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  • L’extrême droite RN s’empare de la Petite Camargue

    L’extrême droite RN s’empare de la Petite Camargue

    S’il était attendu, c’est tout de même un coup de tonnerre qui s’est déroulé au conseil communautaire de Petite Camargue mercredi 15 avril. Et ce, pour deux raisons. D’abord parce que pour la première fois un élu du Rassemblement national va gérer une intercommunalité dans le Gard. Mais c’est aussi l’ampleur du score qui interroge : Nicolas Meizonnet l’a en effet emporté avec 25 voix sur les 30 possibles et aucun candidat n’a osé se présenter face à lui.

    Tous les maires l’ont ainsi soutenu, que ce soit Jean-Paul Franc, maire d’Aimargues et ancien secrétaire CGT chez Perrier, le président sortant réélu à Aubord André Brundu, le nouveau maire de Beauvoisin Frédéric Meseguer ou encore l’édile du Cailar, Joël Tena. Des soutiens d’autant plus incompréhensibles que dans l’histoire de la Communauté de communes, le maire de Vauvert, la ville centre, n’a jamais eu la présidence de l’interco.

    « C’est déconcertant, il n’y a eu aucune opposition, aucune résistance », s’indigne Magali Nissard, nouvelle leader de l’opposition à Vauvert depuis le retrait de Jean Denat. « Il y a la droite dans toutes les villes et on voit qu’elle bascule. Meizonnet a dit que la Communauté de communes ne serait pas la vitrine du RN mais on a du mal à y croire. J’ai tenté de pousser le président sortant à y aller mais il n’a jamais donné d’explications sur son retrait. Ce qui m’inquiète c’est comment ils vont se positionner face à lui par la suite ? Est-ce qu’ils vont laisser tout passer ? »

    La gauche s’élargit

    à l’Agglo d’Alès

    Toute la semaine, les présidents des intercommunalités ont été élus avec une forme de continuité. C’est par exemple le cas pour le maire de Cardet, Fabien Cruveiller, qui était seul en lice pour récupérer la présidence du Piémont Cévenol où la majorité de Saint-Hippolyte-du-Fort a retrouvé la première vice-présidence, tournant ainsi la page de l’opposition frontale qui avait entaché le mandat précédent. Les élus régionaux socialistes Régis Bayle et Fabrice Verdier ont également été réélus respectivement à la tête du Pays Viganais et du Pays d’Uzès. Du côté des changements, l’opposant à Pierre Martinez et maire de Montpezat, Jean-Michel Andriuzzi, a été élu président du Pays de Sommières. Elu à Montfrin, Philippe Marchesi, a pris la suite de Pierre Prat à la tête de l’intercommunalité du Pont du Gard sur fond de divisions.

    Côté Alès Agglomération, Christophe Rivenq (LR) a été réélu confortablement dans le fauteuil de président qu’il occupe depuis 2020. Mais pour cela, il a plié devant les demandes de la gauche qui lui demandait plus de responsabilités. Ainsi, le PCF a récupéré un poste de vice-président supplémentaire (Sylvain André (Cendras), Claude Cerpedes (Saint-Martin-de-Valgalgues), Pascale Eugène (La Grand-Combe) et Ghislain Chassary (Rousson). Avec l’écologiste Aurélie Génolher et Nathalie Montoro Teissier (DVG), la gauche compte six vice-présidents sur 15 à l’Agglo. « Il y a les vice-présidents mais il y a aussi les responsabilités et on peut affirmer que la gauche prend une place plus importante à l’Agglo, en compromis avec Christophe Rivenq », réagit Sylvain André.

  • Débat budgétaire houleux dans une ambiance délétère à Fos

    Débat budgétaire houleux dans une ambiance délétère à Fos

    Le débat autour du rapport sur les orientations budgétaires, qui a conclu le 3e conseil municipal jeudi, a été pour le moins tendu. Le maire d’extrême droite Philippe Maurizot, soutenu par le député RN Franck Allisio, a déclaré présenter un « budget techniquement sécurisé » dans « un contexte de transition institutionnelle », afin d’« assurer la continuité du service public, sécuriser les équilibres financiers et poursuivre les opérations déjà engagées ».

    « Une marge limitée »

    L’opposant Nicolas Féraud (PCF) a presque eu peine à s’exprimer sur ce point, à l’heure de questionner sur des choix de long terme. « L’épargne brute [4 886 000 euros, Ndlr] de 2026 intègre des recettes qui ne seront pas reconduites… Ce qui laissera une marge d’autofinancement limitée. Quelle sera cette épargne à horizon 2027-2028 ? » demande l’élu, sous les huées des partisans du maire. L’édile agite l’épouvantail : « Nous sommes dans une phase de transition, dans un monde en guerre, avec des incertitudes majeures sur le prix du carburant, les attributions de compensation de la métropole, et vous demandez des réponses qui relèvent de la boule de cristal ! On va en budgéter une, peut-être on la trouvera sur Temu », ironise-t-il.
    « Peut-être en aurez-vous besoin pour savoir quand votre ami Trump arrêtera de bombarder l’Iran », rétorque le communiste, coupé par les hurlements de l’assemblée.

