Tag: Region SUD PACA

  • Les Provençaux, mauvais élèves de la vaccination

    Les Provençaux, mauvais élèves de la vaccination

    « Nous voulons rappeler à toute la population de Provence-Alpes-Côte d’Azur que la vaccination est l’une des plus grandes avancées en termes de santé publique. » Alors que la semaine européenne de la vaccination a débuté lundi, le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) de Paca, Yann Bubian, a rappelé ce mardi lors d’une conférence de presse l’importance des campagnes de vaccination.

    Dans la région, comme dans le reste du territoire, la confiance envers la vaccination est élevée avec 78% des 18-79 ans qui se déclarent très ou plutôt favorables aux vaccins, contre 80% en France. Pourtant, les Provençaux se vaccinent moins que le reste des Français, notamment contre le papillomavirus ou la rougeole. En Paca, moins deux filles sur cinq de 15 ans sont vaccinées contre trois sur cinq au niveau national, par exemple. « Alors que notre région est l’une des mieux desservies en termes de professionnels de santé, nous sommes l’une des pires en termes de couverture vaccinale », se désole le directeur général de l’ARS Paca. La région a toutefois connu des améliorations sur la vaccination contre la bronchiolite chez les nourrissons et la grippe chez les adultes.

    Hésitation vaccinale

    Des retards pour la région s’expliqueraient en partie
    par l’hésitation vaccinale. « Certaines personnes ont envie de se vacciner, mais ne sont pas sûres. Il faut donc un moment avec des professionnels de la santé qui les rassurent », explique Olivier Reilhes, directeur de la santé publique et environnementale à l’ARS Paca.

    Des hésitations en partie dues à la circulation de fausses informations au sujet des vaccins. Face à ces réticences, l’ARS souhaite mieux former les professionnels de santé, avec le développement d’un pacte anti désinformation. Cet outil permettra aux soignants de connaître les différentes théories qui existent pour mieux y répondre. La vaccination est également rendue difficile par l’éloignement de certaines populations du système de santé. Face à cette réalité, l’ARS mène donc des initiatives d’aller vers, où ce sont les acteurs de la santé qui vont à la rencontre des populations et non l’inverse.

    Des campagnes de vaccinations ont également été déployées dans plus de 400 collèges de la région, afin d’augmenter la couverture vaccinale contre le papillomavirus notamment, responsable de certains cancers. « Bien que les résultats restent en deçà de nos attentes, ces initiatives ont permis d’augmenter le nombre de filles et de garçons vaccinés », insiste Lauriane Ramalli, épidémiologiste chez Santé publique France. « Il faut donc que l’on continue à mobiliser pour faire mieux », conclut Olivier Reilhes.

  • Ne plus perdre sa vie à la gagner

    Ne plus perdre sa vie à la gagner

    Ce sont les chiffres des services de l’État qui le disent : en France, on meurt encore au travail. En moyenne 2 travailleurs perdent la vie par jour et 100 sont blessés d’après les dernières données disponibles. Dans notre région, ce sont 107 personnes qui ont trouvé la mort dans leur activité professionnelle durant l’année 2024.

    Ce n’est pas un phénomène marginal, c’est un mal systémique, un fait social qui passe trop souvent sous les radars de l’actualité.

    Ce n’est pas non plus une fatalité mais le résultat de politiques libérales qui, au prétexte de « simplifier » et d’« économiser » produisent des résultats qui se chiffrent en vies humaines sacrifiées.

    Ainsi, la disparition des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, les regrettés CHSCT mais aussi la chute drastique du nombre d’inspecteurs du travail, ont eu des conséquences mécaniquement funestes.

    Une question de classe

    C’est sans conteste une question de classe car ces morts sont, pour beaucoup, des travailleurs du secteur du Bâtiment Travaux Publics et de l’industrie.

