Tag: Santé

  • Face au manque de médecins, un nouveau centre de santé ouvrira en juin à Béziers

    Face au manque de médecins, un nouveau centre de santé ouvrira en juin à Béziers

    C’est une problématique qui touche l’ensemble de l’Hexagone. Attirer des blouses blanches s’apparente de plus en plus à un véritable casse-tête chinois. Béziers n’échappe pas à la règle, tout comme le Biterrois. C’est en tout cas le constat dressé par la Communauté professionnelle de santé (CPTS) Ouest Hérault, organisation regroupant l’ensemble des professionnels de santé du territoire. « Il y a un manque de médecins généralistes, beaucoup partent à la retraite, ils ne sont pas remplacés et nous avons des difficultés à recruter de jeunes médecins dans l’immédiat. Nous sommes plus optimistes pour l’avenir mais pour les dix prochaines années, cela va rester compliqué », soutient Laurence Safont, pneumologue et présidente de la CPTS Ouest Hérault. La communauté, qui englobe un vaste territoire allant de Sérignan à Prémian et d’Olonzac à Faugères, regroupe 1 200 professionnels de santé pour 185 000 habitants dont 18 000 sont sans médecin traitant.

    Conséquence, ces derniers se retrouvent souvent aux urgences, risquant ainsi de les saturer. « De plus, les urgences de l’hôpital de Béziers et de la polyclinique Saint-Privat nous ont signifié qu’ils auraient du mal à assumer l’afflux de population estivale et qu’il fallait qu’on les aide », reprend Laurence Safont. La CPTS a donc décidé d’ouvrir un centre libéral de santé à la mi-juin en profitant des locaux de la maison médicale de garde, située à côté du centre hospitalier de Béziers.

    Actuellement, les médecins libéraux y exercent la nuit en semaine (20h-00h) et toute la journée le week-end (12h-00h le samedi, 8h-00h le dimanche). L’idée est donc d’ouvrir la maison médicale la journée. « Les médecins ont été d’accord pour céder une demi-journée par semaine, par mois, en fonction de leur activité, pour aller travailler dans ce centre soit en présentiel, soit en téléconsultation assistée pour voir des patients sans médecins traitants ou des patients qui se sont présentés aux urgences mais qui n’ont pas besoin de l’infrastructure des urgences », détaille la pneumologue.

    Une trentaine

    de médecins attendue

    Une trentaine de médecins libéraux est attendue dans les prochains jours, épaulée par 22 infirmiers libéraux, qui viendront assister lors des téléconsultations. « Le chariot de télémédecine a un logiciel qui permet de stocker les données des patients. De cette manière, s’ils sont vus plusieurs fois en un temps réduit, le médecin suivant pourra avoir accès au dossier de la téléconsultation précédente », fait valoir Laurence Safont.

    Si le centre ouvrira dans un premier temps de midi à 20h – « nous avons consulté l’hôpital, il y a des pics de fréquentation des urgences entre 12h et 14 puis aux alentours de 17h », indique la présidente de la CPTS Ouest Hérault – les professionnels espèrent l’ouvrir également le matin. Un dispositif unique en France à en croire la pneumologue, et nécessitant peu de coûts : les locaux ainsi qu’un poste de secrétaire médical sont mis à disposition par l’hôpital. Seul un peu de matériel médical est à financer. « On espère que cela va fonctionner et que ce modèle sera reproductible », soutient Laurence Safont.

    Ce n’est pas la seule mesure pour pallier le manque de blouses blanches. Bien que le numerus clausus ait été levé en 2020, son effet sur le recrutement ne s’est toujours pas fait sentir. En attendant, d’autres solutions ont été mises en place. « Il y a les “nouveaux métiers” qui ont été créés comme les infirmiers en pratique avancée ou les assistants médicaux. Nous allons également avoir une dernière aide qui arrivera au mois de novembre : 12 “docteurs juniors”, des internes qui feront leur 4e année dans des cabinets médicaux », annonce Laurence Safont. Une bouffée d’oxygène que beaucoup attendaient.

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale se félicite de son bilan

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale se félicite de son bilan

    La présidente (DVD) du département a affirmé mercredi avoir largement augmenté les investissements et baissé l’endettement, tout en déplorant les dépenses imposées par l’État. Le département a investi 324 millions d’euros depuis 2021, « un niveau jamais atteint », et a réduit son endettement de 137 millions à 74 millions d’euros, s’est félicité Eliane Barreille.

