Tag: relations internationales

  • [Entretien] He Youlin : « La Chine et les États-Unis doivent être partenaires et amis »

    [Entretien] He Youlin : « La Chine et les États-Unis doivent être partenaires et amis »

    La Marseillaise : Dans un monde secoué par les conflits, que retenez-vous de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping ?

    He Youlin : La rencontre du Président Xi Jinping avec le Président américain Donald Trump à Busan en Corée du Sud, a attiré l’attention du monde entier, leur dernière rencontre remonte à 6 ans. Ce premier tête-à-tête des deux chefs d’État depuis l’entrée en fonction du nouveau gouvernement américain marque le retour sur la voie du dialogue des dossiers économiques et commerciaux sino-américains. La Chine et les États-Unis doivent être partenaires et amis. C’est un enseignement de l’histoire et une nécessité réelle. Les deux chefs d’État sont convenus de poursuivre des interactions régulières. Le Président Trump a exprimé son souhait de visiter la Chine dans les premiers mois de l’année prochaine et invité le Président Xi Jinping à effectuer une visite aux États-Unis.

    Avant cette rencontre, le PCC a défini les contours du prochain plan quinquennal. Quels en sont les objectifs ?

    H.Y. : Le quatrième plénum du 20e comité central du Parti communiste chinois s’est tenu avec succès à Beijing. Le plénum a défini l’orientation historique du développement de la Chine pour les cinq ans à venir. Pendant la période du 14e plan quinquennal, la Chine a enregistré de nouveaux progrès pionniers, des réformes profondes et des réalisations historiques dans son développement économique et social. Au cours de ces cinq années, la puissance économique, la puissance technologique et la puissance globale de la Chine ont atteint de nouveaux paliers, avec une augmentation attendue du PIB d’environ 4 200 milliards d’euros par rapport à celui de cinq ans auparavant, le volume PIB de l’année 2025 est estimé à 17 000 milliards d’euros. Pour la période du 15e Plan quinquennal, l’économie chinoise, avec ses bases solides, ses nombreux atouts, sa grande résilience et son énorme potentiel, verra ses conditions de soutien et sa tendance fondamentale à long terme rester inchangées. La Chine transformera ses atouts en une efficacité réelle pour un développement de haute qualité.

    Quelles implications pour le reste du monde ?

    H.Y. : Le plénum a envoyé un signal positif selon lequel la Chine est prête à continuer à partager les opportunités et à promouvoir le développement avec tous les pays. Nous avons clairement indiqué qu’il fallait élargir régulièrement l’ouverture institutionnelle, sauvegarder le système commercial multilatéral et étendre la circulation internationale ; élargir activement l’ouverture autonome, promouvoir l’innovation et le développement du commerce, étendre l’espace de coopération en matière d’investissements dans les deux sens, et construire ensemble une initiative « la ceinture et la route » de qualité [les nouvelles routes de la soie, Ndlr]. Ces dispositions démontrent pleinement la ferme détermination et la confiance de la Chine à élargir son ouverture de haut niveau. Le développement de la Chine injectera inévitablement plus de certitude et d’énergie positive dans le monde.

    Elle fournira plus de sagesse et de solutions chinoises au monde, partagera les opportunités et se développera ensemble avec tous les pays du monde, y compris la France, promouvra une multipolarisation mondiale égalitaire et ordonnée et une mondialisation économique inclusive et bénéfique pour tous, et contribuera à la construction d’une communauté de destin pour l’humanité.

    Comment, dans ce contexte, envisagez-vous votre mission dans le Sud de la France ?

    H.Y. : Cette année marque le 40e anniversaire de l’établissement du Consulat général de Chine à Marseille. Notre Consulat s’est toujours engagé à développer les relations de coopération amicale entre le Sud de la France et la Chine. Nous continuerons à forger l’amitié, à promouvoir activement les coopérations gagnant-gagnant dans divers domaines tels que le commerce et l’investissement bilatéraux, les sciences et technologies, l’éducation, la culture, le tourisme, la connectivité et le développement durable, et à accorder une attention particulière au rôle de la finance dans le renforcement de la coopération bilatérale, afin d’accompagner le Sud de la France à mieux profiter des nouvelles opportunités offertes par le nouveau développement de la Chine et à apporter de nouvelles contributions à l’édification d’un partenariat global stratégique sino-français plus solide et plus dynamique.

