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  • [Rue de la République] Anthony Krehmeier : « On attend du président de la République qu’il ne vienne pas les valises vides »

    [Rue de la République] Anthony Krehmeier : « On attend du président de la République qu’il ne vienne pas les valises vides »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies. « Rue de la République » accueille chaque semaine une personnalité marquante de la vie du territoire. Ce week-end, Anthony Krehmeier, maire PS des 2e et 3e arrondissements de Marseille et conseiller départemental.

    Le bilan

    Didier Gesualdi : De chasseur en 2020, vous êtes devenu chassé puisque cette fois vous êtes sortant. Il y a un bilan à défendre, il va falloir prouver qu’il est bon.

    Oui, c’est un exercice nouveau pour nous. Nous étions dans l’opposition. Aujourd’hui, on a un bilan, des réalisations qui sont concrètes dans les 2e et 3e arrondissements, comme dans tout Marseille. Les habitants voient que la ville a changé.

    Didier Gesualdi : Qu’est-ce qui a changé justement ?

    La ville est plus attractive qu’il y a 5 ans, c’est une évidence, sur ses fondements, en matière de solidarité, c’est une ville qui est plus unitaire, on est arrivé à recoudre la ville. Il y a encore beaucoup de travail, mais on est arrivé à envoyer des signaux dans ce sens. Je prends seulement l’exemple des 2e et 3e arrondissements. Quand je suis arrivé, il n’y avait pas de bibliothèque, pas de transports, pas de piscine. Aujourd’hui, c’est le cas. On a rénové tout un tas d’écoles dans ce quartier, qui comptait pourtant le plus d’écoles dans des états catastrophiques. Ce qu’il s’est passé dans ce secteur s’est passé aussi dans le reste de la ville. Marseille n’a plus honte de ses écoles ni de son image au plan national comme international, puisque nous avons accueilli de très grands événements. On est redevenu ce que nous n’aurions jamais dû cesser d’être : la 2e ville de France et la capitale de la Méditerranée.

    Léo Purguette : Que répondez-vous à ceux qui trouvent que ça ne va pas assez vite ?

    Ça ne va jamais assez vite. Je leur réponds : dans quel état nous avez-vous laissé la ville ? Je vous prends exemple : à l’école Pommier, les chaudières dataient de 1954. Nous avions été obligés d’embaucher une personne pour crier dans une corne en cas d’incendie puisque le système incendie était défaillant. Vous imaginez ça en 2020 ? Aujourd’hui, nous avons des écoles qui fonctionnent, des conditions de travail dignes pour les agents, ça évite des grèves à répétition, une police municipale quasiment doublée. Nous avons fait progresser cette ville.

    Le plan Marseille en grand

    Didier Gesualdi : La droite dit que vous avez gagné au loto avec le plan Marseille en grand. 1 milliard d’euros pour neuf écoles rénovées. Vous contestez ce chiffre ?

    Je conteste ce chiffre et cette façon de parler. Nous n’avons pas gagné au loto, le maire de Marseille a pris son bâton de pèlerin, il est allé, avec beaucoup d’humilité, dire au président de la République : « Je suis dans l’incapacité d’exercer mes missions, j’ai besoin de l’aide de l’État. » Ce n’était pas facile. Il aime cette ville, il nous a entendus. Nous avons travaillé ensemble puisque la Ville de Marseille a autant financé le plan écoles que l’État. Le maire de Marseille a inauguré, rien que cette année, 17 écoles.

    Didier Gesualdi : Pourquoi cette différence de chiffres ?

    Je me base sur les chiffres de la préfecture, je crois que c’est le mieux.

    Léo Purguette : Le président de la République est à Marseille mardi. Qu’attendez-vous de sa visite ? Benoît Payan semble à nouveau très exigeant vis-à-vis de l’État.

    C’est normal. Nous sommes reconnaissants à l’égard du président de la République pour ce qu’il a fait pour cette ville en reconnaissant son rôle de 2e ville de France. Vous savez, on a toujours été fiers d’être Marseillais, mais avant, le dire, ça faisait un peu sourire. Aujourd’hui, la capacité d’attractivité a complètement changé. On attend du président de la République qu’il ne vienne pas les valises vides. Nous avons encore besoin de beaucoup de moyens sur les transports, la sécurité… On attend qu’il vienne remettre les pendules à l’heure sur ces sujets-là.

    La sécurité

    Didier Gesualdi : Tout ne va pas bien à Marseille. Dans votre secteur, les salariés d’Orange ont été obligés de tirer le rideau, même s’ils reprennent ce lundi.