    De son côté, l’autre opposant (PS) Jean-Michel Leroy, parle « d’inaction de la mandature précédente » au vu des 12 millions d’euros non utilisés du précédent budget. Il insiste sur « le besoin, pour une collectivité, de voter un budget à l’équilibre qui, autrement, perçoit des impôts pour rien ». Puis il pointe le « besoin de manager pour cette armée de fonctionnaires, à 80% exécutante, sans chefs ni missions claires », dont « 101 vacataires, dont je vous invite à réfléchir à une manière de régulariser leur situation, il n’y a rien dans le budget de ce point de vue », conclut-il.

    Philippe Maurizot, bien que remerciant « une analyse tout à fait exacte », affirme « aller de surprise en surprise depuis trois semaines ». Et va jusqu’à parler de « cadavres dans les tiroirs ». « Alors quand on me demande “qu’est-ce qu’on attend pour faire”, je reste calme mais j’en pense pas moins » répond l’édile, sous des applaudissements forcés. « On a vécu bien plus que des sarcasmes en 20 ans, habituez-vous à plus que ça », assume-t-il. Tout un style.

  • [Maj] Nîmes Métropole bascule à gauche

    [Maj] Nîmes Métropole bascule à gauche

    C’est un basculement politique autant qu’un signal envoyé à l’ensemble du territoire gardois. Un mois après avoir remporté la mairie de Nîmes, Vincent Bouget réalise le doublé en étant élu ce mardi 14 avril président de Nîmes Métropole, avec 74 voix contre 21 à Julien Sanchez (RN), sur 95 suffrages exprimés (dix bulletins blancs ou nuls). Après Jean-Paul Fournier, Yvan Lachaud et Franck Proust, l’Agglo change de cap : pour la première fois depuis sa création en 2002, la présidence bascule à gauche. Et ce résultat a une portée particulière ici : dans un territoire où le vote RN s’est durablement installé depuis les législatives de 2017, cette élection acte un choix politique clair à l’échelle intercommunale. Elle dit aussi, en creux, qu’une majorité peut se construire pour tenir tête à l’extrême droite et refuser sa banalisation.

    Au Colisée, siège de l’agglo, la scène avait quelque chose d’une passation historique. La candidature de Vincent Bouget, portée par Rémi Nicolas (DVG, maire de Marguerittes) « au nom de l’ensemble des maires de l’agglomération », traduisait le travail de contact mené ces dernières semaines avec les 38 autres édiles. Face à Bouget, Julien Sanchez (RN) a tenté d’installer un contre-récit lors de sa prise de parole, dénonçant un supposé « sectarisme » et tentant de rallier au-delà de son camp. Mais le scrutin a confirmé un rapport de force net : après la ville-centre, c’est bien l’intercommunalité qui entre dans une nouvelle phase.

    « Chaque commune

    et habitant comptera »

    Depuis la tribune, Vincent Bouget a plutôt choisi l’axe du rassemblement, en insistant sur la réalité d’un territoire de 39 communes et de près de 260 000 habitants, où la Métropole décide du quotidien (transports, eau, déchets, développement économique) : « Cette confiance que vous m’accordez est à la fois un honneur et une très grande responsabilité. Depuis des siècles, notre territoire est un carrefour. Aujourd’hui, chaque commune de Nîmes Métropole tient à sa manière une partie de cet héritage (…) Je suis convaincu que cette diversité est une force et que nous n’en tirons pas encore suffisamment parti. Chaque commune et chaque habitant comptera dans notre métropole. À nous de faire en sorte que notre pluralité soit une force. »

    Le message n’est pas anodin. Dans une agglo souvent perçue depuis les petites communes comme trop nîmo-centrée, le nouveau président veut manifestement désamorcer les craintes d’écrasement par la ville-centre. Il assume aussi le cumul mairie-présidence, critiqué par ses adversaires, mais présenté par lui comme un outil d’efficacité : « Ce n’est pas une volonté de cumuler les pouvoirs, mais un gage d’efficacité pour dynamiser notre action collective. »

    Une promesse

    de réorientation

    Sur le fond, Vincent Bouget a esquissé plusieurs directions. Le développement économique restera un axe fort, mais avec une exigence de cohérence et de retombées concrètes pour le territoire. Magna Porta, l’aéroport, Oc’Via, le marché gare : autant de dossiers qu’il dit vouloir examiner « avec attention et pragmatisme », sans céder à l’éparpillement ni au pilotage hors-sol. Même logique sur les transports, où il promet de « franchir un cap » en matière de tarification, de dessertes et d’intermodalité, sans opposer la voiture aux transports collectifs. Il a aussi replacé la transition écologique, la question de l’eau, le logement et les filières économiques locales dans le cœur du mandat.

