Tag: Renaud Muselier

  • Le jour d’après pour la Métropole Aix-Marseille

    Le jour d’après pour la Métropole Aix-Marseille

    Retour à la case départ. Au lendemain de l’approbation d’une modification budgétaire assumée comme insincère par l’hémicycle métropolitain, les services de l’État confirment que le préfet saisira logiquement la chambre régionale des comptes, dès lors que la délibération lui sera notifiée. Une décision sans surprise. Le vote qui modifiait le budget arrêté par la préfecture au mois de juin ignorait délibérément la disparition de 53 millions de recettes issues des coupes prévues dans la dotation de solidarité versée aux communes. À une voix près ce jeudi, le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan a imposé une minorité de blocage, échappant à une perte sèche de 36 millions d’euros pour sa ville.

    « Benoît Payan et les élus du Printemps marseillais se sont battus pour défendre Marseille, les Marseillaises et les Marseillais », rappelle encore ce jeudi la majorité marseillaise, qui reproche à la droite et l’extrême droite d’avoir « marqué contre Marseille » en approuvant cette délibération. Le RN et ses alliés de leur côté remercient encore le président (LR) de la Métropole Nicolas Isnard « qui a très clairement annoncé lors de cette séance budgétaire sa volonté de travailler avec nous » sur un nouveau plan de coupes sombres de 100 millions d’euros.

    Trois options

    « Le Département continuera d’accompagner les communes, de soutenir la Métropole lorsqu’elle agit dans l’intérêt général », réagit sa présidente Martine Vassal (DVD) face à ce « blocage institutionnel ». Et d’insister sur son vote en faveur de la délibération coupant dans la dotation de solidarité, appelant le président à « prendre ses responsabilités ». « Nous voulons faire une délibération en octobre sur des aides complémentaires aux structures et communes en très grande difficulté », annonçait lui aussi le président (Ren.) de la Région Renaud Muselier, en campagne pour les sénatoriales, sur BFM Marseille jeudi soir. Il promet d’ores et déjà de modifier la loi spéciale qui a créé la Métropole, ce « truc en plomb qui ne peut pas avancer ». Les Insoumis de leur côté rappellent qu’ils veulent la supprimer.

    Reste à savoir ce qui va advenir dans l’immédiat à cette Métropole. Dès lors que la chambre régionale des comptes sera saisie, c’est le budget arrêté par le préfet au mois de juin qui de nouveau s’applique, avec ses coupes dans les attributions de compensation versées aux communes. Les magistrats financiers ne pourront que constater l’insincérité assumée du budget, qui présente des recettes inexistantes, et donc son déséquilibre réel. « À partir de là, l’incertitude est totale », reconnaît le vice-président (LR) aux finances David Ytier. Trois options se profilent déjà dans la copie qui doit être rendue un mois après la saisine : les magistrats pourraient réitérer leur proposition initiale ou reprendre le budget arrêté par le préfet. Mais la municipalité marseillaise espère aussi qu’ils proposeront une trajectoire pluriannuelle pour résorber ce déficit, comme cela a été le cas pour le Département de Gironde. Des propositions qui devront être soumises au vote. « On regrette d’en être arrivés là », souffle-t-on dans l’entourage du maire, face à « un défi lancé à des institutions qui ne nous feront pas de cadeau ». Si un départ de l’exécutif n’est pas à l’ordre du jour, « nous avons été déçus par l’absence de dialogue et de considération de Nicolas Isnard », reproche-t-on dans les couloirs de l’hôtel de ville. « Cela va ajouter beaucoup de complexité à l’exercice de 2027 », craint de son côté l’argentier de l’institution. « On décale le problème, on ne le fait pas disparaître », pointe David Ytier, en rappelant que chaque commune peut saisir aussi les magistrats financiers pour solliciter des dépenses obligatoires. Mais la réunion du pacte financier et fiscal prévue ce mardi à Aix-en-Provence reste maintenue. « Nous continuons à travailler », insiste-t-il, et en bonne entente avec Marseille. Le même jour, Nicolas Isnard présentera l’édition 2027 de son marathon. Une épreuve que la Métropole doit désormais courir.

    « Nous décalons
    le problème. »

  • Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Il était ce lundi à Lançon-Provence pour remettre un chèque de 135 723 euros à l’œuvre des Pupilles Orphelins et Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers, association qui apporte un soutien aux enfants et aux familles de sapeurs-pompiers décédés. Cette somme est le fruit d’une collecte citoyenne que Renaud Muselier avait lancé au début des incendies dans les Landes et dont il avait été « le premier donateur ».