    Nous ne nions rien. Nous ne nions pas la réalité de cette ville. Elle est frappée par des assassinats horribles, des guerres liées au narcotrafic, mais aussi par une délinquance plus classique, même si je n’aime pas ce mot car il ne faut jamais banaliser. En ce qui nous concerne, nous avons doublé la police municipale, nous avons une brigade de nuit, il n’y avait pas de commissariat dans le 3e arrondissement, nous avons ouvert un poste de police. Bien sûr que les choses ne vont pas en matière de sécurité, mais s’agissant de la Ville de Marseille, les efforts ont été faits. Nous avons installé des caméras de vidéosurveillance, nous avons augmenté les effectifs, nous allons continuer dans un prochain mandat, si les Marseillais nous font confiance. Nous ne prenons pas ce sujet à la légère. C’est une priorité pour nous comme pour les Marseillais et les Marseillaises. Le Front national n’est pas propriétaire des questions de sécurité, ni des questions de nation. Trop longtemps à gauche, on a laissé ces sujets à l’extrême droite. Qui est frappé par l’insécurité ? Les gens des quartiers populaires, les pauvres, pas les riches ! C’est les travailleurs d’Orange qui gagnent 1 500 euros. C’est une question sociale avant tout !

    Léo Purguette : Est-ce qu’une municipalité peut faire face à des réseaux militaro-mafieux ?

    Absolument pas. Ce n’est pas le rôle de la police municipale, mais de la police nationale. Les effectifs n’ont pas été assez augmentés de ce côté-là. M. Retailleau est beaucoup venu à Marseille faire de la politique, mais pas beaucoup augmenter les effectifs. Ce qu’avait fait Gérald Darmanin pour le coup. Il faudrait demander aux gens qui sont dans le parti de M. Retailleau, pourquoi il ne l’a pas fait. Marseille devrait être traitée comme une ville normale, il nous manque 1 000 policiers nationaux.

    Didier Gesualdi : Martine Vassal promet un « choc d’autorité ».

    Très bien, qu’elle demande à M. le ministre de l’Intérieur d’augmenter les effectifs. Je la prends au mot. Qu’elle le fasse, parler c’est bien, dire qu’on aime Marseille, c’est bien, le prouver c’est mieux.

    Les municipales

    Didier Gesualdi : Sur ce plateau, Romain Simmarano, porte-parole de Martine Vassal, exige le rapport de la chambre régionale des comptes que vous auriez sous le coude. Qu’en est-il ?

    Je crois que les magistrats de la chambre se sont exprimés. Vos confrères parlent de « grand enfumage ». M. Simmarano a dit ça pour venir clore la polémique sur le Front national…

    Didier Gesualdi : On cache rien ?

    Bien sûr que non. Le maire et l’adjoint aux Finances l’ont dit : le rapport n’est pas communiqué aux communes. La chambre ne s’exprime pas avant les élections. Tout cela, c’est un grand enfumage. On n’a rien à cacher : dans cette ville, la dette a baissé et l’investissement a augmenté. Je suis élu d’opposition au Département des Bouches-du-Rhône : la dette a été multipliée par 4 et il investit moins. Et ces gens-là vont venir nous donner des leçons ?

    Didier Gesualdi : C’est beaucoup pour aider les communes…

    Oui, mais ça reste de la dette et c’est pas pour aider Marseille. C’est d’ailleurs La Marseillaise qui a sorti l’info : 42% des habitants des Bouches-du-Rhône sont Marseillais, 2% de l’aide aux communes du Département vient à Marseille. Il y a un problème. Quand Marseille reçoit 4 euros par habitant, Cassis en reçoit 38 ! Vous pensez qu’il y a plus besoin de solidarité à Cassis qu’à Marseille ? Le Département aide même des communes qui sont moins endettées que lui ! On marche sur la tête.

    Léo Purguette : Le RN est donné en 2e position dans le dernier sondage. Peut-il gagner la ville ?

    Complètement. Je connais des gens dans mon entourage qui votaient socialiste, communiste et qui aujourd’hui vont voter Front national. Même des gens de ma famille, ça nous arrive tous d’avoir des gens qui nous disent « pourquoi pas ? On n’a jamais essayé ! » Tous les jours, je suis sur le terrain et je l’entends. On est dans un climat très anxiogène au niveau local comme international. Les gens cherchent une sortie, pour certains d’entre eux, ça peut être le Front national. Je le regrette profondément. C’est à nous, partis républicains, de faire front, de proposer des issues politiques positives.

    Léo Purguette : Nicolas Sarkozy était dans les 11-12 pour signer un livre où il propose à Marine Le Pen de mettre fin au front républicain ? Dérive ? Accord entre condamnés ?

    Je ne l’avais pas vu comme ça. En tout cas, c’est une suite logique des débats sur le ni ni… J’ai grandi politiquement en m’opposant à Nicolas Sarkozy.

    Léo Purguette : Craignez-vous un scénario à l’italienne avec une droite absorbée par une extrême droite dominante ?

