Tag: Restauration

  • Les commerçants d’Avignon interpellent les candidats

    Les commerçants d’Avignon interpellent les candidats

    Feuille de route en main, les représentants de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) et de la Fédération des commerçants et artisans d’Avignon ont présenté, ce vendredi 30 janvier, leur « Livre blanc » destiné à « améliorer concrètement l’attractivité de la ville ». Ce document d’une dizaine de pages rassemble 26 propositions visant à « réveiller la belle endormie », glisse Stéphane Gérard, restaurateur et administrateur à l’Umih. Il sera adressé à chaque candidat aux municipales « pour qu’ils s’en inspirent, quelle que soit leur étiquette, car en restauration, il y a de tout », ajoute Richard Hemin, président de la branche restauration.

    « Comme les musées »

    Les organisations souhaitent concentrer leurs recommandations autour de trois axes. Le premier : l’attractivité. « La ville connaît un déficit de fréquentation hors saison, et il faut redonner envie aux gens de venir en centre-ville », explique Stéphane Gérard. Ils proposent la mise en place d’une signalétique et la valorisation des diverses places de la ville, « comme ce qui a été fait pour les musées », note Patrick Mounier, président de l’Umih 84, qui regrette qu’« il existe de nombreux endroits très jolis qui ne sont pas indiqués du tout ». Les représentants appellent aussi à des mesures plus fortes contre les commerces vacants, en encourageant notamment l’usage du droit de préemption commerciale.

    Avant d’aborder un sujet plus épineux : la sécurité. Tout en demandant un renforcement des effectifs de police municipale et une présence accrue des équipes de nuit, les organisations appellent aussi à davantage de fermeté contre « l’occupation abusive de l’espace public », sans préciser les publics visés. Elles souhaitent également la mise en place de campagnes de prévention sur les abus d’alcool, de stupéfiants et sur le harcèlement.

  • Coup de jeune pour la Mosquée Missiri

    Coup de jeune pour la Mosquée Missiri

    Elle détonne dans une commune aux mains du RN depuis 2014. Construite par les tirailleurs sénégalais – dans le but de vaincre le mal du pays – entre 1928 et 1930 au camp militaire de Caïs, qui accueillait des troupes coloniales africaines, en périphérie de Fréjus, la Mosquée Missiri est une réplique de la Grande Mosquée de Djenné, au Mali. Elle est l’une des premières construites sur le sol français par les soldats africains venus libérer la France des nazis lors de la Seconde Guerre mondiale, demeurant non seulement un témoignage de la participation décisive de ces derniers, mais aussi une preuve de fraternité entre les peuples et du respect de la pratique de la foi. « La Missiri n’était pas à proprement parler un lieu de prière, mais un lieu de vie, pensé pour accompagner ces soldats dans une période de transition. C’est un lieu singulier, à la croisée des cultures et des mémoires. Sa valeur tient autant à son architecture qu’au récit humain qu’elle porte », souligne ainsi Pierre Excoffon, directeur de l’archéologie et du patrimoine de la ville.

    Classée monument historique en 1987

    Basé sur un niveau, de plan carré, l’édifice de 22 000 m² est recouvert d’ocre rouge. Les tours d’angle sont ornées de pointes en béton armé – pour résister au climat européen –, rappels des poutres en bois renforçant la construction, en terre, du modèle africain. Le toit est garni d’une terrasse, et l’intérieur de peintures murales inachevées.

    Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1987, elle a été cédée par le ministère de la Défense à la ville de Fréjus en 2019. Elle connaît actuellement une cure de jouvence, alors qu’elle était fermée au public depuis 2020. Une première phase de travaux a débuté en novembre. Elle porte sur la stabilisation de l’édifice : reprise des fondations, restauration des façades, traitement du plancher haut et gestion des eaux pluviales. Aux abords, les premières interventions concernent les cases, totems, termitières et le square sacré. Une seconde phase, prévue fin 2026, portera sur la restitution des décors et l’aménagement des abords en vue d’une ouverture au public en 2027. L’ensemble comprendra aussi un parcours paysager et des dispositifs didactiques. Au total, les travaux auront coûté 1,8 million d’euros, financés par la Ville, la Région et le ministère de la Culture.