  • L’appropriation du RPR par l’extrême droite sanctionnée

    L’appropriation du RPR par l’extrême droite sanctionnée

    À travers une décision rendue ce mercredi 2 septembre, l’Institut national de la propriété intellectuelle a déclaré comme nul le dépôt par le député RN Franck Allisio, le 15 février 2024, de la marque RPR avec son logo assorti de la Croix de Lorraine. « La mauvaise foi des titulaires de la marque contestée est caractérisée », conclut la décision consultée par La Marseillaise, qui étrille « des intentions d’exploitation parasitaire de la notoriété résiduelle d’une marque », celle du parti gaulliste fondé en 1976 par Jacques Chirac. Une victoire, pour le président (Ren.) de Région Renaud Muselier, à l’origine de la contestation. Dans un communiqué de presse ce vendredi, il « salue la fin d’une usurpation ». Et rappelle que la captation de la Croix de Lorraine – proposée à la France Libre par son grand-père l’amiral Émile Muselier – par le RN « dont la famille politique combattait la France Libre, relève de l’indécence ». Et d’appuyer : « Ceux qui prétendent aujourd’hui s’en habiller n’en ont ni la filiation, ni la légitimité, ni la moindre parcelle du courage ».

    Le 23 juin 2023, c’est au côté du maire d’extrême droite de Marignane Éric Le Dissès que le député Franck Allisio avait annoncé ressusciter le RPR, dont la marque n’était plus protégée à l’INPI, pour en faire une antichambre du RN à destination des élus débauchés à droite. Pendant la campagne des municipales, le candidat à Marseille avait ainsi fait fort d’afficher côte à côte le nom du parti chiraquien avec la Croix de Lorraine et celui du RN avec sa flamme lepéniste. En février 2024, Renaud Muselier avait tenté une première fois de bloquer l’utilisation du logo du RPR en déposant à son tour avec son parti Cap sur l’avenir la marque « Rassemblement pour la République ». Mais l’INPI avait alors retoqué sa démarche.

    Le RN persiste

    Cette fois, il obtient gain de cause. « Les titulaires de la marque contestée, qui indiquent eux-mêmes militer au sein d’un parti politique, ne pouvaient ignorer, au jour du dépôt de cette marque, l’usage antérieur du signe figuratif Le Rassemblement pour la République », pointe la décision qui rappelle que le sigle « reprend strictement à l’identique, les éléments figuratifs, la présentation et l’ensemble verbal » du RPR historique encore bien présent dans les mémoires, avec « un but manifeste de se placer dans le sillage de la marque antérieure ». En bref, une « exploitation parasitaire » de l’héritage chiraquien qui conduit à déclarer comme nul le dépôt de la marque et ordonner aux dépositaires de rembourser les frais à hauteur de 1 200 euros.

    Pas de quoi convaincre le RN. « Tant que la cour d’appel compétente ne se sera pas prononcée sur le bien-fondé de ces décisions administratives, celles-ci ne sont pas définitives », répond Franck Allisio par un communiqué de son avocat. En assurant pouvoir toujours utiliser sa dénomination sociale de Rassemblement pour la République, « qui n’est contestée par personne ». Peu importe l’antithèse politique et historique.

  • À Aix, Renaud Muselier sur la route des lycées et du Sénat

    À Aix, Renaud Muselier sur la route des lycées et du Sénat

    Dans le giron de la Région Sud se trouvent les lycées. En ce jour de rentrée des classes, son président, Renaud Muselier (Renaissance) s’est attelé à visiter plusieurs établissements du secondaire. Un exercice ordinaire pour le président de Région. Mais cette année, c’est aussi comme candidat aux élections sénatoriales que ce dernier effectue sa tournée auprès des enseignants, personnels scolaires et élèves.

    Premier arrêt, le lycée Paul-Cézanne, pour l’inauguration de l’internat, dont la réhabilitation totale a été portée par la Région. Puis, direction le lycée Vauvenargues, pour l’inauguration du réfectoire et la visite des lieux d’enseignement professionnels, avant une dernière étape à Istres, au lycée Arthur-Rimbaud.

