Tag: Rugby

  • Long voyage et grand duel pour Provence à Vannes

    Long voyage et grand duel pour Provence à Vannes

    C’est peut-être bien le gros choc de ce début de saison pour Provence Rugby. Les Aixois se déplacent, ce vendredi (21h), à Vannes pour le compte de la 4e journée de Pro D2, chez des Bretons qui étaient encore en Top 14 il y a quelques mois. Une terre où il est difficile de l’emporter, le RC Toulon, Montpellier ou encore le Stade Français étant tombés la saison dernière au stade de la Rabine.

    Pour son retour en Pro D2, le RC Vannes vit des premiers matchs en demi-teinte. Une défaite à Mont-de-Marsan, un match nul à Brive et une victoire contre Soyaux Angoulême. Des résultats pas encore convaincants pour une équipe qui était annoncée parmi les gros prétendants au podium et à la montée. Mais la saison n’en est encore qu’à ses balbutiements et le championnat sera long jusqu’au mois de juin. Les Bretons comptent sur leurs 45 joueurs pour grappiller des places au classement. Un effectif avec une densité intéressante, taillé pour remonter, et un mélange homogène entre jeunesse et expérience.

    Parmi les joueurs ayant un pedigree supérieur : Anthony Bouthier, Pierre Boudehent, Michael Ruru, mais aussi Mako Vunipola. L’ancien international anglais (79 sélections) est arrivé à Vannes la saison dernière après avoir passé la quasi-totalité de sa carrière aux Saracens. Un renfort de poids, sans doute la meilleure recrue de l’histoire du club.

    Mieux apprivoiser les débuts de périodes

    Côté Provence Rugby, l’heure était au soulagement après cette très large victoire au stade Maurice-David contre Biarritz. Un succès 52-10 qui a permis aux Aixois de ne plus être en apnée. Thomas Salles respirait un peu mieux et y voyait plus clair pour la suite du championnat. « On avait à cœur de se racheter après nos deux premiers matchs. Je pense qu’on l’a bien fait. On s’est rassurés sur pas mal de points avec cette victoire, même s’il y a encore pas mal de boulot. » Le cap à garder est aussi celui des entames de périodes. Après avoir beaucoup trop concédé contre Soyaux puis Valence, les Provençaux se sont appliqués face à une équipe biarrote rajeunie et sans expérience. « On a marqué dès le début du match la semaine dernière, ce que nous n’avions pas réussi à faire auparavant. Nous avons été plus pragmatiques et cela va nous servir pour la suite de la saison », continuait Thomas Salles.

    Une victoire en terres bretonnes serait un bon palier atteint par Provence Rugby dans la construction de sa saison. Ce vendredi soir, l’opposition monte encore d’un cran pour Philippe Saint-André et le reste de son équipe. Rendez-vous à 23 heures pour le résultat final.

    4e journée de Pro D2

    À 21h au stade de la Rabine

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Vannes : Bouthier – Benmegal, Roudil, Boudehent, Stevenson – Debaes, Ruru – Edwards (cap.), Augry, Pedemonte – Metz, Marks – Tafili, Cherry, Vunipola

    Provence : Drouet – Bituniyata, North, Finau, Cellio Zwiler – Salles, Coville (cap.) – Tuisue, Pinheiro Ruiz, Jalagonia – Rodda, Van Eerten – Francis, Latterrade, Taofifenua

  • Les Toulonnais enchaînent un deuxième succès de rang

    Les Toulonnais enchaînent un deuxième succès de rang

    Dans la lignée des confrontations de la saison passée, Pierre Mignoni, l’entraîneur du RC Toulon, avait prédit « un match compliqué » contre les Castrais. Et il faut reconnaître qu’il a une nouvelle fois vu juste. Ses protégés ont dû s’employer samedi soir, à l’occasion de leur retour devant leurs supporters à Mayol, pour repartir victorieux (16-12) dans cette deuxième journée de Top 14.

