Tag: Restauration

  • Neuf mois de travaux sur le monument de la Victoire à Aubagne

    Neuf mois de travaux sur le monument de la Victoire à Aubagne

    « Ce projet de restauration ne détruit rien. C’est un geste de fidélité à l’Histoire, à la mémoire, à la beauté d’une œuvre commémorative qui mérite d’être vue telle qu’elle a été voulue, dans sa forme la plus authentique », estime Sandra Rouqueirol, archiviste à la Ville d’Aubagne.

    Mardi 11 novembre, à l’initiative de la Ville, elle animait une conférence, au théâtre Comoedia, devant près de 40 personnes. Quatre ans après la fin de la Grande Guerre, le Monument de la Victoire d’Aubagne fait partie d’un grand élan mémoriel, qui voit, de 1920 à 1925, l’édification de 36 000 monuments en France. Décidé par le conseil municipal du 5 janvier 1919, pour « honorer la mémoire des enfants d’Aubagne morts pour la France, son exécution est confiée à Henri Raybaud », énonce l’archiviste. « Sculpteur marseillais né en 1879, Henri Raybaud est l’auteur des monuments aux morts d’Auriol, Trets… », complète-t-elle. 267 noms d’Aubagnais victimes de la Grande Guerre sont gravés sur l’édifice. Si le Monument de la Victoire a traversé soixante ans, de 1922 à 1982, sans trop de dommages, « l’adjonction par la suite de bassins autour de la base, le fait aussi qu’il soit plus accessible car le garde-corps en fer forgé est alors supprimé, ont contribué à l’abîmer. Les gaz d’échappement des voitures ont aussi beaucoup rongé le monument », explique Sandra Rouqueirol.

    « Cette réflexion autour de la nécessité de la restauration du monument, inscrit au titre des Monuments historiques en 2010, a débuté en 2015 », souligne-t-elle. Le projet de restauration a été validé par la Commission régionale des Monuments historiques. Les travaux, évalués à près de 400 000 euros, et pris en charge à 80% par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), vont notamment porter sur la partie supérieure, la plus dégradée.

    Nouvelle main sculptée

    À l’origine, « le groupe en marbre de Carrare représente une allégorie de la Victoire, ailée survolant deux soldats. Elle tend au-dessus d’eux la couronne de la victoire », détaille l’archiviste. Aujourd’hui, la main n’existe plus, ni la couronne. « La main va être restituée, c’est à dire taillée dans un bloc neuf. » L’édifice sera traité pour ralentir son érosion. Le registre inférieur sera lui aussi restauré. Pour financer les travaux, des subventions ont été demandées*, et une souscription de 20 000 euros lancée via la Fondation du patrimoine (voir sur son site). Pour que les travaux occasionnent le moins d’impact possible sur le commerce, ils débuteront « en septembre 2026 et dureront neuf mois avec une inauguration le 14 juillet 2027 », annonce Benjamin Maccioni (Ville).

    * À la Métropole, au Département, à la Région

  • L’insertion par la restauration récolte ses premiers succès

    L’insertion par la restauration récolte ses premiers succès

    « Cette formation m’a beaucoup appris sur moi-même. Je la conseille à toute personne souhaitant devenir encadrant technique, car elle est très méthodologique et permet de se fixer des objectifs », témoigne au micro Cédric Lauze salarié à l’Armée du salut. Il fait partie des cinq lauréats du titre professionnel d’encadrant technique d’insertion (ETI). à ses côtés, Jérémy Rahim, également lauréat et salarié de l’Armée du salut, confie que cette formation l’a changé : « Elle m’a permis de mettre des mots sur des choses. » Un véritable défi pour ce jeune homme, pour qui l’école n’a jamais été « son truc ».

    Ce 4 novembre, la soirée marquant le premier anniversaire a aussi officialisé le lancement du site internet d’Épices. Ce collectif regroupe sept structures d’insertion par la restauration : La Table de Cana, Les Grandes Tables, En Chantier, Festin (Les Beaux-Mets & Des Étoiles et des Femmes), L’Après-M, La Résidence William Booth de l’Armée du salut, et Le Bouillon de Noailles.

