Tag: Rugby

  • Le TER à 1 euro roule aussi pour les clubs amateurs d’Occitanie

    Le TER à 1 euro roule aussi pour les clubs amateurs d’Occitanie

    On connaissait le train à 1 euro pour les jeunes, les billets à petits prix les premiers week-ends de chaque mois ou encore l’Occitanie rail tour l’été pour booster le tourisme. Mais beaucoup ignorent que le dispositif phare de la Région Occitanie est aussi disponible pour les clubs sportifs amateurs. Une mesure « unique en France ! », vante le vice-président régional, Kamel Chibli (PS).

    Depuis 2023, le train à un euro est proposé chaque week-end pour faciliter les déplacements aux quatre coins de l’Occitanie. Qu’ils pratiquent rugby, basket, foot, natation, tennis ou encore athlétisme… nombreux sont les sportifs qui se sont déjà laissés séduire. En 2 ans, entre 5 000 et 6 000 utilisateurs de 150 clubs ont opté pour le dispositif. C’est le cas du club d’athlétisme de Montpellier, où s’entraîne le décathlonien Kévin Mayer ou encore le club de rugby de Balma (Fédérale 2) qui se déplaçait dimanche 9 novembre à Gimont en TER. « Pour nous, le coût est 10 fois inférieur à la voiture », résume leur jeune vice-président Hugo Magieu. « Les horaires des trains, la proximité de la gare et du stade », sont des atouts qui ont séduit son homologue Élodie Kolbert.

    Dès la mi-novembre, un « site dédié » sera proposé par la SNCF pour « faciliter les déplacements des groupes en Occitanie », précise Gaël Barbier, directeur régional TER Occitanie de SNCF voyageurs. Signé avec la Région Occitanie jusqu’en 2032, ce partenariat sur les trains Lio a pour but de « faire changer les habitudes de mobilités qui concernent encore souvent la voiture qui émet 8,5 fois plus de CO2  », explique Gaël Barbier. « Fier » d’une mesure qualifiée de « conviviale », il assure que « l’engouement » des groupes scolaires ou sportifs a « quadruplé en 2 ans ».

    Une aide financière

    L’élu régional, Kamel Chibli, fait valoir un triple intérêt pour les clubs amateurs. « C’est un défi environnemental de faire baisser le bilan carbone, qui sécurise le déplacement des jeunes et financièrement avantageux pour les clubs dans un contexte difficile. » Il faut dire que le gouvernement a décidé la suppression du Pass’ sport pour les moins de 14 ans. Avec l’effondrement de l’Agence nationale du sport, il ne reste que peu d’aides publiques aux petits clubs. « La situation économique traversée pénalise le mécénat et le sponsoring. On assiste à un renchérissement des coûts de transports et de nourriture. L’économie globale du sport amateur est en difficulté », regrette Joël Castany, président de la Ligue Occitanie de rugby.

    Quand on sait que le transport fait partie des premiers postes de dépenses des petites structures, autant dire que le TER à un euro est une aubaine. Avec 17 000 clubs et 1,4 million de licenciés en Occitanie, le potentiel de développement est immense.

  • Renversants, les Provençaux jubilent à Aurillac

    Renversants, les Provençaux jubilent à Aurillac

    Celle-ci, il a fallu aller chercher. Largement derrière après 60 minutes, Provence Rugby n’a jamais lâché l’affaire. Les hommes de Philippe Saint-André ont renversé Aurillac avec trois essais de suite pour l’emporter 32-31 en Auvergne.

    Cette fois, la pluie n’a pas été l’amie des Aixois. La première période fut compliquée, les éléments se déchaînant. L’indiscipline provençale s’est traduite par des pénalités converties par les locaux. Leur ligne de mire a été bonne avec une réussite totale au pied. La conquête a encore une fois été le point fort des Provençaux avec un ballon porté jusque dans l’en-but. Cet essai de Maohi Suta fut le seul en 40 minutes. Aurillac en mettra deux avant le retour aux vestiaires (21-7).

