Tag: relations internationales

  • [Passerelle interculturelle] Chine : un objectif de croissance compris entre 4,5% et 5% pour 2026

    [Passerelle interculturelle] Chine : un objectif de croissance compris entre 4,5% et 5% pour 2026

    Pour de nombreux Chinois, il s’agit d’un rendez-vous politique annuel important. Les « Deux sessions » constituent aussi une fenêtre pour comprendre les priorités politiques de la Chine. Le rapport d’activité du gouvernement y fait le bilan de l’année écoulée et présente les objectifs pour l’année suivante, notamment en matière de croissance économique, d’emploi, d’innovation technologique ou de transition verte.

    Cependant, pour comprendre pleinement le fonctionnement de ce processus, il faut aussi regarder un cadre politique plus large : le plan quinquennal.

    Tous les cinq ans, la Chine adopte un plan qui fixe les grandes orientations de son développement économique et social pour les années à venir. Ce plan agit comme une feuille de route nationale. Des domaines clés comme la modernisation industrielle, l’innovation scientifique, la transition énergétique ou encore le développement régional y sont définis.

    Dans de nombreux pays occidentaux, les politiques publiques évoluent souvent avec les cycles électoraux et les changements de gouvernement. En Chine, en revanche, les plans quinquennaux offrent un cadre de politique à plus long terme, qui permet de poursuivre certains objectifs sur plusieurs années. Cette année, la Chine prépare déjà le prochain plan quinquennal, le « quinzième plan », qui couvrira la période 2026-2030. Les discussions sur la technologie, l’industrie, l’énergie et la croissance économique sont donc suivies de près, car elles peuvent donner des indications sur les orientations futures.

    Forte hausse des dépenses de recherche et développement

    Dans ce contexte, les « Deux sessions » peuvent être vues comme un mécanisme annuel de mise en œuvre de cette feuille de route. Chaque année, le gouvernement y présente les priorités économiques et politiques et évalue les progrès réalisés. Cette année, le rapport d’activité du gouvernement fixe un objectif de croissance compris entre 4,5 % et 5 % pour 2026. En même temps, la Chine continue de mettre l’accent sur le « développement de haute qualité », c’est-à-dire une croissance fondée davantage sur l’innovation, la modernisation industrielle et la transition écologique. L’innovation technologique occupe une place centrale dans cette stratégie. Le rapport prévoit que les dépenses nationales en recherche et développement augmenteront en moyenne d’au moins 7 % par an entre 2026 et 2030, afin de renforcer les capacités d’innovation dans des secteurs comme la fabrication avancée, les technologies de l’information et les biotechnologies.

    Par ailleurs, le renforcement de la demande intérieure reste une priorité. En augmentant les revenus des ménages, en améliorant la protection sociale et en encourageant la consommation, la Chine cherche à donner un rôle plus important au marché intérieur dans la croissance économique.

    Dans l’ensemble, le rapport envoie un message clair : dans un environnement international complexe, la Chine veut s’appuyer sur l’innovation, la consommation et la transition verte pour soutenir son développement économique dans les années à venir.

  • À Avignon, Bernard Thibault analyse la place de la CGT dans le monde

    À Avignon, Bernard Thibault analyse la place de la CGT dans le monde

    Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013, sera présent au club des Cheminots d’Avignon, ce jeudi 5 mars, pour échanger avec les militants locaux autour de la CGT et de ses relations internationales.

    Cette venue s’inscrit dans une initiative de l’Institut d’histoire sociale (IHS) CGT de Vaucluse. Bernard Thibault, également coprésident du comité de suivi de la charte sociale pour les JO de Paris, a été invité à participer à cette rencontre. « On a décidé de lancer l’initiative de faire des rappels historiques qui se retrouvent aujourd’hui dans des problématiques très contemporaines. On veut aller plus loin que la mémoire locale », explique André Castelli, président de l’IHS de Vaucluse, qui se réjouit de la venue « d’une figure du syndicat dans son évolution et sa transformation ».

    Première ligne

    Un peu moins d’une centaine de personnes sont attendues lors de ces échanges, au cours desquels seront abordés le rôle du syndicat et ses relations avec les organisations étrangères. « Ces rapports sont importants, car, dans le monde entier, ce sont souvent les travailleurs qui paient les factures de décisions qui ne leur appartiennent pas, qui sont issues du monde capitaliste. Il s’agit de voir comment mener la riposte », ajoute André Castelli.

