Tag: Region SUD PACA

  • Les JO comme accélérateur pour les Hautes-Alpes

    Les JO comme accélérateur pour les Hautes-Alpes

    Pas moins de 532 millions d’euros investis sur le ferroviaire et le routier pour enfin désenclaver les Alpes… Le volet mobilité du contrat de plan État-Région signé ce lundi 3 novembre en préfecture se veut un véritable boost pour un département jusqu’alors bien mal doté, avec 342 millions d’investissements pour la ligne ferroviaire entre Marseille et Sisteron en comptant l’amélioration de l’accès des gares aux personnes à mobilité réduite, et 190 millions pour améliorer l’accès routier à Briançon.

    Les JO ont fait des miracles. Un « prétexte, un accélérateur pour mobiliser l’action de l’État qui nous permet aujourd’hui d’avoir un programme d’investissements ambitieux à la hauteur de l’enjeu de 2030 », s’est félicité Jean-Marie Bernard, président LR du conseil départemental des Hautes-Alpes. De quoi espère-t-il « changer la vie de tous ceux qui vivent et qui viennent » dans le département.

    Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, ne dit pas autre chose. « Dans moins de cinq ans, les yeux du monde entier seront rivés sur les Alpes françaises pour les Jeux d’hiver de 2030. Bien préparer cette échéance implique d’organiser un événement à la hauteur des standards », estime-t-il reconnaissant que « trop longtemps certaines vallées étaient tenues à l’écart des grands investissements, pendant trop longtemps elles ont été condamnées à l’enclavement ». Et le ministre d’insister : « Les Jeux d’hiver 2030 doivent permettre de mettre fin à ce qui était vécu à juste titre comme une injustice. »

    L’aboutissement de 10 ans de travail pour la Région

    Le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.) ne cache pas non plus sa satisfaction. Il retrace « dix ans de travail et d’acharnement » de la collectivité, sans oublier au passage d’en remettre une couche sur l’ouverture à la concurrence des TER qu’il continue de porter. Au fil des contrats avec l’État, « on est passé de 2,2 milliards à 5,1 milliards [d’investissement] dans la Région et c’est grâce aux JO », analyse-t-il. Si les travaux « n’étaient pas faits sur la ligne des Alpes », c’était « pour des raisons assez simples : il n’y a pas beaucoup d’habitants », commente Renaud Muselier. Or « là il y a des Jeux, il faut les livrer, on est tous contraints », conclut-il.

  • Tout schuss pour les transports

    Tout schuss pour les transports

    Clé du développement économique et social d’un territoire, les transports ont pourtant été longtemps le maillon faible de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    S’il reste des décennies d’inertie à rattraper, plusieurs réalisations sont désormais lancées et, surtout, incluses et financées via un avenant décisif au volet « mobilité » du plan État-Région signé lundi à Marseille. Celles et ceux qui attendaient cet engagement avec impatience seront très attentifs à son application.

    1,8 milliard d’euros d’investissements au total seront injectés dans des projets indispensables aux six départements de la région, sur route, mer et fer. Citons notamment l’amélioration de la desserte routière de la Zone industrialo-portuaire de Fos et l’Étang de Berre (210 millions d’euros), à travers le contournement de Martigues-Port-de-Bouc et la liaison Fos-Salon.

    Hisser au plus haut l’hinterland

    Mais aussi le développement du fret ferroviaire à Fos, Arles et Miramas également dans les Bouches-du-Rhône, vital pour hisser au plus haut l’hinterland d’un des plus grands ports d’Europe. Car sans infrastructures de transports, le développement industriel restera au stade de l’incantation alors que la région dispose des savoir-faire pour bâtir l’industrie du XXIe siècle.

    Pour les habitants, des Alpes aux rives de la Méditerranée, pouvoir mieux se déplacer c’est s’ouvrir des horizons notamment pour étudier, travailler mais aussi s’évader. Si à bien des égards, les JO 2030 ne sont pas exempts de critiques, la préparation de l’événement planétaire aura permis d’accélérer l’engagement de l’État. Gageons que désormais, au sud de l’Hexagone c’est tout schuss pour les transports.

