Tag: Renaissance

  • Un recours déposé par Isabel Gamba (DVC) dénonçant “des irrégularités” à Oraison

    Un recours déposé par Isabel Gamba (DVC) dénonçant “des irrégularités” à Oraison

    Des isoloirs “pas aux normes” et, des “défaillances dans l’organisation” du scrutin… Tels sont les éléments “susceptibles d’avoir altéré la sincérité du scrutin” avancés par l’équipe d’Isabel Gamba qui a déposé vendredi un recours au tribunal administratif. Le maire sortant Benoît Gauvan (Renaissance) a été réélu dès le premier tour à 50,16%. A seulement quelques voix près, il y aurait eu un second tour. C’est également ce que dénonce la candidate et sa directrice de campagne Andréa Laurent, qui avait elle récolté 25,17% des voix.

    Dans un communiqué adressé à La Marseillaise mardi, la candidate Isabel Gamba et sa directrice de campagne Andréa Laurent dénoncent “des conditions matérielles d’organisation non conformes aux exigences relatives à la garantie du secret du vote”, ainsi que “des atteintes potentielles au principe d’égalité entre les candidats” et “la diffusion tardive d’éléments de polémique, intervenue dans des conditions ne permettant pas une réponse utile et effective, susceptible de constituer une manœuvre de nature à altérer la sincérité du scrutin”.

    “Au regard de l’écart de voix particulièrement réduit, ces éléments sont susceptibles d’avoir exercé une influence déterminante sur le résultat du scrutin”, écrivent-elles. Contacté, le maire réélu en conseil municipal d’installation samedi n’a pas répondu dans l’immédiat et devrait s’exprimer à ce sujet prochainement.

  • Lionel Royer-Perreaut apporte son soutien à Pierre Huguet dans les 9-10 à Marseille

    Lionel Royer-Perreaut apporte son soutien à Pierre Huguet dans les 9-10 à Marseille

    Si au mois de janvier il dénonçait le «vide abyssal» de la campagne des municipale dans les 9e et 10e arrondissements, l’ancien maire et député (Ren.) du secteur, Lionel Royer-Perreaut, a annoncé, ce jeudi après-midi, à travers une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, qu’il voterait «à titre personnel» pour le candidat du Printemps marseillais pour le scrutin d’arrondissements, Pierre Huguet (G.s).

    Alors que la candidate du RN, Eléonore Bez, avait obtenu 44,9% des voix, loin devant l’union de la gauche (28,8%) et la droite (16,5%), «je ne voterai ni pour les extrêmes, ni pour les battues d’avance», détaille-t-il, face à «un choix important que je sais crucial pour le secteur». «Point de soutien à un parti, mais à un homme compétent, travailleur, affable, dont j’estime qu’il a les qualités requises pour défendre les dossiers très techniques de mobilité, de développement urbain», précise encore l’ancien député qui, s’il reconnaît que «ce choix surprendra», s’était déjà retiré aux second tour des législatives en 2024 pour faire barrage à l’extrême droite.

    «Chaque voix comptera»

    «Quand l’essentiel est menacé, quand nos valeurs républicaines sont mises à l’épreuve, il faut savoir dépasser les étiquettes pour défendre ce qui nous unit et protéger l’avenir de nos enfants», le remercie le candidat du Printemps marseillais, qui avait déjà rallié sur sa liste une ancienne adjointe de Lionel Royer-Perreaut, Sophia Mabrouk.

    Après avoir dénoncé, ce mercredi, le maintien au second tour de la présidente des LR 13, Laure-Agnès Caradec, malgré la menace du RN, Pierre Huguet appelle désormais «au rassemblement de celles et ceux qui refusent la division et qui veulent défendre ce vivre ensemble auquel nous sommes si attachés». Et de rappeler que «dimanche, chaque voix comptera».