    L’objectif de l’association est de favoriser l’accès à un emploi durable dans le secteur de la restauration, renforcer l’accompagnement des personnes en insertion et, plus largement, promouvoir une approche inclusive de la cuisine. En chiffres, ce sont 230 personnes qui ont été accompagnées vers l’emploi en 2025. Les coordinatrices Marina Jost et Émilie Buisson ne cachent cependant pas leurs inquiétudes : « les financements de l’insertion sont annoncés à la baisse et il nous faudra redoubler d’efforts pour mener à bien nos missions. »

    Autre moment fort : la présentation du 23e numéro de la revue Ingrédient, consacrée à la valeur travail et réalisé au sein des structures du collectif Épices. Pour Mo Abbas, auteur, « sans doute l’un des numéros les plus difficiles, car il a fallu beaucoup réfléchir sur le rapport au travail et en parler librement ». Pour Pauline Gilbert, illustratrice, « c’était beaucoup de rencontres avec ces hommes et ces femmes. Un véritable travail d’équipe ».

    Site web : collectifepices.fr

  • Hérault : vive opposition au projet de McDo à Laroque

    Hérault : vive opposition au projet de McDo à Laroque

    L’annonce a fait l’effet d’une bombe dans la petite bourgade de 1 700 âmes. En effet, lors d’un événement organisé par la mairie dans le cadre d’octobre rose, Aisha Ghanty, une habitante de Laroque, a eu vent d’un projet de McDonald’s sur la commune, confirmé par la suite par le maire.

    « Dès que je suis rentrée chez moi, j’ai lancé la pétition pour informer la population. Très vite, beaucoup de personnes m’ont contactée. Nous avons alors organisé des réunions publiques pour informer la population. Nous avons aussi fait des tracts pour alerter et la population nous a encouragés à continuer parce qu’elle est opposée à ce projet », explique Aisha Ghanty. Début novembre, la pétition en ligne* dépassait en effet les 2 400 signatures. « Nous avons aussi fait signer des pétitions papier. Nous n’avons pas fait le compte mais nous avons au moins 300 signatures », ajoute Aisha Ghanty qui a ensuite créé une association** pour organiser la riposte et pousser pour l’abandon du projet.

    Si une contre-pétition s’est également ouverte en ligne pour vanter « une commodité bienvenue » qui attirerait « visiteurs » et « où nos jeunes peuvent se retrouver après l’école », elle n’a réuni que 250 signatures. De son côté, le maire (SE) Pierrick Ciribino joue l’ambiguïté en répétant à plusieurs reprises qu’il se positionnerait lorsqu’il aura plus d’éléments.

    McDo vise la ruralité

    Un discours qui révulse Aisha Ghanty. Si la Laroquoise avance de nombreux arguments pour s’opposer à l’implantation du fast food (nuisances sonores, odeurs, circulation difficile dans ce petit village, augmentation des déchets, malbouffe, menace sur la santé publique ou encore concurrence déloyale pour les autres restaurants aux alentours), c’est bien l’esprit du projet jugé « contraire à celui du village » que l’habitante dénonce. « Les Laroquois ont tous un bout de terrain où ils ont des poules, des œufs, font quelques légumes. Pour eux, McDonald’s c’est la référence de la malbouffe et de l’Américain qui débarque dans les Cévennes avec une position dominante », s’agace-t-elle.

    En réalité, la situation à Laroque n’est pas rare. McDonald’s a en effet lancé une nouvelle stratégie d’expansion en visant principalement la ruralité. L’objectif est annoncé : McDo veut avoir un restaurant à moins de 20 minutes de chaque Français. De nombreux villages s’opposent donc à cette extension ces derniers mois. À Laroque, les opposants au projet ont désormais prévu d’adresser une lettre à la population.

    * Non à l’implantation d’un fast food à Laroque sur Change.org

    ** Mieux vivre à Laroque (6 Lotissement les Soleiades)

  • Les foyers seniors partagent la recette contre l’isolement

    Les foyers seniors partagent la recette contre l’isolement

    Attablées autour d’un cassoulet, Graziella, Micheline, Marylou, Odile et Maïté papotent. « On dit du mal de nos enfants, on critique le gouvernement… On se confie les unes aux autres et on ventile quoi ! », glisse la cadette de 70 ans entre deux bouchées, un air espiègle accroché au visage.

