Tag: Rugby

  • Champions Cup : Sous pression, le RC Toulon domine Bath et se relance

    Champions Cup : Sous pression, le RC Toulon domine Bath et se relance

    Au pied du mur après son premier match de Champions Cup raté à Edimbourg la semaine dernière, le RC Toulon n’avait d’autre choix que de l’emporter face à Bath, champion d’Angleterre, leader de son championnat, vainqueur de la Champions Cup et de son premier match dans la compétition face au Munster (40-14). Mission accomplie, non sans souffrir, mais avec une âme retrouvée, et un précieux bonus offensif.

    Dans un début de rencontre très physique, les deux équipes se rendent coup pour coup au tableau d’affichage. Ce sont les Anglais qui dégainent les premiers sur une pénalité de l’inévitable Finn Russell (0-3, 9e). Bousculés jusque lors, les Toulonnais réagissent, puisque quatre minutes plus tard, Alainu’uese inscrit le premier essai du match, sur un ballon porté consécutif à une touche (7-3, 14e).

    Après deux pénalités de Russell (16e) et Garcia (19e), ce sont les Anglais qui parviennent cette fois à franchir l’en-but grâce à Hill, suite à une succession de rucks devant la ligne, pour reprendre l’avantage (10-13, 22e). De courte durée, puisque Garcia envoyait une nouvelle pénalité entre les perches (13-13, 25e), avant que Brex ne conclut une attaque initiée par Serin, permettant aux siens de rentrer aux vestiaires avec un avantage de cinq points (18-13, 34e).

    Le RCT prive Bath du Bonus défensif

    Le second acte redémarre sur les mêmes bases. Garcia, sur une nouvelle pénalité, donne un peu d’air aux siens (21-13, 47e). Les Anglais recollent rapidement par Carreras (21-20, 51e). Dans la foulée, Dréan redonne huit longueurs d’avance au RCT (28-20, 55e). Mais Bath n’abdique pas, et replace Toulon sous sa menace sur un essai de Green, en force (28-27, 61e).

    La partie n’a pas encore choisi son vainqueur. Alors, il faut forcer le destin. Et c’est le RC Toulon qui parvient à le faire, grâce à Ludlam, suite à une mêlée à cinq mètres de la ligne, pour l’essai du bonus offensif (35-27, 67e). Garcia, sept minutes plus tard, gonfle encore le score (38-27, 74e). Mais comme trop souvent, les hommes de Mignoni sont victimes de leurs sautes de concentration. Sur une mêlée anglaise, Hennessey se fait oublier et transperce la défense toulonnaise, pour offrir aux siens le point du bonus offensif et remettre, une énième fois, les coéquipiers de Charles Ollivon sous pression (38-34, 74e).

    Un petit bémol sans conséquence, et que le RCT parvient finalement en quelque sorte à effacer, grâce à un ultime essai, en force, de Baubigny, qui enlève, sur la sirène, le bonus défensif aux Anglais (45-34, 80e). Le RC Toulon est relancé dans la course à la première place.

    RC Toulon 45 – 34 Bath (MT : 18-13)

    2e journée de Champions Cup

    Dimanche 14 décembre, 16h15

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Amashukeli (GEO)

    RCT : Gros (Priso, 59e), Lucchesi (Baubigny, 41e), Sinckler ; Rebbadj (Mézou, 67e), Alainu’uese ; Ludlam (Quere-Karaba, 80e), Ollivon (c), Mercer (Abadie, 61e) ; Serin (White, 67e), Garcia ; Tuicuvu, Sinzelle, Brex (Smaili, 74e), Dréan ; Ferté.

