Tag: Rugby

  • Le RC Toulon à la rencontre des enfants hospitalisés

    Le RC Toulon à la rencontre des enfants hospitalisés

    Des étoiles dans les yeux, des ballons dans les mains. Ce lundi, les jeunes patients du service pédiatrique de l’hôpital Sainte-Musse ont reçu la visite de cinq rugbymen du RC Toulon. Et pas des moindres : les internationaux français Baptiste Serin, Danny Priso et Antoine Fritsch, l’international écossais Ben White et la légende néo-zélandaise Ma’a Nonu, double champion du monde 2011 et 2015.

    Pendant près d’1h30, ils ont fait découvrir le ballon ovale à une petite dizaine de bambins, à travers de petits exercices d’initiation qui ont laissé des sourires indélébiles sur les visages « d’enfants qui ne devraient pas être ici, car leur place n’est pas à l’hôpital, mais certains y sont obligés. Ça doit être dur pour eux et pour leurs parents, alors on essaie de venir dès que le club nous le propose », explique Baptiste Serin, venu transmettre sa légendaire science de la chistera et du jeu au pied. Mais là n’est pas la priorité : « Le rugby sert de levier, mais on ne vient pas dans l’optique de leur apprendre, mais pour partager, qu’ils voient qu’il y a des personnes un peu “connues” qui ont envie de vivre des moments sympas avec eux. »

    Ce genre de rencontre revêt un certain intérêt dans le processus de guérison des enfants, comme l’explique le docteur Paul Casha : « Le sport est indispensable au développement de l’enfant. On pourrait penser que l’hospitalisation est un frein à la pratique. La venue de joueurs, avec leur notoriété, peut être un bon encouragement pour les pratiques ultérieures, voire inciter certains à s’y mettre. Ça aide aussi pour le moral, le bienfait psychologique a un rôle important à jouer, pour avoir un environnement agréable et pas que des chambres avec des potences de perfusion. »

    Une journée portée par l’association Premiers de cordée, « qui propose des animations sportives pour les enfants à l’hôpital », explique Julia Conti, chargée de mission pour Premiers de cordée. « Cette semaine, nous sommes là dans le cadre de la semaine du sport à l’hôpital. L’idée est de s’adapter au lieu. Ce n’est pas la première fois que le RCT participe, donc ça donne une animation très naturelle et spontanée. Ce n’est que du plus, car les joueurs donnent de leur temps. De plus en plus de sportifs s’investissent chaque année. » La semaine se poursuit avec une animation badminton, mercredi après-midi, et une initiation au Qwan-Ki Do, un art martial aux influences asiatiques, créé à Toulon.

  • Toulon retrouve le podium après la victoire face à Pau

    Toulon retrouve le podium après la victoire face à Pau

    Conquérants devant leur public, les pensionnaires du RC Toulon ont réalisé une brillante opération (33-17), samedi après-midi, face à la Section Paloise. Ce succès maîtrisé, le troisième de la saison sur les quatre premières journées des Rouge et Noir, leur permet de siéger sur le podium du Top 14. « On prend cinq points, on est très content sur le plan comptable », se réjouit Pierre Mignoni, conscient que son équipe « aurait pu perdre le bonus », suite à une fin de match poussive des Palois inspirés dès l’entrée en jeu de l’international argentin et ancien membre de la maison varoise, Facundo Isa. « Cela aurait été une grosse déception. Maintenant, j’ai envie de rester positif et il faut l’être un peu. Nous avons fait des choses très intéressantes, il faut contrôler davantage le jeu sur nos annonces et être plus clair pour aider nos avants. Par moments, on les met une difficulté. C’est la première chose », pointe-t-il, avant de poursuivre : « Dès qu’on enchaînait et qu’on était précis, on les mettait en difficulté avec de beaux essais. C’est une bonne chose, il faut continuer et progresser. Je vois le potentiel de ce groupe. On a perdu trois rucks de trop ce soir. On va en faire la semaine prochaine, on va se préparer. »