    Le petit groupe d’amies s’assoit toujours à la même table. Celle au fond à droite de la grande salle du foyer Maurin. « On a toutes notre chaise attitrée », affirme Micheline. Les habitudes ont la peau dure. Il faut dire que certaines viennent depuis des dizaines d’années, comme Graziella. « J’ai commencé à venir avant mes 70 ans, j’en ai 95 ! », lâche-t-elle. Ce rendez-vous quotidien, à l’heure du déjeuner, leur permet de sortir de l’isolement. « Maintenant qu’on est seules, ça fait du bien de se retrouver », confie Maïté. Chaque jour de la semaine, environ 180 seniors prennent leur repas dans les trois foyers de la ville. Quelque 160 autres bénéficient du portage.

    Une régie municipale

    Le responsable du service seniors de la Ville, Gabriel Perez, explique : « On pratique des tarifs très accessibles pour permettre à nos retraités inscrits au Centre communal d’action sociale d’accéder à des denrées locales de qualité et à des repas équilibrés. » Car, si le prix réel de ces portions se situe entre 11 et 15 euros, ils ne reviennent qu’à 1,20 euro (en foyer) ou 1,50 euro (à domicile) aux bénéficiaires.

    Derrière, c’est la cuisine centrale qui assure la production. La régie, en gestion directe depuis la rentrée dernière, travaille avec une quinzaine de producteurs berrois pour sortir 1 800 repas par jour, destinés aux séniors, mais aussi aux enfants des maternelles et écoles primaires de la commune. « On pratique la politique de la terre à l’assiette », se satisfait le directeur du pôle de restauration, Franck Vivet.

    Habituellement, les employés de la régie préparent les recettes dans leurs locaux. Mais, depuis début octobre, la Ville fait dans l’expérimentation avec des animations type « cuisine spectacle », schématise Franck Vivet : les cuisiniers viennent concocter les repas sur place. « Ça nous permet d’avoir leurs retours directs, d’être au contact, ce qui est rare, et puis ça sort nos bénéficiaires de leur routine », poursuit le directeur de la régie. Un pari réussi, pour Graziella, Micheline, Marylou, Odile et Maïté, qui applaudissent chaudement les restaurateurs à la fin du repas.

  • Emploi : bilan mi-figue mi-raisin au 2e trimestre en Occitanie

    Emploi : bilan mi-figue mi-raisin au 2e trimestre en Occitanie

    Toujours pas de rebond économique notable en Occitanie, qui néanmoins ne s’en sort pas si mal comparé au reste de l’Hexagone. Voilà la tendance issue de la dernière note de conjoncture de l’Insee pour le deuxième trimestre 2025.

    Comme les autres régions, l’Occitanie souffre d’une mauvaise conjoncture. « En France, il n’y a pas de confiance et peu de croissance », résume Katia Le Goaziou (Insee) qui avance deux causes majeures. D’abord le fait que « le protectionnisme des États-Unis [les droits de douane de Trump, Ndlr.] a mis à mal le commerce mondial. La zone Euro est fortement affaiblie ». Ensuite la morosité dans l’Hexagone due à l’impasse politique. Malgré une moindre inflation (+0,8% en août), « les taux d’épargne battent des records. Les ménages ne consomment pas et les acteurs économiques hésitent à investir ». Et la cheffe du service études et diffusion de l’Insee de préciser : « Il existe un attentisme traditionnel avant les périodes électorales, et le contexte budgétaire peut jouer sur les investissements. »

    Malgré tout, l’Occitanie tire plutôt son épingle du jeu. Le second trimestre est synonyme de « léger mieux » côté emploi salarié qui s’accroît de 0,3% (+5 700 emplois), soit 0,1 point de mieux qu’en France. Une légère hausse due à un rebond dans le tertiaire marchand hors intérim (+0,4% ; +3 600 emplois), essentiellement grâce à l’hôtellerie-restauration (+2 400 emplois). L’intérim progresse lui aussi (+1% ; +500 emplois). En revanche, en dépit d’une hausse dans l’aéronautique et le spatial, l’emploi industriel reste stable comme en France et se contracte dans la construction (-0,6% ; -800 emplois). À noter qu’avec les Hautes-Pyrénées (+0,5%) et le Gard (+0,4%), l’Hérault (+0,6%) fait partie des trois bons élèves d’Occitanie.

