Tag: rénovation

  • À Marseille, Martine Vassal visite le collège Jean-Claude Izzo rénové

    À Marseille, Martine Vassal visite le collège Jean-Claude Izzo rénové

    Après un passage par les collèges André-Chénier (12e) le 1er septembre et Vitagliano (4e) le 3, c’est dans le collège Jean-Claude Izzo, du nom de l’écrivain et ancien journaliste de La Marseillaise, que Martine Vassal, présidente (DVD) du département, a poursuivi, lundi, sa tournée de rentrée. Au programme, notamment : la visite du nouveau « bloc sanitaire » de l’établissement, fraîchement rénové, mais aussi de l’équipement sportif, qui fait cette année sa deuxième rentrée. Des opérations réalisées grâce à un investissement de plus d’1 million d’euros du Département, dont 950 000 consacrés au terrain de sport et 120 000 aux toilettes. « Le Département investit chaque année environ 35 millions d’euros pour les travaux dans les collèges, répartis sur les 132 établissements des Bouches-du-Rhône, précise le directeur général adjoint de l’équipement du territoire. Ce collège [Jean-Claude Izzo] a été livré en 2006, il y a 20 ans, et a déjà connu un agrandissement ». La cour accueille en effet depuis septembre 2023 un nouvel espace réservé aux élèves de la Section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), que la présidente a pris le temps de visiter. « Le collège est adapté aux enfants qui, des fois, ont grandi un petit peu plus vite dans le corps que dans la tête, décrit-elle. C’est important que nous puissions permettre à ces enfants de réussir, eux aussi, leur scolarité ». Dans la même promotion depuis la 6e, les actuels élèves de 3e ont participé à deux reprises aux concours « Toute la lumière sur les Segpa », notamment avec leur court-métrage « Les Aventuriers », qui a obtenu le prix du meilleur scénario.

    Du local dans l’assiette

    Autre thème au menu de la visite départementale ce lundi : le temps cantine. « C’est important pour les instances départementales de permettre [aux jeunes] d’avoir au moins un repas équilibré par jour, (…) tout en conservant une facture allégée pour les parents, insiste la présidente. Depuis 2015, le prix de la cantine est à 3 euros, et à 1, 20 euro pour les boursiers, soit, ici, 80% des enfants. » Et l’ambition est aussi de proposer de la « qualité » avec l’achat de produits locaux, notamment pour les fruits et légumes. « Nous avons des chefs qui font à manger tous les jours dans des systèmes de self, et on privilégie tout ce qui est local, poursuit-elle. Souvent, dans les grandes villes comme Marseille, on ne sait pas que le département est le premier producteur de fruits et de légumes en France, on veut donc le mettre en avant. »

  • Quatre siècles de la Royale dans l’histoire de Toulon

    Quatre siècles de la Royale dans l’histoire de Toulon

    Le plus grand port militaire d’Europe s’apprête à souffler les 400 bougies de la Marine. Depuis la décision du cardinal Richelieu de doter la France d’une véritable puissance navale jusqu’à la construction programmée du nouveau porte-avions nucléaire de nouvelle génération Le France libre, son histoire étant indissociable de celle de Toulon.

    Quatre siècles plus tard, la Marine nationale est toujours là. Elle a changé de navires, de technologies, de missions mais continuer d’influer sur le devenir de la ville et sa prospérité. La base navale du Port du Levant restant le premier employeur du département avec plus de 20 000 personnels civils et militaires, ce qui représente un habitant sur cinq de l’agglomération toulonnaise.

    L’arsenal de Toulon marque également l’histoire sociale de la ville avec de grandes luttes menées par les ouvriers de la sorbe pour la conquête de leurs droits et contre les guerres coloniales. Notre titre a d’ailleurs longtemps été interdit de franchir la porte de cette enceinte protégée, les syndicalistes le glissant en cachette sous leur veste pour faire prospérer les idées d’émancipation.

    Les rues mêmes de la ville conservent l’empreinte des soirées endiablées des marins en goguette le temps d’une escale très alcoolisée. Du petit Chicago, comme il était appelé, avec ses néons criards et ses entraîneuses auprès de qui beaucoup venaient chercher de la compagnie et lever le coude. Et même s’il ne reste plus grand-chose de ces bars de nuit malfamés depuis la rénovation du centre-ville, un hôtel a conservé le nom de la cité américaine et la mémoire s’est perpétuée au travers des anecdotes des anciens. Tout comme le dicton populaire qui prétendait que toucher le pompon des appelés portait bonheur aux filles les plus téméraires.