    Continuer

    à « faire le boulot »

    Engagé sur la liste portée par Brigitte Devésa, sénatrice aixoise sortante (UDI), le président de Région, s’il est élu d’ici un mois, n’occupera plus ce poste. Cette décision avait été annoncée à l’issue des élections municipales, en mars dernier. « Ma dernière rentrée en tant que président, ça c’est sûr, mais je resterai conseiller régional, j’aurais en charge des fonds européens (…) », rappelle Renaud Muselier, à l’occasion d’un point tenu avec la presse entre deux distributions de tablettes numériques et échanges avec les élèves. « Je garderai les JO, quelque chose de très important en termes de retombées sur la Région et le département des Bouches-du-Rhône, puisque normalement, j’aurais des responsabilités nationales. Je reste attentif à ce qu’il se passe. »

    D’ici un petit mois, Renaud Muselier devrait donc quitter ses dix années de présidence. Période où « on a ramené collectivement la place de la Région dans son rôle institutionnel, européen », estime Renaud Muselier. « Maintenant, la vie politique évolue, des combats nationaux importants viennent devant nous. Je suis un combattant politique, je vais essayer d’apporter à la Chambre haute une forme de stabilité dont on n’est pas sûrs pour la suite. On voit bien dans quel état est l’Assemblée nationale aujourd’hui (…). Je souhaite un Sénat fort pour apporter le soutien des communes, des territoires. »

    La vie politique d’après s’annonce différente. « Au Sénat, vous votez les lois, ici, vous les appliquez (…). Je pense que personne ne se plaint de ma présidence en réalité. Je crois qu’on a fait le boulot et on va continuer à le faire. Aujourd’hui, les lois sont votées à Paris », rappelle Renaud Muselier. Ce dernier pointe le « dysfonctionnement de notre Assemblée nationale, ce qui n’est pas le cas au Sénat », et réitère sa volonté « d’alléger » les « strates d’organisation » et traiter la somme des « difficultés » auxquelles font face les élus locaux, notamment. « Donc je veux renforcer la majorité présidentielle derrière Monsieur [Gérard] Larcher, au Sénat, parce que je pense que c’est indispensable pour la stabilité de notre pays. »

    Renaud Muselier a rappelé à la presse porter la « liste officielle de la droite et du centre ». En attendant le résultat des élections, pour lesquelles les grands électeurs seront appelés aux urnes, il entend poursuivre sa mission : « Je suis président de Région encore un mois. Ce n’est pas parce que je suis en campagne électorale pour les sénatoriales que je vais abandonner l’ouverture des lycées pour la totalité des 200 000 familles qui sont concernées par la rentrée scolaire, quand même ! ».

    Au programme de ces prochaines semaines figurent notamment la préparation de la rentrée régionale, l’élaboration du budget et l’organisation de la majorité. Du côté de la campagne sénatoriale, les rencontres avec les grands électeurs se poursuivent.

  • [Rentrée des classes] Renaud Muselier vient de débuter sa tournée des lycées aixois

    [Rentrée des classes] Renaud Muselier vient de débuter sa tournée des lycées aixois

    Pour rappel, s’il est élu dans un mois, il ne sera plus la tête de la Région. Au cours de sa tournée, Renaud Muselier a également distribué des tablettes numériques aux lycéens.

  • Le choix du pouvoir d’achat

    Le choix du pouvoir d’achat

    Si les collectivités
    ne se mêlent pas des contenus pédagogiques, elles ont en revanche la responsabilité des conditions de travail des enfants et des personnels éducatifs. C’est là que se mesurent les différents choix politiques. Ainsi, alors que la Ville d’Avignon et son nouveau maire divers droite ont mis fin à la distribution gratuite de fournitures scolaires, celui divers gauche de Marseille maintient le dispositif à l’ensemble des écoles publiques et privées. Idem sur la cantine, dont la gratuité est étendue dans la cité phocéenne tandis que le nouvel édile avignonnais ne cache pas son intention d’augmenter le prix du repas dans les prochaines années.

    À Martigues, l’adaptation au climat prioritaire

    Quant aux locaux, les travaux d’Hercule continuent à Marseille pour en finir avec l’indignité des conditions d’accueil dans les écoles publiques, héritage de la gestion passée.

    Du côté de l’ouest du département, la Ville de Martigues se distingue par son choix d’adapter les écoles au changement climatique et d’améliorer l’accès des locaux pour les personnes à mobilité réduite. Ce choix se traduit par un investissement de 1,5 million d’euros.