    Remontée incroyable

    Sans cet ovale glissant, le score aurait largement pu s’alourdir pour Provence Rugby. Le Stade Aurillacois a eu les opportunités pour se détacher d’une manière presque définitive. Leurs offensives se sont soldées par des pertes de balles, durant le carton jaune donné à Gambini.

    Les finisseurs provençaux ont ensuite offert un second souffle inespéré à leur formation. Coville, Pifeleti ou Julien ont notamment perforé la défense adverse pour revenir dans la partie. Mené 10-31, Aix-en-Provence a renversé Aurillac pour s’imposer 32-31 en Auvergne. Un match permettant de s’installer confortablement dans le top 4 de la Pro D2.

    11e journée de Pro D2

    Stade Jean-Alric

    Essais : Suta (20e), Julien (63e), Tui (67e), Drouet (78e) pour Provence, De Jong (33e), Delarue (39e), Coertzen (58e) pour Aurillac ; Pénalités : Salles (56e, 71e) pour Provence, Papunashvili (6e, 11e, 34e, 41e) pour Aurillac

  • Les Bleus face aux Fidji pour tenter d’effacer la claque des Boks

    Les Bleus face aux Fidji pour tenter d’effacer la claque des Boks

    Face aux Fidjiens, qui ne sont jamais un adversaire facile, la première mission du XV de France sera symbolique.

    À savoir éviter une cinquième défaite consécutive. Après avoir perdu le dernier match du Tournoi face au Pays de Galles (13 – 14), les hommes de Fabien Galthié ont enchaîné trois matches perdus contre la Nouvelle-Zélande, et un dernier revers, il y a tout juste une semaine, au Stade de France contre l’Afrique du Sud.

    Dans cette série, c’est sans doute la dernière défaite qui a été la plus dure moralement. Car concédée en supériorité numérique après avoir mené au score en première période. La réception des Fidjis est donc celle du rachat obligatoire. Fabien Galthié, le sélectionneur bleu, a mis ses joueurs en garde jeudi. Le défi face aux Fidjiens ne sera pas facile.

    « Nous sommes ambitieux. toujours ambitieux », a-t-il insisté devant la presse, « mais là, c’est une autre forme de joueurs de rugby, de grande qualité. Vous les avez en club, vous savez très bien quel est le niveau individuel de ces joueurs. Nous ne pouvons pas les sous-estimer. C’est une équipe à prendre très au sérieux ».

    Et Galthié de rappeler que si les Bleus les ont battus lors de leur dernier rendez-vous à Nantes avant le Mondial-2023 (34-17), « la dernière fois que les Fidji étaient venus au Stade de France, ils avaient gagné », en 2018 (21-14), pour la seule victoire des joueurs du Pacifique en onze duels face aux Bleus.

    Du XV de France titulaire samedi soir, seul le talonneur Julien Marchand était là lors de la défaite de 2018, entré à la 69e minute en remplacement de Guilhem Guirado. Et seuls huit seront reconduits après la claque contre les doubles champions du monde en titre sud-africains.

    Chamboulement

    Exit Fickou, le capitaine bleu contre les « Boks », remplacé dans ce rôle par le Rochelais Grégory Alldritt, à nouveau titulaire en 8. Nouvelle charnière, avec le Bordelais Lucu cette fois, pour accompagner le Toulousain Ntamack. Et nouvelle paire de centres donc, avec Barassi qui glisse en 12 au poste de Fickou pour céder son 13 à Nicolas Depoortere, aligné pour sa sixième sélection.

    Régis Montagne est maintenu au poste de pilier droit, le trident arrière Penaud – Ramos – Bielle-Biarrey est toujours là, mais la deuxième ligne a dû être chamboulée.

    Le vieux grognard toulonnais Charles Ollivon prendra place en deuxième ligne pour la première fois, en 4. Fabien Galthié a expliqué vouloir faire jouer « la compétition, la concurrence, l’émulation, sur le chemin qui va nous amener à la Coupe du monde 20275 » en Australie.

