Tag: sécurité

  • Trottinettes : opérations prévention devant les collèges

    Trottinettes : opérations prévention devant les collèges

    Fin des cours, pour les collégiens du collège Péri. Si certains rentrent à pied, d’autres repartiront sur leurs trottinettes électriques ou autres engins de déplacement personnel motorisé (EDPM). Il faudra d’abord, pour ces élèves passer par l’équipe de police municipale et gendarmerie, postée devant l’établissement ce vendredi soir, alors qu’une large opération de prévention et de contrôle sur l’usage de ces véhicules est menée sur la commune. « On va voir si les trottinettes sont en règle, au niveau des compteurs kilométriques, des catadioptres latéraux et arrières, vérifier les feux, les systèmes de freinage et si les usagers sont à jour sur les assurances », explique en amont de l’opération le lieutenant de gendarmerie Matthieu Roy. « On va aussi vérifier les âges, puisqu’il faut avoir 14 ans pour se déplacer à trottinette. Une fois qu’on a procédé aux vérifications, on les sensibilisera sur l’importance d’être en règle », précise-t-il. Sur Gardanne, un arrêté municipal fixe la limitation de vitesse à 20 km/h pour ces deux roues, soit 5 km/h en deçà de la législation française. En cas d’infraction, les amendes vont de 11 à 135 euros.

    Sensibiliser au danger

    « La trottinette la plus rapide que j’ai arrêtée sur Gardanne était à 70 km h », rapporte David Crudelli, brigadier-chef de la police municipale. Si devant ce lycée aucune amende n’a été distribuée, pour beaucoup, l’âge minimum légal, 14 ans donc, n’est pas respecté. Le premier, devra repartir en poussant son engin. « Il attendra un mois pour rouler avec. Il n’a que 13 ans et 11 mois, explique ce gendarme. Sachant qu’en plus il a le catadioptre à l’arrière qui ne marche pas, il n’est pas visible. » Plus loin, les parents d’un autre élève sont appelés : il n’a pas sa carte d’identité sur lui, l’âge doit être confirmé. Sa mère viendra plus tard présenter les papiers d’assurance : tout est en ordre. « Tu sais pourquoi on fait ça ? Les trottinettes, c’est dangereux, pour toi, pour tout le monde. Si quelqu’un te tape, que tu roules trop vite, sans casque et pas assuré, comment on fait ? », lui explique un gendarme. Le concerné assurera ne pas être au courant des législations autour de la trottinette. « Généralement, les trottinettes sont vendues avec des notices, je crois, mais est-ce qu’il n’y aurait pas un retour à faire auprès des vendeurs et fabricants ? » pose Grégory Touret, gardien brigadier. « Les trottinettes sont généralement aux normes, mais elles peuvent facilement être débridées », poursuit son collègue. Ce sont au total une « petite dizaine » de trottinettes contrôlées devant ce collège. Les forces de l’ordre ont ensuite basculé en équipe mobile pour poursuivre l’opération.

  • [Rue de la République] Laurent Belsola : « Pour un commissariat réunissant police municipale et nationale à Port-de-Bouc »

    [Rue de la République] Laurent Belsola : « Pour un commissariat réunissant police municipale et nationale à Port-de-Bouc »

    Les Municipales

    Didier Gesualdi : Pour le moment vous n’êtes pas officiellement candidat à votre succession mais vos soutiens organisent, jeudi, une réunion publique. Repartirez-vous au combat ?
    Je vous invite à venir le jeudi 13 novembre à 18h à la salle de l’hôtel des Aiguades. Je serai présent, avec le comité de soutien. C’est avec toutes les personnes qui seront là, que l’on fera les annonces nécessaires.

    Didier Gesualdi : Les conditions sont donc réunies pour une candidature.
    Les conditions sont là mais le comité de soutien voulait réunir la population, voulait un rassemblement populaire pour une candidature populaire donc on répond à cet appel.

    Didier Gesualdi : C’est aussi une façon de faire à la Port-de-Boucaine, vous aimez les démarches horizontales, consulter la population…
    Oui, on parle avec les élus, avec la population, avec notre parti auquel on remet notre mandat et avec les citoyens. On fait en sorte que la candidature, à chaque fois, émane de la population.

    Léo Purguette : Face à vous, des rapprochements entre droite classique et extrême droite se dessinent. C’est une première ?
    Je pense que oui mais on voit, depuis 2020, au sein du conseil municipal des personnalités qui étaient sur deux listes différentes se rapprocher. Elles se sont ensuite affichées avec un député RN, M. Allisio et pour un autre avec M. Ciotti. On a bien vu que leurs interventions et positions au sein du conseil municipal reprenaient les positions de l’extrême droite. Même s’ils disent qu’ils ne le sont pas tout à fait.