    La présidente a cité les grandes priorités du département, parmi lesquelles la lutte contre la désertification médicale. « Nous avons souhaité être présents, même si ce n’est pas notre compétence », a-t-elle affirmé. Elle a également insisté sur l’insertion et l’emploi. « Nous avons un seul leitmotiv : accompagner le retour à l’emploi », a-t-elle lancé, se réjouissant de la baisse du nombre de bénéficiaires du RSA.

    Eliane Barreille a finalement évoqué les routes, le « deuxième budget » du département, avec 40 millions d’euros d’investissements sur les 47 millions prévus pour l’année 2026. Le chantier du Pas de la Rochaille est le projet le plus important pour le département. « Il n’est clairement pas normal que nous n’ayons pas de fonds européens alors que cette route est utilisée à 60% par des camions italiens », a-t-elle lancé. La présidente a menacé de réduire les tonnages de camions autorisés sur la route départementale « si nous continuons à être tenus à l’écart des fonds européens ».

    Des dépenses imposées par l’État

    La présidente et les conseillers départementaux de sa majorité ont également insisté sur la rénovation de deux collèges à Manosque et à Digne. La présidente a aussi évoqué les Ehpad, que le département finance « cinq fois plus que la mandature précédente », à hauteur de 15 000 euros par chambre. Eliane Barreille a par ailleurs mentionné les projets prévus concernant les centres médico-sociaux de Manosque, d’Oraison et de Saint-Auban.

    La présidente n’a pas manqué de se plaindre des dépenses imposées par l’État, qui « impose en permanence des augmentations de salaires et de charges qu’il ne compense pas, sans aucune concertation avec les départements », citant notamment l’augmentation des salaires des aides à domicile. « C’est une charge très importante que vont supporter les départements, trop c’est trop », a-t-elle lancé, se disant « fâchée » et « agacée ». La présidente a d’ailleurs dénoncé ces décisions de l’État dans une publication sur son compte Facebook mardi soir. « L’État décide et les départements paient une nouvelle fois ! », a-t-elle déploré, refusant que « de nouvelles dépenses nous soient imposées sans aucune compensation ».

    « Il n’y a jamais eu autant d’argent investi dans le sport et la culture. Les communes n’ont jamais eu autant que sous cette mandature », a avancé Camille Galtier, maire de Manosque et président du groupe départemental majoritaire. « La droite n’a jamais été dans cet état d’esprit », a-t-il affirmé. « Cela n’a jamais été fait avant, les collèges et les routes départementales étaient laissés totalement à l’abandon parce que ce n’était pas la bonne couleur politique avant », a-t-il lancé, taclant la majorité précédente socialiste, « la plus à droite de l’échiquier politique », les appelant à « se regarder dans le miroir ».

    La conseillère départementale ubayenne Elisabeth Jacques a par ailleurs exprimé la volonté de « revendiquer notre culture montagnarde » et d’accompagner les stations de ski dans le « changement majeur de leurs modèles économiques ». « Jamais autant d’argent n’a été investi dans la montagne », a-t-elle affirmé.

  • Appel à la grève à l’hôpital de Toulon-La Seyne le 18 juin

    Appel à la grève à l’hôpital de Toulon-La Seyne le 18 juin

    L’hôpital public est en souffrance, et le centre hospitalier de Toulon-La Seyne (CHITS) ne déroge pas à ce triste constat. Alors que la mobilisation, menée depuis de longs mois, reste importante au sein du pôle psychiatrie face à la perspective imminente d’une perte de moyens (notamment celle de trois de ses quatre médecins), c’est cette fois l’ensemble de l’établissement qui est appelé à se mobiliser pour défendre son droit à exercer dans des conditions dignes.

    Soumis à une « activité qui ne cesse de croître » et « des conditions de travail qui s’effondrent », l’ensemble des personnels sont appelés à faire grève, le 18 juin. Un mouvement initié par Force ouvrière, syndicat majoritaire de l’établissement, pour qui « le point de non-retour a été atteint ». L’organisation dénonce ainsi « une réalité de terrain devenue insoutenable : difficultés d’accès aux remplacements et aux heures supplémentaires, manque criant de matériel, lits fermés par manque d’effectifs, services d’urgences saturés, sous-effectif, épuisement des équipes et perte de sens au travail ». En particulier dans certains services, marqués par la « fermeture d’unités cruciales faute de médecins : les soins palliatifs, l’hôpital de jour pour enfants en pédopsychiatrie et des services sous contrainte en psychiatrie adulte ».