    France – Fidji

    2e test match d’automne.

    Stade Atlantique, samedi 21h10.

    Arbitre : Christophe Ridley.

    FRANCE : Ramos – Penaud, Depoortere, Barassi, Bielle-Biarrey – Ntamak ( o ), Lucu (m ) – Jégou, Alldritt ( c ), Jelonch – Méafou, Ollivon – Montagne, Marchand, Gros.

    Manager : F. Galthié.

    FIDJI : Rayassi – Ravutaumada, Ravouvou, Tuisova, Wainiqolo – Muntz ( o ), Kuruvoli ( m ) – Canakaïvata, Mata, Sowakula – Mayanavalua, Nasilasila – Doge, Ikanivere, Mawi.

    Manager : M. Byrne.

  • Provence Rugby veut enchaîner à Aurillac

    Provence Rugby veut enchaîner à Aurillac

    Provence Rugby a l’occasion de finir ce nouveau bloc de compétition d’une belle manière. Portés par leur victoire à Colomiers, les Aixois se déplacent de nouveau, ce vendredi (19h30), sur la pelouse d’Aurillac. Sauvés lors du match de barrages contre Chambéry la saison dernière, les Auvergnats vivent actuellement une année plus tranquille. Leur dizaine de points d’avance sur la zone de relégation leur donne de l’air et laisse penser qu’ils peuvent viser plus haut que leur 9e place actuelle. A domicile, ils n’ont été battu que par Vannes, leader de la Pro D2. Aurillac reste tout de même sur une lourde défaite sur le terrain de Valence-Romans (22-53), autre formation sensation de cette première partie de championnat.

    Quant aux Provençaux, la confiance est à son paroxysme. Ce succès, vendredi dernier, à Colomiers était un exploit, un coup de maître, comme nous l’avons titré la semaine passée. Cette victoire 12 à 10 dans la région toulousaine a offert aux joueurs de Philippe Saint-André un second succès à l’extérieur cette saison. Grenoble et Colomiers, deux gros de la Pro D2. En 2024-2025, Provence Rugby avait dû attendre le 10 janvier et la 16e journée pour enfin s’imposer hors de ses terres. « Le groupe a sans doute mûri, racontait Joris Cazenave la semaine dernière. Peut-être qu’on se déplaçait avec moins d’envie la saison dernière », ajoutera-t-il par la suite.

    Forte conquête

    et plusieurs absences

    Aix-en-Provence sait très bien que tout n’a pas été parfait à Colomiers, mais que son plan a fonctionné ce jour-ci. L’une des grandes satisfactions a été la mêlée. Un point sur lequel il faudra appuyer une nouvelle fois pour s’imposer en Auvergne. « La conquête nous a fait gagner le match, il faut féliciter les gros [les avants] » rappelait Joris Cazenave. L’indiscipline et les échecs au pied ont également rythmé cette partie en Haute-Garonne. Un mal profond depuis la saison dernière, même si les efforts offensifs sont toujours aussi conséquents.

    Trois absents majeurs sont à signaler avec les suspensions toujours en cours pour Guillaume Piazzoli et Teimana Harrison. Retours prévus à la fin du mois. Quant à Caleb Muntz, il est avec les Fidji pour affronter le XV de France, samedi soir, à Bordeaux. Lui aussi devrait être disponible pour la réception de Carcassonne, dans deux semaines.

  • Les Bleus ratent leur entrée d’automne face une Afrique du Sud intraitable

    Les Bleus ratent leur entrée d’automne face une Afrique du Sud intraitable

    Ils espéraient prendre leur revanche et effacer l’énorme désillusion de la coupe du Monde.