  • [Entretien] Daniel Durand : « Le risque de guerre mondiale est réel, mais il faut garder son sang-froid »

    [Entretien] Daniel Durand : « Le risque de guerre mondiale est réel, mais il faut garder son sang-froid »

    La Marseillaise : Ce 80e anniversaire est célébré dans un contexte inquiétant, de « menace existentielle pour l’Onu ». Faut-il craindre le pire ?

    Daniel Durand : Nous sommes dans une période difficile, inquiétante à de nombreux égards où le risque de guerre mondiale est réel. Mais il faut garder son sang-froid. Il y a déjà eu, ces quatre-vingts dernières années, des périodes extrêmes : les années 1960, avec les missiles russes à Cuba, les années 1980, avec les euromissiles et les risques d’affrontements en Europe, pour ne citer qu’eux. Il y a 80 ans on crée les Nations Unies, on établit une charte qui est censée régir les rapports des nations. Dès le départ, il y a deux conceptions qui vont s’affronter. Il y a l’espoir de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’idée qu’on peut essayer de construire une humanité débarrassée de la violence, qui se traduit dans le texte fondateur par ce magnifique préambule « Nous, peuple des Nations Unies ». Et puis, il y a une autre conception qui traverse la charte de manière souterraine, c’est l’accord entre les deux vainqueurs de la guerre, l’Union Soviétique et les États-Unis, qui, pour régler leurs relations, privilégient le plan des rapports de force, et donc négocient entre eux le règlement au Conseil de Sécurité. Ce qu’on appelle le droit veto et la création de membres permanents. D’un côté, on a « nous, les peuples », et de l’autre, on a « nous, les États ». Cette opposition traverse l’histoire des 80 ans qui viennent de s’écouler.

    Dans votre livre vous saluez la place que tient désormais le droit international grâce à l’Onu. Comment cela a été rendu possible ?

    D.D. : Dans les dernières années, il y a eu des évolutions profondes notamment concernant le droit international qui est devenu une question politique de premier plan. En 2024, à deux reprises, la Cour internationale de justice (CIJ) s’est prononcée sur le risque de génocide à Gaza et sur la légalité ou non de l’occupation israélienne. Ça n’avait jamais été tranché de manière claire depuis 1967. La CIJ a statué que « non », il n’y a pas de doute, l’occupation israélienne des territoires occupés est illégale et Israël doit s’en retirer. Ces décisions ou ces avis sont rejetés, contestés par les États-Unis, par Israël, mais elles posent un problème politique et c’est un appui pour tous ceux qui veulent construire un monde où il y ait des véritables normes. Donc, on est vraiment dans un débat.

    C’est par ailleurs la pression des ONG qui a permis la création de la Cour pénale internationale (CPI). Celle-ci peut lancer des mandats d’arrêt contre quelqu’un comme Vladimir Poutine, le dirigeant d’une puissance membre permanent du conseil de sécurité.

    Depuis trois ans [et l’invasion russe en Ukraine, Ndlr], Poutine ne peut plus se déplacer comme il le veut. Cela concerne aussi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu qui a été contraint de modifier son itinéraire de vol en se rendant à Washington pour ne pas survoler des pays comme l’Espagne ou autres, où il risquait d’être arrêté.