    Le projet social « instrumentalisé »

    Malgré cette situation, « l’information aux agents est réduite au minimum et l’accompagnement fait cruellement défaut, plongeant les personnels dans une profonde insécurité professionnelle », appuie le syndicat, qui déplore le choix de la direction « de passer en force, multipliant les décisions unilatérales et ne prenant pas en compte systématiquement les revendications ». À cet égard, FO pointe notamment le nouveau « plan de formation et les nouvelles modalités d’accès au financement des études promotionnelles », « l’instauration de quotas arbitraires sur l’évaluation de la valeur professionnelle des agents », « un dispositif de mobilité des agents mis en place sans aucune évaluation » et, plus généralement, « un déni des instances démocratiques ».

    Autant de constats qui mettent en branle « le projet social de l’hôpital », établi à l’horizon 2027, censé « sécuriser les organisations pour améliorer l’équilibre vie privée-vie professionnelle avec la mise en place des cycles de travail ».

    Un « accord local garant de l’équilibre social de l’établissement, seul levier d’attractivité et de fidélisation pour des agents hospitaliers touchés de plein fouet par une smicardisation rampante », sans avantages sociaux. Mais que « la direction instrumentalise pour déconstruire le référentiel du temps de travail en place depuis 25 ans », estime le syndicat, qui appelle, en conséquence, à se réunir devant l’hôpital Sainte-Musse, le 18 juin, à 12h.

  • Le Pays de Martigues lance un diagnostic territorial de santé

    Le Pays de Martigues lance un diagnostic territorial de santé

    C’est un outil qui ne date pas d’hier. Dès les années 1990, Martigues créait l’un des premiers observatoires communaux de santé de France, avant de signer un Contrat local de santé (CLS) en y intégrant Port-de-Bouc et Saint-Mitre-les-Remparts. En 2027, le deuxième volet de ce dispositif partenarial associant les collectivités, l’État, l’Agence régionale de santé et les acteurs locaux du secteur sociomédical s’achèvera.

    « L’heure est au bilan et au diagnostic », annonce Gwladys Saucerotte, conseillère municipale déléguée à la santé. « Le but d’un CLS, c’est de coordonner, à l’échelle du territoire, les actions en vue de réduire les inégalités qui persistent et d’améliorer le parcours de soins (…). Les objectifs sont définis par la concertation avec les professionnels de santé, un travail de terrain mené avec les nombreuses associations qui gravitent autour, mais aussi et surtout par la consultation citoyenne. » Les partenaires ont donc mis en place un questionnaire disponible en ligne et en version papier dans les offices municipaux (mairies, mairies annexes, maisons de quartier, centres sociaux etc.).

    Les réponses des habitants seront ensuite analysées pour définir les actions du 3e volet du CLS, qui courra jusqu’en 2032. Quelques pistes sont déjà privilégiées. Gwladys détaille : « On va prendre un peu de hauteur, puisque la question de la santé se glisse partout dans le quotidien. Ce n’est pas seulement du curatif, pas seulement quand on va à l’hôpital ou chez le médecin, c’est aussi sur notre lieu de travail, dans nos loisirs, l’accès au sport, à la culture, dans l’urbanisme… »

    Des résultats concrets

    Depuis sa création, le CLS a mis l’accent sur l’offre de santé, l’accompagnement médico-social et l’accès aux soins. Plusieurs structures ont vu le jour par son biais, à l’instar des deux maisons pluridisciplinaires de Martigues et de celle des Comtes, à Port-de-Bouc.

    Sans compter tous les dispositifs plus confidentiels, mais pas moins importants. « Depuis 2025, on a réussi à mettre en place de l’interprétariat pour les personnes qui parlent mal le français avec l’association Osiris, qui propose 150 langues différentes », se réjouit Omar Kpodar, coordinateur du CLS. Autre innovation récente : « La création d’un poste de médiateur en santé, soutenu par l’ARS et l’Assurance maladie, poursuit-il. C’est quelqu’un qui va physiquement accompagner les personnes en situation de renoncement aux soins vers leurs rendez-vous médicaux, actions de prévention et dépistage. C’est une jonction supplémentaire entre les suivis social, administratif, juridique et sanitaire. »

  • Un an de prison ferme pour avoir administré de la cocaïne à sa fille

    Un an de prison ferme pour avoir administré de la cocaïne à sa fille

    Le jugement prononcé par la chambre de la famille du tribunal correctionnel de Marseille ne laisse place au doute. Dépassant les réquisitions de 4 ans de prison avec sursis probatoire du procureur qui avait même proposé de requalifier les faits en mise en danger, les juges ont condamné, hier, Samantha M., absente au délibéré, à la peine de 4 ans de prison dont un an ferme avec un sursis probatoire renforcé de 3 ans, à la déchéance de l’autorité parentale, à l’obligation de suivre des soins psychiatriques et à ne pas entrer en contact avec sa fille placée. La peine est assortie de l’exécution provisoire.