  • Le cerf élaphe peuple le Parc naturel régional du Mont Ventoux

    Le cerf élaphe peuple le Parc naturel régional du Mont Ventoux

    Aujourd’hui, plusieurs centaines peuplent le massif. Il est le plus grand cervidé européen et peut dépasser les 150 cm au garrot. Son pelage est brun-roux en été et gris-brun en hiver, avec une ligne noire sur l’échine et une toute petite queue. C’est en automne que son brame, période à laquelle il se reproduit, résonne dans
    la forêt du Ventoux.

  • Comment s’émanciper d’un rapport de dépendance ?

    Comment s’émanciper d’un rapport de dépendance ?

    Le Conseil d’État, le plus grand juge de l’administration affirme et tient pour acquis le principe suivant : « la personne détenue est en situation d’entière dépendance vis-à-vis de l’administration pénitentiaire » (CE 13 janvier 2017 n°389711, CE 3 juillet 2025, n°496907).

    Ses conditions d’existence dépendent donc entièrement de cette administration, qui se voit confier la charge d’assurer à toute personne dépossédée de sa liberté, des conditions conformes aux prévisions légales. En théorie donc, toute personne détenue, devrait pouvoir bénéficier d’un encellulement seule, de conditions d’hygiène satisfaisantes, et de l’accès à une ou plusieurs activités journalières (travail, école, sport,…).

    Pour le législateur, ces trois fondamentaux permettraient, s’ils étaient effectivement garantis, l’émancipation des personnes détenues, l’évolution de leur rapport à la liberté et de manière plus large, la protection des intérêts de la société.

    Or, selon le ministère de la justice, le taux d’occupation moyen des établissements pénitentiaires est actuellement de 135,9 %, étant précisé que vingt-neuf d’entre eux (sur cent quatre-vingt-huit), sont occupés à 200%. En conséquence de quoi, l’encellulement individuel est devenu impossible, l’accès à l’hygiène dégradé, l’intimité minimale, affectée par la promiscuité permanente, et l’accès aux activités, autrement dit, aux moyens de s’élever, largement compromis. Pour faire respecter leurs droits et contraindre l’administration à la mise en conformité des conditions indignes de détention avec les textes en vigueur, les personnes détenues disposent de plusieurs voies de recours, mais qui se révèlent être in fine, toutes inefficaces.

    En effet, les difficultés relèvent de dysfonctionnements structurels et non seulement conjoncturels. Par conséquent, l’administration pénitentiaire échoue à mettre en place un cadre émancipateur au bénéfice des personnes dont elle a la charge.

    Saisi par l’une d’entre elles, le juge de l’administration pourra ordonner la réparation d’une fenêtre qui ne s’ouvre plus (réparation conjoncturelle), ou condamner l’administration à indemniser le préjudice moral résultant de l’indignité des conditions de détention.

    Le juge judiciaire disposera quant à lui de la possibilité d’ordonner une mesure de réparation, une nouvelle affectation en cellule ou un transfèrement, mais jamais de réparation structurelle, seule à garantir des conditions dignes de détention et permettre l’émancipation des personnes détenues.

    11%, c’est le taux de recours jugés fondés devant le juge judiciaire et aboutissant à une décision favorable.

    En effet, les requérants se heurtent à la difficulté de rapporter ou à faire admettre la preuve de leurs conditions de détention, alors même que celles-ci sont documentées par des institutions telles que la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Prison Insider ou l’Observatoire international des prisons.

    Les voies de recours ont pour fonction de rendre un droit effectif, mais comment faire lorsque les voies de recours ne garantissent pas aux personnes détenues, le cadre émancipateur prévu par la loi ?

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  • La Région Sud présente son plan contre l’antisémitisme

    La Région Sud présente son plan contre l’antisémitisme

    Ils étaient environ 500 à se retrouver pour l’agora contre l’antisémitisme, ce mercredi, à l’hôtel de Région. L’occasion pour le président (Ren) de la Région, Renaud Muselier, de présenter les ambitions régionales en matière de lutte contre cette forme de haine.