    Les Départements et la Région participent fortement aux conditions d’accueil des élèves en collèges et en lycées et facilitent ainsi leur scolarité. Ainsi chaque élève de 6e, dans les Bouches-du-Rhône, reçoit de la part du Département un kit de fournitures qui comprend notamment un ordinateur et une calculatrice scientifique. C’est aussi un choix, celui du pouvoir d’achat des familles alors que les salaires stagnent et l’inflation persiste.

  • [Sénatoriales] Stéphane Le Rudulier ira-t-il jusqu’au bout ?

    [Sénatoriales] Stéphane Le Rudulier ira-t-il jusqu’au bout ?

    Il est vrai que dans les Bouches-du-Rhône, la droite et le centre ne manquent pas de candidats. Il y a la liste soutenue par le président du Sénat Gérard Larcher conduite par le tandem Brigitte Devésa (UDI)-Renaud Muselier (Renaissance). Celle du maire LR de Gardanne, Hervé Granier et celle de la sortante LR Valérie Boyer.

    Officiellement toujours en lice, Stéphane Le Rudulier (ex-LR) s’était déclaré candidat début juillet. Mais alors que le scrutin prévu le 27 septembre approche, il semble avoir quitté les radars des grands électeurs. « On ne le voit pas sur le terrain, il n’a pas de noms pour sa liste, il n’ira pas au bout », glisse un membre d’une équipe de campagne concurrente pour qui « il a du mal à se dépêtrer de ses affaires ».

    Stéphane Le Rudulier est en effet visé, avec Sylvie Miceli-Houdais qui a pris sa relève à la mairie de Rognac, par une enquête préliminaire pour détournements de fonds publics par le parquet d’Aix ouverte en 2024. Il est aussi l’objet d’une plainte pour « violences volontaires » déposée par sa successeure. Depuis la mairie est tombée aux mains du RN.

    S’il ne poursuit pas seul, Stéphane Le Rudulier peut-il rallier une liste ? Celle de Brigitte Devésa et Renaud Muselier est déjà complète. Chez Valérie Boyer on ne l’imagine pas sur la liste mais on ne serait pas contre un appel à voter.

    Le sénateur sortant dont la campagne est très discrète n’a pas donné suite à nos sollicitations. Un indice ?

  • [Entretien] Valérie Boyer : « Je prends la place de la droite républicaine »

    [Entretien] Valérie Boyer : « Je prends la place de la droite républicaine »

    La Marseillaise : En 2020 vous êtes élue sur une liste de la droite rassemblée. Quel est le sens de votre candidature solitaire ?

    Valérie Boyer : En 2020, j’étais n°2 d’une liste où les trois premiers étaient Les Républicains avec ensuite une représentation centriste pour Aix. Aujourd’hui, ma candidature a tout son sens : je suis sortante, de droite, Les Républicains, et j’ai toujours été fidèle et loyale à ma famille politique. C’est une question de clarté. Je pense qu’il y a une alternative entre le macronisme incarné par la liste de Devésa – Muselier et les autres listes extrêmes. C’est la place que je prends, celle de la droite républicaine. Je suis très heureuse du soutien de David Lisnard, le président des maires de France. Je ne suis ni dissidente, ni solitaire dans cette démarche, et il y a sur ma liste des maires qui ont une carrière : Jean Mangion n’est pas n’importe qui pour Les Républicains du 13. Ce n’est pas un LR de cinq minutes.

    Vous ne craignez pas la dilution des voix de droite avec quatre listes ?

    V.B. : Quelle dilution ? C’est une affirmation. Si je n’avais pas été candidate, mon courant de pensée ne serait pas représenté. Ma liste est la seule liste de droite. Brigitte Devésa explique que la liste d’Hervé Granier est pilotée par Mme Roubache. Donc, il y a deux listes macronistes que je ne place pas à droite. Moi, je suis d’une droite libre et républicaine.

    ll se dit que vous avez quitté la liste Muselier par rapport à votre place ?

