Tag: Rugby

  • Victoire bonifiée pour Provence rugby face à Brive

    Victoire bonifiée pour Provence rugby face à Brive

    Quand deux équipes en quête de confiance s’affrontent, le spectacle n’est pas toujours au rendez-vous. C’est ce qu’a été la première période du duel Provence-Brive, mettant aux prises des protagonistes encore marqués par leur échec lors de la journée précédente. Les Aixois avaient raté le coche à Oyonnax, tandis que les Corréziens avaient été domptés à domicile par Soyaux-Angoulême.

    En première période, pour voir un peu de jeu, il fallait attendre la demi-heure de jeu, après que les Brivistes ont récupéré leurs punis du premier quart d’heure. À deux de plus, les Aixois avaient eu du mal à prendre le score, avec seulement deux essais, alors que la logique aurait voulu qu’ils profitent de l’aubaine pour creuser l’écart.

    Le retour à 15 des visiteurs ramenait un certain équilibre. Sans que le jeu prenne du relief. Ce qui se remarquait, c’étaient essentiellement les ballons tombés, de part et d’autre.

    Après les citrons, le jeu devenait un peu plus intéressant. Avec des Corréziens qui tentaient au large, face à des Aixois plus présents dans le petit périmètre. Une tactique qui usait la défense visiteuse, qui devait céder une troisième fois après l’heure de jeu. Le bonus offensif était alors acquis. Même si le succès aurait pu être plus large, un quatrième essai provençal étant refusé à Malohi Suta en fin de match.

    Provence – Brive 25 – 3 (15 – 3)
    9ᵉ journée de Pro D2
    Stade Maurice David (8200 spectateurs).
    Arbitre : P. Bru.

    PROVENCE : 3 essais Latterrade (22), Tuisue (25), Piféléti (64), 2 transformations (22, 64) et 2 pénalités (7, 58) Muntz.

    BRIVE : 1 pénalité Shillcock (29). Cartons ; jaune : Herbst (13), Affane (77) ; orange : Gué (3).

  • RC Toulon : retour à la maison pour renouer avec le succès face au Lou, samedi

    RC Toulon : retour à la maison pour renouer avec le succès face au Lou, samedi

    Avec Toulon, c’est toujours la même histoire. Performants à domicile, en étant invaincus au stade Mayol depuis le début de la saison, les hommes de Pierre Mignoni perdent aussitôt leur visage conquérant lorsqu’ils partent à la conquête d’un succès à l’extérieur. Ces résultats en dents de scie leur coûtent à l’aube de cette 9e journée de championnat une place sur le podium.

    Avec la réception des rugbymen lyonnais, douzièmes du championnat avec un bilan de quatre victoires et quatre défaites, les Varois, neuvièmes avec un match à rattraper face à La Rochelle, ont l’occasion, en cas de victoire, de remonter au classement du Top 14.

    Au-delà de l’international anglais David Ribbans, Juan Ignacio Brex, Paolo Garbisi, Baptiste Serin et Oliver Cowie font leur grand retour dans le groupe toulonnais. Le nouveau deuxième ligne géorgien Giorgi Javakhia, débarqué dans la rade il y a quelques jours comme joker médical, en provenance de Grenoble, devrait faire ses premiers pas sous les couleurs toulonnaises.

    Parmi les absents, le pilier gauche Jean-Baptiste Gros est retenu avec le XV de France. Melvyn Jaminet et Marius Domon ne sont pas encore remis de leurs blessures contre le Stade Toulousain. Les deux arrières s’ajoutent à la liste des blessés, qui comptait Gianmarco Lucchesi, Gabin Villière, Matthias Halagahu et Antoine Frisch. Jérémy Sinzelle et Mickael Ivaldi n’ont pas été retenus par Pierre Mignoni pour cette rencontre face au LOU.