  • A Nîmes, Proust, Plantier et Rouverand forcent l’union de la droite

    A Nîmes, Proust, Plantier et Rouverand forcent l’union de la droite

    Au lendemain du premier tour des élections municipales, la droite nîmoise a choisi de mettre ses rancœurs de côté et de serrer les rangs. Franck Proust et Julien Plantier ont officialisé ce lundi 16 mars la fusion de leurs listes, désormais réunies sous une même bannière pour le second tour du dimanche 22 mars. Baptisée « Nîmes par-dessus tout », la nouvelle liste rassemble les équipes de « Tout Nîmes », conduite par Franck Proust (LR, soutenu par Horizons), et celle de « L’Avenir nîmois », menée par Julien Plantier et Valérie Rouverand (Renaissance). L’accord prévoit que Franck Proust reste tête de liste et devienne maire en cas de victoire, tandis que Julien Plantier serait candidat à la présidence de Nîmes Métropole.

    Cette alliance intervient après un premier tour qui a profondément rebattu les cartes. Julien Sanchez, candidat du Rassemblement national et de l’UDR, est arrivé en tête avec 30,39 % des voix, suivi de Vincent Bouget, chef de file de l’union de la gauche, avec 30,05 %. Derrière, Franck Proust a recueilli 19,55 %, tandis que Julien Plantier a obtenu 15,55 %. Dans ces conditions, la division de la droite apparaissait comme un risque majeur pour la majorité municipale sortante, qui dirige la ville depuis un quart de siècle autour de Jean-Paul Fournier. Dès le soir du scrutin, ce dernier avait d’ailleurs appelé publiquement au rassemblement dans un communiqué, appelant ses héritiers proclamés à « la raison » afin de bâtir une liste d’union.

    « Notre famille était divisée. Nous avons cru, peut-être à tort, que nous pouvions porter nos programmes séparément », a reconnu Franck Proust lors de la conférence de presse organisée à la Grande Bourse. Une manière d’admettre que la stratégie du premier tour s’est retournée contre la droite nîmoise. Julien Plantier, lui, a justifié ce rapprochement par la nécessité de « mettre de côté les intérêts personnels » afin de créer une dynamique capable de peser au second tour. Dans le détail, la liste commune comptera 59 colistiers, avec une répartition annoncée de 60 % issus de la liste de Franck Proust et 40 % de celle de Julien Plantier. Valérie Rouverand occupera la deuxième position, devant Julien Plantier, puis Valentine Wolber et Thierry Procida.

    Des reports de voix loin d’être acquis

    Mais au-delà de la mécanique des places, l’enjeu est d’abord électoral. En additionnant leurs scores du premier tour, Proust et Plantier totalisent un peu plus de 35 % des suffrages, un niveau théoriquement supérieur à celui du RN ou de la gauche. Reste à savoir si les électeurs suivront cette recomposition politique de l’entre-deux-tours. Car les reports de voix sont loin d’être automatiques, notamment après des mois de rivalités entre les deux camps. Plusieurs observateurs soulignent aussi qu’une partie de l’électorat pourrait choisir l’abstention ou se tourner vers d’autres listes. En politique 1+1 ne fait jamais 2.

    Les sondages publiés avant le premier tour suggéraient d’ailleurs une autre dynamique. Une étude publiée le 13 mars et réalisée par l’Ifop-Fiducial pour La Gazette de Nîmes et Sud Radio, auprès de 503 électeurs nîmois, donnait Vincent Bouget en tête au second tour, avec 41 % des intentions de vote dans l’hypothèse d’une triangulaire, contre 31 % pour Franck Proust et 28 % pour Julien Sanchez. Autant dire que l’issue du scrutin reste incertaine.

    La campagne du second tour s’annonce donc intense. Face à une droite désormais réunie, la gauche espère transformer l’essai après son score élevé du premier tour, tandis que le Rassemblement national, arrivé en tête dimanche soir et qui constitue une grande menace, entend capitaliser sur sa maigre avance. À moins d’une semaine du vote, une chose est certaine : la fusion Proust-Plantier ouvre une nouvelle phase de la bataille municipale nîmoise, où chaque voix comptera.

