Tag: Rugby

  • XV Bleus prêts pour la passe de trois

    XV Bleus prêts pour la passe de trois

    On prend (presque) les mêmes et on recommence. C’est ce que l’on peut retenir des choix de Fabien Galthié pour affronter l’Italie, dimanche, à l’occasion de la troisième journée du Tournoi des VI Nations.

    Dans son quinze de départ, le sélectionneur tricolore n’a changé que deux joueurs par rapport à son équipe victorieuse au Pays de galles. Il relance les deuxièmes lignes toulousains Thibaud Flament et Emmanuel Méafou.

    Le premier, non disponible lors de la victoire contre l’Irlande (36-14), était revenu sur le banc lors de la démonstration contre le pays de Galles (54-12), qui a placé la France seule en tête du classement. Son compère Emmanuel Méafou avait été sur le banc à chaque fois, Fabien Galthié ayant préféré une paire plus mobile avec Charles Ollivon et Mickaël Guillard, qui basculent cette fois sur le banc.

    Les deux changements sont les seuls dans le quinze de départ, le sélectionneur faisant confiance à son équipe qui a parfaitement entamé le Tournoi. Le choix de cette deuxième ligne peut s’expliquer par la forte impression laissée par la mêlée italienne depuis deux matches, qui nécessite d’avoir plus de puissance dès le début de la rencontre côté français.

    « Il y a, dans ce paquet d’avant, des joueurs qui jouent ensemble dans leurs clubs, des habitudes, (…) la mêlée, c’est subtil. Ce sont des sensations, des ressentis, des liaisons. C’est une affaire de précision, la mêlée », a défendu Fabien Galthié en conférence de presse.

    Onzième levée en vue

    Seule sélection à avoir gagné ses deux premiers matches, la France est aussi la dernière à pouvoir prétendre au Grand Chelem dans l’édition 2026 du Tournoi. Quatre autres nations (Italie, Écosse, Angleterre, Irlande) ont déjà connu au moins une fois la défaite. Alors que les Gallois sont distancés.

    Le XV de France, lui, sait ce qu’il doit faire pour réussir le onzième Grand Chelem de son histoire, distinction après laquelle ils courent depuis 2022 : écarter l’Italie qui, d’après Fabien Galthié, « a le potentiel pour gagner le Tournoi ». Et, ensuite, s’imposer en écosse. Ce qui lui donnerait le droit de disputer une finale pour le titre et le Grand Chelem contre l’Angleterre, le 14 mars, au Stade de France.

    Le manager des Bleus comptera sur la paire palloise Emilien Gailleton et Fabien Brau-Boirie, testée victorieusement à l’Arms Park de Cardiff, pour dynamiser ses lignes arrières. Et sur un pack galvanisé par les retours de ses deuxièmes lignes toulousains pour contenir la puissance transalpine, qui a eu raison de l’écosse en ouverture du Tournoi.

    Des Bleus qui suivront les prestations de l’Angleterre face à l’Irlande (15h10) et de l’Écosse au Pays de galles (17h40), samedi.

    3e journée du Tournoi des VI Nations

    Dimanche, 16h10, stade Pierre-Mauroy, à Lille.

    Arbitre : Andrew Brace.

    FRANCE : Ramos – Attissogbe, Gailleton, Brau-Borie, Bielle-Biarrey – Jalibert (o), Dupont (m) – Jégou, Jelonch, Cros – Méafou, Flament – Aldegheri, Marchand, Gros.

    ITALIE : Pani – Lynagh, Menoncello, Marin, Ioane – Garbisi (o), Fusco (m) – Zuliani, L. Cannone, Lamaro – Zamboni, N. Cannone – Ferrari, Nicoterra, Fischetti.

  • Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    L’incendie n’est toujours pas éteint, même si les braises semblent aujourd’hui un peu moins chaudes, une semaine après le premier revers de la saison à domicile pour le RC Toulon face à Clermont (14-34), le premier depuis 20 mois, et 21 matches, à Mayol, en Top 14. Une défaite sur ses terres, « ça arrive. Après, la manière est dure à accepter. Ce n’est pas digne de Toulon et de notre équipe », déplorait un Pierre Mignoni qui s’avouait « sans options » après la rencontre. Si bien que l’entraîneur toulonnais, très marqué, avait annoncé « se laisser 48 heures » pour réfléchir.

    À son avenir, pensait-on alors. Mais était-il possible d’imaginer le directeur du rugby, omniscient et engagé dans la politique sportive du club varois des plus jeunes catégories jusqu’à l’équipe première, claquer la porte, trois ans après son retour sur la Rade, synonyme de progression constante pour les Rouge et Noir, jusqu’à la demi-finale de Top 14 de l’an passé ?

    Reprise sans Mignoni

    Certes, les dernières semaines marquées par des performances indigentes, dans la lignée de celles produites à l’extérieur depuis le début de saison, ont de quoi inquiéter, et semblent mettre au jour une forme de régression, au moins dans l’état d’esprit, pointé du doigt par l’entraîneur toulonnais samedi dernier. Et finalement, après quatre jours de repos, ses hommes ont repris l’entraînement jeudi… sans lui. Mais le capitaine n’a pas quitté le navire : le RCT annonce qu’il « a souhaité prendre du repos cette semaine et le club a bien sûr accepté cette demande légitime. » Ajoutant que « le staff, les joueurs, les dirigeants et les employés du club sont mobilisés plus que jamais pour les échéances à venir afin de retrouver le niveau de performance que le RCT mérite. » C’est donc l’union sacrée qui est prônée à ce jour. Mais nulle doute que le prochain match face au LOU, dans une semaine, vaudra cher, encore plus pour la manière que pour le résultat.

  • Provence Rugby est en quête d’un record à Dax

    Provence Rugby est en quête d’un record à Dax

    Dax – Provence rugby, c’est un peu le choc des équipes intraitables. Intraitables à la maison, en ce qui concerne les Landais. Car, depuis que Vannes est venu arracher un succès étriqué (16-15), les Dacquois ont réussi un sept à la suite dans leur stade Maurice-Boyau. Même Colomiers n’a pas résisté à la puissance du pack local, avec une défaite 13 à 8.

    Intraitable tout court en ce qui concerne Provence rugby, qui vient d’aligner cinq victoires de rang. La dernière aux forceps face à Oyonnax, mais qui lui a permis de conserver la deuxième place de la Pro D2. « L’objectif est de la conserver pour rester devant Colomiers », souligne Philippe Saint-André.

    Au-delà de prolonger sa série positive, son équipe peut aussi entrer dans l’histoire du club en devenant la première à aligner six succès de rang chez les professionnels. « Il y a cette perspective et aussi le fait que nous aurons un nouveau centurion. La tâche sera difficile, mais pas impossible si nous conservons notre philosophie de jeu, si nous restons réguliers et disciplinés », insiste le manager provençal.

    Le centurion Piazzoli

    Le nouveau centurion aixois, c’est Guillaume Piazzoli. Il aimerait fêter ce cap par un succès. Face à la troisième défense du championnat, il aura fort à faire pour briser les lignes et amener son pack dans la conquête. Conquête qui sera la clé du match. « C’est l’occasion de rester maître de notre destin d’outsider ambitieux », clame Philippe Saint-André. Tout en poursuivant le duel à distance avec Colomiers pour la deuxième place. Un rival qui avance au même rythme que ses Provençaux. Mais qui devra venir à Maurice-David le 27 mars, dans ce qui pourrait être une finale avant l’heure pour désigner le dauphin de Vannes.

    D’ici là, les Aixois se doivent d’engranger le plus de points possibles et, avec ce capital, entretenir leur confiance. Le fait de jouer ce match contre Dax à Bayonne, sur la pelouse hybride du stade Jean-Dauger, peut être un atout dans le jeu de Provence rugby. Et assurera de meilleures conditions que la pelouse détrempée de Maurice-Boyau, pour le bras de fer qui attend les Aixois.