    Derrière ces premières annonces, une idée affleure : remettre l’agglo sur des politiques utiles au quotidien, loin des seuls effets de vitrine. Pour la gauche nîmoise, qui a longtemps dénoncé une intercommunalité verrouillée par la droite, l’enjeu est désormais clair : montrer qu’une autre pratique du pouvoir local est possible, plus concertée, plus lisible, plus attentive aux communes et aux habitants. L’après-midi, l’élection des quinze vice-présidents a prolongé cette volonté d’équilibre entre fidèles, les élus nîmois et les maires d’autres sensibilités politiques mais reconnus pour leurs compétences.

    Reste maintenant le plus dur : transformer l’essai. Car l’événement politique est là, incontestable. Mais à Nîmes Métropole, l’histoire retiendra moins le basculement que la capacité du nouveau président à faire vivre sa promesse : que, cette fois, chaque commune compte vraiment.

    Le profil des 15 vice-présidents

    Rémi Nicolas (PCF) : 1er vice-président, finances et administration. Maire de Marguerittes, proche de Vincent Bouget, et pilier de la majorité.

    Fanny Daguenet (PCF) : mobilités et transports. Conseillère municipale nîmoise, engagée sur les questions sociales et de déplacement.

    Bernard Clément (PCF) : eau et assainissement. Maire de Domessargues, président du Syndicat des eaux de Domessargues et Saint-Theodorit.

    Fidéline Sébileau (SE) : petite enfance et solidarité. Nouvelle maire de Bernis.

    Olivier Fabregoul (DVD) : développement économique. Maire de Caissargues, reconduit dans ses fonctions.

    Pierre Jaumain (PS) : urbanisme et rénovation urbaine. Adjoint à Nîmes, secrétaire PS du Gard.

    Eddy Valadier (LR) : attractivité et grands projets. Maire de Saint-Gilles, poids lourd politique du territoire.

    Sibylle Jannekeyn (EELV) : transition écologique. Adjointe nîmoise, co-secrétaire des Ecologistes du Gard.

    Gilles Gadille (SE) : ruralité et agriculture. Maire de Cabrières, relais des petites communes.

    Nicolas Cadène (DVG) : citoyenneté et participation. Conseiller municipal nîmois, issu de la société civile.

    Gaël Dupret (SE) : travaux et voirie. Maire de Sernhac, en prise avec les enjeux de proximité.

    Gilles Guillaud (PRG) : finances. Adjoint aux finances à Nîmes.

    David-Alexandre Roux (SE) : équipements publics. Maire de Manduel, nouvel élu en responsabilité.

    Michel Verdier (SE) : environnement et cadre de vie. Maire de Saint-Côme-et-Maruéjols, reconduit.

    Gaëtan Prévoteau (DVD) : culture et vie associative. Maire de Langlade, ouverture vers des profils moins politisés.

  • Dans le Gard, la campagne des sénatoriales a débuté

    Dans le Gard, la campagne des sénatoriales a débuté

    Les élections municipales à peine passées, les partis politiques se penchent déjà sur les élections sénatoriales où, tous les trois ans, la chambre haute du Parlement est renouvelée de moitié. En septembre, c’est donc la série 2 qui sera élue, soit les représentants des départements de l’Ain (n° 1) à l’Indre (n° 36), ainsi que du Bas-Rhin (n° 67) au Territoire de Belfort (n° 90). Si Vivette Lopez (LR) a déjà annoncé qu’elle ne se représenterait pas dans le Gard, Denis Bouad (PS) et Laurent Burgoa (LR) multiplient depuis plusieurs mois les rencontres dans les villages.

    Pour autant, Denis Bouad, 73 ans, n’a pas encore officiellement confirmé sa candidature. Il assure qu’il se lancera dans la bataille s’il est à la tête d’une liste d’union de la gauche (hors LFI). Car si des discussions ont débuté entre socialistes et communistes qui devraient permettre un accord, le PCF n’a pas encore totalement exclu la possibilité de monter une liste autonome. Le plus probable aujourd’hui reste toutefois le chemin de l’union pour éviter la situation de 2020 où le PS s’était divisé en deux entre Alexandre Pissas et Denis Bouad, qui était parvenu à rallier les écolos et le PCF deux jours avant le scrutin.

    Le RN pour empêcher Burgoa ?

    Contrairement à 2020, Denis Bouad consent à présenter un communiste en deuxième position (en 2020, Patrick Malavieille était en 3e position). Deux femmes sont évoquées pour représenter le PCF : la conseillère départementale et nouvelle maire de Saint-Privat-de-Champclos Cathy Ville-Chaulet et la première adjointe à Saint-Martin-de-Valgalgues, Jennifer Willens. Battue de 9 voix en 2020, la gauche espère en effet bien récupérer le troisième siège sénatorial du Gard.