    Une mémoire vive

    Tout cela est bien derrière nous. Depuis le ministère de la Défense a hélas fait place à celui des Armées et les missions des personnels ont changé, plus centrées sur la construction d’armements que sur l’entretien de la flotte.

    Cette date anniversaire mérite donc qu’on se tourne vers l’épopée de cette institution dans la ville préfecture. Une omniprésence vécue par moments comme un peu étouffante, notamment par rapport aux accès à la mer qu’elle interdit sur une longue bande littorale. Même si une partie aujourd’hui a été restituée aux Toulonnais, de la Tour Royale à la Mitre. Une fête donc qu’on ne peut ignorer ne serait-ce que pour occuper le terrain et ne pas laisser le récit accaparé par la communication de la Royale et la militarisation des esprits.

    Ouvert à tous, cet événement a vocation de mettre en lumière la Marine pour en faire découvrir les missions et les équipages, tout en rassemblant le public dans une ambiance conviviale, explique-t-on. Ce samedi après-midi sur la place de la Liberté, les visiteurs pourront pour cela participer à des ateliers pédagogiques, rencontrer les marins et découvrir des expositions de maquettes.

    Et après la cérémonie militaire à 18h, la musique sera également au rendez-vous, avec à un concert de jazz, avant qu’un DJ prenne le relais de 20h à 22h.

    « Ces célébrations rappellent une réalité essentielle : si la Marine agit chaque jour sur toutes les mers et tous les océans du globe, son efficacité et sa capacité d’action reposent sur l’engagement et le soutien de l’ensemble de la Nation », en profite pour glisser le ministère.

    L’occasion de rappeler aussi, avec la CGT, qui dressera le 18 septembre sur la place d’Armes son Village de la paix, que pendant que des militaires défilent dans les classes et que des forums sont organisés pour vanter les métiers de la défense aux lycéens, les budgets de l’école fondent. « La jeunesse mérite une école qui apprend à penser, pas à obéir », réaffirme la CGT.

  • Rentrée sous le signe de la rénovation à Manosque

    Rentrée sous le signe de la rénovation à Manosque

    Une année marquée par une nouvelle étape du Plan Jules-Ferry, avec « la livraison des parties élémentaires des écoles Saint-Lazare et du Colombier (…). Le programme se poursuivra à Saint-Lazare maternelle, aux Tilleuls et aux Combes. La Ville prévoit 25 millions d’euros de travaux », précise la Ville. 1 200 élèves bénéficient du kit du petit écolier, pour un budget de 28 000 euros. « Nous voulons terminer ce que nous avons engagé : rénover nos écoles, améliorer les conditions d’apprentissage et préparer ces établissements pour les vingt prochaines années », souligne Camille Galtier.

  • En Vaucluse, une rentrée tendue aux yeux de la FSU

    En Vaucluse, une rentrée tendue aux yeux de la FSU

    « On a chaud, mais tout va bien, le téléphone portable est interdit », ironise, en agitant un éventail improvisé, Salima Ouannai, co-secrétaire départementale du Snes-FSU, ce mercredi 2 septembre, lors d’une conférence de presse dressant le bilan de cette rentrée scolaire. Le syndicat s’opposant au constat du directeur académique Philippe Koscyk, qui évoquait dans les colonnes de nos confrères de La Provence une rentrée « plutôt réussie ».

    « L’école publique en Vaucluse subit de plein fouet les choix budgétaires dogmatiques qui dégradent le service public de l’éducation et les conditions d’apprentissage de nos élèves », pose en ouverture Alice Raimundo, secrétaire départementale de la FSU. Si la baisse démographique sur le territoire ne peut être niée, le syndicat regrette « qu’au lieu de faire des investissements forts et massifs pour améliorer les conditions », le constat soit celui d’une « baisse de moyens chronique qui touche l’ensemble du corps éducatif ». « On ne peut pas prétendre tout faire pour la réussite des élèves et ne pas faire les choses pour », avance Alice Raimundo. Face à cela, une intersyndicale prévoit une journée de mobilisation le mardi 29 septembre en Cité des Papes.