    Une initiative qui en appelle d’autres. L’IHS prévoit d’organiser plusieurs rencontres dans les prochains mois, notamment autour de la CGT face au fascisme ou encore d’un débat consacré à la paix.

  • [Passerelle interculturelle] Le chancelier allemand Friedrich Merz a promu la coopération lors de ses visites d’entreprises en Chine

    [Passerelle interculturelle] Le chancelier allemand Friedrich Merz a promu la coopération lors de ses visites d’entreprises en Chine

    Jeudi dernier matin à Pékin, Merz a effectué un essai de la nouvelle Mercedes-Benz Classe S, découvrant son système de conduite assistée intelligente dans le cadre de sa visite officielle en Chine.

    « C’est incroyable. Je pense que c’est l’une des technologies d’avenir pour la mobilité », a déclaré M. Merz à l’issue de l’essai, saluant la coopération étroite entre les constructeurs allemands et les entreprises technologiques chinoises. Mercedes-Benz a indiqué dans un communiqué publié jeudi avoir établi en Chine une implantation locale complète et un réseau de coopération couvrant l’ensemble de sa chaîne industrielle. L’équipe chinoise de recherche et développement joue un rôle de plus en plus crucial au sein du réseau mondial de R&D du groupe.

    La visite officielle de M. Merz en Chine s’est déroulée les 25 et 26 février. Les visites d’entreprises des deux pays et la promotion d’une coopération concrète figuraient parmi les principaux points à l’ordre du jour jeudi dernier.

    Robots humanoïdes

    M. Merz est arrivé à Hangzhou, dans la province du Zhejiang, à l’est de la Chine, jeudi dernier à midi. Chez Unitree Robotics, il a observé des robots humanoïdes accomplissant différentes tâches et s’est dit impressionné par leur agilité. Ces robots se sont récemment distingués lors du gala de la Fête du Printemps, où ils ont offert une performance remarquée aux côtés d’artistes humains. Leur prestation, mêlant danse synchronisée, mouvements complexes et interaction fluide avec la scène, a illustré les progrès rapides réalisés par la Chine dans le domaine de la robotique humanoïde et de l’intelligence artificielle.

    Wang Xingxing, fondateur et PDG de Unitree, a déclaré à CMG que la visite de M. Merz mettait en lumière l’attention mondiale portée à l’industrie chinoise de la robotique. M.Wang a ajouté qu’il se réjouissait d’approfondir la collaboration avec les entreprises allemandes et internationales afin de faire progresser la robotique humanoïde et l’intelligence artificielle vers un nouveau niveau. M. Merz a également visité Siemens High Voltage Circuit Breaker Co. Ltd., à Hangzhou, où il s’est informé du développement des entreprises à capitaux allemands en Chine.

    Des dirigeants d’environ 30 grandes entreprises allemandes, issus de secteurs tels que l’automobile, la chimie, la biopharmacie, les machines et l’économie circulaire, ont accompagné M. Merz lors de sa visite. Plus de dix accords commerciaux ont été conclus, envoyant un signal clair d’un approfondissement de la coopération pragmatique.

    À l’issue de son voyage, M. Merz a déclaré qu’il quittait la Chine avec une impression profonde du pays, soulignant que l’Allemagne et la Chine entretiennent une bonne coopération, tout en faisant face à des défis qu’elles doivent relever ensemble.

  • [Entretien] Bertrand Badie : « L’objectif n’est pas de démocratiser l’Iran mais de détruire un régime »

    [Entretien] Bertrand Badie : « L’objectif n’est pas de démocratiser l’Iran mais de détruire un régime »

    La Marseillaise : La mort de l’ayatollah Khamenei marque un tournant ?

    Bertrand Badie : Cet homme était au pouvoir depuis 1989, il incarnait la ligne dure, conservatrice et ultra-religieuse de la République islamique. Il détenait l’essentiel du pouvoir et le processus décisionnel en matière militaire, diplomatique, d’ordre intérieur. Le président de la République ne pouvait être élu sans son aval. C’est plus une rupture qu’un tournant. Le modèle est incontestablement cassé mais personne ne sait encore de manière sérieuse ce qui va en sortir.