    Apprécié des élus de gauche comme de droite, Laurent Burgoa, de son côté, aura la main sur sa liste après le renoncement de Vivette Lopez, avec qui il entretenait des relations plus que froides. Si les tractations existent aussi à droite, le sénateur LR devra surtout faire face à une vive opposition du Rassemblement National. « M. Burgoa sera dégagé du Sénat, je vous donne ma parole », a ainsi asséné Julien Sanchez à Midi Libre, faisant ainsi reposer sa défaite sur la droite qui n’a pas voulu se retirer, à ses dépens. Si l’ancien maire de Beaucaire n’avait réalisé que 11% en 2020, les prises, par le RN, de Bagnols-sur-Cèze et Vauvert, plus quelques petites communes, pourraient bien affaiblir la droite.

    Tristan Arnaud

  • Cuisante défaite pour le RN à l’Agglo du Gard rhodanien

    Cuisante défaite pour le RN à l’Agglo du Gard rhodanien

    Entre la rupture proposée par la nouvelle maire de Bagnols-sur-Cèze et la continuité proposée par le maire de Saint-Paulet-de-Caisson, les 77 élus de l’Agglomération du Gard rhodanien ont choisi de poursuivre le travail engagé par Jean-Christian Rey. En effet, Christophe Serre, qui est aussi conseiller départemental, a été élu dès le premier tour à la tête de l’intercommunalité avec 44 voix contre 27 pour Pascale Bordes et 3 pour Jérôme Jackel, élu d’opposition (Debout !) à Bagnols.

    Il faut dire qu’hormis Bagnols-sur-Cèze, il y a eu peu de changements dans les 44 communes qui composent l’Agglomération. Et forcément, ces élus n’ont que peu apprécié les vives attaques de la maire d’extrême droite sur la gestion précédente. « Pendant que d’autres territoires avancent, pendant que d’autres territoires se battent pour attirer des entreprises, des familles, des services, des investisseurs, le Gard rhodanien n’a jamais su saisir de telles opportunités. Ce bilan est catastrophique pour notre territoire », a lancé Pascale Bordes, tentant d’imputer ce bilan à Jean-Christian Rey mais en oubliant que beaucoup d’élus ont étroitement travaillé avec le président sortant.

    De son côté, Christophe Serre s’est donc inscrit « dans la continuité du travail mené depuis sa création » en souhaitant « protéger les équilibres territoriaux et refuser toute logique de domination » mais aussi en « investissant là où c’est utile, pas là où c’est visible ». « Je n’ai pas la prétention de vous présenter aujourd’hui un projet de territoire écrit de manière descendante, sans concertation et de faire abstraction du travail engagé ces dernières années. Je vous propose une méthode fondée sur la concertation, l’écoute et la coconstruction », a-t-il ajouté.

    Bordes, toujours battue

    Le vote de la présidence n’a pas été le seul désaveu pour Pascale Bordes. La maire de Bagnols a en effet ensuite tenté d’être élue comme première vice-présidente. Mais là encore elle a été battue par la candidate proposée par Christophe Serre. C’est en effet la maire de Saint-Laurent-des-Arbres, Sylvie Barrieu Vignal, qui a été plébiscitée avec 49 voix (seulement 25 pour Bordes) et aura donc la délégation à l’aménagement du territoire.

    Pour la deuxième vice-présidence en charge de la santé et de l’accès aux soins, c’est le maire de Pont-Saint-Esprit, Valère Ségal, radiologue de formation qui l’a emporté devant Pascale Bordes (46 voix contre 24). Candidate jusqu’à la septième vice-présidente, Pascale Bordes a toujours été battue et a finalement arrêté de se présenter comprenant que la ville centre n’aurait pas de postes clés à l’Agglomération. Les élus du Gard rhodanien ont ainsi prouvé que dans certains territoires, le barrage républicain fonctionne encore.

  • Le RN s’oppose encore au financement des transports

    Le RN s’oppose encore au financement des transports

    Le dépôt des amendements de l’extrême droite est presque devenu un jeu routinier, dans l’hémicycle régional. Au moment d’approuver le budget primitif de la collectivité ce vendredi matin, il n’y avait donc rien de nouveau lorsque l’opposition RN s’est échinée à les multiplier pour redéployer des crédits de communication vers les autres politiques régionales afin de montrer « que d’autres choix sont possibles », affirmait sérieusement l’élue varoise (RN) Coline Houssays. Mais tandis que l’argentier de la Région Jean-Pierre Colin (Les Centristes) déroule sur « un budget de responsabilité qui garantit la poursuite des grands projets structurants », la conseillère d’extrême droite se borne à constater « un budget qui se tient avec un petit coup de pouce extérieur ». La priorité, pour l’opposition RN, restant de réduire l’investissement de la collectivité. « Ce n’est pas tant chaque projet isolément qui pose question, mais leur addition », justifie la Lorguaise. « Nous avons choisi sans hésitation de maîtriser les comptes publics pour dégager les moyens supplémentaires à nos engagements », lui donne la réplique le président (LR) de la majorité régionale, Pierre-Paul Léonelli, sans s’arrêter sur les coupes dans la santé, la politique économique, la formation (notre édition du 10/04). Face aux baisses de dotations de l’État, « ce sont presque 60 millions d’économie qu’il a fallu trouver », rappelait le président (Ren.) de Région Renaud Muselier. Désormais président de la Métropole Aix-Marseille, le vice-président (LR) à la formation professionnelle Nicolas Isnard a tenu aussi à défendre son action face au chômage en baisse. Assurant, malgré les baisses des dotations, que la collectivité « contribuera à soutenir les missions locales, les écoles de la 2e chance, dans les mêmes proportions que les années précédentes ».