    21e journée de Pro D2.

    19h30, stade Jean-Dauger à Bayonne.

    Arbitre : Pierre-Baptiste Nuchy.

    DAX : Duprat – Oltmann, Vatubua, Puntous, Ben-Alla – Séguy ( o ), Reteau ( m ) – Aletti, Ausset, JB Barrère – Nacika, Matthews – Léatigaga, Hiriart-Urruty, Dréan.

    PROVENCE : Colombet – Bouhedjeur, Bituniyata, Lucas, Drouet – Muntz ( o ), Cazenave (m ) – Portat, Tuisue, Piazzoli – Rodda, van Eerten – Temsi, Pifeleti, Vernet.

  • RC Toulon : Pierre Mignoni demande du repos

    RC Toulon : Pierre Mignoni demande du repos

    Pierre Mignoni a visiblement été marqué par la lourde défaite concédée par le RC Toulon à Mayol, face à Clermont (14-34), lors de la dernière journée de Top 14.

    Le directeur du rugby a demandé une semaine de repos à ses dirigeants. Ces derniers ont accepté sa requête, comme l’indique un communiqué du club.

    « Pierre Mignoni, directeur du Rugby, a souhaité prendre du repos cette semaine et le club à bien sûr accepté cette demande légitime. Le staff, les joueurs, les dirigeants et tous les employés du club sont mobilisés plus que jamais pour les échéances à venir en TOP 14 et Investec Champions Cup afin de retrouver le niveau de performance que le RCT mérite. Nous sommes certains de la solidarité de tous nos supporters, partenaires et passionnés du club. C’est le moment d’intensifier nos efforts, de cultiver l’unité et de renforcer notre soutien ».

  • RC Toulon : Après la chute de Mayol, Pierre Mignoni sur le point d’abdiquer ?

    RC Toulon : Après la chute de Mayol, Pierre Mignoni sur le point d’abdiquer ?

    On avait fini par le croire imprenable, après 20 mois d’invincibilité et 21 victoires de rang en championnat. Mais après plusieurs succès au forceps ces dernières semaines, Mayol est tombé face à un assaillant clermontois qui a pris possession d’une forteresse bien mal défendue samedi soir, même s’il ne faut pas galvauder la qualité de sa prestation. « Ça nous pendait au nez depuis quelque temps. C’est dur, mais il va falloir repartir », concédait Teddy Baubigny. « Ça arrive (de perdre à domicile). Après, la manière est dure à accepter. Ce n’est pas digne de Toulon et de notre équipe », commentait après le match un Pierre Mignoni à la mine déconfite.

    Car il n’aura fallu que 12 minutes aux Auvergnats pour envahir la Rade, et mettre K-O debout ses hommes, qui ont semblé jouer à l’extérieur au vu de la flagrante fragilité affichée. 12 minutes et trois essais, dont les deux premiers consécutifs à des pénaltouches, alors que l’entraîneur varois avait insisté, après la déconvenue paloise d’il y a 15 jours, sur cet aspect-là, qui coûte souvent cher au RCT depuis le début de saison. À la question de savoir si son message était passé, ce dernier a laconiquement répondu « non ». « La discipline a pêché, il y a eu des plaquages manqués mais ce n’est pas le rugby ça, c’est juste la tête », complétait, plus longuement, Teddy Baubigny.

    Si on a cru au sursaut avec le doublé de Priso (26e, 47e), qui a ramené les siens à 5 points, le contenu n’a jamais laissé place au doute, tant les Rouge et Noir ont manqué de tout, entre fautes de mains, touches gâchées, et manque d’intensité dans les rucks et en mêlée.

    Mignoni : « Je me laisse 48 heures pour réfléchir »

    Mais ce qui a sans doute le plus coûté est l’apathie défensive face à la vitesse et la connexion des Jaunards, qui ont réalisé deux fois plus de franchissements (8 contre 4) que leurs homologues toulonnais, semblant créer le danger sur chaque incursion. Une domination qui leur a permis de reprendre le large grâce à Zamora, qui y est allé de son doublé, avant de résister -sans trop de difficultés- pendant 20 minutes, puis de porter l’estocade en fin de match grâce à l’excellent Hamdaoui, lui aussi auteur d’un doublé.