    Malheureusement, cette fois encore, l’Afrique du Sud a montré qu’elle était bien la nation la plus forte du rugby. Si en 2023 dans ce qui devait être « sa » coupe du Monde, le XV de France avait quitté l’épreuve sur une énorme frustration, battu d’un point (28-29) en quart de finale, samedi soir, au Stade de France, les hommes de Fabien Galthié comptaient rendre la monnaie.

    Mais les Boks ont encore une fois fait parler leur puissance. Même réduits à quatorze en fin de première mi-temps après l’expulsion du 2e ligne Lood de Jager et menés au score, ils ont su renverser la vapeur. Dans une seconde période où le jeu français s’est petit à petit étiolé, et malgré deux essais de Damian Penaud, qui permettent au Bordelais de doubler Serge Blanco au palmarès des marqueurs.

    Indisciplinés, à l’image de Louis Bielle-Biarey, chancelants en mêlées, les Bleus ont donné le bâton pour se faire battre. Et permis aux Sud-Africains de revenir au score. Pour finalement s’imposer nettement 32-17. Dans les dix dernières minutes qui ont été un véritable cauchemar pour les Français, ils ont concédé 22 points en seconde période, malgré leur supériorité numérique.

    « On n’est pas allé jusqu’au bout. On est très déçu ce soir, mais on est tombé sur plus fort. C’est important de construire un groupe dans les défaites. Il faut apprendre des petites erreurs », a reconnu Thomas Ramos au micro de TF1.

  • Le RC Toulon passe la seconde avant les vacances

    Le RC Toulon passe la seconde avant les vacances

    Au courage, mais non sans mérite ni talent. Face à la Rochelle, le RC Toulon a contraint ses supporters à l’apnée lors des douze dernières minutes, alors que la victoire bonifiée lui tendait les bras. La faute à un essai trouble-fête des Maritimes, puis au carton jaune de Ma’a Nonu à cinq minutes du terme, alors que les Toulonnais étaient acculés sur leur ligne d’en-but depuis plusieurs minutes pour éviter cinq points supplémentaires. Et la perte de ce bonus synonyme de retour à hauteur du leader toulousain, toujours devant à la différence de points.

    Mais s’il a plié, ce RCT n’a pas rompu dans les moments charnières. Le premier à la demi-heure de jeu, lorsque les Rochelais ont cru prendre le lead en marquant deux essais coup sur coup. Le second fut refusé, laissant cinq points d’avance aux Rouge et Noir, portés à dix grâce à un essai importantissime de Ribbans juste avant la pause. « Cet essai refusé compte. Mais on a encore un essai à marquer en bout de ligne sur l’en avant de Melvyn (19e) pour être plus confortable à la mi-temps. Il y a eu un flottement en milieu de première, à cause de notre indiscipline dans la zone 40-40. Ils nous ont forcés à défendre, c’était plus dur près de la ligne. On a heureusement marqué cet essai qui nous a fait un bien fou, mais on aurait dû le mettre avant », tempère Pierre Mignoni.

    24 points sur 25 à domicile

    Le second, donc, lors de cette fin de match haletante. Un scénario que les Varois, très bons dans les 20 premières minutes de chaque mi-temps, auraient pu et dû s’éviter. Notamment grâce à un pack une nouvelle fois performant : « On a remis ce qui fait notre force. On était conscient qu’on n’était pas les meilleurs dans le jeu courant, mais qu’on pouvait décider du sort du match si les huit de devant étaient concernés. Depuis deux matches, on est conquérant en mêlée, on marque sur des mauls portés, alors que jusqu’ici on en a plus défendu que marqué », se réjouit Teddy Baubigny.

    Il a fallu résister. « J’ai aimé cette défense sur la ligne, où on ne lâche pas un centimètre », salue Pierre Mignoni, « très heureux » de la performance de ses joueurs. D’autant que ces derniers, non contents de conserver le bonus, l’ont renforcé avec un ultime essai de Dréan. « On est leader à domicile, 24 points sur 25, c’est fort. Les points de bonus comptent, c’est pour ça qu’on est dans les deux. On attendait ce match car il nous faisait traîner au classement. Il y a plein de progrès à faire mais aussi des certitudes, à l’image de ce match », conclut l’entraîneur varois, qui va, comme son groupe, prendre quelques jours de vacances avant d’aller défier le Stade Français le 23 novembre.