    * Ma’a Nonu convoqué par la commission de discipline

    Suite à un plaquage dangereux effectué à la 59ᵉ minute de jeu face aux Toulousains, qui lui a d’ailleurs valu un carton jaune, le trois-quarts centre Ma’a Nonu est convoqué le 5 novembre devant la Commission de discipline de la Ligue Nationale de Rugby. L’international néo-zélandais pourrait écoper de plusieurs semaines de suspension si l’instance estime que son acte méritait plutôt un carton rouge.

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    RC TOULON vs LYON OU

    9ᵉ journée de Top 14. Samedi 1er novembre, à 14h30. Au stade Félix-Mayol, à Toulon. Arbitre : Jérémy Rozier.

    Groupe RCT : Esteban Abadie, Brian Alainu’uese, Léo Ametlla, Teddy Baubigny, Daniel Brennan, Jules Coulon, Pierre Damond, Beka Gigashvili, Giorgi Javakhia, Lewis Ludlam, Charles Ollivon, Dany Priso, Joé Quere-Karaba, Swan Rebbadj, David Ribbans, Kyle Sinckler (avants) ; Juan Ignacio Brex, Oliver Cowie, Gaël Dréan, Mathis Ferté, Paolo Garbisi, Matéo Garcia, Clovis Le Bail, Ma’a Nonu, Baptiste Serin, Mathieu Smaïli, Setariki Tuicuvu, Ben White (arrières).

    Manager : Pierre Mignoni

  • Provence rugby prêt à relever le défi de brivistes ambitieux

    Provence rugby prêt à relever le défi de brivistes ambitieux

    La semaine dernière, Provence rugby et Brive ont connu un destin croisé. Les Aixois ont mordu la poussière à Oyonnax, en offrant littéralement les munitions du succès à leurs adversaires. « Nous avons été défaillants dans les touches, ce qui a offert des opportunités à nos adversaires. Si nous voulons être à la hauteur de nos ambitions, il nous faut être plus rigoureux », reconnaît Romain Latterrade.

    Tout au long de la semaine, le staff a donc fait répéter ses fondamentaux dans les lancements du jeu à un collectif qui a conscience d’avoir manqué quelque chose dans l’Ain. Et qui compte bien se racheter sur ses terres face à un adversaire qui est un peu son baromètre depuis quelques saisons.

    « Brive, c’est un ogre », souligne le talonneur provençal. « Nous savons ce qui nous attend. Ce sera dur et serré, face à un gros pack. »

    Sébastien Fouassier est d’accord avec son joueur. « C’est un rendez-vous important qui nous attend, après un match où nous sommes restés sur notre faim », explique l’entraîneur des avants.

    Trouver la référence

    De son côté, Brive aura aussi besoin de se remonter le moral, après avoir été surpris par Soyaux-Angoulême dans son fief. « Ce qui donne à ce match toutes les caractéristiques d’un piège qu’il nous faudra éviter », poursuit le stratège.

    Parti tel un diesel, Provence rugby connaît encore quelques ratés. « Nous avons besoin d’un match référence. Brive peut être ce déclic pour lancer notre dynamique », admet Sébastien Fouassier. La période serait idéale, alors que le championnat arrive à son premier tiers, dans un bloc important et dont la dynamique peut donner le ton pour la suite.

    Le duel de ce soir, c’est avant tout le sixième qui reçoit le septième. Avec l’opportunité pour Provence de repousser un rival dangereux à cinq, voire six points en cas de bonus offensif. Sébastien Fouassier croit en la capacité de ses ouailles à sortir le grand jeu. « Il y a eu du bon travail tout au long de la semaine et je sens que le groupe monte en régime. J’attends le rendu en match. »

    9e journée de Pro D2

    21h, stade Maurice-David

    Arbitre : Pierre Bru

    PROVENCE : Vareiro – Lapègue, Lenoir, Finbau, Biuniyata – Muntz (o), Coville (m) – Gambini, Jalagonia, Tuisue – Zafra, Roda – Taofifenua, Latterrade, Francis.