    Il y a dix jours, l’émotion était forte après la mort d’un élève de 15 ans d’un lycée professionnel du Gard écrasé par un chariot élévateur lors de son stage en entreprise.

    Une information judiciaire du chef d’homicide involontaire dans le cadre du travail a été ouverte selon le parquet de Nîmes.

    Un tel fait d’actualité appelle un changement dans les pratiques et les priorités à l’entreprise.

    Il n’est plus possible de perdre sa vie à la gagner. Il y a urgence à placer l’Humain d’abord.

  • Le monde éducatif reste mobilisé et attentif

    Le monde éducatif reste mobilisé et attentif

    « Le combat n’est pas fini ». En cette rentrée scolaire après les vacances de Pâques dans la région, enseignants, parents d’élèves et lycéens ne désarment pas. Après plusieurs mobilisations, dont des manifestations d’ampleur contre la baisse des moyens à tous les niveaux dans les établissements, entre mi-mars et début avril, la question se pose de la continuité du mouvement de colère dans l’éducation.

    Et la CGT Éduc’Action des Bouches-du-Rhône donne le ton : « Au retour des vacances, poursuivons et amplifions la grève ». « Il y a une mobilisation prévue ce 30 avril. L’idée est toujours de s’opposer aux pertes de moyens et aux fermetures de classes », campe Monia Haddaoui, pour l’organisation syndicale. Une manifestation à l’appel de « l’assemblée générale interéduc des grévistes » pour cette date est en cours d’élaboration.

    L’initiative est notamment relayée par la section départementale du Mouvement national lycéen (MNL 13), à la pointe des blocus qui avaient agité la cité phocéenne. L’assemblée générale interlycéenne se déroulait d’ailleurs ce samedi 25 avril, à Marseille. « La mobilisation de toute l’éducation dure depuis le 5 mars et aucune de nos revendications n’a été satisfaite. L’intersyndicale doit appeler à une journée de grève et d’action », enjoignent les lycéens avec la fougue de la jeunesse qui les caractérise. « Ils étaient à l’origine des mobilisations de mi-mars et leur première revendication était que l’administration rende les 1 000 heures perdues sur l’académie », abonde Monia Haddaoui. Elle prend pour exemple « certains lycées qui perdent plus de 100 heures d’enseignement ».

    Son homologue du Var, Élodie Hernandez, laisse aussi la porte ouverte à de nouvelles actions : « Ce qu’on a lancé en mars va continuer ! On a réussi à réunir un arc syndical très large pour lutter contre les baisses de moyens. Et on avait convenu qu’on allait poursuivre ce travail avec la rédaction d’un cahier revendicatif intersyndical. Est-ce qu’on relance une journée de grève… ? À voir ! ». Même principe dans le Vaucluse. Tanguy Langlet, pour le Snudi-FO, explique que « le directeur académique avait dit qu’il était ouvert aux audiences. On sait que certaines écoles seront reçues pour cette rentrée. Il y aura donc des mobilisations qui vont continuer ».

    Un 1er-Mai pour plus

    de moyens

    Tout l’enjeu réside dans le fait que les instances entérinant, du moins temporairement, les cartes scolaires pour les écoles ont eu lieu juste avant les vacances scolaires, dans la plupart des départements de la région.

    Mais rien n’est scellé, puisque les effectifs exacts des établissements ne sont pas encore fixés. « Les fermetures de classes sont en route, mais on ne va pas lâcher l’affaire. Dans certaines écoles, il y a des classes avec des points d’interrogation et le nombre d’inscriptions pour la prochaine rentrée jouera sur la réouverture », explique Céline Peccini, co-secrétaire départementale de la FSU-SNUipp 13. La syndicaliste évoque donc de possibles avancées « au cas par cas » et nuance : « Il y aura des mobilisations, à la marge, qu’on soutiendra. Mais on n’appellera pas à la grève sur la carte scolaire ». Monia Haddaoui abonde : « Il y a quelques postes en réserve dans les Bouches-du-Rhône. Même s’il n’y aura pas de dotation supplémentaire, il peut y avoir des annulations de fermeture de classes. » En clair, si mobilisation il y a, elle portera sur « le manque de moyens globaux » dans l’éducation nationale ou sur des problématiques locales. « Il y a une école à Aix qui craint une fermeture de l’établissement total à terme : avec la fermeture de classe prévue, elle se retrouve avec une classe unique pour les grandes et moyennes sections », prend pour exemple Céline Peccini.