    « Il y a une augmentation de 200% des actes antisémites à Marseille, qui abrite la deuxième communauté juive française, explique Renaud Muselier. Donc on doit se demander comment on continue de vivre ensemble dans une ville où on l’a toujours fait. »

    L’éducation contre

    la haine

    L’éducation des jeunes est le premier levier sur lequel la Région veut orienter la lutte contre l’antisémitisme. « D’ici 2028, tous les lycées de la région participeront à des programmes de sensibilisation en partenariat avec le camp des Milles et le rectorat, soutient Renaud Muselier. Car l’éducation est l’arme la plus puissante contre la haine. » L’élu a également annoncé un renforcement du soutien aux victimes d’antisémitisme, notamment au moment de leur dépôt de plainte, avec des associations comme France Victime. Enfin, la Région a annoncé sa volonté d’ouvrir un espace de dialogue interreligieux nommé « Région Sud fraternité » pour favoriser les échanges. Une façon pour le président de passer un message à la communauté juive : « vous êtes Français avant d’être juif et si l’on vous attaque, c’est la République française que l’on attaque. »

    Une vingtaine de personnes, à l’appel de la CGT région et de l’Union juive française pour la paix, ont dénoncé, devant l’hôtel de Région, la présence de certaines personnalités jugées polémiques, telle que la chroniqueuse de CNews Rachel Khan ou la journaliste Nora Bussigny.

  • Une centaine de TGV perturbés sur la ligne Sud-Est lundi après un acte de vandalisme

    Une centaine de TGV perturbés sur la ligne Sud-Est lundi après un acte de vandalisme

    En plein milieu des vacances scolaires de la Toussaint, de nombreuses annulations et retards, allant jusqu’à sept heures, étaient à déplorer sur le trafic des trains à grande vitesse sur la partie sud-est du réseau. En cause : un incendie volontaire sur des câbles de signalisation et de communication, au sud de Valence, découvert lundi matin. « Les trains sont détournés par la ligne classique, ce qui entraîne une réduction des plans de transport », explique le ministère des Transports dans un communiqué.

    « Une vingtaine d’agents » sont « à pied d’œuvre », et ce « jusqu’au milieu de la nuit s’il le faut » pour rétablir une circulation normale « demain à la première heure » a affirmé Frédéric Guichard, directeur des opérations Sud-EST SNCF Réseau, lors d’un point presse près du lieu du sabotage, à Saint-Marcel-lès-Valence, au sud de la gare de Valence TGV.

  • Ouverture à la concurrence : les cheminots plus que vigilants

    Ouverture à la concurrence : les cheminots plus que vigilants

    Après l’annonce de l’attribution du troisième lot de lignes de Trains express régionaux à la SNCF, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence dans la Région Sud, les syndicats de cheminots montent au créneau.

    Voté vendredi dernier lors de l’assemblée plénière du conseil régional, c’est l’opérateur public historique qui a remporté le bras de fer face à Transdev, dans le cadre d’un nouvel appel d’offres. Concrètement, la SNCF garde la main sur cinq lignes, celles de l’est de la Provence et situées autour de Marseille (Marseille-Hyères, Marseille-Les Arcs, Marseille-Pertuis), mais aussi la fameuse ligne des Alpes, au cœur de la planification en vue des Jeux olympiques d’hiver 2030 (Marseille-Briançon et Briançon-Valence). Elle garde la main ou presque, puisque c’est encore via une filiale que l’entreprise a candidaté. « La société dédiée SNCF Voyageurs Sud Alpes Méditerranée opérera, pour le compte de la Région Sud et pour une durée de 10 ans, à compter de décembre 2029 », explique SNCF Voyageurs dans un communiqué de presse.

    De quoi inquiéter les cheminots. « On est très mitigés. On se satisfait que l’entreprise historique remporte cet appel d’offres. Mais on est très critiques sur cette fragmentation du réseau », analyse François Tejedor, secrétaire général de la CGT Cheminots Paca. Il en veut pour preuve « les premières conséquences sur les lots 1 et 2 déjà ouverts à la concurrence », c’est-à-dire les lignes de l’étoile niçoise de la filiale de la SNCF Sud Azur et le Marseille-Nice de Transdev. « Il y a des difficultés dues au cloisonnement du service public, du fonctionnement par monceau. Le système ferroviaire n’est pertinent qu’avec un phénomène de mutualisation et de réseau unifié », développe-t-il. Des ateliers différenciés pour les sociétés respectives, et donc plus coûteux, mais aussi « des problèmes à la fois de correspondance et d’information aux voyageurs » sont cités comme points noirs.

    Un dumping social

    à venir ?

    Dans les deux cas, son syndicat pointe « des résultats similaires » en comparaison avec la période où la SNCF historique était aux manettes en matière de retard et de ponctualité. « Le service rendu n’est pas au rendez-vous tel que la Région le prévoyait, ils sont dans le positivisme permanent », tonne-t-il.