    Léo Purguette : C’est assez éloigné de l’identité de Port-de-Bouc. Ça vous surprend ?
    C’est très éloigné de l’identité de notre ville, de tout ce qui a forgé Port-de-Bouc depuis plus de 100 ans.

    Didier Gesualdi : Qu’est-ce que vous dites à ceux qui sont tentés par le vote d’extrême droite ? Ce sont des gens en colère, non ?
    Tout à fait. La colère qui débouche sur l’extrême droite donne des guerres. La colère qui débouche sur la gauche donne souvent des réalisations. Je leur dis : « regardez le passé, d’où vous venez ». Nous sommes une ville cosmopolite, tout le monde est venu à Port-de-Bouc pour travailler. De Grèce, d’Espagne, d’Italie, de Turquie, d’un peu partout. Le RN, c’est un peu de la magie, ils prétendent défendre le peuple mais quand ils votent au Parlement, c’est bien différent. L’impôt sur la fortune, ils ne l’ont pas voté. Ils sont sur une politique des grands patrons, pas une politique populaire. Beaucoup disent qu’il faut les essayer mais on les a essayés de 1940 à 1944. Plus récemment, on les a essayés à Vitrolles et Marignane, on sait ce que ça donne. On connaît le résultat. Derrière la belle façade, il y a la haine, la discrimination, tous les germes pour que la société civile se dispute et qu’on aille vers de gros problèmes.

    L’attractivité de la ville

    Didier Gesualdi : Que répondez-vous à ceux qui estiment que Port-de-Bouc est sur le déclin, que c’est une carte postale mais sans touriste…
    Port-de-Bouc, c’est du tourisme social. Nous ne sommes pas une ville balnéaire mais industrielle. Nous avons toujours développé d’une part le tourisme social et d’autre part la convivialité avec les sardinades. Je rappelle que les sardinades, sur deux mois, c’est un peu plus de 100 000 personnes qui viennent sur notre ville. Nous animons le port, les quartiers, tout cela est gratuit. Nous avons aussi un projet pour les plages, nous avons fait une promenade tout le long du bord de mer. Les pistes cyclables vont être agrandies….

    Didier Gesualdi : On n’est pas sur le déclin à Port-de-Bouc ?
    Je ne le crois pas. On anime la ville toute l’année. Je voudrais notamment parler du festival d’art de rue que l’on fait au mois de mai et qui attire un monde fou. On est un des 5 festivals les plus importants de France. On rénove aussi la ville, on a l’Agence nationale pour la rénovation urbaine qui finance la démolition de la barre de la Lèque, aux Aigues Douces, à Tassy, Bellevue… Et en même temps, nous avons de nouvelles constructions, de nouveaux bâtiments. C’est une ville en pleine transformation, qui garde son âme, comme une maison léguée par nos grands-parents que l’on rénove, que l’on met au goût du jour.

    Le contournement autoroutier

    Didier Gesualdi : Ça y est, le contournement de Port-de-Bouc va se faire. Enfin !
    C’est une magnifique victoire qui est dédiée à tous les Port-de-Boucains. Je pense aux anciens maires, aux anciens députés depuis M. Rieubon, qui se sont battus pour cela. Notre ville est l’une des dernières à être coupée par une autoroute. On estime que c’est entre 5 et 10 000 personnes entre Martigues et Port-de-Bouc qui vivent à moins de 100 mètres de l’autoroute donc on va pouvoir respirer. On a des écoles, des collèges, des grandes surfaces… si jamais un camion-citerne chavire sur un de ces établissements ce serait une catastrophe. Avoir un contournement autoroutier aux dernières normes, avec le moins de nuisances possibles et beaucoup moins de riverains, c’est une très grande victoire. On va pouvoir recoudre la ville. Enfin, les gens pourront passer d’un côté à l’autre sans avoir le danger d’une autoroute. Nous allons en faire un beau boulevard métropolitain. C’est un grand projet qui va nous occuper le mandat prochain. Il sera refait de Martigues à Port-de-Bouc. Nous y voulons des moyens de transport doux, vélos, à pieds… et une belle avenue où les Port-de-Boucains se retrouveront.

    Les services publics

    Léo Purguette : L’argent public se fait rare. Vous êtes inquiet sur le budget de l’État ?
    Depuis plusieurs années, ce sont les collectivités qui payent l’addition de l’État. Nous sommes en première ligne, nous sommes les paratonnerres de la République. Nous enlever des budgets fera que nous n’arriverons plus à investir pour améliorer le cadre de vie de nos habitants. Ils ont besoin de services publics. Ici, la police s’est rétractée il y a une dizaine d’années, la CAF, il n’y a presque plus de permanences, la Sécu est partie, le Trésor public est parti, la SNCF maintient un guichet, ça devient catastrophique. L’État en France, c’est la présence de services publics. Sans eux, il n’y a plus d’égalité républicaine. Comment dire à une personne âgée qui n’utilise pas le numérique, de payer quelqu’un 50 euros pour être aidé ? C’est inadmissible ! Il y a des milliards disponibles : le rapport du sénateur communiste Gay parle de 211 milliards d’euros donnés aux grandes entreprises sans contrepartie. Et les grandes fortunes doivent contribuer. Être citoyen c’est participer à l’impôt en fonction de ses moyens.