    C’est le risque. Les aventures individuelles des uns et des autres coûteraient cher aux Marseillaises et aux Marseillais.

    LFI

    Didier Gesualdi : Sébastien Delogu tape très fort contre le Printemps marseillais. C’est votre adversaire ? Votre futur allié de second tour ?

    M. Delogu est dans une aventure individuelle. Il essaie d’exister, donc il est dans l’outrance : la police tue, le Karcher, la corruption… Je ne confonds pas M. Delogu avec les militants sincères de La France insoumise, qui se retrouvent très mal à l’aise avec ses outrances. Tous les jours, on en croise qui nous disent « on aurait aimé venir avec vous ». Pourquoi ? Parce que cette majorité est de gauche, fièrement de gauche, et n’a pas à rougir face à La France insoumise. Tout ce que nous avons fait, nous l’avons fait dans l’intérêt des classes populaires, nous avons réussi à recoudre la ville, nous avons donné plus à ceux qui ont moins. M. Delogu, nous lui avons tendu la main, à lui et ses camarades. Nous n’avons pas d’adversaire à gauche. Si à la fin, le RN gagne parce qu’il aura voulu avoir son affiche sur les murs pendant un mois et demi, il devra prendre ses responsabilités.

    La corruption

    Léo Purguette : Deux agentes du tribunal de Marseille ont été mises en examen pour consultation de fichiers au profit de trafiquants de drogue. Est-on déjà passé au stade où le narcotrafic pénètre les institutions ? Est-ce que c’est une crainte pour la Ville de Marseille ?

    Le narcotrafic s’infiltre partout, dans les quartiers, dans les familles, dans les institutions, potentiellement dans la police et la justice. Oui, c’est une crainte. Nous n’avons pas envie de vivre dans une ville que le narcotrafic veut mettre en coupe réglée. Il faut couper la tête de la pieuvre comme l’a dit plusieurs fois le maire de Marseille. Il nous faut des moyens comme jamais des moyens ont été mis en place dans une ville. Venir aux obsèques du frère d’Amine Kessaci – paix à son âme – c’est une chose, apporter des solutions concrètes, c’est mieux. Je me suis construit en politique contre le Front national. Je suis viscéralement contre l’extrême droite. Comment se satisfaire d’un parti raciste à 30% à Marseille ? Il faut reconquérir ces électeurs en arrêtant de monter les communautés les unes contre les autres. Qu’on soit d’origine algérienne comme moi ou italienne comme vous M. Gesualdi, on est des Marseillais, la question, elle est sociale avant tout.

    Renaissance

    Léo Purguette : Vous espérez une nouvelle aide de l’État, mais le parti présidentiel, Renaissance, soutient Martine Vassal…

    … Je ne sais pas si c’est toujours d’actualité.

    Léo Purguette : Il semblerait que oui. Vous n’en êtes pas certain ?

    Suite à sa volonté d’ouvrir la porte à un rassemblement avec l’extrême droite, je ne suis pas sûr que le parti du président de la République, pro-européen et pro-démocratie, puisse assumer cet attelage. L’ex-députée Sabrina Roubache s’est exprimée de manière assez claire. Je crois que Gabriel Attal également. Je ne pense pas que leur parti se lance dans une aventure qui finira dans les bras du Front national.

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jean-Claude :

    Quand comptez vous remettre les bancs place de Lenche ?

    C’est un bel exemple de la difficulté à être un élu de proximité. J’avais des bancs, place de Lenche, qui étaient mal occupés le soir puisqu’il y avait des gens qui passaient la soirée à faire du bruit, à boire des bières, à tirer des mortiers sur des habitations. J’ai donc décidé, pour pallier le problème, de les supprimer en me disant qu’il y aurait, de cette manière, moins de nuisances. Ça a été le cas, mais finalement, les mêmes personnes qui m’avaient demandé de le faire estimaient que lorsqu’ils remontaient des courses le matin, ils avaient besoin de se reposer. Donc j’ai dû remettre les bancs pour satisfaire les personnes âgées. Tout en ayant à nouveau quelques nuisances le soir. Autre exemple : je mets au défi les uns et les autres d’installer un container dans une rue. Tout le monde réclame des containers, mais personne n’en veut devant chez lui. Les bancs, c’est la même chose. Tout le monde en veut pour se reposer, mais personne n’en veut en bas de sa fenêtre, parce qu’il y a des nuisances le soir, parce qu’on casse des bouteilles de bière etc. Donc, vous voyez, c’est la grande difficulté de recherche de l’intérêt général. Ce n’est pas la somme des intérêts particuliers. Parfois, on doit prendre des décisions qui sont impopulaires mais qui essaient de répondre à l’intérêt de tous.