  • [Bouches-du-Rhône] L’extrême droite cible de nombreuses villes moyennes

    [Bouches-du-Rhône] L’extrême droite cible de nombreuses villes moyennes

    Novice, débarqué au RN un an plus tôt, Christophe Gonzalez avait pris la mairie de Rognac avec 38,24% des voix en novembre 2024, après une gestion calamiteuse de Sylvie Miceli-Houdais (UDI). Et compte bien remettre ça, malgré des méthodes controversées, fort d’une première victoire symbolique. Un coup de tonnerre trente ans après le succès de ce qui était alors le Front national à Marignane et Vitrolles.

    Vitrolles qui a de nouveau placé l’extrême droite en tête lors des législatives et des européennes, a de quoi nourrir tous les espoirs pour Fabien Bravi, un ancien cadre des Républicains passé au RN, un temps attaché parlementaire de Renaud Muselier (Ren) et conseiller au cabinet de Martine Vassal (DVD) à la Métropole. Pour « ne pas diviser les voix de droite et faire barrage aux socialistes », entendre Loïc Gachon qui brigue un 4e mandat, le candidat DVD, Bruno Morosini, en se retirant, lui facilite la tâche.

    Berre et Miramas dans le viseur

    À Marignane aussi Éric Le Dissès, suppléant de Franck Allisio (RN) aux législatives et avec qui il a fondé le Rassemblement pour Reconstruire (RPR), y retourne, dans une ville où le RN Romain Baubry avait obtenu 65,18% des voix aux législatives.

    Arles, longtemps bastion communiste avant l’arrivée aux manettes de Patrick De Carolis (Hor.), nourrit aussi les espoirs frontistes. Lors des législatives, le candidat PCF-NFP, Nicolas Koukas (51,43%) et celui du RN, Emmanuel Taché de la Pagerie (48,57%), étaient au coude à coude, ce dernier finissant par remporter la circonscription. Pour ce premier tour, la tête de liste RN, Rémy Benson, éleveur de brebis, se fait le chantre de la ruralité.

    Les communes du pourtour de l’étang de Berre restent aussi des cibles majeures avec Miramas où le maire sortant, candidat à sa succession, Frédéric Vigouroux (DVG) a été lâché par le PCF et se retrouve confronté à une liste LFI-Les Écologistes. Ce qui pourrait profiter au candidat d’extrême droite Kilian Santana dans une ville où le RN Emmanuel Taché de la Pagerie a totalisé 55,51% des voix. À Berre, la division de la gauche, avec trois listes face au RN pourrait favoriser ce dernier. Lors des législatives, le frontiste Romain Tonussi l’avait emporté ici loin devant le candidat Renaissance, Jean-Marc Zulesi (54,67% contre 45,33%).

  • [Entretien] Romain Simmarano : « Il faut engager une stratégie de reconquête républicaine »

    [Entretien] Romain Simmarano : « Il faut engager une stratégie de reconquête républicaine »

    La Marseillaise : Vous avez accéléré la campagne, jusqu’à ce meeting de Martine Vassal ce mercredi. Quel message vous voulez faire passer ?

    Romain Simmarano : Marseille joue son son destin dans quatre jours, les Marseillais vont avoir à choisir entre plusieurs visions de l’avenir de leur ville. Il est plus que jamais temps de parler de programme, ce qu’on s’astreint à faire depuis deux semaines parce qu’aucun des autres candidats n’a voulu aller sur ce terrain. Le meeting arrive là comme la cerise sur le gâteau.

    Dans les 1-7, vous mettez l’accent sur l’insécurité quand la préfecture de police mettait en avant ses bons chiffres. L’État n’a pas assez agi ?

    R.S. : Le centre-ville n’a jamais été aussi violent : les chiffres de violences sur personne ont augmenté de 4% en une seule année. Il faut engager une stratégie de reconquête républicaine en matière de sécurité, de propreté, de logement. Mais on ne peut pas s’en contenter, il faut pour nos quartiers une véritable vision économique, de développement culturel, une politique sportive.