    Grand Ribbans

    L’un des grands points positifs de cette rencontre reste l’excellente défense appliquée par les héros de Mayol. « Je crois qu’on a été dur sur l’homme, on a bien travaillé sur des efforts dans les rucks, on était bien connecté », remarque le manager toulonnais, toutefois persuadé que ses protégés ont « par moments manqué de connexion » et qui l’ont « payé cash ». « Je veux que l’on soit encore bien meilleur sur cela. On ne doit pas laisser revenir cette équipe au risque de perdre un point. C’est lié à la défense mais aussi sur des décisions à la fin. Il faut être bien meilleurs. » Parmi ses cadres, le capitaine David Ribbans s’est montré exemplaire sur le terrain, aussi bien en défense où il a réussi onze des douze plaquages qu’il a tentés dans la partie, qu’en attaque où il a été l’auteur d’un essai en force et a aidé Esteban Abadie à filer jusqu’en terre promise. « C’est un des leaders de cette équipe, c’est quelqu’un qui a besoin de sentir la connexion avec ses trois-quarts. Il ne peut pas s’épuiser à chercher des solutions. Il doit faire son job comme il le fait très bien. Je veux des garçons autour qui lui apportent des solutions car il ne va pas faire tout tout seul. Il fait déjà beaucoup de choses », reconnaît Mignoni.

  • RC Toulon : Après neuf mois d’absence, Charles Ollivon va faire son retour face à Pau

    RC Toulon : Après neuf mois d’absence, Charles Ollivon va faire son retour face à Pau

    On aurait parfois presque oublié qu’il faisait encore partie de l’effectif toulonnais, tant sa convalescence a semblé longue. Absent des terrains depuis le 4 janvier et sa rupture du ligament croisé du genou droit contractée face au Racing Metro, à Mayol, le « Grand Charles » voit enfin la lumière au bout du tunnel. Après avoir mangé son pain noir pendant neuf mois – au jour près –, le troisième ligne international aux 46 sélections va retrouver le groupe ce samedi face à Pau. Qui plus est dans un stade qui attend son capitaine (même s’il ne portera pas le brassard) depuis longtemps.

    Mais, le plus pressé reste le principal intéressé, pour qui les fourmis dans les jambes sont devenues des araignées : « Charles est excité, se réjouit Pierre Mignoni. On lui a laissé le temps de revenir. Je suis heureux pour nous, mais surtout pour lui. Quand tu vois des joueurs se blesser en pleine saison, louper les phases finales… Ça a vraiment été dur pour lui, mentalement ce n’est pas facile quand c’est une blessure que tu as déjà connue. »

    « Jouer avec Charles

    est un honneur »

    Un retour qui a nécessité beaucoup de résilience pour l’ancien capitaine des Bleus et qui pourra lui servir pour la suite selon son coach : « Il a gagné en crédibilité, il a bien travaillé. Je pense qu’il va jouer encore plus longtemps, il est frais, en forme. »

    Ce retour sera une arme importante pour le groupe : « Son retour va avoir de l’impact sur les autres. Mais il faut qu’il pense à lui, qu’il retrouve du plaisir, des sensations. Que les joueurs qui sont sur le terrain l’aident à revenir », insiste Pierre Mignoni. Parmi eux, Dany Priso, heureux de voir revenir un joueur majeur : « Ça fait deux semaines qu’il ronge un peu son frein. Il a discuté avec le staff, il se sent à 100%. On connaît ses qualités de leader. On est content. » « C’est un très grand joueur, qui peut jouer à un très haut niveau. Jouer avec Charles est un honneur. Quand il est là, tu as davantage de confiance », se réjouit aussi Ben White.

    L’occasion effacer la déception du week-end dernier sur le terrain de Bayonne : « Il y a un mot qui me revient, c’est regret. On prend un point, on en voulait trois ou quatre de plus. Sur notre dernière action, qui se retourne contre nous, on était en passe de pouvoir mettre ce 3e essai de plus que l’adversaire. Au final, on perd quatre points », regrette Pierre Mignoni, qui veut quand même capitaliser sur « les choses positives. On n’a pas lâché à la mi-temps. Les joueurs ont mis le bleu de chauffe qu’ils n’avaient pas mis sur la première. Ça, je ne l’accepte pas. » Avec le retour d’un de ses meilleurs guerriers, qui débutera sur le banc, gageons que ce RCT ira au combat pendant 80 minutes.