  • Renaissance officialise son soutien à Martine Vassal, à Marseille

    Renaissance officialise son soutien à Martine Vassal, à Marseille

    Et de trois. Un mois et demi après avoir reçu l’investiture des Républicains (notre édition du 24/09) et une semaine avoir reçu celle du parti Horizons, la commission nationale d’investiture de Renaissance a officialisé, ce mercredi soir, à l’unanimité, son soutien à la candidature de Martine Vassal (DVD) pour les municipales à Marseille.

    « La dynamique d’unité de la droite, du centre, des écologistes raisonnables et des sociaux-démocrates se renforce », célébrait dans la foulée le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, qui a mené le travail de négociation en tant que pilote municipal pour le parti présidentiel.

    Les instances locales de Renaissance avaient déjà apporté à la candidate leur soutien, tandis que celle-ci avait approuvé, le 1er octobre dernier, l’essentiel des 26 propositions soumises par les militants ainsi que leur charte des valeurs, interdisant toute alliance avec l’extrême droite. « J’aurais pu l’écrire », jurait-elle alors (notre édition du 02/10).

    « Un engagement a été pris par la candidate pour une bonne représentation de nos candidats dans les équilibres de la liste centrale, comme dans les listes de secteur », souligne le communiqué national de Renaissance, qui indique que Renaud Muselier, président du comité de soutien de Martine Vassal, « sera le garant de cet engagement politique ».

    « Ce sont les cadres de Renaissance à Marseille qui ont beaucoup œuvré pour ce soutien, souligne le porte-parole de la candidate, Romain Simmarano. Nous avons travaillé sur le fond avant les places, pour que ce ne soit pas un accord opportuniste. » S’il assure que le temps de la constitution des listes n’est pas encore venu, « le poids électoral de Renaissance se retrouvera de façon équilibrée », défend le président du collectif Une Génération pour Marseille. Alors que cette investiture intervient après des frictions au sein des composantes de la droite, il insiste : « Dans tout mariage, il faut du respect. » Reste désormais notamment au Modem et à l’UDI d’apporter leur soutien.

  • À droite, à Avignon, l’horizon s’éclaircit avec Galzi et Aubert

    À droite, à Avignon, l’horizon s’éclaircit avec Galzi et Aubert

    À un peu plus de quatre mois du premier tour des municipales (15-22 mars), le casting se précise à droite. Il y a près d’un mois, Olivier Galzi a officialisé sa candidature. L’ex-journaliste, présentateur du JT de France 2, se revendique sans étiquette, hors « logique partisane » et héraut du « bon sens ». Un terme que fait aussi sien, Dominique Santoni, présidente LR du Département, qui a d’ailleurs reçu Olivier Galzi dans son bureau il y a une semaine. Mais, plutôt marqué à droite, il a reçu, vendredi, le soutien de l’UDI. Sans bouder son plaisir, en remerciant le parti de centre droit.

    Jusque-là, l’UDI était engagé au sein du collectif Voix d’Avignon, rassemblant le bloc macroniste (Renaissance, Modem, Horizons, et donc UDI) et l’actuel conseiller municipal DVD, Michel Bissière. Sans jamais n’avoir voulu revendiquer une tête de liste, Voix d’Avignon plaidait pour une liste allant du « centre gauche à la droite républicaine et porter une alternance nécessaire à la majorité actuelle et des réponses concrètes ace aux poisons LFI et RN », rappelle Julien Paudoie, porte-parole du collectif. Sans trop de surprises, dans le sillage de l’UDI, les autres partis du collectif sont sur le point de rallier Olivier Galzi.

    « On peut dépasser les clivages mais pas les ego »

    « On porte des discussions avec lui, un candidat qui peut incarner une nouveauté à Avignon », admet Julien Paudoie, également pilote Renaissance pour les municipales. Tout est ensuite question de propre calendrier interne aux partis, les soutiens et investitures devraient tomber progressivement ce mois-ci.

    La nouveauté Galzi donc, face à Julien Aubert. L’ex-député du sud Vaucluse candidat en 2014 à Carpentras, actuel vice-président des Républicains, est plus proche que jamais de déclarer sa candidature, plus d’un an après en avoir jeté les bases avec son association politique Avignon passion. Sur ses réseaux sociaux, il annonce cette semaine « plusieurs chapitres » de publications liées à son avenir des municipales. Selon plusieurs indiscrétions, sa candidature serait imminente et pourrait intervenir jeudi, jour où Olivier Galzi tient sa première grande réunion publique… Contacté, Julien Aubert n’a pas souhaité confirmer ni démentir.