    « Castres est une bonne équipe qui est difficile à jouer, souligne Sergio Parisse, l’entraîneur de la touche varoise. Ce soir, on s’attendait à voir cette équipe de Castres réagir suite à leur défaite concédée à domicile contre Pau. Et ils ont lutté pour la victoire jusqu’à la dernière minute. Bravo à eux. Pour nous, c’est un match gagné, on va le prendre. Mais dans le contenu, il y a beaucoup de choses à revoir », ajoute-t-il, en faisant notamment référence à un jeu au pied qui manquait de maîtrise, avec des coups de pied trop souvent mal ajustés. « On n’a pas osé sur des turnovers, garder le ballon, on s’est débarrassé trop tôt du ballon. Puis, nous n’avons jamais eu le contrôle en première mi-temps. On a été trop fébriles, même en deuxième mi-temps, avec beaucoup d’erreurs. Le match a été très serré jusqu’à la fin. On défend très bien un ballon porté à cinq mètres de notre ligne. On a été très solidaires. Donc même sans faire un grand match, nous avons été solidaires jusqu’à la fin », note l’ancien international italien aux 142 sélections.

    Dréan (encore) en sauveur

    Avec des actions de jeu qui n’ont jamais pu aboutir pour les deux équipes en première période, où seuls les buteurs ont pu faire parler leur talent au pied, à l’image d’un Marius Domon serein dans l’exercice, la différence dans cette rencontre s’est faite grâce au seul essai inscrit de la partie. Doté d’une vitesse de pointe phénoménale, l’ailier toulonnais Gaël Dréan a une nouvelle fois épargné son équipe d’une défaite amère. « C’est un lancement sur mêlée. On va chercher l’extérieur car on n’avait pas beaucoup attaqué. On a une occasion avant que l’on cafouille et là on arrive à aller à l’extérieur. C’est bien que l’on marque en première main, ça fait plaisir », se réjouit le Breton de 24 ans, qui a joué les rôles de sauveur à quelques reprises la saison passée. « L’essai de Gaël nous fait énormément de bien. C’est un essai en première main après une mêlée. Il bat trois ou quatre défenseurs. Il nous fait énormément de bien cet essai », surenchérit Sergio Parisse. Mais, aux yeux du héros de la soirée, acclamé comme il se doit au moment d’aplatir le cuir à l’heure de jeu, son exploit individuel n’efface pas la prestation collective mitigée.

    « On est quand même frustrés de la copie rendue ce soir, martèle Dréan. On sait que Castres n’est pas une équipe facile à manœuvrer. Mais on a beaucoup de choses à corriger d’autant plus que l’on va recevoir La Rochelle, le soir encore (samedi 20 septembre, à 21h). Ce sera pareil, sur un terrain humide. Il va falloir faire mieux. » Tout est dit.

  • RCT : Une victoire serrée pour le retour à Mayol

    RCT : Une victoire serrée pour le retour à Mayol

    C’est un sans-faute pour le RCT. Après leur victoire à Montpellier (17-27) la semaine passée, les Rouge et Noir ont de nouveau trouvé le chemin de la victoire (16-12), samedi soir à domicile, à l’occasion de la deuxième journée de Top 14.

    Pour leur première rencontre de la saison à Mayol, les hommes de Pierre Mignoni ont dû s’employer pour prendre les quatre points de la victoire. Mais l’efficacité des buteurs Marius Domon et Melvyn Jaminet, associé à l’essai de Gaël Dréan a fait la différence.

    Les Castrais sont tout de même repartis avec le bonus défensif.

  • La Mosson ouvre la campagne municipale

    La Mosson ouvre la campagne municipale

    Quel remue-ménage. Le club de Montpellier range-t-il les plans, les rêves de nouveau stade pour rester à la Mosson ? S’apprête-t-il à suspendre, de force plus que de gré, son déménagement, envisagé en 2014 à la suite d’une seconde inondation en dix ans ? C’est tout au moins
    le sens de la promesse du
    maire et président de l’Agglomération Michaël Delafosse ainsi que la colère de Jean-Pierre Rico, maire de Pérols prêt à accueillir le stade Louis-Nicollin du côté de l’Arena.

    Lors de l’inauguration des Cuves gourmandes le 4 septembre, l’élu de Pérols, vice-président de la Métropole, s’est ouvertement agacé des intentions du maire de Montpellier, à sept mois des élections municipales (15 et 22 mars). « Le président de la Métropole [Michaël Delafosse] va officiellement annoncer au mois d’octobre où sera le stade de foot. Comme je ne suis pas associé à la démarche, je vous dis ce qu’il en est : le stade sera à la Mosson », s’est-il emporté dans une vidéo filmée par Laurent Jaoul, maire de Saint-Brès.