    Révolution numérique

    Plusieurs éléments sont ainsi listés. À commencer par les suppressions de postes. Dans le premier degré, douze postes ont été supprimés par la direction académique. « Ça peut sembler faible, mais au vu des besoins, c’est loin d’être négligeable », avance Nicolas Flavier, co-secrétaire du FSU-Snuipp 84. La refonte « inefficace » du système de remplacement ou encore la vétusté des bâtiments est aussi pointée. Dans le second degré, plusieurs postes n’ont pas été pourvus pour l’heure dans certains collèges et les réformes sans moyens supplémentaires, comme pour l’interdiction du téléphone « en pleine révolution numérique », comme le pointe le syndicat, sont décriées également.

  • Le chantier du collège Centre de Gap se poursuit

    Le chantier du collège Centre de Gap se poursuit

    La sonnerie du collège Centre de Gap retentit et les élèves de sixième se dirigent vers leurs salles de classe, réorganisées du fait des rénovations. De l’autre côté des barrières de chantier, le président des Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard, et la vice-présidente chargée de l’éducation, Maryvonne Grenier, constatent l’avancée des travaux qui ont commencé cet été, après l’installation des modulaires fin 2025.

    Le collège était très vétuste, avec notamment des infiltrations d’eau par la toiture. « Il fallait un parapluie pour circuler dans les couloirs », ironise Maryvonne Grenier.

    Au programme : curage et désamiantage, rehausse d’un bâtiment pour gagner de la surface, destruction puis reconstruction d’un bâtiment… À la fin des travaux, prévus à l’horizon 2029, le collège disposera notamment d’une grande salle polyvalente et d’un préau, et sa capacité d’accueil s’élèvera à plus de 600 élèves. Pour cette rentrée 2026, ils sont 480 à être inscrits.

    De gros investissements

    « C’était un chantier tellement attendu, il était temps », se réjouit Élodie Hoffmann, la principale de l’établissement. « Cela fait 25 ans que l’on parle de cette rénovation ! », confirme Maryvonne Grenier.

    « Le Département a relancé la machine », explique Jean-Marie Bernard. Initialement, le dossier était entre les mains de la Région. « Mais ça a traîné, poursuit le président. Nous avons donc repris la maîtrise d’œuvre. »

    Près de 22 millions d’euros ont été investis par le Département dans ce projet. « Parmi les trois gros chantiers de rénovation des établissements scolaires, il s’agit du plus coûteux », note Maryvonne Grenier. Cette rénovation vient compléter celle du collège des Hauts-de-Plaine à Laragne-Montéglin, aujourd’hui en finition, et celle de l’« école du socle », qui mutualisera école maternelle, primaire et collège à Serres. « Sur deux mandats, au total, près de 60 millions d’euros ont été investis dans ces travaux », estime le président des Hautes-Alpes.

    Le Département a financé en parallèle de petits travaux dans différents établissements, comme récemment des réparations de la toiture du collège de Tallard et des rénovations dans celui de Veynes.

    Agathe Di Lenardo

  • L’établissement de Forcalquier encore en travaux pour la rentrée des élèves

    L’établissement de Forcalquier encore en travaux pour la rentrée des élèves

    Travaux d’isolation, ouverture d’un dispositif Ulis, parcours VTT… Les travaux du collège Henri-Laugier de Forcalquier étaient encore en cours, pour une somme de près d’un million d’euros, lors de la rentrée des élèves de 6e, mardi matin. La présidente du Département, Éliane Barreille (DVD), avait fait le déplacement pour l’occasion, pour souhaiter une bonne rentrée aux élèves et faire le point sur l’avancée des travaux, financés par sa collectivité. Alors que les petits 6e se jetaient dans les bras les uns des autres et s’exclamaient de joie à l’annonce de la composition de leur classe, les travaux d’isolation de leur nouveau collège étaient encore en cours.