    BATH : Obano, Dunn, Sela (Van Wyk, 56e) ; Roux (Richards, 55e), Molony ; Hill, Underhill (Reid, 55e), Barbeary (Green, 55e) ; Carr-Smith (Le Roux, 71e), Russell (c) ; Arundell, Redpath (Hennessey, 67e), Ojomoh, Cokanasiga ; Carreras

    Points RCT : 5E Alainu’uese (13e), Brex (34e), Dréan (55e), Ludlam (67e), Baubigny (80e) ; 4T Garcia (14e, 56e, 67e, 80e) ; 4P Garcia (19e, 25e, 47e, 74e)

    Points Bath : 4E Hill (22e), Carreras (51e), Green (61e), Hennessey (74e) ; 4T Russell (22e, 51e, 61e, 74e) ; 2P Russell (9e, 16e)

  • Champions Cup : Bath, pas le meilleur adversaire pour rebondir pour le RCT

    Champions Cup : Bath, pas le meilleur adversaire pour rebondir pour le RCT

    Pour se relancer, le RCT aurait certainement préféré un autre adversaire. Car se coltiner Bath, auréolé d’un triplé coupe-championnat-Challenge Cup la saison dernière, et qui a débuté cet exercice sur les mêmes standards (leader du championnat avec 5 victoires en 6 matches, et vainqueur 40-14 face au Munster en Champions Cup) est tout sauf un cadeau.

    « Ils ont beaucoup d’expérience, avec des joueurs habitués à ce genre de matches. C’est un des favoris, donc ce sera un très gros match », annonce Pierre Mignoni, qui se fait une idée précise de son adversaire du week-end : « Ils te mettent beaucoup de pression chez toi, ils veulent te coincer dans un coin du terrain et attendre une faute. C’est une équipe qui ressemble beaucoup aux équipes françaises. Elle est très physique, elle attaque tous ses rucks, avec une défense qui ne te laisse pas beaucoup d’oxygène. »

    Parmi ses principaux atouts, l’ouvreur écossais Finn Russell, référence mondiale du poste : « C’est un grand joueur. Il faut lui laisser très peu de temps pour manœuvrer. Il faudra le mettre sous pression, monter un peu plus fort », prévient Jérémy Sinzelle, rejoint par son entraîneur : « Bath a beaucoup d’individualités, mais il les fait bien jouer. Il alterne énormément son jeu, il est capable d’animer à la main, de faire des passes au pied, de te mettre sous pression. On le connaît, il a joué en France, c’est un très grand joueur, mais ce week-end il ne faudra pas trop lui laisser le temps de choisir. » Les Rouge et Noir sont prévenus.

  • Champions Cup : Face à Bath, le RCT n’a déjà plus de marge d’erreur

    Champions Cup : Face à Bath, le RCT n’a déjà plus de marge d’erreur

    Quand il rate un match, cette saison, le RC Toulon le fait généralement dans les grandes largeurs. Ses premiers pas en Champions Cup, dimanche dernier, sur la pelouse d’Édimbourg (33-20), en ont malheureusement été une démonstration de plus, malgré un début de rencontre idéal, qui l’a vu mener 0-10 après six minutes. Mais la suite, entre défense friable, coups de pied à l’excès, et fautes de mains à répétition, s’est apparentée à un cauchemar, avec un second acte durant lequel les Varois n’auront passé qu’une petite pénalité.

    « On a très bien commencé pendant 25 minutes. Mais on n’a pas fait ce qu’il fallait dans la gestion, on s’est déréglé tout seuls, dans des conditions difficiles. L’équipe la plus précise et la meilleure sur le plan stratégique a gagné. On a perdu le fil. Édimbourg est une belle équipe, mais on aurait dû mieux faire », constate Pierre Mignoni, « frustré, énervé, comme nos supporters. On l’est toujours vis-à-vis de notre prestation ».

    « Dès qu’on loupe un truc, c’est la fin du monde »

    Oui, ce RCT aux deux visages frustre autant qu’il se frustre. Et doit trouver des réponses à ses questions : « On a fait beaucoup de rotations en début de saison. À Édimbourg, il y en avait peu, donc on n’a pas d’excuse. On a mal abordé ce match. Il faut arriver à switcher, se dire que c’est un match de rugby, que ce soit à domicile ou à l’extérieur, ce qu’on n’arrive pas à faire. Il faut gommer ça », analyse l’expérimenté Jérémy Sinzelle, qui fêtera sa centième en rouge et noir (lire ci-contre). « On manque par moments de connexion. Dès qu’on loupe un truc, on dirait que c’est la fin du monde. On doit garder une attitude positive, une concentration, une communication claire, des joueurs qui prennent leurs responsabilités, une qualité de jeu au pied, des choses de haut niveau. Quand tu n’as pas ça, surtout sur des matches de Champions Cup très serrés, encore plus avec ces conditions, tu passes à côté », pointe Pierre Mignoni.