    Les deux ont aussi dans le viseur le 1er-Mai, pour lequel elles espèrent un focus sur les moyens pour l’éducation nationale. « On va y mettre toute notre rage face à ce budget injuste. On ne peut même plus travailler à moyens égaux, c’est l’occasion de manifester notre colère face aux fermetures de classes », conclut-elle.

    Les pratiques de l’inspection dans le viseur

    Le Snes-FSU et la CGT éduc’action dénoncent les pratiques, révélées dans La Provence du 24 avril, du directeur académique des Bouches-du-Rhône, Jean-Yves Bessol, après l’envoi, début avril, de courriers à des parents de lycéens identifiés comme manifestants. Lors d’une mobilisation à Marseille, le 26 mars, contre la baisse des moyens, des élèves ont été photographiés par l’inspecteur d’académie, qui a demandé aux établissements d’identifier les lycéens. Une « tentative d’intimidation injustifiée » et une « méthode grave et scandaleuse », tonnent les syndicats.

    LE POINT DANS LES DÉPARTEMENTS

    « L’académie la moins bien dotée » – Élodie Hernandez, co-secrétaire générale CGT Éduc’action Var

    « Notre académie reste la moins dotée, pour les écoles comme les collèges et lycées, de France ! Le Var a toujours le plus faible nombre de professeurs par élève. On veut globalement plus de postes pour fonctionner. Il faut avoir en tête que les fermetures de classes n’ont pas les mêmes conséquences selon les écoles. Si l’on ferme une classe dans une école de seulement de cinq classes, le nombre d’élèves répartis dans les classes va énormément augmenter. Plus que si c’était sur dix classes, par exemple. On peut encore les faire reculer sur des fermetures de classes. »

    « Nous avons bon espoir » – Carine Ouerfelli, administratrice MPE des Bouches-du-Rhône

    « Nous avons eu une rencontre avec le Dasen, le 14 avril dernier, pour aborder le cas d’écoles et de collèges qui avaient fait des remontées. En général, il justifiait les fermetures de classes par la baisse démographique. Nous lui avons répondu en parlant des situations de terrain. Il y aura donc des écoles qui feront peut-être l’objet d’une révision. Pour l’heure, il n’y a pas de confirmation, mais nous avons bon espoir d’obtenir des avancées d’ici la rentrée 2026-2027. Les décisions ne sont pas encore totalement prises, certaines situations seront peut-être révisées. »

    « Une fermeture de classe, c’est une commune qui meurt » – Floriane Imbert, co-secrétaire départementale FSU Snuipp Hautes-Alpes

    « On a perdu deux postes dans le département et deux classes qui ont fermé pour le premier degré. Un poste d’enseignant spécialisé de Rased (réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) en moins également. Au départ, plus de postes spécialisés devaient être supprimés, mais on a réussi à faire comprendre qu’il y avait des besoins sur ces postes et pour les élèves en difficulté. Et le Dasen [Directeur académique des services de l’Éducation nationale, ndlr] a un peu changé la copie. Nous n’avons pas d’ouverture de classes du fait de la baisse démographique dans le département. À la FSU-Snuipp, on pense qu’il faudrait profiter de cette baisse démographique pour avoir moins d’élèves en classe, et donc de meilleures conditions d’apprentissage et de travail. C’est dans l’intérêt des élèves comme des enseignants. Côté second degré, il y a eu une mobilisation contre la fermeture d’un internat, à Embrun. Plus globalement, on est un petit département, donc on est moins impacté que les gros. Mais le peu de fermetures qu’il y a, peuvent entraîner des surcharges de classes selon les niveaux. Nous avons beaucoup de petites écoles dans des petites communes. Une fermeture dans ces zones équivaut parfois à la commune qui en meurt. »