    V.B. : Je l’assume. Il y avait des négociations, sans moi, on voulait me mettre 4e puis 3e mais ça ne fonctionnait pas. J’ai de l’amitié et de bonnes relations avec Renaud Muselier mais à un moment, il soutient Gabriel Attal et moi tout m’y oppose, c’est un vrai différend politique. Je ne suis pas du tout alignée sur le plan des idées. Moi je suis restée fidèle au chemin tracé par le parti où je milite, je ne suis pas allée ailleurs contrairement à ce qu’on m’a prêté, et je ne suis pas méprisante en le disant. Donc ce n’était pas possible parce que la tête de liste colore la liste. Or je ne suis ni Modem-UDI, ni Renaissance. Et puis ça ne correspond pas à la sociologie du vote dans les Bouches-du-Rhône, ni aux maires. À part Jean-Pierre Serrus, il n’y a pas de maire Renaissance. Il n’y a d’ailleurs pas de maire en position éligible sur leur liste. Donc j’ai dit non, en cohérence avec les convictions que je défends depuis qu’Emmanuel Macron est au pouvoir. J’ai toujours été dans son opposition. Même quand il était en majesté à Marseille, je ne l’ai pas soutenu. Ni lui, ni ses candidats. Qui est plus LR que moi dans les Bouches-du-Rhône ? Personne.

    Vous et cette droite assumée avez quand même voté au Sénat, ces budgets qui font mal aux maires dont vous dites porter la voix.

    V.B. : Oui et grâce au Sénat, beaucoup moins que ce que le gouvernement proposait. C’est la Macronie qui a lancé « Balance ton maire », et la baisse de la dotation aux communes a été féroce, sous Macron. On a fait en sorte de la compenser.

    Pourquoi ne pas s’opposer ?
    La gauche a voté contre.

    V.B. : On va jusqu’au bout de ce qu’on peut. Sur certains sujets, comme l’euthanasie, on s’est opposés mais sur le budget, à un moment il faut un compromis. Donc on a fait des propositions pour que la casse soit moins importante. Je suis intervenue sur le ZAN ou la loi SRU pour que les maires retrouvent de la disponibilité. Je plaide pour changer totalement le système et redonner de la liberté aux maires et aux communes.

    Où siégerez-vous si vous êtes réélue, sachant que Gérard Larcher, le président (LR) de la majorité sénatoriale soutient la liste Devésa ?

    V.B. : Brigitte Devésa siège chez les centristes et la majorité sénatoriale a différentes composantes. Les Républicains sont très largement majoritaires et je siège dans ce groupe. Vous voulez que j’aille où ? Et je peux vous dire que mes collègues me soutiennent énormément.

  • Jean Mangion se range derrière Valérie Boyer pour les sénatoriales

    Jean Mangion se range derrière Valérie Boyer pour les sénatoriales

    Comme Stéphane Le Rudulier, un autre sénateur LR, elle est partie en solitaire, en se désolidarisant de la liste de droite du président de la région Sud, Renaud Muselier (REN), menée par Brigitte Devésa (UDI) et soutenue par la majorité sénatoriale de Gérard Larcher. Mais Valérie Boyer (LR) la sénatrice de Marseille, rapidement rejointe par le maire de Trets, Pascal Chauvin (DVD), affiche depuis 48 heures ses soutiens. Ce week-end, David Lisnard, le maire de Cannes et son parti Nouvelle Énergie ont annoncé se ranger derrière elle. Lundi, une autre personnalité, plus locale mais pas moins influente, a été confirmée sur sa liste.

    Libre et enracinée

    Il s’agit de Jean Mangion, le maire (LR) de Saint-Étienne-du-Grès, petite commune de 2500 habitants, située entre Rhône et Alpilles. Une surprise quelque part, puisque fin mai ce dernier avait apporté son soutien à Renaud Muselier dans la perspective d’une « liste d’union des personnalités de droite ». La personnalité, désormais, c’est lui ?

    Âgé de 76 ans, ce docteur en droit a été durant sa carrière, administrateur de l’École d’art et d’architecture de Marseille et directeur de l’Office régional de la culture, directeur général des affaires culturelles de la Ville de Marseille et président de la Cité de la Musique. Proche de Jean-Claude Gaudin dont il a dirigé la campagne électorale de 2001, il était devenu un fervent soutien de Martine Vassal.

    Réélu maire depuis 2014, il a progressivement étendu son influence au-delà de Saint-Étienne-du-Grès. Il préside aujourd’hui le Parc naturel régional des Alpilles et le Pôle d’équilibre territorial et rural du Pays d’Arles, deux structures stratégiques dans l’aménagement, l’environnement et le développement du territoire local.

    « Je refuse que la droite des Bouches-du-Rhône soit réduite à une force d’appoint. Avec Pascal Chauvin, Jean Mangion et les élus qui nous rejoignent, nous voulons construire une liste libre, enracinée et entièrement tournée vers la défense de nos communes », insiste Valérie Boyer, espérant rassembler « tous les grands électeurs attachés à une droite fidèle à son identité, à la sécurité, à la maîtrise des finances publiques, à la défense des libertés locales et au respect des communes ».