    Vous appelez à une réduction drastique des dépenses d’armement dans le monde. C’est bien le contraire qui se déroule actuellement…

    D.D. : Il faut être extrêmement inquiet et mobilisé sur ce qui est en train de se passer, notamment sur l’augmentation considérable des dépenses d’armement. On va sans doute approcher à la fin de cette année des 3 000 milliards de dollars de dépenses d’armement. À la fin de la Guerre froide, en 1989, on était à 900 milliards de dollars. On sait que des armes, un jour ou l’autre, sont faites pour servir. On assiste à deux phénomènes inquiétants : l’accumulation d’armes dans de nouvelles parties du globe, par exemple au Moyen-Orient, dans les pays du pétrole et en Europe avec la volonté des différents pays européens maintenant de dépasser les 3% du PIB et d’aller à 5%.

    La semaine dernière, le secrétaire général de l’Otan, a lui-même dit que l’augmentation des dépenses militaires se fait aux dépens des dépenses de développement, des dépenses sociales, etc. C’est le danger principal et immédiat auquel il faut faire face. Il ne faut pas lâcher sur le renforcement et l’élargissement des traités.

    Comment rester optimiste ?

    D.D. : Il faut avoir un regard intériorisé par rapport à ce que représentent les Nations Unies. Les problèmes qui sont en face de nous que ce soit le climat, l’eau, les migrations, sont globaux et on ne les réglera que si on les ressent comme des problèmes touchant l’ensemble de notre communauté.

  • Les nouveaux dirigeants syriens reçus par Poutine

    Les nouveaux dirigeants syriens reçus par Poutine

    Les sourires cachent-ils de sourdes tensions ? Devant les caméras, Vladimir Poutine a accueilli chaleureusement Ahmad al-Chareh au Kremlin tandis qu’en coulisses un responsable syrien a affirmé à l’AFP que Damas allait demander à Moscou de livrer Bachar al-Assad, réfugié avec sa famille en Russie depuis sa fuite de Syrie en décembre 2024.

    « Au cours de toutes ces décennies, nous avons toujours été guidés par une seule chose : les intérêts du peuple syrien. Nous avons vraiment des liens très profonds avec le peuple syrien », a déclaré Vladimir Poutine, aux côtés du dirigeant syrien, lors de cet accueil filmé par la télévision d’État russe. Il a affirmé que plus de 4 000 jeunes Syriens étudiaient actuellement en Russie, disant espérer qu’ils renforceront à l’avenir « l’État syrien ». « Nous sommes très heureux de vous voir. Bienvenue en Russie », a conclu Vladimir Poutine.

    Pour sa part, Ahmad al-Chareh, accompagné d’une délégation de hauts responsables syriens, a dit vouloir « redéfinir » les relations Damas-Moscou, tout en saluant également « des liens historiques anciens » entre la Syrie et la Russie et les « intérêts communs » entre les deux pays. « Nous respectons tous les accords précédents et cette grande histoire et nous essayons de restaurer et de redéfinir d’une nouvelle manière la nature de ces relations afin que la Syrie puisse jouir de son indépendance, de sa souveraineté, ainsi que de son unité et de son intégrité territoriales (…) de sa sécurité et de sa stabilité », a-t-il ajouté. Moscou avait participé à la guerre que Bachar a menée contre son peuple. Mais pour le nouveau dirigeant syrien, son pays ne peut tourner le dos à la Russie. Il a ainsi précisé qu’une partie des besoins alimentaires de la Syrie dépendaient de « la production russe » et que « de nombreuses centrales » électriques syriennes ont besoin de « l’expertise russe ».

    Après la rencontre, qui a duré deux heures trente selon des médias russes, le vice-ministre russe Alexandre Novak a affirmé que les délégations avaient discuté de la livraison d’aide humanitaire à Damas, ainsi que de projets dans les domaines de l’énergie, des transports, du tourisme, de la santé et de la culture. Selon M. Novak, la Russie est prête à participer à la reconstruction de la Syrie, ravagée par près de 14 ans d’une guerre déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie. Moscou est aussi prêt à travailler dans le secteur pétrolier syrien : « Il y a des gisements qui nécessitent d’être développés, d’autres en sommeil, et de nouveaux gisements. Nous sommes prêts également à participer », a-t-il déclaré, cité par l’agence Ria Novosti.

    Quel avenir pour les bases militaires russes ?