    « Le bilan n’est pas acceptable » – Tanguy Langlet co-secrétaire du Snudi-FO Vaucluse

    « La dernière réunion, le comité social d’administration et le comité départemental de l’éducation nationale, ont eu lieu avant les vacances, le 9 avril. Pour l’instant, on est sur un bilan de 43 fermetures de classes pour 21 ouvertures. Un bilan négatif donc, qui n’est pas acceptable. En plus, aucun poste de remplaçant n’est créé. Et c’est une inégalité dans l’instruction publique : ce n’est pas possible qu’une classe ne soit pas remplacée pendant des semaines ou plusieurs fois. Pour nous, ce n’est pas fini. Jusqu’en septembre, il y a des possibilités de mobilisation pour que le directeur académique revienne sur certaines situations. »

    « Pas d’équité éducative » – Gweltaz Broudic co-secrétaire FSU-Snuipp Alpes-de-Hte-Provence

    « Nous avons eu une instance le jeudi, juste avant les vacances, pour un projet définitif de carte scolaire. Dans la mesure où aucun poste de réserve n’a été prévu par la Dasen, ça va être compliqué de faire des ajustements pour la rentrée. Nous sommes très déçus du projet présenté par l’administration, qui ne répond pas aux besoins du terrain, notamment en matière d’équité territoriale et éducative. Nous avions identifié des besoins d’ouvertures qui ne sont pas possibles avec les moyens que s’est donnés la direction. Et même avec les deux suppressions de postes sur le département, il y avait moyen de faire un projet un peu équilibré et ambitieux. »

  • Pour le monde agricole, une région d’inégalités criantes

    Pour le monde agricole, une région d’inégalités criantes

    L’écart est grand, des petits maraîchers subsistant grâce au revenu de solidarité active (RSA) aux grands propriétaires terriens de Camargue ou aux grands domaines viticoles varois. En Provence plus qu’ailleurs, les inégalités qui traversent le monde agricole sont profondes.

    La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est la deuxième région la plus inégalitaire de France hexagonale pour les ménages agricoles, révèle ainsi une étude menée conjointement par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et le service de la statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste) publiée ce mercredi 22 avril. En moyenne, les 10% d’exploitants les plus riches y ont un niveau de vie 5,4 fois supérieur aux 10% les plus pauvres, selon cette étude (contre 4,1 fois au niveau national). Des fractures nettement plus marquées que pour le reste de la population active. Ainsi le niveau de vie annuel des individus des 10% des ménages agricoles les plus aisés de la région dépasse 51 100 euros… quand les 10% les plus modestes ne dépassent pas 9 500 euros. Hors les outre-mer, il n’y a que la Corse voisine pour présenter un écart aussi important.

    Un agriculteur sur cinq sous le seuil de pauvreté

    Si elle ne bénéficie pas des richesses des plaines de Brie comme l’Île-de-France, ou des vignobles de Champagne et de Bourgogne comme dans le Grand-Est, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur fait pourtant partie de celles où le niveau de vie des exploitants agricoles est parmi les plus élevés. La moitié d’entre eux vivent avec plus de 29 600 euros par an, soit 7 000 euros de plus que le revenu médian des ménages actifs dans la région. Un niveau de vie qui ne dépend pas seulement de leur production. Parmi les ressources dont ils disposent, 30,7% de leurs revenus proviennent de leur patrimoine, le niveau le plus important en dehors de l’Île-de-France. Et dans le même temps, ils sont 20% dans la région à vivre sous le seuil de pauvreté, contre 14,6% pour le reste de la population active. En France hexagonale, il n’y a que la Corse et l’Occitanie pour faire pire.