    La sécurité

    Léo Purguette : Vous n’êtes pas de la gauche qui laisse les questions de sécurité au RN. Vous n’avez de cesse de demander des renforts de police à l’État. Où en êtes-vous ?
    C’est une question dont on s’est emparé parce que la sécurité, c’est un tout. On ne peut pas faire de la sécurité comme le préconise le RN, le tout sécuritaire ne marche nulle part, dans aucun pays. Nous, ce que nous voulons, c’est rétablir la sécurité avec une prévention et avec des acteurs de terrain. On a demandé dès le début des forces de l’ordre ici pour lutter contre les narcotrafiquants. Ce n’est pas un problème port-de-boucain, c’est un problème national. Les narcotrafiquants, là où ils arrivent, ils cassent tout alors qu’on fait de la rénovation urbaine, des efforts dans nos villes. On a demandé un commissariat à la préfète de police et à l’ancien ministre de l’Intérieur que je suis allé voir. Ils ont mis le paquet sur les quartiers populaires qui ont droit à la sécurité, eux aussi, pour enrayer ce phénomène. Nous avons eu la CRS 81, les compagnies qui sont toujours là. Dans le même temps, les populations voient la police, la gendarmerie, les pompiers venir à Port-de-Bouc pour faire de la prévention, du sport avec la jeunesse, pour expliquer les métiers de la sécurité… C’est un tout la sécurité, avec la prévention, avec nos centres sociaux, nos associations sportives… Nous ne sommes pas anarchistes, nous sommes communistes. Nous nous mobilisons pour que tout le monde puisse vivre ensemble, tranquillement.

    Léo Purguette : Comment articulez-vous l’action de la police municipale à l’ensemble de ces actions ?
    La police municipale joue son rôle, c’est un complément de la police nationale sur notre territoire. On a mis quand même 80 caméras en tout. Je viens de faire une demande au nouveau ministre de l’Intérieur, M. Nuñez, parce que nous voulons un commissariat mixte dans la commune. C’est-à-dire que dans le commissariat actuel rue Charles-Nédelec qui est vide, nous voulons y mettre la police municipale que nous renforçons et en même temps nous voulons mettre à disposition de la police nationale, une partie de ces locaux pour une présence permanente.

    Léo Purguette : Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF qui partage cette approche sera en meeting dimanche 23 à Marseille, vous y serez ?
    Oui bien sûr ! On y sera, on défend ses idées et on partage ses convictions.

    La thalassothermie

    Léo Purguette : L’arrivée d’une boucle d’eau de mer va bouleverser Port-de-Bouc. Quelles conséquences sur la vie quotidienne des habitants ?
    Nous sommes en pleins travaux dans la ville. Les citoyens ont quelques désagréments mais c’est normal, nous sommes obligés d’en passer par là. C’est un projet retenu en 2015 qui permet de récupérer les calories contenues dans l’eau de mer pour chauffer des logements collectifs et des bâtiments de la mairie. Quand je dis logements collectifs, c’est 30% de logements sociaux et 35-40% de logements privés collectifs, donc des immeubles. Il y a aussi des bâtiments communaux. Le but c’est d’avoir une énergie durable, décarbonée, renouvelable, qui nous permette de rentrer dans le XXIe siècle. Mais aussi de limiter le coût de l’énergie. On voit qu’avec un conflit en Ukraine, au Proche-Orient ou ailleurs, le coût du pétrole, du gaz, de l’électricité peut exploser. Tout cela se répercute sur le budget des ménages. Avec la thalassothermie le but, c’est d’avoir une facture qui ne bouge pas, qui est lissée sur 20 ans.

    Maire de l’année

    Léo Purguette : Vous avez été élu maire de l’année par le Trombinoscope et un jury de journalistes. Quelle est votre réaction et à votre avis pour quelles raisons ?
    J’étais très fier pour la ville de Port-de-Bouc. Ce prix est dédié aux habitants de cette ville ouvrière, c’est elle qui est récompensée. C’est aussi pour l’équipe municipale, pour les projets. On est très fier parce qu’il faut savoir qu’on a eu des émeutes urbaines, on a été menacé de mort aussi. Avec l’équipe municipale, on a fait face. Avec la population, on a dit qu’on avait besoin de police, de présence humaine. Je pense que le jury a tenu compte de cette démarche et aussi des grands projets urbains menés à Port-de-Bouc. Je pense qu’il faut s’engager, être à la pointe du combat.