    Ce n’est pas pour autant la fin du régime ?

    B.B. : C’est absolument impossible de dire ça. Si l’homme était la clé de voûte de l’édifice, le régime se caractérise par un socle extrêmement important bâti au fil des décennies, composé des pasdarans, des bassidjis, de la police et de l’armée. Ce nombre très important de personnes dispose de réseaux et se sont appropriés les biens économiques du pays. Un régime ne prend pas fin tant qu’un autre ne vient pas le remplacer et on est très loin de la mise en place d’une alternance.

    Reza Pahlavi incarne-t-il l’opposition ?

    B.B. : Il y a une opération médiatique autour de la personnalité du fils de l’ancien chah renforcée par le fait que nous avons affaire à un régime ultra-autoritaire et répressif qui n’a pas d’opposition organisée. Dès lors, le nom de Reza Pahlavi est le seul qui puisse apparaître spontanément comme contre-marque au régime islamique. Une façon de crier son hostilité au régime, c’est de se référer à la seule force visible ou incarnée qui lui fasse opposition. Le régime Pahlavi était comparable à l’actuel : épaisseur répressive, corruption et personnalisation du pouvoir. Il ne faut pas exagérer l’idée de désertification des oppositions dans la mesure où dans les prisons iraniennes figurent des personnalités non négligeables mais réduites au silence.

    Les « négociations » entre Washington et Téhéran n’étaient qu’un leurre ?

    B.B. : Il apparaît, pour le moment, que ces négociations n’étaient qu’un prétexte permettant de dissimuler ou d’ouvrir un temps de préparation de l’action militaire. On parle beaucoup de « régime change ». Je parlerais de « régime destruction », l’objectif n’est pas de démocratiser l’Iran ou de rendre le pouvoir au peuple mais de détruire un régime et on ne voit pas de plan visant à aller au-delà. En cela, la distinction est forte par rapport à ce qu’était la politique de George W. Bush en Irak en 2003 où il voulait véritablement mettre en place un régime « démocratique » affidé aux États-Unis. Là, on s’arrête à la destruction, derrière laquelle on retrouve non plus la ligne américaine mais israélienne qui est de considérer que la meilleure façon d’assurer sa sécurité et son hégémonie régionale, c’est de détruire toutes les résistances qu’il y a autour. Cela s’est fait à Gaza, en Syrie, en Irak, partiellement au Yémen et c’est en cours en Cisjordanie ainsi qu’au Sud-Liban. Le Moyen-Orient se transforme peu à peu en un champ de ruines qui soulève autant de questions et d’incertitudes qu’il ne répond aux attentes des populations. Si, véritablement, on assiste à un démantèlement de tous les systèmes politiques environnants, on risque à terme d’avoir affaire à une jungle où chaque individu se repliera sur sa petite communauté d’appartenance. Cela créera une situation évoquant davantage la Libye actuelle qu’un système véritablement reconstruit. Trump va faire valoir qu’il a marqué un point en neutralisant celui qu’il appelle « le pire des dictateurs que le monde n’ait jamais connu ». Il va être très vite pris à son propre piège car ses électeurs ne souhaitaient pas de troupes sur le sol et on a appris que trois soldats américains ont été tués.

    Une guerre régionale est en cours ?

    B.B. : C’est difficile de dire autre chose. Il y a des indicateurs qui ne trompent pas : le fait que l’espace aérien de la Turquie jusqu’à la mer d’Oman soit fermé de même que le détroit d’Ormuz comme le canal de Suez. Tout cela ressemble à une zone de guerre avec le risque réel pour les populations couvrant cette superficie du Moyen-Orient d’être exposées à n’importe quel moment à des frappes. On est très clairement dans une logique de guerre.

    Face à cela, que penser des réactions européennes ?

    B.B. : La pauvreté de la réaction européenne, qui encore une fois ne parvient pas à se situer et se faire le défenseur du droit international, dont elle prétend être le dépositaire, aux rares exceptions que constituent la Norvège et l’Espagne. Tout ça exprime une sorte d’embarras qui devient structurel dès que les pays européens ont à se situer par rapport à des conflits internationaux.