    Après une journée, le RCT est donc déjà dos au mur, mais loin d’être enterré, à l’aube de la réception de Bath, champion d’Angleterre et vainqueur de la Challenge Cup l’an dernier. Mais il faudra jouer ce match comme le couperet qu’il est : « C’est une compétition avec un format très court, mais j’ai entendu que c’était cuit, et ce n’est pas vrai. C’est sûr qu’on ne pourra pas finir dans les meilleurs des meilleurs premiers, même si on bat cette équipe. On s’est loupé, on le sait, mais on a besoin de soutien face au champion d’Angleterre. C’est un test-match, de niveau international, on a besoin de tout le monde. Il y a des moments difficiles dans une année, on va voir comment on réagit », annonce l’entraîneur varois, qui en appelle au public avant ce qui pourrait être l’un des tournants de la saison.

  • Rugby : les Aixois veulent finir l’année en beauté à domicile

    Rugby : les Aixois veulent finir l’année en beauté à domicile

    Derniers moments de rugby, en 2025, à Aix-en-Provence. Provence Rugby reçoit dans son stade Maurice-David, Béziers, végétant aux portes de la zone de relégation depuis de nombreuses semaines. Face à un mal classé, ce vendredi à 19h30, les Aixois ont l’occasion de poursuivre leur série à domicile. Seule la défaite, début septembre, contre Valence-Romans, est venue entacher un bilan parfait sur l’année civile. Un seul revers face aux Drômois, mais l’antre d’environ 8 000 places est donc une forteresse imprenable, aussi car les joueurs provençaux se donnent les moyens de la protéger. « Si on n’est pas prêt, on peut se faire surprendre, donc on essaie de respecter tout le monde, on essaie de bien travailler avec les joueurs sur cet aspect psychologique. On respecte tout le monde, la Pro D2, elle est compliquée, elle est même ennuyeuse », appuie l’entraîneur des arrières, Julien Dupuy.

    Face aux Biterrois, Provence Rugby souhaite aussi retrouver rapidement le goût de la victoire. Si, sur le synthétique de Maurice-David, tout roule pour les hommes de Philippe Saint-André, ces derniers restent sur une défaite la semaine dernière. C’était à Agen, après des dernières minutes manquées, qui ont frustré le groupe (23-27). Avec Béziers, les Provençaux savent à quoi s’attendre. « Ça va être ultra-agressif, c’est une équipe qui est malgré tout très joueuse. Il n’y aura pas de surprise, si on n’est pas prêt, on va se faire bousculer, c’est clair. Il va falloir être entreprenant, qu’on maîtrise les choses », explique Dupuy.

    Piazzoli signe son retour

    Béziers adversaire joueur, agressif, dur sur l’homme, mais donc positionné en bas de classement. Le mal est encore plus profond à l’extérieur pour les Héraultais. Le bilan est simple : six matches joués, aucune victoire et aucun point de bonus défensif gratté en voyage. Les Aixois savent très bien qu’ils doivent garder leur humilité et leur sérieux pour faire le plein d’un point de vue comptable. Surtout qu’ils peuvent compter sur un retour, un absent de longue date. Guillaume Piazzoli a été exclu en fin de match contre Biarritz (le 13 septembre) et a été suspendu dix semaines par la commission de discipline. Le troisième ligne est titulaire, ce vendredi. Un renfort considérable, alors que le capitaine Teimana Harrison sera absent jusqu’au mois de janvier. Le Néo-Zélandais s’est déchiré le mollet contre Carcassonne et va passer les fêtes hors des terrains. Provence Rugby a donc l’objectif de soigner sa sortie et rester agrippé à la tête du tableau de Pro D2.

    PROVENCE – BÉZIERS

    14e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (19h30)

    Arbitre : Hugo Dutreuilh

    PROVENCE : Drouet – Lapegue, Lenoir, Colombet, Bituniyata – Muntz, Coville – Gambini, Jalagonia, Piazzoli – Rodda, Zafra – Hawkes, Pifeleti, Wegrzyn.