    Mais l’extrême droite préfère s’échiner à coups d’amendements sur le nouveau versement mobilité régional et rural pour en réduire la portée. « Malgré lui, ce versement reste une taxe en plus sur nos entreprises », s’indigne l’élue varoise (RN) Muriel Fiol. « 97% des entreprises de la région ne sont pas concernées », rappelle encore Renaud Muselier. C’est surtout son prédécesseur (Hor.) Christian Estrosi qui monte au créneau. « Je vois l’instrumentalisation qui est faite par une partie du monde de l’entreprise », dénonce-t-il. Lui défend « une condition essentielle, quand je vois tous ceux qui demandent de nouvelles lignes, des modernisations de lignes. » Et de regretter que seule la région parisienne a obtenu un versement mobilité un point au-dessus du niveau national fixé à 2% de la masse salariale des entreprises.

    Contre les droits

    des femmes

    Pas de quoi freiner le RN qui dans la foulée s’en prend aux subventions… pour les associations de soutien aux femmes victimes de violences. « Il serait préférable de s’en tenir à vos compétences et de flécher ces budgets aux lycées », explique benoîtement l’élue maralpine RN Brigitte Lancine. « Quand elles n’ont plus d’emploi, qu’elles sont sous domination, qu’elles n’ont plus de maison, que leurs enfants sont abandonnés, vous voulez dire ne vous en occupez pas ? » s’estomaque le président de Région. Alors que son opposante veut reprendre la parole, il avertit : « Vous allez en prendre une ! » Avant de s’excuser immédiatement, repris par Christian Estrosi. Mais l’élue RN a beau dire qu’elle n’est « pas contre cette cause », elle persiste : « Ce que dit la Chambre régionale des comptes, c’est qu’il faut plus se mobiliser sur les compétences de la Région sans aller en permanence se substituer à l’État ». Tout juste rentré du conseil municipal, le député RN Franck Allisio intervient à temps pour faire voter son groupe en faveur du plan de lutte contre les violences faites aux femmes. Pas une évidence pour l’extrême droite à deux doigts de s’abstenir.

  • À peine élu, le nouveau maire RN de Vauvert annule une expo…

    À peine élu, le nouveau maire RN de Vauvert annule une expo…

    À peine élu à la tête de Vauvert, ravie à la gauche (57,5% des voix) qui gouvernait la commune depuis 12 ans, le nouveau maire Rassemblement national a pris sa première mesure culturelle à la hache. Le 4 avril, Nicolas Meizonnet a annoncé l’annulation de l’exposition photographique « Chroniques vauverdoises », qui devait débuter le 21 mai pour un an.

    Dans une publication Facebook, Nicolas Meizonnet n’y va pas par quatre chemins : « J’ai pris la décision d’annuler l’exposition du photographe militant LFI Sylvain Brino prévue au mois de mai prochain à Vauvert. Ce mélenchoniste convaincu, qui partage des publications aux relents antisémites et des propos haineux tombant sous le coup de la loi, qualifiant le RN de Résolument Nazi, ira exposer ailleurs. » Le maire d’extrême droite vante ensuite « une économie de 2 136 euros » pour les 11 800 contribuables Vauverdois « dans un contexte financier particulièrement tendu ». Soit une économie dérisoire de 18 centimes par habitant… « Une exposition moins coûteuse pour la ville et plus fédératrice vous sera proposée », conclut-il.

    L’exposition supprimée n’avait pourtant rien de partisan. Elle rassemblait des clichés pris durant une quinzaine d’années autour de la vie locale : abrivados, concert de flamenco, repas de quartier, fête votive… « Avant de qualifier cette exposition de non fédératrice, M. Meizonnet, vous auriez pu avoir la curiosité d’en vérifier le contenu », a répliqué sur sa page Facebook Sylvain Brino, 83 ans, qui déplore une décision arbitraire. Sur le réseau social, il publie la photo d’une scène de marché, assortie de ce commentaire : « Voici un aperçu des clichés d’un redoutable activiste auxquels vous avez échappé grâce à la vigilance de M. Meizonnet », ironise l’artiste.