  • La guerre en Iran fait vaciller le monde

    La guerre en Iran fait vaciller le monde

    Sans être une énorme surprise tant les tensions étaient extrêmes, les bombardements sur l’Iran, lancés samedi matin par Israël et les États-Unis marquent un tournant dans la violence dans cette région du monde. La mort, samedi, du guide suprême iranien, Ali Khamenei, en poste depuis 37 ans, est le symbole le plus spectaculaire de ce tournant.

    Dimanche soir, le président américain Donald Trump a déclaré que 48 dirigeants iraniens avaient été tués et 9 navires iraniens coulés dans l’offensive déclenchée samedi, tout en se disant prêt au dialogue avec Téhéran. « Cela avance rapidement. Personne n’arrive à croire à notre réussite, 48 dirigeants ont été éliminés d’un coup », a dit le président américain, selon une journaliste de Fox News qui lui a parlé au téléphone et qui a retranscrit ses propos sur son compte X. « Je viens juste d’être informé que nous avons détruit et coulé 9 navires iraniens, pour certains relativement grands et importants. Nous traquons le reste », a-t-il écrit par ailleurs sur son réseau Truth Social. « Dans une attaque différente, nous avons en grande partie détruit leur quartier général maritime. » Le président américain, qui supervise les opérations depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, n’a pas jusqu’ici commenté la mort de trois militaires américains, premières pertes des États-Unis depuis le déclenchement du conflit. Donald Trump, qui n’est pas apparu en public depuis le début de la guerre, annoncée dans un message vidéo enregistré, a multiplié les conversations téléphoniques avec des journalistes. Des dirigeants iraniens « veulent parler, et j’ai accepté de parler, donc je vais leur parler », a-t-il ainsi dit à un journaliste de The Atlantic. « La plupart de ces gens sont morts. Certains de ceux avec qui nous étions en négociations sont morts », a ajouté le président américain, en jugeant que les dirigeants iraniens « avaient voulu la jouer trop finement ». Dans un entretien avec un journaliste de la chaîne d’informations financières CNBC, il a assuré que l’opération militaire contre l’Iran « progressait très bien » et « plus vite que prévu ».

    Que l’intervention militaire dans les airs des États-Unis et d’Israël sème un peu plus le chaos, importe peu au locataire de la Maison blanche. Dimanche, plusieurs navires ont été touchés dans le détroit d’Ormuz, route maritime stratégique où circule près d’un quart du pétrole mondial. Sans compter les victimes civiles dans une dizaine de pays dont Israël où le centre du pays a été bombardé faisant au moins 9 morts et 45 blessés. Outre les monarchies du Golfe qui ont aussi essuyé des tirs iraniens, de nouvelles explosions ont été entendues dimanche soir à Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan irakien (nord), qui abrite des bases américaines. La France va rehausser sa « posture » de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l’Iran en riposte à l’offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. Il faut « adapter la posture à l’évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer », a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région. Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d’une base française a aussi été « touché dans une attaque de drone » sur le port d’Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

    Réactions

    Emmanuel Macron, président de la République française

    « L’escalade en cours est dangereuse pour tous. Elle doit cesser. Le régime iranien doit comprendre qu’il n’a désormais plus d’autre option que d’engager une négociation de bonne foi pour mettre un terme à son programme nucléaire et balistique comme à ses actions de déstabilisation régionale. C’est absolument nécessaire à la sécurité de tous au Moyen-Orient. Le peuple iranien doit aussi pouvoir construire son avenir librement. Les massacres perpétrés par le régime islamique le disqualifient et nécessitent que la parole soit rendue au peuple. Le plus tôt sera le mieux. »

    Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

    « L’opinion publique internationale est logiquement partagée. D’un côté, la satisfaction de voir le régime des mollahs -qui ne respecte même pas les droits humains les plus élémentaires- vaciller. De l’autre, le rejet d’une intervention israélo-américaine conduite sans mandat clair (pas même celui du Congrès américain), en contravention avec les règles du droit international, au risque d’un embrasement régional. (…) Il est urgent que le processus de transition soit placé sous l’égide des Nations unies afin d’éviter que le chaos ne succède à la tyrannie. »

    Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

    « Soutien total au peuple iranien, en étau entre la dictature des mollahs, les provocations de Netanyahu et la politique guerrière de Trump. Comme le rappellent nos partenaires du Tudeh, l’avenir appartient aux forces démocratiques du pays, pas aux ingérences ni aux tyrannies. »