    Vous voulez un poste de police, mais dans le 7e arrondissement… Vous serez seulement le maire du 7e ?

    R.S. : Je serai le maire des deux arrondissements, nous allons les piloter de la façon la plus équitable possible parce que chaque quartier a ses propres spécificités et besoins. La zone autour des Catalans, du mois de mai au mois d’octobre est surfréquentée et surcriminogène. Oui, nous assumons avoir besoin d’un poste de police rue Paul-Coddacioni, mais nous aussi avons besoin de la première police de proximité de France, une vidéoprotection à 100% sur l’ensemble de ce grand centre-ville, une politique économique bienveillante et événementielle vis-à-vis de nos commerçants : nous remettrons en place les dimanches de la Canebière et les nuits Sainte, nous ouvrirons la bibliothèque de l’Alcazar jusqu’à 21h avec une offre de soutien scolaire gratuit, nous rouvrirons la maison des nounous.

    L’enquête de la CCI montrait que le centre-ville était dynamique mais avec des évolutions très différentes d’un quartier à l’autre, comment recoudre tout ça ?

    R.S. : On va remettre de la vie, de la jeunesse. Nous proposons pour l’avenir des Galeries Lafayette un projet d’école de formation aux métiers de l’hôtellerie et du tourisme, de préempter des logements vacants pour les jeunes, une maison de santé dédiée aux étudiants sur la Canebière. Il y a un énorme enjeu, que la jeunesse réinvestisse le centre-ville.

  • Avignon : sans soutien de liste, Renaissance règle ses comptes

    Avignon : sans soutien de liste, Renaissance règle ses comptes

    Il y a neuf mois, Julien Paudoie était désigné pilote Renaissance pour les municipales avec l’objectif d’un rassemblement visant à « fédérer les énergies citoyennes pour redonner espoir et ambition à notre ville ». L’atterrissage se fera finalement hors piste électorale. « Renaissance ne soutiendra personne », confirme l’intéressé, ce lundi.

    Un épilogue sans surprise, tant les discussions avec Olivier Galzi, candidat (DVD) qui semblait pourtant le plus à même de trouver un terrain d’entente avec le bloc macroniste, n’ont jamais abouti. « Je ne suis pas soutenu par Renaissance et je ne demande pas ce soutien, avait clarifié, fin janvier, Olivier Galzi [soutenu pourtant par l’UDI et Horizons]. Leur chef de file n’est pas dans mes équipes et il ne sera pas sur ma liste. » Sur les réseaux sociaux, Julien Paudoie avait alors fait l’analogie entre le film Gourou et l’ex-journaliste TV.

    Ce lundi, dans une lettre aux habitants qui avaient notamment participé l’été dernier à la consultation en ligne du collectif Voix d’Avignon – regroupant les partis de centre droit –, Julien Paudoie estime qu’« Avignon mérite mieux que des calculs personnels ». « Un rassemblement ne se résume pas à un accord de circonstances. Il suppose une méthode claire, une parole stable et une loyauté réciproque », juge celui qui était jusque-là conseiller municipal depuis deux mandats à Rochefort-du-Gard et élu au Grand Avignon.

    En clair, là où Renaissance proposait un deal clair en forme d’union avec des garanties sur le projet et le nombre de places, comme l’ont fait par exemple David Fournier (PS) ses soutiens, Olivier Galzi a opposé une fin de non-recevoir. « Je ne crois pas aux partis pour relever notre ville ; en revanche, je crois aux hommes et aux femmes de bonne volonté, indiquait Olivier Galzi lors de la présentation de son programme. Ceux-là sont les bienvenus, quelle que soit leur préférence politique. Pourvu qu’ils laissent leurs étiquettes au vestiaire. »

    « Cacher les étiquettes ne dispense pas de s’assumer »