  • Vainqueur face à la Rochelle, Le RC Toulon prend la 2e place du Top 14

    Vainqueur face à la Rochelle, Le RC Toulon prend la 2e place du Top 14

    La donne était simple pour le RC Toulon : une victoire ce samedi après-midi face à la Rochelle lui permettait de prendre la deuxième place du Top 14, face à une équipe qui, elle, pouvait même prendre la tête en cas de victoire bonifiée. Un défi périlleux eu égard à l’historique récent entre les deux équipes, les coéquipiers de Dillyn Leyds s’étant imposés lors de cinq des dix dernières confrontations à Mayol.

    D’entrée, le match est très engagé, les mauls se succédant au détriment du jeu au pied. Et à ce jeu-là, ce sont les Varois qui se mettent en évidence les premiers. Sur une touche à quelques mètres de l’en-but, le groupé pénétrant du RCT est conclu par Ollivon, mais l’arbitre refuse l’essai pour un écran sur le maul, sanctionnant néanmoins une faute préalable de Skelton. Mêlée introduction toulonnaise à venir, on écarte vers l’aile, et Jaminet conclut, cette fois, sans contestation (5-0, 9e).

    Alors en supériorité numérique, Favre écopant d’un carton jaune pour accumulation de fautes rochelaise, les hommes de Mignoni, comme trop souvent, n’en profitent pas, Jaminet relâchant une balle de doublé à quelques mètres de la ligne (19e), après une pénalité manquée par Hastoy (17e). Mais quelques minutes après le retour de Favre, le break est fait grâce au quatrième essai en trois matches de l’homme en forme du RCT, Mathis Ferté, trouvé en bout de ligne (12-0, 21e).

    Les Rouge et noir paraissent prendre l’ascendant. Et alors qu’on semble proche d’un troisième essai, les Maritimes reviennent dans le match grâce à Cancoriet, en force, après un 50-22 gagné par Hastoy (12-7, 29e). De quoi installer le doute dans les têtes des coéquipiers de Charles Ollivon, qui plient à nouveau quatre minutes plus tard, mais l’essai est refusé pour une obstruction de Lavault. Cet avertissement sans frais passé, Toulon se remet en ordre de bataille. Et sur la sirène, Ribbans s’infiltre et inscrit un nouvel essai qui permet aux siens de rentrer aux vestiaires avec un peu plus de sérénité (17-7, 40e).