    Toulon – Pau

    5e journée de Top 14

    Samedi 4 octobre, 16h35.

    Stade Mayol, Toulon.

    Arbitre : M. Blasco Baque.

    TOULON : Domon ; R. Rebbadj, Brex, Frisch, Ferté ; Garbisi, Serin ; Abadie, Ludlam, Quéré-Karaba ; Ribbans (cap.), S. Rebbadj ; Priso, Damond, Gros.

    PAU : Luc ; Arfeuil, Klemenczak, Decron, Manu ; Desperes, Souverbie ; Credoz, Tuipulotu, Zegueur ; Picquette, Jo.Kpoku ; Tokolahi, Rey (cap.), Kaulashvili.

    Lucchesi sur la voie du retour, protocole commotion pour Dréan

    Blessé au genou gauche (rupture du ligament croisé antérieur) en avril dernier face aux Saracens en Coupe d’Europe, le talonneur international italien Gianmarco Lucchesi (25 ans) est sur la voie du retour. « Il est plutôt bien dans sa rééducation. Il est actuellement au CERS, et il est en avance. Il peut avoir le feu vert pour reprendre assez rapidement. On peut espérer l’avoir d’ici cinq à six semaines », se réjouit Pierre Mignoni. Concernant Gaël Dréan, sorti sur civière la semaine dernière face à Bayonne après un violent choc au sol, « il suit le protocole commotion classique. Il devrait revenir d’ici 12 jours », annonce le technicien.

    Mignoni sur les mêlées : « Des intros sont sanctionnées à l’excès »

    Pierre Mignoni a également donné son avis sur la gestion des mêlées depuis le début de saison, pour lesquelles les arbitres ont désormais la consigne d’être intransigeants : « Il ne faut pas tomber dans la loi du millimètre près. J’ai vu des introductions sanctionnées, comme d’habitude, à l’excès. Vraiment, tu ne vois pas la différence entre une bonne et une mauvaise intro. Quand c’est trop en travers, il faut prendre. Quand c’est limite, on joue, sinon on ne jouera jamais une mêlée. En ce qui me concerne, je suis plutôt content de mes numéros 9. Qu’ils continuent. »

  • RC Toulon : La Section Paloise, un dauphin à respecter

    RC Toulon : La Section Paloise, un dauphin à respecter

    Avec trois victoires en quatre rencontres, dont un dernier succès probant face au LOU, samedi dernier (40-15), la Section Paloise réalise un début de saison plus que convaincant. Avec 14 points, il n’est devancé par Toulouse qu’à la différence de points.

    Pas une surprise pour Pierre Mignoni : « Pau a un jeu en place depuis des années. C’est une équipe très joueuse, qui aime avoir la possession et joue très bien au rugby. Ils posent énormément de problèmes, car ils dominent les collisions, ils portent beaucoup le ballon. C’est une équipe intelligente. On a prévu des choses, j’espère les voir. » « Ils ont un gros pack, ils ont marqué pas mal d’essais sur ballon porté. Derrière ça court, il y a de la vitesse et beaucoup d’internationaux. C’est une équipe dangereuse partout », prévient Dany Priso

    Privés pour plusieurs mois de leur international français Théo Attissogbe, les Palois pourront compter sur leur meilleur marqueur (3 essais) Reece Hewat… Et sur une vieille connaissance du RCT, Facundo Isa, qui retrouvera Mayol, non sans émotion, quelques mois après l’avoir quitté. « Recroiser Facu, ce sera bizarre. Il est venu nous voir à Bayonne. Ça faisait trois ans que je jouais avec lui. C‘est un ami en dehors, mais pas sur le terrain. On connaît ses qualités, il faudra se mettre en face et bas quand il prendra le ballon, sinon, on risque de se retrouver 15 mètres derrière. On est prêt à l’accueillir comme il faut, le public sera heureux de le revoir aussi », annonce Priso.

