Tag: Restauration

  • Après leur vol, deux tableaux de Renoir mis à l’abri à Marseille

    Après leur vol, deux tableaux de Renoir mis à l’abri à Marseille

    Elle a beau avoir servi de modèle à Auguste Renoir il y a 114 ans, Madame Colonna Romano (1913) apparaîtrait presque, sur la toile qui la fige, encore traumatisée par ce qu’elle a subi le 8 septembre. La main gauche posée sur un coussin déchiré par son chapardage et son regard bleu perçant devenu hébété, la voilà soumise aux inspections de scientifiques, en ce lundi 12 octobre au Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du Patrimoine (CICRP) de Marseille. Avec Femmes au puits, datant quant à elle de 1886, deux huiles sur toile et bois retrouvées par les enquêteurs vendredi, suite à leur vol, un mois auparavant au Musée Renoir de Cagnes-sur-Mer. Des cambrioleurs s’étaient alors introduits dans ce musée municipal, où le peintre impressionniste installa son atelier et passa les dernières années de sa vie (1841-1919), pour scier au petit matin leurs accroches.

    Dommages divers

    « Afin de s’assurer de leur état et de garantir leur préservation, la ministre de la Culture a demandé le transfert des deux tableaux au CICRP. Les spécialistes y procéderont à un examen approfondi des œuvres et, si nécessaire, à leur restauration, sous la responsabilité scientifique du Musée d’Orsay », stipule un communiqué du ministère de la Culture, daté du 12 octobre, à propos de ces toiles retrouvées dans l’Hérault vendredi par les services de police. « à chaque fois qu’une œuvre est endommagée, c’est une blessure culturelle car notre patrimoine est atteint » estime Claire Rannou, directrice des Affaires culturelles de la région Paca. Pour l’esquisse sur bois Femmes au puits, « pas de dommages importants hormis pour le cadre et ses angles endommagés », pointe avec soulagement Annick Lemoine, présidente de l’établissement public du Musée d’Orsay qui en a la collection et fait le dépôt au Musée Renoir de Cagnes en 1985. En ce qui concerne le Portrait de Madame Colonna Romano, « les dommages sont plus importants avec des déchirures sur la toile ».

    Inspection de A à Z

    « Les dommages sont certes impressionnants mais pas trop importants. Et ils pourront être restaurés. Cela aurait pu être bien plus grave » assure Annick Lemoine, aux côtés de l’équipe scientifique du Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du Patrimoine (CICRP), rassemblée autour des deux tables recouvertes de papier blanc où sont exposés les Renoir, comme on ausculte un patient à qui l’on s’apprête à prodiguer des soins. Autant de dégâts dont ce fleuron marseillais va désormais s’occuper. Avec pour première étape, « un dossier d’imagerie scientifique, à savoir des images et photos en lumière directe, rasante, pour voir absolument tous les désordres de la couche picturale », détaille Dominique Vingtain. L’amorce d’un long diagnostic, souligne la directrice du CICRP, qui aboutira à des « opérations de restauration dans nos différents ateliers ». Et au bout de combien de temps le Portrait de Madame Colonna Romano et la Femmes au puits retrouveront leur éclat ? « On espère le plus tôt possible. Bien des semaines ou des mois. Mais parler en année serait déraisonnable. »

  • La Foire de Marseille, un voyage pour les papilles

    La Foire de Marseille, un voyage pour les papilles

    Tatouages maoris sur les bras et chapeaux tressés vissés sur la tête, deux musiciens entonnent des airs polynésiens à l’aide d’une guitare et d’un cajon. À quelques mètres, des odeurs de lait de coco et des arômes acidulés s’échappent d’un food-truck. Lancé en 2015 par Teheiura, le candidat star de l’émission Koh-Lanta, le Manatoa (signifiant « l’esprit du guerrier » en tahitien) a fait escale à la Foire de Marseille pour proposer, entre autres, du thon mariné au jus de citron et du poulet sauté au lait de coco. « Le but, c’est de faire voyager la culture culinaire tahitienne en France », explique Teheiura en marchant pieds nus devant son stand. Flânant devant le camion-restaurant, Geneviève et Emmanuelle ne s’y arrêteront pas, elles ont déjà avalé un repas cubain et créole. Si ces deux retraitées viennent tous les ans à la Foire, c’est précisément pour « manger ce que l’on ne peut pas manger à la maison, des choses exotiques ».

    Sur un espace de 6 000m², 150 exposants de restauration sur place et à emporter sont présents au Parc Chanot, pour le plus grand bonheur des gourmands marseillais.