    On pourrait retrouver certains militants Renaissance sur la liste, comme pour LR, sans donc qu’ils soient présentés comme tels. Une vision que ne partage pas Julien Paudoie, qui aurait aimé « sincérité et vérité » : « Dépasser les clivages ne peut pas signifier les masquer. Cacher les étiquettes ne dispense pas d’assumer ce que l’on est. Le combat contre les extrêmes ne se mène ni par des récits arrangés, ni par le mépris des électeurs tentés par ces partis, ni par des effacements opportunistes. »

    Julien Paudoie devrait être bien embêté au moment de se rendre dans l’isoloir dans moins de trois semaines. Il a été aperçu, « pour écouter », aux côtés de l’élu d’opposition DVD Michel Bissière, lors de la présentation de la liste de Stéphan Fiori. « Je ne reviendrai pas à Rochefort, je resterai à Avignon et continuerai à agir », assure celui qui a œuvré dans plusieurs cabinets (Renaud Muselier à la Région ou les ministres Sabrina Agresti-Roubache et Françoise Gatel). En faisant du sur-Macron sur le dépassement des partis, Olivier Galzi a donc fini par piéger les macronistes eux-mêmes.

  • L’État veut faciliter l’accès au logement pour ses agents

    L’État veut faciliter l’accès au logement pour ses agents

    Difficulté pour se loger, manque d’attractivité, service public menacé… Pour le ministre de la Fonction publique, David Amiel, il s’agit de revoir l’équation dans des territoires où la pression foncière et le manque de logements sociaux pèsent lourds dans le budget des fonctionnaires. À la cité des douanes, au cœur de la Belle-de-Mai (3e), il a pu découvrir a contrario que la vie était plutôt agréable pour les agents. Au sein de cet ensemble de 11 bâtiments en pleine rénovation, qui abrite les douaniers depuis 1904, « on vit bien », résume Franck Testanière, directeur interrégional des douanes qui fait office de guide, même si, depuis le Covid, le quartier est « passé de populaire à difficile » nuance un des habitants.

    Le taux d’occupation des 200 logements habitables sur 240, du T2 au T4 avec des loyers accessibles, de 300 à 500 euros par mois, est de 100% poursuit le directeur, pour moitié des douaniers actifs et retraités, le reste étant dévolu aux autres fonctionnaires de Bercy. Deux bâtiments abritent des étudiants du Crous. Un « modèle innovant » se félicite le ministre… Rendu possible quand l’État n’a pas vendu les bijoux de famille, comme dans les Alpes ou le Vaucluse glissera au passage le directeur interrégional.

    Diagnostics territoriaux

    Mais « il y a une mobilisation générale du gouvernement pour le logement des agents publics, dont beaucoup sont des travailleurs en première ligne, ceux que l’on avait applaudis pendant la crise sanitaire et qui ne parviennent plus à se loger à une distance raisonnable de leur travail », assure David Amiel. Et de mettre en avant une proposition de loi portée par le groupe Renaissance pour leur faciliter l’accès au logement. « En parallèle, il y a la mobilisation des préfets pour trouver des solutions », complète-t-il, en permettant les réservations de logements sociaux, en faisant du logement intermédiaire ou temporaire.

    Dans une circulaire, le ministre va leur demander des « diagnostics territoriaux précis par métiers, par fonction publique ». Sur notre territoire, le travail a déjà été réalisé au niveau régional, avec l’Insee. Les besoins sont « criants à Marseille ou dans les Alpes-de-Haute Provence où il y a peu de biens à louer », indique le ministre. Des indications qui demandent à être « affinées au niveau départemental », précise Isabelle Épaillard, préfète déléguée à l’égalité des chances. Convenant que la tension est forte sur le logement social, elle souligne aussi « des signaux favorables » avec « une reprise du nombre d’agréments en 2025 », elle compte sur la loi, les gros projets de rénovation urbaine et de réhabilitation des co-propriétés dégradées à venir. Les préfets doivent rendre leur copie d’ici fin avril pour l’état des lieux, fin juin pour des actions ciblées.