    Pour expliquer, partiellement, cette nouvelle déception, Pierre Mignoni invoque un manque de solidarité : « Pour aller au paradis il faut mourir, et personne ne veut le faire, en tout cas pas sur ce match. On dit, mais on ne fait pas les efforts. On ne donne pas tout ensemble, c’est la vérité », pointait-il. Et pour la première fois, l’homme fort du RCT s’avouait à court de solutions : « À chaud, je n’ai pas d’options. Je ne peux pas dire ce que je vais faire. Mais là, ça ne répond pas. » Au point de remettre en cause son avenir au club : « J’ai connu des moments comme ça à Toulon, même avec la grande équipe de l’époque. Seulement, on avait réagi. Est-ce que les joueurs me suivent encore ? Je vais bien réfléchir. La première responsabilité c’est moi. Je vais me laisser 48h, et après on verra. »

    « Le vestiaire est à 3 000 % avec Pierre. Ce n’est pas parce qu’on a perdu un match à domicile qu’on doit tout remettre en question », balayait son talonneur, conscient du manque de solidarité dont souffre le groupe, contrastant avec la saison passée : « C’est le ressenti commun. Peut-être qu’on ne s’aime pas assez, qu’on n’est pas l’équipe de Toulon qu’on devrait être, à faire les efforts pour le mec d’à côté. On va passer du temps ensemble pour retrouver la flamme qu’on n’a pas ces derniers temps. » Tel un couple en crise qui veut sauver ce qui peut l’être en ce triste soir de Saint-Valentin, qui boute le RC Toulon hors du top 6. « Si j’avais la solution je la partagerais, ce soir je ne l’ai pas. J’ai juste envie de croire qu’on va réagir. On ne va pas tout mettre à plat ce soir. Il faut que cette défaite soit une vraie étape. La saison n’est pas finie, loin de là », concluait Teddy Baubigny, avant 48 heures qui promettaient d’être brûlantes.

  • Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Mayol est tombé. Après 20 mois d’invincibilité en Top 14 – la dernière défaite remontait au 15 juin 2024, en barrages, face au Stade Rochelais -, le RC Toulon (qui s’était toutefois incliné par deux fois à domicile la saison dernière face à Toulouse, à Mayol en Champion’s Cup, et au Vélodrome en championnat) s’est incliné dans son antre face à une équipe clermontoise qui n’a clairement pas volé son succès.

    Le début de match est cauchemardesque. Fidèle à ses mauvaises habitudes, malgré les sommations de Pierre Mignoni suite au match à Pau il y a deux semaines, le RCT est rapidement pénalisé par son indiscipline. Sur une pénalité obtenue par Hamdaoui, l’ASM obtient une pénaltouche, convertie par Ratuva sur un maul porté à 5 mètres de la ligne (0-5, 4e).

    Cinq minutes après, suite à une nouvelle pénaltouche, les Auvergnats parviennent à renverser côté gauche, pour un deuxième essai signé Hamdaoui (0-12, 9e). Le RCT est complètement dépassé par le jeu rapide des hommes de Christophe Urios. Trois minutes plus tard, c’est Zamora qui aplatit entre les perches, glaçant un stade Mayol déjà bien refroidi (0-19, 12e).

    Les coéquipiers de David Ribbans finissent par réagir grâce à Dany Priso, sur un essai en force, après une longue résistance de la défense clermontoise (7-19, 26e). Mais malgré cet essai, le RCT continue de souffrir face à la vitesse clermontoise, Delguy, Simone et Hamdaoui, multipliant les percées presque payantes dans une défense à la lourdeur inquiétante. Et peut s’estimer heureux de rentrer aux vestiaires avec un retard de « seulement » 12 points, dans une fin de mi-temps particulièrement nerveuse, où Villière aurait pu être sanctionné plus durement que par un retournement de pénalité pour avoir jeté le ballon dans la tête de Delguy, sur un geste d’humeur.