    BRIVE : Krone – Tuivaka, Tapuai, Olding, Zénon – Shillcock ( o ), Cooney (m) – Lawes, Sadrugu, Gué – Herbst, Coletta – Chavac, Boudou, van der Merwe.

  • Top 14 : après la claque à Toulouse, réaction attendue pour le RC Toulon face au LOU

    Top 14 : après la claque à Toulouse, réaction attendue pour le RC Toulon face au LOU

    Plus de 50 points dans la musette (pour la troisième fois en un an) et un sentiment d’impuissance : les années se suivent et l’issue des matches face au Stade Toulousain est similaire pour le RC Toulon, battus pour les quatrième fois de rang face à ce si puissant rival, qui est encore une fois paru hors d’atteinte, dimanche dernier, à Ernest-Wallon. Et ce, même si le score (59-24) semble lourd par rapport aux intentions de Toulonnais audacieux en début de rencontre.

    Au risque de payer cash leurs imprécisions, à l’image du premier essai, issu d’une interception toulousaine sur une phase offensive du RCT. « Toulouse est une grande équipe, on le savait. Il n’y a rien à dire sur leur victoire. Ce qui me dérange, c’est qu’il me semble que sur les vingt-cinq premières minutes, nous étions présents. On les a breakés trois fois mais on ne marque pas. C’est difficile surtout quand tu prends cet essai en contre en début de match », regrettait Pierre Mignoni. Mots différents, mais constat semblable pour Teddy Baubigny : « Il y a eu de bonnes choses, tout n’est pas à jeter. On s’est vite retrouvé menés au score sans trop savoir pourquoi. »

    Plombés par leur indiscipline (trois cartons jaunes, 25 minutes d’infériorité), les coéquipiers de Charles Ollivon n’ont, toutefois, pas su réagir dans l’adversité des faits de match : « Mes joueurs n’ont pas assez osé par moment. Eux te mettent dans le dur dès qu’ils peuvent. En fin de première mi-temps, ils font une combinaison qu’ils répètent à tous les matches. On savait très bien ce qu’ils allaient faire. Mais à quatorze, s’il y en a un qui s’oublie et qui défend mal, c’est terminé », pointait l’entraîneur toulonnais, déçu de ne pas poursuivre sur la lignée du match face au Racing 92 : « Toute la semaine, on a essayé de les préparer pour jouer au ballon. L’équipe sortait d’un bon match où il me semble qu’on avait osé. Mais pour oser, il faut avoir du courage. »

    Quelle option à l’arrière ?

    La réception du LOU, ce samedi, doit permettre de passer à autre chose et de repartir sur les bases d’un début de saison plutôt convaincant, face à une équipe en crise (quatre défaites sur les cinq derniers matches), après ses trois succès inauguraux. Mais dotée d’individualités très talentueuses. Parmi elles, une vieille connaissance, en la personne de Jiuta Wainiqolo, qui a rallié les bords du Rhône cet été après quatre saisons en rouge et noir, et déjà auteur de six essais en cinq matches (dont deux face à la Rochelle samedi dernier).

    Et si hormis Jean-Baptiste Gros, protégé par le staff des Bleus, tous les internationaux (Dréan, Brex, White, Garbisi, Tuicuvu) seront de la partie, il faudra composer avec les blessures de Jaminet, touché au biceps face à Toulouse et incertain, de Rebbadj (déchirure musculaire) et de Domon (fracture de la main), qui pourrait être indisponible de longues semaines. Dès lors, bien que la nouvelle bonne prestation de Ferté face aux Hauts-Garonnais (deux essais) offre une garantie sur l’aile, le RCT n’a plus d’arrière de métier disponible. Il faudra ainsi compter sur le dépannage de Garcia, Tuicuvu, ou même Ferté, capables d’assumer le poste. Quelle sera l’option choisie ? Affaire à suivre.