    Depuis un an et demi, un projet se faisait jour du côté de la Sud de France Arena, aux mains de la Région Occitanie de la présidente Carole Delga et de son fidèle vice-président en charge des sports Kamel Chibli. Il était question d’associer la rénovation du Parc des Expos, situé sur la commune de Pérols, et la construction d’un nouveau stade.

    Ce dossier avait valeur de dernière chance après l’abandon du projet de Cambacérès. Imaginé par Philippe Saurel, le lieu avait été délocalisé après 2020 par son successeur Michaël Delafosse du côté d’Ode à la mer, aux abords d’un espace commercial sur la commune de Lattes.

    M.Delafosse était associé au projet à la Sud de France Arena sans en être acteur dans la mesure où il s’est engagé lors de son premier mandat pour un stade 100% privé.

    Aujourd’hui, désire-t-il reprendre en main le dossier du stade Louis-Nicollin ? Tout comme Georges Frêche, maire de Montpellier (1977-2004) et ex-mentor, Michaël Delafosse se refuserait à quitter le quartier de la Mosson. Fin août, lors de la conférence de presse de rentrée, il avait promis de révéler début octobre le choix du nouveau site.

    Jean-Pierre Rico a éventé le secret et s’est insurgé sur le montant de l’investissement, de l’ordre de 70ME, pour prévenir toute inondation. « Et je ne voterai pas cela lors de la prochaine mandature. Je ne jetterai pas 70 millions d’euros dans la Mosson », a-t-il promis.

    Pour l’heure, le président du Montpellier Hérault Sport Club Laurent Nicollin se réfugie dans le silence. Et semble spectateur d’un nouveau retournement politique après les choix de Saurel, Delafosse et de la Caisse des dépôts, qui avait abandonné son aide à hauteur de 100ME.

    Le dirigeant du foot montpelliérain et de l’entreprise Nicollin, en charge du traitement des déchets, va attendre le mois d’octobre de connaître les intentions de Michaël Delafosse. Pour la troisième fois, après 2014 et 2020, le futur stade Louis-Nicollin sera un enjeu du scrutin. Il y revient cette fois d’une manière plutôt inattendue.

    Par ailleurs, les services de la Métropole ont pris contact avec les dirigeants du MHB, selon le président Julien Deljarry et fils du président de la CCI, pour envisager une évolution du palais des sports Bougnol, rebaptisé FDI stadium, alors que Christian Assaf avait réduit à néant toute nouvelle construction ou aménagement en février dernier. « La situation économique ne nous permet pas de faire une salle à 100M d’euros telle qu’elle était prévue en lieu et place du Zénith », avait soufflé le vice-président de la Métropole, en charge des sports.

    Enfin, Michaël Delafosse ferraille à l’heure actuelle avec le président du MHR Mohed Altrad, candidat déchu aux dernières élections municipales, au sujet du Complexe du Manoir, et du Septeo stadium. En février dernier, l’équipe dirigée par le manager Joan Caudullo avait été contrainte de jouer à Béziers deux rencontres de Top 14 en raison de l’état déplorable de la pelouse, à la charge de la mairie.

    Désireux de construire la maison du rugby, Altrad multiplie les plaintes sur la dégradation du Complexe Du Manoir, inauguré en 2007 en marge de la Coupe du monde de rugby. Sans nul doute, il va revenir à la charge et menacer de quitter du Manoir. Pour aller à Pérols ? Le Stade, ou les stades, s’invitent une fois encore dans les urnes. Et ouvrent la campagne. Quel remue-méninges.