    Entrée gratuite

    samedi à partir de 19h

    Dans l’Esplanade 1, Mouna, vêtue d’un tablier en wax aux motifs colorés, s’affaire devant une marmite. Son stand, les Délices de Mouna, propose des spécialités sénégalaises : poulet yassa, thiéboudiène au poisson, mafé, bissap,… Pour cette restauratrice habituée des férias et festivals, venir à la Foire de Marseille est à chaque fois un plaisir : « Ici, la cuisine sénégalaise est bien accueillie parce que c’est une ville cosmopolite. »

    Côté terroir, les régions françaises ne sont pas en reste. Le bien nommé restaurant « La Normandie », présent à la Foire pour la 36e année consécutive, affiche ses diverses spécialités régionales sur sa carte. Ici, les saucisses pur porc ont été préparées par les moines trappistes de l’abbaye de Bricquebec. « Chez nous, ceux qui viennent manger, c’est plus des habitués qui viennent ici depuis une dizaine d’années », assure le restaurateur, Christophe Guérin. Arborant des chapeaux de lutin rouge, Patrice, 59 ans, et Isabelle, 57 ans, lorgnent devant les différentes échoppes des restaurateurs. Pour ces deux habitués venus ce matin du Castellet, « le plus difficile c’est de faire un choix qui satisfait les goûts du groupe ». Face à ce casse-tête, ils déplorent qu’il n’y ait « pas de chaises et tables en libre-service pour pouvoir se rejoindre après s’être restauré à différents stands ».

    Ce samedi 3 octobre, la Foire de Marseille consacrera une nouvelle soirée aux plaisirs culinaires. À partir de 19 heures, l’entrée sera gratuite. Une dernière occasion de parcourir les stands de restauration et de découvrir, avant la clôture lundi, des plats savoureux.

  • Une collecte exceptionnelle pour les Restos du cœur

    Une collecte exceptionnelle pour les Restos du cœur

    La situation est de plus en plus compliquée pour les Restos du cœur de l’Hérault : depuis le début de l’année, le nombre de repas distribués a progressé de l’ordre de 20%. Sur la période de mai 2025 à avril 2026, l’association a ainsi distribué plus de 4 millions de repas dans le département. Dans le même temps, plusieurs sources d’approvisionnement sont sous tension. Les subventions des collectivités diminuent depuis environ un an et demi et le Fonds social européen livre lui aussi moins de denrées. « On est inquiet des baisses qu’il y a partout. Et on ne pense pas que l’État va augmenter ses subventions, loin s’en faut… », déplore Philippe Gimenez, président des Restos du cœur 34. « La seule possibilité qu’on a aujourd’hui d’augmenter notre volume de denrées, c’est de faire une collecte supplémentaire ».

    Cette collecte des 2 et 3 octobre, avec une prolongation possible jusqu’au 5 octobre dans certains magasins, constitue une première dans l’Hérault. Une quarantaine de magasins du département se mobiliseront pour recueillir les dons. « Cette collecte d’automne existe déjà dans d’autres départements. Étant donné les tensions qu’on commence à avoir dans l’Hérault, on a décidé de l’étendre à notre département  », indique Philippe Gimenez.

    « La générosité

    n’est pas en berne »

    Les besoins sont particulièrement visibles au Camion du cœur, à Montpellier, qui distribue actuellement environ 300 repas par jour aux personnes vivant dans la rue. « Nous atteignons là la limite de nos capacités, tant pour ce qui concerne la préparation des repas que nos réserves alimentaires. »

    Pour autant, la mobilisation et la générosité restent au rendez-vous. Lors de la collecte nationale de mars, le nombre de donateurs avait augmenté, si bien que malgré une baisse du montant moyen du don, le résultat s’est révélé équivalent à celui de l’année précédente. « La générosité dans les collectes n’est pas en berne », assure le président des Restos du cœur 34.

    Les produits recueillis lors de cette nouvelle opération seront centralisés à Vendargues avant d’être redistribués dans les 28 centres du département, à destination des 37 000 bénéficiaires héraultais de l’association.
    A.G.

    * Liste des magasins sur la page Facebook « les Restos du cœur de l’Hérault ».

  • Dans le Var, une légère baisse de la fréquentation touristique sur les huit premiers mois de 2026

    Dans le Var, une légère baisse de la fréquentation touristique sur les huit premiers mois de 2026

    La saison estivale touchant à sa fin, l’heure est au bilan des huit premiers mois de l’année pour le secteur du tourisme dans le Var. Avec un premier constat général : une légère baisse du nombre de nuitées touristiques, de l’ordre de 3% par rapport à 2025 (60 millions contre 61,9). « Ce n’est qu’un écart marginal », tempère le président (LR) du conseil départemental Jean-Louis Masson. « Ce sont de bons résultats, qui sont le fruit de nos efforts pour compenser les freins. »

    Le premier est, évidemment, celui de la conjoncture économique nationale défavorable, qui a poussé les Français à modifier leurs choix initiaux. Si trois Français sur quatre sont partis en vacances cet été, seuls 43% d’entre eux ont réalisé le séjour envisagé au printemps, avec, pour nombre d’entre eux, des baisses de budget. 60% ne sont partis qu’une semaine ou moins, pour des destinations plus proches (16% sont restés dans leur région). 37% ont par ailleurs réservé plus tard que d’habitude par inquiétude financière et 36% ont revu leurs plans sur l’hébergement. « Mais ce que nous perdons, nous le gagnons sur le luxe, qui progresse de 6%, le Var restant une destination de prestige », souligne Guillaume Décard, Guillaume Décard, président de Var Tourisme.