    Le taux de chômage régional n’en reste pas moins « très élevé » (8,9% contre 7,5% en France) tout en étant stable car « la population active continue d’augmenter en Occitanie », explique François Hild, chargé d’études. La Lozère est épargnée (4,7%) mais les Pyrénées-Orientales conservent leur bonnet d’âne national avec un chômage qui culmine à 11,9%.

    Au deuxième trimestre, l’activité économique régionale est donc relativement stable
    (-0,1%). Elle diminue dans la construction, les services marchands (communication, informatique…), les services immobiliers et aux ménages. L’activité progresse dans les services non marchands et l’industrie, notamment la fabrication de matériel de transports « malgré les difficultés d’approvisionnement d’Airbus », précise François Hild. À noter des disparités : l’Hérault accuse un léger retrait (-0,2%), le Gard un regain (+0,4%).

    Concernant les secteurs d’activité, le tourisme affiche la meilleure santé avec 7,2 millions de nuitées (hors campings), avec un rebond pour les hôtels (+2,2%). Le littoral et les zones urbaines (surtout Montpellier et Toulouse) profitent d’une recrudescence des touristes étrangers (+7,6%). En dépit d’un niveau encore « historiquement faible » (36 200 logements en un an, soit -4,5%), la construction amorce peut-être sa reprise. Entre avril et juin, 10 800 logements ont été mis en chantier (+18%).

    Enfin, on note un dernier contraste chez les entreprises. Si les créations (26 300 ; +0,7%) se maintiennent à un niveau élevé en Occitanie, la hausse reste supérieure en France (+4,2%). Quant aux défaillances d’entreprises, elles continuent de croître. En un an, la région a ainsi perdu 6 100 sociétés. C’est de 10 points de plus que l’année précédente.

    « En France il n’y a pas de confiance et peu de croissance »

  • La Bonne Mère équipée d’un paratonnerre de dieu !

    La Bonne Mère équipée d’un paratonnerre de dieu !

    La restauration de la statue de la Bonne Mère mobilise de nombreux corps de métiers. Il en est un méconnu et de première importance : l’installateur des paratonnerres. Olivier Heintz, 42 ans, dirigeant de la société Protibat Sud basée à Aubagne, a renouvelé le dispositif de paratonnerres qui équipe la couronne de la statue de la Vierge. Il a également équipé l’église des Réformés, la cathédrale de la Major et celle de Saint-Sauveur à Aix-en-Provence, mais aussi des usines, des administrations.

    L’homme connaît parfaitement la cinétique des orages, les variables de polarité, d’intensité et surtout le monument à protéger. « Depuis tout petit, je viens ici. J’ai eu la chance de pouvoir monter avec mon père dans la structure et de l’accompagner pour l’entretien régulier des paratonnerres. » L’entreprise familiale a installé, il y a 35 ans, le précédent modèle qui était doté d’antennes radioactives et de panneaux photovoltaïques. Les nouvelles normes interdisent cette présence de radium 226, qui était censée augmenter la conductivité électrique autour des pointes. La Bonne Mère est désormais dotée d’un Pulsar à dispositif d’amorçage de la société française AAB-Helita.

    « Tout se joue

    en 30 millisecondes »

    « La couronne est équipée de quatre pointes captrices de 30 cm, détaille Olivier Heintz. Quand le dispositif électronique interne détecte une montée du champ électrique ambiant, des générateurs s’activent et génèrent l’amorçage d’un arc ascendant, une impulsion électrique haute tension pour éviter le risque d’impact direct de la foudre sur la structure protégée. » Le paratonnerre central de 2 mètres, qui surmonte la couronne, anticipe la foudre et déclenche un rayon ionisant ascendant de protection qui va attirer le traceur descendant du nuage et canaliser la foudre à son point de rencontre. « Tout se joue en 30 millisecondes. La foudre, c’est une décharge de 100 000 à 200 000 ampères qui disparaît aussi vite. »

    Et la Bonne Mère prend régulièrement la foudre. En 30 ans, le compteur de l’ancien paratonnerre a dénombré 980 impacts sur la Vierge, soit 30 par an. La foudre, c’est une énergie soudaine et colossale. Des études ont montré qu’au point d‘impact, la température atteint 30 000 degrés, cinq fois la surface du soleil. « Il n’y a eu aucun dommage sur la statue, qui est entièrement en cuivre galvanisé et sert de conducteur. En retirant l’ancien paratonnerre, on a vu que les pointes étaient noircies avec des coulures de métal par endroits », explique Olivier Heintz.