  • Grenoble, adversaire coriace pour Provence Rugby

    Grenoble, adversaire coriace pour Provence Rugby

    Une « bête noire » qu’il va falloir dompter pour ramener un maximum de points de leur déplacement. Provence Rugby est ce vendredi (21h) au Stade des Alpes pour affronter le FC Grenoble. L’affiche de la 6e journée de Pro D2 se déroule donc entre deux prétendants à la montée. Le club alpin a dominé les deux dernières saisons de championnat, mais a manqué l’accession en Top 14 d’un flocon. Revanchards, ils veulent cette fois retrouver l’élite du rugby français. Les deux équipes vont finir un premier bloc avec cette rencontre. Un match qui va se dérouler dans un contexte très particulier. En effet, le FCG est dans la tourmente depuis le début de la semaine après la mise à pied de l’entraîneur des trois-quarts Nicolas Nadau. Ce dernier aurait eu des propos durs envers l’un des médecins du club. Mécontents, les joueurs ont menacé de faire grève contre les Aixois. Ce choc aura finalement bien lieu, comme l’a communiqué Provale, le syndicat national des joueurs.

    Deux demies perdues

    en deux ans

    Un affrontement et, comme souvent, de la revanche dans l’air pour Provence Rugby. « C’est la bête noire de Provence Rugby. Les deux derniers barrages, ils sont venus gagner ici. On essaie de progresser », rappelle Philippe Saint-André. Quelques matches serrés, mais aussi des scores fleuves. Il est toujours difficile d’affronter ce groupe bougeant peu, avec une moitié de joueurs étant formée au club.

    Arthur Coville entame, lui, sa troisième saison à Aix-en-Provence. Des confrontations contre les Grenoblois, il en a connu quelques-unes. Le numéro 9 de Provence Rugby s’attend à un match complexe. « On a eu beaucoup d’affrontements contre eux. On les a joués deux fois en demi-finales, ils sont sortis vainqueurs les deux fois et c’était mérité. Ils sortent de quatre grosses saisons en Pro D2, où ils dominent le championnat sans réussir à monter. » L’un des objectifs de la partie sera de les gêner à la relance et éviter de se retrouver dans le rythme voulu par les Isérois. Coville enchaîne : « Quand ils arrivent à mettre leur jeu en place, développé des ballons rapides, ils sont très durs à arrêter. Leurs connexions sont naturelles et leur ligne de trois-quarts joue beaucoup dans l’avancée. À nous de casser leur rythme et d’être dominants sur la ligne d’avantage », détaille le demi de mêlée.

    La situation grenobloise ne semble pas changer les choses pour les Provençaux, préférant se concentrer sur eux-mêmes. Même sans entraînements ces derniers jours, le FCG reste un géant qu’il faudra faire tomber. « Ils seront présents sur le terrain, prêts à nous accueillir. Ça va être dur et âpre », prédit Arthur Coville. Aucun doute à ce propos, Provence est prêt à aller au combat.

    6e journée de Pro D2

    À 21h au Stade des Alpes

    GRENOBLE : Farnaux – Callandret, Kveseladze, R.Trouilloud, H.Trouilloud – Clément, Couilloud – Hardwick, Duarte, Berruyer – Ployet, Javakhia – Thomas, Soury, Eglaine

    AIX-EN-PROVENCE : Portela – Lapègue, Lucas, Finau, Celio – Soulan, Coville – Harrison (cap.), Gambini, Jalagonia – Zafra, Youyoutte – Hawkes, Pifeleti, Julien

  • Toulon en face d’une muraille avec ce déplacement à Bayonne

    Toulon en face d’une muraille avec ce déplacement à Bayonne

    Deux semaines de repos forcé et une reprise de la compétition, en terres basques. Ce dimanche soir (21h05), le Rugby Club Toulonnais se déplace au stade Jean-Dauger de Bayonne pour la clôture de la 4e journée de Top 14. Quinze jours que les Varois n’ont pas foulé une pelouse du championnat de France. En cause, les intempéries ayant frappé le sud de la France le week-end dernier. Le match OM – PSG a été impacté, celui entre Toulon et La Rochelle aussi. Sergio Parisse, entraîneur de la touche, a dû gérer tant bien que mal cet incident inédit pour lui : « Comme joueur ou comme entraîneur, je n’avais jamais vu ça. On a subi la situation, un peu comme tout le monde. Il y avait beaucoup de confusion. » Si cette rencontre contre les Charentais se déroulera début novembre, celle contre Bayonne arrive vite. Très vite.

