Tag: rénovation

  • À la Paternelle, l’association Schebba veut l’apaisement

    À la Paternelle, l’association Schebba veut l’apaisement

    « Cela fait 24 ans que nous sommes ici à la Paternelle, on y fait un travail de fond, sur la citoyenneté, nous souhaitons trouver une solution. » Danielle Sautet Vitiello, vice-présidente de l’association Schebba, a tenu à revenir sur la situation concernant le local qu’elle partage avec Jeunes Renaissance à l’entrée de la cité (lire notre édition de ce mercredi). Sa présidente Fadela Hadjadji, dénonçant des difficultés à poursuivre ses animations auprès des habitants faute d’accès à l’électricité notamment.

    Relations tendues

    Si Danielle Sautet Vitiello confirme la volonté de Schebba de quitter les lieux, elle précise avoir revu sa position à la demande de ses adhérentes qui souhaitaient que l’association reste, et avoir tenté de négocier avec le propriétaire du local, le bailleur de la Ville, Marseille Habitat. Mais la « résiliation du bail était actée ».

    Elle évoque des relations tendues avec Fadela. En cause, selon elle, le non-paiement de charges dues dans le cadre de la convention liant les deux structures. Raison pour laquelle Schebba a refusé que le bail passe au nom de Jeunes Renaissance quand Marseille Habitat lui a proposé.

    Assurant être toujours dans une démarche constructive, Danielle Sautet Vitiello se dit à la disposition du bailleur. En attendant, Schebba pourrait réclamer les sommes qu’elle estime dues par Jeunes Renaissance, au prorata du taux d’occupation du local et sur une durée de 3 ans… À noter que, dans le cadre de la rénovation de la cité, le local en question pourrait être déplacé, a expliqué la présidente de Marseille Habitat, Audrey Gatian, se disant néanmoins « confiante » pour trouver une issue.

  • Martigues : la campagne électorale se joue aussi à Notre-dame-des-Marins

    Martigues : la campagne électorale se joue aussi à Notre-dame-des-Marins

    La sortie d’école a une saveur particulière mardi après-midi, pour les élèves de la maternelle Di Lorto. Une saveur de chocolat même, pour ceux qui se sont arrêtés un instant devant la table des partisans du maire sortant, Gaby Charroux (PCF), en pleine campagne pour les élections municipales dans le quartier de Notre-Dame-des-Marins.

    Les habitants venus au contact des militants ont des choses à dire. Nassim, avec sa fille au bras, attend avec impatience « la rénovation des appartements », promise par le bailleur 13 Habitat pour 2027, et pour laquelle la Ville a participé à hauteur d’un million d’euros, en 2019. Le maire était d’ailleurs présent à la réunion avec le bailleur et les habitants, fin décembre.

    Valérie Martos, militante associative et politique ayant vécu plusieurs années dans le quartier, en fait son argumentaire. « Je dis aux gens qui ont froid, qui ont des problèmes dans leur logement, de ne pas se tromper de cible. J’insiste sur la présence du maire et de ses élus, surtout lors du problème avec le bâtiment KM. Les frigos puants jetés par-dessus les balcons avant la destruction, c’est pas la Métropole ni le bailleur qui les ont enlevés, c’est la Ville ! », rappelle-t-elle.

    Services rapides

    Une autre habitante, profitant d’un chocolat chaud avec sa fille Sofia, fait remarquer que « sur le quartier, on a appelé plusieurs fois la Ville pour des soucis de propreté ou pour des branches sur le chemin de l’école. Ça a toujours été fait rapidement ».

    Arrivée il y a 4 ans, Héloïse Dyot n’avait « pas connaissance » de la politique martégale. Mais, à peine arrivée, « le centre social est venu nous chercher. Ça fait du bien de rencontrer des gens, sortir de la maison et de ne pas être seule quand on est enceinte », se souvient-elle. Héloïse Dyot s’estime « très contente » d’être venue à Martigues, au regard du « peu d’activités » dans son ancien quartier.

  • Deux réouvertures de théâtres à Béziers

    Deux réouvertures de théâtres à Béziers

    Deux institutions biterroises et deux chantiers d’envergure. Fin janvier, le Théâtre des variétés rouvre ses portes après deux ans et demi de travaux. Le théâtre du Minotaure, également en rénovation, devrait rouvrir en avril ou en mai.