    Ces deux candidatures, à laquelle s’ajoute l’électron libre néophyte et chef d’entreprise Stéphan Fiori, clarifient la situation à droite à défaut d’aboutir à son unité. « Le souhait premier de Voix d’Avignon, c’était qu’il y ait une candidature de rassemblement pour éviter une dispersion des voix au premier tour, on prend acte que cela semble compliqué et je constate, amer, qu’on peut peut-être dépasser les clivages, mais pas les ego », cingle Julien Paudoie. Avec la possibilité qu’aucun ne puisse peser au second tour.

  • [Entretien] « La promesse du Printemps marseillais a été bafouée »

    [Entretien] « La promesse du Printemps marseillais a été bafouée »

    La Marseillaise : Avec vos nominations pour diriger la campagne de Martine Vassal il y a deux semaines, c’est le choix d’un équilibre entre les tendances politiques et les générations qui s’est fait ?

    Laure-Agnès Caradec : C’est le binôme des tendances, parce qu’on va d’une droite clairement affirmée au centre et aux écologistes modérés. Et une Génération pour Marseille incarne cette nouvelle génération qui a envie de se battre pour Marseille, qui est force de propositions. Après, il y a ceux qui ont l’expérience de plusieurs campagnes, la connaissance de cette ville, des dossiers. C’est un bon complément. L’objectif, c’est de mettre le pied à l’étrier à une nouvelle génération, c’est la transmission.

    Romain Simmarano : Il y a l’équilibre et il y a l’offensive ! C’est une façon pour Martine Vassal de dire : mon équipe est prête, on peut lancer immédiatement une campagne de conquête de la deuxième ville de France, qui aujourd’hui souffre, est en difficulté, mais mérite qu’on donne une perspective. Dès notre nomination, nous avons mis en place l’ossature de cette campagne. Au fil des mois qui s’annoncent, nous allons faire beaucoup de propositions, chacune bien ciselée, travaillée, financée, argumentée pour montrer qu’un autre destin est possible et que nous ne sommes pas obligés de nous contenter de ce à quoi on a assisté depuis cinq ans.

    Lancer cette nouvelle génération,
    ce n’est pas aussi une façon de tourner la page des années Gaudin, voire de préparer plutôt
    les municipales de 2032
     ?

    R.S. : Personne ne se détermine ni par rapport au passé, ni par rapport à un futur incertain. On se détermine par rapport à 2026. C’est le dernier virage pour éviter le déclin de Marseille, l’opportunité de saisir la balle au bond d’un vrai renouveau. Cette promesse du Printemps marseillais a été trahie et bafouée par Benoît Payan.

    On a vu ce « socle commun » éclater au niveau national. Au niveau local, Sabrina Agresti-Roubache fait des vagues, Frédéric Collart
    s’est lancé… Ça va tenir
     ?

    L.-A.C. : Il y a peut-être des individualités. Mais tous les blocs politiques sont alignés pour faire une large union et mener campagne. Nous avons commencé tous les samedis à aller tracter, à aller à la rencontre des Marseillais. Personne ne se pose la question de la couleur politique. Et tous les samedis nous sommes nombreux dans chaque secteur, c’est le signe de cet enthousiasme autour de notre candidate Martine Vassal.

    R.S. : Aucune aventure individuelle ne permettra de régler les problèmes de Marseille. Seule l’unité compte, seul le collectif est capable de transformer une ville comme la notre.

    Face à l’extrême droite, Bruno Retailleau avait appelé à ne pas voter pour le PS. Vous comptez faire pareil à Marseille ?

    R.S. : Les élections qui se préparent vont être profondément marquées par le désordre national auquel nous assistons collectivement. Il faut être capable de dire que ce désordre n’est pas le notre, et que la bataille du premier tour n’est pas celle du second tour. Si on veut être cohérent, il faut être capable de parler de ce qu’on propose, pas des autres. Le temps du second tour viendra et chacun saura prendre ses responsabilités.

    Le départ des Galeries Lafayette est au cœur de l’actualité. On peut se contenter comme projet d’un référendum avec des images par intelligence artificielle ?

    R.S. : Ce qui est certain, c’est qu’on ne peut pas se contenter d’agiter un projet qui n’existe pas, déposé ni à l’Élysée, ni à la préfecture, ni au ministère de la Culture, en demandant comme à chaque fois à l’État de payer. Ce projet fumeux, c’est faire venir la Philharmonie de Paris à Marseille. Ça coûterait 300 millions d’euros minimum. Et comme toujours avec Benoît Payan, c’est Emmanuel qui paye ! Martine Vassal fait des propositions concrètes, immédiatement applicables, finançables, travaillées. Et qui donnent la parole aux Marseillais. Depuis combien de temps on ne leur a pas donné la parole ? C’est une méthode qui change.

    La dernière fois qu’on a donné la parole aux Marseillais, ils ont dit : « la droite, on a testé, on n’en veut plus… »

    L.-A.C. : C’était la droite désunie, il ne faut pas oublier. Aujourd’hui, nous sommes dans une configuration de rassemblement et de dynamique. Démarrer la campagne si tôt permet d’aller à la rencontre des Marseillais pour créer cette envie.