    L’espoir n’aura pas duré longtemps

    Les Rouge et Noir se montrent plus conquérants à la reprise. Suite à une percée d’Albornoz, Priso relance le match en signant un doublé, en force (14-19, 47e). Éclaircie de courte durée. Après une pénalité de Plummer (51e), l’ASM prend une énième fois la défense varoise de vitesse, l’ouvreur clermontois servant Zamora pour le doublé (14-29, 56e).

    Les Jaunards, en blanc, gèrent tranquillement, ou presque, leur fin de match. Le RCT, souvent à l’envers, ne profite pas de ses quelques opportunités, galvaudant des touches et se montrant beaucoup trop imprécis balle en main. Hamdaoui, excellent samedi soir, à l’image de son équipe, porte même l’estocade (14-34, 74e).

    Avec ce premier revers à domicile cette saison, les hommes de Pierre Mignoni, 8es, sortent du top 6, et voient leurs adversaires du jour leur passer devant (6es).

    TOULON 14 – 34 CLERMONT (MT : 7-19)

    17 e journée de Top 14

    Samedi 14 février, à 21h.

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Benoit Rousselet

    Points Toulon : 2E Priso (26e, 47e) ; 2T Jaminet (26e, 47e).

    Points Clermont : 5E Ratuva (4e), Hamdaoui (9e, 74e), Zamora (12e, 56e) ; 3T Plummer (10e, 12e, 56e) ; 1P Plummer (51e)

    TOULON : Jaminet (Domon, 40e ; Jaminet, 41e) – Tuicuvu (Domon, 58e), Sinzelle (Nonu, 58e), Cowie, Villière – Albornoz, Ferté (Le Bail, 69e ; Ferté, 80e) – Coulon, Mercer (Kpoku, 55e), Ludlam – Alainu’uese (Mezou, 55e), Ribbans (cap) – Gigashvili (Sinckler, 47e), Baubigny (Lucchesi, 47e ; Baubigny, 74e), Priso (Ametlla, 69e).

    CLERMONT : Hamdaoui – Delguy, Loaloa, Simone (Tauzin, 69e), Jurand – Plummer (cap), Zamora (Jauneau, 58e) – Hemery (Vermeulen, 62e), Dessaigne (Muarua, 31e ; Hemery, 69e), Tolofua – Ratuva (Ceyte, 58e), Simmons (Ratuva, 71e) – Ojovan (Dzmanashvili, 48e), Fourcade (Akhaladze, 48e), Lotrian (Massa, 48e).

  • Provence Rugby s’impose dans un match irrespirable

    Provence Rugby s’impose dans un match irrespirable

    Une pluie au sens propre du terme puis une pluie d’essais sur le synthétique du stade Maurice-David. Provence Rugby était proche de connaître sa seconde défaite à domicile de la saison… sans avoir été mené du match. Les Aixois se sont finalement imposés 35-34 contre une vaillante équipe d’Oyonnax, toujours aussi compliqué à gérer. Dans un final irrespirable, les locaux ont su garder leur avantage pour enchaîner un 5e succès de rang.

    Ce sont pourtant les Oyonnaxiens qui ont ouvert la marque dans cette partie. Une pénalité plein axe, du pain béni pour le buteur visiteur qui a permis de directement porter le score à 3-0. Cette tendance au tableau d’affichage fut très brève. Toujours dans son style, en puissance, Guillaume Piazzoli est venu inscrire le premier essai de la rencontre. Ensuite, les deux formations ont abusé du jeu au pied, tapant chandelle sur chandelle, sous cette pluie battante. Le score n’évoluait plus et l’arrêt de l’averse a permis aux équipes de rejouer cuir en main.