    La question des lecteurs

    Anne-Marie : Vous pensez quoi du député RN ?
    Déjà je regrette l’ancien député, Pierre Dharréville, qui avait fait un travail remarquable. Le nouveau député, chacun sait que nos familles politiques sont très opposées. Je ne le vois pas beaucoup à Port-de-Bouc. Je ne demande pas non plus à le voir. Je pense qu’il est plus dans les problématiques nationales que locales. Il nous a fait un tract pour dire que le contournement autoroutier, c’était grâce à lui et qu’il avait repoussé un texte de gauche. Ce texte était LFI et portait sur les nouveaux projets autoroutiers, rien à voir avec notre situation ici. À qui peut-il faire croire que le contournement autoroutier lui serait dû ? Ce n’est pas la fée Clochette. C’est une bataille de 50 ans, menée par les élus de ce territoire et la population. D’ailleurs même moi je ne dis pas « le contournement autoroutier, c’est grâce à Laurent Belsola ». Ça n’aurait pas de sens. C’est un combat auquel j’ai pris ma part comme tous les maires de Martigues et Port-de-Bouc et les députés communistes qui se sont succédé. La déclaration d’utilité publique a été prise sous Patricia Pedinielli en 2017, grâce à toutes les études faites depuis une quinzaine d’années.

  • Hélène Spinelli officialise sa candidature à Roquevaire

    Hélène Spinelli officialise sa candidature à Roquevaire

    « Ce n’était pas un secret », reconnaît volontiers avec un rire Hélène Spinelli. L’actuelle première adjointe (DVG) a officialisé ce mercredi soir à l’occasion d’une conférence de presse sa candidature pour les prochaines municipales à Roquevaire. Avec l’ambition de succéder à l’actuel maire Yves Mesnard (DVG), qui lui passe le relais.

    « Cela fait douze ans que je suis au côté de Yves Mesnard, j’étais un de ses soutiens de la première heure, mais j’avais ma vie de famille, raconte-t-elle. Quand j’ai eu ma mutation, je suis partie en tant qu’adjointe en 2014, avec une très belle délégation à l’aménagement du territoire, et depuis je me suis beaucoup investie. » Lorsque le premier adjoint Frédéric Rays passe la main en 2020, « c’est avec grand plaisir que je l’ai acceptée ». Aujourd’hui, cette professeure d’histoire géographie de 61 ans, qui assume ses « valeurs de gauche, humanistes, de justice sociale et environnementale », se dit prête à prendre la suite, à la tête d’une « liste d’intérêt communal, pour continuer le travail en impulsant un souffle nouveau ». Une liste déjà prête, renouvelée pour un tiers. « Nous sommes fiers de prendre la suite, le bilan de ces dix-huit années, on le fait le notre », insiste la candidate, soulignant que les études menées à chaque projet insistent sur le nombre d’équipements publics dans cette commune de près de 9 000 habitants.

    Priorité à l’éducation

    et à la sécurité

    « Elle a toute ma confiance, elle a toute les capacités pour être maire, insiste Yves Mesnard. Je sais que les électeurs ne se tromperont pas, elle saura récupérer l’héritage que nous avons construit et le faire fructifier. » Lui-même ne sera pas candidat sur la liste : « J’ai estimé avoir fait mon temps, il faut savoir laisser son brassard de capitaine. Je ne serai pas sur la feuille de match, mais je serai dans les tribunes avec la corne de brume », rit-il.

    Les premières propositions sont d’ores et déjà bien prêtes. Avec en premier lieu les enjeux d’éducation, premier budget de la commune. « Le projet phare qui a été arrêté de façon mesquine, c’est l’école du centre-ville, explique Hélène Spinelli. Elle est indispensable, l’école actuelle est vieille, très dangereuse, éclatée en deux. » Le terrain, les permis sont prêts, ne manque plus que l’aval du Conseil d’État face à la contestation du projet en justice, où la commune a déjà remporté les deux premières manches, au prix d’un surcoût sur le chantier. « C’est le seul élément structurant de qualité qui manque dans le centre de la commune », insiste Yves Mesnard.

    Autre priorité dans la campagne, les enjeux de sécurité. « Nous allons avoir un nouveau poste de police municipale », promet la candidate. Un lieu est déjà identifié, à proximité de la mairie, au rez-de-chaussée d’un bâtiment neuf. L’occasion aussi de renforcer les effectifs, avec l’ambition de recruter un directeur pour la police municipale. « Nous avons de gros problèmes avec les incivilités, je souhaite mettre en place une police de l’environnement », insiste Hélène Spinelli, qui entend installer de nouvelles caméras de vidéosurveillance.

    D’autres chantiers sont prévus, comme la création d’un parc urbain sur le cours Negrel-Féraud, l’installation de nouveaux commerces de proximité, le lancement d’un label « Made in Roquevaire ». Des mesures toutes entièrement finançables. Quant au maire sortant, il officialisera son soutien à sa première adjointe à travers une lettre aux habitants avant la fin du mois.