    Pour le Théâtre des variétés, rendez-vous est donné le samedi 24 et le dimanche 25 janvier de 10h à 18h pour un week-end de portes ouvertes. Inaugurée en 1904, la scène du théâtre a vu passer les grands noms du music-hall de Mistinguett, à Joséphine Baker, en passant par Maurice Chevalier ou Raimu.

    Les travaux de rénovation, portés par l’Agglomération de Béziers Méditerranée, ont débuté en juin 2023. Ils ont permis le désamiantage de la bâtisse, la réfection de la salle de spectacle et de la façade. Une extension a également été construite pour accueillir le nouveau Conservatoire Béziers Méditerranée. Tout au long des travaux, l’Agglomération a tenu à rénover le lieu avec respect afin de ne pas le dénaturer.

    Une deuxième salle de spectacle créée au théâtre du Minotaure

    Ouvert en novembre 1898, le théâtre du Minotaure n’était pas tout jeune non plus. Son propriétaire depuis 2020, Benoît Bénichou, a fait le pari fou en fin d’année 2024 de rénover la bâtisse vieillissante qui menaçait de s’effondrer côté rue. Réfection de la façade, mise aux normes du bâtiment mais aussi création d’une deuxième salle de spectacle, le propriétaire espère une réouverture « d’ici avril ou mai 2026 ».

    Anciennement appelée Salle Berlioz, le théâtre a reçu le soutien financier du Centre national de musique (CNM) et de la Fondation du patrimoine pour sa rénovation. Le rez-de-chaussée du bâtiment, auparavant fermé au public, a été rénové. Il accueillera désormais un bar et une grande salle polyvalente pour des expositions, des cours et des spectacles.

  • Cet été, le cinéma Diagonal à Montpellier se refait une beauté

    Cet été, le cinéma Diagonal à Montpellier se refait une beauté

    Le style Art déco de sa façade devrait être conservé. 2026 devrait marquer un changement majeur pour le dernier cinéma de la franchise historique de Montpellier puisqu’il fermera ses portes d’avril à août pour d’importants travaux de rénovation.

    Déjà repoussés à plusieurs reprises, les travaux du cinéma Art et essai visent à donner un coup de jeune à toute la structure du bâtiment afin de « garantir de meilleures conditions d’accueil aux spectateurs et de travail à l’équipe », indique Adrien Reyne, le chargé de communication et d’événementiel du cinéma. Du hall d’entrée aux six salles de projection, en passant par les couloirs, les bureaux des salariés et la façade, le cinéma devrait être largement rénové sans le dénaturer pour autant.

    En prévision des travaux, l’équipe a lancé en octobre la Boutique du Diago, une collection de produits dérivés à l’effigie du cinéma. « On s’est inspiré des t-shirts vendus après les concerts des groupes de rock », indique Adrien Reyne. En vente dans le hall, des t-shirts, sweat-shirts à capuche, tote-bags, chaussettes, affiches et sacs banane estampillés du logo de la marque et illustrés par la bédéiste montpelliéraine Cuillère.

    « Fermer 5 mois est une angoisse totale »

    Au centre de chaque pièce, un tyrannosaure robotique librement inspiré de Godzilla a été choisi par l’équipe du cinéma comme un symbole de destruction. « La bête casse tout sur son passage. C’est ce qu’on va faire au Diago : tout détruire pour tout reconstruire. » En vente uniquement sur place, les pièces sont colorées et truffées de références à la ville de Montpellier.

    Vendus entre 15 et 40 euros, les produits dérivés sont, selon Martin Bidou, le directeur, une manière « symbolique » de soutenir le cinéma pendant sa fermeture. « C’est une angoisse totale de fermer autant de temps, confie-t-il. Quand vous verrez passer une personne dans la rue avec un t-shirt ou un pull Diagonal, vous penserez à nous. C’est pour pas qu’on nous oublie pendant la fermeture. »

    En attendant la fermeture, des spots de communication sont déjà diffusés dans les salles obscures du Diagonal, l’un des derniers cinémas indépendants de Montpellier.

  • La Ville poursuit la restauration des sites emblématiques de Cezanne

    La Ville poursuit la restauration des sites emblématiques de Cezanne

    L’héritage de Paul Cezanne se lit autant dans les musées que dans les lieux où il a vécu et travaillé. Depuis 2019, la bastide du Jas-de-Bouffan fait l’objet d’une campagne de restauration de grande ampleur conduite par la mairie d’Aix-en-Provence. Après une réouverture au public pendant l’été, le site a de nouveau fermé ses portes, le 2 novembre dernier, afin de permettre la poursuite du chantier.