    Marine Tondelier, Secrétaire nationale des Écologistes

    « J’ai une pensée très émue pour les Iraniennes et les Iraniens qui subissent ce régime sanguinaire depuis 47 ans. Je leur souhaite vraiment de pouvoir s’en libérer. Mais des bombardements n’ont jamais démocratisé un pays. Et j’aurais préféré qu’Ali Khamenei soit jugé, que tué. »

    Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI

    « La mort d’Ali Khamenei, bourreau du peuple iranien, ne justifie pas les moyens qui l’ont provoquée. Enlever ou assassiner les dirigeants dont on combat la politique reste la négation de tout droit international. La guerre des États-Unis et d’Israël a lieu sans autre mandat que la volonté suprémaciste de Trump et Netanyahu. Cette guerre ouvre un nouveau cycle de violences et d’escalades régionales et mondiales. C’est une guerre contre le droit international. »

    Bruno Retailleau, président de LR

    « À ce stade, ne nous leurrons pas sur les conséquences d’un recours unilatéral à la force, qui ne peut déboucher que si le peuple iranien parvient à reprendre en main son destin. Fidèle à ses principes, la France doit se tenir aux côtés du peuple iranien, qui subit depuis des décennies les massacres d’un régime criminel discrédité. L’avenir de l’Iran doit s’écrire par les Iraniens eux-mêmes. »

    Dominique de Villepin, ancien Premier ministre français

    « Cette nouvelle guerre déclenchée par Israël et les États-Unis contre l’Iran ne sert ni la paix, ni la démocratie, ni le droit. Elle est conduite en dehors de tout cadre collectif, et elle ouvre une spirale de représailles dont personne ne maîtrise ni l’issue, ni l’ampleur, ni le coût humain. Il y a du cynisme, et même une forme de lâcheté, à jeter, en l’appelant au soulèvement, un peuple sous les mitrailleuses du régime sans lui donner les moyens et les appuis d’y parvenir, comme il y a une irresponsabilité à exposer les pays du Golfe et du Moyen-Orient aux bombes et aux flammes sans pouvoir garantir leur sécurité, ni aujourd’hui ni demain. Je regrette aussi que les négociations n’aient jamais été menées à leur terme. »

    Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance

    « Je constate que l’ONU est devenue un guichet humanitaire et une ONG climatique. Elle ne permet plus de prévenir, d’éviter les conflits ni de les résoudre. Face à cette guerre mondiale par fragments, nous devons imaginer une nouvelle gouvernance, de nouveaux multilatéralismes pour apaiser le monde. »

  • [Passerelle interculturelle] Les secrets derrière les exploits technologiques : des robots d’arts martiaux impressionnent au Gala de la Fête du Printemps

    [Passerelle interculturelle] Les secrets derrière les exploits technologiques : des robots d’arts martiaux impressionnent au Gala de la Fête du Printemps

    Ces robots humanoïdes ont réalisé des performances spectaculaires : parkour, saltos arrière sur une jambe, grands sauts, changements rapides de formation. Ils ont aussi combattu avec des humains et exécuté des mouvements comme le style de l’homme ivre. Leur précision, leur agilité et leur fluidité ont été très applaudies.

    Ces robots ont été développés par l’entreprise chinoise Unitree Robotics, basée à Hangzhou, ville située à l’Est de la Chine. Ils ont réalisé plusieurs exploits techniques inédits au monde, premier parkour continu avec saut par-dessus une table, premier salto aérien lancé atteignant plus de 3 mètres de hauteur, premiers saltos continus sur une seule jambe, salto arrière avec appui sur un mur en deux pas.

    Le fondateur et PDG de l’entreprise, Wang Xingxing, a expliqué qu’ils voulaient « repousser les limites des robots sur la scène du gala ». Pour réussir ces figures, l’équipe a effectué des centaines de millions de simulations avant de tester les robots dans le monde réel. Ces mouvements demandent un contrôle très précis de l’équilibre et de la stabilité.

    Des progrès importants depuis l’an dernier

    En 2025, les robots faisaient des mouvements simples et des formations basiques. En 2026, ils peuvent courir vite tout en exécutant des mouvements complexes et parfaitement synchronisés. Cela a été possible grâce à un nouveau système de contrôle en groupe, qui permet à des dizaines de robots de bouger ensemble en temps réel avec très peu de retard.