    R.S. : Notre équipe, ce n’est pas la droite. C’est la droite, le centre, les écologistes raisonnables, les sociaux-démocrates… Tous les Marseillais qui ne veulent pas faire de choix entre un système défaillant, celui de Benoît Payan, l’héritier de Jean-Noël Guérini, et des extrêmes qui n’ont rien d’autre à proposer que la désunion et la haine.

    Martine Vassal, dans « Valeurs Actuelles », dit qu’elle s’inspire à la fois de Robert Ménard et de Christian Estrosi. Cette campagne ne fait-elle pas, comme le reprochait Lionel Royer-Perreaut, des coups de godille entre le centre et l’extrême droite ?

    R.S. : Elle dit qu’elle s’inspire de ce qui a été fait dans les villes, c’est très différent. Qui peut dire qu’on n’aurait pas besoin, demain, d’une BAC municipale capable de harceler les dealers, les petits délinquants pour empêcher les rues de Marseille d’être occupées en permanence par ces délinquants ? Qui peut dire qu’on n’a pas besoin de cinq fois plus de caméras de vidéoprotection, d’un centre de supervision urbain algorithmique avec la possibilité de repérer les dangers, les agressions, les hurlements ? Toutes les recettes sont bonnes à prendre du moment qu’elles assurent le bien vivre, qu’elles restaurent l’ordre et nous donnent du souffle pour construire le Marseille dont on rêve.

  • Le PCF interpelle le député Yannick Chenevard

    Le PCF interpelle le député Yannick Chenevard

    La lettre ouverte envoyée par la section du PCF de Toulon au député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble), vise à éclairer en retour les électeurs de gauche sur le positionnement politique de celui pour lequel ils se sont, comme un seul homme, massivement reportés, en 2024, afin de faire barrage à l’extrême droite et empêcher le RN de réaliser un carton plein dans le Var.

    Les communistes proposent au parlementaire de s’exprimer sur les déclarations graves de sens du chef du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, entre les deux tours de la législative partielle dans le Tarn-et-Garonne opposant un candidat d’extrême droite à celui du Parti socialiste. Il appelait alors à ne donner « pas une voix pour la gauche ». Le candidat soutenu par le RN l’a emporté…

    Le PCF dénonce donc un honteux front antirépublicain unissant LR et le parti à la flamme créé entre autres, par d’anciens Waffen SS. Le PCF demande donc au député élu, lui, grâce au front républicain, de se déterminer, étant donné qu’il soutient aux municipales le candidat LR Michel Bonnus, un proche de Retailleau.

    La section communiste toulonnaise prévient que, s’il partage les positions du chef des Républicains, il « trahit la confiance des électeurs de gauche comme de droite ». Et dans le cas contraire, elle ajoute : « Nous nous demandons comment vous pouvez soutenir aux élections municipales un candidat qui est le délégué toulonnais du parti de M.Retailleau ? »

    Des contradictions auxquelles le député ne sera pas le seul à devoir répondre.

  • Point de non-retour

    Point de non-retour

    Ambiance fin de règne. Le premier coup – et le plus dur – a été porté lundi soir par Gabriel Attal, président du parti présidentiel et du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale. Confiant ne « plus comprendre » les décisions du chef de l’État, il a déploré son entêtement dans la méthode.

    Il n’a pas fallu longtemps pour qu’un autre ancien Premier ministre, Édouard Philippe, viole le dernier tabou macroniste en appelant de ses vœux une présidentielle anticipée après le vote du budget.

    Élisabeth Borne, également ancienne hôte de Matignon, s’est quant à elle déclarée ouverte, au nom de la « stabilité » du pays, à la suspension de la réforme des retraites qu’elle avait imposée à coups de 49.3…

    Rassemblement

    « Un aveu : la réforme des retraites est un échec », a commenté la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.

    Emmanuel Macron lâché par les siens, face à un bilan en forme de champ de ruine, a-t-il conscience que la France avait atteint un point de non-retour ?

    S’il s’avère incapable de nommer un Premier ministre de gauche ou, pire, si la gauche se révèle incapable de proposer un compromis fondé sur la justice sociale au pays, alors il faudra en revenir aux urnes.

    Mais rien ne permet d’assurer que de nouvelles législatives conduiraient à une situation sensiblement différente d’aujourd’hui.

    L’extrême droite, haineuse et revancharde, bien que déconsidérée par les affaires, croit dur comme fer en ses chances.

    Il y a urgence à lui opposer un rassemblement pour la démocratie et le progrès social.