    ZIERS : Anon – Vassalo, Recor, Masiwini, Tuimaba – Aubry, Gomes – Ancely, Koen, Van Bost – Gayraud, Benoy – Judge, Boulassel, El Maslouhi.

  • Toulon a cru à l’exploit pendant une heure avant de lâcher prise

    Toulon a cru à l’exploit pendant une heure avant de lâcher prise

    Le voyage à Édimbourg n’a pas été de tout repos pour les Toulonnais.

    Après une entame de match réussie, ponctuée de deux essais signés Ben White, les Varois ont pris l’eau et ont multiplié les fautes de main, incapables de contrôler un ballon transformé en savonnette par une pluie battante qui tombait sur la capitale écossaise. Des conditions météorologiques favorables aux Écossais qui ont dominé la première période.

    Outre de perdre la main, le RCT a surtout rapidement perdu Melvyn Jaminet, dont le drop avait ouvert le score dès la 2e minute, victime d’une blessure musculaire juste après avoir transformé le second essai de Ben White.

    Toulon s’accroche

    Évitant de peu un troisième essai dans le temps additionnel, les Varois sortaient la tête de l’eau après les citrons, mais se heurtaient à une défense de fer, qui les exposait à des contres. Sur l’un d’eux, Darcy Graham pensait faire le break en profitant d’un cafouillage aux abords de l’en-but des Rouge et Noir. Mais le troisième essai écossais était refusé par l’assistance vidéo (48e).

    Les hommes de Pierre Mignoni n’abdiquaient pas. Mais leur point de retard semblait une montagne insurmontable face à des Écossais qui se battaient sur tous les ballons comme si leur vie en dépendait.

    C’est d’abord au pied, avec une pénalité réussie de part et d’autre par Cameron Scott et Matéo Garcia, que les deux équipes faisaient évoluer le score, alors que la pluie rendait de plus en plus difficile le contrôle du ballon et un jeu à la main précis et appliqué.

    Mais en étant pris en flagrant délit de jeu dangereux, David Ribbans laissait ses coéquipiers à 14, au plus mauvais moment de la soirée. Ce dont profitait Édimbourg pour reprendre les devants dans les débats, en imposant le jeu dans les 22 varois.

    Un travail de sape récompensé d’un essai de pénalité, après que Baptiste Serein ait serré le frein à main quelques secondes plus tôt. Mais sur la mêlée à 5 qui a suivi, la puissance du pack écossais a eu raison de la cohésion de son homologue rouge et noir, poussé à la faute.

    Édimbourg venait de réussir le coup parfait, exploitant la sortie temporaire du deuxième ligne toulonnais qui fragilisait sa mêlée. Avec un avantage de huit points à moins d’un quart d’heure de la sirène, les Écossais se dirigeaient vers un trois sur trois lors de leurs confrontations avec le RCT en Coupe des Champions.

    Ces retrouvailles devaient être un test de niveau pour des Toulonnais qui rêvent de franchir un palier européen et renouer avec un passé qui les a vus gagner trois coupes consécutivement, il y a bientôt dix ans.

    Ils ont tenu une heure. Jusqu’à la faute de David Ribbans qui a tout changé. Édimbourg en profitant pour prendre le bonus offensif.

    L’UBB et Toulouse tranquilles

    Cette nouvelle campagne européenne a vu l’UBB, tenant du trophée, s’imposer très nettement à Pretoria face aux Blue Bulls. Un succès bonifié 46-33, avec sept essais, dont un doublé de Louis Bielle-Biarrey. Toulouse, finaliste malheureux, a lui aussi lancé sa campagne en atomisant un adversaire sud-africain. Une victoire à huit essais (56-19) face à des Sharks très émoussés.

    RÉSULTATS

    Édimbourg 33 (18) Toulon 20 (17)

    1ère journée, groupe 2.

    Stade de Hive

    Arbitre : M. Carley.

    ÉDIMBOURG : 4 essais Schoeman (14), Vellacott (29), de pénalité (61) , Venter (75), 1 transformation (14) et 3 pénalités (10, 34, 54) de Scott.