    Les événements se sont accélérés en fin de période avec un ballon porté sur 30 mètres des Provençaux. Sur cette action en plusieurs phases, Kapeliele Piefeleti a terminé dans l’en-but pour donner de l’air aux hommes de Philippe Saint-André. Ce dernier s’est par la suite montré furax quand l’arbitre principal a annulé un essai sur la sirène à Adrien Lapègue pour un en-avant plus qu’obscur. De 23-3 à 16-3, Provence est rentré aux vestiaires avec un avantage loin d’être définitif.

    Le point du bonheur pour les locaux

    Peu à l’aise en mêlée, Oyonnax a aussi subi dans les rucks, se faisant contester et renverser à plusieurs reprises par les soutiens aixois. Des munitions perdues pour les Aindinois et, encore une fois, deux formations se répondant à l’entame de la seconde période. Deux essais de chaque côté ont gonflé la marque pour arriver à 28-20 l’heure de jeu passée. Une dernière partie de match offensive, prolifique, incertaine aussi, avec la pression de visiteurs efficaces. « Oyo » s’est remis dans le droit chemin pour assurer un suspense complet en fin de rencontre.

    Ce point entre Provence et Oyonnax a tenu, tant bien que mal, alors que la décision aurait pu tourner dans les deux sens. L’USO encore une fois malheureux face au top 3 de Pro D2 et une victoire cruciale pour les hommes en noirs dans la lutte pour les premières places. Le coach d’Oyonnax, Fabien Cibray, a salué une « fierté d’avoir une équipe solidaire, qui a redoré son blason ». « On s’en sort bien sur la première période et énervé sur la seconde, sur le contenu. On s’est engouffré dans le négatif, avec une équipe qui se déconcentre et ça aurait bien pu être une défaite » a enchaîné le coach des avants provençaux Sébastien Fouassier.

    Provence 35 (16)

    Oyonnax 34 (3)

    20e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David

    Arbitre : Thomas Charabas

    Essais : Piazzoli (10e), Pifeleti (38e), Suta (43e), Bituniyata (49e), Colombet (65e) pour Provence, Morland (48e), Guilly (53e), Auradou (55e, 61e), Miquel (68e) pour Oyonnax

    Carton jaune : Corso (37e) pour Oyonnax

    Provence : Drouet – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Tui – Muntz, Coville – Suta, Gambini, Piazzoli – Rodda, Van Eerten – Vernet, Pifeleti, Wegrzyn

    Entraîneur : Philippe Saint-André

    Oyonnax : Bogado – Reybier, Sawailau, Rabut, Qadiri – Bouraux, Solinas – Guilly, Hermet, Lebreton – Corso, Battye – Vaotoa, Couly, Bordenave

    Entraîneur : Fabien Cibray

  • Top 14 : les Jaunards veulent reprendre des couleurs

    Top 14 : les Jaunards veulent reprendre des couleurs

    Défaits lors de leurs six derniers déplacements, les pensionnaires de l’ASM Clermont Auvergne débarquent à Mayol, ce samedi à 21h, avec pour objectif de rompre le sort. « Il faut déjà être beaucoup plus précis sur le plan défensif, car on a pris des essais trop facilement à Castres », reconnaît Frédéric Charrier, entraîneur des trois-quarts et de l’attaque clermontoise. « Cela va être un premier point à régler. Il y aura un autre point à régler, lié à la prestation offensive et être capables d’être plus efficaces. Il y a des choses qui n’ont pas fonctionné à Castres et on a été déçus du résultat. Il y avait moyen de faire autre chose qu’un point de bonus », ajoute-t-il, conscient du niveau de son adversaire. « Toulon est une grosse équipe. Il n’y a pas de matches simples en Top 14. Cela va être un match compliqué face à une équipe qui est au-dessus de nous au classement et qui bataille aussi pour la qualification. Ce sera un bon morceau à jouer. »

    Malgré des absences de marque, la formation toulonnaise continue d’impressionner. « Ils ont fait rêver des jeunes comme moi quand j’étais gamin ou comme Clermont aujourd’hui », souligne Selevasio Tolofua, le troisième ligne international français passé par la maison varoise entre 2023 et 2025. « Quand ce sont des grands clubs, il y a forcément de la tension. Je sais qu’il y a beaucoup de ferveur dans les deux clubs. Je suis très content d’aller rejouer là-bas ce week-end. J’espère qu’on va faire un gros coup là-bas », poursuit le natif de Saint-Laurent-du-Var.