    Les juges ont été emportés par la conviction que cette mère de 50 ans qui vit à Toulon était bel et bien coupable en dépit de ses farouches dénégations, d’avoir volontairement et activement administré de la cocaïne en 2022 à sa fille de 10 ans atteinte d’une maladie neurogénique rare. La fillette avait été hospitalisée le 14 février 2022 dans le service de neurologie de la Timone Enfants. Son état n’avait cessé de se dégrader pour plonger dans le coma le 11 mars, nécessitant une réanimation. Pressentant une possible intoxication, des analyses étaient réalisées qui démontraient la présence de cocaïne et de Fentanyl dans le sang, les urines et les cheveux et jusque dans des prélèvements du liquide céphalo-rachidien conservé en 2020 par l’hôpital et qui révélaient déjà des traces de cocaïne. Aucun médicament morphinique ou opioïdes n’entrait pourtant dans son traitement.

    « J’étais la coupable d’avance »

    Dénonçant à l’audience du 20 mai « une machination » de son ex-conjoint qui a obtenu la garde de la fillette et qui se dit « sûr et certain qu’elle l’a droguée », la mère n’a eu de cesse de protester de son innocence. « J’étais la coupable d’avance parce que j’avais consommé et que ça fait de moi une mauvaise mère », s’est-elle défendue, lançant même au tribunal : « Vous pouvez me mettre mille ans en prison, ce qui me fait de la peine, c’est qu’on dise que je lui ai fait du mal. »

    Le 17 mars 2022, l’hôpital de la Timone avait procédé à un signalement au parquet. Les enquêteurs trouvaient 3,4 grammes de cocaïne dans le portefeuille de la mère et des résidus de cocaïne sur l’étagère de la chambre d’hôpital. Placée en garde à vue, elle était positive à la cocaïne, la méthamphétamine, le THC, l’amphétamine et à l’opium. Elle reconnaissait avoir consommé de la coke dans la salle de bains de la chambre. Les expertises ordonnées par la juge d’instruction concluaient que « l’aggravation de l’état de la fillette était très certainement liée à des interactions médicamenteuses causées par l’administration indue de cocaïne, combinée à son traitement ».

    À la suite de son placement provisoire, l’enfant n’avait plus reçu de visite. Son état de santé s’était amélioré, avec notamment une reprise de la marche et de la parole. Le juge des enfants relevait chez la mère des traits laissant penser à un syndrome de Münchhausen par procuration, ce qu’observait aussi le psychiatre s’agissant de cette forme de maltraitance parentale consistant à exagérer ou provoquer délibérément des signes de maladie sur son propre enfant dans l’optique de susciter l’attention, la compassion ou la reconnaissance, l’adulte se positionnant en figure héroïque. Auprès des professionnels de l’aide sociale à l’enfance, la mère se présentait comme sauveuse de sa fille : « Avec tout ce que j’ai lu et appris j’aurais pu faire médecin. Je lui ai sauvé la vie au moins sept fois. Je sais mieux que les médecins. »

    La thèse de la « contamination passive »

    L’expert psychiatre a relevé le besoin de la mère à susciter la compassion et d’être admirée dans son dévouement pour sa fille. Un type de fonctionnement qui renvoie à ce syndrome et questionne sur sa possibilité de tenir des propos mensongers, la mère ayant fait croire autour d’elle qu’elle avait une tumeur au cerveau. Autre élément retenu à charge : un dessin de la fillette représentant sa mère, un pot de sel apporté par cette dernière à l’hôpital, son père et un cœur brisé. Les investigations ont montré qu’un flacon de verre contenant de la cocaïne a été trouvé dans la veste de la mère dans la chambre d’hôpital.