    Concernant la publication relayée par Sylvain Brino sur Facebook avec la mention « Résolument Nazi » pour qualifier le RN, pointée par Nicolas Meizonnet, le photographe indique, dans Midi Libre, que le maire « n’a montré que le bandeau, pas le contenu. Ce qui m’intéressait, c’était une analyse sur la dette du RN ».

    Levée de boucliers

    Dans un communiqué, la section Camargue Vidourle du PCF dénonce « une première décision autoritaire et arbitraire en matière culturelle. (…) Que le maire puisse juger une œuvre artistique à partir des opinions supposées d’un artiste est inacceptable ». Par ailleurs, « évoquer des économies financières ridicules témoigne du mépris que le nouveau maire a de la culture », estime le PCF.

    « C’est une censure intolérable à la création artistique mais dans la réalité, une atteinte grave à la liberté d’expression et d’opinion contraire à nos principes républicains et laïcs », dénonce de son côté la France insoumise du Gard. « À travers cette annulation, ce sont toutes les activités culturelles, associatives et syndicales à Vauvert qui sont menacées de censure », estime LFI. « L’accusation d’antisémitisme est inacceptable et relève de la justice », ajoute-t-elle par ailleurs.

    Pour dénoncer publiquement cette décision, la directrice des éditions Au Diable Vauvert, Marion Mazauric, personnalité culturelle locale de renom, a lancé sur change.org* une pétition de soutien à « cet ancien professeur aux Beaux-Arts, plasticien passionné d’histoire de l’art et d’architecture » qui voit son exposition interdite au motif « qu’il est un homme de gauche et serait membre de la France insoumise ». « Faire acte de censure sur des motifs politiques n’est pas acceptable », assène le texte, rappelant que « la liberté de penser et de créer ne se négocie pas » et qu’« un maire se doit de représenter tous les citoyens de sa cité ». Avant de conclure : « Nous ne laisserons nulle part, ni à Vauvert ni ailleurs, notre pays basculer dans le totalitarisme, qui commence toujours par tenter de contrôler la culture, par censurer et par interdire. »

  • Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Il y a eu Hubert Falco (Hor.), de 2018 à 2022, puis son confrère des Républicains, le maire de Hyères Jean-Pierre Giran (2022-2026) quand l’ancien édile toulonnais a été condamné à 5 ans d’inéligibilité. Place désormais à Josée Massi. Jeudi, la maire de Toulon, seule candidate déclarée, et en fin de compte, en lice, alors que l’on pouvait imaginer, au moins pour la symbolique, a sans surprise été nommée à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 voix pour, 28 votes blancs, 3 bulletins nuls sur 89). Elle devient ainsi la troisième présidente de la collectivité, crée en 2018, et la première femme à prendre le poste.

    Une présidence qui ne souffre de (presque) aucune contestation ; même la cheffe de file officieuse du RN Laure Lavalette a considéré comme « naturelle », dans une prise de parole qui s’apparentait à une première passe d’armes avant le vote. Celle-ci était attendue au vu des tendances laissant entendre qu’aucun poste de vice-président ne serait laissé aux maires d’extrême droite (Julien Argento [UDR] à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti [RN] à Six-Fours et Dorian Munoz [RN] à la Seyne-sur-Mer). « Vous avez été élue grâce aux voix de l’extrême gauche » a-t-elle asséné, dans le style populiste qui la caractérise, moins efficace dans une assemblée que face à son électorat. « Qu’est-ce qui n’est pas clair dans le message des électeurs ? Pourquoi ce sectarisme ? À quoi bon humilier les élus ? Il faut ouvrir cette mandature sur le dépassement des clivages et faire respecter les usages de la métropole. » « Vous verrez ce qu’on fera », lui a laconiquement répondu Josée Massi.

    Après une première suspension demandée par l’extrême droite, au bout de 20 minutes de séance, pour tenter de faire plier la future présidente de la métropole à travers des discussions informelles, cette dernière a été officiellement élue. « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination ».

    Massi : « Le RN ne prendra pas part à l’exécutif »

    « Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes », a-t-elle poursuivi. « Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée a le pouvoir d’influer sur le quotidien de nos administrés, mais aussi de modeler durablement le visage de notre territoire pour les décennies à venir. »

    Et la maire de Toulon n’a pas reculé face aux doléances des élus frontistes et UDR : « J’ai fait un choix clair : le Rassemblement National ne prendra pas part à l’exécutif. » Une décision « prise en concertation avec tous les maires de la majorité », que Josée Massi « assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens. Gouverner, c’est choisir. Et je choisis la cohérence. Ainsi, la direction politique de la métropole ne souffrira d’aucune ambiguïté ».