  • Top 14 : le RC Toulon en quête de discipline face à l’ASM Clermont Auvergne

    Top 14 : le RC Toulon en quête de discipline face à l’ASM Clermont Auvergne

    Avec 181 pénalités concédées depuis le début de saison (soit huit par match), le RC Toulon est le troisième club le plus sanctionné du Top 14 derrière l’Usap (185) et le Racing (183). Une fâcheuse habitude largement mise en évidence face à Pau, il y a deux semaines, avec 16 fautes qui ont coûté cher. « Les choses vont changer », a promis Pierre Mignoni après la rencontre.

    Une dizaine de jours après, la teneur du discours de l’entraîneur toulonnais n’a pas changé : « Il y a des choses qui vont changer. Il y a eu des réajustements sur le court terme. Les joueurs ont besoin de monter le curseur, le staff aussi. » Car il le sait : si le RCT, relégué à huit longueurs du dauphin palois, et dont la place dans le top 6 est menacée, veut croire en son objectif de top 2, il faut arrêter de se saborder : « J’en ai marre qu’on montre un double visage. Sur le match, pendant 48 minutes, on est là. Je pense que c’était plus à Pau de douter sur les 30 dernières, mais ça a été nous. »

    Alors, aux grands maux les grands remèdes : « Ceux qui font des fautes ne joueront pas. On fait toujours des fautes dans un match, mais quand on en fait 18 ou 20… Quand tu donnes le bâton pour te faire battre, c’est beaucoup trop pour gagner à l’extérieur. C’est de la stupidité. Il y a des fautes auxquelles tu ne peux pas échapper. Mais quand tu es en retard, que tu grattes un ballon pour rien, ça montre que tu manques de lucidité, d’intelligence et que tu n’es pas dans le match. Et ceux qui sortent du match pénalisent l’équipe. »

    Ferté à la mêlée

    Pour endiguer le problème, Pierre Mignoni en appelle à ses leaders, mais pas que : « C’est un phénomène de contagion. Tu fais une faute, tout le monde suit. Il faut montrer l’exemple, les leaders doivent se reconnecter, refaire des choses simples. Mais ça ne suffit pas : il faut une prise de conscience individuelle. »

    Parmi eux, malgré son jeune âge, Mathis Ferté, qui sera aligné au poste de 9 samedi, fidèle à son statut de couteau suisse. « Il est vraiment polyvalent, capable de dynamiser et d’être dangereux, autour des rucks, mais pas que. Il va très vite. Son jeu au pied est en progrès. Il peut nous emmener le peps dont on a besoin », veut croire le technicien varois, qui a foi en la propension de son joueur le plus utilisé à performer directement à un poste auquel il n’a pas évolué cette saison. « Ce sont des joueurs rares qui ont une capacité d’adaptation rapide. Il joue au rugby, il connaît les rôles. Il peut se tromper, en 9, il aura forcément un peu plus de déchet, mais je ne suis pas très inquiet. » Et sa grinta ne sera pas de trop pour enchaîner un neuvième succès en autant de matches à Mayol, cette saison : « C’est un compétiteur incroyable, il déteste perdre. Un garçon qui a vraiment la rage et qui l’emmène sur le terrain. On va me dire qu’il n’est pas très costaud, mais quand vous l’avez en face-à-face, il n’est pas marrant. »

    TOULON – CLERMONT

    17e journée de Top 14

    Samedi 14 février, à 21h.

    Stade Mayol, à Toulon

    Arbitre : Benoit Rousselet

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Sinzelle, Cowie, Villière – Albornoz, Ferté – Coulon, Mercer, Ludlam – Alainu’uese, Ribbans (cap) – Gigashvili, Baubigny, Priso.