    Comme partout ailleurs, dans le Var, cela s’est surtout ressenti en août, après un mois de juillet positif (taux d’occupation en hausse pour le logement meublé, +7% pour l’hôtellerie, chiffres stables dans le plein air et les hébergements collectifs) et des mois de mai et juin quasiment au même niveau que l’année passée. On a été beaucoup plus sous pression en août, mais le retard a été un peu rattrapé grâce aux départs de dernière minute sur la deuxième quinzaine », détaille Guillaume Décard.

    Le tourisme 4 saisons face aux effets de la chaleur

    Autre constat relatif au pouvoir d’achat : une consommation en berne. « Il y a un réel souci qui se ressent dans la restauration, les activités… », observe Guillaume Décard. La hausse du prix du carburant a notamment eu une incidence importante. Pour contrer ces effets, plusieurs pistes sont creusées : le développement des modes de transports doux (pistes cyclables, transports en commun…), du ferroviaire (avec la ligne nouvelle)… et de l’avion, avec une ligne Paris – Hyères, bientôt opérée par une compagnie low coast (Transavia).

    Le tourisme étranger, en progression sur mai-juin (+8%), et stable en moyenne, est également un facteur de croissance car doté d’un pouvoir d’achat plus important. Les trois nationalités les plus représentées sont, dans l’ordre, les Allemands, les Italiens et les Belges. En ce sens, Var Tourisme veut poursuivre son ouverture aux pays européens, avec comme nouvelle cible la Scandinavie, ce qui pourrait, là aussi, être favorisé par l’ouverture d’une liaison aérienne avec Copenhague.

    Enfin, les effets de la chaleur se sont fait ressentir, poussant 57% des Français à modifier leurs habitudes sur place. Le Var des terres a ainsi été particulièrement touché, avec des activités annulées, notamment à cause des (risques) incendies. L’agritourisme, en plein développement, mais pour lequel « il n’y a pas encore de chiffres précis », précise Guillaume Décard, est une des solutions stratégique : « Nous menons un projet transfrontalier avec la Toscane à ce sujet. Il faut le lier aux activités de pleine nature. Ce tourisme durable doit se dessiner à l’année sur ces offres-là ».

    Un élément essentiel du « tourisme 4 saisons », objectif principal de la politique touristique. « Mais on est contre l’étalement », affirme toutefois le patron de Var Tourisme. « On gagne des parts de marché hors saison estivale, mais on doit limiter la baisse sur l’été. » Les quatre derniers mois de 2026 seront un indicateur des progrès en la matière, alors que 77% des responsables d’établissements varois se disent confiants à l’abord de cette période.

  • [Entretien] « En France, nous avons un patrimoine unique qui a besoin d’être restauré »

    [Entretien] « En France, nous avons un patrimoine unique qui a besoin d’être restauré »

    Comment est venue l’envie de réaliser ce documentaire ?

    Thierry Jourdan : Au départ nous avons été contactés avec ma femme Lana par la mairie de Cavaillon pour réaliser des films courts sur certaines phases de réalisation. Pour la dernière vidéo, nous avons filmé la fonte des cloches à l’hippodrome. C’était un moment unique, un spectacle extraordinaire puisqu’ils ont coulé les cloches dans la terre même, une technique ancestrale médiévale. On ne voulait pas que de telles images historiques se retrouvent noyées au milieu de la rapidité des réseaux sociaux. Alors nous sommes allés voir le service de la mairie et nous avons demandé à faire ce film. On est devenu réalisateurs et producteurs de cette belle aventure.

    Au-delà de la restauration, c’est l’artisanat et une aventure humaine que vous mettez en lumière.

    T.J. : Je dirais que plus que des artisans ce sont des artistes complets, d’une précision incroyable. Ce sont des gens qui sont passionnés et l’aventure humaine elle est là. Au total plus de 40 corps de métiers étaient réunis et ils adorent transmettre leur savoir-faire et le partager notamment auprès des jeunes.

    Quel est le message derrière ce documentaire ?

    T.J. : On fait ce métier pour les générations futures. Pour leur dire la vie est là, venez la vivre. Il y a aussi un enjeu patrimonial puisqu’en France notre patrimoine est unique et il a besoin d’être restauré.

  • La Méditerranée à l’honneur de l’édition 2026 de la Foire internationale de Marseille

    La Méditerranée à l’honneur de l’édition 2026 de la Foire internationale de Marseille

    Alors que l’édition 2025 avait déjà été une franche réussite d’après les organisateurs, les ambitions sont d’autant plus grandes pour cette année. « Nous avons connu une hausse de 15% de la fréquentation en 2025 par rapport à l’édition 2024 », se félicite Pierre Arvis, directeur général de Marseille Events, opérateur de la foire. « Nous espérons être aussi performants que l’an dernier », poursuit-il pendant son discours.