    Ancien domaine agricole, la bastide du Jas-de-Bouffan est rachetée en 1859 par le père de Paul Cezanne. L’artiste y vit pendant près de quarante ans et ce lieu devient un véritable laboratoire de création. Elle est par la suite transmise à la Ville en 1994, avant d’être classée au titre des Monument historique en mars 2001.

    Un paysage retrouvé

    La Ville, avec la maîtrise d’œuvre d’Archigem, indiquent que les travaux concernent l’ensemble de l’édifice et son jardin : la bastide, le parc et l’orangerie. Une première phase avait déjà permis la rénovation partielle de la bastide, ainsi que l’installation d’un espace de restauration. Le chantier en cours vise à achever et à affiner ces interventions, ainsi qu’à créer un espace muséographique centré autour de la production de Paul Cezanne et de sa vie à la bastide.

    Parallèlement, l’atelier des Lauves et ses jardins font également l’objet d’un projet paysager tout aussi exigeant, note la municipalité. Situé sur un adret de colline, le site présente une topographie marquée par les restanques, témoignant d’un passé agricole aujourd’hui partiellement effacé. L’enjeu consiste à redonner lisibilité à ce paysage façonné, source d’inspiration pour le peintre lors des dernières années de sa vie.

    La requalification du jardin vise à retrouver un équilibre entre nature spontanée et composition historique. La création d’une oliveraie sur prairie, la définition de cheminements protégés et la reconstitution des bosquets qui ont souffert de la surfréquentation du parc participent à cette mise en récit du site cezannien.

    Ces lieux restaurés offrent une immersion renouvelée dans l’intimité du peintre Paul Cezanne. Une démarche patrimoniale essentielle qui redonne toute sa place à ses lieux importants de l’histoire de l’art.

  • Alès : un Cratère hors les murs dans un théâtre éphémère

    Alès : un Cratère hors les murs dans un théâtre éphémère

    Durant deux saisons, le temps des travaux de rénovation ambitieux qui ont débuté cet automne sur son site historique, le Cratère, scène nationale d’Alès, délocalise ses équipes et ses spectacles dans un théâtre éphémère mis à disposition par Alès Agglomération.

    Située dans le quartier de la Prairie, au sein du complexe sportif du même nom (face au centre nautique Le Toboggan), la structure, ouverte depuis le mois de septembre, peut accueillir selon la configuration entre 480 et 650 spectateurs dans une salle chauffée avec des places numérotées. De quoi assurer, le temps de ces longs travaux, la continuité de l’activité du Cratère.

    D’un montant de 12 millions d’euros, le chantier devrait durer 18 à 20 mois. La livraison du théâtre rénové est prévue en septembre 2027, pour pouvoir lancer la saison 2027/2028 dès le mois d’octobre 2027. Ces importants travaux visent à rénover et mettre aux normes la scène nationale du Cratère, construite en 1972. « On va refaire toute la partie scénique et technique de la salle, assez obsolète ; on va gagner 60 places au parterre [la jauge passera de 880 à 940 places, Ndlr] ; le hall va également être profondément réformé, on va aller vers quelque chose de plus moderne ; enfin la rénovation énergétique du bâtiment sera également au cœur du projet », détaille le directeur du lieu, Olivier Lataste.

  • Coup de jeune pour la Mosquée Missiri

    Coup de jeune pour la Mosquée Missiri

    Elle détonne dans une commune aux mains du RN depuis 2014. Construite par les tirailleurs sénégalais – dans le but de vaincre le mal du pays – entre 1928 et 1930 au camp militaire de Caïs, qui accueillait des troupes coloniales africaines, en périphérie de Fréjus, la Mosquée Missiri est une réplique de la Grande Mosquée de Djenné, au Mali. Elle est l’une des premières construites sur le sol français par les soldats africains venus libérer la France des nazis lors de la Seconde Guerre mondiale, demeurant non seulement un témoignage de la participation décisive de ces derniers, mais aussi une preuve de fraternité entre les peuples et du respect de la pratique de la foi. « La Missiri n’était pas à proprement parler un lieu de prière, mais un lieu de vie, pensé pour accompagner ces soldats dans une période de transition. C’est un lieu singulier, à la croisée des cultures et des mémoires. Sa valeur tient autant à son architecture qu’au récit humain qu’elle porte », souligne ainsi Pierre Excoffon, directeur de l’archéologie et du patrimoine de la ville.