    Les robots utilisent aussi une technologie d’intelligence artificielle qui combine leurs capteurs internes et un lidar 3D. Ils analysent leur environnement des centaines de fois par seconde, ce qui leur permet de rester stables même après des mouvements très intenses. Chaque geste a été ajusté avec précision pour être synchronisé avec la musique et les artistes humains, avec une précision de 0,1 seconde.

    Des applications concrètes dans la vie réelle

    Le but n’est pas seulement le spectacle. Selon Wang Xingxing, améliorer les mouvements permet aux robots d’être plus stables et plus sûrs pour travailler avec les humains. Le système de contrôle en groupe peut être utilisé dans les usines pour l’inspection, le tri en entrepôt ou la coordination sur les chaînes de production. La capacité des robots à résister à des forces extérieures tout en gardant une prise stable peut servir pour l’assemblage précis, le transport de charges lourdes ou les services à domicile. Leur capacité à sauter et éviter des obstacles est utile pour placer des objets sur des étagères, se déplacer dans des espaces étroits ou monter des escaliers. Avec ces avancées, la performance du gala montre non seulement un spectacle impressionnant, mais aussi le grand potentiel des robots pour transformer de nombreux secteurs à l’avenir.

  • [Passerelle interculturelle] Un avant-goût de l’événement culturel le plus suivi au monde

    [Passerelle interculturelle] Un avant-goût de l’événement culturel le plus suivi au monde

    En tant que plus grand événement culturel annuel au monde en termes d’audience, le Gala de la Fête du Printemps produit par China Media Group est organisé sans interruption depuis 43 ans. Il est devenu, pour les Chinois de Chine et d’outre-mer ainsi que pour de nombreux amis étrangers, un véritable « dîner de réveillon pour l’esprit », créant une résonance émotionnelle partagée à l’échelle mondiale.

    L’an dernier, grâce à un dispositif international multilingue et multimédia, mobilisant plus de 3 100 médias partenaires à travers le monde, CMG a transmis au public international l’esprit du Nouvel An chinois, fondé sur le principe de « l’harmonie dans la diversité des civilisations ».

    Des robots humanoïdes dotés d’intelligence artificielle dansant le yangge, devenus viraux sur les réseaux sociaux, aux rencontres vibrantes entre le patrimoine culturel immatériel et l’esthétique contemporaine, des compositions musicales imprégnées de l’élégance orientale aux créations rock mêlant influences orientales et occidentales.

    Le Gala de la Fête du Printemps a ouvert au public mondial une fenêtre privilégiée pour mieux comprendre la richesse de la culture traditionnelle chinoise et la vitalité de la Chine d’aujourd’hui. L’édition de cette année se distingue par une mise en scène à l’échelle nationale, articulée autour d’une scène principale à Beijing et de quatre villes représentatives de différentes régions du pays : Harbin, Yiwu, Hefei et Yibin. Chaque ville associée apporte sa couleur locale : Harbin conjugue musique symphonique, chant et ballet dans un décor hivernal spectaculaire ; Yiwu, connue pour son ouverture internationale, associe opéra Wu et dynamisme commercial ; Hefei marie danse inspirée de l’encre chinoise et opéra Huangmei, enrichis d’effets visuels contemporains ; Yibin, au bord du fleuve Yangtsé, célèbre la réunion familiale et les traditions du Nouvel An.

    Cette année, le Gala de CMG s’appuiera sur les innovations technologiques de pointe « 5G + 4K/8K + IA » et sur les capacités de diffusion en 85 langues de CMG afin d’offrir aux publics chinois et internationaux un véritable festin culturel. Les publics du monde entier pourront non seulement découvrir, à travers les écrans, la créativité et la splendeur visuelle du Gala, mais aussi vivre de manière immersive l’atmosphère de joie, de chance et de célébration qui caractérise la Fête du Printemps.