    Passage obligé de la rentrée marseillaise, la Foire est un événement qui, chaque année, est particulièrement attendu. « Il y a un engagement et une demande très forte autour de la Foire », confirme Samia Ghali, adjointe au maire de Marseille. Cette édition 2026 conserve ce qui a fait le succès de la Foire, en apportant des nouveautés, notamment des activités comme une recyclerie mobile et des expositions en réalité virtuelle notamment, liées à la Méditerranée et sa préservation et au développement durable.

    50 pays représentés

    « La dimension internationale fait partie de l’ADN de Marseille », rappelle Aurélie Prost, la directrice opérationnelle de l’événement. Avec la mise en avant d’une cinquantaine de pays qui seront représentés. Pilier incontournable de la Foire, l’espace restauration et gastronomie accueillera des stands proposant des spécialités du monde entier, du Pérou à la Thaïlande, sur plus de 7 000 m2.

    Pour Jean-Paul Tinetti, vice-président de la chambre de commerce italienne pour la France de Marseille, « l’axe de lecture écologique doit être important, que ce soit par la nourriture, les transports et bien sûr la mer », insiste-t-il. Face à un patrimoine si riche et fragile que la Méditerranée, la volonté affichée est de le protéger tout en le partageant.

  • [Grand entretien exclusif] Benoît Payan : « 2027 sera apocalyptique pour la Métropole »

    [Grand entretien exclusif] Benoît Payan : « 2027 sera apocalyptique pour la Métropole »

    La Marseillaise : Le refus par le conseil métropolitain de voter la baisse des dotations de solidarité aux communes – à une voix près – a été un séisme pour l’institution. Où en est-on aujourd’hui ?

    Benoît Payan : Le rôle du maire de Marseille, c’est d’abord de protéger les Marseillais et les Marseillaises. On s’acheminait vers un choix inacceptable pour moi, parce que je suis maire, Marseillais et que je dois défendre cette ville, qui consiste à nous faire perdre 36 millions d’euros. Marseille seule aurait porté 70% des économies de cette Métropole. J’avais prévenu : c’était inacceptable. Je crois à la solidarité métropolitaine, je pense qu’il faut être attentif à d’autres communes et j’avais proposé un chemin qui permettait aux 92 communes de ne rien perdre. Ma proposition a été balayée d’un revers de main. En le faisant j’ai prévenu que ceux qui la balayaient se mettraient dans une situation difficile car je me battrai pour ma ville. C’est ce que j’ai fait. On a réussi a gardé 36 millions d’euros.

    L’histoire n’est pas terminée… Marseille fait-elle toujours partie de cette « gouvernance des maires » ?

    B.P. : Ça a toujours été très particulier la relation de Marseille avec sa Métropole. Quels que soient les maires et les présidents, cette relation a toujours été très difficile parce que Marseille est une grande ville. Elle est tellement plus grande que toutes les autres villes qu’elle fait presque, à elle toute seule, la moitié de cette Métropole. Longtemps elle a été vue comme l’ogre qui allait se servir sur la bête. En réalité, c’est le contraire qui s’est passé. Ce sont les Marseillais qui paient le plus d’impôts métropolitains, pas seulement en millions d’euros mais en pourcentage. Ce sont les Marseillais qui paient la taxe d’enlèvement des ordures ménagères la plus chère. Et pourtant on n’a aucun équipement métropolitain, les politiques métropolitaines sont beaucoup trop absentes de la ville. Pourquoi j’ai souhaité entrer dans la gouvernance de la Métropole ? Parce que cette ville ne peut pas être sans cesse le bouc émissaire des uns et des autres. On n’a jamais revendiqué une hégémonie mais on revendique d’être respectés comme n’importe quelle autre commune. C’est un message qui doit passer.

    Ce message, estimez-vous qu’il est passé auprès de Nicolas Isnard ? La gouvernance de la Métropole restera-t-elle dans un statu quo ?

    B.P. : Il appartient désormais au président de dire ce qu’il veut faire de cette gouvernance, s’il désire en changer, j’ai toujours dit que j’étais prêt à l’accompagner et que je serai là si les choses doivent évoluer. Non pas parce que je serai candidat à la présidence, je ne le suis pas, je ne le serai pas. Quand je dis quelque chose je m’y tiens, je sais qu’en politique ce n’est pas commun. Je n’étais pas candidat il y a un an, six mois, je ne serai pas candidat demain, mais s’il doit y avoir des changements, je les accompagnerai.

    La Métropole a donc un budget élaboré hors des élus. Est-ce supportable ?