    TOULON : 2 essais de White (6, 21), 2 transformations et 1 drop (2) de Jaminet, 1 pénalité (55) de Garcia. Avertissement : Ribbans (58).

  • À Édimbourg, le RC Toulon repart à la conquête de l’Europe

    À Édimbourg, le RC Toulon repart à la conquête de l’Europe

    C’est une parenthèse qui suscite forcément une excitation particulière. La Champion’s Cup reprend ses droits ce week-end, et les prolonge jusqu’au suivant. « On change de compétition, de format, d’arbitrage, d’intensité, et on s’entraîne dur pour ça depuis 15 jours. C’est notre rythme, notre obligation, donc c’est un changement d’état d’esprit », affirme Pierre Mignoni. Et c’est en Écosse, à Édimbourg, que le RCT débute son aventure européenne. Actuellement dans le ventre mou du United Rugby Championship (10e), le Édimbourg Rugby n’est, sur le papier, pas l’adversaire le plus impressionnant. L’historique parle cependant pour les Écossais, qui avaient battu les Varois lors de leurs deux confrontations dans cette compétition, en 2018/2019 (40-14 à Édimbourg, 17-28 à Mayol).

    Six ans plus tard, les deux effectifs ont changé, et du côté de la Rade, on avoue connaître assez peu cette équipe. Mais le staff toulonnais a de la ressource : « Je me sers d’Andrea Masi [entraîneur des trois quarts du RCT, Ndlr] car il a joué dans ce championnat avec Trévise, et à travers la vidéo. On a préparé notre game plan pour que les joueurs soient à 100%. Ce n’est pas une préparation d’une semaine, mais de toute une saison. Sur ce qu’on a vu, Édimbourg est une équipe qui joue très vite, fort, sur une surface synthétique très rapide. Ils mettent beaucoup de pression sur l’adversaire, ne te laissent pas beaucoup d’oxygène pour faire ton jeu. On se sait attendu, ce sera un gros défi pour nous », détaille Pierre Mignoni.

    Autre atout : la présence de Ben White, qui connaît bien ses futurs adversaires, qu’il côtoie, pour certains, en sélection : « Je connais beaucoup de joueurs, c’est un match cool à jouer contre mes amis. Pour préparer le match, j’ai présenté l’état d’esprit de l’équipe, parlé des joueurs, du stade, les petites choses comme ça. On est prêt pour tout, on n’a pas d’excuses », certifie l’international écossais, qui définit ce premier adversaire européen comme « une équipe costaude, qui aime le combat. Ils jouent beaucoup au pied, il faudra contrôler les 9 et 10 pour avoir nos momentums ».

    « L’an dernier, on a montré qu’on avait progressé »

    Il faudra aussi tenir compte des règles propres à la Champion’s cup (bonus d’un point pour toute équipe inscrivant quatre essais, et pour les équipes perdant avec moins de 7 points d’écart), et un arbitrage différent de celui du Top 14 : « Il faut habituer les joueurs à l’arbitrage sur les mauls, le jeu au sol, les mêlées… Il ne faudra pas être surpris, on a travaillé avec ça, il n’y aura pas de tolérance à ce sujet », prévient l’entraîneur toulonnais.

    Pour cette première mission européenne de la saison, ce dernier pourra compter sur le retour d’une grande partie de ses internationaux, qui doivent, selon lui, reprendre le train en marche : « On verra après le match si on y est parvenu. Il faudra voir comment ils s’intègrent dans l’équipe, comment sont-ils en termes de fraîcheur. Tous les internationaux doivent amener un plus, car ils ont l’habitude de ces matches au niveau international. » Seul Charles Ollivon manquera finalement à l’appel, ce qui ne manque pas d’agacer Pierre Mignoni : « Le RCT a pour priorité la santé des joueurs. Après sa commotion, on a pris le relais de l’Équipe de France, et Charles était considéré apte. Mais une commission externe doit donner son aval, et elle nous a dit non mercredi. La commotion est un aspect important, on ne fait pas de politique là-dessus. Mais quand on suit un protocole classique, que le joueur s’entraîne à 100%, il est apte à jouer. Je ne ferai jamais jouer un joueur qui n’est pas à 100%. Donc là, on [cette commission, Ndlr] est dans la politique, on se couvre. Nous, on n’est pas là pour se couvrir, mais pour protéger les joueurs et pour performer. »