    Toutes les pointes et masses métalliques en toiture sont interconnectées et raccordées entre elles avec des conducteurs de descente sur les façades et toute la croix du dôme pour écouler les courants dans le sol. « Mon père avait fait des maillages conducteurs périphériques en cuivre qui sont enterrés sur des centaines de mètres sous les parkings de la basilique car sur un sol rocailleux la conductivité est mauvaise. »

    Le réseau européen de détection de la foudre (ELDN) a décompté 46 131 éclairs, l’an dernier, en région Paca. La commune d’Arles a même été la plus foudroyée de France avec 489 impacts au sol (nombre d’éclairs nuage-sol par km² et par an) et un point d’orgue atteint le 21 juillet 2024 qui a concentré 165 éclairs en 24 heures. « Depuis une dizaine d’années, on voit des coups de foudre qui dépassent largement les 200 000 ampères », observe M. Heintz. « En juillet dernier, on a eu des coups de foudre sur le plateau de Signes de 320 000 et 450 000 ampères. C’est d’une intensité incontrôlable. Le moindre impact occasionne de très gros dégâts. »

  • Biomim’expo 2025 explore l’innovation inspirée du vivant

    Biomim’expo 2025 explore l’innovation inspirée du vivant

    Après Paris en 2024, c’est une première dans la cité phocéenne. Cet événement, à la fois salon et showroom, explore le vivant comme source d’inspiration pour l’innovation, la transition écologique, l’adaptation au changement climatique et la restauration de la biodiversité.

    Avec 130 exposants et 80 intervenants, le Biomim’expo s’adresse à un large public : chercheurs, scientifiques, équipes en recherche & développement, dirigeants, managers, représentants d’organismes publics, économistes, sociologues, universitaires et étudiants.

    Agriculture, biomimétisme, climat, eau ou encore intelligence artificielle font partie des thèmes abordés tout au long de la journée. Natural Solution, entreprise marseillaise, participera à une conférence-débat sur le rôle de l’intelligence artificielle (IA) dans la préservation de la biodiversité. « Notre ambition, c’est de donner aux écologues des outils d’IA qui parlent leur langue et respectent la nature », explique Olivier Rovellotti, directeur général de Natural Solution et fondateur du projet nommé All Life Intelligence (ALI). Il poursuit : « Concrètement, ALI repose sur des agents intelligents capables d’analyser automatiquement des rapports écologiques, de cartographier des habitats ou de générer des recommandations de restauration. »

    Pour la première fois, la question d’une mode durable s’invite au salon. Un défilé est proposé par Biomim’expo pour stimuler la réflexion et la créativité autour d’une mode plus résiliente et régénérative, avec la nature comme directrice artistique.

    La science invite la mode

    Longtemps centrée sur le modèle de la fast fashion, l’industrie de la mode commence à repenser ses méthodes de conception et de production. En juin dernier, Marseille a accueilli la slow fashion week, semaine de la mode responsable et engagée. Une initiative du collectif Baga. Le thème central : le kimono, décliné en cinq concepts, vernaculaire, symbiotique, circulaire, bio-architecturé multifonctionnel et vivant non humain.

    « à ce jour, 12 kimonos venus d’un peu partout en France nous sont parvenus. Ce n’est pas juste un défilé, mais un parcours réflexif sur ce que la nature nous apprend », relate Jocelyn Meire, membre du comité du pilotage du défilé, fondateur de FASK et président du syndicat Mode in Sud.

    Le 28 octobre au Palais du Pharo. Programme sur le site biomimexpo.com

  • Le couronnement par les airs de la Bonne Mère

    Le couronnement par les airs de la Bonne Mère

    C’est avec une grande agilité que le pilote du Super Puma d’Airbus Helicopter a hissé hier à 9h30 le caisson de 150 kilos contenant la couronne de la Vierge pour le déposer sur une plateforme au-dessus des échafaudages qui enlacent la Bonne Mère. La séquence marque la fin du chantier de restauration commencé le 2 février.