  • Le RC Toulon a pris une belle claque face au Stade Toulousain

    Le RC Toulon a pris une belle claque face au Stade Toulousain

    Avec cette troisième défaite de la saison, les hommes de Pierre Mignoni, qui accusent toujours un match de retard, retombent à la neuvième place du Top 14.

  • Top 14 : Face au Stade Toulousain, le RC Toulon au pied de la montagne

    Top 14 : Face au Stade Toulousain, le RC Toulon au pied de la montagne

    Les trois confrontations de la saison passée ont tourné au cauchemar pour les Toulonnais. La première (défaite 57-5 à Wallon), avait démontré un écart abyssal avec les champions d’Europe et de France en titre de l’époque. La deuxième, en quart de finale de Champion’s Cup, fut cruelle, avec une défaite – la seule de la saison à Mayol – sur pénalité dans les ultimes secondes (18-21). La troisième, au Vélodrome, fut largement précipitée par l’exclusion de Baptiste Serin, dans un match d’abord équilibré qui prit ensuite une tournure humiliante (16-50).

    Alors, à l’heure de retrouver celle que nombre d’observateurs qualifient comme « la meilleure équipe du monde », imprenable à domicile, l’humilité est de mise dans le camp rouge et noir : « On a beaucoup analysé ces matches. C’est une équipe qui aime avoir la possession, qui impose son rythme, son jeu debout, mais aussi son jeu d’avants. Elle met les choses dans l’ordre et quand elle met 50 ou 60 points aux équipes, c’est par là qu’elle commence », prévient un Pierre Mignoni, qui n’a pas pour autant invoqué l’esprit de revanche de ses joueurs : « Chacun fait appel à ce qu’il veut. Je ne suis pas amnésique, je sais ce qui est dur, mais aussi ce qui est possible. Ça relève peut-être d’un exploit, mais quelles conditions met-on pour le créer ? Ce sont les joueurs qui ont la recette. »

    Domon à l’ouverture

    Premier ingrédient, l’abord de la rencontre : « C’est la grosse interrogation qu’on doit avoir. Si on n’est pas aligné les uns avec les autres, ça donne les scores qu’on connaît. L’an dernier, on a pris deux raclées », se souvient l’entraîneur varois. Cependant, « quand tu repars sur la saison, les compteurs sont remis à zéro », relativise Jérémy Sinzelle. Faut-il, dès lors, se libérer de la pression, face à des champions de France largement favoris malgré leur défaite à Pau, samedi dernier (30-26) ? « Je ne sais pas. Chaque match, c’est la guerre, encore plus contre Toulouse. Allons-y avec fierté. »

    Sur le plan technique, après un match référence face au Racing, la donne semble plus simple : « Avant de penser au jeu d’attaque, pensons à ce qu’on doit faire pour avoir des ballons rapides, tenir le ballon… Il faut gagner ces duels. C’est la base du rugby, pour créer un exploit, sinon tu ne peux pas exister », martèle Pierre Mignoni. « Il faut être constant sur ce qu’on veut mettre en place. Si on commence à rendre des ballons, à faire des en-avant, on va prendre la marée », prévient Jérémy Sinzelle.

    Et c’est une charnière inédite White-Domon, titularisé en 10 à Vannes l’an dernier, qui devrait être responsable de l’animation du jeu : « Marius a cette polyvalence. Il a fait de bonnes entrées. Il avait déçu à Vannes, mais comme les 23 présents ce jour-là. Ce n’est pas forcément le match le plus facile pour jouer à ce poste. Mais avec les entrées qu’il fait, il faut avoir des garanties et le lancer dans un tel match. Il a tous les atouts pour jouer à ce poste, le courage, le jeu au pied, l’intelligence », affirme Pierre Mignoni.