  • Première sortie de péril d’un immeuble confié à la SPLA-IN

    Première sortie de péril d’un immeuble confié à la SPLA-IN

    Un arrêté de mainlevée de mise en sécurité du 36 rue Jean-Roque (1er) a été pris le 21 octobre clôturant une procédure de péril grave et imminent ouverte 2 500 jours plus tôt, après le drame du 5 novembre.

    C’est la toute première sortie de péril d’un immeuble confié à la SPLA-IN Aix-Marseille Provence qui pilote l’opération et a assuré le gros œuvre sur les trois mitoyens. « Les travaux de réparations définitifs ont été réalisés conformément aux préconisations du bureau d’études techniques », énonce l’arrêté municipal. La première phase de travaux en cours sur les 34, 36, 38 et 40 rue Jean-Roque s’est achevée cet été. Vilogia, acteur de l’habitat social, assure le second œuvre pour aménager dans ces 4 immeubles de 16 logements sociaux allant du T1 au T5 pour une livraison à l’hiver 2026.

  • [Exclusif] Les contrats d’Eurolinks avec Israël jugés à Marseille

    [Exclusif] Les contrats d’Eurolinks avec Israël jugés à Marseille

    Le fabricant marseillais de maillons pour munition, Eurolinks, est assigné depuis la semaine dernière en justice à Marseille par l’association des Juristes pour le respect du droit international (Jurdi). Cette équipe de juristes chevronnés soulève la nullité du contrat de livraison passé avec deux entreprises israéliennes d’armement, IMI Systems, filiale du groupe de défense israélienne Elbit systems, prestataire du ministère de la Défense de l’État hébreu, en raison des violations du droit international et du risque génocidaire dans sa réponse aux attaques terroristes du Hamas du 7 octobre 2023.

    « Au regard de l’ampleur et le schéma des attaques menées par les forces israéliennes en violation du droit international pénal et du droit international humanitaire, il existe un risque extrêmement élevé que des composants, et au surplus des armes, livrés à des sociétés liées par une relation commerciale avec l’État d’Israël, soient utilisés en violation du droit international », dénonce l’assignation consultée par La Marseillaise qui cible la société Eurolinks installée dans la ZAC de Château-Gombert (13e).

    Jurdi plaidera directement au fond à l’audience fixée au 23 mars 2026 devant le tribunal judiciaire de Marseille. Ces juristes considèrent que les contrats passés par Eurolinks avec ces sociétés israéliennes sont « contraires à l’ordre public français » et demanderont au juge de constater la faute civile de la société et de prononcer l’annulation des contrats, sous astreinte de 50 000 euros par infraction constatée. « On ne peut fournir des armes à un État alors qu’il est en train de commettre des crimes internationaux. C’est évidemment contraire à l’ordre public français. Nous rappelons qu’il y a eu plus de 68 000 morts et 172 000 blessés dans la bande de Gaza » explique à La Marseillaise le magistrat Ghislain Poissonnier, vice-président chargé du contentieux stratégique à Jurdi.

    « L’ordre public français n’accepte pas des contrats qui portent atteinte à la dignité et à la vie humaine, à la santé publique, à la sécurité des êtres humains. On veut transposer cette idée reconnue en général par la jurisprudence aux fournitures d’armes d’un pays qui commet des crimes internationaux », ajoute le juriste interrogé lundi. « Nous irons si besoin en appel et éventuellement devant la Cour de cassation et la Cour européenne des Droits de l’homme, car on ne peut pas à la fois signer des traités internationaux disant qu’on va lutter contre le génocide et livrer des armes à un État qui est soupçonné de commettre des crimes internationaux. »

    La Ligue des Droits de l’homme a été la première à porter plainte en juin mais au pénal avec constitution de partie civile devant le tribunal de Paris contre ses sociétés qu’elle accuse de complicité de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de crime de génocide dans ce qui serait une « politique intentionnelle de destruction de la société palestinienne » selon les mots de deux ONG israéliennes et alors que la Cour internationale de justice estime depuis janvier 2024 qu’il existe un « risque plausible de génocide ».

    Ces assignations font suite aux enquêtes des médias Disclose et Marsactu qui ont révélé l’expédition le 23 octobre 2023 par la société Eurolinks d’au moins 800 kg de maillons pour armes automatiques à destination d’Israël, puis l’escale d’un cargo israélien le 5 juin dernier à Fos-sur-Mer. Les dockers de Fos avaient alors bloqué les opérations destinées à embarquer en secret 14 tonnes des composants essentiels aux fusils-mitrailleurs de l’armée israélienne et fabriqués dans l’usine de Château Gombert.

    Contactée pour réagir, Eurolinks n’a pas donné suite.