    B.P. : C’est un budget qui va peser sur les communes. Je suis allé rencontrer le président, notamment avec Gaby Charroux, pour lui dire « ne commets pas l’erreur de monter les communes les unes contre les autres ». Ce n’est pas parce que la Chambre régionale des comptes ou que le préfet disent quelque chose que nous, élus, sommes dépossédés de notre pouvoir de décision. Nous avons été choisis pour cela. Il y avait des moyens d’économiser ces 50 millions d’euros, de les lisser. Un budget en déséquilibre aurait ouvert un dialogue avec la chambre régionale des comptes. Ses magistrats sont des gens intelligents, ils comprennent qu’on est presque au bout de l’année budgétaire et que ces 50 millions sont lissables sur plusieurs années. C’est ce qu’il fallait faire, cela aurait évité une crise politique et budgétaire, or, là, nous les avons.

    La Métropole a-t-elle un avenir financier et fiscal ? N’est-elle pas déjà enterrée ?

    B.P. : Il ne faut pas se mentir : cette Métropole est mal née, elle est née en siège, dans la douleur et elle ne s’en sort pas. Structurellement, systémiquement, elle est malade. Sa capacité a développer des politiques publiques est inexistante par ce que sa construction, financière, fiscale, budgétaire, l’en empêche. Il m’est arrivé de le dire, Martine Vassal, elle-même, n’était pas en mesure de changer les choses. On ne peut pas faire avec cet outil, ce à quoi il devrait servir. Quand on voit l’état des équipements à Marseille, l’état de la voirie, ce sont des dizaines de millions d’euros qu’il faudrait investir. Il n’y a pas 40 solutions : soit une augmentation massive de la fiscalité mais les habitants sont-ils aujourd’hui en mesure de perdre du pouvoir d’achat ? Soit il faudrait renoncer à l’effet redistributif et contre-péréquateur de cette Métropole qui a sans cesse été pointé par les magistrats de la chambre. On en arrive à une situation insolvable. On ne pourra pas longtemps faire croire que cette Métropole est vivable. Elle ne l’est plus. J’appelle solennellement le gouvernement à se pencher sur cette Métropole. 2026 a été difficile mais 2027 sera apocalyptique. Toutes les circonvolutions, toutes les belles paroles du monde ne suffiront pas à remplir les caisses de la Métropole. Qui va-t-on faire payer ? Les entreprises avec le versement mobilité ? Vous croyez qu’elles sont prêtes à payer pour combler des trous ? Et les particuliers ? Il faut un consentement à l’impôt. L’impôt, c’est un effort pour vivre en collectivité parce qu’il permet de fabriquer des politiques publiques. On ne paye pas d’impôts pour les intérêts de la dette…

    Quelle alternative ?

    B.P. : Tout refaire ! Il faut tout repenser. Il ne peut y avoir ni totem ni tabou. Une Métropole telle qu’elle existe aujourd’hui est vouée à l’échec. À la fin ce sont les Marseillais qui vont trinquer. Je l’ai dit sur tous les tons pendant 6 ans : nous n’avons jamais réussi à faire Métropole, il n’y a que des intérêts particuliers, chacun défendant sa commune. Il ne peut pas y avoir de projet métropolitain dans un ensemble institutionnel sans argent. C’est comme si on jetait quelques subsides dans un cirque romain et qu’on demandait à des gladiateurs de se battre pour les récupérer. Ça ne fonctionne pas ! Les gens sont des adultes, ils se sont choisi des maires dans lesquels ils ont confiance. L’État ne peut pas nous laisser dans cette situation.

    Ça peut vouloir dire une fusion avec le Département ?

    B.P. : Ça peut vouloir dire beaucoup de choses mais je ne pense pas que le bloc communal soit fongible dans le Département, on a vu ce que ça a donné à Lyon. C’est voué à l’échec. On recommencerait à faire un gros machin qui ne fonctionnerait pas. Je crois aux compétences de proximité. Mais cette Métropole ne fonctionne pas. Non pas que Martine Vassal ait vidé les caisses, mais on apprend les choses au compte-goutte. Un établissement de coopération intercommunal doit d’abord être fondé sur la confiance. Ce n’est pas une collectivité, nous sommes les représentants de nos communes, nous sommes les élus de leurs habitants. Cet ensemble institutionnel n’est pas à la hauteur de nos ambitions. Je vis dans une ville qui fait 5 fois Lyon, 2,5 fois Paris et où le dernier métro a été inauguré avant ma naissance, il y a 48 ans ! Tout ça parce que l’argent a été servi à d’autres. Les attributions de compensation ont été calculées il y a 30 ans, à l’époque Marseille perdait des habitants, des emplois, les entreprises fermaient. Aujourd’hui j’ai des fleurons internationaux à Marseille, une ville qui attire des millions de touristes, qui produit énormément de richesses et nous ne bénéficions pas de tout cela. On me dit « c’est le fruit de l’histoire » mais je préfère regarder l’avenir que d’être tanqué dans un passé qui ne correspond plus à la réalité.

    En participant à la gouvernance métropolitaine dans ces conditions, notamment avec Samia Ghali, l’une de vos adjointes à la présidence de la RTM, n’est-ce pas un piège qui se referme sur vous ?