  • L’église Saint-Martin d’Arenc : un scénario à l’horizon 2033

    L’église Saint-Martin d’Arenc : un scénario à l’horizon 2033

    « C’est encore lent et encore long mais de l’argent public est mis sur la table pour que ce quartier un peu endormi vive. C’est vrai qu’il faudra encore trouver un porteur de projet » a reconnu la conseillère métropolitaine Solange Biaggi (LR), vendredi, lors de la réunion publique présentant les jalons d’une renaissance de l’église Saint-Martin d’Arenc en péril rachetée en 2018 au diocèse.

    « Le Département a pris l’engagement de réhabiliter ce bâtiment, de conforter sa structure et ses fondations avec des micropieux. En parallèle des marchés de travaux, on lancera un appel à manifestation d’intérêt avec un cahier des charges qui aura été écrit en fonction de ce que vous, riverains, CIQ, élus, Euromed et le Département, souhaitez pour ce bâtiment et son jardin » a ajouté la conseillère départementale déléguée à l’aménagement du territoire, aux équipements structurants, Laure-Agnès Caradec (LR) qui évalue à 10 millions d’euros la seule phase de confortement.

    Les études des besoins pilotées par PR’Optim, l’agence de programmation architecturale et urbaine, convergent pour un aménagement de l’église en 4 unités fonctionnelles, une visibilité de la nef jusqu’au chœur. La concertation est unanime « pour conserver ce patrimoine, en faire un lieu fédérateur, une forme de cœur de village avec une mixité d’usages ». Une fois l’édifice consolidé, ce ne sera pas un équipement public. Il s’agit après validation de créer un lieu ouvert 7 jours sur 7, sur le quartier valorisant le jardin, confié à un gestionnaire privé avec plusieurs exploitants.

    Le calendrier prévisionnel livre les jalons d’une opération de longue haleine : lancement en 2026 d’un marché de maîtrise d’œuvre pour des travaux de confortement et sur le clos et couvert en 2028 et 2029, une longue phase d’observations de la stabilité de l’ouvrage et de son clocher avant le choix, en 2030, d’un porteur privé. Un marché de restauration finale serait alors lancé en 2031 pour une livraison en 2033. On l’a compris, l’impatience n’est pas permise.

  • Un an ferme requis pour son « trou à rats » à Marseille

    Un an ferme requis pour son « trou à rats » à Marseille

    « C’est au-delà d’un marchand de sommeil car on ne dort pas là-dedans. L’indignité ne fait pas débat. C’est pire qu’une bête dans un trou ! » a vivement lancé la procureure Anne-Sophie Larrouy au procès de Christian Castel, 67 ans, un agent immobilier et contrôleur de gestion qui loue une cave comme habitation au 48 rue Curiol (1er).

    C’est un lot en sous-sol de 17 m² avec une pièce principale de 9 m² sans fenêtre, sans chauffage, acheté il y a 15 ans pour 15 000 euros et estimé à 23 000 euros. Un sbire récupère pour lui le loyer en espèces : 300 euros par mois et 40 euros en plus pour l’électricité. C’est tout moisi, la porte trop petite laisse passer l’air. Aucun éclairage naturel. L’horreur. Le parquet demande 2 ans de prison : un an ferme et un an de sursis probatoire avec injonction de soins « pour travailler la problématique de la compréhension de la souffrance aux autres ». La procureure ajoute une amende de 20 000 euros pour lui, 40 000 euros pour sa SCI, 5 ans d’interdiction d‘acheter un bien immobilier et d’exercer la profession d’agent immobilier, plus la confiscation de la cave.

    Des habitants de l’immeuble avaient dénoncé cette situation scandaleuse à la mairie dès 2018. Il faudra attendre juillet 2024 et un constat de police qui lançait les poursuites pénales pour soumission d’une personne vulnérable à des conditions d’hébergement indigne et refus de reloger le jeune locataire de cette cave moisie, frappée d’un arrêté préfectoral d’insalubrité en 2024 doublé, en février 2025, d’une astreinte de 200 euros par jour de retard à le reloger.