    Mais c’est surtout la question du transfert de compétences et des cheminots qui inquiète le plus les syndicats. Dans un communiqué de presse, Sud-Rail Paca s’interroge quant aux promesses de la Région pour ce troisième lot : « 30% de trains en plus, 30% moins cher ? Mais comment ? » Avant d’avancer une piste de réponse : « Le fait de créer une filiale pour chaque appel d’offres correspond à la volonté de remettre en cause les droits des salariés et de mettre en place le dumping social. » Car, comme pour la filiale Sud Azur, un transfert des cheminots de la SNCF historique est à prévoir, d’une entité à une autre. Et qui dit transfert, dit volontariat, ou pas, mais aussi remise en cause des accords d’entreprise. « Il y a environ 650 agents concernés par le transfert. (…) Suite au transfert, tous les anciens accords collectifs SNCF cesseront après un délai de 15 mois », développe l’organisation.

    En résumé : « C’est sur le dos des cheminots qu’ils cherchent à réduire les coûts pour être conformes au contrat », selon François Tejedor.

  • L’avenir de la presse progressiste en débat dans les Alpes-Maritimes.

    L’avenir de la presse progressiste en débat dans les Alpes-Maritimes.

    À l’occasion de la Fête de l’Humanité et des Libertés du Cannet dans les Alpes-Maritimes, un débat animé par Anne Manauthon, membre du conseil national du PCF, a réuni Bernard Lucchetti, directeur du Patriote Côte d’Azur, Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise et Emilien Urbach, journaliste à l’Humanité. Ce dernier a témoigné de son expérience de couverture de la flotille pour Gaza et dénoncé l’interdiction d’accès à l’enclave palestinienne faite aux journalistes. Bernard Lucchetti a alerté sur les difficultés à faire vivre un hebdomadaire progressiste dans les Alpes-Maritimes mais de la détermination qui anime son équipe. Quant à lui, Léo Purguette a cité Pierre Brandon, fondateur du Patriote et de La Marseillaise, décrit les progrès et la fragilité de notre journal et appelé les titres indépendants du pouvoir de l’argent à s’épauler les uns et les autres pour relever les défis du développement et de la pérennité.

  • Entre ferroviaire et sports alpins, la Région tout schuss vers les JO

    Entre ferroviaire et sports alpins, la Région tout schuss vers les JO

    Le fil rouge, c’est la préparation des Jeux olympiques. » Pour l’avant-dernière assemblée plénière du conseil régional de l’année, la majorité de Renaud Muselier (Ren.) entend « accélérer » sur les différents projets en lien avec les JO d’Hiver 2030 dans les Alpes françaises en entérinant moult dispositifs.

    Le symbole de cette politique est évidemment la poursuite de l’ouverture à la concurrence des TER avec l’attribution d’un nouveau lot de lignes à la SNCF suite à un appel à manifestation (lire notre article du 17/10) dont la fameuse ligne des Alpes. Attribution votée suite à une passe d’armes avec son opposition d’extrême droite qui dénonce un « cirque coûteux pour n’avoir qu’une seule ligne régionale hors SNCF ». Jean-Pierre Serrus, vice-président en charge des transports (Ren.), artisan de l’ouverture de la concurrence, a paradoxalement défendu la SNCF : « Dans la concurrence, c’est le meilleur qui gagne. Tant mieux si la SNCF gagne deux fois sur trois. » Une référence au bras de fer autour de l’arrivée de Transdev pour la ligne Marseille Nice. De quoi faire le lien avec un autre rapport voté qui acte le déploiement de 522 millions d’euros pour « le désenclavement des Alpes ». Avec au programme : la régénération ferroviaire de l’Étoile de Veynes, et des conventions de financement des études de faisabilité pour plusieurs gares (celles de Chorges, Embrun, Les Ecrins et de Gap). En bref, l’exécutif régional vante « un programme ferroviaire plus ambitieux que prévu ».

    Parallèlement, le conseil régional a aussi voté une enveloppe de 9,6 millions d’euros pour les espaces valléens et les stations de ski en vue de « soutenir 52 opérations en faveur des stations, vallées et refuges ».

