Frioul à la Corniche Kennedy, à l’adresse des plaisanciers ou des plongeurs d’un jour.
    Là encore, le bilan de l’année passée est sans concession : 87 personnes ont perdu la vie en Méditerranée en 2025, et plus préoccupant encore, le nombre de morts a augmenté de 26 % par rapport à l’année précédente. Alors certes, les vagues de chaleur successives incitent évidemment à se mettre à l’eau, mais pas n’importe quand, pas n’importe comment, et pas n’importe où.

  • L’anse Méjean rouvre au public après des travaux de sécurisation

    L’anse Méjean rouvre au public après des travaux de sécurisation

    À la suite d’épisodes météorologiques survenus à l’automne 2025, qui avaient provoqué des glissements de terrain, des travaux de sécurisation de la falaise et du quai avaient été engagés par la Ville de Toulon et la Métropole Toulon Provence Méditerranée. Les travaux étant désormais achevés, l’anse peut à nouveau accueillir les usagers dans des conditions de sécurité optimales.

  • Plusieurs feux d’artifice annulés ou repoussés par sécurité

    Plusieurs feux d’artifice annulés ou repoussés par sécurité

    Déconseiller : le verbe utilisé par le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski pour s’adresser aux maires du département vendredi dernier concernant l’organisation de feux d’artifice le 14 juillet dénote un haussement de ton par rapport au premier courrier envoyé le 3 juillet sur ce même sujet. La troisième vague de canicule en moins de deux mois qui doit persister jusqu’en milieu de semaine, fait craindre la propagation des incendies et a poussé l’État et ses représentants en région à intervenir pour limiter le nombre de feux d’artifice. Dans le Vaucluse, le préfet Thierry Suquet a pris un arrêté dès le 10 juillet pour interdire les feux d’artifice jusqu’au 15 juillet. Dans le Var, l’interdiction vise la seule utilisation « des articles pyrotechniques pour les particuliers » jusqu’au 15 juillet inclus, comme dans les Bouches-du-Rhône d’ailleurs, mais des villes ont déjà annoncé l’annulation comme Pignans et Vidauban.

    Dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs villes ont déjà communiqué sur l’annulation ou le report du feu d’artifice : Martigues, Carry-le-Rouet, Saint-Victoret, Châteauneuf-les-Martigues, Fos-sur-Mer ou Salon-de-Provence à l’ouest du département, Ceyreste, Cuges-les-Pins, La Penne-sur-Huveaune à l’est ou encore Éguilles, Meyreuil, Aix-en-Provence… La liste ne cessait de s’allonger dimanche. Gardanne doit communiquer ce lundi, le cabinet indiquant que la ville allait « suivre les préconisations du préfet qui sont sages et basées sur du bon sens, les risques sont trop importants ». La Ciotat en revanche, où le feu doit être tiré depuis la mer, disait dimanche vouloir le maintenir. À Marseille, la mairie a décidé de le maintenir, affirmant que celui-ci est prévu sur le Vieux-Port et donc loin de toute zone boisée et que « le dispositif avait été mis en place en concertation avec les marins-pompiers ».

    Le préfet a demandé aux mairies décidant de le maintenir de lui signifier officiellement et se réserve le droit d’interdire des festivités maintenues en fonction de l’évolution de la météo, des risques incendies et de l’analyse des soldats du feu.

  • Opération de sauvetage réussie pour les gendarmes aux Arcs

    Opération de sauvetage réussie pour les gendarmes aux Arcs

    Alertés pour la disparition inquiétante d’une personne ayant quitté son domicile de Taradeau avec des intentions suicidaires, les gendarmes des Arcs ont, en coordination avec les militaires du Peloton de surveillance et d’intervention gendarmerie de Draguignan, ont rapidement pu recentrer les recherches sur le secteur du Plan-de-la-Tour et localiser le véhicule, stationné en plein soleil, avec son occupant inconscient à son bord. Celui-ci a été immédiatement pris en charge par les secours et évacué par hélicoptère vers le centre hospitalier de Fréjus.