    TOULOUSE – TOULON

    8e journée de Top 14

    Dimanche 26 octobre, à 21h05. Lieu : Stadium de Toulouse Arbitre : Ludovic Cayre

    TOULOUSE : Ramos – Kinghorn, Gourgues, Chocobares, Mallia – R. Ntamack, Graou – Jelonch, Roumat, Willis – Meafou, Flament – Aldegheri, Marchand (cap.), Neti. Remplaçants : Cramont, Ainu’u, Elias, T. Ntamack, Saito, Costes, Thomas, Colombe.

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Smaïli, Sinzelle, Ferté – Domon, White – Coulon, Ollivon (cap.), Quere-Karaba – S. Rebbadj, Ribbans – Sinckler, Damond, Gros. Remplaçants : Baubigny, Brennan, Mézou, Alainu’uese, Ludlam, R. Rebbadj, Nonu, Priso.

  • Rugby : la légende Toulonnaise André Herrero tire sa révérence

    Rugby : la légende Toulonnaise André Herrero tire sa révérence

    Avec ses frères Daniel, Francis et Bernard, ils formaient un quatuor redoutable au sein du Rugby Club Toulonnais. André Herrero, l’aîné, s’est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi. L’ancien roc du pack varois avait 87 ans.

    Fils d’une famille de républicains espagnols chassée de son pays par la dictature de Franco, c’est à La Seyne-sur-Mer, après un passage dans l’Hérault, qu’André et ses frères ont grandi et se sont imprégné des valeurs du rugby chères à leur père, lui même joueur à l’époque.

    André Herrero a pris sa première licence au club de l’Arsenal de Toulon, avant de rejoindre le RCT à l’âge de 19 ans. Il participera à deux finales, perdues face à Lourdes puis Béziers, du championnat de France et portera à 22 reprises le maillot de l’équipe de France. Après une pige à Nice, il reviendra chez les rouge et noir pour en être entraîneur (1981 – 1983), puis président (saison 1991/92). Il sera également manager de l’équipe de France de 1992 à 1995, avant de poursuivre dans la commission de sélection, jusqu’en 2000.

  • Avec Caleb Muntz, le Pacifique accoste en Provence

    Avec Caleb Muntz, le Pacifique accoste en Provence

    La chose demande confirmation, mais le public du stade Maurice-David a peut-être trouvé sa nouvelle coqueluche. En tout cas, Caleb Muntz possède toutes les qualités pour dynamiter les défenses de Pro D2 et apporter la folie du Pacifique en Provence. Le demi d’ouverture de 25 ans
    (26, le 30 octobre) a disputé sa première rencontre avec les Aixois, vendredi dernier, lors de la victoire 39-33 face à Nevers. 16 points et un premier essai, plein de malice, pour participer pleinement au succès de sa formation.

    Les opportunités, Caleb Muntz les saisit une à une depuis le début de sa carrière. L’international fidjien est né en Nouvelle-Zélande, d’une mère d’origine maorie et d’un père venant des Îles Fidji. « Je viens de la région de Waikato. Il y a beaucoup de fermes, c’est très silencieux. Nous sommes proches de la plage, d’une grande ville comme Auckland, on peut aller à de nombreux endroits en 1h30 », détaille-t-il. En bon néo-zélandais, il débute tôt le rugby. Très tôt. À quatre ans, le joueur petit format (1m78 aujourd’hui) court déjà, ballon ovale entre les mains. « Le rugby est très important au pays, beaucoup de mes amis jouaient donc je m’y suis mis aussi. »

    Super Rugby et Flying Fijians, les rêves de Caleb

    En Nouvelle-Zélande, l’horizon se bouche. Celui qui a grandi en regardant les Chiefs, franchise du Super Rugby basée dans sa région, a usé de sa double nationalité pour se créer un avenir dans le rugby. « J’ai débuté des études d’ingénieur et je jouais à côté. Mais je ne voulais plus faire les deux et j’ai eu la chance d’avoir un contrat aux Fidji », raconte le Néo-Aixois.