    CLERMONT (compo probable) : Hamdaoui – Delguy, Loaloa, Simone, Jurand – Plummer (cap), Zamora – Hemery, Tolofua, Dessaigne – Ratuva, Simmons – Ojovan, Fourcade, Lotrian.

    Repères

    De l’amour dans l’air

    À l’occasion de la Saint-Valentin, le match RCT-Clermont sera aussi placé sous le signe des rencontres et du partage. Avec la Tribune des Célibataires, le Rugby Club Toulonnais invite ses supporters à vivre une expérience unique autour de la passion du RCT. Avant le coup d’envoi, les participants sont conviés à récupérer leur bracelet en Fan Zone, point de départ d’une soirée conviviale et festive. Une boisson offerte au stade viendra accompagner les premiers échanges, avant de vibrer ensemble en tribune.

    Dans l’atmosphère incomparable de Mayol, ce rendez-vous s’annonce comme « le moment idéal pour célébrer l’amour du rugby et peut-être faire une rencontre ».

  • Provence Rugby face au défi Oyonnax pour la reprise

    Provence Rugby face au défi Oyonnax pour la reprise

    Voir grand, c’est ce que fait Provence Rugby ces deux dernières années et sans doute encore un peu plus depuis l’été dernier. L’arrivée de Philippe Saint-André, un effectif construit pour performer jusqu’au terme des play-offs… Des signes de bonne santé pour cette équipe qui n’a jamais goûté au Top 14. Un objectif important pour le projet et ce dernier tiers de la phase régulière permettra d’y voir plus clair quant aux ambitions de fin de saison.

    Ce vendredi soir (19h), au stade Maurice-David, les Provençaux accueillent une formation d’Oyonnax remontée au 5e rang de Pro D2. Les Aindinois affichent un bilan presque équilibré dans cet exercice 2025-2026, avec 10 succès pour 9 revers. Une équipe poil-à-gratter qui a fait vaciller Colomiers et Vannes, ne s’inclinant que dans les derniers instants face au 3e et au leader du championnat. À domicile, difficile de faire flancher « Oyo », mais ce sont bien les Aixois qui reçoivent pour ce lancement du mois de février. L’occasion de poursuivre leur excellente dynamique. En 2026, pas une seule défaite et seulement un point de bonus offensif échappé sur la pelouse de Carcassonne. « Sur 20 points possibles, on en prend 19, donc c’est un bloc plus que positif, l’année 2026 débute bien », assure Philippe Saint-André. Provence est dans le rythme et pourrait enchaîner ce vendredi.

    Se donner de l’espace

    au sommet de la Pro D2

    Déjà légèrement en délicatesse contre Aurillac, trois semaines en arrière, Provence Rugby ne s’est imposé que de quatre points à Carcassonne. Mais le manager de l’équipe a préféré tirer le positif : « Ils ont proposé un rugby de tranchée, il fallait être fort mentalement. Je crois que nous avons concédé 22 ou 23 pénalités et on a eu peu de ballons. Par contre, à chaque fois qu’on a eu des ballons, on a été efficace. »

    Les quinze jours de trêve en Pro D2 ont permis de reposer les corps et les esprits avant de s’attaquer à un nouveau bloc important. Oyonnax, Dax, Agen et Biarritz, quatre confrontations qui peuvent faire prendre de l’altitude aux Aixois. Toujours sous la menace de Colomiers pour le top 2, continuer de gagner pourrait offrir un bol d’air.

    PROVENCE – OYONNAX

    20e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (19h)

    Arbitre : Thomas Charabas

    Provence : Drouet – Lapegue, Bituniyata, Colombet, Tui – Muntz, Coville – Suta, Gambini, Piazzoli – Rodda, Van Eerten – Vernet, Pifeleti, Wegrzyn

    Oyonnax : Bogado – Reybier, Sawailau, Rabut, Qadiri – Bouraux, Solinas – Guilly, Hermet, Lebreton – Corso, Battye – Vaotoa, Couly, Bordenave