    Toulon fait mieux que résister
    Dès l’entame du second acte, et après avoir manqué deux de ses trois coups de pieds en première période, Jaminet offre trois points supplémentaires au RCT (20-7, 45e). L’ancien toulousain est en feu, et fait parler sa vitesse, dans la foulée, pour aller conclure, de justesse, un coup de pied à suivre de Smaïli (27-7, 47e).
    Le bonus offensif provisoirement en poche, Mayol est surchauffé. Et dans ces conditions, les joueurs de la Rade semblent désormais intouchables. Ils font à nouveau parler la puissance sur une touche menée au bout par Priso (34-7, 59e). Touché mais pas coulé, les hommes de Ronan O’Gara réagissent par Leyds (34-14, 68e).
    Il reste alors 13 minutes à tenir pour conserver le bonus offensif. Et les choses se compliquent lorsque Nonu écope d’un carton jaune (75e). L’air, si doux il y a quelques minutes, devient irrespirable. Mais à 14, le RC Toulon fait mieux que résister. Et a l’envi, Dréan, en bout de ligne, porte l’estocade (39-14, 80e). Mayol exulte. Mission réussie pour le RCT, désormais dauphin d’un Stade Toulousain qui ne le devance qu’à la différence de points.
    RC Toulon 39 – 14 Stade Rochelais (MT : 17-7)
    3e journée de Top 14 (match en retard du 21 septembre)
    Samedi 8 novembre, 16h30
    Stade Félix-Mayol, Toulon, 16 749 spectateurs
    Arbitre : Adrien Marbot
    Points RCT : 6E Jaminet (9e, 47e), Ferté (21e), Ribbans (40e), Priso (59e), Dréan (80e) ; 3T Jaminet (21e, 47e, 59e) ; 1P Jaminet (45e)
    Points la Rochelle : 2E Cancoriet (29e), Leyds (68e) ; 2T Hastoy (29e, 68e)
    Cartons jaunes : Favre (9e) pour la Rochelle ; Nonu (75e) pour Toulon
    RC TOULON : Brennan (Priso, 41e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Ametlla, 69e) ; Ribbans, Alainu’uese (Javakhia, 64e) ; Ludlam (Mercer, 56e), Abadie, Ollivon (c) (Ludlam, 76e) ; Serin (Le Bail, 72e), Garcia ; Ferté, Sinzelle, Smaïli (Cowie, 61e), Dréan ; Jaminet (Nonu, 64e)
    LA ROCHELLE : Kaddouri (Luaki, 68e), Lespiaucq (Sutidze, 58e), Sorin (Kuntelia, 45e) ; Lavault, Skelton (Kante-Samba, 61e) ; Cancoriet (Haddad, 61e), Andjisseramatchi (Botia, 48e), Haddad ; Berjon, Hastoy ; Lagivala (Bosmorin, 50e), Daunivucu, Favre, Nowell ; Leyds (c)
  • Le top 2 en ligne de mire pour le RC Toulon face à la Rochelle

    Le top 2 en ligne de mire pour le RC Toulon face à la Rochelle

    Un mois et demi après sa date initiale*, le troisième round de ce championnat entre le RC Toulon et le Stade Rochelais va enfin avoir lieu. Et ce, malgré la menace d’un forfait maritime, qui n’était finalement qu’un coup de bluff de Ronan O’Garra, dimanche dernier, au sortir de la victoire face au Racing (33-6) : « On devait avoir 15 jours de vacances. Est-ce qu’on les prend dès demain ? Je vais demander à mon vestiaire. On peut juste accepter la défaite et prendre deux semaines de vacances. » Il n’en sera rien et les doubles champions d’Europe 2022-2023 seront bien à Mayol, ce samedi après-midi.

    Des déclarations qui crispent côté toulonnais, Pierre Mignoni se fendant d’un « je n’en pense rien du tout », peinant à masquer son agacement. Esteban Abadie, lui, se montre beaucoup plus cash : « Soit tu fais du cinéma comme certains, soit tu comprends ce qu’il s’est passé, c’est-à-dire des aléas météo, et heureusement qu’on n’a pas joué, car ça aurait pu être dangereux. Je pense que (ces déclarations) étaient plus un levier de motivation pour ses joueurs qu’autre chose. » Et accepte sans sourciller les conséquences de ce report : « On a une semaine de moins, mais ce n’est pas grave, on s’est préparés comme si c’était prévu. On doit absolument gagner ce match avant de couper un peu, surtout devant notre public. »

    Gagner pour intégrer le top 2. Actuellement 7e, les Rouge et Noir peuvent faire un bond au classement et se hisser, après neuf journées, à hauteur de leur objectif de demi-finales. De quoi mettre davantage de pression sur leurs épaules ? « Non, tous les week-ends, c’est comme ça. Il ne faut pas se concentrer sur le résultat ou le top 2, mais sur ce qu’on doit faire », martèle Pierre Mignoni. « Non, même si évidemment, on regarde le classement, reconnaît Esteban Abadie. On a pour objectif de finir cette première phase le plus haut possible. On a plutôt bien réussi ce bloc, on se doit de le terminer au mieux. Il nous reste peut-être la plus grosse marche depuis le début de saison. »