    B.P. : Elle travaille le plus possible pour améliorer les conditions de transports des usagers, elle fabrique de la tarification sociale, elle essaye de réfléchir à une nouvelle répartition des lignes aériennes, aux cadences des transports. On est en train d’avancer sur ces sujets mais on va se heurter à une réalité financière dans les années qui viennent. La RTM, à mon sens, doit peut-être devenir un établissement public autonome.

    Sur le modèle de la RATP ?

    B.P. : Pourquoi pas ? Il ne faut rien s’interdire. Le modèle tel qu’on l’a connu est éculé, terminé.

    Sentez-vous en cette rentrée, l’exaspération qui monte sur le pouvoir d’achat ?

    B.P. : J’aimerais bien fixer le prix de l’essence ou le niveau des salaires. Ce n’est pas la compétence d’un maire. En revanche, sur la question de la rentrée scolaire, je me suis mobilisé pour que les familles marseillaises aient des conditions meilleures qu’ailleurs avec un kit de rentrée scolaire, avec des grilles tarifaires de la restauration scolaire qui permette à 15 000 petits Marseillais de manger gratuitement, soit 5 000 de plus qu’avant. De la même manière on va augmenter le nombre de petits-déjeuners gratuits pour ne plus jamais avoir des petits qui ont le ventre vide à l’école. On ne peut pas tout, mais tout ce qu’on peut, il faut le faire. Un petit Marseillais, quel que soit son quartier, son histoire, sa religion, sa couleur de peau, il doit avoir les mêmes chances que les autres. L’école c’est fondamental pour moi, c’est là qu’on devient une femme, un homme, émancipés. Nos décisions sont prises avec une seule boussole : qu’est-ce qui est juste ?

    Qu’avez-vous envie de dire au gouvernement qui craint de voir renaître les Gilets jaunes et constate un calendrier syndical qui se remplit un peu plus chaque jour ?

    B.P. : Il est entre des feux contradictoires. Choisir c’est renoncer. Je crois profondément que la fiscalité dans ce pays est injuste. Celles et ceux qui gagnent le plus d’argent ne sont pas des ennemis mais ils ont des devoirs envers leur patrie. Quand on gagne beaucoup d’argent, c’est un honneur. Je ne dis pas de tout prendre mais que chacun contribue à sa juste mesure. On nous explique que les gens vont partir, ce sont des histoires à dormir debout, des berceuses des années 1980. Je crois que quoi qu’il en coûte, il faut aider les Français sur le pouvoir d’achat.

    Amine Kessaci, mécontent de ne pas pouvoir choisir la directrice de Marseille habitat dont il est le président vous a présenté sa démission. Comment avez-vous reçu cette nouvelle ?

    B.P. : D’abord je comprends qu’il puisse être affecté par ce vote. Ce ne doit pas être simple de se retrouver seul, mis en minorité par l’ensemble des administratrices et administrateurs d’un bailleur que l’on préside. Je le recevrai dans les prochains jours pour discuter de ce qu’il s’est passé. J’ai besoin de comprendre ce qui l’a poussé à faire ce choix. Aujourd’hui encore je ne comprends pas. J’ai entendu que c’était « le bureau de recrutement » que je ne connais pas qui avait motivé son choix. À partir du moment où il a souhaité mettre fin au contrat du directeur général qui a donné toute satisfaction jusqu’à présent, en tant que nouveau président, après tout pourquoi pas, je lui ai dit : « le choix devra se faire dans la plus grande transparence et qu’il n’y ait aucun doute sur la personne choisie ». Je pense que ni l’une, ni l’autre des conditions posées n’ont été remplies.

    Vous lui en voulez ?

    B.P. : La question n’est pas de savoir si je lui en veux ou pas. J’ai besoin de comprendre ce qui l’a amené à faire un choix aussi baroque. Il semble qu’il n’ait pas été convaincu par les multiples alertes données sur cette personne.

    Des alertes données par qui ? La mairie ?

    B.P. : Des alertes données par pas mal de personnes dont moi-même.

    Quand le verrez-vous ? Il a même proposé d’assumer lui-même le rôle de directeur général et, dit-il, à faire économiser de l’argent au bailleur.

    B.P. : Dans les prochains jours. Je n’ai pas bien compris ce que cela voulait dire. Amine Kessaci est quelqu’un de très intelligent, mais le dernier conseil que je lui donnerais c’est d’être président-directeur général. Cela l’exposerait juridiquement. Quand je vois la fougue et l’emportement qui sont les siens, je lui conseille de savoir raison garder. Je suis maire de Marseille, pas directeur général des services de la Ville. Il ne faut pas tout confondre.

    Cela signifie-t-il qu’il pourrait ne plus être votre adjoint ?

    B.P. : Je crois qu’il faut décorréler la situation à Marseille Habitat que j’ai besoin de comprendre et la confiance que je peux lui accorder par ailleurs. Si demain il devait démissionner de son poste d’adjoint, il faudrait qu’il m’en explique la raison.

    Dans notre région, ce sont dans les Bouches-du-Rhône que la gauche est dans la meilleure posture pour les sénatoriales. Quel est votre pronostic et où se porte votre soutien ?