    Me Frédérique Chartier, son avocate, plaidait la « contamination environnementale passive » au regard de la consommation de cocaïne de la mère. À l’issue du délibéré, elle a rappelé qu’« aucune expertise toxicologique n’a été menée sur le père et que ce n’est que 18 mois plus tard qu’on a découvert que lui aussi était consommateur de cocaïne. Cette enquête a été menée à charge. Je vais conseiller à ma cliente de faire appel. »

  • Les infirmiers libéraux veulent de la rentabilité

    Les infirmiers libéraux veulent de la rentabilité

    En marge de son assemblée générale mardi dernier, le Sniil 83 tenait une réunion publique pour aborder le dossier chaud du moment : celui de l’avenant 11, destiné à créer le statut d’infirmier référent, mentionné dans le dossier médical du patient au même titre qu’un médecin traitant. Une avancée « qui paraît minime sur le papier, mais qui est importante car ça va permettre de valoriser la position de l’infirmier et faciliter l’échange d’informations avec les pharmaciens, les médecins, les familles… C’est l’infirmier qui fait le lien avec tout le monde, mais ce n’était écrit nulle part » explique Lazhar Abdelaziz, infirmier libéral à La Seyne et vice-président du Sniil 83.

    Trop peu de moyens pour la prise en charge

    des patients dépendants

    Un progrès qui en amène d’autres, notamment l’accès aux pansements simples (hors chirurgie) pour les infirmiers à partir de 2027 (qui pourront désormais les prescrire eux-mêmes, sans avoir besoin de l’aval d’un médecin) et la revalorisation des AMI (actes techniques hors cadre de la dépendance, tels que les prises de sang, les vaccinations, les pansements…) et AMX (actes techniques dans le cadre de la dépendance, comme les injections d’insuline, ponction, surveillance…) de 3,15 à 3,35 euros à partir de novembre, avant de passer à 3,45 euros un an plus tard.

    Pour Lazhar Abdelaziz, et en dépit d’une légère augmentation du forfait déplacement en 2025 (de 2,50 à 2,75 euros), « cela reste insuffisant en cette période d’inflation ». D’autant plus dans le cas des patients sujets à la dépendance, sujets au Bilan de soins infirmiers (BSI), un forfait décomposé en trois niveaux selon l’importance de la dépendance (BSA, BSB, BSC), et dont seul le dernier échelon a été revalorisé (de 28,70 à 31,80 euros). « C’est un forfait unique journalier, que vous fassiez deux, trois ou quatre déplacements, et peu importe le temps passé sur place, on touche la même chose », dénonce le vice-président de la Sniil, qui rappelle par ailleurs que « ce sont des montants bruts soumis de 46 à 52% de charges. C’est peu rentable au point que certains infirmiers ne veulent plus faire ces prises en charge. » Et conclut, en promettant des mobilisations si la situation ne s’améliorait pas : « On se sent extrêmement isolé. Les applaudissements à 20h nous ont fait chaud au cœur mais n’ont pas arrangé notre quotidien. »

  • La CGT alerte sur la situation de l’hôpital de Digne

    La CGT alerte sur la situation de l’hôpital de Digne

    Fermeture du service de pneumologie deux ans après celui de cardiologie, fermeture de 30 lits de psychiatrie sur 80, départ annoncé de la cheffe du pôle pédopsychiatrie cet été… Dans un communiqué, la CGT alerte sur la situation de l’hôpital de Digne et regrette ne pas avoir eu de réponse de la mairie, de la communauté de communes, de l’ARS, du sénateur ou encore de la préfecture après une lettre que le syndicat leur a adressée le 20 mai.

    « Nous faisons le triste constat de l’absence totale de réponse à ce courrier ! Aucun élu, aucun représentant de l’État n’a jugé bon de nous rencontrer, ni même de nous répondre. Nous en déduisons que la santé des citoyens ne fait pas partie de leurs préoccupations, notamment en dehors des périodes électorales », déplore la CGT lundi.

    Dans sa lettre envoyée le 20 mai, le syndicat déplorait « un déficit record et un exode médical massif » : « la pérennité de certains services est largement menacée, avec son corollaire de suppression d’emplois et de réduction de l’offre de soins », avançait la CGT. Elle citait notamment la pédopsychiatrie : « Les perspectives sont effrayantes. À partir de septembre, il n’y aura plus qu’une seule praticienne hospitalière pour l’ensemble du département sur les six normalement financés. » Concernant la psychiatrie adulte, « sur les 16 postes financés, il y a onze praticiens. La plupart sont à temps partiel, trois sont très proches de la retraite et deux vont quitter l’hôpital cet été, sans aucune perspective de remplacement ». La CGT appelle à « une prise de conscience générale » et exige « un plan massif de recrutements ».