    Les travaux vont ainsi continuer pendant que l’établissement est occupé. « Les gros percements sont faits. Les enseignants, qui s’inquiétaient, sont un peu plus rassurés en cette rentrée. Il y aura quelques désagréments. Les petits retards sont insignifiants au regard de la tâche qui a été accomplie », a affirmé le principal du collège, Grégory Mesnier. Le Département est venu lundi, pendant la réunion de rentrée du personnel enseignant, pour faire un point de sécurité et une visite. « Quand on veut que les choses se passent bien, il faut donner de l’information », a insisté Éliane Barreille. Au collège du Mont d’Or, à Manosque, où d’importants travaux sont également en cours, « à cause du défaut d’information, des enseignants et des parents n’étaient pas contents, alors qu’on fait 20 millions de travaux », a-t-elle ajouté. Une campagne d’information similaire est mise en place au collège Borrely, à Digne. « On a appris des difficultés », a souligné le directeur des collèges au Département, Thomas Galetti.

    Au collège de Forcalquier, la capacité d’accueil de certaines salles de classe, comme celle de la salle de physique, a été « maximisée par un jeu de passe-passe », en se débarrassant des « vieilles paillasses » pour accueillir davantage d’élèves, a expliqué le principal du collège. La salle de physique peut ainsi désormais accueillir 30 élèves, contre 18 auparavant. « La salle va être utilisée 26h dans la semaine, contre 6h auparavant. Aujourd’hui, on n’a plus les moyens d’avoir des groupes. Il faut pouvoir accueillir des classes entières », a affirmé Grégory Mesnier. « C’est idéal pour nous aussi, parce que s’il fallait agrandir le collège, cela aurait été plus coûteux », l’a félicité Éliane Barreille.

    Réduire la consommation énergétique

    Le nouveau dispositif Ulis permettra d’accueillir 12 élèves de 6e, 5e et 4e venus de l’ensemble des Alpes-de-Haute-Provence. Avec les travaux d’isolation, le Département espère aussi réduire la consommation énergétique de l’établissement.

    La présidente du Département a également fait des suggestions de futurs travaux à faire, comme le sol de la cuisine de la cantine, « franchement minable ». Elle a rencontré les agents et les a félicités du respect de la loi Egalim, avec l’utilisation de produits bio et locaux : « Vous êtes en plein dans ce que j’attends de vous ».

    Pour cette journée « de cohésion », les élèves de 6e avaient le repas offert. Le principal du collège avait déjà rencontré les futurs élèves de 6e et leurs parents, au mois de mai, afin de « désacraliser la rentrée ».

    « On a engagé des programmes sur les collèges qui sont absolument énormes », a conclu Éliane Barreille. « On vient toujours en compensation de l’état qui ferme ses vannes », a-t-elle par ailleurs déploré. Elle s’est ensuite rendue au collège d’Oraison.

  • À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    Nouveau look pour de nouvelles vies. C’est dans une cour fraîchement rénovée que les 6e du collège André-Chenier (12e) ont fait leur rentrée, mardi, accueillis pour l’occasion par Martine Vassal, présidente (DVD) du Département, et ses équipes.

    Mais c’est au chef d’établissement, aux airs marqués de chef militaire, qu’est naturellement revenu le discours de « bienvenue » aux tout nouveaux collégiens. « Le collège André-Chenier jouit d’une extrême réputation. Cette réputation est due à notre travail, mais surtout au travail des élèves, a-t-il débuté. Notre projet d’établissement est intitulé “tradition et modernité“. Tradition, car nous sommes ici attachés à certaines valeurs : travail, discipline, respect, politesse. (…) Ici, c’est la norme et c’est obligatoire ». Une entrée en matière presque adoucie par la prise de parole de la présidente, centrée, elle, sur « la chance d’apprendre ». « L’entrée en 6e est un cap. (…) Vous allez changer. Comme vous pouvez le voir dans les différents rangs, vous avez des tailles différentes. Vous allez aussi grandir différemment dans la tête, dans le corps. Les personnes présentes aujourd’hui sont là pour vous aider à faire cette mutation », a-t-elle rappelé. Et de poursuivre : « La chance que nous avons dans notre pays, c’est de permettre à toute personne, d’où qu’elle vienne, quel que soit son milieu social, de pouvoir apprendre. Saisissez-la ! »

    Nouveaux locaux

    Une chance qu’on sait pourtant inégalement répartie, d’où, sans doute, la nécessité de la distribution du traditionnel kit de rentrée, remis à l’ensemble des jeunes lors de leur arrivée en 6e. Chaque élève entame donc sa scolarité dans le secondaire muni d’un ordinateur portable – dont le fonctionnement est interrompu à partir de 21h – une calculatrice scientifique Texas Instruments de niveau collège, et une carte C-Jeune, chargée à hauteur de 150 euros, utile pour payer une licence de sport, acheter des places de cinéma ou des livres. La carte est recréditée à chaque rentrée scolaire pour tous les collégiens.