  • Marius Domon, futur serial buteur du RCT

    Marius Domon, futur serial buteur du RCT

    Avec la titularisation de Baptiste Serin comme demi de mêlée, on pouvait penser que Pierre Mignoni allait placer son numéro 9 fétiche comme prioritaire dans l’ordre des buteurs. Mais le manager toulonnais a préféré attribuer cette responsabilité à son arrière Marius Domon lors de la première journée à Montpellier (17-27). « Je comprends que ça pose des interrogations, mais je les vois tous les jours et je peux vous dire que Marius fait partie des meilleurs buteurs du club, assure-t-il. Ils sont allés buter mardi soir à Mayol et il a fini meilleur buteur. Il faut aussi lui donner cette image-là et il le mérite », ajoute l’entraîneur varois, loin d’être surpris par la belle évolution du rugbyman formé au centre de formation du RCT. « C’est quelqu’un qu’on prépare depuis trois ans. Il est prêt à assumer ce rôle-là, comme Melvyn [Jaminet]. On a beaucoup de chance d’avoir deux joueurs de ce niveau à ce poste-là », se réjouit Mignoni. Il n’est d’ailleurs pas le seul à prendre du plaisir à le voir évoluer dans ce rôle. « J’ai toujours buté à l’entraînement, ce n’est pas quelque chose de nouveau, mais c’est vrai que quand il a du monde dans le stade, ce n’est pas la même chose. L’année dernière, j’en ai pris quelques-unes, ce n’est pas un choc direct de prendre le but maintenant, c’est quelque chose que j’aime faire », glisse Marius Domon, qui a été récompensé des efforts en étant convoqué par le staff du XV de France début juillet.

  • Retrouvailles avec Mayol

    Retrouvailles avec Mayol

    Après avoir réussi leur grande rentrée à Montpellier samedi dernier (17-27), les rugbymen toulonnais vont effectuer leur grand retour dans leur antre, ce samedi soir (21h05), pour le compte de la deuxième journée de Top 14 face aux Castrais. « On a un match très difficile à aborder, non seulement à cause de la météo qui ne s’annonce pas favorable, mais surtout parce que c’est une équipe que l’on connaît bien », souligne Pierre Mignoni. Le manager varois a affronté à trois reprises les pensionnaires du Castres olympique lors de la saison passée : une première victoire serrée à domicile au mois de septembre, avant de s’incliner par deux points d’écart seulement chez eux et de conclure par le match de barrage à Mayol, où le score final ne reflétait pas la physionomie de la partie. « Les trois rencontres se sont, à chaque fois, jouées dans les dernières minutes », martèle l’entraîneur toulonnais.

    Beka, le papa géorgien

    « Même s’ils viennent de faire une contre-performance [défaite (15-17) contre la Section paloise à domicile, Ndlr], je ne m’attends pas à un match facile », ajoute-t-il, tout en étant persuadé que le CO « n’a pas du tout changé son identité de jeu » depuis leur dernière confrontation. « C’est une équipe forte sur les fondamentaux et dans le jeu, mais leur gros point fort reste leur combativité. Ça fait partie de leur identité, de leur philosophie et de leur mentalité. Ils s’accrochent tout le temps. Tu as l’impression que tu les as, alors que non. Il ne faut pas les lâcher une seconde. Ensuite, c’est un groupe qui joue bien au rugby, avec des joueurs, que ce soit devant ou derrière, qui ont une capacité à faire vivre le ballon et à casser les lignes après contact. C’est une formation à la fois physique et joueuse, assez complète, qui la rend redoutable. Il va falloir qu’on mette la pression sur leur défense », détaille Mignoni. Et cela passera notamment par un trio d’avants solides. Parmi eux, le Géorgien Beka Gigashvili retrouve grâce aux yeux du manager. « Son rôle est toujours le même : il ne parle pas beaucoup, mais il fait beaucoup sur le terrain. Je le trouve bien mieux que la deuxième partie de saison dernière. Je le retrouve comme il y a deux ans, avec du peps et de l’énergie », se réjouit le tacticien de 48 ans, conscient que les trois mois d’arrêt de son pilier droit, suite à sa blessure aux adducteurs en début de saison passée, l’ont impacté. « J’ai beaucoup parlé avec lui, parce que je l’aime beaucoup. Il a une histoire ici à Toulon et une histoire personnelle qui est très attachante. Ça me rendait triste de le voir en difficulté, aujourd’hui je suis heureux de le voir comme ça, en pleine possession de ses moyens physiques et mentaux. » Depuis, il a repris ses fonctions de « papa géorgien », au service d’Owen Sorhaindo et Nikoloz Narmania, comme avait pu l’être Mamuka Gorgodze en son temps.