    Les fractures sont tout aussi nettes quand on compare les territoires entre eux, à l’échelle des grandes régions agricoles découpées en fonction de leur géographie et de leurs productions. C’est que les revenus des agriculteurs dépendent en bonne partie de leur activité : le niveau de vie médian d’un viticulteur, à hauteur de 27 000 euros par an, est supérieur de quelque 40% de celui d’un éleveur de chèvres ou de moutons (19 600 euros).

    Les moutons face au vin

    On retrouve cette division dans la région. Dans les 25% de régions agricoles les plus riches au niveau national, on retrouve les coteaux de Provence, qui courent du pays d’Aix dans les Bouches-du-Rhône à la Dracénie dans le Var, avec un niveau de vie médian de 25 700 euros par an, ainsi que les massifs varois des Maures et de l’Esterel (26 000 euros). Des terres largement consacrées à la production de rosé, sur un foncier plus qu’onéreux. Dans les Maures et l’Esterel, les 5 958 hectares de vignes représentent les trois quarts de la surface agricole utile et les deux tiers de la production brute, devant l’horticulture. Dans les coteaux provençaux, la viticulture représente près de la moitié des terres cultivées (aux deux tiers dans le Var) et plus des deux tiers de la production, à hauteur de 312 millions d’euros selon le recensement agricole de 2020.

    À l’inverse, les Alpes niçoises (14 900 euros par an) et la vallée du Queyras, dans les Hautes-Alpes (16 600 euros), font partie des dix régions agricoles au niveau de vie le plus bas dans toute la France. Là, la majorité de la surface agricole est consacrée au pâturage des chèvres et moutons, avec 35 000 moutons dans les Alpes niçoises, et plus de 8 000 dans le Queyras.

    Surtout, on retrouve le poids des grands domaines au cœur de cette fracture, de manière exemplaire en Camargue, le deuxième territoire le plus inégalitaire de France pour les agriculteurs. Là, entre riziculture et gardians, moins d’un quart des exploitations possède la majorité des terres agricoles… et concentrent 80% de la production.

    Des chiffres qui ne prennent pas en compte les quelque 18 000 salariés agricoles de la région, dont une majorité de saisonniers, qui triment dans les vergers, vignobles et serres maraîchères de Provence et de Vaucluse. Parfois dans des conditions d’exploitation la plus brutale, pour des salaires de misère.

  • Les victimes et héros de la déportation honorés dimanche

    Les victimes et héros de la déportation honorés dimanche

    Depuis 1954, le dernier dimanche d’avril est dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination nazis lors de la Seconde Guerre mondiale.

    Bouches-du-Rhône

    À Marseille, la commémoration débutera à 9h au Monument de la Déportation, place du 23-Janvier-1943. Jeannine Trucy, représentante de la présidente départementale de l’Association des déportés, ouvrira la cérémonie par la lecture de messages des victimes. Un dépôt de gerbes, le chant de La Marseillaise et une minute de silence rythmeront ce moment de recueillement. Corinne Simon, préfète de police déléguée représentant Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, présidera la cérémonie.

    À Aix-en-Provence, la cérémonie se déroulera à partir de 9h sur le site mémorial du camp des Milles, où plus de 2 000 hommes, femmes et enfants juifs furent déportés vers Auschwitz durant l’été 1942. L’hommage débutera à 9h, en présence du sous-préfet Mathieu Gatineau et de la maire de la ville, Sophie Joissains. Une seconde cérémonie est prévue à 11h, place des Martyrs de la Résistance.

    Istres débutera sa cérémonie à 10h15 au cimetière Saint-Sulpice. Un peu plus tard dans la matinée, La Ciotat rendra hommage aux déportés à 11 h, au square de l’avenue Gallieni, en présence du maire de la ville et vice-président de la Métropole, Alexandre Doriol. Même programme à Port-de-Bouc, où la commémoration se tiendra avenue Maurice-Thorez.