    B.P. : Vous m’avez demandé 27 fois mon pronostic sur les municipales et 27 fois je vous ai répondu que je n’en faisais pas. C’est pareil pour ces sénatoriales. J’espère que cette liste d’union, solide, qui représente les territoires, les sensibilités, avec des histoires différentes, des horizons et des enracinements différents, arrivera en tête. Ce serait un très beau signal pour la gauche dans le pays, pour tout ce à quoi je crois. Le rôle des sénateurs va s’accroître dans un pays instable qui peut connaître le pire. Le rôle du Sénat doit être celui de garant de l’État de droit et de la continuité républicain, celui d’une vigie. Pour cela, il faut des sénateurs qui ont la conviction profonde que la République est une et indivisible, que sa devise est « Liberté, Égalité, Fraternité », que ses racines plongent dans la Révolution française, dans les forces de la lumière contre celle de l’obscurité. J’y crois avec force. Les listes de gauche qui n’ont aucune chance de faire un siège, vont prendre des voix à la liste d’union et à la fin c’est quoi ? Un siège en plus pour l’extrême droite. Je leur dis les yeux dans les yeux.

    Votre famille politique d’origine organise une primaire, vous intéresse ? Vous positionnerez-vous ?

    B.P. : Non.

    Pourquoi ?

    B.P. : Mon travail est d’être maire de Marseille. Je reste un homme de convictions. J’entrerai dans la danse si je sens un danger arriver. Je ne m’occupe pas des partis. Ça ne m’intéresse pas. Je dis simplement une chose : vous n’avez pas le droit de vous diviser. Je n’aurais pas l’outrecuidance ni la vacuité de penser que c’est duplicable. Mais c’est un exemple comme un autre. On nous a expliqué que le Printemps marseillais c’était des rigolos. Il se trouve qu’on a été élus en 2020 et réélus en 2026 sur un totem, celui de l’union. Les divisions permanentes pour savoir qui est le plus à gauche, qui est le moins gauchiste, le plus écologiste, le plus raisonnable, le plus révolutionnaire… Ce sont des débats de chambre. Les gens veulent une seule proposition. Je dis : ne partez pas en ordre dispersé parce qu’à la fin c’est l’échec.

    À Marseille, votre conception du rassemblement c’était sans LFI. Quand vous parlez d’une seule candidature, c’est avec ou sans LFI ?

    B.P. : C’est Jean-Luc Mélenchon qui a déjà répondu à cette question. Il est parti, il croit en son destin, l’ambition de sa vie n’est rien d’autre que d’occuper le fauteuil de François Mitterrand. Il se fout pas mal de ce qui se passera à la fin, il espère être président de la République quel qu’en soit le coût. C’est triste.

    Renaud Muselier a confié à « La Marseillaise » que vous lui aviez donné votre accord pour travailler à une cérémonie de clôture des JO 2030 à Marseille. Vous n’étiez pas en si bons termes auparavant ?

    B.P. : Le président Muselier est un pragmatique. Il m’a demandé si j’étais d’accord pour que ça se passe à Marseille. J’ai lui ai naturellement répondu oui parce qu’on sait faire, on sait organiser des événements internationaux. Renaud Muselier sait que ça sera réussi si c’est à Marseille. Mieux qu’ailleurs !

  • Le lycée Golf-Hôtel d’Hyères investit ses nouveaux locaux

    Le lycée Golf-Hôtel d’Hyères investit ses nouveaux locaux

    Tout vient à point à qui sait attendre. « Et ce n’est pas qu’un plaisir, c’était une impatience ! », s’exclame Christophe Garrione, nouveau proviseur du lycée Golf-Hôtel de Hyères, après avoir inauguré, ce lundi, les locaux du lycée de l’Hôtellerie, des arts et du commerce (LHAC), composante de l’établissement situé dans la ZAC de la Crestade. Après un chantier qui aura duré plus de quatre ans, une inauguration préalablement prévue en 2024, repoussée à 2025 puis à 2026, et décalée de deux semaines lors de cette rentrée pour cause de problèmes techniques, les 600 élèves des filières concernées ont enfin investi leurs nouvelles salles de classe. Un chiffre voué à grimper à terme à 675 avec, entre autres, l’ajout de BTS.

    Ce bâtiment de 14 000 m² vient suppléer l’ancien, construit en 1975 et en proie à des inondations régulières depuis une vingtaine d’années, sur une partie de ses formations et dans 28 divisions différentes. Avec 90 salles de classe, dont plusieurs équipées en ordinateurs, trois restaurants d’application dédiés aux élèves des cursus d’hôtellerie/restauration, ou encore d’une salle d’analyse sensorielle, une innovation qui permettra à ces derniers d’entraîner leur goût et leur odorat, le LHAC est doté de 2,8 millions d’euros de matériel pédagogique, numérique et mobilier financés par la Région. « Tout ce qui est fait est ce qu’on peut faire dans les lycées aujourd’hui », se félicite François de Canson, vice-président de la Région Sud en charge du développement économique. Cela, en concertation avec les enseignants, qui ont pu exprimer leurs besoins spécifiques : « On a écouté, on a pris le temps de concerter, ce qui fait qu’aujourd’hui, chacun rentre dans des salles qui lui conviennent. » De quoi poursuivre dans la lignée d’excellence du lycée, qui forme régulièrement des lauréats des concours des « Meilleurs apprentis de France ».