  • [Passerelle interculturelle] À Marseille, le « Prélude au Gala de la Fête du Printemps » met la culture chinoise à l’honneur

    [Passerelle interculturelle] À Marseille, le « Prélude au Gala de la Fête du Printemps » met la culture chinoise à l’honneur

    Le parc Chanot était aux couleurs du Nouvel An chinois ce vendredi. Les nombreux participants français comme chinois issus des milieux politique, culturel et médiatique, ainsi que de nombreux habitants de la région, se sont réjouis de l’initiative culturelle.

    Dans leurs allocutions, les représentants de la partie chinoise ont souligné que la Fête du Printemps, symbole millénaire de la civilisation chinoise, est devenue un lien spirituel reliant les communautés chinoises du monde entier et un pont culturel de plus en plus reconnu à l’international. À travers le Gala de la Fête du Printemps, CMG s’appuie sur un dispositif de diffusion multilingue et multimédia afin de transmettre au public mondial les valeurs de cohésion familiale, d’inclusion sociale et d’harmonie entre l’homme et la nature portées par le Nouvel An chinois.

    Les intervenants français ont, de leur côté, salué l’influence croissante de la culture du Nouvel An chinois en France, estimant que ce type d’échanges culturels contribue à renforcer la compréhension mutuelle et l’amitié entre les peuples français et chinois.

    Le programme de la soirée s’est distingué par sa richesse et sa diversité. Des extraits et bandes-annonces du Gala de la Fête du Printemps 2026 ont été projetés, permettant au public français de découvrir en avant-première la créativité artistique et les innovations technologiques du spectacle. Des performances mêlant inspirations orientales et occidentales ont également été proposées, associant musique, danse et expressions artistiques contemporaines, et ont suscité un accueil enthousiaste.

    De nombreux participants français ont confié qu’il s’agissait pour eux d’une première immersion aussi directe dans la culture de la Fête du Printemps. Grâce à ce « Prélude », le Gala ne se limite plus à une émission télévisée, mais devient une expérience culturelle vivante, accessible et partagée.

    Tradition ancestrale

    Étape importante de la série d’événements « Le monde regarde le Gala de CMG ensemble », la soirée marseillaise a non seulement contribué à annoncer le prochain Gala, mais a également illustré l’attrait croissant de la culture chinoise dans le sud de la France, apportant une nouvelle dimension aux échanges culturels sino-français.

    La Fête du Printemps est un symbole culturel millénaire de la civilisation chinoise. Elle constitue également un lien spirituel profond qui unit les communautés chinoises à travers le monde. Aujourd’hui, près de vingt pays et régions ont inscrit la Fête du Printemps comme jour férié officiel, et environ un cinquième de la population mondiale la célèbre, sous des formes diverses.

    À travers cette tradition ancestrale, de plus en plus de personnes découvrent la Chine, apprécient la culture chinoise et perçoivent les valeurs universelles portées par la Fête du Printemps : la cohésion familiale, l’inclusion sociale et l’harmonie entre l’être humain et la nature.

  • [Passerelle interculturelle] Répétition avant la Fête du Printemps 2026

    [Passerelle interculturelle] Répétition avant la Fête du Printemps 2026

    Cette étape clé a permis de vérifier la fluidité de l’ensemble du programme, tandis que l’équipe de réalisation a continué d’affiner avec précision les choix artistiques et scéniques, afin de créer une atmosphère chaleureuse, joyeuse et porteuse de bons augures.

    La Fête du Printemps, qui correspond au Nouvel An lunaire chinois, est la célébration la plus importante de l’année pour les Chinois. Inscrite à la fin de l’année 2024 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, elle incarne le renouveau, la transmission des traditions et, surtout, la réunion familiale. À cette occasion, les familles se rassemblent pour partager un repas, échanger des vœux et célébrer ensemble le passage à la nouvelle année, en Chine comme au sein des communautés chinoises à travers le monde.

    Dans ce contexte, le Gala de la Fête du Printemps occupe une place toute particulière. Véritable rituel télévisuel du Nouvel An chinois, il est regardé chaque année en famille et fait désormais partie intégrante des habitudes du Nouvel An. Plus qu’un simple spectacle, il accompagne l’entrée dans la nouvelle année et constitue un rendez-vous culturel incontournable pour des centaines de millions de téléspectateurs.