  • Provence Rugby veut enfin lancer sa saison

    Provence Rugby veut enfin lancer sa saison

    Il est grand temps de rebondir pour Provence Rugby. Ce vendredi (19h), les Aixois reçoivent le Biarritz Olympique pour le compte de la 3e journée de Pro D2. Une victoire est obligatoire après les deux revers contre Soyaux et Valence-Romans. La semaine dernière, au stade Maurice-David, les locaux ont perdu leur premier match à domicile depuis un an et demi. Une défaite sur la sirène qui a fait mal au crâne à tout un club. Pour remédier à cela, le groupe a tenté de se prendre en main et de trouver des solutions aux principaux défauts de ce début de saison. « On a échangé avec des cadres de l’effectif, dès le samedi matin, pour trouver des solutions. Clairement, on rate notre début de saison. Nous voulions attaquer et c’est complètement raté », explique Sébastien Fouassier, entraîneur des avants.

    Il a fallu changer des choses car, manifestement, certains points travaillés en présaison n’ont pas fonctionné. Trois points sont mis en avant par le staff. « Il y a eu trop d’erreurs individuelles, qui ont coûté des points. L’indiscipline est toujours présente et l’envie collective était moins forte que celle de nos adversaires. Ajoutez à ça nos entames de périodes », détaille Sébastien Fouassier.

    Des Biarrots également revanchards

    Après la défaite contre Valence (30-33), Philippe Saint-André pointait du doigt la nécessité de « retrouver l’humilité pour commencer à gagner des matches. » Garder les pieds sur terre pour aller chercher ces premiers succès clés et enfin lancer la saison. « Je dis au groupe, depuis un mois et demi, que nous avons une bonne équipe, mais nous ne sommes pas les extraterrestres de la Pro D2. Il faut aussi avoir ce retour à la réalité et à l’humilité, parce que notre sport nous le rappelle très vite », explique l’entraîneur.

    Pour vaincre Biarritz, « il faudra remettre les choses dans l’ordre. » S’appliquer face à une équipe qui vient de perdre 44-10 contre Colomiers. Des adversaires revanchards arrivent donc en Provence et la pression est plus élevée pour les Aixois. « Il y a une grosse attente sur les actes, sur le terrain, demain [ce vendredi] à 19h » met en avant Sébastien Fouassier. Victoire impérative pour Provence Rugby.

    3e journée de Pro D2

    Coup d’envoi à 19h au stade Maurice-David.

    Arbitre : Anthony Lac.

    Provence : Drouet – Lapegue-Lafaye, Lucas, Colombet, Bituniyata – Salles, Cazenave – Jalagonia, Voisin, Harrison – Rodda, Zafra Tarazona – Francis, Latterrade, Wegrzy.

    Biarritz : Kibirige – Bonneval, Spring, Even, Elissondo – Arandiga, Aurrekeotxea – Du Preez, Imaz Agirre, Jegerlehner – Sanderson, Backhouse – El Fakir, Ouldji, Mur.

  • Une rentrée à l’extérieur réussie pour le RC Toulon

    Une rentrée à l’extérieur réussie pour le RC Toulon

    Commencer une nouvelle saison par une victoire à l’extérieur est une aubaine pour n’importe quelle équipe. Une situation vécue par le Rugby Club Toulonnais samedi soir sur la pelouse du Montpellier Hérault Rugby, à l’occasion de la première journée de Top 14, où le club varois s’est imposé (17-27) grâce aux essais de l’ailier Gaël Dréan (8), du troisième ligne Zach Mercer (27) et de l’arrière Marius Domon (33). Ils s’installent ainsi, d’ores et déjà, dans le top 6 du championnat.

    « On ne va pas faire la fine bouche. Gagner ici, c’est énorme », insiste le demi de mêlée Baptiste Serin, qui ne boude pas son plaisir. « Ça fait deux ans qu’on gagne, c’est quand même un exploit. Il faut être meilleur à chaque match, ce n’est que le début de saison et il y a des enseignements à tirer, mais c’est très bien de commencer comme ça », poursuit-il. « Les garçons ont fait un bon match, pas un grand match, mais un bon match », surenchérit Pierre Mignoni, le manager du RCT. « On savait que ce serait dur ici après ce qu’avaient montré les Montpelliérains en matchs de préparation. Ils étaient très en forme. Contre eux, ce fut dur de la 1ère à la 80e minute. Je retiens aussi qu’on a réussi à échapper à la remontada de nos adversaires, au cours d’une deuxième mi-temps qui m’a moins plu que la première car on a perdu le contrôle des opérations », ajoute-t-il, très satisfait de la solidarité défensive dont ont fait preuve ses protégés.