    La victime, absente et pas constituée partie civile, est un jeune homme de 22 ans, dans une grande précarité sociale, économique et physique. C’est un ancien mineur de l’Aide sociale à l’enfance parfois hospitalisé en psychiatrie. « Je m’y sens mal, mais c’est quand même mieux que le 115 » a-t-il dit. Il travaille dans la restauration, gagne 716 euros par mois, ne touche pas d’aide.

    « J’ai aidé et c’est tout

    pour ma pomme »

    Présent ce mardi matin à l’audience, le prévenu n’a pas daigné attendre sa comparution vers 16h. Se disant « angoissé », il a quitté le tribunal en laissant une lettre qui reprend son audition devant les services de police. Le couplet du bon Samaritain mal informé. « J’ignorais que je n’avais pas le droit de la louer. C’est correct et habitable. Je m’en servais à l’origine comme bureau. C’est vrai qu’il y a des traces de moisissures, mais c’est le locataire qui a dégradé. Je ne suis pas un marchand de sommeil. J’ai aidé comme j’ai pu des personnes dans le besoin réel. Résultat des courses, c’est tout pour ma pomme. »

    « L’indignité, c’est le logement que nul ne mérite », dénonce Me Jorge Mendes, conseil de la Ville de Marseille, partie civile dans tous ces dossiers d’habitat indigne. Il demande 1 154 euros pour le temps engagé par les services municipaux et 1 000 euros de préjudice moral. L’avocat fustige « l’immoralité des locations de ce genre de trou à rats, qui dégage 25% de rentabilité annuelle à son propriétaire ». La Ville a depuis relogé de façon pérenne la victime. Le prévenu est par ailleurs mis en cause pour location de caves au 100 rue Saint-Savournin.

    Délibéré le 6 janvier.

  • Méga show pour la Bonne Mère restaurée

    Méga show pour la Bonne Mère restaurée

    Marseille célèbre dimanche la fin de la 5e campagne de restauration de la Bonne Mère, un défi technique accompli en 10 mois à 212 mètres du sol par une trentaine de spécialistes qui se sont appliqués à l’intérieur d’un échafaudage de 50 tonnes à soigner l’iconique statue de la Vierge-Marie et de l’Enfant-Jésus réalisée en 1870. Ensemble, ils ont redonné à ce chef-d’œuvre de la galvanoplastie de 1870 sa majesté et assurer sa stabilité pour un demi-siècle encore.

    Un spectacle exceptionnel haut en lumières baptisé Élévation du DJ Michaël Canitrot couronnera dimanche à partir de 18h l’achèvement de ce chantier d’excellence en sublimant par une chorégraphie lumineuse, des chœurs lyriques mêlés de sons électroniques ce totem de l’identité marseillaise qui transcende la foi et réunit autour d’elle tous les Marseillais. « Que serait la ville sans la Bonne Mère ? C’est le repère par excellence, la confirmation qu’on est bien à Marseille, et nulle part ailleurs. Notre-Dame de la Garde, c’est l’âme de Marseille », avait lancé en janvier la ministre de la Culture qui a proposé et vient d’obtenir l’inscription de la basilique au titre des monuments historiques.

    « C’est un symbole qui dépasse le domaine religieux. C’est comme un phare, voilà », résume Cyrielle d’Antoni, une des six doreuses des ateliers Gohard qui se sont appliquées à poser au pinceau 29 000 feuilles d’or à l’abri sous une bâche étanche. « Prendre soin de la Bonne Mère, c’est prendre soin de notre humanité. Pour elle des spécialistes ont mis en valeur la beauté du travail humain. Merci pour tout ce que chacun a fait pour prendre soin de la Bonne Mère, de la fierté des Marseillais », insiste le recteur de la basilique, le père Olivier Spinosa qui tient à faire passer le message que « la statue de la Vierge-Marie nous rappelle que nous sommes destinés nous aussi à resplendir de lumière ».