    Classée monument historique en 1987

    Basé sur un niveau, de plan carré, l’édifice de 22 000 m² est recouvert d’ocre rouge. Les tours d’angle sont ornées de pointes en béton armé – pour résister au climat européen –, rappels des poutres en bois renforçant la construction, en terre, du modèle africain. Le toit est garni d’une terrasse, et l’intérieur de peintures murales inachevées.

    Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1987, elle a été cédée par le ministère de la Défense à la ville de Fréjus en 2019. Elle connaît actuellement une cure de jouvence, alors qu’elle était fermée au public depuis 2020. Une première phase de travaux a débuté en novembre. Elle porte sur la stabilisation de l’édifice : reprise des fondations, restauration des façades, traitement du plancher haut et gestion des eaux pluviales. Aux abords, les premières interventions concernent les cases, totems, termitières et le square sacré. Une seconde phase, prévue fin 2026, portera sur la restitution des décors et l’aménagement des abords en vue d’une ouverture au public en 2027. L’ensemble comprendra aussi un parcours paysager et des dispositifs didactiques. Au total, les travaux auront coûté 1,8 million d’euros, financés par la Ville, la Région et le ministère de la Culture.

  • Martigues : la nouvelle direction de 13 Habitat réinvestit Notre-Dame des Marins

    Martigues : la nouvelle direction de 13 Habitat réinvestit Notre-Dame des Marins

    Dans les couloirs du bâtiment Loup de Notre-Dame des Marins, peu de choses ont changé depuis l’été dernier. C’est pour cela que l’État, le bailleur 13 Habitat, les élus et agents de Martigues parcourent la cité mardi 23 décembre après-midi, six mois après la dernière visite avec l’ancienne ministre de la Ville Juliette Méadel (SE). Les traces de pneus marquent encore les sols, des trous sont parfois bouchés de ciment. Les gaines techniques sont ouvertes, certaines avec des câbles électriques pendants, quand elles ne sont pas utilisées comme dépotoirs.

    Au bâtiment Nef, prisé des trafiquants, la donne est différente. Si les vitres de l’escalier sont encore taguées, les murs ont été repeints… jusqu’au 3e étage. Un passant le souligne : « Ils ont repeint mais pas chez nous. Ça, j’ai pas accepté. » Mais note quand même une amélioration : « L’ascenseur tombe souvent en panne mais 13 Habitat réagit et répare rapidement. Le chauffage ça va. » En dépit de cela, « j’ai qu’une envie, c’est de partir car on n’en peut plus » confie l’habitant, désabusé.

    Le maire (PCF) Gaby Charroux présent à la visite considère qu’« il y a des avancées, mais encore insuffisantes » sur les travaux urgents. Ces désagréments devaient être réglés rapidement après la sanction financière infligée cet été à 13 Habitat, qui avait débloqué un budget d’un demi-million d’euros pour ce faire.

    Alors la concertation avec les résidents reprend au centre social, à l’issue de la visite. « Ce que j’ai vu ne me satisfait pas » admet Jean-Marc Perrin, nouveau président (DVD) de 13 Habitat depuis la mi-juillet. Le nouveau directeur général Damien Vanoverschelde affirme « chercher les moyens de remédier à ces dysfonctionnements », malgré des « contraintes supplémentaires du fait d’une architecture atypique ».

    « On va finir par partir ! »

    L’annonce était attendue. « Les déclarations de travaux pour l’isolation thermique et la rénovation du bâti ont été déposées » selon le directeur général. « 44 millions d’euros sont mobilisés » poursuit Damien Vanoverschelde, « les travaux débuteront en 2027 ». Tollé chez les habitants. « Cet été on nous a dit 2026, on va finir par tous partir » s’écrie l’une. « C’est toujours la même chose », renchérit une autre. La préfète déléguée Isabelle Epaillard, représentante de l’État, affirme qu’il s’agit d’« une procédure obligatoire avec des étapes. Mais les travaux sont bien lancés ».

    Thierry Del Baldo, de la Confédération générale du logement interroge : « C’était 52 millions il y a 6 mois. En mars, on avait 900 000 euros pour étanchéifier les toits, où est passé cet argent ? ». Le directeur général de 13 Habitat répond : « Des rustines ont été mises, mais si on intervient sur le toit on devra percer à nouveau lors de la réhabilitation. Les travaux ont été différés. » Et abonde : « Nous avons triplé le budget d’entretien, soit 670 000 euros en 2025. »

    In fine, Gaby Charroux est « satisfait » de l’engagement du bailleur et sort « avec espoir » de la réunion. Mais « le travail est loin d’être fini » comme disait la préfète à l’égalité des chances Isabelle Epaillard en introduction.