    Un premier rêve s’est concrétisé grâce aux Fijians Drua : jouer dans le Super Rugby, la grande ligue de l’hémisphère sud. Un championnat qu’il a toujours regardé. Pour les Fidjiens, voir leurs compatriotes y évoluer est une consécration. Muntz explique : « Je pense que beaucoup de Fidjiens, sur l’île, rêvent de jouer dans le Super Rugby. Je ne me rendais pas compte de ça avant d’intégrer l’équipe. »

    Avant d’aller découvrir un nouveau style de rugby en Europe, opposé au jeu rapide et risqué du Pacifique, le numéro 10 a aussi connu la sélection, avec les Flying Fijians. C’était son autre rêve, il est devenu réalité contre les Tonga, à l’été 2023. « J’étais nerveux lors de mon arrivée, mais on m’a rapidement fait confiance. Le jour du match, l’atmosphère était géniale et c’était devant mes parents. » À Oyonnax, l’homme du Pacifique a une nouvelle chance d’animer le jeu provençal, en misant sur ses spectaculaires qualités.

    À Oyonnax pour confirmer leur nouvelle forme

    Provence Rugby est dans la meilleure forme de sa saison. Après un début d’exercice 2025-2026 plutôt moyen, les Aixois alignent les succès ces dernières semaines. Dax, Grenoble et désormais Nevers, depuis la semaine dernière. Ce vendredi soir (19h30), les Provençaux se déplacent dans l’Ain pour affronter Oyonnax. L’ex-club de Top 14 n’effectue pas non plus sa meilleure saison. Deux défaites coup sur coup et trois autres d’une courte tête, plus tôt dans le championnat.

    11e après sept matches, l’USO est dans le dur. À Provence Rugby d’en profiter pour étendre sa domination et conforter sa place dans un top 6 qu’il souhaite conserver jusqu’au printemps prochain. À noter le retour de l’ailier fidjien Setareki Bituniyata, impactant en début de saison.

    Oyonnax – Provence

    8e journée de Pro D2

    À 19h30 au stade Charles-Mathon

    Arbitre : Jonathan Gasnier

    OYONNAX : Bogado – Reybier, Rabut, Mensa, Qadiri – Bouraux, Ruru – Cassiem, Hermet, Lebreton – Corso, Leindekar – Oz, Karkadze, Vivas

    PROVENCE : Portela – Bituniyata, North, Lucas, Zwiler – Muntz, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Voisin – Tuisue, Van Eerten – Ndiaye, Pifeleti, Wegrzyn

  • Une soirée dédiée à la sécurité et à la prévention des blessures dans le sport

    Une soirée dédiée à la sécurité et à la prévention des blessures dans le sport

    Chaque année, trop nombreux sont les joueurs de rugby victimes de blessures invalidantes, ou décédés en pleine pratique. Endeuillé en mars par le décès de Nicolas Haddad, 15 ans, suite à un choc en match, le RCT a décidé de renforcer sa prévention des risques. Des dispositions détaillées auprès des parents et joueurs mercredi au campus RCT.

    « Vos enfants on les aime, donc on veut bien s’en occuper. Le rugby a changé, nous n’étions alors pas alignés sur la sécurité des joueurs. Aujourd’hui, on est dans la bonne direction », a introduit Pierre Mignoni, entraîneur des pros et directeur du rugby.

    Tour à tour, éducateurs, préparateurs et membres de la fédération ont pris la parole pour évoquer les priorités en la matière. Les trois grands facteurs de blessures « sont les plaquages subis, réalisés et la course », évoque Didier Demory, médecin de l’équipe pro. Pour prévenir, « on fait de l’évaluation : où se situent les déficits ? Il y a un suivi régulier sur la proprioception, la force et la mobilité. »