    Si les supporters se rêvent déjà à une quatrième étoile, l’objectif sera avant tout de montrer que le club franchit des paliers, après une aventure européenne cruellement stoppée en quart de finale par Toulouse l’an dernier : « Ce match nous avait fait vraiment très mal. C’était pour moi un bon match pour retrouver le très haut niveau, le genre par lequel le groupe a besoin de passer. Mais ça avait mis le moral de certains joueurs à zéro. L’objectif, c’est de faire du mieux possible. L’an dernier on a montré qu’on avait progressé, j’espère qu’on va encore le montrer cette année. »

    Champion’s cup, 1ère journée

    18h30, Hive Stadium, Édimbourg

    Arbitre : M. Carley (ANG)

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ribbans (C), Alainu’uese ; Ludlam, Abadie, Mercer ; White, Garbisi ; Ferté, Sinzelle, Brex, Dréan ; Jaminet.

  • Provence Rugby veut passer la cinquième à Agen

    Provence Rugby veut passer la cinquième à Agen

    Deux équipes avec un même but, ayant une dynamique diamétralement opposée. C’est à Armandie que Provence Rugby se déplace, ce vendredi à 21h, pour y affronter Agen. Avant cette 13e journée de Pro D2, le SUA n’arrive plus à mettre un pied devant l’autre. Philippe Saint-André l’a constaté en conférence de presse, leurs adversaires de la semaine ont réalisé « un excellent début de saison ». Mais depuis, l’orage est arrivé dans le Lot-et-Garonne. Trois défaites de suite dont une à domicile contre Oyonnax. Malgré cela, leur position en championnat est toujours la sixième. Les retrouvailles de Mauricio Reggiardo avec les Provençaux risquent d’être stressantes, pour éviter de s’incliner une quatrième fois.

    Les Aixois débarquent donc à Agen avec la jauge de confiance à 100%. « PSA » énumère les derniers accomplissements de son équipe. « Nous sommes à quatre victoires d’affilée, il y en a sept sur les huit derniers matches, la dynamique est très bonne. Les deux victoires à l’extérieur à Colomiers et Aurillac ont fait du bien, nous avons renversé la table sur ces rencontres. » Les pensionnaires du Stade Maurice-David pointent au 3e rang de Pro D2 alors qu’il ne reste plus que trois matches avant Noël.

    Une météo incertaine

    Une place s’expliquant aussi par des points supplémentaires grattés par-ci, par-là. Le fameux classement britannique permet de compter le nombre de bonus obtenus durant une saison et Provence Rugby est également 3e avec 15 points. À égalité avec Valence-Romans, comme dans le classement total. « On est 2e ex æquo avec le VRDR, alors qu’ils ont une victoire de plus que nous. Cela veut dire qu’on obtient des résultats bonifiés. Il y a 4 bonus offensifs à domicile, on prend des points à Oyonnax ou Angoulême, ce qui veut dire que nous sommes réguliers dans la performance et j’espère que nous le serons vendredi soir », explique le manager.

    Une dernière donnée à prendre en compte, le Lot-et-Garonne a subi les foudres de la météo ces derniers jours et ce sera aussi le cas avant le match. De la pluie, beaucoup, mais les Aixois ont pu se tester mercredi, à l’entraînement, dans ces conditions. Un déplacement humide pour une formation souhaitant conserver son humilité et jouer pleinement sa chance à Agen.

    AGEN – PROVENCE

    13e journée de Pro D2

    Stade Alfred-Armandie (21h)

    AGEN : Jean – Martins, Muscarditz, Garrigues, Etcheverry – Willis, Maunder – Gayraud, Fineanganofo, Lebian – Madigan, Olmstead – Burin, Socino, Guion

    PROVENCE : Portela – Tui, Colombet, Finau, Bituniyata – Salles, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Taofifenua

  • Coupe du monde de rugby 2027, un tirage clément pour le XV de France

    Coupe du monde de rugby 2027, un tirage clément pour le XV de France

    C’est a Sydney que s’est déroulé le tirage au sort des groupes de la prochaine coupe du Monde de rugby.