  • Les autorités traînent à reloger les victimes du 85 bd Viala à Marseille

    Les autorités traînent à reloger les victimes du 85 bd Viala à Marseille

    Confisquée en janvier 2024 par la justice à Gérard Gallas, ancien flic de la Police aux frontières condamné à 4 ans ferme qu’il purge pour soumission aggravée de personnes vulnérables à des conditions d’hébergement indignes, la courée ouvrière du 85 boulevard Viala (15e) reste un sombre bidonville où croupit une trentaine d’habitants dans 20 taudis sur deux niveaux.

    Réseau Hospitalité Marseille alerte sur l’indignité et l’insécurité persistante des conditions de vie des habitants prisonniers dans cet immeuble, désormais propriété de l’État. « On veut qu’ils soient relogés », explique Margot Bonis, chargée de mission Accès aux Droits du Réseau, aux côtés des avocats Aurélien Leroux et Me Clara Merienne. Ils envisagent un référé pour enjoindre l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRSC) à reloger ses occupants. « Comment sortir de cette situation ? Les gens sont coincés ici. Ils en ont marre. Ils ont pris des risques pour témoigner au procès. Ils ont cru à la Justice qui est désormais leur propriétaire. Est-ce que la prochaine étape, c’est d’attaquer l’état ? », interroge-t-elle.

    « Je suis rentré en 2019, porte 18 », dit Adam, 63 ans. Il versait 380 euros par mois pour cette cellule peuplée de punaises de lit, de moisissures. Le robinet cassé se détache de l’évier, les fils électriques sont à nu. Alseny, travailleur guinéen du BTP, est là depuis 5 ans. Des amis refont sa porte d’entrée, car « il y a trois jours, en rentrant, j’ai trouvé un squatteur ». « Si j’ai un récépissé, je peux trouver un bon job et un bon logement. » Festus ouvre son petit logis humide, où il vit depuis 2019 et pour lequel son taulier exigeait 400 euros. « C’est pas trop la sécurité, des fois on a les portes cassées. Je veux un nouveau logement et un titre de séjour. J’ai une spécialité en carrelage. Je veux accomplir mes rêves. »

    Immeuble « invendable »

    L’AGRASC se déclare impuissante. « Nous n’avons pas les moyens d’engager des travaux de rénovation. Une enveloppe de 200 000 euros pour la seule reprise de l’électricité serait une rustine car l’immeuble nécessite une réhabilitation totale », écrit l’agence du ministère de la Justice, qui dit avoir alerté ses tutelles, Bercy et la place Vendôme, « sur les coûts induits par les confiscations en matière d’habitat indigne ». Interrogée, une étude notariale a répondu que « cet immeuble est invendable hormis à un nouveau marchand de sommeil compte tenu de son occupation ». Il y a trois semaines, alors qu’une procédure préalable de mise en sécurité est engagée depuis mai, les services de la Ville sont revenus tout inspecter. Pour enfin donner l’ordre d’évacuer ?

  • La direction des services pénitentiaires de Marseille va s’agrandir

    La direction des services pénitentiaires de Marseille va s’agrandir

    Aux Baumettes, on pousse les murs… Alors que le centre pénitentiaire prend de l’ampleur avec le chantier des Baumettes 3 pour une livraison prévue en fin d’année, un appel d’offres pour l’extension du siège de la direction interrégionale des services pénitentiaires (Disp) de Marseille a été lancé, la semaine dernière, par le ministère de la Justice.

    Où l’on apprend que les effectifs « vont être amenés à augmenter rapidement », passant de « 166 agents au quotidien à 242 agents ». Une augmentation qui « induit une surface nécessaire supplémentaire d’environ 1 200 m2 ». Autre raison évoquée : « Deux services se trouvent actuellement dans des préfabriqués sans contrôle d’accès. Cette solution n’est pas pérenne », estime le donneur d’ordre.

    Renseignements pris, ces structures provisoires durent en fait depuis… « au moins 20 ans », nous indique une source en interne, « à l’époque, il s’agissait d’y mettre les Eris ». En clair, les équipes régionales d’intervention et de sécurité chargées d’intervenir, en cas de tensions, dans un établissement pénitentiaire. Depuis, les agents de l’Autorité de régulation et de programmation des extractions judiciaires (Arpej) et les services techniques ont investi les lieux.

    Pas de rénovation prévue

    Une vingtaine de personnes seraient concernées, avec des conditions de travail qui ne sont « pas terribles » nous alerte-t-on, sans compter que le bâtiment principal de la direction serait « une vraie passoire thermique ».

    Mais dans ce projet, « sera traitée uniquement l’extension », prévient le ministère dans le cahier des charges, « le bâtiment existant ne fera l’objet d’aucunes modifications, hormis celles nécessaires pour joindre l’extension à l’existant ». Il s’agit de « fournir des espaces de travail de taille adaptée aux effectifs projetés permettant à l’ensemble des agents de travailler dans des conditions convenables, que ce soit en termes de confort ou de sécurité », tout en « prenant en compte l’ensemble des contraintes de la parcelle ».