    Ce chantier d’ouvriers et d’ouvrières lancé en février dernier n’a pas seulement porté sur la redorure de cette statue impressionnante de 11 mètres et qui culmine à 212 mètres et de sa couronne foudroyée par les éclairs plusieurs fois par an. Les tailleurs de l’entreprise Girard ont aussi restauré les quatre anges en pierre de Calissanne du socle et traité le piédestal par le procédé de bioconsolidation en imbibant la pierre de bactéries qui, en mourant, ont créé une couche de calcite. Pour garantir la stabilité pour les décennies à venir de la Bonne Mère rincée par la pluie, douchée par le soleil, poncée par le Mistral et les embruns salés, sa structure métallique interne a été complètement révisée et a bénéficié d’un traitement anticorrosion.

    « C’est la première fois depuis 1870 que la statue a été mise totalement à nu par sablage. On a découvert plus de soixante blessures et 8 impacts de balle sur la poitrine de la Vierge et la main de l’Enfant Jésus qui l’ont touché lors de la Libération de Marseille qui jusque-là n’étaient pas visibles », explique Xavier David, l’architecte en charge des opérations, ébloui par « la délicatesse des attitudes de la mère et de l’enfant restitué à la perfection par le procédé de galvanoplastie ». Pierre Grili, est un des compagnons du devoir de ce chantier : « J’ai rebouché toutes les blessures à l’étain, soudé les fissures, réparé les percements dus à l’air marin ou à l’oxydation. C’est un travail extrêmement minutieux : la galvanoplastie est très fine, parfois moins de 2 mm d’épaisseur. »

    Ce chantier historique a coûté 2,8 millions d’euros. Il a été intégralement financé par les dons, le mécénat d’entreprises et les subventions de la Ville de Marseille, de la Région Sud et du Département : 40 000 donateurs ont permis de recueillir 3,3 millions d’euros dont 1,3 million des collectivités territoriales et 1,4 million d’une centaine d’entreprises. Le surplus financera la prochaine campagne de restauration de ce qui est désormais un monument historique.

  • La Bonne Mère de tous

    La Bonne Mère de tous

    Son pitchoun dans les bras, le regard tourné vers la Méditerranée et Marseille, ville monde, notre Bonne Mère brille de nouveau comme jamais. Mais ses dorures qui aiment tant tutoyer le soleil et se jouer des nuages ne sont pas signes de vanité. Son regard n’est jamais inquisiteur. Sa hauteur n’est en rien domination. Notre Bonne Mère rime avec bienveillance.

    Comme un phare, sa vision signe la personnalité d’une cité et un creuset culturel deux fois millénaire. Née dans un XIXe siècle finissant, la Bonne Mère est, depuis, devenue le symbole de Marseille.

    Historique

    Célébrer en sons et lumières sa restauration d’une qualité exceptionnelle, c’est partager, ensemble, un moment historique. Un moment de joie aussi et de partage dans un monde où les passions tristes, l’égoïsme, la prédation et l’avidité s’attaquent chaque jour à l’humanité.

    La Bonne Mère est aimée des Marseillais et au-delà car elle sait, par sa beauté et sa majesté, mettre du baume au cœur et réussir le tour de force de rester modeste du haut de sa colline.

    À ce titre, elle n’est pas la propriété d’une religion que les courants réactionnaires et l’extrême droite instrumentalisent pour exclure l’autre, l’étranger.

    Au contraire, les bras tendus de l’enfant qu’elle porte sont une invitation à l’accueil, à la fraternité. Ces valeurs, malheureusement piétinées par les dominants de tous poils, devraient être communes à ceux qui croient au ciel et à ceux qui n’y croient pas.

    C’est pourquoi applaudir la remise en lumière de notre Bonne Mère à tous est un acte digne d’une ville qui doit être fraternelle.