    Une cérémonie devant la stèle de la Déportation de l’esplanade du Général-de-Gaulle, à Aubagne, est prévue à 10h30, suivie d’une seconde à 11h10, place de l’Église, à Plan-de-Cuques.

    Var

    À Toulon, la préfecture commémorera les victimes et héros de la déportation à 9h, boulevard du 112e Régiment d’Infanterie. La cérémonie se déroulera également au Mémorial de la Déportation et de l’Internement, sous la présidence du secrétaire général de la préfecture, en présence des autorités civiles et militaires du département.

    Vaucluse

    À Avignon, la cérémonie présidée par Sabine Roussely, secrétaire générale de la préfecture, se tiendra place de l’Horloge à 10h. Plus à l’est, Courthézon rendra hommage aux déportés à 11h.

    Alpes

    À Digne-les-Bains, une cérémonie se tiendra ce dimanche 26 avril à 10h45, au monument aux morts, rond-point du 11-Novembre. À Gap, la commémoration est prévue à 11h, au cimetière urbain.

  • Les contrats saisonniers, pourvoyeurs d’emplois dans la région

    Les contrats saisonniers, pourvoyeurs d’emplois dans la région

    La région résiste mieux que la France, puisque les projets de recrutement dans le pays baissent de 6,5% sur un an, contre 2,6% pour la région », introduit Pascal Blain, directeur de France Travail Paca, lors de la présentation, ce vendredi, de l’enquête sur les besoins en main-d’œuvre de 2026 dans la région. Un motif d’espoir alors que « l’économie s’essouffle un peu avec une tendance à la hausse du chômage », souligne le directeur. Des chiffres qui s’expliqueraient par une économie régionale diversifiée.

    Au niveau départemental, les résultats sont plus hétéroclites. Si le nombre d’offres baisse dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse, il est en légère hausse dans les Alpes-de-Haute-Provence (+5%) et dans les Hautes-Alpes (+1%). Dans le Var, le nombre de projets d’offres reste similaire à celui de l’année dernière. Des résultats qui pourraient s’expliquer en partie par le début de travaux d’infrastructures en vue des Jeux olympiques 2030. Des demandes qui devraient s’accélérer pour l’événement : « Dans un an ou deux, ça va monter rapidement en puissance puisqu’on va être dans la recherche des volontaires », affirme le directeur de France Travail Paca.

    L’enquête permet de mettre en avant les métiers les plus recherchés par les employeurs dans la région. Ceux autour de la restauration et de l’hôtellerie tels que serveurs, cuisiniers ou employés polyvalents sont très recherchés et jugés difficile à recruter. D’un autre côté, la région étant très agricole, les agriculteurs, viticulteurs et arboriculteurs sont également des profils demandés. Enfin, les services à la personne, comme aide à domicile ou aide soignante, sont également pourvoyeurs d’emplois.

    Travail saisonnier

    Ce sont toutefois, pour la plupart, des emplois saisonniers. D’après leur rapport, 44,5% des projets d’embauches sont des contrats saisonniers, soit le plus haut taux de France, après la Corse. Ce qui fait dire au directeur de France Travail que « l’économie de la région est très saisonnière ». Dans l’agriculture, un peu plus de quatre offres d’emploi sur cinq sont saisonnières sur le territoire. L’intérim constitue également un important levier d’emploi : 20% des projets de recrutement concernent les services aux entreprises.