    Contactée, la mairie de Digne a indiqué attendre la prochaine réunion du conseil de surveillance de l’hôpital, retardée, et l’élection du maire à sa présidence.

  • Des internes en médecine accueillis à Manosque

    Des internes en médecine accueillis à Manosque

    L’objectif est de renforcer l’attractivité médicale du territoire, d’améliorer l’accès aux soins et de créer les conditions favorables à leur installation future. « Cette stratégie produit déjà des résultats concrets », selon le maire de Manosque : en l’espace de deux ans, une dizaine de nouveaux professionnels de santé s’y sont installés.

  • À Arles, la solidarité et la Sécu dans le cœur des communistes

    À Arles, la solidarité et la Sécu dans le cœur des communistes

    « Ici, nous refusons de nous résigner. » Jean-Frédéric Déjean, le secrétaire de la section d’Arles du PCF, donne le ton de la ferrade devant le parterre de la Manade des Chanoines, samedi matin.

    Particulièrement pour « soutenir le peuple palestinien » et affirmer « la solidarité des communistes » à l’égard des militants de la flottille ayant fait face « à la violence des autorités israéliennes », selon le responsable. Autre soutien, celui à « Cuba qui subit un blocus économique illégal des États-Unis » mais dont « le peuple continue de résister avec dignité ». Le PCF a d’ailleurs remis un chèque de 300 euros à l’association Cuba coopération France.

    « Venir ici, c’est résister »

    La solidarité internationale vient en face à « un monde en feu aux mains du capital et des fascistes », décrit par Gaël Zaafour, du PCF de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Alors, « venir ici est un acte de résistance », pour le responsable communiste, qui ne manque pas de saluer les « six adhésions parmi les colistiers et élus » de la liste Mieux vivre Port-Saint-Louis. « Un camarade disait que le PCF a toujours été un phare. Depuis qu’il existe il nous a donné la Résistance et la Sécu », conclut Gaël Zaafour.

    La Sécurité sociale est justement le thème du débat organisé l’après-midi avec Jean-Marie Angeli, secrétaire de la CGT CPAM, et Anthony Gonçalves, adjoint à la santé (PCF) de Marseille. Ce dernier a rappelé que « la création de la Sécu a permis d’améliorer l’espérance de vie des Français ». Jean-Marie Angeli rétorque, ironique : « Mais on n’a plus de sous ! » pointant « la volonté du gouvernement d’ouvrir la santé au marché ». Le syndicaliste insiste sur le rôle de la cotisation sociale pour financer « la plus belle conquête des travailleurs », en contre-modèle.

  • Un festival dédié à la santé et la science à Marseille

    Un festival dédié à la santé et la science à Marseille

    La manifestation porte l’ambition de faire découvrir, de manière ludique et accessible, de nombreux sujets de recherche afin d’éveiller un intérêt, la réflexion et l’échange, et discuter de leur impact au quotidien. « L’idée est de mettre en lumière le travail des chercheurs et chercheuses sous plusieurs formats et que cela aboutisse à des rencontres avec les Marseillais et les Marseillaises », explique une des coordinatrices de l’événement. Explore accueille des chercheurs d’Aix-Marseille université (AMU), du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), de l’Institut national de la recherche et de la santé médicale (Inserm), l’École centrale Méditerranée et l’AP-HM (Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille).

    Parmi les activités proposées, le festival propose des « speed-searching ». Et aux organisateurs de souligner : « Les speed-searching s’appuient sur le principe du speed-dating. Ce sont des conversations flash avec l’idée de discuter pendant 10 minutes avec un chercheur », détaillent-ils.

    La 6e édition du festival InScience

    Porté par l’Inserm, le festival InScience, se déploie dans toute la France, ce samedi 30 mai. À Marseille et en collaboration avec le festival Explore, des stands en plein air animeront la Canebière de 14h à 18h. C’est à travers cinq ateliers que le public aura l’occasion de découvrir les grands thèmes de recherche à l’Inserm : les neurosciences, la génétique, l’alimentation, la cancérologie et les fake news. Au total, onze équipes d’une quinzaine de chercheurs mobiliseront des manipulations et des expérimentations pour permettre aux visiteurs de comprendre un concept ou de découvrir un domaine de recherche. « Côté Explore, ce sont des chercheurs qui travaillent sur les pathologies, les neurosciences, l’océanographie et la physique… », concluent les organisateurs.