    Le revenant Antoine Frisch parle d’un « gros défi » et il a complètement raison. Se déplacer au stade Jean-Dauger est devenu synonyme de défaite à… 100%. En tout cas la saison passée. En effet, l’Aviron est le seul club de Top 14 invaincu dans son antre lors de l’exercice 2024-2025. Le demi-finaliste sortant a construit une forteresse imprenable, devant un public souvent en feu. Une fois la Peña Baiona lancée par le speaker, les locaux n’ont jamais failli. Sergio Parisse listait, ce vendredi, en conférence de presse, les points forts de cette formation. Défense agressive, mêlée, touche, une équipe complète au possible, sans réel défaut. « Mis à part ce match à Castres (17-48), où c’était un peu plus compliqué, ils se sont bien comportés. C’est une équipe et un club bien construits, leur recrutement est très bon. Et puis on connaît l’engouement dans leur stade », raconte l’ex-international italien.

    Ollivon sur le retour

    Côté RCT, ce week-end sans match a permis de garder les hommes au frais. Pour autant, le plan d’entraînement prévu à l’origine n’a pas été bouleversé par les membres du staff. « On a respecté ce qui était prévu et augmenté légèrement la charge de travail, puisque les joueurs avaient plus de fraîcheur », lance Sergio Parisse. Un supplément d’énergie bien venu et peu de changements à prévoir dans le XV de départ des Rouge et Noir. Ils sont cinq à être encore absents pour cette rencontre au Pays basque. Gabin Villière a été touché au doigt et souffre d’une pubalgie. Sa sortie de l’infirmerie n’est pas prévue avant le mois de novembre. La durée d’indisponibilité est nettement plus longue pour le varois Matthias Halagahu. Opéré du pied à la mi-septembre, le deuxième ligne ne reviendra pas avant 2026. Il sera sur la touche entre quatre et six mois.

    Gianmarco Lucchesi et Kyle Sinckler sont, eux, sur le point de reprendre et devraient candidater très rapidement à une place dans le groupe. C’est aussi le cas pour Charles Ollivon. « Il n’est vraiment pas loin de rejouer au rugby » dit simplement Sergio Parisse. Le joueur aux 46 sélections est absent depuis le début d’année à cause d’une rupture des ligaments croisés du genou et est sur le point de retrouver la compétition.

    Le RCT va donc devoir créer l’exploit pour s’imposer à Bayonne, dimanche soir. Devant des spectateurs acquis à la cause des joueurs de l’Aviron.

    4e journée de Top 14

    Dimanche à 21h05 au stade Jean-Dauger

    Arbitre : Kevin Dralley

    Bayonne : Tiberghien – T. Spring, Maqala, Tuilagi, Erbinartegaray – (o) Segonds, (m) Jantjies – Capilla, Bruni, Fischer – Moon, Iturria (c) – Setiano, Martin, Bordelai.

    RC Toulon : Abadie, Alainu’uese, Baubigny, Brennan, Damond, Gigashvili, Gros, Ivaldi, Ludlam, Mercer, Mézou, Narmania, Ollivon, Priso, Quere-Karaba, Rebbadj, Ribbans – Drex, Domon, Dréan, Ferté, Frisch, Garbisi, Hervé, Jaminet, Le Bail, Nonu, Serin, Tuicuvu, White