    Mais le directeur de France Travail se veut rassurant quant à la qualité des contrats : « Sur les 76 000 offres à pourvoir dans la région surfrance-travail.fr, 42  300 sont en CDI, soit plus de la moitié. »

  • Mouvement social dans les coopératives de distribution de la presse

    Mouvement social dans les coopératives de distribution de la presse

    Après une alerte sur l’attitude des éditeurs de presse face à la situation tendue dans la distribution de la presse, les travailleurs de celle-ci passent à l’action. « La proposition des messageries de pratiquer des licenciements dans nos entreprises a été catégoriquement refusée par les assemblées générales de salariés des coopératives. Refus matérialisé par une grève, le jeudi 16 avril, sur les magazines dits chauds », exposent la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne, qui livre les kiosques dans une partie de notre région, et son homologue lyonnaise, Oyé Distribution, dans un communiqué commun du SGLCE-CGT des deux entreprises, ce mardi.

    « On demande un projet viable pour la distribution de la presse. L’argent public distribué aux éditeurs ne va pas là où il faut et n’a pas les effets escomptés », dénonce Nicolas Guglielmacci, responsable à la CPMM et secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles. Avant de prendre un exemple concret de cette absence de « ruissellement » qui met en danger les coopératives : « L’aide à la distribution de la presse a augmenté de 4,5 millions d’euros, et on n’a pas vu la différence ! » Comme symbole des échecs des discussions précédentes avec les messageries et les pouvoirs publics, plusieurs magazines comme le numéro autour de Nathalie Baye de Paris Match ne seront pas distribués ce jeudi. La veille c’étaient des magazines comme Le Point ou le JDD qui étaient visés par l’action. « Ceux qui n’ont pas été décalés hier soir, le seront ce soir », conclut Nicolas Guglielmacci.

  • JO-2030 : décision attendue en fin de semaine pour le pôle niçois

    JO-2030 : décision attendue en fin de semaine pour le pôle niçois

    « On est sur un fil, mais le fil est toujours tendu et on n’est pas tombés du fil. On a la semaine », a déclaré Renaud Muselier, lundi soir, à l’issue d’une réunion entre les différentes parties prenantes de l’organisation des Jeux olympiques d’hiver prévus pour se dérouler dans les Alpes françaises.

    Vendredi, le dossier semblait pourtant dans l’impasse, Renaud Muselier et Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice, s’accusant mutuellement de tout bloquer.

    Nice doit théoriquement accueillir le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling ainsi qu’un village olympique et un centre des médias. De son côté, le Comité d’organisation (Cojop) a indiqué que « les parties prenantes ont convenu d’un commun accord de poursuivre l’examen technique des hypothèses en matière d’implantation et de financement permettant d’accueillir à Nice les épreuves de glace, dans le strict respect des enveloppes budgétaires. Une nouvelle réunion du groupe de travail se tiendra dans le courant de la semaine », selon un communiqué. « Je me réjouis de ces avancées positives », a déclaré Éric Ciotti à l’AFP.

    « Ligne rouge »

    « Tout est OK, sauf le hockey », a répété Renaud Muselier. Car pour Éric Ciotti, le projet de couvrir temporairement le stade de football de l’Allianz Riviera pour accueillir le tournoi de hockey, ce qui priverait l’OGC Nice de son stade pendant plusieurs mois, reste « une ligne rouge absolue ».

    « Tout le monde a un peu travaillé ce week-end et les options alternatives de M. Ciotti ont été présentées. M. Cadot a dit qu’il fallait les étudier et on a jusqu’à la fin de la semaine », a déclaré Renaud Muselier. Michel Cadot, ex-préfet d’Île-de-France et ancien délégué interministériel aux JO-2024, assure une mission « par intérim » au Cojop dans l’attente de la désignation d’un nouveau directeur général, après le départ en février de Cyril Linette suite à des « désaccords insurmontables » avec le président Edgar Grospiron.

    « Tout le monde veut Nice. Il y a un fort attachement au pôle niçois, qui avait beaucoup séduit le CIO », a aussi rappelé le président de la Région Paca, qui a ajouté qu’Éric Ciotti « a eu le président de la République à ce sujet ».