  • Raphaël Arnault sous pression après la mort du militant identitaire

    Raphaël Arnault sous pression après la mort du militant identitaire

    Jacques-Ellie Favrot, l’assistant parlementaire du député de la 1ère circonscription de Vaucluse Raphaël Arnault (LFI), accusé d’être impliqué dans la mort du militant nationaliste Quentin Deranque lors d’affrontements à Lyon jeudi dernier, a reconnu, d’après les propos de son avocat, Maître Bertrand Sayn, relayés ce mercredi soir à nos confrères de LCI et Radio France, « la commission de violences » et sa présence sur les lieux du drame. Il aurait assuré qu’il « n’est pas l’auteur des coups ayant provoqué le décès ». Il assure que son client « est dévasté » par la tournure des événements. Dans le même temps, un deuxième assistant parlementaire du cofondateur de la Jeune Garde, Robin C., a également été interpellé pour « mise à disposition de moyens en vue de se soustraire aux recherches », ainsi qu’un ancien stagiaire du député.

    Conséquence : un vent d’appels à la démission et de critiques arrive de toutes parts, au niveau national mais aussi au sein de la Cité des Papes. La porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, a appelé sur Franceinfo ce mercredi 18 février au matin à exclure « tout du moins temporairement » le député de son groupe à l’Assemblée. Une mise à l’écart demandée « pour marquer une clarification, pour dire non à la violence », poursuit Maud Brégeon.

    Sur X, Raphaël Arnault assurait ce mardi soir que « comme indiqué par un communiqué de son avocat, mon collaborateur Jacques-Elie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires » et que, ce lundi 16 février, « avant d’apprendre son interpellation », des procédures pour mettre fin à son contrat avaient été engagées auprès des services de l’Assemblée. Et de conclure que c’est « à l’enquête désormais de déterminer les responsabilités ». Il est pour l’heure également soutenu par son parti, qui dénonce une « instrumentalisation ». Alors que le siège national de la France insoumise a été évacué ce mercredi matin suite à une alerte à la bombe, le coordinateur national Manuel Bompard affirmait sur X « que Raphaël Arnault n’a aucune responsabilité dans le drame survenu à Lyon jeudi dernier et qu’il n’est absolument pas concerné par l’enquête en cours ».

    Appel à la démission

    Une tempête qui s’exporte évidemment dans la Cité des Papes. David Fournier se montrait mesuré ce mardi 17 février, avant d’apprendre l’interpellation de Jacques-Ellie Favrot, en assurant qu’il « ne fait pas d’amalgame », regrettant « un drame absolu ». Tout en glissant qu’il fait « confiance non seulement aux forces de l’ordre de mon pays mais aussi à la justice » et qu’il n’a « jamais commenté des affaires en cours ».

    Mais d’autres se sont montrés plus offensifs. À commencer par son ancien adversaire au premier tour des élections législatives de 2024, Philippe Pascal (Debout !, ex-GDS). Raphaël Arnault avait été désigné pour représenter le Nouveau Front populaire, mais Philippe Pascal s’était maintenu au premier tour avant d’appeler à voter pour l’actuel député au second. Dans un message, il exprime sa « colère, déception et un profond sentiment d’injustice » et regrette que « ce sont souvent ceux qui construisent patiemment, au quotidien, qui se retrouvent écartés au profit de stratégies qui dépassent les réalités locales » tout en affirmant que « la mort d’un militant, quel qu’il soit, rappelle toujours que la violence politique mène à une impasse ».

    D’autres demandent sa démission, notamment à droite. Olivier Galzi, candidat (DVD) aux municipales, avance que Raphaël Arnault « a clairement une responsabilité morale dans ce meurtre » et qu’« une démission de sa part paraît s’imposer ». Avant de terminer son texte par un discours dangereux, si ce n’est révoltant, en évoquant que « le fascisme n’est ni de droite ni de gauche (sic), il est aux extrêmes, car il est avant tout un totalitarisme qui souhaite s’imposer par la force ». Une démission également demandée par Julien Paudoie, pilote Renaissance à Avignon en vue des municipales. Qui estime que « la République ne peut pas rester ambiguë face à la violence », car la situation interroge « profondément la capacité du député à représenter sereinement le territoire vauclusien ».