    Car le siège de la Disp se situe dans la zone d’adhésion du Parc national des calanques. Même s’il faudra couper des arbres, pour respecter les normes de prévention contre les feux de forêt, la mise en œuvre d’« une palette végétale de type méditerranéenne sans espèces invasives » est également demandée.

    Plus prosaïquement, l’enveloppe attribuée au projet s’élève à 3,67 millions d’euros hors taxes. De quoi laisser craindre des gels des formations et autres budgets aux personnels, nous confie-t-on. L’entreprise choisie aura 14 mois pour concevoir l’extension, 15 mois pour livrer le bâtiment. Les professionnels ont jusqu’au 24 novembre pour candidater.

  • Des ateliers pour conjuguer police, prévention et proximité

    Des ateliers pour conjuguer police, prévention et proximité

    L’initiative peut paraître légère, mais l’objectif poursuivi est majeur. Ce vendredi après-midi, de 13h30 à 17h30, des activités sportives et citoyennes gratuites seront proposées au centre social Nelson-Mandela, dans le quartier des Comtes. Au programme : initiation aux gestes de premiers secours, présentation des missions de la police, mur d’escalade mobile, structures gonflables, tatamis, présentation du matériel spécifique au métier de policier ou encore parcours de sensibilisation à l’alcool et aux drogues.

    Derrière cet après-midi porté par la Métropole, il y a l’association Raid aventure organisation, qui œuvre au rapprochement police-population depuis plus de trente ans. L’événement porte d’ailleurs le nom de « Prox », pour proximité. Laurent Belsola, maire (PCF) de Port-de-Bouc, explique : « C’est un moment ludique pour découvrir les missions des différents métiers de la sécurité, plus du côté de la prévention, de l’éducation, de la médiation et faire en sorte de casser les clichés et les a priori qu’il peut y avoir entre la jeunesse et la police, mais dans les deux sens. »

    « C’est vrai qu’il y a de ça quelques années, on avait une police de proximité, qui avait ce rôle-là d’aller vers la jeunesse des quartiers et les habitants, de ne pas faire que de la répression, mais aussi de la présence et de la prévention », note Valérie Rambaud, responsable de la Gestion urbaine et sociale de proximité de la Maison des projets, qui avait organisé la première édition de cette action, en août, aux Aigues-Douces. Mises en place en 1998, sous le gouvernement de Lionel Jospin, ces brigades locales, qui comptaient 13 500 agents, avaient été supprimées en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.

    Ces ateliers Prox ne remplacent pas cette unité, mais ont l’ambition de participer aux bonnes relations entre police et population. « Le fait de briser les appréhensions autour de l’uniforme permet aussi de désamorcer en amont d’éventuelles problématiques », affirme Laurent Belsola.

    Susciter des vocations

    Mais l’après-midi est aussi dédiée au recrutement, avec la présence des partenaires de l’emploi et de l’insertion comme la Mission locale. « Lors de la première édition à Fabien Menot, on était très agréablement surpris de voir que des jeunes des Aigues-Douces s’étaient attablés avec les recruteurs de la police nationale et de la gendarmerie et ont même, pour certains, signé des contrats et se sont engagés, se remémore Laurent Belsola. Cette initiative est aussi faite pour montrer que les forces de l’ordre, c’est aussi des débouchés, des métiers divers et variés qui peuvent présenter un intérêt et c’est pas parce qu’on vient d’un quartier qu’on ne peut pas intégrer la police. »

  • À Marseille, la vente d’un taudis confisqué au « Campus 1 » interroge

    À Marseille, la vente d’un taudis confisqué au « Campus 1 » interroge

    L’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) met aux enchères en ligne, à partir du 16 décembre, un studio occupé et son box au sein de la résidence « Le Campus 1 », au 5 avenue du Merlan (14e), à Marseille. Cette copropriété dégradée de 276 lots d’habitation était à l’origine, en 1997, une résidence pour étudiants qui l’ont progressivement désertée comme pour Le Gyptis, rue Cristofol (3e). Les désordres, la paupérisation, l’insécurité, les mutations entre marchands de sommeil et autres investisseurs « CAFistes » ont alimenté la spirale de sa chute. Le squat massif de studios a ensuite plongé les comptes de la copropriété.

    Un administrateur judiciaire a fini par être nommé en juillet 2023, dans un contexte sécuritaire lourd. Caméras de surveillance et accès sécurisé par badge ont été installés en août 2024, avec un maître chien. Trois mois plus tard, le 14 novembre, la préfecture prêtait le concours de la force publique pour déloger des squatteurs retranchés dans 14 appartements. En juin dernier, un incendie a ravagé plusieurs appartements, entraînant l’évacuation d’une trentaine d’occupants.