    Du fret pour Arles et Arenc

    Pas qu’en lien avec les JO, la Région fait aussi un grand pas dans le développement du fret ferroviaire avec le déblocage d’1,9 million d’euros pour le développement ferroviaire à Arles et à Marseille. Concrètement, la collectivité s’engage sur une convention de financement avec l’État pour la réalisation d’un terminal de transport combiné sur le port d’Arles. Même principe pour les études d’avant-projet pour l’allongement des voies de fret d’Arenc.

    Côté infrastructure sportive pour 2030, l’exécutif de Renaud Muselier tient à rassurer. D’où le vote d’un partenariat avec la Fédération française de ski, le Comité régional de ski Provence Alpes et le Comité de ski Côte d’Azur. Lesquels prennent la forme d’une convention pluriannuelle où la Région s’engage à soutenir la FFS et les deux comités. Autre dispositif d’importance en vue des JO, celui du « Pass sports de montagne » pour les lycéens du territoire. « L’ambition est de permettre à tous les jeunes, quels qu’ils soient d’accéder au sport sans barrière sociale et géographique. Et faire découvrir nos massifs alpins », explique Ludovic Perney, vice-président de Région en charge de la Jeunesse, des Sports. Avant de conclure : « Chaque jeune de notre région disposera d’un porte-monnaie numérique de 100 euros par an. Il servira à financer les forfaits de remontées mécaniques, les cours de ski, licences sportives ou l’achat d’équipement. »

  • La Région poursuit sa « révolution du ferroviaire »

    La Région poursuit sa « révolution du ferroviaire »

    « On garde le cap et on assure la stabilité. » À la veille de la plénière du conseil régional, le président de la Région Sud, Renaud Muselier (Ren.), ne semble pas perturbé par l’instabilité politique nationale et internationale. Au contraire, il y oppose « son fil conducteur : la COP d’avance, la préparation des JO d’Hiver et une politique financée et finançable, opérationnelle avec un calendrier rigoureux ».

    Le tout, symbolisé par la poursuite de sa « révolution ferroviaire », alias l’ouverture à la concurrence des lignes TER dans la région. Après l’attribution de deux premiers lots en 2021, les lignes de l’étoile niçoise à une filiale de la SNCF (Sud Azur) et Marseille-Toulon-Nice à l’opérateur privé Transdev, il annonce la mise au vote de l’attribution d’un nouveau lot lors de la séance plénière du conseil régional, ce vendredi. « Pour le 3e lot, on va avoir 30% de trains en plus et 30% moins cher », promet-il. « Dans cet appel à manifestation d’intérêt, le vainqueur est la SNCF, face à Transdev. La SNCF arrive en tête dans 4 critères sur 5, et ex æquo pour le 5e. » Sans surprise, il se dit « satisfait » des résultats de l’opérateur privé pour le Marseille-Nice, mais il note tout de même que « la SNCF, quand ils accélèrent, ça marche ».

    Des investissements massifs en lien avec les JO

    Comme quoi le service public a bon dos. « Dans la compétition qui a été engagée grâce à l’appel à projet, on se retrouve avec une SNCF qui est imbattable pour ce 3e lot », développe-t-il. Concrètement, ce lot concerne cinq lignes d’importance, dont la fameuse ligne des Alpes, qui est au cœur de la desserte des prochains JO d’hiver et qui va bénéficier de centaines de millions d’euros d’investissements, en vue de l’événement. Dans le détail, les lignes concernées sont donc celles de Marseille-Aubagne-Toulon-Hyères, de Marseille-Toulon-Les Arcs, de Marseille-Aix-Pertuis, de Marseille-Gap-Briançon et enfin celle de Briançon-Gap-Valence.

    Côté chiffres, Renaud Muselier annonce un coût de « 2,5 milliards d’euros ». Lesquels se décomposent en 1,8 milliard pour l’exploitation, 328 millions pour l’achat de 25 rames neuves, mais aussi « 48 millions pour la rénovation des centres de maintenance de Marseille-Blancarde et Briançon », toujours selon le président de Région. Il prévoit 4 ans de préparation jusqu’en décembre 2029, pour 10 ans d’exploitation. Reste à connaître la réaction des cheminots et de leurs organisations syndicales, bien peu friands de la filialisation de la SNCF, qui va de pair avec l’ouverture à la concurrence.

    De quoi faire le lien avec les Jeux d’Hiver 2030, chers au président de région, et d’autres mesures qu’il va mettre au vote ce vendredi : « Je suis content car j’ai le plan trains qui arrive avec, ça me permet de justifier la baisse du versement mobilité des entreprises. »