  • [ Entretien exclusif ] Sabrina Agresti-Roubache : « Je prendrai mes responsabilités pour appeler à battre le RN »

    [ Entretien exclusif ] Sabrina Agresti-Roubache : « Je prendrai mes responsabilités pour appeler à battre le RN »

    La Marseillaise : On a découvert jeudi dernier avec surprise
    que vous n’étiez pas sur la liste
    de Martine Vassal…

    Sabrina Agresti-Roubache : Personne ne m’a écarté de nulle part. C’est moi qui ait dit à Martine Vassal il y a trois semaines que je n’irai pas avec elle sur ces élections.

    … Pourquoi ?

    S. A.-R. : Ce que j’avais envie d’incarner sur cette liste n’allait pas être représenté à mes côtés. Mais il y a aussi des raisons personnelles, je ne fais pas partie de cette génération de politiques qui a besoin de beaucoup de mandats pour s’engager. Mes engagements ne se résument pas à la politique, donc la décision n’était pas si difficile pour moi à prendre. D’ailleurs, je n’étais pas là depuis le début de la campagne, je ne me suis pas affichée. J’ai été très honnête avec Martine Vassal. On a pris le thé à la maison chez elle, j’ai dit : Martine, je ne viendrai pas avec toi, je ne me sens pas à l’aise, ce n’est pas mon élément. Je suis une macroniste de la première heure, ce qui présageait de la liste ne correspondait pas forcément à mon ADN. Ce qui n’empêche pas que j’y ai des amis que je soutiens, et je mettrai mes réseaux à leur service. J’ai poussé pour que Sandra Blanchard soit 13e dans la liste, par exemple, parce que s’il faut renouveler la classe politique, il faut regarder les profils émergents de talent comme elle.

    Ces «amis» justement, ils ne sont pas assez nombreux sur la liste pour vous ?

    S. A.-R. : Renaud Muselier est le président de Renaissance dans la région. C’est lui qui a mené ces négociations avec Martine Vassal, qui a soutenu Martine Vassal avant qu’elle ne soit investie par Renaissance. C’est à lui de dire si cette liste correspond à ce pour quoi il s’est engagé au côté de Martine Vassal. C’est plutôt moi qui pose la question ! J’ai des exigences sur les valeurs, pas sur les personnes, ni sur les nombres !

    Pour ces valeurs, vous aviez alerté en réclamant un arbitrage de Gabriel Attal…

    S. A.-R. : Sur le RN j’ai toujours été très claire. On peut tout me reprocher, sauf ça. Je vais aller droit au but. Il ne faut pas se tromper d’adversaire. Moi mon adversaire, c’est le RN et je continuerai à le combattre jusqu’au bout. Aujourd’hui dans les sondages, ils font jeu égal avec Benoît Payan. Alors quel que soit celui qui finit deuxième ou troisième, quoi qu’il arrive, je prendrai mes responsabilités comme d’habitude pour appeler à battre le RN. Quoi qu’il arrive.

    Martine Vassal se distingue-t-elle assez du RN ?

    S. A.-R. : Martine Vassal a toujours dit je suis de droite, moi j’ai toujours dit que j’étais une fille du centre. Mais la réalité, par expérience politique, c’est que l’on juge toujours les gens par leurs actes. Personne ne peut présager, en fonction des déclarations, ce qu’ils vont faire face aux événements.

    Votre association politique
    Avec Sabrina ! a été dissoute
    le 15
     décembre, vous n’avez plus du tout d’ambition élective à Marseille ?

    S. A.-R. : Sur les municipales, j’ai pris cette décision, qui est importante dans un chemin de vie. J’ai été conseillère régionale, députée dans une circonscription difficile, ministre un an après. J’ai considéré que dans le moment politique où l’on se trouve, je ne m’y retrouvais pas. Mais cela ne veut pas dire que j’abandonne toute ambition politique ! Ni pour Marseille, ni pour mon pays. Ce n’est pas parce qu’on ne s’implique pas dans une élection qu’on ne s’implique pas dans la vie de la cité. Je crois à l’engagement, à la société civile.