    « Il faut garder ce qu’on a bien fait, c’est-à-dire défendre, devant, dans les mauls portés, en conquête. Garder un jeu simple mais structuré et l’état d’esprit surtout », lance le talonneur Teddy Baubigny à la mi-temps, où Toulon possédait 21 points d’avance au score (3-24).

    « J’ai vu beaucoup de bonnes choses, dans ce secteur car on a créé des ballons lents pour Montpellier. On a perturbé le jeu qu’ils voulaient mettre en place car ils ont des avants qui aiment prendre le ballon en avançant pour dominer les collisions. On a su les freiner sur ça. Mais je trouve qu’en attaque, on a manqué d’efficacité dans la zone de marque, on a loupé des occasions, on a perdu des ballons en touche », remarque Mignoni.

    Ce dernier a pourtant pu compter sur un Marius Domon diablement efficace dans de nombreux secteurs de jeu. Au-delà d’avoir inscrit le dernier essai de la partie, l’arrière, formé dans la rade varoise, a été imperturbable lors des transformations et a même permis au RCT de garder une avance solide en deuxième partie de match en inscrivant deux pénalités. « Il y a bien eu une ou deux scories. Mais il a fait un bon match en effet », juge l’entraîneur toulonnais. « On disait que si Melvyn Jaminet ne jouait pas, on ne pourrait pas gagner. Il faut sortir de ça. Non, si on veut aller loin, il faut que tout le monde joue et que tout le monde se donne. »

    Mais de manière générale, l’attaque des Rouge et Noir a été performante dans le secteur offensif, notamment sur les actions en première main. « Nous avons désormais une certaine animation offensive avec nos deux centres et cette saison, on va se servir de nos points forts avec Nacho (Brex) et Oliver (Cowie), ils n’avaient fait que deux matchs en ensemble, donc ça devrait encore s’améliorer », ajoute Pierre Mignoni. Le seul point noir au tableau, finalement, reste le manque de maîtrise en deuxième période, qui a permis aux Cistes de revenir progressivement dans la rencontre. Les essais du troisième ligne Lenni Nouchi et de l’arrière Tom Banks ont relancé la machine héraultaise, mais n’ont pas permis au MHR d’inverser la tendance. Toulon commence idéalement sa saison et aura à cœur de continuer sur cette lancée, dès samedi 13 contre Castres (21h), pour fêter dignement ses retrouvailles avec Mayol.

  • Top 14 : Face au RC Toulon, Montpellier veut entamer son renouveau

    Top 14 : Face au RC Toulon, Montpellier veut entamer son renouveau

    C’est une équipe du Montpellier Hérault Rugby revancharde qui attend le RC Toulon, ce samedi. Après son titre de champion en 2022, le club héraultais a frisé la correctionnelle en 2024 (13e, maintenu pour un point en barrage face à Grenoble), et connu deux exercices 2023 (11e) et 2025 (9e, à une place d’une qualification en Champions Cup) décevants.

    Avec douze arrivées pour quinze départs, le MHR a remanié son effectif plus que n’importe quelle autre équipe du championnat, y ajoutant des joueurs d’expérience tels que le deuxième ligne international gallois Adam Beard et le demi de mêlée international écossais Ali Price. Mais, aussi, de jeunes promesses comme le centre des Pumas argentins Justo Piccardo (23 ans) et le troisième ligne international australien Langi Gleeson (23 ans). Si tel que le relate L’Équipe le président Altrad annonce que l’objectif « est de finir dans les quatre, et ça commence par Toulon », Joan Cadullo, le manager, parle quant à lui des « phases finales ».