  • Royer-Perreaut part, Vassal « prend acte »

    Royer-Perreaut part, Vassal « prend acte »

    Les invitations sont parties sur les coups de 23h, ce mercredi soir. Après l’annonce surprise dans les colonnes de La Provence du retrait de la vie publique de l’ex-maire (Ren.) des 9-10, Lionel Royer-Perreaut, la droite municipale a rapidement dû improviser. « Aujourd’hui, je prends acte de sa décision », a annoncé face aux micros tendus la candidate Martine Vassal. « Il a fait un travail remarquable, peut-être qu’il l’a pris trop à cœur. C’est dommage, il avait toute sa place avec nous », déplorait-elle. Et de philosopher : « La vie politique est tellement dure, elle peut faire des blessures. »

    Elle le sait bien, la candidature dissidente de Frédéric Guelle (UDI), issu de ses rangs, face à Anne-Marie d’Estienne-d’Orves pour succéder au maire de secteur élu député en 2022, reste encore au travers de la gorge de Lionel Royer-Perreaut. Sans que cela ne motive sa décision, prise à la fin de l’été, et qu’il n’a pas même annoncée à son ancienne binôme aux départementales. « Cela s’est imposé par l’analyse que je fais de la situation nationale comme locale, la façon dont ont fait de la politique par rapport à ce que j’ai vécu, la dislocation que les réseaux sociaux ont apportée dans la relation entre les administrés et les élus, la radicalité des positions, l’incapacité à pouvoir porter des débats de fond », explique-t-il. Mais il reconnaît aussi : « Je ne me voyais pas m’inscrire dans le sillage de la candidature de Martine Vassal, je ne peux pas apporter ma caution à une candidate en qui je ne crois plus. » Déplorant ses discours fluctuants. « Un coup ça tutoie l’extrême droite, un coup c’est sur le centre, ces zigzags finissent par manquer de corticalité, les gens le ressentent », soupire-t-il.

    Réunis dans l’hémicycle

    « Ce n’est pas une question de me soutenir ou pas, on aura l’occasion de rediscuter les choses », balaie Martine Vassal face à la presse. Quant aux zigzags que lui reproche l’ancien parlementaire, elle assume : « Nous sommes en train de bâtir le programme avec des personnes qui viennent d’horizons très différents les uns des autres. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, c’est notre richesse, de nos différences, on va bâtir quelque chose. »

    Auprès d’elle, la présidente (LR) du groupe Une Volonté pour Marseille, Catherine Pila, préfère saluer l’arrivée des quatre conseillères qui siégeaient avec Lionel Royer-Perreaut depuis 2022. « C’est un plaisir de retrouver des élues avec qui nous avions commencé notre aventure municipale en 2020 », sourit-elle. La preuve d’une « dynamique d’union non feinte ». S’il vient dans l’hémicycle pour les deux dernières séances, l’ancien parlementaire – qui veut mener son mandat jusqu’au bout – siégera quant à lui en indépendant. Comme Hayat Atia et Aurélie Falek qui, la veille, ont claqué la porte du groupe de droite face à des positions « qui tendent de plus en plus vers l’extrême droite ». Citant le refus de voter des aides pour les enfants de Gaza. Une « aventure personnelle », pour Catherine Pila. « Depuis des mois, elles ne participaient plus aux réunions de groupe », rétorque-t-elle, assurant que la droite a toujours voté les subventions en faveur de l’Unicef. Seuls sept élus de son groupe les avaient pourtant approuvées, le 20 juin.

  • Martine Vassal d’accord « à 95 % » avec Renaissance

    Martine Vassal d’accord « à 95 % » avec Renaissance

    Tout s’organise, tranquillement mais mécaniquement », sourit Renaud Muselier, pilote pour Renaissance de l’union de la droite aux municipales, à Marseille. Un mois après que le parti présidentiel a mis sur la table ses propositions ainsi qu’une charte des valeurs pour le scrutin à venir, le président de Région est venu annoncer, ce mercredi midi, au côté de la candidate Martine Vassal, dans une brasserie de la place Castellane, qu’un accord programmatique avait été trouvé pour cette campagne.

    « Le travail que l’on a présenté est issu d’un travail militant engagé il y a plus de six mois », présente Gérard Blanc, membre du bureau de Renaissance dans les Bouches-du-Rhône. « Dans ces propositions, il y en a 95% que je fais miennes, sourit de son côté Martine Vassal. ça ne m’étonne pas énormément, beaucoup de choses nous rassemblent. » Et de citer l’ouverture d’un bureau à Bruxelles pour travailler sur les financements européens, la végétalisation de la ville, un droit opposable à la garde d’enfants pour les familles monoparentales, des conventions pour transférer propreté, voirie et écoles aux mairies de secteur… En taisant les divergences. Quant à la charte de valeurs, « j’aurais pu l’écrire », jure-t-elle. Celle-ci défendait la nécessaire union, en appuyant : « Ces alliances devront exclure toute association, directe ou indirecte, avec l’extrême droite, LFI, ou des personnes dont la moralité serait incompatible avec nos principes d’intégrité, de transparence et d’humanisme. » Une alliance « exigeante », rappelle le co-responsable de la communication de Renaissance 13, Maxime Boudet. « Et c’est réciproque », rebondit la candidate.