    14 absents à Toulon,

    12 à La Rochelle

    Pour la franchir, le RCT sera privé de près de 14 joueurs, entre les blessés et les six sélectionnés en équipe nationale (Gros, Brex, White, Garbisi, Gigashvili, Tuicuvu), contre douze côté rochelais (lire ci-dessous). Pas la meilleure situation pour préparer une rencontre importante, mais la donne est similaire pour les deux équipes : « On joue avec des équipes avec lesquelles on ne s’entraîne pas forcément la semaine. On a récupéré Charles et Gaël, qui ne se sont pas entraînés avec nous. Mais on a appris à le gérer saison après saison, on s’entraîne avec les espoirs qui font du bon boulot. Merci à eux, on s’entraîne bien depuis deux semaines grâce à ça », salue Esteban Abadie.

    * Rencontre initialement prévue le 21 septembre et reportée en raison d’un violent orage

  • Rugby : périlleux déplacement à Colomiers pour les Aixois

    Rugby : périlleux déplacement à Colomiers pour les Aixois

    Un déplacement chez un poids lourd, oui, mais une épreuve pas si insurmontable. Provence Rugby est, ce vendredi (19h), sur la pelouse de Colomiers, actuel dauphin de Vannes au sommet de la Pro D2. Un défi, un choc, face à une équipe parfaitement huilée, montrant avec réussite une philosophie de jeu intéressante. La ville située dans la banlieue de Toulouse propose sans doute son meilleur rugby depuis le début de la décennie et se positionne clairement en candidat à une finale de promotion. Joris Cazenave a effectué cinq saisons dans ce club, avant de jouer pour Nevers puis Aix-en-Provence. Le demi de mêlée évoque son ancienne formation : « C’est une équipe complète. Je pense qu’on va, ce week-end, chez un prétendant au top 2. C’est un test, mais comme chaque semaine. La densité du championnat est exceptionnelle, je pense que personne n’attendait Valence-Romans 4e. »

    Julien Dupuy confirme les propos de son joueur. L’entraîneur des arrières est impressionné par l’adversaire du jour. « C’est ce qui se fait de mieux en Pro D2 en ce moment. Offensivement et défensivement, ils sont performants. On sent que c’est une équipe qui aime jouer ensemble, ils ont eu un passage à vide contre Vannes mais on s’attend à un gros match. » Surtout que Provence Rugby se doit une petite revanche avec cette rencontre à Oyonnax, qui laisse une amertume en bouche. Un sentiment d’inachevé. « Au-delà de l’équipe adverse, c’est aussi à nous de voir si l’on veut évoluer et bien faire les choses dans le contenu. Je trouve qu’on est passé à travers à Oyonnax. Sur les 10 dernières minutes, on n’a rien fait alors qu’il y avait quelque chose à aller chercher », rembobine Julien Dupuy.

    Une charnière remaniée

    Les Aixois réalisent ce déplacement avec encore quelques absents. Guillaume Piazzoli et le capitaine Teimana Harrison sont toujours suspendus et Arthur Coville souffre de sa cuisse. Caleb Muntz va croiser la route du XV de France la semaine prochaine puisqu’il a été appelé pour jouer avec les Îles Fidji. Ce qui amène quelques problèmes à la charnière. Joris Cazenave est donc titulaire, aux côtés de Thomas Salles, mais avec peu d’options sur le banc.

    Colomiers – Provence

    10e journée de Pro D2

    Stade Michel-Bendichou (19h)

    Arbitre : Pierre-Baptiste Nuchy

    COLOMIERS : Delpy – Osadzuk, Dulon, Nuu, Tuitavuki – Giral, Seguela – Timu, Bechu, Parpagiola – Edxwards, Adelaide – Bellemand, Lachaud, Tartas

    PROVENCE RUGBY : Drouet – Lapegue, Galletier, Finau, Bituniyata – Salles, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Zafra, Rodda – Yemsi, Sauveterre, Wegrzyn