    Elle a toutefois assuré qu’elle « [travaillerait] avec chacun des 12 maires, dans un esprit de dialogue et de coopération. J’y tiens, car nous avons en commun le fait de souhaiter le meilleur pour notre territoire ». Des concertations qui se tiendront au sein d’un conseil des maires qu’elle souhaite voir se réunir une fois par mois, et qui ne sera « pas une réunion de plus, mais un lieu d’échanges et de coordination entre maires, parce qu’il est essentiel pour la métropole d’être en prise directe avec les réalités des communes, au service des communes et des habitants ».

    Malgré l’indignation du conseiller municipal RN de Toulon Amaury Navaranne, qui voit cette décision comme une rupture avec l’habitude de transmettre aux maires la possibilité de siéger au bureau de la métropole, « un choix qui respecte la loi, mais n’en respecte pas l’esprit », et une dernière tentative de négociation après une nouvelle interruption de séance, l’extrême droite n’a pas eu gain de cause et ne sera investi d’aucune fonction exécutive.

    Stéphane Sacco veut « assumer son rôle »

    De l’autre côté de l’échiquier politique, Stéphane Sacco (GRS), seul conseiller métropolitain de gauche, siégera lui aussi dans l’opposition, et a tenu à rappeler, en dehors de l’assemblée, « le rôle qui est le [sien] : porter une voix, des valeurs, une vision attachée à la justice sociale, à la solidarité, à l’égalité des territoires. Mais ma présence ici ne se limite pas à incarner une sensibilité politique. Elle s’inscrit dans une volonté de faire avancer les projets qui concernent nos concitoyens, en particulier ceux de La Seyne et des quartiers seynois ».

    Avec, en perspective, « des défis majeurs : en matière de transition écologique, de mobilités, de logement, de cohésion sociale. Ils exigent de nous du courage, de l’écoute et de la responsabilité, et parfois dépasser nos désaccords ». Pour ce faire, l’élu seynois dit vouloir « discuter avec certains élus, dont Madame Massi », et aimerait intégrer les commissions budget, développement urbain et transports, « pour porter la voix du tramway, car il n’est pas trop tard, les voix du BHNS pouvant encore se transformer ». Les commissions seront attribuées lors du prochain conseil métropolitain, le 23 avril.

    Les vice-présidents

    1er vice-président : Jean-Louis Masson (LR), 72 ans. Président du conseil départemental. 1er adjoint à la mairie de la Garde Hélène Arnaud-Bill.

    2e vice-président : Véronique Bernardini (LR), 58 ans, maire de Hyères

    3e vice-président : Christian Simon (LR), 66 ans, maire de la Crau

    4e vice-président : Robert Beneventi (LR), 82 ans, maire d’Ollioules

    5e vice-président : Gilles Vincent (DVD), 75 ans, maire de Saint-Mandrier

    6e vice-président : Ange Musso (LR), 66 ans, maire du Revest-les-Eaux

    7e vice-président : Hélène Arnaud-Bill (LR), 74 ans, maire de la Garde

    8e vice-président : Hervé Stassinos (LR), 65 ans maire du Pradet

    9e vice-président : Arnaud Latil (DVD), 52 ans, maire de Carqueiranne

    10e vice-président : Laurent Isnard (SE), 63 ans, 6e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

    11e vice-président : Grégory Audibert (LR), 47 ans, 1er adjoint de la maire de Hyères Véronique Bernardini

    12e vice-président : Thomas Pison (SE), 63 ans, 4e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

  • Cette fois, le RN est représenté dans les vice-présidences du Grand Avignon

    Cette fois, le RN est représenté dans les vice-présidences du Grand Avignon

    Pas de coup de Trafalgar cette fois dans l’élection des 15 vice-présidents du Grand Avignon. En 2020, puis en 2022 lorsque le Pontet avait changé de premier magistrat, les deux maires RN de l’agglo avaient été mis au ban de l’exécutif, permettant à Annick Dubois (PS) et Jean-Firmin Bardisa (DVD), respectivement élus d’opposition à Morières et au Pontet, de damer le pion à Grégoire Souque et Patrick Suisse, éphémère maire du Pontet.

    Ce mercredi, les deux vice-présidents sortants, battus aux municipales par le RN, ont de nouveau candidaté, offrant une alternative aux votes RN. Mais en vain. « Aucune ambition ne justifie une alliance avec l’extrême droite », plaide Jean-Firmin Bardisa, rappelant son bilan et se posant en candidat de « la responsabilité » quand, par exemple il y a deux ans lors du fiasco du nouveau délégataire des déchets, Joris Hébrard, maire du Pontet, « avait joué sur les peurs » plutôt que d’être constructif. Même tonalité un peu plus tard pour Annick Dubois, sollicitant à nouveau « la confiance » de ses pairs les appelant à un « choix clair pour faire barrage à l’extrême droite ». Joris Hébrard moque un adversaire « désavoué par les urnes » qui « s’acharne ». Quant à Grégoire Souque, il ne veut plus « d’une combine qui ne respecterait pas la démocratie ». Messages entendus puisque les maires RN ont largement été élus 2e et 4e vice-présidents, leurs opposants ne récoltant que 11 et 15 voix sur 73.