    Plus tôt mercredi, un responsable gouvernemental syrien ayant requis l’anonymat a affirmé à l’AFP que Damas demanderait à Moscou lors de cette visite de livrer Bachar al-Assad et « tous ceux » ayant commis des « crimes de guerre » et se trouvant en Russie. En fin d’après-midi, aucun dirigeant russe ou syrien n’avait évoqué publiquement cette question. Lundi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait réaffirmé que Moscou avait offert à Bachar al-Assad et sa famille l’asile pour « des raisons purement humanitaires ».

    Outre le sort de l’ex-dirigeant syrien, se pose celui des bases militaires russes de Tartous et de Hmeimim, situées sur la côte méditerranéenne, et qui constituent les seuls avant-postes militaires officiels de la Russie en dehors de l’ex-URSS.

  • Un an de jumelage avec Masis, en Arménie, et plusieurs projets engagés

    Un an de jumelage avec Masis, en Arménie, et plusieurs projets engagés

    En septembre 2024, Aix, « première ville en France à reconnaître officiellement le génocide (arménien) de 1915 », rappelle Karima Zerkani-Raynal, déléguée aux relations internationales et villes jumelles, signe son jumelage avec Masis, en Arménie. Au pied de la stèle réalisée par Toros, place de la Rotonde, ce jeudi, une cérémonie célébrant le premier anniversaire de cet acte avec la communauté de communes de Masis, a été l’occasion de faire le point sur les enjeux autour de cette signature.

    « Moment fort de fraternité », pour Roland Vartanian, président du Hay’s club aixois. Pour l’occasion, deux délégations arméniennes ont répondu présent. L’une représentant le conseil municipal de Masis, l’autre dédiée à la mise en place d’un programme visant à contribuer à la « situation culturelle et sociale de nos compatriotes, se félicitait Khoren Arkoyan, premier adjoint au maire de Masis. Cette signature nous a permis de démarrer nos programmes culturels et sociaux. Nos conseillers municipaux vont acquérir une expérience dans votre ville ».

    « Depuis un an, notre jumelage n’est pas resté un mot sur un papier. Il a pris vie. Je pense à la création à Masis d’un centre de la jeunesse Aix-en-Provence, inspiré du Repère jeunesse, égrène Karima Zerkani-Raynal. Aux échanges de livres français et arméniens entre les bibliothèques de nos deux villes, ainsi que la participation de la Ville d’Aix à une mission organisée en Arménie par le programme des Nations Unies pour le développement afin de collaborer à l’insertion des populations réfugiées de l’Artsakh. »

  • Des mairies hissent le drapeau palestinien dans le Gard et l’Hérault

    Des mairies hissent le drapeau palestinien dans le Gard et l’Hérault

    Ce n’est pas tous les jours que le conseil municipal de Cendras soutient le président de la République », lance Sylvain André devant sa mairie. L’édile communiste de Cendras a en effet accroché le drapeau palestinien lundi 22 septembre et organisé un rassemblement en fin de journée pour saluer la décision de la France de reconnaître officiellement l’État de Palestine.

    À l’instar des communes de Saint-Julien-les-Rosiers et Le Martinet, Sylvain André n’a pas suivi les consignes de la préfecture concernant l’accrochage du drapeau palestinien. « Je suis surpris par la polémique. Avec ce drapeau, je soutiens la diplomatie française. On avait déjà mis le drapeau ukrainien et la banderole Ensemble pour la paix quand la guerre en Ukraine a commencé », explique Sylvain André.

    Dans l’Hérault, plusieurs maires ont également accroché les couleurs de la Palestine comme René Revol (LFI). Saisi par la préfecture, le tribunal administratif de Montpellier a suspendu la décision du maire et le préfet lui a « demandé » d’appliquer cette décision. « La consigne du ministre de l’Intérieur contredit de fait la position diplomatique de la France et ne peut donc avoir aucune légitimité », s’est expliqué l’édile qui a laissé le drapeau flotter toute la journée de lundi. Des rassemblements ont également eu lieu devant de nombreuses mairies pour saluer la position française.