    Quelle forme va prendre cet engagement maintenant ?

    S. A.-R. : J’ai décidé de beaucoup m’impliquer auprès du collectif des familles de victimes. Je viens de là, Aïcha [membre du collectif, Ndlr] c’est mon amie d’enfance. J’ai vu trop d’enfants mourir. J’étais encore hier [lundi] matin avec la maman du petit Abderrahim [âgé de 15 ans, il a été retrouvé mort le 28 novembre dernier, Ndlr] qu’on a dépaysée. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment tu aides ces familles sur le plan accompagnement psychologique, relogement, mise à l’abri de nos jeunes. Quand tu permets à un jeune de quitter Marseille parce que tu sais qu’il risque de tomber dans le narcotrafic, tu n’as pas l’impression d’avoir été utile ? Moi ce qui m’intéresse, c’est le terrain. Mon engagement prend cette forme-là. Pour le moment !

  • Un nouvel éclairage sur la vie et l’œuvre de Claude McKay

    Un nouvel éclairage sur la vie et l’œuvre de Claude McKay

    Claude McKay, Back to Marseille ». Ce mercredi commence une semaine de rencontres, conférences, projections et concerts dans la bibliothèque marseillaise. « L’idée de l’événement est venue suite au don de documents consacrés à l’écrivain Claude McKay par Richard Bradbury, professeur de littérature caribéenne », explique la Bibliothèque l’Alcazar. Ce poète et romancier est l’une des figures majeures du mouvement artistique et intellectuel de la Renaissance d’Harlem à New York dans les années 20. Ce mouvement, ayant pour berceau le quartier d’Harlem, a marqué un tournant majeur dans la littérature noire américaine. Elle a, pour la première fois, connu une diffusion en dehors de l’élite noire américaine. Dans une période où le pays qui n’a pas de nom est en pleine « folie raciste », notamment suite au massacre de Tulsa en 1921, l’une des tueries les plus meurtrières de l’histoire américaine. Claude McKay publie le premier ouvrage significatif de la renaissance : Harlem Shadows. C’est dans ce cadre que mercredi à 18 heures, le collectif James Baldwin, qui restaure et transmet l’œuvre et la pensée de James Baldwin, mettra en lumière les réflexions sociales et politiques de l’écrivain américain, proches de celles de Claude McKay.

    Mais alors quel lien avait-il avec la ville de Marseille ? Eh bien, un lien important, redécouvert et popularisé récemment. Après 90 ans d’oubli, Armando Coxe, journaliste admirateur du romancier, a retrouvé, après dix ans de recherches, Romance in Marseille. « Une fiction dans la ville de Marseille à la modernité troublante, traitant de colonialisme, d’identité et d’homosexualité », selon le journal Le Monde. Mardi à 18 heures se tiendra une conférence par le professeur de littérature caribéenne Richard Bradbury, qui a supervisé l’édition de Romance in Marseille.

    Conférences et projection

    Écrite en 1932 à Tanger, Romance in Marseille plonge le lecteur dans la « Fosse », le quartier réservé de Marseille (ancien quartier de la prostitution légale). La Manufacture de livres viendra détailler l’histoire de ce « Far West » marseillais où a vécu le romancier, mercredi à 14 heures.

    « À travers ses romans Banjo et Romance in Marseille, McKay a su capter l’énergie cosmopolite du port, les solidarités de l’exil et la circulation des cultures noires », détaille la bibliothèque l’Alcazar. Dans un contexte politique mondial trouble « films, concerts et rencontres viendront éclairer l’actualité brûlante d’une œuvre qui interroge avec force l’exil, le racisme, l’identité et la fraternité humaine », développe les organisateurs de la manifestation. Un documentaire sera également projeté vendredi à 16 h, retraçant la vie engagée de Claude McKay.

    Salle de conférence – Bibliothèque l’Alcazar.
    Entrée libre