  • Provence rugby à la recherched’une victoire salutaire face à Dax

    Provence rugby à la recherched’une victoire salutaire face à Dax

    Provence Rugby est monté dans un wagon et se retrouve à faire les montagnes russes depuis le début de la saison. Il y a eu des hauts avec cette victoire contre Biarritz, mais du très bas avec trois défaites, dont la dernière à Vannes (7-40). Avant la réception de Dax (ce vendredi à 19h30), lanterne rouge de Pro D2, Rémy Ladauge, entraîneur de la défense, revient sur ce qui a pêché en Bretagne. « Il y a quelque chose de récurrent, nos entames de match nous mettent systématiquement en difficulté. Nous n’avons pas besoin de l’adversaire pour se retrouver dans cette position, on le fait nous-mêmes », rapporte le coach présent depuis 4 ans à Aix-en-Provence. Un mal profond depuis début septembre avec un très grand nombre de points encaissés dans les 20 premières minutes des rencontres. Plus qu’handicapant pour l’heure restante.

    Pourtant, Provence Rugby avait les cartes en mains pour briller sur la pelouse de la Rabine, à Vannes. « Nous étions dans les meilleures dispositions pour aller à Vannes. L’avion, l’hôtel, le président ne pouvait pas faire mieux. Le problème vient de nous, il faut qu’on réagisse. » Des problèmes de concentration ont miné les Provençaux. Plusieurs trous d’air regrettables et l’objectif d’être plus clinique contre Dax, qui vient au stade Maurice-David sans pression. L’opportunité est là pour les Landais, capables de faire un coup.

    Rebondir, tous ensemble

    Le 2e ligne d’origine colombienne Andres Zafra Tarazona raconte que la solution pour sortir de cette spirale négative n’a pas encore été découverte. Pourtant, les joueurs s’entendent bien et réalisent des entraînements prometteurs. « Le groupe vit très bien, on s’entend très bien. Malheureusement, cela ne se ressent pas sur le terrain. L’état d’esprit est le bon mais il faut aussi que l’on soit tous sur la même longueur d’onde. » Le rebond est obligatoire face à Dax, pour ne pas perdre encore plus de plumes lors de ce mois de septembre très compliqué à Provence Rugby.

    5e journée de Pro D2

    À 19h30 au stade Maurice-David

    Arbitre : Hugo Dutreuilh

    Provence : Drouet – Bituniyata, Lucas, Finau, Tui – Soulan, Coville – Tuisue, Pinheiro Ruiz, Jalagonia – Youyoutte, Zafra Tarazona – Yemsi, Latterrade, Taofifenua

    Dax : Oltmann – Naseara, Fourquet, Puntous, Couget – Seguy, Ravier – Ferrer, Lacroix, Barrere – Maalla, Loiret – Joel de Almeida, Hiriart Urruty, Drean

  • Les orages reportent aussi RC Toulon-Stade Rochelais

    Les orages reportent aussi RC Toulon-Stade Rochelais

    C’était à craindre, certainement à prévoir. Après le report d’OM-PSG et la vigilance orange pour orage, pluie et inondations émise dimanche matin, la préfecture du Var avait tout de même décidé de maintenir la rencontre de clôture de la 3e journée de Top 14 entre le RC Toulon et La Rochelle, prévue à Mayol à 21h05, à l’issue de deux points situationnels, à 15h et 18h.

    Mais, après un échauffement sous des trombes d’eau, et à l’écoute des menaçants bruits d’orage, Jérémy Rozier, l’arbitre, a d’abord décidé de reporter la rencontre de 15 minutes.

    Match reporté au 8 ou 15 novembre ?

    La situation ne se calmant pas, avec une pelouse et même des vestiaires inondés, l’homme en noir a finalement pris la décision d’annuler définitivement la rencontre, peu avant 21h30, renvoyant chez eux les 13 000 spectateurs venus se masser tout en haut des tribunes de Mayol pour s’abriter. Une décision pour laquelle les deux entraîneurs, Pierre Mignoni, pour le RCT, et Ronan O’Gara, pour La Rochelle, poussaient en coulisses depuis quelques minutes, face à un risque de blessure avéré pour leurs joueurs. Du côté de ces derniers, certains semblaient tout de même prêts à chausser les crampons. À l’image d’Antoine Frisch, sûrement impatient de retrouver le terrain après de longs mois de convalescence : « En Irlande, ça joue ! », plaisantait-il.