    Pour cette 11e édition, qui aura lieu en Australie à l’automne 2027 (finale le 13 novembre), 24 nations sont qualifiées et ont été réparties dans six groupes de 4. Protégés dans le chapeau 1, celui du top 6 mondial, Antoine Dupont, Romain Ntamack ou Damian Penaud savaient qu’ils ne pourraient pas retrouver tout de suite les doubles champions du monde en titre sud-africains, les All Blacks néo-zélandais, ou encore les Anglais, les Irlandais ou les Pumas argentins.

    Leurs trois adversaires seront le Japon, les États-Unis et les Samoa. Les deux premiers et quatre meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les huitièmes de finale.

    En cas de résultats favorables, l’équipe de France retrouverait l’Écosse comme premier adversaire. Et s’il devait y avoir une qualification, l’adversaire en quart de finale pourrait être le Pays de galles ou les Fidji. Quant à la demi-finale du tableau du XV de France, il conduit tout droit vers l’Australie, pays hôte.

    Le calendrier complet sera établi le 3 février.

    Groupe A

    Nouvelle-Zélande, Chili, Australie, Hong-kong.

    Groupe B

    Afrique du sud, Géorgie, Italie, Roumanie.

    Groupe C

    Argentine, Fidji, Espagne, Canada.

    Groupe D

    Irlande, Écosse, Uruguay, Portugal.

    Groupe E

    France, Japon, États-Unis, Samoa.

    Groupe F

    Angleterre, Pays de Galles, Tonga Zimbabwé.

  • Mauricio Reggiardo et le plaisir de retrouver Provence

    Mauricio Reggiardo et le plaisir de retrouver Provence

    C’est un visage bien connu que va retrouver Provence Rugby à l’occasion de l’antépénultième match de l’année 2025. Mauricio Reggiardo a passé quatre années et demi « incroyables » à Aix-en-Provence, mais, cette semaine, il est dans le camp d’en face. Les Provençaux sont à Armandie, vendredi, pour affronter Agen, dont l’Argentin de 55 ans est désormais le coach. L’ancien pilier aux 50 sélections avec les Pumas, massif bonhomme d’un mètre 90 pour près de 120 kg, a accepté de se replonger dans ses souvenirs aixois. C’est la première fois qu’il va jouer son ex-équipe, depuis son départ durant l’été.

    Premier de Pro D2 et beaucoup de liens tissés

    « C’était une aventure superbe, humainement et professionnellement. J’étais dans un projet incroyable, ambitieux, ça m’a aussi permis de grandir », dit-il avec cet accent hispanique qui ne le quitte pas. Des années majeures pour lui et une stabilité trouvée dans les Bouches-du-Rhône, là où il est resté le plus longtemps dans sa carrière d’entraîneur. Les souvenirs ne manquent pas pour celui qui a pris le train en route, lors de la saison 2020-2021. Un maintien « dans la douleur » lors de ses premiers mois et une évolution positive, par la suite. Une progression qui a amené son équipe jusqu’à la première place de la saison régulière, en 2023-2024. Même si la montée n’a pas été acquise à l’issue des play-offs, une marche en avant a été enclenchée. « C’est un club qui franchit les paliers et qui a un chemin tout tracé vers le Top 14. Je suis content de leur évolution et je suis toujours leurs résultats », raconte l’ancien joueur d’une voix sincère.

    Mauricio Reggiardo est toujours en lien avec certains joueurs, le staff mais également le président Denis Philippon. Il a pu partager des moments forts avec beaucoup de ces personnes et a hâte de les affronter. « Je sais que, vendredi, je vais retrouver des personnes avec qui j’ai partagé des émotions. Ca fait toujours plaisir de les retrouver car je suis parti en très bons termes avec le club. » Sportivement parlant, l’enjeu sera fort pour les deux formations. Les dynamiques sont opposées avec trois défaites consécutives pour Agen et quatre victoires de suite pour Provence Rugby. Le coach, parti après une demi-finale perdue, un crève-cœur, est ambitieux pour ces retrouvailles. « L’objectif est de gagner face à une équipe en confiance et qui maîtrise son rugby. Nous avons envie de casser cette spirale négative et de gagner à domicile. » Le rendez-vous est pris, pour cette rencontre en prime-time, vendredi soir, devant les caméras de Canal+.