    Reste qu’en l’état actuel, avec quatre listes sur la ligne de départ, puisque s’ajoute celle formée par le maire (LR) de Gardanne Hervé Granier qui promet lui aussi de représenter les maires du territoire, la droite pourrait surtout perdre gros lors du scrutin programmé le 27 septembre.

  • Brigitte Devésa et Renaud Muselier misent sur l’unité aux sénatoriales

    Brigitte Devésa et Renaud Muselier misent sur l’unité aux sénatoriales

    Dix jours après la présentation des quatre premiers membres de la liste en vue des sénatoriales, c’est à Aix, autour de la table d’un restaurant sur la Rotonde, que Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud, introduit la totalité des membres qui la composent. En tête, Brigitte Devésa, sénatrice (UDI) sortante aixoise, suivie de Renaud Muselier, de Véronique Miquelly, maire (DVD) d’Auriol, et de Michel Pécout, maire (DVD) de Graveson. Des noms déjà révélés dans la presse.

    À ces premiers candidats s’ajoutent désormais les noms de Catherine Moyemont-Gaildry, Martial Alvarez, Anne Claudius-Petit, Philippe Ardhuin, Sophie Joissains et David Galtier, déjà engagés sur la liste en 2020. Pour Renaud Muselier, il s’agit d’« une liste représentative du territoire », réunissant six maires, une sénatrice sortante, un président de conseil régional, deux conseillers départementaux, quatre conseillers régionaux, six conseillers métropolitains, la présidente de l’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement, le président de 13 Habitat et un général de gendarmerie (2S).

    Le choix du « collectif »

    L’ADN de cette liste, selon lui, est celui d’une équipe « forte de son expérience, organisée, structurée » et « loin des aventures personnelles et des ambitions individuelles ». Il ajoute : « Dans ce combat, qui est un combat politique national, nous sommes une liste qui représente le président Gérard Larcher et la majorité sénatoriale ».

    Outre le soutien revendiqué du président du Sénat, la liste peut compter sur l’appui de Martine Vassal, présidente (DVD) du Département, et de Nicolas Isnard (LR), premier vice-président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, qui coprésident son comité de soutien. Elle bénéficie également du soutien de Georges Cristiani, maire (DVC) de Mimet et surtout président de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône.

    « J’espère que nous aurons le maximum de sénateurs. Les chiffres nous donnent quatre sénateurs, j’espère qu’on réussira à le réaliser », avance la sénatrice sortante, Brigitte Devésa. Pourtant, cette liste, qui se veut représentative de l’union de la droite et du centre, s’inscrit désormais dans un paysage où les candidatures se multiplient à droite. Dernière en date, la « liste des maires », lancée par Hervé Granier, maire (DVD) de Gardanne. Elle s’ajoute aux candidatures des sénateurs LR sortants Valérie Boyer, un temps pressentie sur la liste avec Renaud Muselier avant de s’en éloigner, et de Stéphane Le Rudulier. « Nous constatons une multiplication des candidatures qui ne peut qu’affaiblir la représentation d’une famille politique (…). Notre liste d’union des droites et du centre incarne la légitimité de nos valeurs (…). Dans un contexte où chaque voix compte, le rassemblement est une nécessité. L’intérêt général ne doit pas prévaloir sur nos ambitions individuelles », tacle Philippe Ardhuin, maire (LR) de Simiane-Collongue. De son côté, Georges Cristiani, se dit convaincu que « les maires des Bouches-du-Rhône seront conscients qu’à un moment, il faut choisir l’efficacité ».

    La division, estime Renaud Muselier, n’est « pas spécifique à notre famille politique ». En attendant d’éventuelles nouvelles candidatures, il espère que « d’ici là, ceux qui ont envie de tenter leur propre aventure feront le choix de revenir dans le collectif ». Si Brigitte Devésa « ne critique pas la candidature de M. Granier », elle note que « lorsqu’on divise, ce n’est pas bon. S’il a l’intérêt des maires, à défendre son territoire, il devrait faire attention ».

    Parmi les soutiens présents figurait aussi Ludovic Perney, président de LR 13, qui appelle « l’ensemble des élus et grands électeurs LR à soutenir cette liste de rassemblement dans l’intérêt de notre territoire », soutenant que « dans une lecture à un seul tour, le rassemblement est la condition de la victoire ».