    À Cendras aussi, le drapeau palestinien devait être décroché mardi matin. Mais le député d’extrême droite de la circonscription, Alexandre Allegret-Pilot (UDR), en a décidé autrement en venant l’enlever en pleine nuit.

    Sylvain André menacé

    Dans une vidéo où il se met en scène, l’élu ciottiste explique : « Le préfet du Gard a exigé que le drapeau soit retiré. Sans surprise, rien n’est fait. Donc on doit s’en occuper », lance-t-il avant de décrocher lui-même le drapeau. « Il s’est octroyé un pouvoir judiciaire qui n’est pas le sien en commettant une atteinte à l’autorité de la commune et au bon ordre public […]. Je demeure profondément choqué par cet épisode auquel je me réserve le droit de donner une suite judiciaire », a réagi Sylvain André qui a été contraint de fermer les commentaires sur les réseaux sociaux devant le flot d’insultes reçues : « J’ai reçu des messages comme « qu’il prenne le Hamas chez lui », « terroriste », « islamogauchiste ». Il y en a même un qui a dit : “Qu’on le brûle”. Je ne sais pas si c’était le drapeau ou le maire. »

  • Des mairies hissent le drapeau palestinien dans le Gard et l’Hérault

    Des mairies hissent le drapeau palestinien dans le Gard et l’Hérault

    « Ce n’est pas tous les jours que le conseil municipal de Cendras soutient le président de la République », lance Sylvain André devant sa mairie. L’édile communiste de Cendras a en effet accroché le drapeau palestinien lundi 22 septembre et organisé un rassemblement en fin de journée pour saluer la décision de la France de reconnaître officiellement l’État de Palestine.

    À l’instar des communes de Saint-Julien-les-Rosiers et Le Martinet, Sylvain André n’a pas suivi les consignes de la préfecture concernant l’accrochage du drapeau palestinien. « Je suis surpris par la polémique. Avec ce drapeau, je soutiens la diplomatie française. On avait déjà mis le drapeau ukrainien et la banderole «Ensemble pour la paix» quand la guerre en Ukraine a commencé », explique Sylvain André.

    Dans l’Hérault, plusieurs maires ont également accroché les couleurs de la Palestine comme René Révol (LFI). Saisi par la préfecture, le tribunal administratif de Montpellier a suspendu la décision du maire et le préfet lui a « demandé» d’appliquer cette décision. « La consigne du ministre de l’Intérieur contredit de fait la position diplomatique de la France et ne peut donc avoir aucune légitimité », s’est expliqué l’édile qui a laissé le drapeau flotter toute la journée de lundi. Des rassemblements ont également eu lieu devant de nombreuses mairies pour saluer la position française.

    Allegret-Pilot décroche le drapeau en pleine nuit

    À Cendras aussi, le drapeau palestinien devait être décroché mardi matin. Mais le député d’extrême droite de la circonscription, Alexandre Allegret-Pilot (UDR), en a décidé autrement en venant l’enlever en pleine nuit. Dans une vidéo où il se met en scène, l’élu ciottiste explique : «Le préfet du Gard a exigé que le drapeau soit retiré. Sans surprise, rien n’est fait. Donc on doit s’en occuper », lance-t-il avant de décrocher lui-même le drapeau.

    « Il s’est octroyé un pouvoir judiciaire qui n’est pas le sien en commettant une atteinte à l’autorité de la commune et au bon ordre public […]. Je demeure profondément choqué par cet épisode auquel je me réserve le droit de donner une suite judiciaire », a réagi Sylvain André qui a été contraint de fermer les commentaires sur les réseaux sociaux devant le flot d’insultes reçues : « J’ai reçu des messages comme « qu’il prenne le Hamas chez lui », « terroriste », «islamogauchiste ». Il y en a même un qui a dit : « Qu’on le brûle ». Je ne sais pas si c’était le drapeau ou le maire ».