  • Les rugbymen du RCT de retour au cœur des quartiers

    Les rugbymen du RCT de retour au cœur des quartiers

    À Toulon, le football
    reste ancré dans les mœurs, l’Olympique de Marseille suppléant allègrement l’absence -décriée- du Sporting Toulon au plus haut niveau depuis de trop longues années. C’est particulièrement le cas dans les quartiers populaires, où le rugby, religion séculaire du territoire, peine, à l’inverse, à faire des adeptes. Car historiquement, l’ovalie demeure un univers gentrifié malgré lui. Alors, pour y donner un accès plus large, le RC Toulon met en place, depuis neuf ans, l’opération « RCT au cœur des quartiers ».

    Un dispositif qui vise à initier 72 enfants de 8 à 12 ans en provenance de six associations du territoire à la pratique du rugby et à ses valeurs. « C’est un sport auquel ils ne sont pas forcément acculturés. On leur apprend les rudiments, mais on a aussi un contenu éducatif grâce aux joueurs espoirs et professionnels du RCT qui nous accompagnent à travers de petits ateliers. Par exemple, on essaie de les faire jouer sans arbitre pour qu’ils comprennent l’importance d’en avoir un, le respect de l’autorité », explique Melvin Vial, responsable du fonds de dotation du RCT, en charge de l’opération. Car à travers le rugby, ce sont surtout « des valeurs citoyennes, qu’on retrouve dans le sport collectif en général, qu’on essaie de véhiculer : la mixité, l’acceptation de celui qui va moins vite, moins haut, de celui qui est fatigué ou qui veut en faire plus… » Mercredi dernier, au stade de la Ferme des Romarins, entre Toulon et Ollioules, c’est avec un enthousiasme non dissimulé que ces enfants originaires de plusieurs quartiers populaires varois ont participé aux premiers ateliers de la saison, animés par quatre joueurs espoirs du RCT, et par les pros Rayan Rebbadj et Matthias Halagahu. « On est passé par là, les jeunes sont heureux d’être encadrés par des joueurs professionnels », se souviennent les deux hommes, dont l’objectif est avant tout « que les enfants prennent du plaisir. Ils s’intéressent moins à ce sport au plus jeune âge, on vient leur apprendre ce que c’est, leur donner envie et leur inculquer le partage et le sens de la communauté rugby, mais aussi le respect des éducateurs. Ça peut leur permettre de se canaliser pour être sérieux à l’école car c’est le plus important. »

    Au sein des associations partenaires, on se réjouit d’ouvrir ces enfants à « la mixité sociale, au partage, au respect et aux règles et valeurs du rugby », explique Najette Larbi, animatrice référente du dispositif Mêlées Crampons, porté par le club de l’US Seynoise, qui accompagne les enfants de la cité Berthe via l’aide aux devoirs, l’accès à de la culture, avec le rugby comme école du respect, de la solidarité et du dépassement de soi. « Ce sont des valeurs valables dans l’ovalie comme dans la vraie vie », qui plus est vectrices « d’inclusion sociale. Les enfants attendent chaque année ces actions », se réjouit l’éducatrice, à tel point « que deux jeunes se sont inscrits au rugby ». Parmi eux, Eya, une jeune rugbywoman qui a participé pour la première fois à l’opération l’année dernière : « Je regarde presque tous les matches du RCT. J’aimerais bien jouer dans l’équipe féminine et peut-être en équipe de France », rêve la jeune fille.

    Un dispositif qui dépasse le cadre du terrain : « On les emmène à chaque fois dans un quartier différent, en fonction de la présence des associations. On leur présente un peu les métiers du sport. On leur fait découvrir le Campus RCT, Mayol, où on avait fait un atelier l’année dernière, ce qu’on va essayer de refaire. Ils n’ont pas toujours les moyens d’aller voir des matches, donc on les invite. Ça crée des souvenirs et de l’affect », conclut Melvin Vial, avant le prochain atelier qui aura lieu le 17 décembre au stade Saurin, à Toulon.