    En plus de leur nouveau matériel, les 6e vont donc pouvoir profiter de nouveaux locaux cette année, comme leurs camarades des autres niveaux. Une salle polyvalente et un CDI équipés de ventilateurs au plafond, des brise-soleil aux fenêtres, une entrée sécurisée, un toit tapissé de panneaux photovoltaïques qui alimentent 44% des besoins énergétiques du bâtiment et un sol désimperméabilisé pour que les eaux de pluie soient absorbées : autant d’aménagements qu’auront permis les travaux de réhabilitation, pour un coût avoisinant les 10 millions d’euros pour le Département. Entamé il y a deux ans dans le cadre du projet Charlemagne, qui promettait la rénovation de 132 établissements entre 2017 et 2027, le chantier a été livré le 28 août. « La question, pour un collège urbain, qui existe et qui a été construit assez bien, était de savoir comment le mettre au goût du jour, c’est-à-dire faire en sorte qu’il soit conforme au programme de l’Éducation nationale tout en respectant les normes environnementales, a détaillé le directeur de l’architecture et de la construction au Département. La restructuration a permis d’amener le collège aux normes actuelles et permet un respect absolu de l’environnement, sachant que le Département a une politique très volontariste sur le sujet, la présidente est extrêmement regardante. » Des arbres doivent encore être plantés dans la cour centrale pour y amener de la fraîcheur.

  • L’avenir se prépare aussi dans la cour des écoles, à Toulon

    L’avenir se prépare aussi dans la cour des écoles, à Toulon

    Pas du tout intimidés par cette énième rentrée des classes, certains élèves ne cachent pas leur enthousiasme devant l’école Brusquet, dix minutes avant l’ouverture des portes. Comme Tom, qui, interrogé, s’écrie spontanément : « C’est trop bien ! Je suis trop content ! »

    La maire de Toulon Josée Massi (SE) vient d’arriver et la visite du groupe scolaire, dans lequel la Ville vient de terminer cet été d’importants travaux, va bientôt commencer en compagnie du préfet du Var, Simon Babre, et du Dasen, Jean-Roger Ribaud. L’investissement public a porté notamment sur la désimperméabilisation de la cour. Un espace qui était auparavant entièrement bitumé et sur lequel le sol a dû être décaissé sur environ 50 cm, avant de recevoir de la terre pour être végétalisé.

    Le projet a été coconstruit pendant environ un an avec les élèves, les enseignants, la Ville et une paysagiste, explique le directeur de l’établissement, Mickaël Rioualen. L’objectif étant à la fois de répondre aux souhaits des enfants et aux usages pédagogiques tout en faisant sensiblement descendre la température dans ce nouveau lieu dédié aux jeux, au repos, mais aussi au sport et aux apprentissages.

    La cour comprend entre autres des bancs, un échiquier, une salle de classe extérieure et un jardin potager. « Un excellent support pédagogique », alimenté par une citerne de récupération des eaux de pluie, dans lequel les enfants interviennent régulièrement.

    Avec les jeunes pousses

    Pour ce qui est des autres plantations végétales, la Ville a ici misé sur le respect des élèves en supprimant les protections précédemment installées ailleurs.

    « C’est une évolution importante par rapport aux premières cours aménagées par la Ville », explique la première magistrate. Plus de ganivelles dont les pointes ont été jugées dangereuses, ni même les cordes qui les avaient remplacées, mais pouvaient être utilisées comme balançoires.

    Autre avantage constaté avec ces sols désormais drainants : ils ont permis d’éviter l’inondation de la cour lors du dernier épisode méditerranéen, alors que ce phénomène était récurrent auparavant. Ils contribuent également à faire évoluer les pratiques d’entretien vers des méthodes plus vertueuses.

    « Auparavant, les feuilles mortes des platanes étaient ramassées puis évacuées en sacs-poubelles. Désormais, elles sont soufflées dans les massifs et restent sur place, se décomposent et participent au fonctionnement naturel du lieu », explique encore Mickaël Rioualen. Avec donc une réduction des déchets verts et une matière organique bénéfiques aux plantations.