    Une rénovation à 44 millions

    C’est le budget de la réhabilitation tant attendue du quartier annoncée par le directeur général de 13 Habitat Damien Vanoverschelde. Cela comprend « l’isolation thermique, la reprise des toitures, le changement du système de chauffage et le remplacement des jardinières agréées par les Bâtiments de France » d’après le directeur.

    Une « contribution », ou augmentation de loyer est envisagée par le bailleur : « Si le plan de financement n’est pas complété, on en discutera au préalable », annonce le directeur général, qui accuse des difficultés financières.

  • Marc Vuillemot pointe les retards de la rénovation urbaine à La Seyne-sur-Mer

    Marc Vuillemot pointe les retards de la rénovation urbaine à La Seyne-sur-Mer

    Validé par l’État en 2019, le NPNRU du centre-ville de La Seyne a connu quelques retards à l’allumage. Avec pour seule réalisation concrète la rénovation de la place Germain-Loro et du parvis des Maristes, en 2020, sa mise en œuvre a débuté en septembre, avec quatre axes : logements, commerces, équipements et espaces publics. À ce titre, 102 logements seront rénovés et une médiathèque construite à Calmette sur le site de la crèche Joseph Vincent. Les travaux sur les places Hoche, Martel Esprit et Baptistin Paul débuteront fin janvier (pour six mois), tout comme ceux de l’Îlot Calmette. Ceux de la place Perrin (4 mois), et de la place Laïk fin 2026.

    « L’habitat est la pierre angulaire du programme »

    Initiateur du projet, Marc Vuillemot relève qu’il « eût été républicain de préciser quelle équipe l’a conçu. On ne fera pas croire qu’il a fallu cinq ans pour une seule modification : la localisation de la médiathèque, et la baisse de 70 à 12 du nombre de berceaux de la future crèche. » Il pointe aussi la décision de la mairie de freiner les « opérations immobilières prévues pour reloger les familles dont les appartements vont être restructurés, en particulier sur l’ancienne école Cotton et la friche Altavilla » alors que « l’habitat est la pierre angulaire du programme ».

    Basma Bouchkara et Cheikh Mansour, adjoints au logement et à la politique de la ville, et liés pour les élections municipales (la première soutenant la candidature du second), en prennent aussi pour leur grade. Marc Vuillemot les qualifie de « girouettes » s’étant opposées à la construction des logements sociaux durant leurs mandats, avant de « plaider pour leurs créations, qualifiant de “démagogie, irresponsabilité [et] égoïsme” les positions de la majorité municipale… dont ils font partie ».

    Malgré tout, pour l’ex édile, « l’important est que les opérations puissent enfin démarrer, même s’il est peu probable que les calendriers (2026-2029), habilement programmés avant l’élection municipale, pourront être tenus ». Ce dernier appelle, de fait, « les candidats attachés à la restructuration humaniste et sociale (…) à s’engager, dans un esprit de continuité républicaine et sans esprit revanchard, à mener à bien sans le remettre en cause le programme enfin sur les rails ».

  • Marseille : la Fabrique turbine pour la ville

    Marseille : la Fabrique turbine pour la ville

    C’est une réflexion collective réunissant 80 acteurs : dirigeant d’entreprise, syndicaliste, l’architecte, responsable associatif. Celle-ci débouche sur « La fabrique de la Ville », soit 30 propositions pour Marseille concernant le logement, la mobilité et qualité de vie dans l’espace urbain. Ces travaux se sont basés sur une enquête Odoxa réalisée pour l’Institut Enterritoires, auprès de 600 habitants de la métropole Aix-Marseille- Provence, dont la moitié à Marseille. Le résultat est sans appel, quand dans la ville la lutte contre le logement insalubre est une priorité à 49%, elle est de 38% pour le reste de la Métropole.

    Ainsi, la proposition numéro 7 consiste à « mobiliser les meublés touristiques au service de la rénovation du centre-ville ». En clair, permettre à un propriétaire, qui achète un logement très dégradé et le rénove, d’obtenir « une dérogation pour le mettre pendant plusieurs années à 100% en location touristique puis le remettre dans le marché annuel et attirer un investisseur privé », fait valoir Julien Gonzalez-Lambert, directeur des études d’Enterritoires et coordinateur de la démarche qui se dit transpartisane et apolitique. « On met cela en débat auprès des collectivités locales dans un contexte important, celui des municipales », souligne la présidente exécutive de l’institut Katia Fiorentino.