    Le Comité d’organisation a par ailleurs indiqué qu’un nouveau directeur général serait désigné le 11 mai. Selon Renaud Muselier, « il y a deux noms qui ressortent assez clairement ».

  • Des chouettes menacées

    Des chouettes menacées

    Des populations en constante diminution… Parce que « la Chevêche d’Athéna et l’Effraie des clochers jouent un rôle écologique essentiel, notamment dans la régulation naturelle des populations de micromammifères », la LPO Paca lance une campagne de financement participatif ce mardi 21 avril pour protéger ces deux espèces. Leurs effectifs « diminuent fortement en Provence-Alpes-Côte d’Azur », les suivis menés par la LPO Paca montrant « une baisse d’environ 25% des effectifs de Chevêche d’Athéna entre 2010 et 2024 ». L’Effraie des clochers est « quant à elle classée « En danger » sur la liste rouge régionale des oiseaux nicheurs. »

    L’argent récolté doit permettre de financer la pose de nichoirs, de restaurer des haies et de mener le suivi scientifique des deux rapaces nocturnes.

    Une pression anthropique

    Petite chouette de 22 cm de haut pour une envergure comprise entre 54 et 58 cm, avec ses yeux dorés marqués d’un sourcil blanc oblique, la Chevêche d’Athéna est menacée par la fragmentation de son habitat note la LPO avec la transformation des prairies en cultures ou en terrains à bâtir, la suppression des haies et des arbres isolés, l’abattage des arbres creux et l’utilisation de pesticides agricoles qui réduisent la densité de proies.

    Plus grande, l’Effraie des clochers ou Dame blanche, 35 cm de haut pour 1 mètre d’envergure, est elle plus particulièrement impactée par la circulation routière, « bon nombre de cadavres sont retrouvés sur le bord des routes » indique la LPO. Seuls 15 individus avaient été recensés en Paca dans la dernière enquête de l’association.

  • Florence Lépine : « Une première étape contre la précarité menstruelle »

    Florence Lépine : « Une première étape contre la précarité menstruelle »

    La Marseillaise : En quoi cette annonce est une avancée ?

    Florence Lépine : C’est une mesure que l’on attendait depuis longtemps. Elle avait été annoncée, le 6 mars 2023 mais elle avait été reportée de mois en mois… C’est une première étape dans la lutte contre la précarité menstruelle comme un enjeu de santé publique. Après, il y a encore des inconnus sur sa mise en place effective.

    Lesquelles ?

    F.L. : Sur le cahier des charges des protections remboursées d’abord car on est attentives, au sein de l’association, à la composition de ces protections. De plus, le fait que seules les protections réutilisables soient remboursées ce n’est pas adapté à tous les publics. Notamment les femmes qui sont en parcours migratoires ou à la rue, car elles n’ont pas forcément accès à des points d’eau, à des toilettes qui puissent leur permettre de laver et d’utiliser ces protections en toute sécurité. Une coupe menstruelle par exemple, il faut la stériliser avant de l’utiliser.

    Vous souhaiteriez que le remboursement s’élargisse ?

    F.L. : C’est encore un peu tôt. On va déjà attendre d’avoir la mise en œuvre effective et le cahier des charges. Et peut-être élargir au-delà de 26 ans, car les règles s’arrêtent autour de 50 ans en moyenne. Mais cette mesure permet de mettre en lumière le sujet de la précarité menstruelle. Aujourd’hui, en France, environ 4 millions de personnes sont dans cette situation.

    Et en région Paca ?

    F.L. : Nous n’avons pas encore de chiffres, mais il y a une précarité globale qui est assez importante, notamment dans les Bouches-du-Rhône, avec beaucoup de familles monoparentales qui sont directement impactées par cela. Le public étudiant est lui aussi très touché. Une association étudiante avait démontré que l’un des premiers postes de dépense qui sautait pour les étudiantes était celui des protections périodiques.