    369 ventes en 5 ans

    Pour ne rien arranger, la copropriété est, depuis août, sous le coup d’un arrêté de mise en sécurité des équipements communs. Les propriétaires ne peuvent plus percevoir de loyer, réduisant à peau de chagrin des capacités déjà réduite de financement de travaux. C’est dans ce contexte périlleux que l’AGRASC met à prix, pour 8 864 euros, un studio de 18m2 avec son box. Si l’établissement public prend soin de rappeler que la perception de loyer (450 euros par mois) est interdite tant que la mainlevée du péril n’est pas intervenue, cette enchère interroge.

    Qui a les moyens d’acquérir dans une copropriété dégradée, au prix d’une voiture d’occasion, un logement qui, loin de générer du profit, va produire du déficit ? Le risque de captation par un marchand de sommeil à l’affût ou une société qui serait son faux-nez n’est pas négligeable. En bradant un taudis, le ministère de la Justice ne s’expose-t-il pas à nourrir le cycle de l’habitat indigne que sa décision de confiscation était censée fustiger ? Comment l’état peut se prêter à être le relais entre le portefeuille d’un délinquant et celui d’un autre prédateur de l’immobilier dégradé ? Car, pour l’heure, aucune collectivité ou acteur institutionnel n’est positionné pour préempter au Campus et lancer une maîtrise foncière publique qui semble pourtant nécessaire pour sortir l’ensemble immobilier du naufrage. Le turnover des ventes y est considérable. En 5 ans, Le Campus a fait l’objet de 369 mutations. Une adjudication a même atteint en janvier 2024 le prix dérisoire de 4 000 euros.

  • À Marseille, des policiers qui veulent démonter les a priori

    À Marseille, des policiers qui veulent démonter les a priori

    « Mais vous êtes de vrais policiers ? C’est souvent ce qu’on nous demande quand nous organisons ces journées. » Gardien de la paix depuis une trentaine d’années en Seine-Saint-Denis, le bénévole qui encadre, ce mardi, le stand de tir laser au cœur de la résidence Val Plan (13e), ne boude pas son plaisir d’être là. Il fait partie de l’association Raid Aventure Organisation qui rassemble des représentants de tous les corps de métiers de la police et prennent sur leur temps libre pour aller à la rencontre de la population aux quatre coins de la France.

    « C’est une journée organisée aussi par la Métropole Aix-Marseille et 13 Habitat. On veut réintroduire le dialogue avec la police, mais aussi les partenaires sociaux comme les pompiers, les centres sociaux, les bailleurs », précise Florence, coordinatrice départementale de l’association. Boxe, escalade, parcours en tenue, gestes professionnels ou massage cardiaque, les neuf ateliers proposés ce jour-là montrent « toutes les facettes du métier », mais appuient aussi sur « certaines valeurs » comme « l’entraide, le secourisme, l’écoute », ajoute la policière.

    Faire confiance

    Force est de constater que tout le monde est à fond. Les plus petits apprennent à menotter allègrement leur moniteur parce qu’« il a pas été sage et va aller en prison ! », des plus grands ont enfilé des lunettes qui reproduisent les effets de l’alcool ou de la drogue avant d’entamer un parcours routier. « Mais comment on peut payer des millions d’amendes ? » interroge un minot, estomaqué par les peines encourues pour détention de stupéfiants. Avec un jeune marin pompier, on apprend la position latérale de sécurité et le massage cardiaque, quitte à « casser des os, parce que c’est mieux que d’être mort ! »

    À l’atelier « dialogue », on entre dans le vif du sujet. Manelle et Hana, 12 ans, boivent littéralement les paroles de Johanna, jeune policière venue de la région parisienne. « Combien vous êtes payée ? Vous travaillez aussi la nuit ? C’est quoi la plus grande intervention que vous ayez faite ? » Les questions pleuvent. Les réponses sont franches et directes. « Je me souviens, j’étais stagiaire, c’était un papa qui abusait sexuellement de son bébé de 9 mois. Les voisins avaient appelé parce qu’il pleurait et le papa nous avais dit que c’était parce qu’il ne voulait pas faire la sieste, mais mon collègue a eu du flair, il s’est dit que ce n’était pas normal… », témoigne la jeune femme. Le racisme ? Cela existe « envers les gens », reconnaît-elle, assurant qu’il n’est pas question de laisser faire, « ce n’est pas une opinion, mais un délit. » Délit qui existe aussi au sein même de la police, « j’ai fait deux rapports sur des collègues. » Mais « ne pensez pas que les policiers sont tous les mêmes », assure-t-elle, « il ne faut pas faire de généralités. »

    Les petites repartiront convaincues, mais avec une certitude : « On peut leur faire confiance, mais moi je ferai pas ce métier, c’est trop dangereux », tranche Hana.

    Prochains rendez-vous ce mercredi 29 octobre au Castellas, ce jeudi 30 octobre au centre social de St-Antoine de 13h à 17h.