    Sans Royer-Perreaut

    L’investiture officielle des Républicains obtenue une semaine plus tôt, reste à obtenir celle du parti présidentiel. « J’ai demandé que Marseille soit programmée dans le dispositif, la date arrivera en temps et en heure », explique Renaud Muselier. C’est que, pour l’instant, la formation d’un gouvernement accapare les esprits au niveau national. Mais, glisse-t-il, la candidature de Martine Vassal est regardée « avec un œil bienveillant ». Quant aux équilibres sur la liste, « on fait le quoi avant le qui », glisse le responsable départemental de Renaissance, Bertrand Mas-Fraissinet.

    Cela se fera, pourtant, sans l’ex-maire et député des 9-10, Lionel Royer-Perreaut. Dans un entretien à La Provence ce mercredi soir, celui-ci a annoncé se retirer de la vie publique, sans apporter de soutien à Martine Vassal. « Trop de choses aujourd’hui me séparent d’elle », explique-t-il. Et d’appuyer : « Pour qu’il y ait confiance, il faut qu’il y ait une forme de cohérence. »

  • « Nous allons recentrer le débat à Marseille, sortir des invectives »

    « Nous allons recentrer le débat à Marseille, sortir des invectives »

    La Marseillaise : Quel est le sens de cette charte et de ses 26 propositions ?

    Maxime Boudet : On veut respecter toutes les sensibilités de Renaissance et notre ADN, qui est un socle solide autour du « en même temps ». On défend ces valeurs au national avec un renouvellement des visages. Localement, Renaud Muselier pilote les échanges avec les autres partis, mais on voulait montrer que pendant ce temps, nous bossons. On a donc travaillé avec l’ensemble des présidents de comités signataires du document et nos 250 adhérents sur Marseille, sur ce qu’on veut défendre : la laïcité, l’humanisme, le progrès, la modernité, le dépassement, l’écologie pragmatique…

    Il y a des propositions qu’on peut mettre en avant ?

    M.B. : Dans ce qui me parle le plus, il y a la citoyenneté. La République est en pleine turbulence, mais les élections municipales vont redonner envie aux gens de s’engager. On propose aussi des mesures sociales comme la création d’un droit opposable à la garde des enfants pour les mères isolées. Il y en a sur la santé aussi, sujet d’actualité avec les derniers événements à Belsunce…

    C’est bien de l’aborder ainsi.

    M.B. : Et c’est ce qu’on est censé défendre, on doit regarder les faits en face. D’accord, l’immigration irrégulière est un vrai problème, mais quand la personne est en situation régulière, il y a d’autres problèmes de fond qu’il faut traiter. Là, le monsieur avait des problèmes psychiatriques et c’est un vrai sujet à Marseille. Ça fait deux ans que le CMP du 1er et du 2e arrondissements est fermé. On voit bien les gens qui errent dans la rue, sans soins, en rupture sociale totale, sans accompagnement. Il faudrait négocier un vrai partenariat Ville – Aphm comme il existe des partenariats Ville – Port. Laisser les gens sans soins, on voit là ce que ça donne : une personne qui a une errance médicale, qui ne prend plus de traitement, qui se réfugie dans des produits stupéfiants… Certes, le monsieur était Tunisien, mais il avait surtout un gros problème psychiatrique. Et qu’est-ce qu’on en a fait ? On l’a ignoré.

    La charte s’inscrit dans une démarche « centriste, humaniste et progressiste ». C’est un message aux Républicains qui courent après l’extrême droite ?

    M.B. : On veut être droit dans nos bottes et le garant de ces valeurs fondamentales dans la coalition. On ne veut pas se renier. On dit à la droite républicaine, attention, on doit défendre ce côté humaniste. Et des Républicains le font très bien, comme les UDI ou le Modem. On est sur cette ligne. Mais aussi, on veut chercher les centres gauches, les sociaux-démocrates modérés. Il faut vraiment se rassembler. En fait, on ne peut pas pactiser ni avec la LFI, ni avec le RN. Marseille n’a vraiment pas besoin de ça, surtout en ce moment.

    Vous n’avez pas le sentiment que cette alliance tire à droite ?

    M.B. : Je suis persuadé que beaucoup vont nous rejoindre parce que nous allons recentrer le débat, et sortir des invectives et de la surenchère. Rien n’est figé. Plus on sera nombreux dans cette alliance, mieux ce sera pour gagner la ville en 2026.