  • Chantier d’ampleur sur les rails du viaduc de l’Arc

    Chantier d’ampleur sur les rails du viaduc de l’Arc

    L’architecture est bien connue des locaux, s’immisce jusque dans les tableaux de Cezanne mais surtout, supporte jusqu’à 84 passages de trains quotidiens sur sa ligne qui relie Marseille à Lyon Perrache. Depuis septembre, entre 9h30 et 15h30 et jusqu’à fin décembre sur le haut du viaduc, des silhouettes orange fluo s’affairent sur des travaux de « confortement de sécurisation de l’ouvrage du viaduc ». D’ici janvier, le chantier s’animera de nuit. Ce, jusqu’en juillet 2026, date de fin du chantier. Pour cause, à l’occasion de tournées d’inspection sur la voirie, diverses « avaries » ont été repérées : sur les tympans, les plinthes, fissurées, effritées, mais aussi au pieds des garde-corps, rouillés ou entourés de pierres éclatées, phénomène du à l’infiltration d’eau et au gel. « On a 38 arches (…) 37 piles avec des largeurs de 12 mètres d’ouverture et des longueurs variables entre 8 et 12 mètres. La longueur totale de l’ouvrage : 563 mètres, qu’on multiplie par deux puisqu’on change les plinthes et garde corps des deux côtés », décrit Andreea Guilleminot, pilote d’opération SNCF Réseaux. Particularité du projet, un immense équipage mobile, « l’outil », glissé chaque jour sur les rails qui permet aux ouvriers d’intervenir depuis le haut de l’ouvrage, à environ 20 mètres du sol pour rénover les façades du viaduc. Sans l’abîmer, à contrario d’échafaudages. Ce lundi, Thomas Lebailly, ingénieur en charge des travaux pour Demathieu Bard, concepteur de « l’outil » explique : On le rehausse, pour qu’il soit libéré de la remorque. Ce qui permet de faire l’aller retour en remorque pour chercher les quatre plinthes qu’on pose aujourd’hui ». Aux travailleurs ensuite de se glisser harnachés sur les plateformes, disposées au dessus du vide. « C’est un des 40 chantiers sur la région qui est important. La complexité est réelle, on est en ville, au dessus d’une autoroute, on a effectivement un chantier d’une taille importante, mais c’est un exceptionnel parmi d’autres », pointe Thierry Jacquinod, directeur territorial adjoint SNCF Réseaux. Coût du chantier : 5,6 millions d’euros sur fonds propres de la SNCF.

  • Var Emploi Public promeut l’alimentaire et la restauration

    Var Emploi Public promeut l’alimentaire et la restauration

    Initié en 2022, le dispositif Var Emploi Public vise à créer du lien entre les collectivités, les employeurs publics et les personnes intéressées par ce secteur d’emploi, afin d’en promouvoir la diversité des carrières. C’est dans cette optique que se tiendra la troisième édition du Salon Var Emploi Public, au Hall des Beaux-Arts et à la Maison de la Créativité de Chalucet à Toulon, ce jeudi, de 9h30 à 16h. Un événement générateur d’opportunités variées, qui avait attiré plus de 800 visiteurs l’année dernière, occasionnant 1 100 entretiens sur la journée, et permettant à près de 270 personnes d’être accompagnées pour optimiser leur parcours de recrutement.

    Cette année encore, une très large part des services publics varois seront présents. Et après les métiers du sport en 2024, ce sont les métiers de l’alimentation et de la restauration collective qui sont mis à l’honneur cette année, à travers des animations interactives, des présentations de professionnels et des ateliers culinaires.

    Pour le reste, le Salon proposera également de nombreuses opportunités dans les différents champs du domaine public avec, comme d’habitude, un village des employeurs dans lequel plus de 20 partenaires seront représentés. Des job datings, un « recrut game » interactif, ainsi que des ateliers CV, préparation aux entretiens d’embauche et confiance en soi, animés par des professionnels du recrutement, seront proposés aux participants.

    Le programme complet est à retrouver sur varemploipublic.var.fr

  • La fréquentation touristique en augmentation à Martigues

    La fréquentation touristique en augmentation à Martigues

    « Martigues est une destination touristique », affirme le maire (PCF), Gaby Charroux, en marge du conseil d’administration de l’Office du tourisme, lundi matin, à l’occasion d’un point presse de clôture de la saison touristique.

    L’année 2025 fait figure de cru particulier, avec la retombée de l’« engouement des Martégaux », selon l’édile, pour le nouvel Office du tourisme qui a pris place dans l’hôtel Colla de Pradines, rénové en 2024. Mais aussi par l’arrivée en poste de direction de l’Office de Jean-Jacques Micoud, au mois d’avril dernier.