    Le père Olivier Spinosa, recteur de la basilique et Édouard Detaille, responsable mécénat du diocèse ont salué le travail accompli par les différents corps de métier. Il y avait Xavier David et Arthur Rafine, les architectes du chantier, Thomas Pages, l’artisan chaudronnier qui a rénové la couronne avant sa dorure, Lionel Fadat, le conducteur de travaux de l’entreprise Girard qui avec ses tailleurs ont traité les sculptures en pierre de Calissane, Grégory Bernard, le conducteur de travaux des Ateliers Gohard accompagné de Cyrielle d’Antony, une des cinq doreuses qui la semaine dernière ont posé les dernières feuilles d’or.

    Lundi, le nouveau paratonnerre de la société Protibat Sud sera posé sur la couronne avec les feux rouges de nuit de l’aviation civile. Le démontage des 50 tonnes d’échafaudage pourra alors commencer.

  • Le restaurant Le République doit déposer le bilan

    Le restaurant Le République doit déposer le bilan

    « C’est avec le cœur gros et une énorme émotion que j’ai pris la décision de déposer le bilan de l’association La petite Lili, qui porte le restaurant à Marseille. Je suis chef d’entreprise, j’ai des obligations », lâche Sébastien Richard, chef cuisinier et président de l’association La petite Lili. Il poursuit : « Je dois payer les salariés et honorer mes engagements. » Le restaurant emploie 18 personnes, dont 7 en parcours d’insertion.

    Solidaire et social

    Il y a cinq ans, Sébastien Richard lançait l’association La petite Lili avec un défi : réunir dans un lieu au même moment des clients traditionnels et des bénéficiaires d’aide alimentaire, attablés côte à côte. « Aller au restaurant, c’est une démarche, il ne s’agit pas uniquement de se nourrir », expliquait-il. Car, manger au restaurant Le République, c’est alors aider à créer des emplois et permettre à tout le monde de profiter d’un vrai moment à table, avec une alimentation saine et sourcée.

    Ce restaurant unique en France, grâce à son association, permet de faire manger des bénéficiaires de minima sociaux pour 1 euro. Il finance aussi des formations via l’École marseillaise de l’alimentation et l’hôtellerie par inclusion (Emahi). Actuellement, les formations continuent et sont dispensées ici, au restaurant. « Mais d’autres solutions sont possibles, toutes les histoires ne s’arrêtent pas, et heureusement », rassure Sébastien Richard. Avant de rappeler : « Le restaurant reste ouvert. Et si le tribunal demain me dit “on continue”, alors je continuerai. »

  • Le République doit déposer le bilan

    Le République doit déposer le bilan

    « C’est avec le cœur gros et une énorme émotion que j’ai pris la décision de déposer le bilan de l’association La petite Lili, qui porte le restaurant à Marseille. Je suis chef d’entreprise, j’ai des obligations », lâche Sébastien Richard, chef cuisinier et président de l’association La petite Lili. Il poursuit : « Je dois payer les salariés et honorer mes engagements. » Le restaurant emploie 18 personnes, dont 7 en parcours d’insertion.

    Solidaire et social

    Il y a cinq ans, Sébastien Richard lançait l’association La petite Lili avec un défi : réunir dans un lieu au même moment des clients traditionnels et des bénéficiaires d’aide alimentaire, attablés côte à côte. « Aller au restaurant, c’est une démarche, il ne s’agit pas uniquement de se nourrir », expliquait-il. Car, manger au restaurant Le République, c’est alors aider à créer des emplois et permettre à tout le monde de profiter d’un vrai moment à table, avec une alimentation saine et sourcée.

    Ce restaurant unique en France, grâce à son association, permet de faire manger des bénéficiaires de minima sociaux pour 1 euro. Il finance aussi des formations via l’École marseillaise de l’alimentation et l’hôtellerie par inclusion (Emahi). Actuellement, les formations continuent et sont dispensées ici, au restaurant. « Mais d’autres solutions sont possibles, toutes les histoires ne s’arrêtent pas, et heureusement », rassure Sébastien Richard. Avant de rappeler : « Le restaurant reste ouvert. Et si le tribunal demain me dit “on continue”, alors je continuerai. »