    L’école dispose également aujourd’hui d’un mur d’escalade, de deux terrains de basket, un de handball et même un autre de pétanque. Une offre diversifiée qui n’a entraîné aucun conflit d’usage, insiste le directeur. Au contraire. « Ça crée encore plus de liens et de bienveillance entre les élèves », insiste Mickaël Rioualen. Et de conclure : « Ça a changé radicalement la manière de voir l’école. Et de vivre l’école. »

    Ravie des résultats enregistrés ici aussi, Josée Massi les a replacés dans une politique globale d’adaptation de la ville au changement climatique, sans rien sacrifier au confort des élèves. La municipalité prévoit notamment de généraliser des salles fraîcheur (climatisées) dans les écoles à l’horizon de la prochaine rentrée.

  • Le bien-être des enfants au cœur des priorités de rentrée à Vitrolles

    Le bien-être des enfants au cœur des priorités de rentrée à Vitrolles

    En ce jour de rentrée, les élèves sont sous les projecteurs. À Vitrolles, l’enfance est le premier poste de dépenses de la Ville. En 2026, 42% du budget sont consacrés à la jeunesse et l’éducation.

    Chaque année, la Commune réalise des travaux d’entretien ou de rénovation dans les groupes scolaires pendant les vacances scolaires. Dès le mois d’avril, une première vague d’investissements a permis d’améliorer le confort d’été. Mise en place d’une ombrière dans la cour de l’école élémentaire Anne Sylvestre, isolation de la toiture de la maternelle Lucie Aubrac, installation de brise-vues dans l’école élémentaire du même groupe, pose d’un vernis anti UV sur les vitrages de deux façades sud de l’établissement Prairial ainsi que dans la maternelle Frédéric Mistral… Sans oublier les travaux de rénovation et de mise en accessibilité. Au total, près d’1 million d’euros ont été investis dans des travaux pour 22 écoles (sur 28) et 2 crèches.

    « Nous avons l’ambition de protéger et de garantir le bien-être physique et mental de chaque enfant à l’école, explique Nadine Cuillière, adjointe au maire déléguée à l’enfance et à l’éducation. Cela passe par des professionnels formés, (…) une attention constante portée aux familles et des lieux pensés pour répondre aux besoins. »

    En 2026, de premières études concernant l’isolation thermique de l’école élémentaire Aubrac, et des groupes scolaires Raimu et Prairial seront lancées. La Ville entame par ailleurs un diagnostic global de l’ensemble de son patrimoine éducatif afin d’intégrer des actions ciblées en fonction des spécificités de chaque bâtiment dans un plan pluriannuel d’investissement.

  • Une petite lueur d’espoir pour les habitants du quartier Saint-Michel à Apt

    Une petite lueur d’espoir pour les habitants du quartier Saint-Michel à Apt

    « Jamais un ministre ne s’était déplacé à Saint-Michel depuis sa construction. 60 ans plus tard, un autre revient, cela veut dire beaucoup. S’il y a eu un ministre pour construire, il y en aura un pour réparer ». Après avoir pu échanger avec Vincent Jeanbrun, ministre du Logement, Ourada Belaïd voit un signal positif. Secrétaire générale de l’association de défense des habitants de Saint-Michel (Adhasami), elle-même évacuée en octobre dernier, elle espère que cette visite soit le déclencheur d’un plan de rénovation indispensable pour reconstruire ce quartier.

    « Il nous a donné de l’espoir pour obtenir les fonds nécessaires », embraye Viviane McCreery, la présidente de l’Addhasmi. Car si une grande partie de Saint-Michel est une copropriété privée, c’est parce que l’État a progressivement vendu ces logements construits à la hâte sur un terrain argileux et destinés aux militaires. « Les propriétaires ont été victimes d’un système dévastateur et injuste », estime-t-elle. Mais avant une rénovation, de très longues années s’annoncent. Et face à l’urgence (crédits et charges en cours, chauffage cet hiver, possibles nouvelles évacuations), « nous avons rarement quelque chose de concret à annoncer aux habitants », déplore Viviane McCreery, pas vraiment rassurée sur ces points par la visite. « Il faut désigner une seule personne responsable qui gère tous les aspects car l’administration est trop découpée », revendique la présidente.