    « Bien sûr qu’ils peuvent le faire. Chaque année, les compteurs sont remis à zéro », affirme Pierre Mignoni. La manager du RCT s’attend à « un gros défi » face à un pack avant qui présente des arguments (le néo-Bleu Erdocio, Uelese, Veraheghe…). « C’est une équipe rugueuse, très forte sur ses bases que sont la mêlée, la touche… Il faudra être éveillé et pouvoir les contrer sur ces phases-là », prévient Swan Rebbadj. « Ils ont fait de bons matches amicaux [victoires 5-26 à Pau et 24-34 à Perpignan, Ndlr]. Ils ont deux ou trois individualités, mais on s’est plutôt recentrés sur notre jeu », détaille Oliver Cowie.

  • Provence Rugby 30 (13)

    Provence Rugby 30 (13)

    Un match renversant de bout en bout ! Provence Rugby était proche d’empocher sa première victoire cette saison mais tombe à domicile, après une dernière tentative lointaine de Valence-Romans (33-30). Un final cruel pour les locaux, qui perdent, chez eux, pour la première fois depuis mai 2024.

    Malgré le ciel bleu au-dessus du stade Maurice-David, les douze premières minutes ressemblaient pourtant à une douche froide pour Provence. Valence-Romans (VRDR) a concrétisé ses deux premières opportunités en brisant la ligne défensive des Provençaux. Le deuxième essai est inscrit par Mathieu Guillomot, étrangement seul dans le dernier tiers du terrain. Le match s’est corsé dans la foulée avec la sortie sur carton jaune du talonneur Thomas Sauveterre, auteur d’un coup à la tête. Un début de match qui a ravi les quelques dizaines de supporters des Damiers ayant fait le déplacement. Ensuite, Provence Rugby a passé le plus clair de son temps dans la moitié de terrain adverse. Une occupation récompensée par un essai de Léo Drouet, ce qui a permis aux joueurs de Philippe Saint-André de revenir au score avant la pause (13-21).

    Une seconde période renversante

    Avec cet écart de huit points, Valence-Romans a décidé de jouer les points dès qu’il le pouvait. Une légère indiscipline des locaux au retour des vestiaires permet aux Valentinois de se donner de l’air avec une marge de quatorze unités. Mais cette avance a fondu comme neige au soleil, en l’espace de cinq minutes. Un retour à égalité, quinze minutes à jouer et un final sous tension. Provence Rugby n’a pas trouvé la touche sur une pénalité, ce qui a permis à Valence de relancer et d’obtenir une balle de match. À 100% ce vendredi soir, le buteur Lucas Meret n’a pas tremblé pour donner la victoire aux siens sur la sirène. Un succès 33-30 du VRDR à Aix-en-Provence.

    « Bravo au VRDR, qui a bien joué le coup. Le début de match est catastrophique, surtout défensivement. Nous étions trop indisciplinés en début de seconde période et nous avons eu du cœur pour revenir au score. Valence a été plus réaliste globalement, ce n’est pas le début de saison espéré. Il va falloir retrouver de l’humilité », explique Philippe Saint-André, le directeur sportif de Provence Rugby après ce revers. Une occasion en or se présente dès vendredi prochain (19h) avec la réception de Biarritz.

    2e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (9 000 spectateurs)

    PROVENCE : Essais : Drouet (27e), Salles (59e), Colombet (63e) ; Pénalités : Soulan (4e, 14e), Salles (68e) ; Cartons jaunes : Sauveterre (12e), Youyoutte (40e)

    Entraîneur : Julien Dupuy

    VALENCE : Essais : Rodor (5e), Guillomot (8e), Suaud (21e) ; Pénalités : Meret (51e, 55e, 69e, 80e) ; Cartons jaunes : Spanderashvili (33e), Lane (58e)

    Entraîneur : Fabien Fortassin

    PROVENCE : Drouet – Lapègue, North, Lucas, Bituniyata – Soulan (o.), Deghmache (m.) – Harrison (cap.), Piazzoli, Gambini – Youyoutte, Zafra – Hawkes, Sauveterre, Taofifenua

    VALENCE : Moura – Lane, Guillomot, Marrou, Rozière – Méret (o.), Rodor (m.) – Vachon, Spanderashvili, Bruchet (cap.) – Fabrègue, Suaud – Milasinovich, Marco-Pena, Pontanier