    « La question de rupture démocratique est résolue »

    « Je me réjouis de cette unité du territoire, cela dénote une conscience aiguë pour avancer », applaudit Olivier Galzi, à l’issue de l’élection des 15 vice-présidents. « La question de rupture démocratique est résolue, à partir du moment où les habitants d’une commune ont voté pour un maire, parfois même au premier tour, je ne vois pas quelle serait la légitimité d’une assemblée communautaire à expliquer que celui qui doit siéger à la vice-présidence sera celui qui a perdu les élections », assume le nouveau président, visiblement très suivi par l’ensemble de l’assemblée communautaire. Pour le reste, tous les autres candidats proposés, venus des 13 autres communes, ont été élus à la quasi-unanimité : Pascale Bories (Villeneuve les Avignon), Martine Durieu (1ère adjointe de Vedène), William Bouquet (Entraigues), Paul Mély (Les Angles), Patrick Sandevoir (adjoint Rochefort), Philippe Inderbitzin (adjoint Roquemaure), Claude Morel (Caumont), Lionel Fischer (adjoint Saint-Saturnin), Sandrine Soulier (Pujaut), Philippe Armengol (Velleron), Yvan Bourelly (Saze), Jacques Demanse (Sauveterre) et Dominique Ancey (Jonquerettes). Leurs délégations sont en cours d’attribution, des arbitrages seront nécessaires entre ceux souhaitant garder leurs missions du mandat précédent et ceux désirant en changer.

  • [Maj] Éléonore Bez, la digue brisée et le bruit dans le 5e secteur

    [Maj] Éléonore Bez, la digue brisée et le bruit dans le 5e secteur

    Au milieu de leurs soutiens, les élus RN multiplient les selfies dans le parc de Maison blanche. Pour la première fois depuis 1995, la droite a perdu son fief des 9e-10e à l’issue de ces municipales et, ce dimanche après-midi, la conseillère régionale Eléonore Bez ne dissimule pas son plaisir au moment du décompte des voix.

    Élue maire du 5e secteur avec les 36 voix de la majorité d’extrême droite, elle célèbre « l’aboutissement d’une campagne de terrain longue, rude, comme notre ville en a le secret ». Une campagne « à l’écoute permanente des Marseillais des noyaux villageois des 9e et 10e arrondissements », lâche la fidèle militante du RN, face aux députés de son camp – Gisèle Lelouis, Franck Allisio, Emmanuel Taché, Romain Baubry et le numéro 3 du parti, Sébastien Chenu. Malgré cela, elle le promet : « Si nous sommes élus par des personnes, nous sommes élus pour tous ».

    « Trop tendre »

    Autour d’elle, quelques visages sont déjà bien connus dans le secteur. L’ancien premier adjoint Blaise Rosato, désormais rallié à l’UDR, est renouvelé dans ses fonctions, tout comme l’adjoint d’arrondissements Guil Darmon. « C’est le principe du changement maîtrisé, on change ce qui devait être changé, on garde ce qui devait être gardé », sourit Franck Allisio, assumant de récompenser « le courage et la compétence ». Face à la presse, sa tête de liste dans les 9-10 se vante : « Nous sommes la droite, il y a des élus qui viennent de tous les horizons de la droite ». Et celle qui a débuté aux jeunes UMP d’assurer avoir reçu les félicitations de l’ancien maire LR du secteur, le très droitier Guy Teissier, « ravi que j’ai gardé le secteur à droite ». Le rideau de la normalisation est plus que jamais tiré devant les convictions de l’extrême droite.

    Le premier adjoint du secteur, lui, apprécie cette nouvelle compagnie. « J’aurais plus de liberté de m’exprimer, célèbre Blaise Rosato. Avant, quand on n’obtenait pas satisfaction, on ne communiquait pas. Maintenant, on va le faire savoir, on va embaucher des community managers ! » Assurant encore que la droite « était trop tendre ».

    Les adjoints

    Blaise Rosato, 1er adjoint ; Gisèle Triaire, 2e adjointe ; Guil Darmon, 3e adjoint ; Claude Goulon, 4e adjointe ; Marc-Antoine Ponelle, 5e adjoint ; Brigitte Bénichou, 6e adjointe ; Thomas Gensollen, 7e adjoint ; Nicole Gaudin-Toussaint, 8e adjointe ; Pierre Couve, 9e adjoint ; Roza Saadi, 10e adjointe ; Stéphane Collet, 11e adjoint ; Sylvie Roux-Cogoni, 12e adjointe ; Jean-Bernard Butavand, 13e adjoint ; Yannick Drayon, 14e adjoint ; César Gervais, adjoint de quartier ; Mireille Casassa, adjointe de quartier ; Cyril Kestellikian, adjoint de quartier ; Jane Sampol, adjointe de quartier.