    De futurs logements pour les travailleurs saisonniers sur le site de l’ancien lycée

    Au-delà de l’aspect purement pédagogique, le site compte par ailleurs un internat de 150 places, un gymnase, ou encore un plateau sportif mis à la disposition des élèves. L’architecture du bâtiment a été pensée pour répondre aux défis de l’époque : outre sa modernité visuelle, il s’inscrit dans une vision durable, avec, entre autres, l’utilisation de bois, de nombreux espaces végétalisés (dont les toits terrasses), 500 m² de panneaux photovoltaïques, ventilation naturelle… Il est, enfin, desservi par des autobus zéro émission.

    Le coût du projet est estimé à 65 millions d’euros, bien loin des 46,5 millions annoncés en 2020 lors de son lancement. Un autre établissement va également être construit au Luc-en-Provence, à horizon 2030, permettant de tourner définitivement la page d’un lieu devenu désuet en accueillant les 400 élèves des formations (mécanique, travaux publics, électricité) qui y sont restés. Quant à ce dernier, il convient encore de savoir ce qu’il en sera fait sur le long terme, mais dans un premier temps, « on fera certainement des logements pour les saisonniers sur une partie », annonce François de Canson. « On gérera avec des associations adaptées à ce genre de gestion. Ces logements pourront aussi servir de logements pour les entreprises quand elles viennent faire des chantiers sur le secteur », ajoute-t-il.

  • Hautes-Alpes : une fréquentation solide cet été mais des dépenses en recul

    Hautes-Alpes : une fréquentation solide cet été mais des dépenses en recul

    Après un été chargé, les restaurants et les boutiques qui s’animent durant la saison estivale peuvent souffler. La saison touche à sa fin et l’Agence de développement des Hautes-Alpes en a dressé le bilan.

    « La fréquentation reste globalement solide, avec près de 2 millions de visiteurs accueillis », note-t-elle. Le taux d’occupation des hébergements touristiques accuse un très léger recul de 1% par rapport 2025, « une première depuis 2015 ». Au total, de juin à septembre, il s’établit à plus de 40%.

    Contraintes climatiques

    « Après un mois de juin en retrait, juillet affiche des niveaux de fréquentation modestes, mais en progression pour les territoires ayant misé sur les grands événements et les clientèles internationales », affirme l’Agence de développement. Le passage du Tour de France, dans le Champsaur et le Gapençais, a très certainement joué un rôle. Sans surprise, le mois d’août a été porté par les traditionnels pics de fréquentation, avec notamment un taux d’occupation de 84% lors de la semaine du 15 août. Quant à l’arrière-saison, elle s’annonce dans la continuité de celle de 2025.

    Malgré ces chiffres, les touristes ont moins consommé. Les professionnels font largement état d’une baisse des dépenses, que ce soit pour les loisirs, l’alimentation, la restauration ou les commerces : « Dans un contexte de pouvoir d’achat contraint, les visiteurs semblent davantage arbitrer leurs dépenses. »

    Les conditions climatiques « parfois difficiles » ont aussi perturbé la saison : canicules, restrictions de baignade à cause des cyanobactéries, coulées
    de boue dans le Grand Briançonnais ou encore incendies dans le Pays des Écrins… « Des événements qui rappellent combien l’activité touristique de montagne reste sensible aux conditions naturelles et climatiques. »

    « Il faut sans doute tempérer la course au “toujours plus”, conclut Yvan Chaix, directeur de l’Agence. Ces dix dernières années, l’offre estivale s’est considérablement étoffée. C’est une richesse, mais cela peut aussi fragiliser la rentabilité de certains acteurs et, à terme, déstabiliser le modèle économique. Il faut savoir trouver un juste équilibre. »

    Agathe Di Lenardo

  • Le président du Département au collège Cousteau, à La Garde

    Le président du Département au collège Cousteau, à La Garde

    Il a également rappelé les investissements réalisés par la collectivité sur les deux collèges du canton, soit près de 4 millions d’euros sur la période 2021-2026. Avec entre autres 92 000 euros utilisés pour le mobilier remplacé du restaurant scolaire de Cousteau et 201 500 euros de travaux, en 2026.

    À noter également les futurs travaux de renaturation de la cour de récréation et le projet d’un futur gymnase estimé à 8 millions d’euros. Et une future piste cyclable reliant le collège à celle du littoral. Le président a annoncé que le 30 septembre, le Département du Var récompensera les collégiens varois ayant obtenu une mention « Très bien » au Brevet des collèges.