    Des méthodes reproduites chez les jeunes. Un accent est mis sur les cervicales (pour lequel le club a mis en place un protocole de suivi en 2024). Mais aussi sur une multitude d’aspects : équipements (casque et protège-dents – bientôt obligatoire au club – diminuent grandement les risques de commotion), mental, posture et technique de plaquage, appréciation des mouvements… Le tout en fonction des catégories d’âge, « car avant d’apprendre à forcer, il faut apprendre à utiliser son corps », soutient Tristan Canessa, préparateur physique, en charge du pôle réathlétisation. Sans oublier l’aspect réglementaire, à la charge de la Ligue Nationale de Rugby, « avec des plaquages limités à la ceinture en amateur, l’interdiction du plaquage à deux, le carton bleu… », détaille Pierre Leroy, directeur technique de la Ligue Paca, qui met enfin en garde les parents contre « les comportements déplacés, qui ont beaucoup d’incidences sur le jeu ».

  • Le RC Toulon arrache le bonus dans les ultimes instants

    Le RC Toulon arrache le bonus dans les ultimes instants

    Une victoire large, mais un bonus sur le fil. Le RCT s’est montré solide et réaliste dimanche soir, face à des Franciliens qui ont vendu leur peau très cher. L’affaire aurait pu être mal embarquée d’entrée de jeu, lorsque Jaminet était contré par Fickou. Abadie parvenait heureusement à devancer le centre international pour éviter l’essai (4e). Mais c’étaient bien les Rouge et noir qui mettaient la scoring machine en marche. Suite à une percussion de Baubigny, Brex profitait d’une passe volleyée de Serin pour inscrire le premier essai du match (7-0, 12e). Avantage de courte durée car le Racing ne tardait pas à réagir, sur une percée d’Habosi conclue par Fickou (7-7, 15e).

    Parfois en difficulté face à la puissance ciel et bleue, le RCT allait toutefois se montrer réaliste. Sur une mêlée écroulée à l’avantage des Toulonnais, Serin jouait rapidement. Le ballon transitait de Sinzelle jusqu’à Jaminet, qui redonnait 7 longueurs d’avance au RCT (14-7, 25e). Malheureusement, le maître à jouer toulonnais, blessé aux côtes sur l’action, devait céder sa place à White. Qu’importe, et en dépit de plusieurs possessions parisiennes, le réalisme ne changeait pas de camp. Drean, trouvé par une jolie passe sautée de Tuicuvu, donnait un peu d’air aux siens (37e, 21-7). Et Jaminet encore un peu plus, grâce à une pénalité sur la sirène (24-7, 40e).

    Le bonus à l’arraché

    Il ne fallait pas relâcher l’étreinte au retour des vestiaires. Reçu 5 sur 5 par des Toulonnais conquérants, récompensés par l’essai du bonus de Mercer, en force (31-7, 52e). Cependant, comme trop souvent, le retour de flamme était immédiat, Baudonne profitant des difficultés toulonnaises à se dégager pour réduire la marque, lui aussi en force (31-14, 56e). Il faillit être double, avec un essai logiquement refusé au Racing. Mais dans la foulée, la légende Ma’a Nonu sortait de sa boite, perçait la défense et inscrivait son troisième essai de la saison, pour un bonus retrouvé (38-14, 61e).

    Il fallait donc le défendre. Mais après avoir longuement résisté devant sa ligne d’en-but, les Varois finissaient par craquer sur un groupé pénétrant conclu par Taofifenua (38-21, 76e). On croyait le bonus envolé. C’était sans compter sur Alainu’uese qui, sur la sirène, libérait Mayol (45-14). Bonus entériné, et mérité.

    RC Toulon 45 (24) Racing 92 14 (7)

    7e Journée de Top 14

    Stade Mayol

    Arbitre : M. Rousselet

    Points : 6E Brex (12e), Jaminet (25e), Dréan (37e), Mercer (52e), Nonu (61e), Alainu’uese (80e) ; 6T Jaminet (12e, 25e, 37e, 52e), Garbisi (61e), Domon (80e) ; 1P Jaminet (40e) pour le RCT ; 3E Fickou (15e), Baudonne (56e), Taofifenua (76e) ; 3T Prisciantelli (15e), Seunes (56e, 76e)