    Pour l’année du cheval de 2026, la scène du gala donnera vie à la chaleur et à l’énergie du quotidien de nombreux foyers. Des chansons originales évoquent les liens familiaux, rendent hommage à l’engagement discret des gens ordinaires et célèbrent la valeur précieuse des retrouvailles. Portées par des mélodies douces et émouvantes, les performances saluent celles et ceux qui travaillent avec constance et donnent le meilleur d’eux-mêmes.

    À Marseille le 6 février

    Au-delà de la soirée du Nouvel An lunaire chinois, le Gala de la Fête du Printemps s’inscrit désormais dans une dynamique mondiale. Les communautés chinoises à l’étranger, ainsi que de nombreux amis étrangers passionnés par la culture chinoise, peuvent découvrir en avant-première l’esprit et l’esthétique du Gala grâce aux événements « Prélude au Gala de la Fête du Printemps ». À partir du début du mois de février, ces célébrations se dérouleront dans de nombreuses grandes villes à travers le monde, permettant au public international de ressentir l’atmosphère festive et chaleureuse du Nouvel An chinois.

    En France, l’événement « Prélude au Gala de la Fête du Printemps » se tiendra le 6 février à Marseille, offrant au public local une immersion dans l’ambiance du Gala et une occasion privilégiée de partager la joie du Nouvel An chinois.

  • [Passerelle interculturelle] Comprendre la Chine au-delà des apparences

    [Passerelle interculturelle] Comprendre la Chine au-delà des apparences

    La France est depuis longtemps un lieu de rencontre des cultures du monde. Grâce à ses musées, ses festivals, ses théâtres et son cinéma, elle offre aux cultures étrangères un espace de visibilité et de dialogue. De nombreux pays souhaitent y présenter à la fois leur patrimoine et leur création contemporaine.

    En tant que journaliste chinoise installée en France, je découvre cette ouverture avec intérêt. Mais cette expérience m’amène aussi à m’interroger. Il arrive que certains spectacles, présentés comme de simples propositions culturelles, véhiculent en réalité des messages idéologiques ou politiques que le public ne perçoit pas toujours clairement.

    Ces derniers mois, la troupe « Shen Yun », associée au mouvement Falun Gong, a été largement promue dans le sud de la France. Pour de nombreux spectateurs, il s’agit avant tout d’un spectacle inspiré de la tradition chinoise. Pourtant, Falun Gong est considéré en Chine comme une organisation sectaire interdite depuis 1999. Par ailleurs, des médias internationaux ont relayé des témoignages d’anciens artistes évoquant une forte pression idéologique ainsi que des conditions de travail difficiles au sein de la troupe. Ces éléments permettent de mieux comprendre le contexte dans lequel ces spectacles s’inscrivent.

    La question n’est donc peut-être pas de juger, mais de s’interroger sur la manière dont la culture est présentée. Lorsque des spectacles se revendiquent comme porteurs d’une culture « authentique », la transparence sur leur démarche et leur message apparaît essentielle, par respect pour le public comme pour les traditions culturelles elles-mêmes.

    Renouveau culturel

    La culture chinoise ne se résume pas à des symboles figés. Riche de plusieurs millénaires d’histoire, elle est diverse, vivante et en constante évolution. En Chine, de nombreux jeunes s’intéressent aujourd’hui aux savoirs traditionnels, au hanfu ou aux arts classiques, tout en participant à une création artistique contemporaine dynamique, souvent soutenue par les nouvelles technologies. Pourtant, ces formes culturelles actuelles disposent encore de peu d’occasions d’être présentées à l’étranger, notamment dans un cadre professionnel en France.

    Ce décalage explique en partie pourquoi l’image de la culture chinoise reste souvent associée, dans l’esprit du public français, à des références très traditionnelles. Alors même que les échanges culturels entre la Chine et la France se développent, un meilleur équilibre dans la représentation des cultures reste à construire.

    À l’approche du Nouvel An chinois, moment de partage et de renouveau, cette réflexion prend tout son sens. Multiplier les échanges, diversifier les formes de présentation et favoriser la circulation des œuvres permettraient aux publics chinois et français de mieux se connaître et d’apprécier des créations culturelles authentiques, contemporaines et de grande qualité. Dans ce contexte, le Consulat général de Chine à Marseille, en collaboration avec les communautés chinoises locales, prépare une série d’événements culturels mettant en valeur les cultures chinoises. Le public est invité à les découvrir prochainement.