    Aucune date n’a encore été officialisée pour le report de la rencontre, mais celle-ci devrait se disputer le week-end du 8, ou celui du 15 novembre, durant la trêve internationale.

  • Top 14 : Un premier gros test pour le RC Toulon face à La Rochelle

    Top 14 : Un premier gros test pour le RC Toulon face à La Rochelle

    Si le RCT a réussi ses débuts dans son antre – et son début de saison -, sa victoire face à Castres samedi dernier (16-12) s’est construite dans la douleur et sans grande maîtrise. « Il faudra changer ce qu’on a fait en fin de match, garder notre solidarité, mais changer le déplacement de nos avants, le territoire… On s’est mis sous pression. Même si le ballon glisse, il faut le tenir un peu plus, mettre les adversaires sous pression. On a aussi perdu trop de ballons. Il faut remonter nos standards un peu partout car on sait qu’on est passé entre les gouttes », analyse Pierre Mignoni, lucide.

    Mais ces débuts poussifs à Mayol, ses joueurs y sont habitués, à l’image de la saison dernière (victoire 30-28, déjà face à Castres) ou de la précédente (victoire 19-14 face à Bayonne). « C’est un peu notre routine » se remémore Esteban Abadie, de retour ce week-end après avoir manqué le début de saison pour un petit pépin. « On a joué sur la retenue, on n’a pas réussi à mettre notre jeu en place. Castres est venu avec de grosses intentions et a réussi à nous contrer. Il faut qu’on occupe plus et surtout qu’on ait plus de possession, car on ne peut pas défendre pendant 60 minutes. Mais le groupe est bien et doit surfer sur la dynamique de ces deux victoires. »

    Pour cela, Pierre Mignoni, qui sera privé de Mathias Hallagahu pendant de longs mois (lire par ailleurs), pourra compter sur plusieurs retours, dont celui de son 3e ligne international, qui a réalisé « un rêve de gosse » et « engrangé beaucoup d’expérience » en affrontant les All Blacks cet été lors de la tournée des Bleus. Sur son apport en touche, mais pas que : « il peut nous aider là-dessus, mais je ne veux pas qu’on l’identifie qu’à ça. Je veux aussi qu’il soit dans le lien avec les trois quarts, qu’il ferraille. »

    Autre retour, celui d’Antoine Frisch, dans le groupe pour la première fois depuis sept mois : « On ne voulait pas changer les centres de suite. Il sort d’une saison à oublier, il est prêt, il s’agit de choix. Il aura des opportunités, à lui de montrer », explique son coach, qui récupère aussi Charles Ollivon, enfin apte après de longs mois de convalescence, même s’« il n’y a rien de définitif le concernant. »

    Et au-delà de ces retours, le collectif toulonnais misera aussi sur ses éléments en forme, comme Gaël Dréan, auteur d’un gros début de saison après avoir connu quelques problèmes personnels à la fin de la dernière : « C’est le même que l’an dernier. Il est arrivé de Nationale il y a trois ans. Il a fait des progrès car il travaille énormément. Il doit encore progresser sur les ballons longs. Il a de la vitesse, du talent. Comme on n’a pas de facteur X, je pense qu’il en fait partie », soutient Pierre Mignoni, qui serait bien heureux de voir son ailier lui donner raison dimanche.

  • Le rugby plaque Paul Willemse

    Le rugby plaque Paul Willemse

    Il s’écarte d’une vie de rugby. Imprégné du style de l’Afrique du Sud, son pays d’origine, il ne s’est jamais esquivé au moment de protéger la ligne de défense. Ni pour prendre la ligne d’avantage. Avec ce sens du sacrifice, propre à ceux qui respectent le collectif, il est allé au bout de ses plaquages, à gagner les collisions.

    Colosse impressionnant (130kg, 2,02 m), au regard doux, Paul Willemse, seconde ligne de Montpellier et de l’équipe de France (32 ans, 32 sélections), plaque sa carrière après s’être fait mal à la tête. « Arrêter après plusieurs commotions a été une décision très difficile », a-t-il témoigné sur Instagram, lundi 15 septembre, près d’un an après son ultime match.