    En substance, ce dernier note « une progression de 7% de la fréquentation en nuitées » dans le secteur marchand, soit les hôtels, campings et autres locations touristiques, passant de 392 620 nuitées à plus de 420 000 pour l’année 2025. Des chiffres « basés sur la taxe de séjour ». Cette dynamique est double pour les seuls campings, avec une progression de 14%.

    « Le budget des ménages est contraint »

    Mais cette « belle dynamique » que qualifie Jean-Jacques Micoud a un revers. « Les chiffres confirment une augmentation de la fréquentation, mais les restaurateurs ont l’impression d’une baisse », remarque le directeur de l’Office, qu’il explique par « le budget contraint des ménages qui les conduit à arbitrer leurs dépenses sur les restaurants et les souvenirs ». « Beaucoup ne prennent plus qu’un seul dessert pour deux et certains restaurants ne proposent même plus les deux cuillères mais les amènent directement », observe-t-il.

    Du reste, l’objectif de la Ville est d’« accroître sa notoriété, d’étaler les flux touristiques dans le temps et d’améliorer les retombées économiques et d’image », comme l’indique Gaby Charroux. Notamment avec l’étang de Berre. « Ce joyau dont la situation s’améliore », juge l’édile, « un espace très apprécié des navigateurs et d’ailleurs, un championnat de France y est organisé l’été prochain ce qui promet une concentration très importante », annonce le maire.

  • Peintures et mobilier de la Madeleine vers la restauration

    Peintures et mobilier de la Madeleine vers la restauration

    Après près de vingt ans de fermeture et plusieurs chantiers structurels, la Ville enclenche une nouvelle étape dans la renaissance de l’église Sainte Marie-Madeleine dite « la Madeleine », dont la façade donne sur la place des Prêcheurs. Fermée depuis 2006 en raison de « graves désordres structurels portant atteinte à la stabilité du bâtiment », ce bout de patrimoine a fait l’objet de plusieurs campagnes de confortement depuis 2008 et de restauration depuis 2012. Alors que la restauration de l’édifice se poursuit dans un autre marché (attribué au groupement Fabrica Traceorum), la Ville lance une maîtrise d’œuvre spécifiquement dédiée aux éléments artistiques et décoratifs intérieurs.

    Cette nouvelle opération doit mobiliser une équipe pluridisciplinaire pilotée par un architecte du patrimoine. Pour cause, le chantier s’attache désormais aux décors peints à des « époques variées », aux objets et aux boiseries qui composent l’intérieur de cette église, d’ailleurs classée Monument historique en 1988. Il concerne le baptistère et sa cuve, la chaire en pierre, les autels des bas-côtés et du transept, les ex-voto en marbre, les statues de Saint Jacques et Saint André, le groupe sculpté de Marie-Madeleine dans le chœur, mais aussi les murs et plafonds de la sacristie et le décor peint du chœur, (de Jean-Claude Cundier et décor XIXe de Labarrière).

    Cas particulier

    pour la sacristie

    À ces derniers s’ajoutent les stalles du chœur, la chapelle Sainte-Geneviève et l’ensemble des décors peints des chapelles Matheron, du Roi et Peiresc, et les boiseries de la sacristie, qui s’avère, d’ailleurs, présenter un cas particulier. Des « sondages stratigraphiques » menés en octobre 2025 dans la sacristie ont complété le diagnostic général réalisé en 2021 et révélé neuf états décoratifs sur les élévations, « dont deux sont vraisemblablement médiévaux », indique le marché de maîtrise d’œuvre. Le faux plafond, sondé lui aussi, a permis de découvrir un plafond à faux caissons peints qui semble s’articuler avec ces états médiévaux, mais « nous ignorons actuellement l’état structurel et sanitaire de ce plafond, qu’il conviendra de déterminer », précise le document.

    À cela s’ajoute une contrainte logistique et juridique : la pièce située au-dessus de la sacristie appartient au ministère de la Justice, les travaux devront donc être menés en tenant compte de cet espace voisin.

    Les travaux pourraient, débuter début janvier 2026 et il faudra quatre ans pour que l’ensemble de cette tranche soit effectuée. La date « prévisionnelle » de fin des prestations est quant à elle estimée à janvier 2030. Une enveloppe de 2 000 000 euros (hors taxe) a été allouée pour les « missions de base » de l’ouvrage.