    Le 5 octobre, dans un contact ordinaire avec le seconde ligne sud-africain du Stade français Juan John Van Der Mescht, Willemse a subi une nouvelle commotion, la dernière de sa carrière et la 6e en deux ans. « J’ai longtemps essayé de continuer, parce que quand on n’a vécu que pour une seule chose, c’est effrayant d’imaginer la vie sans. Mais aujourd’hui j’ai trouvé la paix avec cette décision », précise-t-il.

    Il se retire à regret, à reculons d’une vie de sportif de haut niveau, échappatoire à une enfance cabossée, et alerte sur les dégâts de ce jeu de plus en plus frontal. Où les blessures l’ont souvent privé d’une fin à la hauteur de son investissement.

    Paul Willemse grandit à Pretoria, ville des Bulls et de la légende Matfield, s’exile en Namibie à la suite du divorce de ses parents. Chassé de la maison par son père, « son idole », il suit sa mère et se distingue très vite dans le rugby. Champion du monde U20 au côté d’un autre ex-Montpelliérain, Wiaan Liebenberg, le seconde ligne est vite repéré en Europe. Tout d’abord à Grenoble (2014-15), avant d’être attiré à Montpellier par Jake White, ex-sélectionneur des Springboks champions du monde en 2007.

    « Blessure invisible »

    Depuis l’été 2015, Willemse s’impose comme la poutre du pack, avec des plaquages ou des percussions qui soulèvent les « Oh » du stade Du Manoir. En 174 rencontres, toutes compétitions confondues, il remporte deux challenges européens, perd une finale du Top 14 face à Castres (2018), et passe à côté de celle victorieuse de 2022 en raison d’une blessure à un genou.

    Pendant que le contingent sud-africain coupe quelque peu le lien entre le MHR et son public, il s’adapte et adopte le mode de vie français. Très vite, le puissant seconde ligne fait part de sa volonté de porter le maillot de l’équipe de France. Et obtient sa naturalisation à l’automne 2019.

    Quand Fabien Galthié prend les commandes de l’équipe de France, au lendemain du Mondial 2019, l’ex-entraîneur de Montpellier en fait l’homme de base de ses avants dans une sélection dominée par le jeu de mouvement des Toulousains. Jusqu’à l’éclosion d’Emmanuel Meafou, seconde ligne du Stade toulousain d’origine australienne, il empile sélections, tournois et tournées d’automne derrière le pilier héraultais Mohamed Haouas. Il remporte le tournoi 2022, mais ne peut participer à la Coupe du monde en France en raison d’une blessure à la cuisse. Et donc au monumental quart de finale devant l’Afrique du Sud, pays de ses racines.

    « Le rugby n’a jamais été juste un métier pour moi, c’était mon rêve d’enfant, ma passion, ma vie », précise Paul Willemse dans son message d’adieu. Il a toujours pris avec beaucoup de sérieux le jeu, mais aussi ses mots auprès du grand public et plus encore aujourd’hui ses interventions au sujet des commotions cérébrales.

    Pendant que plus d’un millier de joueurs anglophones attendent un procès pour blessures cérébrales graves (démences, perte de repères, trouble de la mémoire), que d’anciens internationaux français tirent la sonnette d’alarme à l’image de Sébastien Chabal, le printemps dernier, Willemse monte au créneau sans effet tapageur.

    « Par rapport aux autres blessures que j’ai eues dans ma carrière, pour moi ce n’était rien, car c’est une blessure invisible », mais « la commotion doit être vue comme la plus grave blessure qui peut te toucher, et je pense que ce n’est pas encore le cas », expliquait début juin Paul Willemse, invité d’un Grenelle sur les commotions cérébrales organisé par Provale, le syndicat des joueurs.

    Pour apaiser ses angoisses de l’après, l’ex-joueur de Montpellier s’engage à Nîmes, en Nationale 2, pour accompagner le staff technique. Cela ne va pas l’empêcher d’être l’un des ambassadeurs d’une cause majuscule du rugby moderne. Jusqu’à l’attaquer frontalement ?